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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 7 Oct 2017 - 23:27

Citation :
Centrafrique : opération "de grande envergure" de la Minusca contre un groupe armé


AFP 07/10/2017


La force de l'ONU en Centrafrique, la Minusca, mène depuis samedi une opération militaire de "grande envergure" dans une ville du nord-ouest du pays pour en chasser un groupe armé local, annonce la force onusienne.

"Suite à l'ultimatum lancé par le commandant de la Minusca le 30 septembre dernier, la Force a lancé ce samedi matin une opération militaire de grande envergure à Bocaranga (500 km de Bangui), destinée à expulser les éléments du groupe armé 3R de la ville et y rétablir la sécurité", indique un communiqué de l'organisation onusienne.

"Outre Bocaranga qui avait été le théâtre de récentes violences, l'opération de la Minusca devra également toucher la localité de Bang (nord-ouest)", précise le communiqué. La force onusienne "a engagé des moyens importants, y compris des hélicoptères", dans cette opération "qui se déroule dans le strict respect du droit et des conventions internationales", souligne le texte.

"Les objectifs initiaux de l'opération ont été atteints et l'effort en cours vise à sécuriser la ville et ses environs afin d'empêcher le retour à Bocaranga des 3R et d'autres éléments et groupes armés, y compris les anti-Balaka", affirme la Minusca, qui dit "assurer également la protection de la population civile dont une partie à trouvé refuge autour de sa base sous la garde vigilante des casques bleus". La force onusienne ne donne aucune autre précision ni bilan humain.

Cette opération fait suite aux affrontements entre éléments du groupe baptisé "3R" (pour "Retour, Réclamation et Réhabilitation") et un groupe d'anti-balaka, qui avaient secoué Bocaranga les 22 et 23 septembre. Selon des sources militaire et humanitaire, au moins deux personnes avaient été tuées et quelque 23.000 personnes avaient fui la ville et les localités alentours. Apparu fin 2015 dans le nord-ouest de la Centrafrique, le groupe 3R prétend protéger la communauté peule contre les attaques des milices anti-balaka.

La Centrafrique est en proie depuis 2013 à des violences intercommunautaires, après le renversement la même année de l'ex-président François Bozizé par les milices Séléka prétendant défendre la minorité musulmane, ce qui avait entrainé une contre-offensive des antibalaka majoritairement chrétiens.

L'intervention de la France (2013-2016) et celle de la Minusca (12.500 hommes) ont certes permis un retour au calme, mais, depuis le départ de la force française Sangaris, les violences ont progressivement repris dans les provinces qui restent majoritairement contrôlées par les groupes armés.

Ceux-ci s'affrontent pour le contrôle des ressources naturelles (diamants, or, bétail...) et dans d'intenses luttes politiques pour accéder aux maigres ressources du pouvoir, dans l'un des pays les plus pauvres du monde.

Mi-septembre, le nombre de réfugiés et de déplacés ayant fui les violences en Centrafrique a atteint son "plus haut niveau" avec 1,1 million de personnes sur 4,5 millions d'habitants.

https://www.lorientlejour.com/article/1076942/centrafrique-operation-de-grande-envergure-de-la-minusca-contre-un-groupe-arme.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 8 Oct 2017 - 18:43

Citation :
Centrafrique : Les 3R boutés de Bocaranga après des jours d’occupation

Publié le dimanche 8 octobre 2017 | RJDH-Centrafrique


© LNC par DR
Le groupe rebelle “3R”


BANGUI – Après l’expiration de son ultimatum au 3R de quitter Bocaranga, la Force de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), a chassé les hommes armés de la ville, hier 07 octobre après une opération militaire.

Dans son message posté sur Twitter, Hervé Verhoosel, le Directeur des Relations Publiques et de la Communication de la Minusca a indiqué que « Bocaranga sous contrôle de la Minusca. Les groupes armés ont quitté la ville après l’opération militaire de ce jour ».

Pour réussir l’opération, les Casques Bleus onusiens ont usé de lourds moyens militaires, c’est ce qu’a affirmé la Mission de l’ONU en Centrafrique dans son récent communiqué. « La Force de la MINUSCA a engagé des moyens importants, y compris des hélicoptères », lit-on dans le message.

