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 Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris

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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 19 Déc 2017 - 22:34

Citation :
Centrafrique : Nourredine persiste et signe que la sécurisation du Nord-est revient aux Séléka du FPRC

Publié le mardi 19 décembre 2017 | Corbeau News


© Autre presse par DR
Centrafrique : des leaders des Anti-Balaka et FPRC quittent Bambari à la demande de la Minusca



Faisant semblant de condamner une attaque perpétrée par des groupes armés encore non identifiés contre un convoi des humanitaires, le Vice-président de l’irréductible aile de la Coalition Séléka, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Sieur Nourredine Adam nargue l’Etat et la Minusca. Dans le communiqué de presse, ce dernier rabroue l’Etat et la Minusca de ne plus se mêler des problèmes de sécurité dans le Nord-est, puisque dorénavant, ce sera l’affaire exclusive de son FPRC.

Quoique l’on dise, les velléités sécessionnistes de la Séléka sont là et s’expriment désormais à visages découverts. Les groupes armés de cette obédience négative n’hésitent plus à narguer l’Etat et à s’opposer ostensiblement au rétablissement de l’autorité de l’Etat à travers le pays. Les autorités locales légalement désignées peinent à prendre services dans les régions sous contrôle de ces seigneurs de guerre visiblement hostiles à leur déploiement.

Toutes ces manœuvres cachent mal l’intention de ces hors-la-loi de vouloir considérer les régions du Nord-est inscrites dans la circonscription qu’ils ont délimitée pour devenir leur pseudo république comme étant des territoires conquis et que l’Etat n’a droit d’y mettre pied. Velléités ! Cette vue d’esprit n’est que velléité, puisque les Centrafricains ont toujours clamé haut et fort que leur pays – patrimoine légué par le Président Fondateur Barthelemy Boganda, reste et restera UNE et INDIVISIBLE.

Mais, cela n’empêche que des brebis galeuses continuent de croire en leur illusoire vision sécessionniste. L’acte odieux posé par Mahamat Alkatim du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) à Kaga Bandoro, la semaine dernière l’atteste bien. Non seulement ce dernier s’est opposé à l’installation du nouveau Préfet de la localité, mais ses hommes et lui ont vandalisé et incendié des bâtiments administratifs.

Dans la suite logique d’une telle intervention antirépublicaine, Nourredine Adam, Vice-président du bureau politique de l’irréductible aile de la Séléka du FPRC vient d’enfoncer le clou à travers son récent communiqué de presse. Dans le document, ce seigneur de guerre fait semblant de condamner une attaque contre un convoi des humanitaires, mais nargue l’Etat et la Minusca. « … la sécurisation du Nord-est revient au FPRC… », peut-on lire dans le communiqué de presse


Fred Krock


http://news.abangui.com/h/61028.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 20 Déc 2017 - 20:00

Citation :
20 déc  2017

La MINUSCA salue la signature, à Bouar, du pacte d’engagemententre les Anti-Balaka et les 3r pour la cessation des hostilités



La MINUSCA salue un moment fort de la réconciliation en RCA, à savoir la signature, vendredi dernier, du pacte d’engagement entre anti-Balaka de Bouar et le groupe armé 3R pour la cessation des hostilités entre les deux groupes dans la région. Le document a été signé par les représentants des deux parties, en présence du sous-préfet et du maire de Bouar, du député de Bouar 4, d’un conseiller à la Présidence de la République et d’un représentant du Centre humanitaire pour le dialogue.

“Conformément à l’accord, les anti-Balaka de Bouar et le groupe armé 3R s’engagent à cesser les hostilités entre eux et envers les populations civiles, avec notamment la création de zones sans armes», a déclaré mercredi lors de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, la porte-parole par intérim de la Mission, Mme Uwolowulakana Ikavi -Gbétanou.

L’accord prévoit aussi le partage d’informations entre les groupes armés et les leaders locaux en vue de créer un climat de confiance, ainsi que la réconciliation, la libre circulation des personnes et des biens, le retour des déplacés, ainsi que le libre accès aux lieux de santé et écoles.

Dans le cadre des efforts que la MINUSCA ne cesse de déployer pour le rétablissement durable de la paix et de la sécurité à Batangafo, la porte-parole par intérim de la Mission s’est félicitée du déploiement, ce jour, d’une équipe civile multidisciplinaire composée de personnel des affaires politiques, de la division des droit de l’homme et de la police des Nations Unies, qui vient s’ajouter à la présence de la Force et des Assistants de liaison communautaire déjà sur place. “L’équipé sera à l’écoute de la population et travaillera, en étroite collaboration avec les autorités et les leaders locaux sur place,  afin d’engager un dialogue permanent avec les groupes armés pour renforcer la paix, le vivre-ensemble et la cohésion sociale dans la localité conformément au mandat de la Mission,” a-t-elle indiqué.  

En ce qui concerne la restauration de l’autorité de l’état, Mme Ikavi-Gbétanou s’est félicitée du déploiement des préfets et sous-préfets sur le territoire national qui se poursuit avec, très prochainement, le déploiement des collectivités à Mobaye, dans la Basse-Kotto. “La Mission soutien également d’autres institutions et services afin de renforcer la présence de l’ Etat à l’intérieur du pays. Ainsi, après des discussions avec le ministère de l'Éducation, la MINUSCA assurera le déploiement de 26 enseignants dans la préfecture de Vakaga au début de la semaine prochaine pour renforcer les activités scolaires dans la préfecture qui devrait reprendre début janvier 2018”, a indiqué la porte-parole par intérim.

La conférence de presse a été l’occasion pour Mme Uwolowulakana Ikavi–Gbétanou de souligner à l’attention des medias que « 40 éléments de Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), 2 Anti balaka, branche Mokom et un combattant du Rassemblement Patriotique pour le Renouveau de la Centrafrique (RPRC) ont été désarmés et démobilisés à Bambari. A cet effet, « 23 armes, 7 roquettes, 2 mortiers et 31 munitions ont été collectés », a-t-elle dit, rappelant qu’à Bangui, « 74 combattants dont 8 femmes ont été désarmés et démobilisés les 12 au 13 décembre 2017 ».

