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 Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mer 27 Juil - 20:23

kurahee a écrit:
A ce que je vois les milliards de $ d'investissements promis lors du sommet économique du Caire se sont transformés en fumée

25% du budget pour l'armée. Tout est aspirer par l'armée. Et les Bédouins ont d'autres priorité (prix du pétrole, guerre contre l'Iran et ces sbires surtout au Yémen et en Syrie), etc..
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bens.othman
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Jeu 28 Juil - 9:29

Quelle idée d'aller acheter de la ferraille russe (mig29) alors que l’Égypte n'a plus de devise,
Sissi sait très bien que ces armes ne vont lui servir à rien, Israël est son allié les tensions avec l’Éthiopie se sont estampés depuis l'arrangement de l'entrée de l’Égypte dans l'UA contre l'abandon de ses droits historiques sur le nil, le soudan n'est pas pressé de récupérer halayeb et chalatine. Alors en toute vraisemblance l'achat massive d'arme est une manière de s'acheter une légitimité auprès des puissances mondiales au péril de son peuple qui crève de fin. Mais comme à ce qui parait l’Égypte est oumo donia, tous ce qui leur arrive est amplement mérité on a les dirigeants qu'on mérite.

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 2 Aoû - 2:49

Symbole fort de la montée de l'EI au Sinai, un char M60 de l'armée égyptienne capturé par les terroristes de l'EI .




Même si la capture du char est temporaire, cela montre un très mauvaise image de l'armée égyptienne dans son action au Sinai .
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simplet
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 2 Aoû - 5:35

vinseeld a écrit:
Symbole fort de la montée de l'EI au Sinai, un char M60 de l'armée égyptienne capturé par les terroristes de l'EI .




Même si la capture du char est temporaire, cela montre un très mauvaise image de l'armée égyptienne dans son action au Sinai .

je pense pas que c'est le Sinai, le Sinai est très très aride

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 2 Aoû - 6:08

Le Sinaï n'est pas tout désertique. Au nord, c'est un climat méditerranéen.
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 2 Aoû - 6:49

Le drapeau EI a été photoshopé

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 2 Aoû - 8:48

PGM a écrit:
Le drapeau EI a été photoshopé

Quel drapeau? En haut à droite?

C'est le logo.
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 2 Aoû - 13:19

Kurssad a écrit:
PGM a écrit:
Le drapeau EI a été photoshopé

Quel drapeau? En haut à droite?

C'est le logo.

source de la photo ? une agence de presse sérieuse

je ne pense pas que c'est Sinai



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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mer 3 Aoû - 4:56

vinseeld a écrit:
Symbole fort de la montée de l'EI au Sinai, un char M60 de l'armée égyptienne capturé par les terroristes de l'EI .




Même si la capture du char est temporaire, cela montre un très mauvaise image de l'armée égyptienne dans son action au Sinai .


C'est une image extrait de leur nouvelle vidéo propagandiste de la "Waliya du Sinaï" .
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Dim 7 Aoû - 16:59

The economist n'y va pas de main morte pour décrire le régime de sissi et l’Égypte en général qui se dirige vers un avenir de plus en plus sombre.

Citation :
After the Arab spring

The ruining of Egypt



Repression and the incompetence of Abdel-Fattah al-Sisi are stoking the next uprising
Aug 6th 2016 | From the print edition

IN EGYPT they are the shabab al-ahawe, “coffee-shop guys”; in Algeria they are the hittistes, “those who lean with their backs to the wall”; in Morocco they go by the French term, diplômés chômeurs, “graduate-jobless”. Across the Arab world the ranks of the young and embittered are swelling.

In most countries a youth bulge leads to an economic boom. But Arab autocrats regard young people as a threat—and with reason. Better educated than their parents, wired to the world and sceptical of political and religious authority, the young were at the forefront of the uprisings of 2011. They toppled rulers in Tunisia, Egypt, Libya and Yemen, and alarmed the kings and presidents of many other states.

Now, with the exception of Tunisia, those countries have either slid into civil war or seen their revolutions rolled back. The lot of young Arabs is worsening: it has become harder to find a job and easier to end up in a cell. Their options are typically poverty, emigration or, for a minority, jihad.

This is creating the conditions for the next explosion. Nowhere is the poisonous mix of demographic stress, political repression and economic incompetence more worrying than in Egypt under its strongman, Abdel-Fattah al-Sisi.

Battle of the youth bulge
As our briefing on young Arabs sets out (see Briefing), the Middle East is where people are most pessimistic and most fearful that the next generation will fare worse than the current one. Arab populations are growing exceptionally fast. Although the proportion who are aged 15-24 peaked at 20% of the total of 357m in 2010, the absolute number of young Arabs will keep growing, from 46m in 2010 to 58m in 2025.