Selon l’ONU, « les objectifs initiaux de l’opération ont été atteints et l’effort en cours vise à sécuriser la ville et ses environs afin d’empêcher le retour à Bocaranga des 3R et d’autres éléments et groupes armés, y compris les anti-Balaka ».

Cette opération aurait fait un mort et un blessé grave du côté 3R et une fille de 15 ans blessée mais aussi des dégâts collatéraux.

Après cette opération, nombreux sont les centrafricains à s’interroger pourquoi la Minusca avec tous ses moyens militaires n’a-elle pas empêché les 3R de prendre la ville ? N’est-il pas un acte délibéré ? « Pourquoi ne pas les mettre hors d’état de nuire définitivement? », a réclamé Henri-Blaise N’damas.

Par ailleurs, cette intervention de la Minusca a interpellé les centrafricains sur le réel mandat de la mission onusienne. De Alidao à Mobaye, Bangassou jusqu’à Zemio, à Batangafo, Kaga-Bandoro, quel rôle joue la Minusca pour qu’un million de centrafricains soient des déplacés ou des réfugiés ? « C’est l’occasion une fois de plus d’exiger une nette clarification du mandat de la Minusca », s’est indigné Guy José Kossa, un polémiste centrafricain.

Ce sursaut de la Minusca est-elle la réponse au discours de Trump qui a regretté la bureaucratie onusienne ? ou « un lobbying fort de la part des ressortissants de Ouham-Pendé et Nana-Mambéré via leur coordination auprès des autorités de Bangui et de l’État major de la Minusca » comme l’a souligné Rocka Rollin ? Si ce n’est le résultat du déplacement des Ministres de la Défense et ses homologues de la Sécurité Publique et des Affaires Humanitaires.

Après Bocaranga, les villes de Ngaoundaye et Bang seraient dans la ligne de mire de la Minusca. Cependant, la crise s’enlise à Zemio, Mobaye, Bangasou, Batangafo….

http://news.abangui.com/h/60002.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Lun 9 Oct 2017 - 20:20

Citation :


8 oct 2017

Bria : l'ONU exhorte les groupes armés à se conformer au droit humanitaire



En visite de cinq jours en RCA, le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies chargé de la prévention de génocide, Adama Dieng, a effectué, le samedi 7 octobre, une visite de travail à Bria (Haute-Kotto), entre autres pour s’imprégner de la situation sécuritaire.

Il était accompagné par la ministre de la Défense Marie Noëlle Koyara, du commandant de la force de la MINUSCCA, le Général Balla, des députés Keita Arsène KONGBO de Bria et Jean Michel MANDABA de Bamingui, et de quelques membres de la société civile de Bangui.

Sur place, il s’est s’entretenu avec les autorités locales, les victimes de la crise, les groupes armés, la plateforme religieuse, l’organisation des femmes et la Jeunesse de la Haute-Kotto. Auprès de ces différents interlocuteurs, il s'est enquis des conséquences de la crise et de l’insécurité qui règne à Bria.

En sa qualité de présidente de l’Organisation des Femmes centrafricaines (OFCA), Noura Lydie a exprimé son vœu de voir la ville de Bria dépossédée de toutes armes, souhaitant que les Nations Unies déclarent la ville de Bria, ville sans armes.

Adama Dieng s’est, ensuite, adressé avec fermeté aux groupes armés, attirant leur attention sur le fait que les crimes qu’ils commettent sont condamnables. Il y a des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, d’où la nécessité pour eux de se conformer au droit humanitaire, fait-il valoir.

A l'attention des autorités locales, Adama Dieng a souligné que la protection des civils revient principalement à l’Etat, tout en leur demandant de rassembler les communautés. Autrement dit, de tout mettre en œuvre pour que chrétiens et musulmans se serrent les mains pour vivre ensemble.

Quant aux victimes, le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies leur a adressé les condoléances et sympathie de l'ONU et les a exhortées à s’engager pour la paix.