De son côté, le porte-parole de la composante police de la MINUSCA,  le Lieutenant-colonel Oana Andreea Popescu, est revenue sur la cérémonie d’ouverture officielle du Commissariat de Bambari en présence du ministre centrafricain de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Selon elle, « 30 policiers sont affectés dans le service et recevront l’appui total de la Police de la MINUSCA déjà présente dans la ville depuis 2015 avec quelque 148 hommes ». La composante police de la MINUSCA a également organisé une formation aux techniques et tactiques d’intervention spécialisée au profit de 55 forces de sécurité intérieures dont quatre personnels féminins a été clôturée le 15 décembre 2017 après  6 semaines de formation intensive pratique à l’école nationale de police de Bangui.  

Pour sa part, le porte-parole de la Force, le Lieutenant-colonel Côme Ndayiragije, a présenté les mesures prises par la Force de la MINUSCA, conjointement avec l’UNPol et les Forces de sécurité intérieures pour sécuriser les fêtes de fin d’année dans le pays. « Outre la multiplication des patrouilles motorisées et pédestres, la Force a procédé au  renforcement des mesures de sécurité au niveau des différents points de contrôles, rendant ainsi davantage dissuasive sa présence”, a-t-il indiqué.



https://minusca.unmissions.org/la-minusca-salue-la-signature-%C3%A0-bouar-du-pacte-d%E2%80%99engagemententre-les-anti-balaka-et-les-3r-pour-la  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 21 Déc 2017 - 21:00

Citation :


20 déc 2017

43 combattants volontairement désarmés à Bambari



Lancée le 30 aout dernier à Bangui, l’opération pilote du projet Désarmement Démobilisation Réinsertion (DDR) s’est achevée ce 19 décembre 2017 par l’étape de Bambari. À cette occasion, 43 combattants issus de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), de la tendance Mokom des Anti-Balakas et du Rassemblement Patriotique pour la Renaissance de la Centrafrique (RPRC) ont été volontairement désarmés et démobilisés. Conduite par une équipe mobile de l’Unité d’Exécution du Programme national de DDR (UEPNDDR), cette opération pilote a bénéficié du soutien technique de la MINUSCA.

Pour Samuel Touatena, chef de la mission de l’UEPNDDR, la phase pilote de Bambari a dépassé les objectifs attendus : « si le bilan de cette opération pilote au niveau national est satisfaisant, les résultats de Bambari sont bien au-delà des attentes, vu la mobilisation des groupes armés à mettre à disposition leurs hommes pour déposer leurs armes ». En effet, durant trois jours, sur le site de la mairie de Bambari qui a abrité les opérations, les combattants des trois groupes armés ont scrupuleusement respecté les différentes étapes du processus au sein des cellules techniques mises en place dans le cadre de l’opération pilote.

De la phase de sensibilisation au passage par la Cellule de Vérification et Criblage ou même lors de la visite chez le médecin et le psychologue, la quarantaine de combattants démobilisés ont suivi dans la discipline le processus. « Tous les combattants mis à disposition par l’UPC sont motivés parce qu’ils ont été sensibilisés sur cette seconde chance qui leur est offerte à travers le DDR. Auparavant, ils défendaient une portion du territoire avec une partie de la population centrafricaine et maintenant une partie d’entre eux a l’opportunité de défendre tout le territoire de la République sous la bannière de l’Etat et au service de tout le peuple centrafricain »,reconnaît Souleymane Daouda, conseiller politique et porte-parole du groupe armé UPC.

Du haut de ses 22 ans, Issa, qui a intégré l’UPC depuis 2013, estime que le moment est venu de quitter définitivement et sans contrainte les rangs de son groupe armé et d’entamer une nouvelle vie. « Mon souhait est d’intégrer les Forces armées centrafricaines pour contribuer à la sécurisation de mon pays, mais si cela ne se réalisait pas, je serais malgré tout heureux d’être accompagné par le programme DDR afin de réussir ma réinsertion socio-économique parce qu’on peut aussi devenir quelqu’un sans passer par les armes », avance-t-il.

A l’issue des deux opérations de DDR pilote conduites à Bambari en octobre et décembre 2017, 48 éléments des groupes armés ont été désarmés et démobilisés, près d’une trentaine d’armes collectées et plus d’une cinquantaine de munitions et autres engins explosifs ont été déposés.

L’opération pilote du DDR a consisté à désarmer et à démobiliser 560 combattants issus de 14 groupes armés en vue de leur intégration dans les forces de défense ou leur réintégration sociale. Chaque groupe armé a fourni 40 éléments : 20 parmi eux seront intégrés dans l’armée nationale et les 20 autres seront orientés vers la réintégration socio-économique et communautaire, via un appui pour des activités génératrices de revenus individuelles ou collectives, ainsi que des subventions de projets en matière de relèvement de la communauté. Ce projet pilote est censé servir de test au programme national DDR qui vise à désarmer, démobiliser et réintégrer 7.000 ex-combattants éligibles.

https://minusca.unmissions.org/43-combattants-volontairement-d%C3%A9sarm%C3%A9s-%C3%A0-bambari
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 22 Déc 2017 - 20:05



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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 23 Déc 2017 - 21:28

Citation :
Centrafrique : des experts de l’ONU déplorent une « détérioration » de la sécurité

23 décembre 2017 à 12h24 — Mis à jour le 23 décembre 2017 à 12h34


Par AFP




Il y a une « détérioration des conditions de sécurité » en Centrafrique, causée par une expansion des groupes autoproclamés d'autodéfense, une meurtrière lutte d'influence entre groupes armés et le peu de progrès de la restauration de l'autorité de l'Etat en province, selon le panel des experts de l'ONU sur le pays.

