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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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jf16
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 22 Aoû 2017 - 20:00

Citation :
« En Centrafrique, les groupes armés prolifèrent grâce à une impunité totale »

La chercheuse Nathalia Dukhan rappelle que plus de 80 % du territoire de la République centrafricaine est sous le contrôle ou l’influence de milices.

Par Nathalia Dukhan

LE MONDE| Le 21.08.2017 à 11h33 • Mis à jour le 21.08.2017 à 11h35





Quatorze factions armées, une myriade de milices locales, des intrusions de mercenaires venus des pays limitrophes, une armée informelle « milicianisée ». En août, soit moins d’un an après le retrait officiel de l’opération militaire française « Sangaris », plus de 80 % du territoire de la République centrafricaine est sous le contrôle ou l’influence de milices armées.

Depuis dix mois, la situation sécuritaire et humanitaire est désastreuse. Ces derniers jours, les villes de Bangassou, Gambo et Béma, situées dans l’est du pays, sont le théâtre de massacres et de violences sectaires. Si les chefs des groupes armés portent une lourde responsabilité, ils ne sont pourtant pas les seuls responsables de cette escalade des violences. Des acteurs politiques et leurs réseaux de soutiens, plus discrets mais avides de pouvoir et d’enrichissement personnel, agissent dans l’ombre en soutenant et perpétuant ces crimes.

Ce système politique, fondé sur l’instrumentalisation de la violence, alimente les trafics, menace la stabilité de la région et maintient la population de tout un pays dans un désarroi profond. Pour sortir de la crise, il apparaît urgent de délégitimer les acteurs de la violence qui participent pourtant aux processus de paix, de renforcer la mise en œuvre des mécanismes judiciaires et de sanctions ciblées, de s’attaquer aux réseaux de trafics, pour ouvrir la voie vers un dialogue de paix.

Prolifération de groupes armés

A l’heure où les Nations unies alertent l’opinion internationale sur l’existence de « signes avant-coureurs » d’un génocide et d’un nettoyage ethnique, le bilan des trois années de la mission de l’ONU en Centrafrique s’avère plus que mitigé. Un récent rapport d’enquête des Nations unies le confirme, indiquant que « peu de progrès ont été accomplis pour apporter des solutions aux causes profondes de la crise ».

Pire, depuis 2014, le nombre de groupes armés prolifère à un rythme effrayant et leur pouvoir de nuisance continue de s’accroître. Confirmées en février dans un rapport du secrétaire général des Nations unies, les gesticulations des chefs des groupes armés s’expliquent par une volonté de renforcer leur pouvoir de négociation dans les pourparlers, qui incluent notamment la quête d’une amnistie générale.

Face aux blocages, et depuis dix mois déjà, les chefs de trois groupes armés issus des ex-Séléka (le Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique, de Nourredine Adam ; le Rassemblement patriotique pour le renouveau de la Centrafrique, de Zakaria Damane ; le Mouvement patriotique centrafricain, de Mahamat Al-Khatim) et d’un groupe issu du mouvement anti-balaka (dirigé par Maxime Mokom) ont formé une coalition opportuniste, et sont passés à une stratégie plus meurtrière et plus violente encore. Celle-ci consiste en une intensification des violences sectaires, l’extension de leur zone de contrôle, des attaques ciblées contre le personnel humanitaire et onusien et contre les groupes qui refusent de les rallier, et une intensification de la prédation économique.

Instrumentalisation d’un patriotisme de façade

En quinze ans, la situation sécuritaire du pays s’est largement détériorée. Un phénomène d’un genre nouveau a vu le jour : la professionnalisation de la violence armée avec la prolifération de groupes politico-militaires, qui adoptent des tactiques agressives pour faire valoir leurs revendications. Ces groupes armés nouvelle génération incarnent un secteur en pleine expansion puisqu’ils sont les premiers « pourvoyeurs d’emplois » d’une jeunesse rurale désœuvrée.

Pour légitimer leur existence et peser dans les négociations politiques, leurs chefs instrumentalisent un patriotisme de façade et s’approprient les mots patriotes, justice, paix, unité, démocratie, etc. Ils articulent aussi une idéologie qui leur permet de légitimer leurs exactions et mieux justifier leurs revendications politiques.

Aujourd’hui, le jeu politique centrafricain est entièrement accaparé par ces groupes politico-militaires et par des acteurs politiques nationaux et régionaux pour qui la violence est une arme politique. Les partis politiques sont devenus des acteurs de seconde zone qui s’allient pourtant avec les groupes armés lorsque leurs intérêts convergent.

Dans la capitale du pays, Bangui, la tension est palpable et le climat politique est délétère. Depuis longtemps, le pays vit au rythme des menaces, réelles ou fictives, de coups d’Etat. Pour comprendre cette dynamique, il faut rappeler qu’en Centrafrique, le changement de régime a plus souvent été le résultat d’un coup d’Etat militaire que d’un processus électoral. François Bozizé, en 2003, et Michel Djotodia, en 2013, ont été propulsés au sommet de l’Etat grâce à l’action concertée de combattants armés et de soutiens extérieurs. Cette tradition du changement de régime par la force s’est aujourd’hui enracinée dans la culture politique du pays.

Myriade de groupes politico-militaires

Dans ce système, certains acteurs politiques, motivés par des intérêts politiques et financiers privés, n’hésitent pas à faire appel à la myriade de groupes politico-militaires pour faire avancer leurs ambitions personnelles. Deux exemples illustrent ce système.

François Bozizé, le président chassé du pouvoir par un coup d’Etat en 2013, continue d’instrumentaliser les réseaux affiliés à son parti politique, le Kwa Na Kwa, et à l’aile anti-balaka dirigé par son neveu, Maxime Mokom. L’homme influence ces réseaux et ses appuis extérieurs pour tenter un retour au pouvoir.

Durant la transition politique de 2014-2015, des sources crédibles confirment que certains hommes politiques installés à des postes de responsabilité durant la transition politique de 2014-2015 n’auraient pas hésité à soutenir les milices armées pour créer les troubles dans la capitale, Bangui, et dans le reste du pays. D’après ces mêmes sources, l’objectif était simple : empêcher l’organisation d’élections pour obtenir une prorogation de la transition et se maintenir au pouvoir aussi longtemps que possible.

Dans le climat politique actuel, ce système perdure toujours et prolifère grâce à une impunité totale. Faut-il renforcer la force onusienne pour stabiliser la Centrafrique ? Sans doute, mais sans un mandat robuste qui viserait à aller aux racines des violences, cette stratégie pourrait bien être vaine.