Autre moment fort de la visite, la rencontre avec la plateforme religieuse durant laquelle le curé de l’Eglise catholique, le père Judas Kpeni a plaidé en faveur de davantage de "vigilance de la MINUSCA" et d’augmentation de ses patrouilles à travers la ville. Occasion pour Adama Dieng d'encourager les religieux à travailler étroitement avec la Mission pour relever les défis sécuritaires auxquels est confrontée la ville pour le retour de la paix. De même, il les a exhortés à ne pas tomber dans la manipulation, avant de souligner que la destruction des églises et des mosquées peut engendrer un génocide.

https://minusca.unmissions.org/bria-lonu-exhorte-les-groupes-arm%C3%A9s-%C3%A0-se-conformer-au-droit-humanitaire

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 12 Oct 2017 - 17:19

Citation :


10 oct 2017

Construire les bases des Casques bleus de la MINUSCA à l’aide d’infrastructures durables



Le 9 octobre, la MINUSCA a procédé à la remise symbolique des premiers bâtiments à parois solides au bataillon égyptien basé au Camp Fidèle, dans le 1er arrondissement de Bangui.

Le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, qui a officiellement procédé à l’inauguration de ces bâtiments, avec à ses côtés le Commandant de la Force, le Général Balla Keita, et le Directeur du Service d’Appui à la Mission, Milan Trojanović, a mis en relief le bien-fondé de l'événement en ces termes: « c'est une importante occasion pour nous car, comme vous le savez, le contingent égyptien est parmi les premiers déployés au sein de la MINUSCA ; et c’est le devoir et la responsabilité de la Mission de s’assurer que nos troupes vivent dans des conditions décentes».

Le Chef de la MINUSCA de faire valoir que « le moral des troupes est important ; ils font un travail difficile, leur un sacrifice étant énorme pour la paix et stabilité du pays ». Puis il a encouragé les Casques bleus à redoubler d'abnégation dans leurs tâches.

Sur le site subsistent encore les vieilles tentes ayant, trois années quasiment, servi d’abris aux Casques bleus égyptiens. Bientôt, l’entièreté du contingent égyptien, mais aussi de l’Unité mauritanienne de Police constituée pourront progressivement intégrer ces bâtiments en construction.

A en croire le chef de la section d’ingénierie de la MINUSCA, Prakash Neupane, « le projet de construction de bâtiments à parois solides est mis en œuvre, principalement pour le personnel en uniforme, non seulement à Bangui mais aussi dans les régions (…) les travaux sont réalisés avec les matériaux locaux, certains dans le cadre de l'initiative projet Jeunes à risques, sous l’œil avisé d’entrepreneurs internationaux et avec l’expertise interne de la MINUSCA ».

Les quatre bâtiments remis au bataillon égyptien sont les premiers d’un total de 214 devant être réalisés à divers endroits du pays. Outre à Bangui, sont en cours de construction des bâtiments à Sibut et à Bangassou, pour les contingents burundais et marocain. Des bâtiments en cours de construction, une trentaine sont à un stade avancé et seront occupés au fur et à mesure de leur achèvement.

Certains bâtiments sont construits grâce à la technologie hydraform, importée d’Afrique du Sud. Avec une capacité de production quotidienne de plusieurs milliers, les machines hydraform permettent de produire des briques stabilisées et autobloquantes, avec la latérite de la localité où l’on se trouve.

Du renforcement de capacités pour la jeunesse

Le Camp Fidèle emploie quelque 280 travailleurs, y compris des jeunes à risque, dont quelque 30% de femmes, lesquels effectuent divers travaux allant de la maçonnerie au ferraillage, en passant par l’utilisation d’engins lourds…

Parmi eux, Jimi qui, trois mois après son recrutement, sait manier tracteurs, compacteurs et vibreurs. Un rêve devenu réalité pour ce trentenaire qui se voit ingénieur dans quelques années. Jimi en profite pour lancer un message à l’égard de la jeunesse qu’il invite à redoubler d’efforts dans la recherche d’un emploi, car « le travail apporte non seulement de l’argent mais éloigne de l’oisiveté et de ses conséquences ».

Aicha, la vingtaine, y est depuis quatre mois, travaillant comme ferrailleuse ; une connaissance que cette ex–revendeuse de friandises dit avoir acquise sur place. Aicha ne cache pas sa joie de pouvoir désormais gagner sa vie et plaide en faveur du travail des femmes, surtout pour leur indépendance financière et autonomisation. Mais au-delà, c’est bien de son certificat dont elle est, aujourd’hui, plus fière tant il est vrai que cela lui ouvre déjà des portes d’autres chantiers.