As the largest Arab state, Egypt is central to the region’s future. If it succeeds, the Middle East will start to look less benighted; if it fails, today’s mayhem will turn even uglier. A general who seized power in a coup in 2013, Mr Sisi has proved more repressive than Hosni Mubarak, who was toppled in the Arab spring; and he is as incompetent as Muhammad Morsi, the elected Islamist president, whom Mr Sisi deposed...

http://www.economist.com/news/leaders/21703374-repression-and-incompetence-abdel-fattah-al-sisi-are-stoking-next-uprising-ruining?zid=304&ah=e5690753dc78ce91909083042ad12e30

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 9 Aoû - 13:07

Citation :
Egypte: 12 milliards de dollars du FMI, contre de douloureuses réformes


Pour sortir des difficultés dans lesquelles est plongée son économie, l’Egypte a besoin de 12 milliards de dollars de prêts sur 3 ans de la part du FMI. Sauf, qu’en contrepartie, le FMI réclame des réformes douloureuses.

trois quotidiens égyptiens affirment ce lundi, que le Caire a transmis au FMI un plan de réforme de 18 mois. En contrepartie, l’Egypte compte obtenir un prêt de 12 milliards de dollars sur trois ans. Cependant, il y aurait un léger désaccord avec l’institution financière de Christine Lagarde. C’est ABC News qui rapporte l'information en citant les trois journaux.

Des réformes douloureuses

Selon les quotidiens privés Al-Shorouk, Al-Masry Al-Youm et Al-Watan, il y aurait des divergences entre le FMI et le gouvernement égyptien.  La première réside dans l’ampleur de la dévaluation de la livre égyptienne qui doit précéder le prêt. Le second désaccord concerne le calendrier d’implémentation de certaines réformes à cause de leur caractère hautement politique, comme la suppression des subventions concernant les carburants, l’électricité et les besoins alimentaires de base.

Toujours selon les journaux, le Fonds monétaire international a rejeté les requêtes égyptiennes pour retarder la mise en œuvre de certaines réformes proposées. La fermeté de la réponse du FMI, selon Al Masry Al-Youm, est liée à la situation économique difficile que traverse le pays et à l’urgence de lui trouver des solutions. "On ne peut pas se permettre de ne pas agir vite", a dit le quotidien, à l’image des deux autres, citant notamment un responsable qui a pris part aux discussions avec le FMI, lesquelles se déroulent secrètement au Caire depuis la semaine dernière.

La crise s’étend partout

L’Egypte fait face à de graves difficultés économiques, à cause de la crise du secteur touristique, d’une pénurie de devises, d'une inflation à deux chiffres, et d’un taux de chômage élevé. Le gouvernement cherche vainement une solution à la rébellion dans la péninsule du Sinaï, tout en continuant à montrer un semblant de tolérance par rapport à la dissidence politique. Ce lundi 8 août, la Banque centrale égyptienne (CBE) a notamment communiqué sur une nouvelle baisse d’un montant de 2 milliards de dollars des réserves en devises, à quelque 15,54 milliards de dollars à fin juillet.

La crise égyptienne a pris des proportions politiques insoupçonnées. Les critiques contre Abdel Fattah Al-Sissi sont de plus en plus vives. Il est accusé d’avoir engagé le pays dans des travaux d’infrastructures pharaoniques qui ne relancent pas l’économie, tout en épuisant les ressources budgétaires.

travaux pharaoniques d'Al-Sissi critiqués

Al Sissi, en poste depuis juin 2014, affirme que ses grands travaux, comme le réseau autoroutier à travers le pays ou l’extension du Canal de Suez, sont vitaux, si le pays veut attirer des investisseurs. Son gouvernement a annoncé, lundi, une hausse des prix de l’électricité domestique. Les voix sont de plus en plus nombreuses, lui reprochant de réduire le pouvoir d’achat de la classe moyenne.

Quoi qu’il en soit, selon les trois quotidiens, le FMI estime que le taux de change réel  est de 11,60 livres pour un dollar, contre un taux officiel de 8,87 actuellement. Sur le marché noir, le dollar s’échange même entre 12 et 12,5 livres. Néanmoins, le gouvernement voudrait que la dévaluation imminente ne fixe qu’un taux de change officiel à 10,60 livres pour un dollar.

http://afrique.le360.ma/autres-pays/economie/2016/08/08/4608-egypte-12-milliards-de-dollars-du-fmi-contre-de-douloureuses-reformes-4608
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 9 Aoû - 13:39

Ils ont quoi de l'argent du Golfe?
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Jeu 11 Aoû - 18:25

Le FMI vient d'accorder 12 milliards $ à l'Egypte, c'était assez rapide.
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Sam 13 Aoû - 16:31

Ce qui est entonnant dans cette histoire est que sissi était dans une commission en 2012 qui a refusé d'avoir recours au fmi pour un prêt de 3 milliards de dollars. Comment et pourquoi il a changé d'avis entre temps surtout pour un montant 4 fois plus conséquent aujourd'hui.
Un proche du gouvernement a récemment tweeté qu'il n'y a plus rien dans les caisses de l’état et que la situation était vraiment critique et tous cela sans que les égyptiens ne soient au courants.
Tous les projets économiques entrepris par al ssisi tombent à l'eau, le nouveau canal de suez est un fiasco total, d’ailleurs la twittosphére égyptienne s"en amuse en fêtant "les 1 ans du trou de suez", un projet qui a coûté des milliard pour rien en retour;
En tous cas il faut suivre de très prés ce pays car je sens un second effet domino dans le monde arabe.