Pour pouvoir engager un dialogue constructif, la communauté internationale devrait privilégier certaines mesures prioritaires, à savoir l’annonce avec fermeté que tout régime arrivé par la force n’obtiendra pas de reconnaissance régionale et internationale. Les mécanismes judiciaires et de sanctions financières devraient être renforcés et rapidement mis en œuvre en ciblant les acteurs de la violence, ainsi que leurs réseaux de soutien. En Centrafrique, la violence ne devrait plus être un business profitable.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/08/21/en-centrafrique-les-groupes-armes-proliferent-grace-a-une-impunite-totale_5174634_3212.html#p4cDhKbWtOFCQITD.99
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 23 Aoû 2017 - 1:25

je sens la main du SUDAF plein le nez
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 23 Aoû 2017 - 17:09

Citation :
Centrafrique: signes avant-coureurs d'un génocide, insiste un haut responsable de l'ONU


AFP 23/08/2017


En Centrafrique où les violences s'étendent, des signes avant-coureurs de génocide existent, a affirmé mardi devant le Conseil de sécurité, selon des diplomates, le secrétaire général adjoint de l'ONU pour les Affaires humanitaires, le Britannique Stephen O'Brien.

Lors de ces discussions fermées à la presse, qui ne figuraient pas à l'agenda officiel du Conseil et avaient été réclamées en urgence par la France, Stephen O'Brien "a répété ce qu'il avait dit" début août lors d'une réunion à l'ONU, a rapporté l'une de ces sources diplomatiques.

"Les signes avant-coureurs de génocide sont là", avait-il alors mis en garde en rendant compte d'un récent voyage mené en Centrafrique et en réclamant davantage de militaires et de policiers pour l'opération de paix de l'ONU (Minusca) dans ce pays de 4,5 millions d'habitants.
Ses propos avaient suscité des remous au sein de l'Organisation, toujours traumatisée par son échec à prévenir le génocide survenu au Rwanda en 1994.

Les Nations unies maintiennent quelque 12.500 militaires et policiers en Centrafrique pour aider à protéger les civils et soutenir le gouvernement du président Faustin-Archange Touadera, élu l'an dernier.
Selon Stephen O'Brien, cité par un diplomate, le nombre de déplacés dans le pays atteint aujourd'hui "600.000, soit 40% de plus que l'an dernier". Le responsable de l'ONU a aussi mis en garde le Conseil de sécurité contre les violences qui visent les acteurs humanitaires sur le terrain, obligeant à suspendre plusieurs de leurs actions. Les violences s'étendent dans le pays, comme dans la région de Bangassou (sud-est), a-t-on précisé de même source.

La Centrafrique subit un regain de violences des factions de l'ex-Séléka, prétendant défendre la minorité musulmane, et groupes d'"auto-défense" anti-balaka, majoritairement chrétiens. Le contrôle des ressources naturelles est aussi un enjeu des violences.
Selon un autre diplomate, lors des échanges mardi, "des membres du Conseil de sécurité ont proposé une visite" de cette instance en Centrafrique pour qu'elle se fasse une idée plus précise de la situation.

Début août, Stephen O'Brien avait exhorté le Conseil de sécurité à "agir maintenant, ne pas réduire l'effort de l'ONU et prier pour ne pas avoir à vivre en le regrettant".
Mardi, selon des diplomates, il a réaffirmé que l'objectif de 497 millions de dollars pour financer l'aide humanitaire destinée cette année à la Centrafrique était loin d'être atteint.

https://www.lorientlejour.com/article/1068733/centrafrique-signes-avant-coureurs-dun-genocide-insiste-un-haut-responsable-de-lonu.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 23 Aoû 2017 - 17:18

il faut absolument donner les ordres pour modifier les règles d'engagement de notre contingent FAR sur place.
en cas de menace, tire ouvert.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 23 Aoû 2017 - 19:50

Citation :
23 août 2017

La MINUSCA dénonce le communiqué de la coordination des anti-balaka



La MINUSCA a pris connaissance avec consternation du communiqué signé par M. Maxime Mokom, au nom de la coordination des anti-Balaka, en date du 21 août. Ce communiqué lui fait injonction de “prendre ses responsabilités, pour bouter ces mercenaires étrangers hors du territoire national”, en menaçant de prendre ses responsabilités pour la 2e fois “pour la défense de la souveraineté” de l’État.

La MINUSCA s’insurge contre la tentative d’instrumentalisation de la Charte des Nations Unies et des instruments pertinents du droit international pour la promotion des droits de l’homme et des peuples, à laquelle se livre M. Mokom. La MINUSCA tient à rappeler qu’elle a été établie par des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies pour mettre fin à des crimes graves, qui avaient été perpétrés en République centrafricaine pendant les heures sombres de la crise qui l’a frappée en 2013.

La MINUSCA précise également, comme l’a rappelé le Rapport-mapping sur les violations graves des droits de l’homme et des atteintes au Droit International Humanitaire, qu’elle a publié conjointement avec le Bureau du Haut commissariat aux droits de l’homme, en mai 2017, qu’un processus est toujours en cours pour connaître tous les crimes et toutes les destructions qui ont été commises contre des populations innocentes centrafricaines, pour que leurs auteurs répondent devant les juridictions pertinentes centrafricaines et internationales.

A cet égard, en se réclamant des actes odieux commis par les anti-Balaka, dont nombreux sont en cours d’investigation, M. Mokom fait publiquement et de manière honteuse, l’apologie de la violence et de l’impunité qui est la source de l’instabilité et de la violence cyclique qui affectent la Centrafrique depuis des décennies.

La MINUSCA dénonce donc, de manière la plus forte, l’injonction faite par M. Mokom et son groupe, qui ressemble tant à une justification des violences intercommunautaires qui sont en cours et qui continuent d’endeuiller de nombreux Centrafricains qu’à une tentative de récupération d’actes de violence pseudo-populaire à des fins de déstabilisation des institutions légitimes centrafricaines.

La Centrafrique étant un État de droit, aucun groupe armé - aucun individu -ne peut s’arroger le droit de recourir à la violence armée, au prétexte de mettre fin à l’insécurité quel qu’en soit d’ailleurs la gravité.

La MINUSCA rappelle, qu’agissant avec le consentement de autorités centrafricaines et sous instruction du Conseil de sécurité, elle a pour mandat de contribuer au rétablissement de la paix, à la protection des populations civiles et à la restauration de l’autorité de l’État de manière impartiale. Elle ne saurait, par conséquent, recourir à la force pour satisfaire les sombres desseins de quelque partie que ce soit et surtout pas des anti-Balaka, qui sont déjà impliqués largement dans des violences qui se poursuivent et continuent d’endeuiller ce pays.

La MINUSCA tient à souligner que seule la voie du dialogue promu par le Président de la République et le Gouvernement centrafricain, à travers le Programme National de DDRR et les multiples processus de médiation, y compris par l’Union africaine et la communauté de Sant’Egidio, sont à même de contribuer à une sortie durable de la crise en RCA. C’est dans ce contexte que la question de la prise en charge des combattants étrangers sera traité dans le respect bien compté du droit international en vigueur. Tout autre appel est tendancieux et contribuera à exacerber une situation déjà fort préoccupante et de légitimer la violence comme une arme politique.