Il y a une « détérioration des conditions de sécurité » en Centrafrique, causée par une expansion des groupes autoproclamés d’autodéfense, une meurtrière lutte d’influence entre groupes armés et le peu de progrès de la restauration de l’autorité de l’Etat en province, estiment des experts de l’ONU dans un rapport obtenu samedi par l’AFP.

La montée d’un discours incendiaire et discriminatoire

L’émergence de nouveaux groupes autoproclamés d’ « autodéfense » est encouragée en Centrafrique par la « montée d’un discours incendiaire et discriminatoire » de personnalités politiques à Bangui vis-à-vis des communautés musulmanes, estime le panel des experts de l’ONU sur la Centrafrique, chargé par le Conseil de sécurité d’enquêter de façon indépendante sur la crise centrafricaine.

Ces discours « bellicistes » sont « de plus en plus » présents et ont un effet mobilisateur sur les milices antibalaka prétendant défendre la majorité chrétienne et les groupes autoproclamés d’autodéfense, dit le texte, publié vendredi.

Dans le sud-est du pays, et à Bangassou particulièrement, le panel note le recrutement en cours par ces nouveaux groupes de combattants locaux et l’accroissement du trafic d’armes et du matériel militaire avec la RDC voisine.

En mai 2017, Bangassou avait été attaquée par des groupes autoproclamés d’autodéfense ciblant les musulmans de la ville. Ceux-ci sont toujours réfugiés dans l’enceinte du petit séminaire et Bangassou reste aux mains de ces groupes.

Des rivalités économiques liées à l’exploitation illégale des ressources naturelles

Par ailleurs, le panel note que les groupes armés pro-musulmans maintiennent une « emprise sur de nombreuses régions » centrafricaines. Le texte relève la subsistance d’une violente lutte d’influence entre ceux-ci, dans le centre du pays notamment, encouragée par des rivalités économiques liées à l’exploitation illégale des ressources naturelles.

Aussi, « peu de progrès ont été observés s’agissant du rétablissement de l’autorité de l’Etat » en Centrafrique, constate le rapport, alors que le gouvernement tente depuis plusieurs mois d’étendre son autorité hors de Bangui avec notamment une tentative de déploiement de préfets.

Enfin, ce rapport rappelle que la Centrafrique est « l’endroit le plus dangereux au monde pour les acteurs humanitaires » et que l’année 2017 aura été « l’année la plus meurtrière pour les soldats de la paix » (12 morts parmi les Casques bleus de la Minusca, force présente dans le pays depuis 2014).

http://www.jeuneafrique.com/505087/politique/centrafrique-des-experts-de-lonu-deplorent-une-deterioration-de-la-securite/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 26 Déc 2017 - 18:17

Citation :


26 déc 2017

De nouveaux bâtiments pour améliorer les conditions de vie des Policiers mauritaniens à Bangui



140 nouveaux Policiers et Gendarmes de l’Unité de Police Constituée (UPC) Mauritanie 1, arrivés le 20 décembre 2017 à la MINUSCA, occuperont les cinq nouveaux bâtiments en dur inaugurés ce jeudi 21 décembre 2017 par le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en RCA, Parfait Onanga-Anyanga.  

Une cérémonie officielle s’est déroulée à leur base jouxtant l’aéroport de Bangui M’Poko, en présence du Commissaire de la composante Police de la MINUSCA, le Général Roland Zamora, et du Directeur adjoint de la Division de l’appui à la Mission, Emmanuel K. Agawu.

Le projet est composé de quatre pavillons de logements destinés à abriter chacun 30 éléments. D’autres pavillons pourront loger entre 12 à 18 officiers, tous équipés en mobilier et climatiseurs. Un dernier local préfabriqué est aussi prévu qui servira à la fois de cantine et autres activités.

« Ils vivront et travailleront dans des conditions plus décentes et raisonnables », s’est réjoui le Général Zamora, avant de saluer une UPC engagée, responsable et ayant le sens du sacrifice. « L’UPC Mauritanie 1 a joué un rôle crucial dans la sécurisation des opérations électorales de 2015, au cours desquelles elle a, hélas, enregistré des pertes dans ses rangs », a-t-il rappelé.

Il faut noter au passage que leurs prédécesseurs, depuis leur engagement dans la Mission, occupaient des tentes installées dans l’enceinte du camp.

Le Représentant spécial a, pour sa part, indiqué que « c’est notre devoir en tant que Mission de nous assurer que tous nos personnels évoluent dans des conditions les plus décentes possibles ». Satisfait de ce projet réalisé par la Division d’appui à la Mission, il a promis de « faire le maximum en 2018 pour faire avancer les projets de logement des personnels de la MINUSCA, aussi bien à Bangui qu’en provinces »

La construction des bâtiments a été effectuée avec l’appui des jeunes Centrafricains venant des communautés vivant à proximité de l’aéroport, embauchés par la MINUSCA et le contracteur pour réaliser ce projet. « Ces bâtisses sont un patrimoine qui restera pour le pays, et je suis particulièrement fier de ce qu’elles ont été construites par des jeunes Centrafricains (…) Tous ces projets constituent une partie du legs que nous laisserons à la fin de notre Mission en Centrafrique», a fait valoir Parfait Onanga-Anyanga.  


https://minusca.unmissions.org/de-nouveaux-b%C3%A2timents-pour-am%C3%A9liorer-les-conditions-de-vie-des-policiers-mauritaniens-%C3%A0-bangui
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 26 Déc 2017 - 18:45

Citation :
Centrafrique: le chef de guerre Noureddine Adam menace de « marcher sur Bangui »

Publié le mardi 26 decembre 2017 | AFP


© Autre presse par dr
Noureddine Adam, ancien numéro deux de la Séléka



Il se dit « homme de paix » mais Noureddine Adam, l’un des principaux chefs de groupe armé qui sévissent en Centrafrique, fait la guerre et veut la continuer.

Dans un entretien exclusif à l’AFP, il parle d’une « ligne rouge » dont « le gouvernement s’approche » et qui pourrait le pousser à lancer ses hommes, comme en 2013, sur Bangui.