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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Sam 13 Aoû - 17:40

Pour son canal, il n'y a même pas eu d'étude de faisabilité et d'étude d'impact

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/canal-de-suez-l-egypte-a-t-elle-depense-8-milliards-de-dollars-pour-rien_1705511.html

Je me demande comment l'état égyptien va rembourser les 9 mds$ de l'emprunt national.
Population, entreprises nationales, banques, fonds de retraite, tout le monde a été sommé de passer à la caisse. Ca va être la saignée quand il faudra rembourser.
Pour moi c'est fail state en perspective.
Le fmi n'a pas fait d'histoire car Sam (+ khalijis) ne veut pas d'un autre état failli dans le coin en ce moment. Les pays du golfe doivent maudir la géographie.

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Sam 13 Aoû - 18:31

Ce qui m'etonne, c'est le ridicule de la somme obtenue par l'egypte et comparaison du choc social que les exigences du FMI vont entrainer.

Ils obtiennent 12 milliards sur 3 ans à raison de 4 milliards par an. On a l'impression d'un credit cetelem à taux prohibitif pour eviter une saisie d'huissier.

Ces 12 milliards ne sont qu'une rustine qui ne va pas tenir longtemps

En tous cas, nos ennemis boivent la tasse. Ce mois ci aussi le zimbabwe ne pourra pas payer ses fonctionnaires et le nigeria vient de perdre sa 1ere place economique en afrique au profit de l'afrique du sud qui elle meme commence a serieusement tanguer depuis 3/4 ans. Basketball

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
        Qu'importe que je lutte pour une cause injuste puisque je suis de bonne foi""


“L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace.”

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Dim 14 Aoû - 11:53

PGM a écrit:
Pour son canal, il n'y a même pas eu d'étude de faisabilité et d'étude d'impact

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/canal-de-suez-l-egypte-a-t-elle-depense-8-milliards-de-dollars-pour-rien_1705511.html

Je me demande comment l'état égyptien va rembourser les 9 mds$ de l'emprunt national.
Population, entreprises nationales, banques, fonds de retraite, tout le monde a été sommé de passer à la caisse. Ca va être la saignée quand il faudra rembourser.
Pour moi c'est fail state en perspective.
Le fmi n'a pas fait d'histoire car Sam (+ khalijis) ne veut pas d'un autre état failli dans le coin en ce moment. Les pays du golfe doivent maudir la géographie.

Les pays du Golfe sont en crise financière, l'Arabie Saoudite subit de plein fouet la crise du pétrole, ils pensent plus à économiser de l'argent qu'autres choses.

La dette publique augmente de façon alarmante, elle doit être a 100% du PIB en ce moment.

http://www.tradingeconomics.com/egypt/government-debt-to-gdp

Donc les taux d'intérêt s'envol, plus haut niveau, même pendant la révolution, le pays n'avait pas connu des taux d'intérêt aussi élevé:

http://www.tradingeconomics.com/egypt/interest-rate
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Ven 19 Aoû - 20:23

Citation :
Egypte: l'Arabie Saoudite va déposer 2 milliards de dollars à la Banque centrale
jeudi, 18 août 2016 19:52


(Agence Ecofin) - La ministre égyptienne de la Coopération internationale, Sahar Nasr, a annoncé le 18 août que l’Arabie Saoudite va déposer prochainement 2 milliards de dollars à la Banque centrale égyptienne, conformément à un accord conclu précédemment entre les deux pays.

Cet accord, qui fait, selon la ministre, partie des conventions bilatérales signées entre le Caire et Riyadh en avril dernier, en marge d’une visite effectué par le roi Salman bin Abdulaziz en Egypte, n’a pas été annoncé précédemment.

L’Egypte tente d’obtenir 5 à 6 milliards de dollars de financements bilatéraux pour assurer la mise en œuvre du programme de prêts triennal de 12 milliards de dollars qui avait fait l’objet d’un accord préliminaire avec le Fonds monétaire international (FMI) le 11 août.

L’Etat le plus peuplé du monde arabe a déjà obtenu des engagements des Emirats Arabes Unis pour un programme d'aide de 4 milliards de dollars, dont 2 milliards de dollars de dépôts à la Banque centrale et un prêt.

A l’instar du Koweït et des Émirats arabes unis, l’Arabie Saoudite a accordé ces dernières années plusieurs milliards de dollars d'aide à l’Egypte sous forme de livraisons de carburants, de dons en cash et de dépôts à la Banque centrale.

Ces trois monarchies pétrolières du Golfe ont fourni plus de 25 milliards de dollars d'aide au Caire depuis destitution du président islamiste Mohamed Morsi par l'armée en juillet 2013. Très hostiles aux Frères musulmans, dont le président déchu Mohamed Morsi est issu, les trois pays tentent ainsi d’assurer la réussite de son successeur, Abdel Fattah al Sissi, ancien chef d'état-major des forces armées.

http://www.agenceecofin.com/gestion-publique/1808-40190-egypte-larabie-saoudite-va-deposer-2-milliards-de-dollars-a-la-banque-centrale

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Sam 20 Aoû - 6:38

L'Egypte va être un gouffre pour les pays du Golfe.
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Lun 26 Sep - 13:10

Citation :
   « Pourquoi nous, coptes, n’avons pas les mêmes droits que les musulmans ? »


 
Des chrétiens coptes-orthodoxes priant sur les décombres d’une église brûlée, il y a quelques mois, lors de heurts entre villageois à Ismaïliya,
dans la région de Minia, à quelque 300 km au sud du Caire. Khaled Desouki/AFP

Égypte/Reportage
Une nouvelle loi censée faciliter la construction d'églises, attendue mais controversée, déçoit une large partie de la communauté chrétienne.