Aide-maçon depuis quelque trois mois, Rodrigue, candidat malheureux au baccalauréat à deux reprises, affirme avoir appris énormément en techniques de construction: « Je sais poser les briques pour monter un bâtiment ; je fais aussi un peu de ferraillage. Disons que je touche à tout». À la question de savoir comment il s’est retrouvé sur ce site, Rodrigue raconte : « à cause de la crise, c’est devenu très difficile pour mes parents de payer les frais scolaires ; je me suis mis à la recherche d’un emploi. Aujourd’hui, je suis content, parce qu’avec l'argent que je gagne ici, je fais un peu d’économie pour préparer mon avenir ».

Rodrigue reconnaît par ailleurs que « c'est bien de bénéficier du soutien des étrangers, mais nous devons aussi apporter notre contribution, et c’est par le travail que nous y parviendrons, non par les armes. La Centrafrique est notre pays, et on a assez souffert. Il faut que nous travaillions pour pouvoir sortir de la crise ».

Rodrigue et ses concitoyens n’en sont peut-être pas encore conscients, mais leurs efforts s’inscrivent déjà dans la construction de cet avenir tant souhaité, tant il est vrai que ces bâtiments resteront au pays lorsque la MINUSCA achèvera son mandat. Et c’est aussi cela qui a guidé la Mission dans son choix : transmettre un savoir-faire et léguer des infrastructures durables. En attendant, ces jeunes, issus de diverses communautés, expérimentent la joie de travailler en harmonie sur le même site. Au nom de la cohésion sociale.

https://minusca.unmissions.org/construire-les-bases-des-casques-bleus-de-la-minusca-%C3%A0-l%E2%80%99aide-d%E2%80%99infrastructures-durables

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 14 Oct 2017 - 17:01

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 19 Oct 2017 - 21:47

Citation :
19 oct 2017

Les casques bleus de la MINUSCA sont arrivés dans la localité de Pombolo



Suite aux informations reçues mercredi faisant état de violences d’une grande ampleur survenues à Pombolo (Basse Kotto, sud de la RCA) et ayant coûté la vie à de nombreux civils, la Mission de stabilisation multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) avait immédiatement envoyé un hélicoptère pour une reconnaissance aérienne et décidé de déployer des casques bleus sur place. Ce jeudi matin, 19 octobre 2017, une escorte de soldats de la paix provenant de Bangassou est arrivée à Pombolo.

Les casques bleus de la Force ont commencé à prendre position dans Pombolo afin d’apprécier la situation et d’y répondre correctement. Jusqu’à ce jour, la MINUSCA ne disposait d’aucun soldat de la paix dans cette localité.

Les soldats de la paix vont vérifier les informations qui faisaient état de violences qui auraient fait plusieurs victimes innocentes.

https://minusca.unmissions.org/les-casques-bleus-de-la-minusca-sont-arriv%C3%A9s-dans-la-localit%C3%A9-de-pombolo
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 19 Oct 2017 - 21:56

Citation :
Centrafrique : La Minusca s’oppose à l’amnistie en faveur des auteurs des crimes

Publié le jeudi 19 octobre 2017 | RJDH Centrafrique


© Autre presse par DR
Vladimir Monteiro, porte-parole de la Minusca


Bangui — Dans un rapport de mi-octobre, la Minusca a recommandé au gouvernement de rejeter toute question d’amnistie sur les violations et abus graves des droits de l’Homme commis dans le pays. Recommandations faites lors de sa traditionnelle conférence de presse ce mercredi à Bangui.

Le rapport de la Division des droits de l’Homme a été rendu public dans un contexte d’affrontements entre les fractions de la coalition Séléka dans les préfectures de la Ouaka et de la Haute Kotto peu avant l’arrivée du secrétaire général de l’ONU dans le pays.

Ce rapport indique que des graves violations et abus des droits de l’Homme et des violations généralisées du droit international humanitaire ont été commis dans le centre et le centre-est du pays entre le 21 novembre 2016 et le 21 février 2017. Ces violations et les abus documentés sont entre autres, « des meurtres, des blessures, des enlèvements, des viols, des dénis de soins médicaux et d’assistance humanitaire, des expropriations et des destructions de propriétés ainsi que des restrictions de la liberté de circulation sont attribués au FPRC et l’UPC» peut-on lire dans le document.

