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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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General Dlimi
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 8 Jan 2014 - 22:44

Il faut soutenir le Tchad, il y a clairement une passivité d'action envers la population musulmane de la part de Sangaris, qui avaient pourtant désarmés les Seleka avec beaucoup de zéle mais restent indifferents aux massacres des anti balaka contre tout les musulmans (centrafricains ou pas!) qui ont pris beaucoup d'ampleur, les forces tchadiennes sont les seules a les defendre.

J'espére que les FAR feront la meme chose.
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arsenik
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 8 Jan 2014 - 22:49

General Dlimi a écrit:
Il faut soutenir le Tchad, il y a clairement une passivité d'action envers la population musulmane de la part de Sangaris, qui avaient pourtant désarmés les Seleka avec beaucoup de zéle mais restent indifferents aux massacres des anti balaka contre tout les musulmans (centrafricains ou pas!) qui ont pris beaucoup d'ampleur, les forces tchadiennes sont les seules a les defendre.

J'espére que les FAR feront la meme chose.


tout à fait on fait tout pour que les musulmans se fassent massacré c'est volontaire et inacceptable
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 10 Jan 2014 - 14:07

Citation :
Centrafrique : démission du président Michel Djotodia  

Le Point.fr - Publié le  10/01/2014 à 12:46 - Modifié le  10/01/2014 à 13:55

Le Premier ministre Nicolas Tiangaye a également démissionné de ses fonctions lors du sommet extraordinaire de l'Afrique centrale.

 Le président centrafricain Michel Djotodia, accusé par la communauté internationale de passivité face aux violences interreligieuses dans son pays, a démissionné vendredi à N'Djamena, sous la pression des dirigeants d'Afrique centrale qui l'y avaient convoqué pour un sommet extraordinaire.

Son Premier ministre, Nicolas Tiangaye, avec qui M. Djotodia entretenait des relations notoirement mauvaises contribuant à paralyser toute action publique face aux tueries à grande échelle, a également démissionné. Les dirigeants de la Communauté économique des États d'Afrique centrale (CEEAC), réunis au sommet depuis jeudi à l'initiative du chef de l'État tchadien Idriss Déby Itno, "ont pris acte de la démission" du président et du Premier ministre centrafricains, selon le communiqué final du sommet lu en séance plénière. Le sommet "prend acte de la démission du chef de l'État de la transition et du Premier ministre et se félicite de cette décision hautement patriotique pour une sortie du pays de la paralysie", indique le texte.

"Djotodia, démission"

À Bangui, signe de la tension qui montait à mesure que l'heure du verdict du sommet approchait, plusieurs milliers d'habitants ont manifesté vendredi matin contre le retour de M. Djotodia, aux cris de "Djotodia, démission". Les manifestants étaient massés aux abords du quartier de Boy-Rabe, non loin de l'aéroport, sous la surveillance de soldats français et de la force africaine (Misca).


Vendredi peu avant 4 heures, les dirigeants d'Afrique centrale avaient suspendu leurs tractations marathon entamées la veille avec les membres du Conseil national de transition (CNT, parlement provisoire centrafricain), des proches de M. Djotodia issus de l'ex-rébellion Seleka qui avait pris le pouvoir à Bangui en mars 2013 et des représentants de milices anti-balaka, hostiles à M. Djotodia.

Les voisins de la Centrafrique avaient demandé au CNT de préparer un accord aboutissant à une mise à l'écart de M. Djotodia et de son Premier ministre, Nicolas Tiengaye, selon des sources proches des négociations, malgré le refus de proches de M. Djotodia. Le vote du CNT était indispensable à un changement de la Constitution provisoire de Centrafrique pour décider du départ de M. Djotodia et du Premier ministre.


"La transition n'a pas fonctionné"

Les dirigeants de la CEEAC avaient envoyé jeudi en fin de journée un avion à Bangui pour amener dans la capitale tchadienne les 135 membres du CNT et avaient suspendu une première fois leurs travaux en attendant leur arrivée à N'Djamena. En ouvrant le sommet, M. Déby avait jugé : "Un seul constat doit être fait et il est amer : la RCA (République centrafricaine) subit au plus profond d'elle-même les agissements de ses propres fils, plongeant leur pays dans une guerre qui compromet dangereusement son avenir." Il avait demandé, en présence de MM. Djotodia et Tiangaye, "de plus en plus des actes concrets et décisifs".

La première préoccupation des pays de la CEEAC est la paralysie totale du pouvoir de Bangui et son incapacité à rétablir l'ordre depuis des mois dans un pays livré à des violences interreligieuses. Le président tchadien a rejeté en bloc la responsabilité de la crise sur les politiques centrafricains. "S'il y a eu échec, c'est celui de la classe politique dans son ensemble", a-t-il lancé jeudi soir aux membres du CNT. "La transition n'a pas fonctionné comme on le veut. Les autorités qui ont la charge de mener cette transition n'ont pas pu répondre aux attentes des Centrafricains et de la communauté internationale, dont les plus importantes sont l'ordre et la sécurité", a-t-il accusé.

Une spirale de violences communautaires

À Bangui, les tueries à grande échelle de ces dernières semaines ont progressivement cessé et la ville a retrouvé une activité quasi normale pendant la journée. "La situation s'améliore lentement, mais elle s'améliore", a estimé jeudi le chef de l'opération française Sangaris, le général Francisco Soriano.


Depuis le renversement, en mars 2013, du président François Bozizé par une coalition hétéroclite à dominante musulmane, la Seleka, dirigée par M. Djotodia, la Centrafrique a été emportée dans une spirale de violences communautaires et interreligieuses sous le regard impuissant des institutions de transition.

INFOGRAPHIE quel président pour la Centrafrique ?




http://www.lepoint.fr/monde/centrafrique-demission-du-president-michel-djotodia-10-01-2014-1778892_24.php
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 10 Jan 2014 - 17:46

Citation :
 Armée française - opérations militaires OPEX (page officielle)

Sangaris : patrouille aérienne en hélicoptère Fennec
25 décembre 2013, 16h39, un hélicoptère Fennec survole la ville de Bangui. Les hélicoptères Fennec déployés dans le cadre de la mission
Sangaris effectuent des missions de reconnaissance au profit des éléments de la force engagés en patrouilles dans les rues de la ville.


  
PHOTOS:
 
Crédits : EMA / ECPAD  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 10 Jan 2014 - 20:45





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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 11 Jan 2014 - 15:50

Citation :
Sangaris: point de situation du 10 janvier 2014  

Mise à jour : 10/01/2014 19:17  


Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République de Centrafrique, du 04 au 10 janvier 2014.

Depuis le 4 janvier, la situation sécuritaire semble s’être apaisée en RCA, en dépit d’actes ponctuels de malveillance. La force SANGARIS poursuit son action à Bangui, comme en province, visant à rétablir un niveau de sécurité minimal et de faciliter la montée en puissance de la MISCA.



Les unités poursuivent les opérations de contrôle de zone ciblé aux côtés de la MISCA. Cela passe par des patrouilles dissuasives à pied, en véhicule, des actions de contrôle de cantonnement et, si besoin, de désarmement.

A Bangui, de jour comme de nuit, les troupes françaises maintiennent leur vigilance et se tiennent prêtes à cibler leur effort en fonction des zones de tensions identifiées. Depuis plusieurs jours, l’effort est marqué sur les 3e, 4e et 5e arrondissements de la ville, où la force agit aux côtés des unités de la MISCA.