La MINUSCA n’y souscrira jamais et ne ménagera aucun effort pour appuyer les initiatives légitimes des autorités centrafricaines dans leur volonté de construire une Centrafrique plus paisible et prospère dans la diversité et la cohésion nationale.

https://minusca.unmissions.org/la-minusca-d%C3%A9nonce-le-communiqu%C3%A9-de-la-coordination-des-anti-balaka
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 24 Aoû 2017 - 21:49

Citation :
Centrafrique : La Minusca justifie une perquisition dramatique au domicile du député de Bangassou

Publié le jeudi 24 aout 2017 | Centrafique Actu


© Autre presse par DR
Des Casques bleus marocains de la Minusca, à Bangassou, en Centrafrique



BANGUI — Une perquisition de la Minusca a tourné au drame ce 3 Aout au domicile du député de Bangassou 2. La Minusca soutient que c’est une opération justifiée et menée selon les règles de l’art et que la personne neutralisée n’est pas un civil pacifique. Propos de Vladimir Montéiro, porte-parole de la Minusca ce 23 Aout à Bangui.

La localité de Bangassou a connu un pic de violence faisant plusieurs déplacés internes et externes. Les contingents de la Minusca basés dans la localité ont essuyé des tirs et enregistré des pertes à vie humaine. C’est dans ce contexte que la Minusca a lancé une opération de perquisition dans les domiciles privés. Des internautes critiquent le fait que la perquisition du domicile de l’élu de Bangassou n’est pas expressément autorisée par une note du parquet du tribunal de grande instance de Bangassou.

VLADIMIR MONTÉIRO, PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA JUSTIFIE LE DRAME LA LÉGITIME DÉFENSE, « À BANGASSOU LA FORCE A MENÉ DES PERQUISITIONS PARCE QUE DANS LA VILLE IL Y AVAIT DES PRÉSUMÉS ANTIBALAKAS. L’UN DES ÉLÉMENTS LORS DE L’INTERPELLATION A ATTAQUÉ NOS FORCES AVEC UNE MACHETTE. IL A ÉTÉ NEUTRALISÉ ET DEUX AUTRES ANTIBALAKAS ONT ÉTÉ INTERCEPTÉS, TRANSFÉRÉS À BANGUI. ILS SONT REMIS AUX AUTORITÉS JUDICIAIRES », A-T-IL INDIQUÉ.

Il a en outre ajouté que la Minusca dans sa mission de protection des civils continue sa mission dans le respect stricte de la loi « l’opération se fait dans le respect de Droit de l’Homme. Il n’y a pas de violation. Nous avons toutes les preuves. Ils ne sont pas des paisibles civils. Nous réitérons encore une fois l’engagement de la force par rapport au professionnalisme et le respect des Droits de l’Homme. Aucun des casques bleus quelque soit sa nationalité n’a signé aucun pacte avec les groupes armés » a-t-il conclu.

Le député de Bangassou, joint par le RJDH promet faire la lumière sur les circonstances. Les tentatives du RJDH pour joindre le parquet de Bangui ont été vaines. Cette déclaration intervient après un calme relatif après les tensions sécuritaires dans certaines villes du sud du pays

http://news.abangui.com/h/59443.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 26 Aoû 2017 - 22:23

Citation :


26 août  2017

Les adieux de la MINUSCA à un Casque bleu pakistanais



Au sein de la Force de la MINUSCA, le Caporal Muhammad Ali servait aux côtés des 748 Casques bleus du bataillon pakistanais (PAKBATT).  Le 22 août 2017, il a tragiquement perdu la vie dans un accident de la route, à Damara, près de 75 km au nord de Bangui. Deux Casques bleus ont aussi été blessés et reçoivent des soins à l’hôpital militaire serbe de la Mission à Bangui.

En mémoire du défunt, une cérémonie d’adieu a été organisée, ce samedi 26 août 2017, au quartier général de la MINUSCA, à Bangui, en présence de plusieurs officiels de la Mission, dont le Commandant de la Force, le Général Balla Keita, la Directrice du Cabinet du Représentant spécial, Barrie Freeman, le Commissaire de la Police de la MINUSCA, le Général de brigade Roland Zamora, ainsi que plusieurs membres des personnels civil, policier et militaire de la Mission.

Arrivé en République centrafricaine le 5 février 2017, le Caporal Ali a été déployé à Kaga-Bandoro (Centre) et Ndélé (Nord), où il a effectué des tâches opérationnelles courantes « avec une compétence et un conscience professionnelle exceptionnelles », fait valoir le Commandant du contingent pakistanais, le Major Muhammad Saggu. Et d’inscrire au nombre des qualités dont a fait montre Muhammad Ali une grande discipline, un dévouement, une bravoure et un professionnalisme hors pair. Aujourd’hui, c’est aussi  sans réserve qu’il dédie sa vie précieuse pour la noble cause des Nations Unies en Centrafrique.

Au nom de la MINUSCA et des Nations Unies, le Commandant de la Force de la MINUSCA, le Général Balla Keita, a, ensuite, présenté, non sans émotions, les condoléances de la Force à la famille du défunt, à ses compagnons d’armes et à son pays, indiquant que « lorsque nous évoquons nos frères et sœurs casques bleus tués dans l’exercice de leurs fonctions, nous pensons le plus souvent à des attaques hostiles. Mais il importe de se rappeler qu’il existe d’autres risques et sacrifices dans l'accomplissement du devoir pour la cause de la paix dans ce contexte difficile.» Et de souhaiter un prompt rétablissement aux deux autres soldats blessés dans le même accident.

Le Caporal Muhammad Ali était âgé de 32 ans.

https://minusca.unmissions.org/les-adieux-de-la-minusca-%C3%A0-un-casque-bleu-pakistanais
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 30 Aoû 2017 - 18:30

Citation :
Centrafrique: 8 morts dans des affrontements dans le nord-est


AFP 30/08/2017


Au moins huit personnes, dont des civils, ont été tuées et 29 autres blessées dans de récents affrontements dans le nord-ouest de la Centrafrique sur l'axe Bria-Yalinga, a indiqué mercredi le Bureau des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha).

"Durant la semaine écoulée, plusieurs affrontements étaient rapportés sur les différents axes périphériques (à Bria). Sur le dernier axe (Bria-Yalinga), il est rapporté au moins 8 morts, dont des civils, et 29 blessés lors des récents combats", selon le communiqué hebdomadaire d'Ocha. L'identité des belligérants des combats reste inconnue à ce jour. Bria, qui se trouve à 450 kilomètres au nord-est de Bangui, a été en proie à une recrudescence de violences entre le 16 et le 19 août, qui ont fait au moins treize morts.

Les affrontements avaient opposé la milice ex-Séléka du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC) d'Abdoulaye Hissène et des miliciens anti-balaka. Bria est aussi "le coeur de la zone de production (de diamants) de l'est" de la Centrafrique, expliquait fin 2016 le groupe d'experts de l'ONU sur la Centrafrique dans un rapport, ajoutant que "le trafic illicite de diamants en provenance de Bria s'est développé".

La Centrafrique subit depuis plusieurs mois une recrudescence d'affrontements entre groupes armés, avec en ligne de mire le contrôle des ressources naturelles et des zones d'influence.