Leader d’une large coalition de groupes armés impliqués dans de nombreuses exactions ces dernières années en Centrafrique, il sert le thé à ses invités. Parfumé, dans un boubou soigné, Adam arbore un large sourire. Ses paroles restent guerrières.

« Un jour, on va devoir prendre nos responsabilités pour libérer le pays », menace-t-il depuis Birao, capitale de la Vakaga, région du nord de la Centrafrique, et quartier-général de son groupe armé, le Front populaire pour la Renaissance de la Centrafrique (FPRC).

Physique longiligne et lunettes fines, il se dit faiseur de roi dans le pays le moins développé du monde, revendiquant « 5.000 à 8.000 » hommes au FPRC et une myriade de groupes armés sous ses ordres.

« Nous en sommes au même point qu’en 2012 », quand la coalition pro-musulmane de la Séléka – dont il est cofondateur – s’apprêtait à prendre le pouvoir, dit-il en pesant ses mots.

Assis dans la cour sablonneuse de la résidence du sultan de la Vakaga, – l’une des rares habitations en dur de Birao – il affirme avoir toujours autorité sur toutes les anciennes factions de la Séléka, et ce malgré de violents affrontements et dissensions entre elles ces derniers mois.

– Touadéra le ‘criminel’-

Il s’est allié en 2015 à un groupe armé antibalaka (milices prétendument créées pour se défendre contre l’ex-Séléka musulmane) et ancien ennemi: « Avant tout, il faut qu’on lave les cœurs. Intégrer ces gens, c’est y participer ». Ce ralliement a des allures de prise de guerre.

L’homme, une pierre précieuse verte au doigt, prétend – comme de nombreux autres chefs de milices et groupes armés – « vouloir la paix avant tout ».

Mais Noureddine Adam reste un chef de guerre, et le président Faustin-Archange Touadéra est aujourd’hui sa cible principale.

Après le départ de la Séléka provoqué par l’intervention militaire française Sangaris, suivi de deux ans de transition, Touadéra a été élu en 2016, soutenu par la France et l’Onu qui ont vu en lui un espoir démocratique dans un pays qui n’a connu depuis son indépendance en 1960 que coups d’Etat et instabilité politique.

« C’est un criminel », assène Adam. « Il n’a aucune chance de finir son mandat ».

Retranché chez lui, dans la Vakaga, aux confins des frontières du Soudan et du Tchad, il répète à l’envie le mal qu’il pense du pouvoir actuel, qui soutiendrait et armerait selon lui les antibalaka à travers tout le pays.

Alors que l’imam de la mosquée voisine appelle à la prière du soir, Noureddine Adam continue sa diatribe guerrière. La force de l’ONU (Minusca, présente dans le pays depuis 2014) est « l’avocate du gouvernement; ce n’est pas son rôle », accuse-t-il.

Seules les sanctions onusiennes et américaines – interdiction de voyager, gel des avoirs – lui semblent « normales »: « Ce n’est pas seulement moi qui a été visé, il y a aussi les ex-présidents Michel (Djotodia) et Bozizé. Il y a des crimes qui ont été commis du côté musulman et du côté chrétien. On ne peut pas contrôler tout le monde. Depuis 2002, on est en train de s’entretuer. »

« Je n’ai pas peur d’aller me justifier à Bangui », dit-il, affirmant néanmoins qu’il faut d’abord rétablir la paix « avant de voir qui a tué qui, et qui a commis des crimes. »

Mais « on ne peut pas juger (ces crimes) sans être au pouvoir », ajoute-il d’emblée, laissant paraître une volonté prononcée de revenir à Bangui, où il a été quelques mois chef des renseignements sous Djotodia. Et accusé d’avoir commandité dans ces fonctions des actes de torture selon l’ONU.

– Finie la sécession –

Entouré de son état-major et de sa garde rapprochée, il se voit président: « Si c’est pour amener la paix et la sécurité, pourquoi pas? ».

Plus question de la sécession du nord, comme il l’a prôné par le passé après la perte de Bangui par la Séléka, son but est de nouveau la capitale.

Et si la communauté internationale s’y oppose? « Ca sera dommage ».

Alors qu’il se dit victime, il commande depuis son bastion désertique les attaques de ses hommes armés, au nombre généralement estimé à plusieurs centaines. Ceux-ci sont impliqués dans le meurtre de civils et le déplacement de dizaines de milliers d’autres dans le pays.

Noureddine Adam réfute les accusations de recrutement de mercenaires étrangers, mais n’hésite pas à menacer: « si les Faca (l’armée centrafricaine) sont déployées dans nos zones, c’est fini, c’est le chaos », martèle-t-il. « Nous sommes les fils de ce pays, nous avons un rôle important à jouer. »

Fin 2017, en Centrafrique, un civil sur deux dépend de l’aide humanitaire et près d’une personne sur cinq a dû fuir son domicile.

Mi-décembre, l’Onu a autorisé la Russie à donner des armes au gouvernement de Touadéra. « Avec cette livraison, on approche de la ligne rouge », prévient, calme, Noureddine Adam.


Par Amaury HAUCHARD

http://news.abangui.com/h/61123.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mar 26 Déc 2017 - 21:25

Citation :
Le premier contingent des forces spéciales russes arrivé à Bangui.



25.12.2017(10h00)


Une vingtaines d’éléments des forces spéciales russes est arrivée à Bangui dans la journée du 24 Décembre. Cette arrivée des soldats russes intervient 6 jours après les premières livraisons d’armes par la Russie.

Ces soldats seraient des instructeurs militaires venus dans le cadre d’un accord signé par le président Touadera en personne lors de son séjour en Russie.

C’est à bord d’un Foker30 en provenance de Kartoum, Soudan, qu’ une vingtaine d’instructeurs militaires Russes, plus l’équipage, sont descendus, ils ont été accueillis par un représentant personnel de Faustin Archange Touadera, qui les prit en charge, direction Camp DeRoux, via salon VIP.