Jenna LE BRAS (au Caire) | OLJ

26/09/2016


Il faut prendre la route de l'Agriculture, un serpent du désert qui fume entre les champs d'oignons, en direction du Sud et faire une embardée sur un petit terrain rocailleux, en bordure de route.

« S'il vous plaît, ne donnez pas le nom de cet endroit, ni sa localisation, rien. » 
Devant une large porte en fer, Mina, bonhomie et sourire communicatifs, nous attend, trousseau de clés en main. La lourde plaque de métal coulisse et laisse place à une scène insoupçonnable depuis la route. De grandes colonnes sculptées se dressent sous une large voûte blanche, de longs fils électriques auxquels pendent quelques ampoules, des bancs d'école de récup aux couleurs acidulées... et un chœur, avec son autel, son portrait de Jésus et ses cierges. « Les cadres, c'est temporaire. Bientôt, on fera venir quelqu'un pour peindre les icônes », précise Mina. Les fenêtres sont encore de simples percées sans vitraux, à l'étage, on peut voir le ciel au travers des trous circulaires. « On n'a pas encore de croix ou de dôme, mais, dès qu'on aura un permis, on les fera monter », assure-t-il. Cette église, pouvant accueillir jusqu'à 600 personnes, est encore secrète. De l'extérieur, elle ressemble à une banale maison en construction, comme il en existe des tas sur cette voie rapide de Moyenne-Égypte. Si la communauté copte des environs connaît son existence et s'y recueille déjà les jours de messe, officiellement, elle n'a pas d'existence.


« Discriminatoire »
Il y a quelques semaines, le Parlement égyptien a voté pour la première fois un texte sur la construction et la rénovation des églises. Adopté à la majorité des deux tiers, ce projet de loi gouvernemental, attendu depuis 160 ans par la minorité chrétienne (8 % de la population), est censé offrir une procédure administrative simplifiée pour la construction des églises et la reconnaissance des lieux de culte qui ne bénéficient pas d'une autorisation. « Je suis content », assure Mina qui s'apprête à prendre le prêche de l'église secrète. « Cela devrait nous permettre de nous enregistrer prochainement et de prier dans de bonnes conditions, dit-il avec enthousiasme. J'ai l'impression que les choses sont en train de changer dans le pays. »

Pourtant, cette nouvelle loi, encensée par le pape Tawadros II et les représentants religieux, est jugée discriminatoire par de nombreux membres de la communauté. « Je doute que cette loi facilite d'une quelconque manière la construction d'églises », tranche Timothy Kaldas, chercheur non résident au Tahrir Institute for Middle East Policy, qui a épluché le texte.

Particulièrement décrié, l'article 2 de la loi qui conditionne par exemple l'autorisation de bâtir, ainsi que la superficie d'un lieu de culte chrétien, au nombre de fidèles dans la localité concernée. « C'est problématique, poursuit Timothy Kaldas. Premièrement, il n'y a pas d'exigence comparable pour les lieux de culte musulman. Ensuite, parce que la loi ne définit pas la règle de proportionnalité. Enfin, ces églises et leurs conditions de construction sont laissées à la décision subjective des gouverneurs, qui sont susceptibles de prendre des décisions en fonction de leurs préjugés personnels. »

La construction d'églises est, depuis des décennies, la principale raison des violences sectaires, particulièrement en Moyenne et Haute-Égypte, où extrémistes musulmans s'opposent fortement à ce qu'ils considèrent comme une atteinte aux valeurs d'un pays islamique. À ce titre, les autorités locales refusent quasi systématiquement de donner des permis de construire, craignant les protestations des ultraconservateurs musulmans. En l'absence de lieux de prière, de nombreux chrétiens se sont tournés vers des bâtis illégaux, provoquant de graves incidents entre communautés musulmane et chrétienne, lorsque ceux-ci sont découverts. Une réalité dont les gouverneurs ont conscience et qu'ils peuvent évoquer pour motiver leur refus : le texte de loi précise d'ailleurs que la délivrance d'un permis ne doit pas provoquer de « troubles à l'ordre public ». « La manière très restrictive dont est encadrée la construction d'églises est justifiée par la menace des violences sectaires. La loi laisse cette excuse en place et permet aux gouverneurs de se référer à l'histoire de ces violences pour rejeter les demandes », précise Timothy Kaldas. « Il est donc raisonnable de craindre que la loi sera appliquée de manière incohérente et arbitraire sur la base des préférences des gouverneurs », note le spécialiste.

Citoyens de seconde zone
Autre point de mécontentement pour les militants coptes : l'idée même d'imposer une loi spécifique aux lieux de culte chrétiens, perçue comme une nouvelle forme de discrimination.
Kirolos, très impliqué dans les activités du diocèse de Beni Suef, estime « ne pas être considéré comme l'égal d'un musulman ». « Pourquoi nous n'avons pas les mêmes droits que les musulmans ? Pourquoi faut-il nous faire des règles, seulement valables pour nous ? On devrait être sur un pied d'égalité : mosquées, églises, temples, synagogues, on devrait avoir les mêmes droits et les mêmes restrictions », affirme l'homme en frottant sur ses genoux ses mains pleines de bagues dorées.