Avec la montée en puissance de la force africaine, dont l’effectif est dorénavant de plus de 4400 hommes, le niveau de coopération n’a cessé de s’accroître. Aujourd’hui la force Sangaris conduit des opérations communes, en particulier avec les bataillons burundais et tchadiens de la MISCA.



Parallèlement, la force Sangaris poursuit la sécurisation de l’emprise de M’Poko – là encore aux côtés de la MISCA - où plusieurs milliers de déplacés sont réfugiés, afin de sécuriser la traficabilité aérienne.

Dans le reste du pays, le maillage du territoire est principalement assuré par la MISCA qui déploie plus d’un millier d’hommes répartis dans une dizaine de villes. La force Sangaris est quant à elle déployée à Bossangoa, d’où elle poursuit, aux côtés des soldats congolais, ses actions de contrôle de zone avec le volume d’une centaine de militaires.

Enfin, le 9 janvier, le général Soriano, commandant de l’opération Sangaris, accompagné de représentants de la MISCA ont rencontré les responsables civils et religieux de Bangui ainsi que d’ONG. Ensemble, ils ont abordé la question du retour des déplacés dans leurs quartiers d’origine et les modalités de reprise de la vie économique dans les arrondissements concernés.

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.


Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense


http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites/sangaris-point-de-situation-du-10-janvier-2014  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 12 Jan 2014 - 17:35

Citation :
jan 12, 2014
L’idée d’une EUFOR RCA Bangui se met peu à peu en place. Le point

Nicolas Gros-Verheyde / Tchad Soudan RCA /  


(BRUXELLES2) Après le semi-échec de décembre — interruption du processus de planification de l’envoi d’un battlegroup (Battlegroup pour la Centrafrique ? Comment Cathy a dit stop !) et incapacité à obtenir rapidement des troupes au sol malgré les demandes pressantes de Paris (Centrafrique. Les Européens arrivent, un peu…) — l’Union européenne semble, enfin, décidée à s’activer sur la question centrafricaine, ainsi que B2 l’avait annoncé sur son site dès mardi dernier.

Deux options sont étudiées : 1) autour de l’aéroport, afin de sécuriser celui-ci, ainsi que la zone alentour – le camp de déplacés par exemple qui se remplit la nuit essentiellement (EUFOR Bangui) ; 2) dans le reste du pays, à l’ouest vers le Cameroun, reprenant ainsi l’option précédemment étudiée, en novembre (EUFOR Rca). Ces deux options ne sont d’ailleurs pas exclusives l’une de l’autre. Un volet « gendarmerie » et « logistique pour la Misca » pourrait être ajouté.

Quel est le calendrier ?

Les ministres des Affaires étrangères doivent décider lundi (20 janvier) d’une opération militaire en république Centrafricaine. Il ne s’agira que d’un feu vert politique. Il faudra encore sans doute peaufiner certains détails opérationnels, avant le déploiement réel sur le terrain des militaires.

Toute opération militaire ou mission civile de l’UE se fait, en effet, en plusieurs temps : de l’accord politique (sur un concept de gestion de crises) à la décision opérationnelle de lancement. Selon le cas, et la volonté politique, le délai entre les deux phases peut être, plus ou moins, long (*) : de plusieurs semaines à plusieurs mois.

Les premiers signes, ici, sont encourageants. Les 28 ambassadeurs du COPS – qui se sont penchés sur la question du Centrafrique vendredi après-midi (10 janvier) - ont rendu un premier avis positif. Le Comité militaire de l’UE a été saisi et doit donner son avis, ce lundi, selon les informations de B2, sur ce qu’on peut appeler à titre provisoire EUFOR RCA Bangui. Les différents groupes de travail du Conseil (avec les représentants des 28 Etats membres) et les structures de gestion de crises du Service diplomatique européen (SEAE), affinent déjà les aspects complémentaires : taille de la force, commandement, financement, etc. La plupart des Etats membres ont été testés, ce depuis plusieurs semaines déjà, pour voir qui pourrait contribuer.

Quels pays participeront ?

Aucune information ne filtre de manière officielle. Mais selon les informations de B2, outre la Belgique, voire l’Italie, qui pourraient fournir une contribution ; l’Allemagne et les Pays-Bas qui ont été approchés ; les pays de Visegrad – Pologne, Rép. Tchèque, Slovaquie, Hongrie – ont été sollicités et pourraient fournir une contribution commune. Les ministres de la Défense tchèque et polonais se sont d’ailleurs rencontrés, il y a peu, cette semaine à Prague pour en discuter.

Quels éléments seront nécessaires ?

A cette force, il faudra de l’infanterie, un peu musclée (type forces spéciales), avec quelques véhicules blindés — type véhicule de transport pour protéger les troupes mais pas de véhicule offensif type tank —, des hélicoptères ; un certain dispositif de soutien médical, comme par exemple un hôpital de rôle 2 ainsi que des moyens d’évacuation (hélicoptères Medevac) ; un petit noyau de commandement (type FHQ), sans oublier les instruments de communication (satellites, radios, liaisons informatisées, SIC dans le jargon, etc.) indispensables à toute campagne moderne.

Qui financera ?

Les opérations militaires sont financées essentiellement par les Etats membres participants à l’opération. Une petite partie des frais (noyau de commandement, communications + certains déplacements) est prise en charge par les 27 Etats membres (les « 28″ sans le Danemark qui a un opt-out sur les opérations militaires de l’UE) sur un budget commun (budget alimenté par une clé de répartition, basée sur le PiB, le mécanisme Athena).

Pourquoi les Européens s’activent maintenant ?

Il y a urgence. La situation dans la région devient critique, car ce n’est pas seulement la Centrafrique qui donne des signes de faiblesse : à l’est, le Sud-Soudan s’enflamme, au sud, le Congo n’est pas vraiment stabilisé, à l’ouest, le Cameroun reste une zone protégée mais la présence de Boko Haram dans l’extrême nord du Cameroun est un facteur de danger.

L’Europe est attendue. Toutes les conditions sont remplies pour une intervention européenne : accord de la communauté internationale (ONU) comme de l’Union africaine, stratégie de « sortie » – un point clé de la doctrine « Ashton » en matière de gestion de crise – prête avec le déploiement qui a commencé d’une force de l’Union africaine et relais des Nations-Unies, taille relativement modeste de l’engagement et durée qui peut être limitée (6 mois à 1 an).

Il y a un mandat très clair du Conseil européen. En décembre dernier, les des « 28″ Chefs d’Etat et de gouvernement ont imposé une décision rapide. C’est la première fois – depuis longtemps – que le Conseil européen pousse ainsi vers la mise en place d’une opération militaire avec un calendrier aussi impératif.

A cela s’ajoutent des éléments plus factuels et politiques. L’Europe ne peut plus, comme d’habitude, se reposer sur d’autres partenaires qui lui apportent ainsi une intervention à moindre risque. Et dans le « bilan » que se prépare à tirer la Haute représentante, C. Ashton, de son action durant 5 ans, la notion de gestion de crises doit être renforcée.

http://www.bruxelles2.eu/zones/tchad-soudan/eufor-rca-bangui.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 16 Jan 2014 - 18:01

Citation :
 Centrafrique : "Tous les éléments sont réunis pour un génocide", selon l'ONU  

16/01/2014 à 15:15 Par Jeune Afrique


Lors d'une conférence de presse jeudi à Genève, John Ging, le chef des opérations humanitaires de l'ONU, a averti que tous les éléments étaient réunis pour un génocide en Centrafrique, appelant la communauté internationale à se mobiliser davantage pour stabiliser ce pays.