L'ex-colonie française de 4,5 millions d'habitants a basculé dans la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé par les groupes armés de la Séléka ("coalition" en langue nationale sango), affirmant défendre les quelque 20% de musulmans de Centrafrique, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka ("anti-machettes") majoritairement chrétiennes.

https://www.lorientlejour.com/article/1069958/centrafrique-8-morts-dans-des-affrontements-dans-le-nord-est.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 31 Aoû 2017 - 23:21

Citation :
RCA: un évêque protège 2000 musulmans d'une milice chrétienne


Il y a 9 heures


L'évêque de la mission catholique de Bangassou, Juan José Aguirre Mu, a recueilli près de 2000 réfugiés musulmans centrafricains menacés par une milice chrétienne.

Une milice anti-balaka fait le siège devant la mission catholique dans laquelle vivent les musulmans.

Au micro de BBC, il évoque les difficultés rencontrées par les 2100 musulmans qui ont trouvé refuge dans la cathédrale qu'il dirige après avoir fui les groupes armés.

Bangassou, ville située au sud-est de la Centrafrique est depuis plusieurs mois le théatres de violences meurtrières entre ex-séléka et anti-balaka.

C'est également dans cette même zone qu'au mois de juillet dernier, un casque bleu marocain a été tué et trois autres blessés dans une embuscade menée, selon la Minusca, par des combattants anti-balakas.

Mgr Juan José Aguirre aborde d'abord la situation actuelle et les défis sécuritaire auxquels il est confronté.

http://www.bbc.com/afrique/region-41108987
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 2 Sep 2017 - 21:51

Citation :
2 sept 2017

La MINUSCA condamne le détournement d’un camion par des éléments armés de Bangassou et obtient sa remise sans condition



La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a obtenu la remise sans condition du camion appartenant à un de ses contractants, détourné jeudi dernier près de Bangassou (700 kilomètres à l’est de Bangui) par des éléments armés, responsables des crimes qui ont récemment endeuillé cette localité.


Face à l’éventualité d’une opération des Forces spéciales de la MINUSCA et grâce à l’entremise de la Plate-forme religieuse, ces éléments armés ont été contraints de restituer le véhicule volé, mais non sans l’avoir vandalisé et pillé le chargement, notamment du combustible et des rations contenus dans des emballages estampillés Nations Unies. La MINUSCA met en garde ces éléments armés qui pourraient utiliser le matériel et les produits en leur possession pour commettre de nouveaux actes criminels voire ternir la réputation de la mission. La MINUSCA reste déterminée à contribuer à mettre fin à la criminalité organisée qui tend à s’installer à Bangassou.


La MINUSCA tient à féliciter la Plate-forme religieuse pour son entremise et l’encourage à poursuivre ses efforts vers un règlement pacifique de la crise qui secouent Bangassou et ses environs, y compris en facilitant l’identification et l’arrestation des fauteurs de trouble et de leurs commanditaires, quelque que soit leur affiliation.

La MINUSCA entend pour sa part poursuivre sa mission de protection des populations civiles, en toute impartialité, et soutenir l’action des autorités centrafricaines légitimes en vue de restaurer l’autorité de l’Etat, promouvoir la cohésion sociale et lutter contre l’impunité.

https://minusca.unmissions.org/la-minusca-condamne-le-d%C3%A9tournement-d%E2%80%99un-camion-par-des-%C3%A9l%C3%A9ments-arm%C3%A9s-de-bangassou-et-obtient-sa
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 5 Sep 2017 - 21:38

Citation :
Vers le déploiement de 750 soldats Camerounais en Centrafrique

Publié le mardi 5 septembre 2017 | Agence de Presse Africaine


© Autre presse par DR
Armée Camerounaise



APA - Quelque 750 soldats Camerounais choisis pour être déployés en République centrafricaine dans le cadre de la Mission multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) viennent d’achever leur formation de pré-déploiement à Douala en présence des représentants des Etats-Unis qui ont financé ladite formation, a constaté APA mardi dans la métropole économique du Cameroun.

Le déploiement de cet autre contingent de soldats camerounais en Centrafrique devrait intervenir courant septembre, après le report du mois d’août, ont renseigné des sources proches du ministère de la Défense (MINDEF).

Etalée sur 10 semaines, cette formation était essentiellement axée sur les combats aux armes de petits calibres et aux armes lourdes, à la défense du camp de base, à la négociation et au respect des droits de l’Homme, a-t-on indiqué.

Ces soldats vont prochainement intégrer le 4è contingent du bataillon camerounais engagé à la MINUSCA pérennisant une tradition pour le Cameroun, se sont félicité les autorités nationales.

Avant de s’engager dans la MINUSCA en avril 2014, le Cameroun a participé à la Force multinationale de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (FOMAC) d’octobre 2002, à la Force de consolidation de la paix (FOMAC, MICOPAX) juillet 2008, à la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) de décembre 2013.

Avec plus de 1000 soldats déjà déployés dans ce pays, le Cameroun est l’un des plus gros contributeurs en troupes dans le cadre de la pacification et de la sécurisation de la Centrafrique.

http://news.abangui.com/h/59575.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 6 Sep 2017 - 20:49

Citation :
6 sept 2017

La MINUSCA dénonce la création annoncée d’un nouveau groupe armé



La MINUSCA dénonce la création annoncée d’un nouveau groupe armé en Centrafrique, au moment où la plupart des groupes armés prennent part depuis fin août, à une opération-pilote du DDR et que des initiatives pour la paix sont mises en place sous le leadership des autorités nationales. « La MINUSCA a appris avec préoccupation l’annonce de la naissance d’un mouvement baptisé Rassemblement des Républicains. La MINUSCA rejette d’ores et déjà toute voie qui mènerait vers plus de violence. La solution à la crise passe par le dialogue”, a déclaré mercredi le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

Lors de la conférence de presse hebdomadaire, le porte-parole a indiqué que les groupes armés doivent « cesser les hostilités, s’engager de bonne foi dans le Programme National du DDRR établi par le Président de la République et parvenir à un accord global de paix, dans le cadre de la feuille de route de l’Union africaine (UA) et de la communauté Sant’Egidio, sous le leadership des autorités ». A propos de l’opération-pilote du DDR, Monteiro a indiqué qu’à Bangui, « 87 combattants dont quatre femmes ont été enregistrés à ce jour, en vue de leur démobilisation et réintégration».

Sur le plan sécuritaire, le porte-parole a fait part de l’intervention robuste des casques bleus de la MINUSCA, lundi à Bria, afin d’empêcher l’entrée dans la ville d’un nombre important d’éléments armés du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC). Le porte-parole a par ailleurs mis en garde contre les pressions exercées par des groupes armés, notamment dans le nord-ouest de la Centrafrique, sur des religieux. «Les responsables religieux, les plateformes religieuses ont un rôle important à jouer dans la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans les communautés”, a-t-il précisé.

Le porte-parole est revenu sur l’appui de la MINUSCA et des partenaires de la Centrafrique au programme de restauration de l’autorité de l’Etat, réaffirmé mercredi par le Représentant spécial du Secrétaire Général, Parfait Onanga-Anyanga, lors d’un atelier. Selon le porte-parole, le Représentant spécial a souligné l’« urgence à se mobiliser pour la restauration de l’autorité et du fonctionnement de l’Etat. Le défi est sans doute de taille mais les enjeux sont si importants pour que tous les efforts nécessaires doivent être mobilisés pour y arriver. » Monteiro a également annoncé l’arrivée à Bangui, en début de semaine, du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général, Kenneth Gluck, pour assumer ses fonctions.