L'Église copte, représentant la plus importante communauté chrétienne d'Égypte, n'avait d'ailleurs pas manqué, au début des négociations, de fustiger des amendements qu'elle jugeait « inacceptables », remettant en cause la « citoyenneté des chrétiens ». À l'issue d'un synode nocturne exceptionnel, elle a pourtant donné son approbation, sans obtenir les modifications attendues. Ces discussions opaques, tenues à huis clos, ont fini de mettre en colère une partie de la communauté chrétienne qui s'estime flouée. « On ne sait rien de cette loi, les chrétiens n'ont pas été consultés, et, jusqu'à aujourd'hui, on ne sait même pas de quoi il s'agit », s'agace Sami, habitant de Beni Suef. « Vous savez, vous, ce que ça change ? » lance le vieil homme à ceux qui l'entourent. « Non », fait-on de la tête en silence.

Face à la colère de ses fidèles, le conseiller de l'évêque de Beni Suef, le F. Francis F. A. Ghabryal, tente de mettre en avant tous les aspects positifs de la loi, parcourant scrupuleusement le texte posé sur son bureau. « Il faut remercier le pape Tawadros, le président Sissi et les autorités. Cette loi redonne son statut de citoyen au chrétien, récite-t-il. Nous avions des désaccords importants, mais nous avons pu les exposer. » L'homme en longue robe noire se félicite de toutes les avancées que permet supposément cette loi : accélération des procédures, reconnaissance des églises illégales, au nombre de 2 000 dans tout le pays, suppression des décrets présidentiels, longs et laborieux. Difficile de lui faire admettre qu'en l'état, cette nouvelle loi suscite plus de déception que d'enthousiasme. « On fait ce qu'on peut, avoue-t-il au terme d'un échange houleux. Je ne vais pas vous dire que cette loi est parfaite, loin de là, ce qu'on espère c'est pouvoir la modifier à l'avenir. »

Par crainte d'une remise en cause du texte dans son intégralité, perçu malgré tout comme un progrès, l'Église copte-orthodoxe a choisi de courber l'échine face aux pressions du régime du président Abdel Fattah el-Sissi. « Cette loi a été faite simplement pour calmer l'opinion publique », assure Kirolos. « Enfin... c'est mieux que rien », conclut-il.

http://www.lorientlejour.com/article/1009272/-pourquoi-nous-coptes-navons-pas-les-memes-droits-que-les-musulmans-.html
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Mar 11 Oct - 10:11

Citation :
L'Egypte en quête de pétrole après la suspension de la livraison par l'Arabie


AFP 11/10/2016


L'Egypte a lancé des appels d'offre pour son approvisionnement en pétrole après la suspension par le géant pétrolier saoudien Aramco de la livraison de 700.000 tonnes de produits pétroliers, ont indiqué mardi les autorités.

Les autorités égyptiennes doivent rapidement trouver une alternative après la décision surprise d'Aramco alors que Riyad est jusqu'à présent l'un des l'un des principaux soutiens du président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi.
Elles ont lancé "des appels d'offre sur les marchés internationaux pour importer la quantité nécessaire pour octobre. Nous avons ouvert une ligne de crédit à la banque centrale et nous allons bientôt avoir un accord", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère du pétrole, Hamdy Abdel Aziz.

L'Arabie saoudite avait passé un accord en avril avec l'Egypte pour la fourniture, sur cinq ans, de 700.000 tonnes de produits pétroliers par mois, pour une valeur de plus de 20 milliards de dollars. "La compagnie saoudienne Aramco a informé verbalement la General Petroleum Corporation au début de ce mois qu'elle ne livrerait pas de pétrole en octobre, sans donner de raison", a dit M. Abdel Aziz.

Le Caire a provoqué la colère de Riyad en votant samedi au Conseil de sécurité de l'Onu en faveur d'une résolution de la Russie sur la Syrie à laquelle l'Arabie était farouchement opposée.
La décision d'Aramco est intervenue avant ce vote, a souligné M. Abdel Aziz. "C'est un problème commercial, et non politique. C'est normal pour certaines livraisons d'avoir du retard", a-t-il assuré en précisant que l'accord avec les Saoudiens était toujours valide.

Côté saoudien, l'ambassadeur à l'Onu Abdallah al-Mouallimi a déclaré à Al-Jazeera qu'il était "pénible que les Sénégalais et les Malaisiens aient des positions plus proches du consensus arabe, que celle du représentant arabe (au Conseil de sécurité, l'Egypte, ndlr)". Riyad soutient des groupes d'opposition à Bachar el-Assad, alors que Le Caire croit en une solution politique qui inclut le président syrien.

Riyad a versé des milliards de dollars d'aide au Caire depuis la chute du régime islamiste de Mohamed Morsi en 2013.

http://www.lorientlejour.com/article/1012124/legypte-en-quete-de-petrole-apres-la-suspension-de-la-livraison-par-larabie.html
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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Ven 14 Oct - 1:35

http://orientxxi.info/magazine/l-egypte-ebranlee-par-un-typhon-economique,1513 a écrit:


L’Égypte ébranlée par un typhon économique

Dévaluer, mais quand et de combien ? Cette question hante les dirigeants égyptiens soumis aux pressions du Fonds monétaire international (FMI). D’autant que les prix, notamment de l’électricité et de l’eau, se sont envolés, que les recettes d’exportation reculent et que le tourisme s’effondre. C’est un grand typhon qui risque d’emporter un pays affaibli par la prise de pouvoir par les militaires le 3 juillet 2013.