"Tous les éléments sont réunis pour qu'il y ait un génocide en Centrafrique", a averti, le 16 janvier, John Ging, lors d'une conférence de presse à Genève, appelant à une large mobilisation humanitaire et militaire et une stabilisation politique. Le chef des opérations humanitaires de le l'ONU revenait d'une mission de cinq jours à Bangui.

"Il y a tous les éléments que nous avons vus dans des endroits comme le Rwanda, la Bosnie. Cela ne fait pas de doute : les éléments sont là pour un génocide", a-t-il insisté. "Des atrocités sont commises de façon continue", a-t-il expliqué, soulignant que "les gens ont peur des autres communautés".

"Ce n'est pas un conflit interreligieux pour l'instant mais cela pourrait le devenir. Nous devons créer les conditions pour que la peur disparaisse", a-t-il poursuivi. "Les conséquences vont être dramatiques si nous n'agissons pas immédiatement", a-t-il ajouté, dénonçant l'effondrement complet du pays.

John Ging a exhorté la communauté internationale à apporter une aide financière majeure pour fournir une assistance humanitaire en Centrafrique. "Sur les 247 millions de dollars demandés en décembre, l'ONU n'en a reçu que 6 %, soit 15,5 millions de dollars", a-t-il déploré.

Sur le plan militaire, le responsable onusien a souligné que les troupes mobilisées ont fait du bon travail mais il a appelé les pays à élargir cette action.

(Avec AFP)

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140116145423/onu-genocide-centrafrique-john-ging-crise-centrafricaine-centrafrique-tous-les-elements-sont-reunis-pour-un-genocide-selon-l-onu.html
Citation :
Des troupes françaises de l'opération Sangaris prennent position dans le quartier PK-12 de
Bangui le 16 janvier 2014




http://www.jeuneafrique.com/Actualite/image/  
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Proton
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 17 Jan 2014 - 10:24

Il faut agir maintenant, barrage sur l'ensemble des axes routiers. Il faut prendre les machettes

LCI a écrit:
Centrafrique : actes de cannibalisme à Bangui

Des actes de cannibalisme ont été commis à Bangui lors de lynchages d'habitants par des groupes de pillards dans des quartiers nord de la capitale centrafricaine, selon le récit de témoins.

Un homme a été lynché et découpé avant d'être mangé. A en croire les témoignages recueillis samedi par l'AFP, des scènes de cannibalisme se sont déroulées ces dernières semaines à Bangui, la capitale centrafricaine. "La scène s'est passée devant moi mardi dernier au quartier Modoua. Un sujet musulman se trouvant dans un taxi-bus descendait à Pétévo pour laisser passer un autre passager. Mais, il a été surpris par un groupe de personnes qui l'ont lynché et découpé à la machette", a raconté, encore choqué, Jean-Sylvestre Tchya, 35 ans, technicien de surface.

"L'un des individus ayant pris possession d'un bras est allé acheter du pain et s'est mis à mordre dans la chair, l'accompagnant de son pain. La scène a fait vomir plusieurs personnes, dont certaines poussaient des cris d'horreur", a-t-il ajouté. Selon un étudiant, Alain Gbabobou, "un autre individu, âgé, s'est procuré la tête et s'est employé à l'emballer soigneusement, promettant de s'en régaler".

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 17 Jan 2014 - 20:36

Proton a écrit:
Il faut agir maintenant, barrage sur l'ensemble des axes routiers. Il faut prendre les machettes

LCI a écrit:
Centrafrique : actes de cannibalisme à Bangui

Des actes de cannibalisme ont été commis à Bangui lors de lynchages d'habitants par des groupes de pillards dans des quartiers nord de la capitale centrafricaine, selon le récit de témoins.

Un homme a été lynché et découpé avant d'être mangé. A en croire les témoignages recueillis samedi par l'AFP, des scènes de cannibalisme se sont déroulées ces dernières semaines à Bangui, la capitale centrafricaine. "La scène s'est passée devant moi mardi dernier au quartier Modoua. Un sujet musulman se trouvant dans un taxi-bus descendait à Pétévo pour laisser passer un autre passager. Mais, il a été surpris par un groupe de personnes qui l'ont lynché et découpé à la machette", a raconté, encore choqué, Jean-Sylvestre Tchya, 35 ans, technicien de surface.

"L'un des individus ayant pris possession d'un bras est allé acheter du pain et s'est mis à mordre dans la chair, l'accompagnant de son pain. La scène a fait vomir plusieurs personnes, dont certaines poussaient des cris d'horreur", a-t-il ajouté. Selon un étudiant, Alain Gbabobou, "un autre individu, âgé, s'est procuré la tête et s'est employé à l'emballer soigneusement, promettant de s'en régaler".

Des sace de riz et un peu de poisson pour les rasazié un peu   
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 18 Jan 2014 - 14:42

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 18 Jan 2014 - 18:07

Citation :
Sangaris : point de situation du 17 janvier 2014  

Mise à jour : 17/01/2014 19:33  


Point sur les opérations de la force Sangaris, engagée en République de Centrafrique, du 11 au 17 janvier 2014.



Compte tenu des évolutions politiques intervenues en RCA et en liaison avec la MISCA, la force Sangaris avait, dès vendredi 10 janvier, réarticulé son dispositif à Bangui à titre préventif pour contenir toute tentative de déstabilisation. Dans ce cadre, la force Sangaris s’est plus particulièrement déployée auprès des emprises gouvernementales et militaires, incluant les sites de cantonnement.

Dans les heures qui ont suivi l’annonce de la démission du chef d’Etat de transition centrafricain, un regain de tension a effectivement été observé dans Bangui. L’action conjointe des unités de Sangaris et de la MISCA a permis de contenir le niveau de violences.  Les tensions ont baissées d’intensité dès le lendemain.



Les jours suivants, soldats français et africains ont poursuivi leur effort de contrôle de zone, en patrouillant de jour comme de nuit, dans les rues de la capitale et en province. Ces patrouilles conjointes dans les différents quartiers de la capitale reçoivent un bon accueil des populations. Par ailleurs, un prudent redémarrage de la vie économique a pu être observé dans certaines zones.

Parallèlement, une initiative de la force Sangaris a été lancée et mise en œuvre pour la création d’un « quartier pilote » dans le 5e arrondissement de Bangui. Associant la MISCA, les ONG et les acteurs locaux, autorités civiles et religieuses, ce projet vise à favoriser le retour des déplacés chez eux en agissant sur les domaines sécuritaires, humanitaires et administratifs.

Les actions conjointes entre la force Sangaris et les différents détachements de la MISCA se sont ainsi multipliées.

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine, aux côtés des 4400 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA ainsi que son déploiement opérationnel.


  
PHOTOS:
 
Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense


http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites/sangaris-point-de-situation-du-17-janvier-2014
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 18 Jan 2014 - 19:43

Citation :
Ministre allemand: "L'Europe ne peut pas laisser la France seule" en Centrafrique

18/01/2014 à 17:05 | AFP


Le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier estime que l'Europe "ne peut pas laisser la France seule" en Centrafrique, dans un entretien à paraître dimanche dans un journal allemand.

Le chef de la diplomatie allemande évoque aussi dans la Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS) un possible "soutien plus appuyé" à l'intervention française au Mali, réaffirmant néanmoins que son pays n'enverrait pas de troupes de combat en Afrique.

Les propos du ministre interviennent alors qu'il doit retrouver à Bruxelles lundi ses homologues européens pour décider d'une mission en Centrafrique, en proie à des tueries à caractère religieux et où la France est engagée avec 1. 500 soldats.