De son côté le porte-parole de la Force de la MINUSCA, lieutenant-colonel Côme Ndayiragije, a fait savoir que dans les régions, la Force poursuit ses opérations de protection des civils et continue d’escorter de nombreux convois à vocation humanitaire pour « permettre l’accès ȧ l’assistance humanitaire aux populations civiles, dont une partie importante vit dans des conditions déplorables dans des camps des déplacés ». « De jour comme de nuit, la force continue ses patrouilles et s’interpose entre les groupes armés là où éclatent des affrontements », a souligné le porte-parole.

Pour sa part, la porte-parole de la composante police de la MINUSCA, Oana Andreea Popescu, a souligné que le processus de finalisation du recrutement des 500 policiers et gendarmes se poursuit. « A l’issue des épreuves, 500 candidats ont été admis sur la liste principale et 184 sur la liste d’attente. L’arrêté interministériel qui officialise ces listes est signé et une campagne de communication sera menée ultérieurement par les autorités nationales pour aviser les candidats retenus, avant de préciser les dates d’incorporation dans les deux écoles, une fois celles-ci opérationnelles », a indiqué Popescu.


https://minusca.unmissions.org/la-minusca-d%C3%A9nonce-la-cr%C3%A9ation-annonc%C3%A9e-d%E2%80%99un-nouveau-groupe-arm%C3%A9
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 8 Sep 2017 - 18:06

Citation :
Centrafrique: "violents combats" à Bria, au moins 1 mort et 53 blessés


AFP 08/09/2017


De violents combats ont secoué Bria, dans l'est de la Centrafrique, jeudi, faisant au moins un mort et 53 blessés, selon un premier bilan de l'ONG Médecins Sans Frontières (MSF) transmis vendredi à l'AFP.

"Des violents combats ont à nouveau secoué la ville de Bria le 7 septembre", a annoncé MSF, qui explique avoir pris en charge 25 blessés à l'hôpital de Bria, et 28 à la clinique d'un site de déplacés, dans laquelle une personne est décédée.

Selon Eusebe Gonayo, habitant de Bria joint par téléphone par l'AFP, "des tirs nourris d'armes lourdes et légères ont retenti jusqu'en début d'après-midi" jeudi dans la ville.

Les combats ont opposé deux factions en conflit du groupe armé Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), celle menée par Nourredine Adam et son coordonnateur militaire à Bria, Abdoulaye Hissène, l'autre, emmenée par Azor Khalit.
La Mission des Nations unies (Minusca), présente à Bria, confirme que les combats ont "opposé deux factions du FPRC".

Son porte-parole, Vladimir Monteiro, explique à l'AFP que les éléments de la Minusca "s'assurent de la sécurisation des déplacés et que l'hôpital est protégé".
"Nous avons reçu des blessés au service des urgences de Bria à chaque éruption de violence. Nous constatons malheureusement que (leur) nombre est chaque fois plus important", écrit dans le communiqué Jean-Pierre Kaposo, responsable de MSF à Bria.

La Centrafrique subit depuis plusieurs mois une recrudescence d'affrontements entre groupes armés, avec pour enjeu le contrôle des ressources naturelles et des zones d'influence.

L'ex-colonie française de 4,5 millions d'habitants a basculé dans la guerre civile en 2013 après le renversement du président François Bozizé par les groupes armés de la Séléka ("coalition" en langue nationale sango), affirmant défendre les quelque 20% de musulmans de Centrafrique, entraînant une contre-offensive des milices antibalaka ("antimachettes") majoritairement chrétiennes.

https://www.lorientlejour.com/article/1071549/centrafrique-violents-combats-a-bria-au-moins-1-mort-et-53-blesses.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 12 Sep 2017 - 15:37

Citation :
Centrafrique: au moins six morts, 28.000 personnes sans aide humanitaire à Batangafo


AFP 12/09/2017


Au moins six personnes ont été tuées depuis jeudi à Batangafo, dans le nord-ouest de la Centrafrique, où plus de 28.000 personnes sont privées d'aide, selon plusieurs sources humanitaires.
"La ville de Batangafo a connu une nouvelle éruption de violences le jeudi 7 septembre, suite au meurtre d'un journalier travaillant pour une organisation humanitaire", écrit l'ONG Médecins sans frontière (MSF) dans un communiqué reçu lundi soir.
Cinq autres personnes seraient mortes dans ces nouvelles violences, selon une source humanitaire s'exprimant sous couvert d'anonymat.

D'autre part, MSF a indiqué que "des civils venant chercher refuge à l'hôpital se sont fait tirer dessus". L'ONG condamne "ces attaques à l'encontre des populations civiles et des travailleurs humanitaires".
A Batangafo, plus de 28.000 personnes sont désormais privées d'aide humanitaire suite au retrait des ONG présentes sur place, s'est inquiété lundi soir le Comité de Coordination des ONG internationales en Centrafrique (CCO) dans un communiqué. Seule MSF affirme assurer encore "les urgences vitales".
"L'assistance de base - eau, hygiène, assainissement c'est fini (...) les gens n'ont plus rien", avait confié samedi à l'AFP un humanitaire sous couvert d'anonymat.

Le CCO, qui regroupe 52 ONG, dénonce "l'extrême violence de cette énième attaque, notamment l'utilisation de lance-roquettes et d'autres armes automatiques à l'intérieur d'une base humanitaire".
"Ce retrait démontre, encore une fois, un rétrécissement de l'accès humanitaire dans tout le pays", ajoute le communiqué.

Batangafo est en proie à un regain de violences depuis fin juillet, lorsque de violents combats entre des hommes non identifiés ont fait 24 morts et provoqué la fuite d'habitants de la région.

La Centrafrique peine à sortir du conflit qui a commencé en 2013 avec le renversement du président François Bozizé par l'ex rébellion de la Séléka, entraînant une contre-offensive des milices anti-balaka, et ce, malgré l'intervention de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca, quelque 12.500 hommes).

Le nombre de personnes déplacées dans le pays est passé de 400.000 en janvier à plus de 600.000 en août, souligne le CCO. Selon l'ONU, la moitié des 4,5 millions de Centrafricains dépend de l'aide humanitaire.

https://www.lorientlejour.com/article/1072153/centrafrique-au-moins-six-morts-28000-personnes-sans-aide-humanitaire-a-batangafo.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 13 Sep 2017 - 21:00

Citation :
Centrafrique : nouvelles attaques des groupes armés à Bouar et à Ngaoundaye

Publié le mercredi 13 septembre 2017 | Xinhua


© Autre presse par DR
Centrafrique : des leaders de groupes armés attendus à Rome



BANGUI - Le village Vakabé, situé à 30 km de la ville centrafricaine de Bouar (ouest), et l'autre ville centrafricaine de Batangafo (extrême-nord) ont été attaqués par des groupes armés, a appris lundi Xinhua auprès d'un rescapé.