Six mois à peine après la première dévaluation de l’année de la livre égyptienne (LE), en mars 2016, les milieux d’affaires du Caire et d’Alexandrie attendent avec impatience la seconde. La pénurie de dollars est dramatique, les banques sont rationnées, les bureaux de change ciblés par les descentes de police. La liste des nombreux produits « de luxe » interdits de fait à l’importation s’allonge jour après jour et, au marché noir, le billet vert s’achète 45 % au dessus de son cours offficiel de 8,8 LE (0,88 € le 10 octobre 2016). Le 30 septembre, les spéculateurs ont bien cru que c’était pour le week-end quand le maréchal président, Abdel Fattah Al-Sissi a reçu le gouverneur de la Banque centrale égyptienne, Tarek Amer. Le dollar atteignait 13,6 LE au marché noir. Deux jours plus tard, une influente banque d’investissement de la capitale, Beltone Financial, publiait un communiqué triomphal adressé à ses clients : « Final alert : floatation within hours » pour être démenti peu après par un sec communiqué de la CBE : rien ne change.

Le maréchal Sissi hésite-t-il à dévaluer la monnaie nationale deux fois par an, du jamais vu dans l’histoire monétaire du pays ? A-t-il peur, non sans raison, de l’ampleur de la baisse annoncée — 25 à 30 % à l’automne — qui serait ravageuse pour la grande masse des Égyptiens dont 20 % de l’alimentation est achetée à l’étranger ? Ou cherche-t-il à répondre aux exigences du Fonds monétaire international (FMI) à moindre frais ?

Le « dirty management »

En octobre 2015, le gouverneur de la banque centrale Hisham Ramez, accusé d’avoir sacrifié des milliards de dollars pour défendre en vain la parité entre le dollar et la livre égyptienne, puis d’avoir rationné les banques, est remplacé avant le terme de son mandat de quatre ans par Tarek Amer. Ce banquier de métier passé par les banques américaines avant de sauver la National Bank of Egypt est très apprécié dans les milieux financiers et il a une feuille de route : stabiliser la livre. En mars 2016, l’équipe économique du gouvernement est renouvelée, le ministre des finances, celui de l’investissement et quelques autres éminences de moindre éclat sont d’anciens banquiers tout comme Amer. Un plan de crise est adopté qui prévoit un accord avec le FMI, la hausse spectaculaire des prix de l’électricité (+33,8 % à +46,7 % sauf pour la clientèle plus aisée, mieux traitée à +13 %), l’introduction de la TVA, la privatisation partielle des banques publiques et une nouvelle dévaluation de la livre accompagnée, cette fois, d’une réforme du marché des changes.

Selon la classification du FMI, la livre égyptienne est régie par le « managed float regime », un mixte incertain entre le marché et la banque centrale qui, le plus souvent, lui fournit des devises pour défendre la parité officielle. La plupart des pays pauvres pratiquent, comme l’Égypte, ce que les spécialistes ont baptisé le « dirty management », littéralement la « gestion sale », c’est-à-dire que la valeur de la devise résulte plus des choix politiques du gouvernement que du jeu de la loi de l’offre et de la demande sur un marché transparent et concurrentiel. Pour le remplacer, le change flottant adopté par tous les pays développés est recommandé par les experts du FMI qui citent volontiers le précédent de la Russie : à l’automne 2014, Vladimir Poutine s’était laissé convaincre de permettre au marché des changes de décider souverainement de la valeur du rouble. Le choc a été rude pour les consommateurs russes ; cependant, depuis, l’économie s’est stabilisée et une modeste reprise s’annonce pour 2017.

En août 2016, le FMI prête 12 milliards de dollars sur trois ans à l’Égypte avec un bémol de taille : la signature officielle de l’accord aura lieu quand la Banque centrale aura réuni une somme supplémentaire de 6 milliards de dollars et disposera au total d’une vingtaine de milliards, soit l’équivalent des réserves officielles de devises de la CBE (19,59 milliards de dollars à fin septembre 2016). La manœuvre est claire, Le Caire n’aura l’appui du Fonds qu’à condition de sauter le pas du changement de régime des changes et de laisser flotter la livre.

Depuis, seuls la Chine, l’Arabie saoudite et, dit-on, les Émirats Arabes Unis se sont engagés à prêter 4 à 5 milliards de dollars, les autres pays du Golfe et l’Europe se défilant subrepticement, comme l’a montré en septembre une visite de trois jours de Tarek Amer à Berlin dont il est rentré bredouille. Mais le ministre des finances se dit confiant et annonçait le 7 octobre avoir réuni la totalité des milliards exigés…

En crise aiguë depuis un an

La balance des paiements de l’Égypte en 2015-2016, récemment publiée, indique les raisons de la grave crise qui affecte l’économie égyptienne, en contraction ininterrompue depuis douze mois. Il y a d’abord un énorme déficit commercial de 37,6 milliards de dollars causé par la baisse des exportations pétrolières (-40 %), qui représentent le tiers des exportations totales, et la stagnation des exportations non pétrolières que ne compense pas le recul imposé par le gouvernement des importations, pourtant sensible (- 8 %). La chute des prix du brut et la perte de compétitivité des produits égyptiens en sont la cause. Avec une inflation annuelle à 15,5 % et une devise qui ne baisse pas assez vite pour corriger cette dérive, les exportateurs égyptiens ne sont pas à la fête.