Les intérêts européens sont en jeu "quand en Afrique noire et sub-saharienne menacent l'instabilité, les déportations et le terrorisme, dont les conséquences débordent en Europe", a dit M. Steinmeier selon des extraits de l'interview diffusés par le journal samedi.

"Nous devons réfléchir à des possibilités de soutien plus appuyé, par exemple au Mali, cela fait partie de notre responsabilité", a-t-il poursuivi.

Selon le journal, M. Steinmeier se rendra mardi à Paris pour discuter avec son homologue français Laurent Fabius de l'engagement allemand en Afrique.

Le quotidien Süddeutsche Zeitung rapportait samedi que la brigade franco-allemande notamment pourrait intervenir au Mali - par exemple si des troupes françaises étaient redéployées vers la Centrafrique.

Le ministère allemand de la Défense a précisé qu'aucune décision n'avait été prise en ce sens, et que l'armée attendait les décisions des ministres européens lundi.

L'intervention française au Mali a évité au pays d'être "pris d'assaut" par les fondamentalistes islamistes, et Paris est aussi en train d'éviter le pire en Centrafrique, a dit M. Steinmeier, selon des propos rapportés par le FAS au style indirect.

L'Allemagne s'était isolée sur la scène internationale en 2011 en refusant d'intervenir en Libye aux côtés notamment de la France.

Ces dernières semaines, alors que le nouveau gouvernement d'Angela Merkel prend ses marques, les responsables allemands ont eu à coeur de souligner dès qu'ils en avaient l'occasion l'étroitesse du lien franco-allemand.

http://www.jeuneafrique.com/actu/20140118T170509Z20140118T170448Z/ministre-allemand-l-europe-ne-peut-pas-laisser-la-france-seule-en-centrafrique.html
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Yakuza
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 18 Jan 2014 - 19:53

correctum: ne veut pas

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 20 Jan 2014 - 19:46

Citation :
jan 20, 2014
Qui participera à la mission EUFOR RCA Bangui ? Le point (MAJ4)

Nicolas Gros-Verheyde / Tchad Soudan RCA /

(BRUXELLES2) Selon le dernier relevé effectué par B2, au moins 7 pays devraient contribuer à la nouvelle opération militaire de l’Union européenne dans « la région de Bangui », EUFOR RCA Bangui. Mais, au final, ce pourrait être plus d’une dizaine de pays qui participeront, plus ou moins directement, à l’opération. Il faut d’ailleurs distinguer les pays qui soutiennent l’opération (il y a quasi-unanimité) au plan politique de ceux qui contribueront. Et parmi ceux-là, certains enverront des troupes sur le terrain ; d’autres se contenteront d’envoyer des personnels au quartier général d’opération, dit stratégique, qui sera situé en Europe. Beaucoup de ministres ont souligné qu’il fallait l’accord de leur parlement avant de se prononcer. Lire aussi : La mission EUFOR RCA restera centrée sur Bangui. La France Nation-Cadre

Quel rôle aura la France ?

La France a proposé d’être la nation-cadre de l’opération en fournissant le FHQ (quartier-général de force), voire si nécessaire l’OHQ (quartier général de l’opération) du Mont-Valérien (qui avait déjà servi pour l’opération EUFOR Tchad).

Paris devrait ainsi logiquement fournir une contribution importante en personnel et une bonne partie de l’Etat-Major. Le principe d’une nation-cadre est de « combler » les trous qui ne sont pas assurés par les autres nations et de fournir l’ossature de l’Etat-Major. Logiquement, la taille de la contribution française devrait donc être connue en dernier.


La Grèce – qui assure en ce moment le commandement du « battlegroup » d’astreinte (auquel participent la Roumanie, la Bulgarie, Chypre et l’Ukraine) – a proposé de mettre à disposition son quartier général de Larissa (situé entre Athènes et Thessalonique). Une manière comme une autre de faire financer une partie de son Etat-major par les autres pays membres. Cette proposition a été acceptée par les ministres des 28, le 20 janvier. La Grèce pourrait ainsi fournir une partie de l’effectif du quartier général (environ 60 personnes).

Qui sera le commandant de l’opération ?

Le chef de la force sur le terrain (FHQ) devrait être un officier supérieur français (général voire colonel). En revanche, pour commander l’opération, le chef d’opération devrait être d’une autre nationalité, comme c’est l’usage. C’est souvent un officier supérieur, issu d’un pays qui fournit une forte participation. Ce pourrait être un Polonais, si les Polonais se décident… ou un Allemand, ou un autre.

Quels autres pays contribueront ou pourraient contribuer ?

L’Estonie est le pays qui a la position la plus claire. Tallinn a officialisé rapidement sa participation : 55 hommes et femmes pour la première rotation. Une participation modeste mais qui révèle un engagement régulier de ce pays balte dans les opérations militaires de l’UE (*). L’Estonie confirme une participation notable à EUFOR Rca Bangui (MAJ)

La Pologne et la république Tchèque étudient une participation qui pourrait être commune. Le ministre polonais des Affaires étrangères, Radek Sikorski, a rappelé que la Pologne contribuait déjà directement à l’opération française Sangaris avec des avions et une cinquantaine d’hommes.


L’Allemagne ne participerait pas à la mission avec des troupes au sol mais prêtera une assistance logistique, notamment aérienne. « Nous devons penser, comme au Mali, à des possibilités de soutien plus importantes. Cela fait partie de notre responsabilité » a précisé le Ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, au FAZ. « L’Europe ne peut pas laisser la France seule ». C’est également des intérêts européens. « Si en Afrique noire l’instabilité, les violences et le terrorisme menacent, il y aura des conséquences en Europe » (*). Concrètement, Berlin pourrait modifier le mandat, permettant aux avions d’atterrir non plus dans un pays voisin (Cameroun) mais directement en République centrafricaine, comme l’a indiqué notre collègue Thomas Wiegold. 4 avions pourraient être mis à disposition des Européens (comme de la Misca ou des Africains). Ces avions sont mis en pool au sein de EATC. La participation allemande pourrait être aussi au niveau du quartier général.

La Suède réfléchit sérieusement à une contribution, selon nos informations. Le ministre Carl Bildt l’a confirmé à son arrivée à Bruxelles lundi (20 Janvier) : « la Suède pourra s’engager et contribuer à l’opération ». Mais le Suédois est très déçu de ne pas voir employer les « battlegroups » et devrait le dire à ses collègues. « Nous pensons qu’il aurait été assez évident d’utiliser les groupements tactiques de l’UE » écrit-il ainsi sur son blog. « Si nous ne les utilisons pas maintenant, cela montre qu’ils ne sont pas utiles et ne pourront jamais être utilisés. Sinon, certains pays vont hésiter à faire les investissements importants (que cela nécessite) et diminuer leur engagement. » Autrement dit comme il l’a répété lundi matin à son arrivée au Conseil, c’est « maintenant ou jamais ».

L’Espagne est silencieuse. A priori, Madrid reste « plutôt favorable à faire un soutien bilatéral » à la France si Paris en fait la « demande expresse ». L’Espagne a déjà basé un C-130 Hercules à Libreville avec un petit détachement Air qui va faire des navettes avec la Centrafrique. Une dizaine de rotations sont prévues ce mois. Le ministre des Affaires étrangères devrait cependant indiquer la position du gouvernement lors de la réunion.