Selon les statistiques de la Division des Droits de l’Homme de la Minusca « au moins 133 civiles dont 82 hommes, 16 femmes, 10 enfants et 25 personnes d’âge et de sexe inconnus ont été tués. La DDH a pu attribuer 111 de ces meurtres vérifiés à l’UPC et 22 à la coalition du FPRC » a indiqué la Minusca.

Le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, appelle le gouvernement à ne pas mettre dans le programme la question de l’amnistie devant toutes ces formes de crimes commis dans le pays, « dans ce rapport il est recommandé au gouvernement qu’il n y est pas d’amnistie aux auteurs de ces crimes. Et le rapport recommande également à la communauté internationale de renforcer le financement de l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale, puisse que cette cour est très importante pour lutter contre l’impunité en RCA » exige la Minusca.

Adama Dieng conseiller spécial du secrétaire général des Nations Unies lors de sa rencontre avec Mathieu Simplice Sarandji se sont convenus sur la question et la position du gouvernement reste celle du forum de Bangui même si les groupes armés siègent au gouvernement.

http://news.abangui.com/h/60156.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 19 Oct 2017 - 22:07

Citation :
Sur le "corridor", seule route commerciale de Centrafrique: accidents, pillages et racket

Publié le jeudi 19 octobre 2017 | AFP


© Autre presse par DR
Corridor Douala-Bangui


"Enfin à Bangui, et sans encombre!". Evelin Bokassa est soulagé: il vient de finir son périple vers la capitale centrafricaine, après cinq jours de camion sur les routes depuis Douala, au Cameroun. Le "corridor", comme il l'appelle, est la seule voie de ravitaillement de Bangui, capitale enclavée au coeur de l'Afrique centrale.

Sur l'une des rares routes bitumées de Centrafrique, les tensions liées au conflit sont retombées mais les défis se multiplient: mauvais état de la chaussée, racket des camionneurs, vol de marchandises, lourdeurs administratives...

"Tu arrives dans un contrôle, on t'exige 2.000 francs (CFA, 3 euros), 3.000... Pourquoi? On ne comprend plus. Trop de tracasseries!", s'exclame Evelin Bokassa, qui dit être un petit fils du fantasque despote dont il n'a d'héritage que le nom.

Dans la cabine de son 30 tonnes chargé d'huile de palme, de cinq chèvres, de canapés et autres sacs de semoules, Evelin qui est aussi délégué du convoi pour l'Union des syndicats de conducteurs centrafricains, slalome entre les nids de poule, les carcasses de camions abandonnées sur le bas côté et les quelques motos qui circulent sur l'axe.

Sur sa remorque, une vingtaine de passagers ont grimpé sur les marchandises contre 5.000 francs (7 euros) pour rejoindre Bangui, faute de bus public. Le trajet est long, la poussière rougit les tee-shirts et les bonnets.

Gardé par deux véhicules onusiens, en tête et en queue, le convoi avance lentement. Il serpente et s'étire sur une dizaine de kilomètres, au rythme des pannes mécaniques et autres aléas.

La longue file indienne comprend officiellement aujourd'hui 45 camions, certains transportant du matériel onusien -les seuls qui seront gardés s'ils tombent en panne-, mais la plupart emportent tout un fatras de marchandises commerciales. Sont venus se greffer en queue de peloton une cinquantaine d'autres poids lourds.

- Villageois et pillards -

"Je suis bloqué là", lâche Idriss, dépité, adossé à son camion arrêté. L'engin de ce camerounais de 27 ans vient de tomber en panne avant Bossembélé, à mi-chemin entre la frontière camerounaise et Bangui.

"J'ai peur que les villageois arrivent avec des armes pour me menacer", explique le jeune homme, seul avec un passager centrafricain. Il est 18H00. Bientôt, la nuit noire reprendra ses droits. Des Casques bleus bangladeshi viennent finalement prendre position autour de son camion. "Parfois, ils ne s'arrêtent pas, je ne comprends pas", s'étonne, soulagé, le routier.

Les Casques bleus ont des consignes précises: si les camions en panne ne transportent pas de matériel onusien, les soldats de l'ONU continuent leur route, après avoir fait signer une décharge au conducteur. Idriss ne le sait pas mais il est chanceux: sur sa remorque trône un véhicule estampillé "ONU".

Le blindé et le poids-lourd resteront ensemble jusqu'à l'aube, sans mot dire - faute de langue commune pour communiquer, attendant qu'un autre camion revienne remorquer celui d'Idriss.