Avec leur présence quasi permanente au Soudan depuis la dernière visite du président Al Bashir à Moscou ou ce dernier aurait demandé à la Russie de réactiver sa base datant de l’époque de l’Union soviétique, Moscou est déterminé à aider les centrafricains à retrouver le chemin de la paix et de la croissance.

Plusieurs groupes rebelles viennent d’annoncer le cessez le feu.

http://www.camerounliberty.com/le-premier-contingent-des-forces-speciales-russes-arrive-a-bangui/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Mer 27 Déc 2017 - 21:44

Citation :
Centrafrique : escalade de la violence

27 décembre 2017



Les forces de sécurité intérieure ont réussi, le jour de Noël, à neutraliser un chef milicien Antibalaka

Depuis l'annonce de l'arrivée à Bangui des armes russes destinées à équiper les forces armées centrafricaines, Faca, pour leur déploiement dans le pays, la violence semble doubler d'intensité dans les régions sous contrôle des groupes armés.

D'abord, la ville de Mboki au sud-est a été investie depuis une semaine par des ex-Seleka de l'Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), dirigé par le chef de guerre Ali Darassa.

A Béloko à l'ouest, les forces de sécurité intérieure ont réussi, le jour de Noël, à neutraliser un chef milicien Antibalaka et 4 de ses éléments qui perturbaient la quiétude de la population.

Kabo, une ville du nord, a été l'objet d'une invasion par des hommes armés, présentés par les députés de la région comme des mercenaires venus du Soudan et du Tchad voisins.

La menace la plus récente, est celle du chef de guerre Noureddine Adam du Front populaire pour la Renaissance de Centrafrique.

Chef d'une large coalition rebelle, il menace de marcher de nouveau sur Bangui comme en 2013 au cas où le gouvernement franchit la ligne rouge, en déployant les Faca dans les zones sous leur contrôle.

http://www.bbc.com/afrique/region-42490074?ocid=socialflow_facebook
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 29 Déc 2017 - 20:46

Citation :
La police de la MINUSCA dresse le bilan de ses activités

Publié le jeudi 28 decembre 2017 | ACAP


© Autre presse par DR
Des Casques bleus marocains de la Minusca, à Bangassou, en Centrafrique


Bangui- Le Porte-parole intérimaire de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), Ikavi Uwolowukana Gbatanu, a animé, mercredi 27 décembre 2017 à Bangui, une conférence de presse pour passer en revue les principales questions concernant le mandat et les activités de la police de la MINUSCA, d’une part, et d’autre part, l’excellente collaboration entre l’institution onusienne et les autorités centrafricaines.

Le Général de Brigade Roland Zamora, Chef de la composante police de la MINUSCA a expliqué que le rôle de son institution est de promouvoir les Forces de sécurité intérieure (FSI), notamment la police et la gendarmerie dans un environnement où on ne parle que des Forces armées centrafricaines.

« Alors qu’il y a dans ce pays d’autres forces en uniforme telles que la police, la gendarmerie, la police municipale, les pompiers, les forces des Eaux et Forêts qui ont un rôle à jouer dans la reconstruction de la Centrafrique », a-t-il poursuivi.

Il a développé de long en large la mission de la composante police de la MINUSCA et l’appui qu’elle apporte aux policiers et gendarmes centrafricains avec qui il travaille en collaboration.

Le Directeur de Cabinet du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité Publique, Sosthène Dengbe, a mis surtout l’accent l’importance du rôle des FSI dans le recoupement des informations recueillies, soit sur la base des renseignements ou des rumeurs pour les mettre à la disposition des autorités compétentes.

Sur la déclaration de Nourredine Adam sur Radio France Internationale, il fait savoir que le rapport de mission du Ministre Résident de la vakaga, Nabia Haroune, et son collègue des Eaux et Forêts, Lambert Moukove Lissane, n’est pas aussi alarmiste sur la restauration de l’autorité de l’Etat dans la région.

Selon lui, les FSI nouvellement affectés à Birao seront bel et bien déployés grâce aux soutiens logistiques de la MINUSCA et qu’il n’est nullement dans l’intention du gouvernement d’abandonner la population de la Vakaga à la merci des forces négatives du FPRC.

S’agissant de la réouverture du commissariat du 3ème arrondissement de Bangui, le Directeur de cabinet Dengbe a noté que la situation stratégique dudit commissariat qui n’a pas plusieurs issues de secours est encore à l’étude et qu’il n’est pas question de jeter en pâture les vaillantes FSI.

Il convient de rappeler que Ikavi Uwolowukana Gbatanu a surtout orienté les questions des journalistes sur les mandats de l’UNPOl (la police de la MINUSCA, ses effectifs, son déploiement, les réalisations de 2017, dont le recrutement de 500 policiers et gendarmes ainsi que les perspectives de 2018.

http://news.abangui.com/h/61133.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 31 Déc 2017 - 16:31

Citation :
Centrafrique: des "centaines" de personnes fuient des affrontements


AFP 31/12/2017


Des "centaines" de personnes ont fui les affrontements entre groupes armés qui ont lieu depuis mercredi soir autour de la ville de Paoua, dans le nord-ouest de la Centrafrique, a appris dimanche l'AFP auprès de Médecins sans frontières (MSF).

"Il y a des affrontements sur presque tous les axes autour de Paoua. Nous avons vu des centaines de personnes fuir leurs villages pour se réfugier à Paoua", a déclaré par téléphone Jean Hospital, coordinateur projets de MSF à Paoua.

Ces affrontements opposent depuis mercredi soir le groupe armé Mouvement national pour la libération de la Centrafrique (MNLC) créé en octobre par le "général" autoproclamé Ahamat Bahar, au groupe armé Révolution et Justice (RJ).

Les affrontements dans cette zone ont violemment repris fin novembre après qu'un chef de RJ, Clément Bélanga, accusé de nombreuses exactions contre la population, a été tué par des membres du MNLC, selon des sources concordantes.