La Belgique joue les hésitants qu’il faut convaincre. L’idée de l’engagement d’une compagnie (parachutistes le cas échéant) a été balayée par Pieter De Crem, le ministre de la Défense, qui assistait samedi au départ d’un C-130 Hercules pour le Gabon afin de prêter main forte aux Français de Sangaris (une promesse faite en décembre. Un second avion part mardi). « Aucune demande de l’UE n’a formellement été adressée à la Belgique ». Une manière de jouer sur les mots. Effectivement il n’y a pas eu de conférence (formelle) de génération de forces. Mais tous les Etats membres ont été déjà testés individuellement. Le Premier ministre Elio di Rupo avait cependant indiqué les conditions belges au dernier Conseil européen de décembre (pas de participation si ce n’est pas une opération européenne). Mais à la Défense, on semble perplexe. Le budget de la Défense est, au plus serré, affirment mes collègues flamands du Morgen, « Wie betaalt de factuur voor de CAR? Defensie is virtueel failliet » (point besoin d’être parfait néerlandophone pour comprendre ;-) . Et le climat préélectoral n’arrange rien comme me l’a confirmé un journaliste belge bien au fait du système décisionnel. De fait, rien n’est encore décidé. Et le dossier n’a pas été soumis à une quelconque décision du kern (le conseil ministériel restreint). Didier Reynders La relève de la force protection dans l’opération EUTM Mali promise par l’Allemagne, pourrait permettre à ces pays (Belgique, Espagne) d’avoir des troupes disponibles pour la Centrafrique, peut-être pour une éventuelle seconde rotation.

La Lituanie « considère » sérieusement une « contribution à l’opération », a annoncé le ministre lors de la réunion. Selon nos informations, la Lituanie pourrait mettre à disposition de l’opération un avion de transport tactique C-27J Spartan.

Ceux qui hésitent : ni oui, ni non

Plusieurs pays n’ont pas prévu de contribution en l’état mais ne l’excluent pas

La Finlande, n’a défini « aucune position encore » a précisé un diplomate finlandais à B2. « Il existe différentes vues sur une participation. Et la décision pourrait ne pas être prise avant une semaine voire plus » souligne-t-on à Helsinki. Quelques officiers finlandais pourraient cependant participer à la mission au quartier général. Mais il faut auparavant un aval du Parlement avant toute participation a rappelé le ministre lors de la réunion. A noter que le ministre finlandais de la Défense, Carl Haglund, est lundi aux Pays-Bas pour parler de coopération bilatérale essentiellement mais aussi de Centrafrique semble-t-il.

L’Italie se tâte. « A priori il ne devrait pas y avoir de contribution. Mais on ne sait jamais » se hasarde un diplomate. L’Italie « est déjà très engagée sur d’autres terrains et ne devrait pas envoyer de troupes, sauf éventuellement au niveau logistique » a complété une source italienne lors du Conseil des Affaires étrangères. NB : l’Italie a, en ce moment, un projet pilote d’hôpital de campagne mené dans le cadre de l’agence européenne de défense (lire : L’Europe muscle sa défense. 11 projets opérationnels). Ce serait l’occasion de le tester.


Le Luxembourg pourrait participer. Mais cette décision est en balance avec la volonté de participer à la mission au Mali. Un pays important pour le Grand-Duché qui compte sur une relance des projets de coopération, surtout dans la région de Tombouctou.

L’Autriche n’a encore rien décidé. Un ou deux articles faisait état vendredi d’une participation décidée de Vienne. Démenti catégorique effectué par un diplomate à B2. « Aucune décision n’a été prise ». Ce qui est certain, poursuit un autre, c’est que le gouvernement de coalition a « décidé d’augmenter sa participation dans les opérations extérieures ». En fait, l’Autriche pourrait augmenter sa contribution aux opérations de maintien de la paix au Mali et au Kosovo.


La Grèce n’a prévu aucune participation a déclaré à Athènes le ministre des Affaires étrangères, A. Venizelos.

En Lettonie, « une participation est discutée et est possible mais tout dépend de décision prise lundi. Tout doit se faire en coordination avec les acteurs internationaux ».

Ceux qui ne participeraient pas

En l’état, certains pays (Pays-Bas, Bulgarie, Royaume-Uni, Slovénie, Irlande) ne comptent pas vraiment participer à l’opération.

La Slovénie « soutient l’initiative pour déployer une mission de l’UE » – a indiqué le ministère des Affaires étrangères à Ljubljana. « Mais à cause des ressources militaires et financières limitées, on ne planifie pas de contribution ».

En Irlande, « aucun envoi de troupes ne sera étudié avant que la mission soit autorisée », par l’ONU comme par une décision-cadre de l’UE. Et actuellement , une participation ne parait « pas envisageable », a précisé le ministre des Affaires étrangères, Eamon Gilmore, le 20 janvier, « nous sommes déjà engagés dans la mission en Syrie » (mission de l’ONU au Golan).


Pour Chypre, la tendance est pour l’instant à ne pas participer. Mais, selon certaines indications, il y a une discussion à Nicosie car il n’y a pas unanimité de position. Un changement pourrait donc avoir lieu.  


http://www.bruxelles2.eu/zones/tchad-soudan/qui-participera-a-la-mission-eufor-rca-bangui-le-point.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 22 Jan 2014 - 19:29

Citation :
Centrafrique: affrontements autour d'un camp militaire à Bangui

22/01/2014 à 15:35 | AFP


Des affrontements opposant des civils centrafricains à des combattants issus des rangs de l'ex-rébellion Séléka ont eu lieu mercredi matin près d'un camp militaire de Bangui où la tension restait extrême dans l'après-midi, ont indiqué des témoins à l'AFP.

Ces affrontements, dont le bilan n'était pas établi dans l'immédiat, se sont déroulés aux abords du camp Kasaï, près du centre-ville, où sont cantonnés d'ex-rebelles, selon ces témoins.

Des actes de pillage ont également eu lieu dans le nord de Bangui, entraînant l'intervention de soldats rwandais de la force africaine (Misca) pour ramener le calme, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Aux abords du camp Kasaï, "ça a commencé dans la nuit" avec des violences entre civils du quartier et combattants Séléka (de l'ex-président Michel Djotodia), a raconté sous couvert d'anonymat un témoin, ajoutant que cela avait dégénéré en "violences intercommunautaires".

Quelques tirs ont également été entendus jusqu'à l'intervention de soldats français de l'opération Sangaris et de la Misca, ont indiqué des habitants, selon qui la tension restait très vive sans le secteur dans l'après-midi.

Dans le nord de la capitale centrafricaine, au PK-13, des actes de pillage de commerces et de maisons ont également eu lieu, sur fond de manifestations de haine entre chrétiens et musulmans, entraînant l'invervention de soldats rwandais de la Misca pour calmer des esprits chauffés à blanc, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Ces nouvelles violences interviennent 48 heures après l'élection d'une nouvelle présidente de transition, Catherine Samba Panza, qui a reçu un fort soutien de la communauté internationale et qui a fait de la pacification du pays sa première priorité après des mois de tueries interreligieuses.

Mme Samba Panza doit prêter serment jeudi jeudi et prendre ainsi officiellement la suite de Michel Djotodia.

M. Djotodia, qui avait renversé le régime de François Bozizé en mars 2013 à la tête de sa coalition rebelle Séléka, a été contraint à la démission le 10 janvier, sous pression de la communauté internationale excédée par son incapacité à arrêter les tueries entre chrétiens et musulmans.

http://www.jeuneafrique.com/actu/20140122T153546Z20140122T153527Z/centrafrique-affrontements-autour-d-un-camp-militaire-a-bangui.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 22 Jan 2014 - 20:04

Citation :
1er RCP - page officielle

Le 1er RCP en action.