Augustin Ndémandja, un habitant du village Vakabé, a attribué l'attaque de vendredi et samedi derniers aux éléments des 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), le groupe rebelle dirigé par Abass Sidiki. Le bilan de cette attaque spontanée serait de trois personnes tuées, plusieurs blessés et de nombreuses maisons incendiées.

Tout comme M. Ndémandja, qui a réussi à s'enfuir en brousse pour se mettre à l'abri à Bouar, de nombreuses personnes sont encore cachées dans la brousse.

Du côté de l'autre ville centrafricaine, Bantagafo, des affrontements sont nés, depuis trois jours, de ce que des ex-Séléka ont tué un jeune antibalaka. Les camarades de la victime ont aussitôt réagi, créant alors une panique généralisée dans la ville.

Dans la confusion, l'hôpital de Batangafo a été saccagé tandis que le siège de l'ONG internationale NRC (Conseil norvégien pour les réfugiés) a été entièrement pillé.

Le personnel du NRC, exfiltré précipitamment pour Bangui, ignore tout du bilan.

Dans l'un ou l'autre des deux cas, la MINUSCA a affirmé ne pas être au courant, d'après son porte-parole, Vladimir Montéro.

http://news.abangui.com/h/59652.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 14 Sep 2017 - 22:16

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 15 Sep 2017 - 21:51

Citation :
 15 sept  2017

La MINUSCA met en garde ses contractants sur le transport illégal de civils


En août dernier, la MINUSCA avait intercepté des chauffeurs de camions qui transportaient illégalement quelques 50 civils, dans un convoi escorté par les casques bleus, au départ de Bangassou (700 km à l’est de Bangui) pour la capitale centrafricaine. La Mission a demandé à l’employeur des chauffeurs de sanctionner ces derniers.

La MINUSCA a adressé des lettres d’avertissement à quatre compagnies de transport contractantes, dans laquelle il leur est exigé de prendre des mesures concrètes contre le transport non autorisé de civils dans les convois sous escorte des casques bleus.

La MINUSCA demande notamment aux contractants de faire signer un code de conduite à chacun de leurs chauffeurs, faute de quoi elle prendrait des mesures conservatrices.

La MINUSCA tient cependant à souligner que, dans le cadre de sa mission de protection des populations civiles et afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens, la Force organise régulièrement des convois transportant des civils d’un point à l’autre du pays, comme ce fut le cas à Ippy, au premier trimestre de l’année en cours et récemment à Bangassou.

https://minusca.unmissions.org/la-minusca-met-en-garde-ses-contractants-sur-le-transport-ill%C3%A9gal-de-civils
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 15 Sep 2017 - 22:20

Citation :
Centrafrique : des groupes d’autodéfense empêchent la sortie des militaires bangladeshis de Bouar vers Niem-Yéléwa et Bocaranga


Publié le vendredi 15 septembre 2017 | Xinhua


Soupçonnant les militaires bangladeshis de la mission onusienne MINUSCA d'être à l'origine des hostilités ces derniers temps dans la ville centrafricaine de Bouar (ouest), des groupes d'autodéfense ont érigé des barricades pour empêcher que ces militaires ne se rendent pas dans les villes centrafricaines de Niem-Yéléwa et de Bocaranga (nord-ouest), a appris Xinhua jeudi.

Un des groupes d'autodéfense joint au téléphone fait constater que "chaque fois que les militaires bangladais se rendent à Niem-Yéléwa et à Bocaranga, à leur retour, il y a des troubles à Bouar", une manière détournée d'accuser que les Bangladais ramènent de leurs patrouilles des éléments des 3R (Retour, réclamation et réhabilitation), un groupe armé dirigé par Abass Sidiki, dans le but de perpétuer la crise dans la localité.

Ces groupes d'autodéfense réclament le redéploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) afin qu'ils assurent la défense du territoire et la protection des populations.
Le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Montéro, rejette catégoriquement les allégations des groupes d'autodéfense, soulignant que "la MINUSCA a mis en garde Abass Sidiki et ses éléments contre toute tentative d'entrée dans la ville de Bouar, ce qui figurerait dans leur plan".
Cette mesure est similaire à celle où la MINUSCA avait sommé en février dernier Ali Darass, le chef peulh de l'Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), de quitter la ville centrafricaine de Bambari (centre), dans la perspective du projet Bambari "ville sans groupes armés".
M. Montéro a fait constater que les 3R occupent la seconde position parmi les groupes armés qui ont le plus commis d'atrocités la semaine dernière et qu'ils peuvent s'exposer à une éventuelle frappe de la MINUSCA, puisque l'institution qu'il représente ne peut seulement se contenter des dénonciations.

Le représentant spécial du président de la Commission de l'Union africaine en Centrafrique, Mohamed El Hacen Lebatt, trouve regrettable et intolérable le fait que "des Centrafricains continuent de tuer leurs compatriotes, une conduite qui ternit l'image du peuple".
Il a émis le vœu que les Centrafricains en arrivent à dire collectivement : "y en a marre".

Les évènements de Bouar sont nés de ce que des éléments du 3R avaient attaqué le village Vakabé, à 30 kilomètres de la ville centrafricaine de Bouar, tuant les habitats et incendiant leurs maisons. De nombreuses personnes s'étaient caché dans la brousse, d'autres ont réussi à se mettre à l'abri dans la ville de Bouar. F

http://news.abangui.com/h/59688.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 21 Sep 2017 - 19:13

Citation :
Pour le président centrafricain, la fin de l’opération Sangaris a été « prématurée »


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 21-09-2017




Quand, en décembre 2013, la France lança l’opération Sangaris, Laurent Fabius, alors ministre des Affaires étrangères, expliquait que la Centrafrique était « au bord d’un génocide ».

À l’époque, ayant pris le pouvoir par la force à Bangui, la coalition de la Séléka (à dominante musulmane) était régulièrement tenue pour responsable d’exactions commises contre la communauté chrétienne. Ce qui, en retour, donna lieu à la formation de milices d’auto-défense, qui, appelées « anti-balaka », étaient, du moins était-ce le cas pour certaines, manipulées le clan de l’ancien président Bozizé.

L’intervention militaire française permit ainsi d’éviter un bain de sang à Bangui ainsi que la partition du pays. Tels étaient les objectifs prioritaires de l’opération Sangaris. Les autres furent considérés comme atteints par la suite, avec le lancement d’un processus de réconciliation intercommunautaire, la reconstruction de l’État centrafricain, avec l’élection du président Faustin-Archange Touadéra, la mise en place d’une mission de formation, sous bannière de l’Union européenne, des forces armées centrafricaines et, enfin, l’accompagnement de la montée en puissance de la Mission multidimensionelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA), forte d’environ 12.000 hommes.

Aussi, en octobre 2016, et malgré un situation sécuritaire encore précaire, il fut décidé de mettre un terme à cette opération. Seulement, depuis quelques semaines, des responsables des Nations unies ne cessent de mettre en garde contre un risque de génocide en Centrafrique, en raison d’affrontements dans le sud-est de ce pays, en particulier dans les secteurs d’Alindao, Bangassou, Mobaye et Bria.