Il y a ensuite l’effondrement du tourisme dont les recettes ont été divisées par deux en un an à la suite de l’attentat en octobre 2015 contre un appareil russe dans le ciel du Sinaï. En 2015-2016, les recettes sont tombées à 3,7 milliards de dollars contre 10 à 12 milliards sous Hosni Moubarak, l’ancien dictateur renversé le 11 février 2011.

Enfin, le pays est confronté à la méfiance des investisseurs étrangers qui, depuis deux ans, diminuent leurs placements en papier égyptiens et réduisent à rien ou presque leurs engagements, obligeant l’Égypte à compter chaque jour un peu plus sur les crédits consentis pas ses fournisseurs beaucoup plus onéreux.

À cela s’ajoutent les improvisations malencontreuses du pouvoir qui a élargi le canal de Suez alors que le trafic diminue, projeté de construire une nouvelle capitale dans le désert et lancé un programme mirobolant d’un million de nouveaux logements populaires, actuellement en panne.

Loin de Charm El-Cheikh

On est loin du sommet économique de Charm El-Cheikh de mars 2015. Sous le slogan « L’Égypte, l’avenir », le chef de l’État avait annoncé « les premiers jalons de la redynamisation et la consolidation de l’économie du pays » et récolté une soixantaine de milliards de dollars de promesses — notamment d’investisseurs du Golfe attirés par la perspective de plus-values immobilières. Dix-huit mois plus tard, ils brillent par leur absence.

Reviendront-ils si la réforme intervient ? C’est l’espoir du gouverneur de la Banque centrale et de la nouvelle équipe économique gouvernementale. À la tête d’une quarantaine de milliards de dollars en réserve, il aura les moyens de stabiliser la LE pour autant que la dévaluation soit conséquente et que la monnaie flotte librement. Cela passe aussi par un relèvement substantiel des taux d’intérêts actuellement négatifs (l’inflation est supérieure de 3 à 4 points au loyer de l’argent), alors que la dette publique atteint 90 % du PIB, et une amputation douloureuse du niveau de vie, déjà médiocre, de la majorité de la population du pays : le coût des importations pourrait augmenter de 50 % selon Reuters1, alors que le FMI prévoit une inflation record de 18,1 % fin 2017. En septembre dernier, dans un discours public, le chef de l’État s’est fait fort de pouvoir « submerger l’Égypte de soldats en moins de six heures ». Un avertissement sans frais aux éventuels mécontents de la part d’un régime qui manie plus volontiers le bâton que la carotte.


Jean-Pierre Séréni



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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Ven 14 Oct - 2:51

C'est la loi de Murphy pour sissi :

Citation :
Egypte-Arabie Saoudite, la rupture ?



Les développements actuels montrent que le roi Salmane veut une Egypte servile, suiviste et prête à satisfaire au moindre de ses caprices. Ce que le président Al Sissi, souvent présenté comme l’homme lige de Riyad, n’est visiblement pas prêt à accepter.

Les relations entre l’Egypte et l’Arabie Saoudite sont en train de traverser une zone de turbulences. Les tensions entre les deux pays, résultat de désaccords sur des dossiers régionaux, se sont exacerbées ces derniers jours au point où l’Arabie Saoudite a pris la décision d’interrompre ses livraisons de pétrole à son voisin égyptien.

L’Arabie Saoudite avait signé, en avril dernier, un accord avec l’Egypte pour la fourniture, sur cinq ans, de 700 000 tonnes de produits pétroliers par mois pour une valeur globale de plus de 20 milliards de dollars. Cependant, la compagnie saoudienne Aramco a informé verbalement, début octobre, la General Petroleum Corporation, son vis-à-vis égyptien, qu’elle ne livrerait pas de pétrole en octobre…sans donner de raison.

Même si selon le site d’information Sabq, qui cite une source au sein d’Aramco, la compagnie pétrolière saoudienne a assuré par la suite qu’elle n’avait pas décidé de suspendre ses livraisons de pétrole à l’Egypte et qu’il s’agissait juste d’un réaménagement de la part de production de l’Arabie Saoudite sur les marchés internationaux suite à l’accord de réduction de la production conclu en septembre dernier à Alger par les membres de l’OPEP, le mal a été fait pour l’Egypte. Le Caire a d’ailleurs annoncé au pied levé mardi avoir lancé des appels d’offres pour son approvisionnement en pétrole.

Une alternative au pétrole saoudien

Le gouvernement a lancé «des appels d’offres sur les marchés internationaux pour importer la quantité nécessaire pour octobre», a indiqué un porte-parole du ministère égyptien du Pétrole, Hamdy Abdel Aziz. «Nous avons ouvert une ligne de crédit à la Banque centrale et nous allons bientôt avoir un accord», a-t-il ajouté.