  
PHOTOS:
 
Crédit : 1er RCP - Julien VAGANZONES  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 23 Jan 2014 - 18:30

Citation :
Une commission d’enquête de l’ONU va se pencher sur les violations des droits de l’homme en Centrafrique

23 janvier 2014 – 18:02  

Plongée dans le chaos depuis la chute du président Bozizé, provoquée par la coalition  de la Séléka, la République centrafricaine vit au rythme des exactions commises par les désormais anciens rebelles, en majorité musulmans et les milices chrétiennes d’auto-défense “anti-balaka”. Cette situation a motivé le lancement de l’opération française Sangaris (1.600 hommes) et le déploiement d’une force panafricaine, la Misca (Mission internationale de soutien à la Centrafrique), les deux ayant été autorisés par la résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Seulement, cette intervention militaire, qui vise également à faire en sorte que le conflit centrafricain ne déstabilise pas les pays frontaliers, n’a malheureusement pas mis un terme à ce cycle de violences/représailles. La semaine passée, l’ambassadeur français auprès des Nations unies, Gérard Araud, avait admis que Paris avait “peut-être sous-estimé la haine et le ressentiment entre communautés” en Centrafrique.

En effet. Ainsi, le conseiller spécial pour la prévention du génocide, Amada Dieng, a affirmé, ce 22 janvier, lors de consultations du Conseil de sécurité dédiées à la RCA, être “choqué par l’intensité du niveau de haine entre communautés” chrétienne et musulmane, en appelant à renforcer les effectifs de la Misca, actuellement de 4.400 hommes, au lieu des 6.000 promis.

Selon la représentante spéciale des Nations unies sur les enfants et les conflits armés, la magistrate algérienne Leila Zerrougui, a indiqué que les violences inter-religieuses sont “continuelles et atteingent des niveaux de brutalité sans précédent”. En outre, elle a évalué à 6.000 le nombre d’enfants soldats enrôlés par les groupes armés qui s’affrontent.

Représentante spéciale sur les violences sexuelles dans les conflits, Zainab Hawa Bangura, a indiqué avoir recensé au moins 4.530 cas de violences sexuelles “perpétrés par des hommes armés soupçonnés d’appartenir à la Séléka” entre janvier et novembre 2013.

Aussi, le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a décidé de mettre en place une commission qui sera chargée d’enquêter sur les violations des droits de l’homme commise en Centrafrique depuis le début de l’année 2013. Son objectif sera d’en identifier les responsables. Elle disposera d’un an pour cela et rendra ses conclusions en juin 2015.

Cette commission sera présidée par un ancien vice-procureur au Tribunal pénal international pour le Rwanda, à savoir le magistrat camerounais Bernard Acho Muna. Il sera assisté par l’ancien ministre mexicain des Affaires étrangères Jorge Castaneda et de Fatimata M’Baye, une avocate mauritanienne spécialisée dans les droits de l’homme et vice-présidente de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH).

Par ailleurs, le Conseil de sécurité se penchera finalement, d’ici quelques jours, sur un nouveau projet de résolution visant à autoriser le déploiement en Centrafrique d’une mission militaire européenne, dont le principe a été validé le 20 janvier dernier. Cette dernière, qui en est encore au stade de la planification, va se concentrer sur la protection de l’aéroport de Bangui, ce qui permattra aux soldats français de l’opération Sangaris et aux troupes de la Misca de se redéployer sur les zones de tension.

Placé sous chapitre VII (recours à la force), ce texte, préparé par la France, va autoriser les mission militaire européenne à “prendre toutes les mesures nécessaires, dans les limites de leurs capacités et zones de déploiement” pour appuyer la Misca, selon le quotidien Le Monde qui a pu y avoir accès.

Enfin, le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois répété, ce 23 janvier, sur i>TELE, qu’il n’était pas question pour la France de renforcer les effectifs de l’opération Sangaris. Rappelant les buts de cette dernière(sécurisation, permettre l’aide humanitaire et la transition politique), il a admis que la durée de cette mission était “une question de mois”.
 


http://www.opex360.com/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 23 Jan 2014 - 20:29

Citation :

  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 23 Jan 2014 - 22:57

Citation :
Le Drian: «Nous avons sous-estimé l'état de haine» en Centrafrique

http://www.20minutes.fr/monde/1278894-20140123-drian-nous-sous-estime-etat-haine-centrafrique
Citation :
Interventions militaires françaises en Afrique : les dessous d’une nouvelle politique

http://www.alterinfo.net/Interventions-militaires-francaises-en-Afrique-les-dessous-d-une-nouvelle-politique_a98900.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 25 Jan 2014 - 16:50

Citation :
  RCA: les anti-balaka, milices vraiment chrétiennes?


L’avènement de la rébellion nordiste en Centrafrique et sa prise du pouvoir à Bangui constituent-elles l’événement fondateur du mouvement anti-balaka (terme qui signifie sabre ou machette en langue mandja) ? La question mérite d’être posée. A la clé : la validation ou l’invalidation de la thèse qui voudrait que les combats entre rebelles de la Séléka et miliciens anti-balaka soient ceux de musulmans contre des chrétiens.

L’apparition des anti-balaka.
L’existence de milices paysannes d’auto-défense (les anti-balaka sont littéralement ceux qui sont invulnérables au sabre ou à la machette) est antérieure au renversement du régime Bozizé, en mars 2013. Membre d’un des groupes anti-balaka de l’Ouham (nord de la RCA), Dieudonné témoigne : "Nous sommes des auto-défenses depuis que l’ancien président Bozizé avait dit de se défendre par nous-mêmes contre les bandits. Nous ici, nous sommes comme ça depuis 2009."
Le père Jean-Marius Toussaint Zoumalde, un capucin du couvent Saint-Laurent de Bouar (nord-ouest) explique : "Auparavant, ils traquaient les coupeurs de routes parce l’armée et les gendarmes en étaient incapables. Maintenant, ils veulent se venger des exactions commises par les Sélékas." Ces coupeurs de route, les Zaraguinas, sévissent dans le nord et l’ouest depuis une quinzaine d’années; les forces gouvernementales ont toujours été incapables de les neutraliser. D’où la création de milices communales, comme les anti-balaka et les "archers" (des groupes réellement armées d'arcs!) qui protègent les troupeaux et les villages.
On aurait donc tort de croire que ces miliciens sont apparus en septembre dernier, après les exactions massives des rebelles de la Séléka.

Les anti-balaka, des chrétiens ?
Depuis décembre et le début des affrontements directs à Bangui entre rebelles de la Séléka et anti-balaka, ces derniers sont présentés comme des milices chrétiennes. "Ce sont des animistes, pas des chrétiens. Leurs marabouts leur donnent des gri-gris pour les protéger des balles ; ils ont des pratiques occultes. Ce sont des jeunes qui protègent leurs villages et leur territoire depuis des années", corrige Toussaint Zoumalde.
En réalité, les anti-balaka sont issus de toutes les communautés, qu’elles soient chrétiennes, musulmanes ou peuhls. Toutefois, la plupart sont animistes. Ils passent des rites initiatiques. Ils sont bardés de gri-gris et d’amulettes qui les protègent des balles. Leur arme de prédilection ? Le "ga na pointe", un fusil de fabrication traditionnelle qui tire du "double zéro" (calibre 12).