Plus loin, sur le bas côté, un camion est dans le fossé. Des villageois l'entourent, fusils de chasse et machettes à la main. "Ils sont là pour lui proposer de sécuriser le véhicule", raconte Evelin en dépassant le véhicule.

"Mais ce sont les mêmes villageois qui reviendront piller son chargement si le conducteur refuse de payer les 10.000 ou 15.000 francs (23 euros) qu'ils demandent".

- Taxes -

Les camionneurs se plaignent de tout le temps devoir mettre la main à la poche: à Beloko, un groupe armé -le FPDC- a installé un barrage, et taxe chaque camion, sous les yeux des Casques bleus. "C'est 2.000 francs ou ils te tuent", assure froidement Thierry, chauffeur centrafricain.

A Binenge, ce sont les habitants qui refont la route en terre creusée par la pluie. "On ne veut pas d'accident, (alors) on a arrangé la route", sourit l'un de ces cantonniers d'occasion, qui exige des routiers un billet de 1.000 francs pour soulever sa petite barrière de bois.

Les armes ne sont jamais loin, et les conducteurs n'ont d'autre choix que de se plier aux volontés des coupeurs de route.

Ce tronçon du voyage long d'une soixantaine de km est le plus pénible: la route n'est pas bitumée, et nombreux sont les camions qui restent bloqués dans la boue. Chaque arrêt ralentit toute la suite du convoi.

"Aujourd'hui, on a de la chance, il n'a pas plu et on a rejoint Bangui en cinq jours", dit Evelin. Mais quand les trombes d'eau viennent s'ajouter aux tracas de la route, il n'est pas rare que le convoi reste des jours à attendre.

"Cette route est compliquée. Le seul tronçon qui est bon est celui en dur, construit par l'empereur" Bokassa, explique Evelin.

Lui repartira dans quelques jours faire le même trajet, en sens inverse. "Ca fait douze ans que je fais ça. J'ai envie d'autre chose", dit-il. "Pourquoi pas aller travailler en Europe, il paraît que les routes sont belles là-bas, n'est-ce pas?"

http://news.abangui.com/h/60154.html

Citation :
Centrafrique : Face à la très grave crise dans le pays, l’ONU demande 900 casques bleus supplémentaires

Publié le jeudi 19 octobre 2017  |   LNC


© Autre presse par DR  
La Mission de l’ONU en Centrafrique peine à contenir l’avancée de groupes armés vers Bambari


“Du jamais vu” Nous déclarait ce matin un fonctionnaire de l’ONU au siège de l’organisation, et ajoutant: “la RCA est devenue un pays complètement fantôme”. Raison poussant le Secrétaire Général de l’Onu, Antonio Guterres à agir rapidement, avant sa venue à Bangui.

e matin à New York, Antonio Guterres a adressé un rapport aux membres du Conseil de sécurité, pour préconiser urgemment l’envoi de 900 Casques bleus pour épauler les 10 000 déjà présents sur place.

«Il est tragique que la détérioration de la situation sécuritaire au cours des derniers mois, notamment dans le sud-est, mette le pays à nouveau dans un cycle de violences en dépit des efforts multiples pour éviter une aggravation du conflit», a-t’il déclaré en préambule, ajoutant que «La situation humanitaire dans le pays est une grave préoccupation […] Il n’y a plus d’Etat. […] Je recommande une augmentation de 900 militaires». Ce renforcement doit inclure «deux compagnies d’infanterie [300 hommes], pour améliorer la présence militaire de deux bataillons dans l’est et le centre». A cela devrait s’ajouter «un bataillon [600 hommes] dans le centre et l’est».

Problème, les sales habitudes politiques locales n’aident Pas

Dépassé, le pouvoir de Bangui n’a prise sur rien, surtout pas sur les événements meurtriers dans le reste du pays. Tout au contraire, il s’active à s’inventer des ennemis parmi l’opposition politique, quand il ne corrompt pas des députés de l’opposition à coups de F CFA.

Simplement, cette passivité face aux dangers multiples ouvre la voie à de nouvelles possibles déstabilisations du pouvoir. Car le pouvoir de TOUADERA serait balayé par un énième coup d’état, dans ce pays qui les collectionne depuis sa création.

Une inquiétude au centre des préoccupations de l’ONU.

http://news.abangui.com/h/60139.html
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