Depuis mercredi et le début des combats autour de Paoua, MSF indique avoir admis huit blessés à l'hôpital de la ville, dont certains dans un état critique. "On a reçu des civils qui ont été directement visés par des tirs d'armes à feu ou ont été attaqués à la machette. D'autres sont des victimes collatérales des affrontements", a affirmé M. Hospital.

"Les RJ ont dit à la population de s'enfuir pour laisser la voie ouverte au cas où ils attaqueraient", a de son côté raconté à l'AFP Roy-Rodrigue Doutoumbaye, pasteur de la ville de Bétoko, proche de Paoua.

"Ils voulaient vraiment me tuer, mais comme j'avais 110.000 francs (environ 190 euros) sur moi ils ont pris l'argent et m'ont laissé en vie" a pour sa part raconté Jope, un habitant de Bétoko de 52 ans atteint de tuberculose et blessé par balle à la tête, admis à l'hôpital de Paoua.
"Si nous restons seules en ville nous risquons de nous faire violer. Nos maris sont partis au champ pour s'occuper des récoltes", a elle expliqué Marie-Angèle Dembaye, sur la route entre Betoko et Paoua. "Des hommes armés commençaient à tourner en ville pour chercher des femmes", selon elle.

"La situation va être rapidement très compliquée, car ces personnes n'ont pas toutes de famille pour les accueillir à Paoua", s'inquiète dimanche Jean Hospital d'MSF.

Selon les derniers bilans du Haut commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR) et de la Croix rouge (CICR), il y avait mi-décembre entre 15.000 et 17.000 personnes déplacées à Paoua.

La Centrafrique est embourbée dans un conflit meurtrier depuis 2013. L'Etat, décimé, n'a de contrôle que sur une maigre partie du territoire national, tandis que les groupes armés s'affrontent dans les provinces pour le contrôle du diamant, de l'or et du bétail dans ce pays qui est l'un des plus pauvres du monde.

https://www.lorientlejour.com/article/1092034/centrafrique-des-centaines-de-personnes-fuient-des-affrontements.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 31 Déc 2017 - 19:50

Citation :
Centrafrique : Mahamat Al Khatim, le leader du MPC ordonne l’immobilisation des convois à Kaga-bandoro

Publié le dimanche 31 decembre 2017 | Corbeau News


© Autre presse par DR
Mahamat Al Khatim, le leader du MPC au centre


Après avoir reçu du renfort en homme venu du Kabo au nord-ouest de la RCA, le Général de la Séléka Mahamat Al Khatim, chef de la faction MPC, vient d’ordonner l’immobilisation de tous les convois venus de Bangui et qui se trouvent en ce moment à Kaga-bandoro.

Le vendredi 29 décembre dernier dans la journée, les habitants de Bandoro ont été surpris par l’arrivée massive des hommes lourdement armés dans des pick-up BG75 et des Hilux et qui n’ont pas cessé de tirés en l’air avec leurs armes toute la journée, d’autres ont d’ailleurs continué jusqu’à ce samedi 30 décembre à faire des sommations.

Décrits comme des barbus, ces combattants ont expliqué à notre correspondant sur place qu’ils sont en route pour Ndélé. Pourquoi Ndélé ?

Par ailleurs, les convois qui sont venus de Bangui, une cinquantaine des camions, ont été immobilisés sur ordre de Mahamat Al Khatim qui, contre toute attente, n’a pas voulu que ces véhicules rentrent à Bangui. Pourquoi ?

D’après une source sécuritaire des Nations-Unies, des nombreux mouvements des rebelles de ce dernier temps sont dus à l’annonce du déploiement prochain sur le terrain des soldats Faca début 2018 en appui aux soldats de la Minusca. C’est une nouvelle qu’ils ne veulent surtout pas entendre pour l’heure, et ils veulent à tout prix créer du désordre pour faire emballer les choses.

À Bangui, les autorités du pays n’ont pas réagi à ces événements pour l’heure.

Kaga-bandoro, F. KANZO

http://news.abangui.com/h/61171.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Dim 31 Déc 2017 - 20:09

Citation :
Centrafrique : la guerre est économique, selon les experts de l’ONU

28 décembre 2017 à 12h58    

Par Jules Crétois

 


Ce qui ressort du dernier rapport du Groupe d’experts de l'ONU sur la République centrafricaine, rendu public fin décembre, est l'installation pérenne d'une réelle économie de guerre.
 
Il est au final, information après information, parfois difficile de se faire une idée sur les dynamiques de la violence en Centrafrique. La grille de lecture confessionnelle, parfois utilisée, est souvent critiquée pour son manque de pertinence. De nombreux décideurs pointent du doigt un conflit obéissant à des logiques économiques. Le rapport du Groupe d’experts sur la République centrafricaine, en date du 6 décembre, et rendu public à la fin du mois tend à leur donner raison. Le rapport aborde différentes questions mais, de détails en résolutions, se dessine notamment un conflit, qui a généralement des motivations économiques. Celui-ci suscite autant la création de nouveaux marchés, que de modèles d’organisation économique.

Quête de monopole

L’échec de la réunification de l’ancienne Séléka, cause d’un certain nombre d’affrontements durant l’année 2017, serait à en croire le rapport, liés « aux intérêts économiques divergents des dirigeants du groupe. » Concernant les groupes d’autodéfense, dont les experts remarquent la vivacité, aux côtés des anti-balaka, ils remarquent qu’ils existent « au service d’intérêts économiques ».


Les experts donnent l’exemple d’un « artisan minier influent qui a soutenu les groupes d’autodéfense pour pouvoir s’emparer des entreprises de concurrents musulmans ». Les acteurs économiques non-musulmans « bénéficient notamment d’une situation de monopole sur les activités commerciales sur l’axe Bangassou-Gambo-Béma depuis que les groupes d’autodéfense en ont pris le contrôle ». Les dynamiques des groupes politico-militaires, les jeux confus d’alliance et de scission, se comprennent ainsi, à l’aune de la concurrence économique et de la quête de mainmise financière.