Un mouvement récupéré ?
Le témoignage de Dieudonné est intéressant : "Nous voulons la sécurité chez nous en luttant contre les envahisseurs, c’est tout. Les anti-balakas qui racontent qu’ils sont pour Bozizé, c’est leur problème. On n’est pas tous comme ça", explique-t-il.
Effectivement, les rangs des anti-balaka ont été grossis par l’arrivée début décembre de supporters de l’ex-président Bozizé dont le fils a été très actif et par le retour d’ex-membres des Forces armées (FACA) qui avaient fui au Congo et au Cameroun (photo ci-contre Anthony Fouchard). Toutefois, ce voisinage, voire cette alliance de circonstance, n’est pas sans tensions, ainsi que l’a remarqué Toussaint Zoumlade à Bouar : "Les jeunes anti-balakas reprochent aux ex-FACA de n’avoir pas combattu la Séléka et de s’être enfuis."
Désormais, et on doit le regretter, tout opposant ou résistant à la Séléka est présenté comme un anti-balaka et est donc considéré comme un chrétien. C’est un raccourci rapide qui réduit les tensions à l’affrontement de deux groupes, alors que le "front" anti-séléka est assurément multiforme et guidé par des ambitions, politiques, sécuritaires…, bien distinctes.

 http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2014/01/25/temp-a660f1e177330c2c75203baaf8b2a69b-11090.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 25 Jan 2014 - 17:24

Citation :
Point de situation sur les opérations de la force Sangaris du 18 au 23 janvier 2014

Mise à jour : 24/01/2014 18:21  


A Bangui, l’élection le 20 janvier par le parlement centrafricain d’un chef d’Etat de transition a été marquée par le maintien d’un calme relatif dans la capitale centrafricaine. La situation dans Bangui reste cependant précaire, avec la poursuite d’actes de pillages ou de violence isolés, sans qu’une réelle logique ressorte de ces actes. La force Sangaris poursuit, aux côtés de la MISCA, des patrouilles fixes et mobiles dans l’ensemble de la ville. Elle s’est interposée à chaque fois qu’elle était présente, permettant l’évacuation par les ONG de blessés. Dans d’autres quartiers, la situation est restée calme et, en journée, la force a pu constater le retour de la population déplacée dans leurs habitations.



A compter du 17 janvier, la force Sangaris a décidé de cibler son action avec la MISCA au Nord-Ouest de Bangui, au travers d’une mission de reconnaissance sur l’axe qui relie Bangui à Bossangoa. Il s’agit d’un axe routier majeur, reliant Bangui à la fois à l’Ouest et au Nord du pays. Pour cette mission, elle a engagé un détachement d’une centaine de militaires français, auquel a été associée une section de la MISCA.

La situation dans de nombreuses villes et villages de province reste complexe et tendue. Des mouvements de populations ont été observés qui résultent des tensions existantes entre communautés, notamment à Bossembélé et Boali. Ce déploiement a permis de désarmer plusieurs groupes d’individus hostiles, de toute origine, et de mettre fin à des exactions dont était victime la population quelle que soit sa confession ou son appartenance communautaire.

Entre la capitale et la ville de Boali, située à une centaine de kilomètres au Nord de Bangui, le détachement a constaté plusieurs exactions passées ou en flagrance. Des soins ont été apportés aux victimes et des tirs ont été nécessaires pour stopper les agressions en cours. La MISCA s’est à chaque fois engagée en bouclage du dispositif. Une vingtaine d’individus a été capturée par Sangaris avant d’être pris en compte par la MISCA. Au moins une dizaine de morts a pu être identifié dans la zone.



Le 18 janvier, alors que le détachement poursuivait sa reconnaissance plus au Nord vers Bossembélé, il a pu constater que d’autres exactions avaient été commises. La force a poursuivi son contrôle de zone partout où elle était déployée.

Plus au Nord-Ouest de Bossembélé, à Yaloké, les éléments de la force se sont encore interposés entre différents groupes de la population. Des tirs de sommation, ainsi que des tentatives de conciliation ont de nouveau été nécessaires pour mettre un terme aux exactions qui avaient déjà fait plusieurs morts.

La présence de la force Sangaris et de la MISCA a permis à la fois d’arrêter des individus, de toute origine, pris en flagrant délit d’exaction, et de les remettre à la MISCA, mais aussi de saisir une grande quantité d’armement moderne et rustique, et de démanteler des barrages illégaux.



La force continue d’appuyer les médiations entre les différents acteurs civils et militaires locaux, afin de mettre un terme à ce cycle de vengeances inter-communautaires. Par ailleurs, la force accompagne la montée en puissance de la MISCA. Avec l’arrivée en cours d’un contingent rwandais, les effectifs de la force de l’Union africaine ont déjà atteint 5 000 hommes. Ils devraient poursuivre leur croissance dans les jours à venir.

Environ 1600 militaires français sont actuellement déployés en République Centrafricaine, aux côtés des 5000 hommes de la MISCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le Président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir une sécurité minimale en République Centrafricaine et à faciliter la montée en puissance de la MISCA, ainsi que son déploiement opérationnel.



Sources : EMA
Droits : Ministère de la Défense


http://www.defense.gouv.fr/operations/centrafrique/actualites/point-de-situation-sur-les-operations-de-la-force-sangaris-du-18-au-23-janvier-2014
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 28 Jan 2014 - 17:45

Citation :
L’envoi de gendarmes français en Centrafrique envisagée

28 janvier 2014 – 17:01  

En décembre dernier, le général de gendarmerie Bertrand Cavallier, ancien chef du Centre national d’entraînement des forces de gendarmerie de Saint-Astier (24), avait plaidé dans les colonnes du Point et du quotidien La Croix pour l’envoi à Bangui d’au moins deux escadrons de gendarmes mobiles, placés sous le commandement de l’armée de Terre, afin de “favoriser le contact avec les populations et gérer de façon très proportionnée les troubles à l’ordre public aux côtés des forces de sécurité africaines de la Misca” (*).

Cet ancien officier (il a quitté le service actif en 2011) a en outre fait valoir que, par le passé, la France avait “su déployer des dispositifs intégrant plusieurs composantes, dont la gendarmerie mobile, spécialisée dans la restauration de la sécurité publique”. Cela fut notamment le cas au Kosovo (1999-2000), où la situation était, selon lui, “assez comparable en terme d’antagonismes très profond des populations” avec celle qui prévaut aujourd’hui à Bangui (massacres, charniers, exactions, représailles, etc…).

“Les gendarmes sont des militaires, ils ont la même formation de base, le même statut et ont une interopérabilité avec l’armée de Terre”, avait encore ajouté le général Cavallier.

La question d’un éventuel déploiement de gendarmes à Bangui a été posée lors d’une audition, à l’Assemblée nationale, du ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, invité à s’exprimer au sujet de l’opération Sangaris, lancée le 5 décembre 2013 en Centrafrique pour tenter de mettre un terme aux violences qui ensanglantent le pays depuis plus d’un an.

“Au sein de la MISCA, le nombre de gendarmes et policiers devrait passer de 400 à 800. Le déploiement de gendarmes français est-il prévu, ne serait-ce que pour encadrer des forces de l’ordre venues de pays de l’Union africaine ? Cela permettrait de redéployer nos soldats vers des missions plus spécifiquement militaires”, a ainsi demandé Philippe Folliot, député du Tarn. “N’aurait-on pas intérêt à envoyer des gendarmes français, plus aguerris à ce type de mission (ndlr, maintien de l’ordre)?”, a renchérit son collègue Christophe Guilloteau.

Visiblement, M. Le Drian n’est pas opposé à cette éventualité. “Nous y réfléchissons”, leur a-t-il répondu, après avoir rappelé que “les affrontements avec les milices armées sont bel et bien des opérations de combat”. Mais, a-t-il admis, “à Bangui même, d’autres forces doivent effectivement intervenir : celles de la MISCA le font de plus en plus, mais l’hyptothèse de la gendarmerie, y compris européenne, reste posée, surtout si la situation continue d’évoluer favorablement”.