Très dépendantes du pétrole saoudien, les autorités égyptiennes doivent en effet rapidement trouver une alternative. Le Caire importe chaque mois 1,75 million de tonnes de produits pétroliers, dont 40% du royaume wahhabite. La décision saoudienne est intervenue au lendemain du vote de l’Egypte en faveur de la résolution russe sur la Syrie au Conseil de sécurité demandant notamment le départ des membres du Front Fateh Al Cham de l’est d’Alep. Riyad a estimé avoir été poignardé dans le dos par l’Egypte
.

Le Front Fateh Al Cham est considéré comme faisant partie de l’opposition acceptable par Riyad mais comme un groupe terroriste par Le Caire. Ce n’est pas tout. L’Arabie Saoudite a une position tranchée en ce qui concerne le départ de Bachar Al Assad et y voit la solution à la crise. L’Egypte est favorable, pour sa part, à une solution politique qui inclut M. Al Assad. En somme sur le dossier syrien, l’Egypte et l’Arabie Saoudite ne sont pas dans le même camp.

A la suite du vote, l’ambassadeur saoudien à l’ONU, Abdallah Al Mouallimi, déçu, a déclaré à Al Jazeera qu’il était «pénible que les Sénégalais et les Malaisiens aient des positions plus proches du consensus arabe que celle du représentant arabe (l’Egypte, ndlr)». Cette déclaration suffit à elle seule à faire le parallèle avec la décision d’Aramco. Pour beaucoup d’observateurs, cette suspension des livraisons de pétrole est indéniablement motivée par des considérations politiques. En Egypte on en est, en tout cas, fortement convaincu. Dans les deux pays, on ne parle toutefois pas encore de crise.

Dans les faits, la crispation est cependant bien là. L’Arabie Saoudite était jusque-là considérée comme l’un des principaux soutiens du président égyptien Abdelfattah Al Sissi. Un soutien qui s’explique en partie par la guerre menée par l’Egypte aux Frères musulmans que la monarchie wahhabite considère comme faisant partie de ses pires ennemis.  Il semble qu’en contrepartie de ses importantes aides financières accordées annuellement aux Egyptiens, Riyad attend aujourd’hui bien davantage de son «allié».

Les développements actuels montrent que le roi Salmane veut une Egypte servile, suiviste et prête à satisfaire au moindre de ses caprices. Ce que le président Al Sissi — que l’on a souvent présenté comme étant l’homme lige de Riyad — n’est visiblement pas prêt à accepter. Il faut se rappeler que la tension entre les Egyptiens et les Saoudiens avait commencé à monter au mois d’avril dernier.

Beaucoup d’Egyptiens avaient en effet mené campagne contre la remise à l’Arabie Saoudite de deux îles situées à l’entrée du golfe d’Aqaba en mer Rouge. Même si la campagne a été réprimée par le pouvoir égyptien qui a procédé à un millier d’interpellations, les échanges acerbes avaient commencé sur les médias des deux pays. Ce que les Saoudiens ont mal encaissé. Ceux-ci n’apprécient également pas l’engagement à minima du Caire au Yémen, un pays qui est considéré par tous en Egypte comme le «Vietnam égyptien».

Le cauchemar russe et iranien

Par ailleurs, les Egyptiens ne voient pas l’Iran comme un ennemi stratégique. La décision des Egyptiens de se rapprocher militairement de la Russie peut expliquer aussi le courroux saoudien. A ce propos, le président Al Sissi ne s’opposerait pas à l’installation d’une base russe dans son pays. La Russie a d’ailleurs confirmé dernièrement le lancement de pourparlers avec l’Egypte pour la réutilisation de l’ex-base soviétique de Sidi Barrani se trouvant sur le littoral méditerranéen.

L’objectif de la Russie semble être de regagner les positions qu’elle avait perdues au lendemain de l’éclatement de l’Union soviétique. Une telle perspective provoque visiblement des cauchemars à l’Arabie Saoudite, surtout que «l’Oncle Sam» semble de moins en moins soucieux de son sort et que l’Iran s’impose, doucement mais sûrement, sur l’échiquier régional comme un acteur de premier plan. Maintenant, il faut voir jusqu’où peuvent aller ces tensions et si l’Egypte et l’Arabie Saoudite  se passeraient vraiment objectivement l’une de l’autre


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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Ven 14 Oct - 3:58

Mauvaise nouvelle pour les égyptiens et pour les Saouds également. Ces derniers voient leurs milliards d'investissements, injectés pour garder l'Egypte de Sissi sous leur coupe, partir en fumée.

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Sam 15 Oct - 2:02

http://www.lesoir.be/1342854/article/actualite/fil-info/fil-info-monde/2016-10-14/egypte-12-soldats-tues-dans-une-attaque-l-ei-dans-sinai a écrit:


Égypte: 12 soldats tués dans une attaque de l’EI dans le Sinaï



Douze soldats égyptiens ont été tués vendredi dans l’attaque d’un poste de contrôle dans le nord de la péninsule du Sinaï, a annoncé l’armée, un assaut revendiqué par le groupe jihadiste État islamique (EI).

Le nord du Sinaï est le repaire, en Égypte, des jihadistes de l’EI, qui infligent régulièrement des pertes aux forces de sécurité depuis que l’armée a destitué le président islamiste Mohamed Morsi en 2013.

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MessageSujet: Re: Update: La nouvelle Egypte de l´apres-révolte.   Aujourd'hui à 19:07

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