De nouveaux marchés

Si les affrontements découlent souvent de la concurrence économique, ils offrent aussi de nouveaux débouchés : « Les combats qui sévissent dans le sud-est du pays ont donné plus de poids aux filières de trafic d’armes et de munitions via la République démocratique du Congo ». Les violences à Bangassou, qui ont marqué cette année 2017, seraient ainsi liées au fait de la volonté des groupes armés de mettre la main sur une des « plaques tournantes du trafic où les groupes d’autodéfense locaux viennent se réapprovisionner en matériel militaire provenant de [l’étranger, ndlr] ».

Dans la région, d’ailleurs, « le marché des munitions et des armes de chasse reste lucratif, ce qui explique qu’elles soient toujours vendues au même titre que d’autres marchandises. » Les ex-Séléka, eux aussi, participent activement au trafic d’armes. Dans ses précédents rapports, le Groupe d’experts a souligné que Moussa Assimeh, « l’un des principaux généraux de la Séléka en 2013 […] faisait entrer des armes du Soudan […]. Les trafiquants transportent les armes de Bria depuis le Soudan ». C’est avec un ressortissant de ce pays aussi que le général Zakaria Damane, homme fort de l’ex-Séléka, aurait, en 2017, conclu « un accord portant sur la fourniture d’armes et de munitions d’une valeur de 12 millions de francs CFA (21 000 dollars) », offrent les experts en guise d’exemple. Ces derniers relèvent même que des cartouches militaires ont été achetées à des personnes liées au FPRC pour la formation de 26 candidats au poste de garde forestier.

Les routes et les mines

Dans le nord-ouest, les violences sont encore pour beaucoup liées à la lutte pour le contrôle des axes routiers. Contrôler les routes, c’est prélever des taxes, notamment sur le bétail. Les experts proposent une estimation : « un propriétaire de 50 têtes de bétail achetées à Mbaiboum (nord du Cameroun) voulant se rendre au marché de Bouar devra franchir plusieurs postes de contrôle et payer entre 800 000 et 1 million de francs CFA, soit 1 800 à 2 000 dollars ». Qui tombent aujourd’hui dans la poche des groupes armés. Certains voient même plus grand : le général Bahar, du Mouvement patriotique pour la Centrafrique, a installé un marché au bétail, indique le rapport, pris le contrôle d’un axe routier emmenant au Tchad et ainsi créé un corridor pour l’import d’animaux. Les autres groupes armés, comme les 3R ou l’UPC ne sont pas en reste.

Les experts remarquent aussi que l’activité extractive est aujourd’hui intimement liée à l’activité de groupes armés. Ainsi, des sites seraient entièrement gérés par des anti-balaka, comme c’est le cas de la mine d’or de Wili, à Koro-Mpoko. Ailleurs, les groupes armés assurent, à en croire le rapport, des services de sécurité. Certains montent de véritables entreprises. Le rapport évoque ainsi le cas d’Elite Sécurité RCA, qui assure la sécurité d’un site d’orpaillage à Sosso-Nakombo, et où on retrouve l’ancien commandant de zone Crépin Messamba, également connu sous le nom de « Général Dalé », ancien membre de la garde présidentielle de François Bozizé.

Le risque est un délitement toujours plus important de l’État centrafricain. Pour les factions de l’ex-Séléka, et le FPRC en particulier, la collecte de taxes constitue « l’un des principaux objectifs de la création de structures administratives parallèles », remarquent les experts au sujet de Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique. Aux alentours des mines, les fonctionnaires collaborent parfois avec les groupes qui assurent la sécurité privée et les experts regrettent la non-application du gel des avoirs de certains chefs de groupes armés par les autorités nationales.

http://www.jeuneafrique.com/505386/politique/centrafrique-la-guerre-est-economique-selon-les-experts-de-lonu/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 4 Jan 2018 - 22:51

Citation :
Le Portugal s’apprête à prendre le commandement de la mission EUTM à Bangui

Publié le jeudi 4 janvier 2018 | Belga


© Autre presse par DR
Le général Blàzquez, commandant EUTM-RCA



Le Portugal a dépêché jeudi un contingent d’une quarantaine de militaires à Bangui pour prendre le commandement durant l’année 2018 de la mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM RCA), a annoncé le gouvernement.


Ces hommes ont quitté dans la matinée la base aérienne de Montijo, située sur les rives du Tage, non loin de Lisbonne. C’est le général Hermínio Maio qui prendra le commandement de l’EUTM RCA, une mission qui compte quelque 170 militaires d’une douzaine de pays. Il en sera le quatrième commandant, après notamment le Belge Herman Ruys (de janvier à juillet 2017) et l’Espagnol Fernando García Blázquez (depuis juillet 2017).

Lancée en juillet 2016, la mission européenne vise à aider à la restructuration des Forces armées centrafricaines (FACa) en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la Défense et à l’état-major général à Bangui, ainsi que des cours aux officiers et sous-officiers centrafricains. La Centrafrique (4,5 millions d’habitants) peine à se relever d’une guerre civile déclenchée par le renversement en mars 2013 de l’ex-président François Bozizé par les rebelles Séléka, réclamant plus de justice sociale pour les 20% de musulmans.

Leur prise de pouvoir a entraîné une contre-offensive des milices anti-Balaka majoritairement chrétiennes. Les affrontements ont fait des milliers de morts, quelque 800.000 déplacés internes ou réfugiés dans les pays voisins, avec un Etat, une administration, des forces armées et une économie en ruine. Le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra ne contrôle qu’une petite partie du territoire national, tandis que les groupes armés s’affrontent dans les provinces pour le contrôle des diamants, de l’or et du bétail dans ce pays qui est l’un des plus pauvres au monde.

http://news.abangui.com/h/61210.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Sam 6 Jan 2018 - 17:47

Citation :
5 jan 2018

La MINUSCA dément formellement les allégations selon lesquelles elle fournit des armes et des munitions aux groupes armés



La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) rejette catégoriquement les allégations contenues dans l’article : « Paoua: La MINUSCA prise en flagrant délit de ravitaillement des éléments du général Bahar en armes et minutions ». Les faits relatés dans l’article – publié par le quotidien Le Démocrate le mercredi 3 janvier (No. 4053) et l’Expansion le jeudi 4 janvier (No. 908) – sont inexacts. La MINUSCA affirme sans ambiguïté qu’elle n’a pas et qu’elle n’a jamais fourni des armes, munitions ou tout autre équipement militaire au Général Bahar ou à un groupe qui lui serait affilié.