“L’une des difficultés de la situation que nous avons trouvée en arrivant sur place était que les gendarmes et policiers centrafricains, réputés réguliers, étaient en réalité des Séléka déguisés”, a expliqué le ministre de la Défense, avant d’affirmer que “la présence de gendarmes européens me paraît effectivement nécessaire”

(*) “L’armée peut-elle rétablir la sécurité en Centrafrique“, La Croix, 30 décembre 2013


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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 29 Jan 2014 - 17:02

Citation :
L'ONU autorise l'envoi d'une force européenne en Centrafrique

Le Conseil de sécurité des Nations unies a donné mandat, mardi 28 janvier, aux quelque 500 soldats européens qui doivent prêter main forte aux 4 000 militaires africains de la Misca (force de l'Union africaine, censée passer à 6 000 hommes) et aux 1 600 soldats français de l'opération française Sangaris, chargés de rétablir l'ordre en République centrafricaine (RCA).

A terme, l'ONU considère qu'il faudrait déployer plus de 10 000 casques bleus pour sécuriser la RCA, « car la situation est très, très grave et le pays immense », a expliqué l'ambassadeur français aux Nations unies, Gérard Araud.

Un récent rapport du secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, citait le chiffre de 6 000 à 9 000 hommes à engager dans une éventuelle opération de maintien de la paix qui prendrait le relais de la Misca. Il faudra une autre décision du Conseil pour déployer ces casques bleus, ce qui prendra plusieurs mois.

Pour l'instant, les soldats européens qui seront déployés en Centrafrique acquièrent le droit de « prendre toutes les mesures nécessaires » – c'est-à-dire faire usage de la force – pour se défendre et protéger les civils. Le Conseil avait accordé ce même mandat à la Misca et à l'armée française le 5 décembre.

SANCTIONS CIBLÉES

L'Union européenne a pris la décision de principe le 20 janvier de lancer en RCA sa première opération militaire depuis six ans. Selon diplomates et experts, elle devrait mobiliser 500 à 600 hommes et l'Espagne, la Belgique, la République tchèque ou la Pologne pourraient y prendre part. Pour l'instant, seule l'Estonie a contribué officiellement à hauteur de 55 soldats. D'autres pays comme l'Allemagne ont quant à eux promis une aide logistique.

La force européenne protégera l'aéroport de Bangui et les 100 000 civils qui y sont réfugiés ainsi que les convois humanitaires, a précisé à la presse Gérard Araud. Les soldats français seront ainsi « plus libres de se déployer à Bangui et dans le reste du pays ».

La résolution menace également de sanctions ciblées (gel des avoirs et interdiction de voyager) tous ceux « qui menacent la paix, la stabilité ou la sécurité en RCA (..) et qui font obstacle au processus politique de transition, violent les droits de l'homme », bloquent l'aide humanitaire ou violent l'embargo sur les armes instauré en décembre par le Conseil. Le texte met en place un régime précis de sanctions, mais les personnes à sanctionner devront être désignées ultérieurement par un comité dépendant du Conseil. M. Araud a assuré que la France avait « des noms à présenter ».

Un récent rapport de l'ONU citait le chiffre de 6 000 à 9 000 hommes à engager dans une éventuelle opération de maintien de la paix qui prendrait le relais de la Misca.  

DES ÉLECTIONS « AU PLUS TARD EN FÉVRIER 2015 »

Le Conseil stipule par ailleurs que des élections présidentielle et législatives devront être organisées « au plus tard en février 2015 et de préférence au second semestre 2014 ». La mission politique de l'ONU en Centrafrique (Binuca) aidera à organiser ces scrutins. Le mandat de ce bureau intégré des Nations unies pour la consolidation de la paix en RCA est renouvelé pour un an et élargi : il devra aider à rétablir un semblant d'administration capable de « fournir des services de base à la population ».

Il assistera aussi la commission internationale créée par l'ONU pour enquêter sur les exactions commises par les ex-rebelles musulmans de la Séléka et leurs adversaires chrétiens anti-balakas. La résolution recommande donc de « donner d'urgence au Binuca des moyens considérablement plus importants ».

Par ailleurs, la présidente de transition centrafricaine, Catherine Samba Panza, a annoncé mardi, sur la radio RTL, qu'elle allait « demander une opération de maintien de la paix aux Nations unies » pour renforcer le dispositif militaire international dans son pays, qu'elle juge insuffisant. « Malgré la présence des éléments de l'opération Sangaris et de la Misca, les exactions continuent aussi bien à Bangui qu'à l'intérieur du pays. Cela veut dire que ces troupes-là n'ont pas suffisamment d'hommes pour rétablir et assurer la sécurité des populations », a-t-elle expliqué.

http://www.lemonde.fr/afrique/article/2014/01/28/l-onu-met-sous-mandat-la-future-force-europeenne-en-centrafrique_4355960_3212.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 29 Jan 2014 - 20:07

Citation :
Centrafrique : l'Union africaine en quête de financements pour la Misca  
29/01/2014 à 18:30 Par Georges Dougueli


La crise centrafricaine est au cœur des préoccupations géopolitiques de l'Union africaine. Une conférence pour lever des fonds afin de financer la Mission internationale de soutien à la Centrafrique se tiendra à Addis-Abeba le 1er février.

Le 1er février prochain se tiendra une conférence des donateurs destinée au financement de la Misca, à Addis-Abeba en Ethiopie. Cette conférence se tiendra en marge du 22e sommet de l’Union africaine, qui s’est ouvert le 21 janvier dernier. Cet événement sollicitera la générosité de plus de 110 pays et organisations, alors que le budget prévisionnel de la Misca a été chiffré à 500 millions de dollars au cours de la réunion tenue le 28 janvier lors de la réunion du Conseil exécutif de l’organisation. Les délégués ont également émis le souhait de voir la Misca passer sous pavillon onusien dans un proche avenir.

Par ailleurs la crise centrafricaine a été traitée sans la présence des principaux concernés. La présidente de la Commission de l’Union africaine, Nkosazana Dlamini Zuma a exclu l’idée d’envoyer un carton d’invitation à la nouvelle présidente centrafricaine Catherine Samba Panza, dont le pays a été suspendu depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par les rebelles de la Séléka.

Absent, aussi, l’Égyptien Abdel Fattah al-Sissi, dont le pays est lui aussi suspendu mais dont le ministre des Affaires étrangère a été admis à faire une présentation lors d’une réunion de haut niveau prévu le 29 janvier. Pour lui préparer le terrain, le président a envoyé à chacun de ses homologues une lettre pour leur demander de réintégrer son pays, tout en regrettant que l’UA n’ait pas envoyé d’observateurs lors des dernières élections tenues en Égypte.

Le Sud-Soudanais Salva Kiir ne viendra pas non plus à Addis-Abeba. En dépit de l’accord de cessez-le-feu qui vient d’être signé, le président du plus jeune État du continent a renoncé à quitter son pays. Mais une délégation très active fait du lobbying pour obtenir de l’UA qu’elle soutienne plus nettement le pouvoir de Djouba contre ce que les officiels sud-soudanais qualifient "d’assaillants".

http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20140129113848/union-africaine-crise-centrafricaine-misca-catherine-samba-panza-union-africaine-centrafrique-l-union-africaine-en-quete-de-financements-pour-la-misca.html
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