Entre janvier et septembre, à cause de ces violences, 200.000 nouvelles personnes ont été contraintes de quitter leur domicile. Ce qui fait que le nombre de personnes déplacées ou réfugiées (dans les pays voisins) a atteint un « plus haut niveau », avec 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d’habitants.

En réalité, l’État centrafricain ne contrôle pas grand chose. Environ 80% du pays lui échappe et les groupes armés, qui n’ont jamais désarmé malgré leurs engagements pris en ce sens, imposent leur loi, allant même jusqu’à se substituer aux forces de gendarmerie.

Pour schématiser la situation, suivie de près par la France, comme l’a indiqué, la semaine dernière, Mme le ministre des Armées, Florence Parly, deux groupes se disputent les ressources du pays. Ainsi, l’on trouve le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC) du chef de guerre Nouredine Adam, dont le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique (MPC) et une milice « anti-balaka » à dominante chrétienne sont des alliés. Ce qui fait craindre un génocide aux responsables de l’ONU est que cette alliance s’en prend régulièrement à l’ethnie peule, défendue par l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass.

Pour autant, le président centrafricain estime que parler d’un risque de génocide est « erroné ». Pour lui, cette situation obéit à une logique de « prédation » de groupes armés qui profitent du « vide sécuritaire » laissé par le départ des troupes françaises et celui des forces spéciales américaines qui traquaient les combattants de l’Armée de libération du Seigneur (LRA) précisément là où les affrontements sont fréquents actuellement, c’est à dire dans le sud-est de la Centrafrique.

Aussi, a confié le président Touadéra à France 24, le « départ de la force Sangaris » a été « prématuré ». « Il y avait des besoins et à ce moment-là, il fallait continuer à nous appuyer dans la recherche de la paix et de la sécurité », a-t-il affirmé, en disant comprendre les raisons de « politique intérieure » qui ont conduit la France à mettre fin à son opération.

Pour M. Touadéra, les effectifs de la MINUSCA sont insuffisants étant donné qu’ils n’ont pas pris en compte le départ de la force Sangaris et celui des forces spéciales américaines. Il faudrait « trois ou quatre contingents supplémentaires », a-t-il avancé. D’autant plus que les Forces armées centrafricaines (FACa) n’existent que sur le papier. « Nous avons les hommes mais pas les équipements, d’autant plus qu’il y a l’embargo », a-t-il souligné.

http://www.opex360.com/2017/09/21/pour-le-president-centrafricain-la-fin-de-loperation-sangaris-ete-prematuree/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 24 Sep 2017 - 23:08

Citation :
24 sept 2017

La MINUSCA s’insurge contre une nouvelle attaque dirigée contre ses Casques bleus



La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) condamne sans réserve une nouvelle attaque contre sa Force dans l’après-midi du vendredi 22 septembre, à proximité de Gambo (préfecture du Mbomou).
Au cours d’une mission d’escorte de convoi par le contingent marocain, les Casques bleus ont été pris à partie par des éléments armés assimilés à des anti-Balaka et ont vigoureusement riposté pour repousser les assaillants. Un Casque bleu a été grièvement blessé durant les échanges de coups de feu et immédiatement évacué pour une prise en charge médicale. Sa condition est jugée stable.

La Mission condamne avec fermeté cette nouvelle tentative de mettre en péril sa mission et rappelle que son déploiement n’a d’autres objectifs que la protection des populations civiles et le retour de la paix et de la stabilité en RCA, tels que prescrit par son mandat
Elle souhaite prompt rétablissement au Casque bleu blessé et s’assurera que les auteurs de ces actes lâches et répréhensibles soient interpellés et répondent de leurs forfaits devant la justice.

La MINUSCA est plus que jamais déterminée à poursuivre ses missions de sécurisation des populations civiles et de soutien à l’extension de l’autorité de l’Etat en toute impartialité et avec la rigueur nécessaire.

https://minusca.unmissions.org/la-minusca-s%E2%80%99insurge-contre-une-nouvelle-attaque-dirig%C3%A9e-contre-ses-casques-bleus
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 25 Sep 2017 - 18:12

Citation :
Macron assure la Centrafrique de son soutien à l'Onu

reuters.com | 25/09/2017, 17:31 | 469 mots


(Crédits : Philippe Wojazer)


PARIS (Reuters) - Emmanuel Macron a assuré lundi la Centrafrique du soutien de la France dans les négociations à venir à l'Onu sur le renouvellement du mandat de la Minusca, que Bangui souhaite voir renforcée face au regain de violences qui menacent de faire replonger le pays dans la guerre civile.

"La situation du pays reste évidemment très fragile, les groupes armés continuent d'être actifs sur le territoire et notre mobilisation collective continue d'être plus que jamais nécessaire pour garantir une sortie de crise durable", a estimé le chef de l'Etat à l'issue d'un entretien avec son homologue centrafricain Faustin-Archange Touadéra, à Paris.

"A ce titre, la France restera pleinement engagée aux côtés de nos amis centrafricains notamment à New York dans la perspective du renouvellement de la Minusca", a-t-il ajouté devant la presse. "Nous y sommes aujourd'hui engagés, nous continuerons à l'être dans toutes les négociations qui viseront à renforcer la place et le soutien de la communauté internationale à vos côtés".

Au pouvoir depuis février 2016, le président centrafricain a demandé la semaine dernière, en marge de l'Assemblée générale de l'Onu, un renforcement de la force de maintien de la paix de l'Onu et a appelé la communauté internationale à ne pas "oublier" son pays.

Déclenchée en décembre 2013, l'intervention française Sangaris, suivie par celle de la Minusca, ont permis de rétablir un calme fragile et d'organiser des élections mais la situation sur le terrain reste préoccupante.

Dans un rapport publié début septembre, l'Onu estime que les violences ethniques dans le pays risquent de mener à un conflit majeur si rien n'est fait pour désarmer les rebelles et les miliciens.

"Les progrès sur le désarmement des groupes armés, la réconciliation et la justice, le redéploiement de l'Etat sur l'ensemble du territoire seront cruciaux", a abondé Emmanuel Macron, saluant les premières réformes menées pendant l'été.

"Nous sommes convenus d'aider dans les prochaines semaines le président à la mise en oeuvre partout sur le terrain d'actions concrètes de déploiement de l'Etat, de renforcement de la justice et de renforcement de la lutte contre la corruption", a-t-il ajouté, insistant sur l'importance "d'un Etat fort".

A ses côtés, Faustin-Archange Touadéra s'est dit "satisfait de la réponse" d'Emmanuel Macron "sur l'ensemble de ces questions", saluant la "solidité" de la "coopération bilatérale".

Fort de 13.000 hommes, le contingent de la Minusca - présente dans le pays depuis 2014 - doit être renouvelé en novembre au Conseil de sécurité de l'Onu. Selon plusieurs sources françaises, un renforcement de la présence militaire française sur place n'est, lui, pas à l'ordre du jour.