La MINUSCA condamne la publication de ces affirmations sans fondement et souligne les graves conséquences que ces fausses allégations engendrent pour ses Casques Bleus qui servent en République centrafricaine. La diffusion de cette désinformation incendiaire affecte négativement la présence du personnel de la MINUSCA auprès des communautés qu’elle sert, en compromettant leur sécurité et en entravant leur capacité de protéger et d’assister les populations vulnérables.

La MINUSCA est déçue et profondément inquiète de ce que Le Démocrate et L’Expansion ont relayé des allégations provenant d’un blog privé, sans autre vérification auprès de sources fiables, et sans offrir au préalable à la MINUSCA l’opportunité d’y répondre et de les réfuter ; une pratique non conforme à l’éthique journalistique de base.

Enfin, la MINUSCA prend au sérieux toute action interférant avec sa capacité de remplir son mandat en République centrafricaine. En ce sens, la MINUSCA se réserve le droit de saisir les plus hautes autorités de la communication afin qu’elles prennent les mesures adéquates.

https://minusca.unmissions.org/la-minusca-d%C3%A9ment-formellement-les-all%C3%A9gations-selon-lesquelles-elle-fournit-des-armes-et-des
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Jeu 11 Jan 2018 - 21:18



Citation :
10 jan 2018

L’intervention des casques bleus de la MINUSCA à Paoua a permis de limiter les pertes humaines


La présence des casques bleus de la MINUSCA à Paoua, préfecture de Ouham Pendé (nord-ouest de la République centrafricaine), a permis de contenir la situation sécuritaire et de limiter la mort de civils innocents, a indiqué mercredi la Mission lors de sa conférence de presse hebdomadaire.

« L’intervention de la MINUSCA a permis de contenir la situation et de limiter les dégâts et pertes en vies humaines », a déclaré le porte-parole Vladimir Monteiro. Il a également condamné ces violences injustifiées avec « des effets sur la population », et qui ont été causées à la fois par les éléments armés du groupe Révolution et Justice (RJ) de Sayo et ceux de l’ex-Séléka Bahar. Pour sa part, le porte-parole de la Force, Lieutenant-colonel Côme Ndayiragije, a souligné que « de nombreux déplacés ont cherché refuge autour de la base de la MINUSCA et que les soldats de la paix effectuent actuellement des patrouilles pour les sécuriser».

En plus de l’intervention des casques bleus, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé d’autres initiatives suite aux violences à Paoua, notamment la visite du Représentant spécial adjoint du Secrétaire général, Kenneth Gluck, aux côtés de la Ministre de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée, le 5 janvier, dans le but d’évaluer la situation sécuritaire dans la localité et de rencontrer les différents acteurs. « Par ailleurs, une mission de la MINUSCA s’est rendue à Bembéré, Betoko et Bemal, au nord et au nord-est de Paoua pour une évaluation sécuritaire et humanitaire », a-t-il ajouté.

Selon le porte-parole, « ces actions tout comme l’initiative conjointe avec un membre du Parlement centrafricain pour sensibiliser les populations sur l’accord de cessation des hostilités signé entre les 3R et les Anti-Balaka à Bouar, « démontrent l’engagement de la MINUSCA aux côtés des autorités légitimes centrafricaines dans la recherche de la paix et la sécurité en République centrafricaine ». Monteiro a par ailleurs dénoncé la diffusion de fausses nouvelles et de rumeurs destinées à dénigrer l’image de la MINUSCA et à tromper le peuple centrafricain.

Le porte-parole est également revenu sur le bilan de l’opération-pilote du DDR mis en place par le Gouvernement centrafricain et appuyé par la MINUSCA, et qui a pris fin en décembre dernier. « Elle a permis de désarmer et démobiliser 439 combattants dont 240 éléments ont été retenus pour l’intégration dans les forces armées, et de collecter 360 armes, 5.220 munitions et 376 explosifs » a dit le porte-parole. Il a également cité les abus et violations des droits de l’homme pour la période 04-09 janvier 2018 et qui s’élèvent à 120, pour au moins 140 victimes.

De son côté, le porte-parole de la Force de le MINUSCA, le Lieutenant-Colonel Côme Ndayiragije a fait état d’une situation sécuritaire relativement calme sur l’ensemble du territoire. Celui-ci a souligné également que la Force continue de multiplier les patrouilles dans les zones calmes pour le moment, mais où la présence et l’activité des groupes armés ont été signalées.

Pour sa part, le porte-parole de la Police, Capitaine Léo Franck Gnapie, a souligné que la Police de la MINUSCA a été très sollicitée cette semaine du fait de la hausse de la criminalité. « A Bangui, l’intervention de la Police a permis d’arrêter et de remettre aux autorités judicaires centrafricaines, l’auteur présumé de l’assassinat d’un enfant de deux ans... A Bria, la Police est intervenue pour mettre en déroute des individus, qui ont enlevé une personne et qui revendiquaient une rançon de 40.000 FCFA. La personne a été libérée grâce à cette intervention », a dit le porte-parole. Il a souligné que la Police reste déterminée aux côtés des Forces de sécurité intérieures centrafricaines afin de maintenir la paix dans le pays.​

https://minusca.unmissions.org/l%E2%80%99intervention-des-casques-bleus-de-la-minusca-%C3%A0-paoua-permis-de-limiter-les-pertes-humaines
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MessageSujet: Re: Intervention militaire en Centrafrique - Opération Sangaris   Ven 12 Jan 2018 - 18:28

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