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

http://www.latribune.fr/depeches/reuters/KCN1C028B/macron-assure-la-centrafrique-de-son-soutien-a-l-onu.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 25 Sep 2017 - 21:33

Citation :
Centrafrique: des hommes armés attaquent la ville de Bocaranga

Publié le lundi 25 septembre 2017 | AFP


© Autre presse par DR
Des hommes armés à Batangafo


Des hommes armés ont attaqué samedi Bocaranga, ville du nord-ouest de la Centrafrique et frontalière avec le Cameroun, a-t-on appris de sources concordantes, l’une d’elles évoquant "des victimes" au nombre indéterminé.

"Des hommes armés, considérés comme étant des rebelles des 3R, ont lancé une attaque tôt ce matin (samedi) contre la ville de Bocaranga. Des tirs nourris d’armes automatiques ont été entendus partout. Ces hommes ont quasiment occupé les points stratégiques, faisant fuir les habitants", a déclaré à l’AFP une source militaire à Bangui.

"Il ne fait aucun doute qu’il y a des victimes. Mais il est encore bien difficile de connaître le nombre exact", a ajouté la source. Contactées par l’AFP, des sources humanitaires n’étaient pas en mesure non plus de fournir un bilan samedi soir.

Un prêtre a fait état également de "tirs". Quant à un autre habitant de Bocaranga, joint par l’AFP, il a signalé qu’après l’attaque des 3R, les éléments d’autodéfense anti-balaka avaient riposté.

Des centaines de personnes ont fui Bocaranga, selon cette même source,qui a raconté avoir aussi quitté la ville.

La ville de Bocaranga, corridor de transhumance abritant des Peuls, a été la cible d’une attaque similaire du groupe 3R en février.

Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le mouvement armé 3R prétend protéger la communauté des peuls contre les attaques des milices anti-balaka.

Le conflit en Centrafrique a commencé avec le renversement en 2013 de l’ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, entraînant une contre-offensive des anti-Balaka majoritairement chrétiens.

L’intervention de la France (2013-2016) et la Mission des Nations unies (Minusca, 12.500 hommes) ont permis la tenue d’une élection présidentielle début 2016 et le retour d’un calme relatif à Bangui, mais pas dans l’intérieur du pays victime d’un regain de violences des groupes armés.

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d’habitants selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR).

En marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra a appelé mardi la communauté internationale à "ne pas oublier" la Centrafrique.

http://news.abangui.com/h/59802.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 26 Sep 2017 - 19:30

Citation :
RCA : Attaque à Bocaranga, le MPC retire sa confiance au général Bahar

Publié le mardi 26 septembre 2017 | Radio Ndeke Luka


© Autre presse par DR
Mahamat Alkhatim du MPC


Le général Amat Bahar, chef de fil de l’invasion de la ville de Bocaranga dans l’Ouham Péndé ne fait plus partie du Mouvement du Peuple Centrafricain (MPC). L’annonce a été faite ce 25 septembre par le porte-parole du mouvement, Abdoul Katim Algoni Tchidiani.

« Nous sommes au courant de ce qui s’est passé à Bocaranga. Nous avons appelé le général Amat Bahar pour lui faire part de la mesure de confiance et de l’accord que nous avons signé avec le gouvernement. En réponse, il a décidé de quitter le MPC », agissant en son nom propre, a relevé le porte-parole joint par Radio Ndeke Luka.

Abdoul Katim Algoni Tchidiani a souligné que l’état-major du MPC s’est réuni le 24 septembre à Kaga-Bandoro en présence de la Minusca pour « confirmer à l’opinion nationale et internationale que Bahar ne fait plus partie du mouvement », précisant par la même occasion ne pas se reconnaître dans la coalition qui lie le MPC aux 3R de Sidiki.

Contacté pour sa version des faits, le général Amat Bahar, responsable de l’aile dissidente du MPC, promet réagir ultérieurement.

Dans un communiqué rendu public le 24 septembre, la Minusca a indiqué que près de 200 déplacés ont trouvé refuge à proximité de sa base de Bocaranga. Une information démentie par une source locale qui précise que la ville est totalement contrôlée par les éléments du groupe 3R. Pour ce témoin, « des hommes en arme venus d’ailleurs continuent d’arriver dans la ville sous l’œil inactif des Casques bleus basés à l’entrée même de Bocaranga ».

C’est depuis le 23 septembre 2017 que la ville de Bocaranga a été assiégée par la coalition 3R-MPC se réclamant du général Amat Bahar. Une situation dénoncée par Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, députés de Bocaranga 1 et 3.

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 27 Sep 2017 - 23:41

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MINUSCA

Retour à la vie normale après l'intervention de la #MINUSCA à #Bocaranga . Les patrouilles de la force ont repris dans la ville




 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 5 Oct 2017 - 21:03

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Centrafrique : Situation sécuritaire confuse à Zemio à l’Est du pays selon le Préfet sortant du Haut-Mbomou

Publié le jeudi 5 octobre 2017 | RJDH Centrafrique


© Autre presse par DR
Groupe armé en Centrafrique


ZEMIO — La situation sécuritaire à Zemio, à l’Est reste confuse et tendue après les combats violents. Des combats qui s’intensifient entre les éléments auto-défenses et les peulhs armés appuyés par des Ndjandjawites. Information confiée au RJDH ce 05 octobre par le Préfet sortant du Haut-Mbomou Gislain Dieu-Beni Kolengo.

Depuis le 27 septembre, la ville de Zemio dans l’est de la République Centrafricaine est le théâtre d’affrontement entre les auto-défenses et les peulhs soutenus par les Ndjandjawites venus du Soudan et Sud-Soudan. Difficile d’établir le bilan exhaustif des combats, mais des sources officielles parlent d’un nombre important des personnes tuées dont le président de la jeunesse.

La confusion se justifie par le faible effectif des FACA dans la localité. « La situation est extrêmement difficile en ce moment. La ville de Zemio est en train de connaître des événements jamais connus dans la région. Au moment où je vous parle, la situation est explosive et tendue. Hier, le combat s’est empiré puisse qu’il n’y a pas de forces armées centrafricaines en grand nombre pour maitriser la tension et nous plaidons pour un renforcement de l’équipe des militaires déjà sur place », a ajouté une autorité locale de Obo.

Le préfet de Haut-Mbomou parle d’une situation difficile marquée par le blocus de l’axe Obo-Zémio du fait de l’intensification des combats et appelle à l’ouverture du couloir humanitaire « nous plaidons pour l’ouverture du couloir humanitaire en faveur de la population qui d’aucuns sont obligés de se réfugier en RD Congo à cause de combat », a plaidé le préfet sortant.

L’intervention du préfet de demander l’ouverture du corridor intervient après une marche pacifique de la population pour exiger des groupes armés la facilitation de l’aide humanitaire.

Des sources humanitaires parlent de plusieurs maisons incendiées, une dizaine des blessés dont trois cas graves. La ligne téléphonique reste coupée et tous les humanitaires avaient déjà quitté la ville ainsi que les religieux et les déplacés de la paroisse qui ont trouvé refuge en RD. Congo.

http://news.abangui.com/h/59967.html
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