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 Géopolitique Mondiale

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 27 Déc 2015 - 0:29

Mes connaissances dans le domaine militaire ne me permettent pas de juger la crédibilité de ce billet, mais je l'ai trouvé suffisamment intéressant pour susciter un débat ou contre analyse parmi les imminents connaisseurs de notre forum

Citation :

Vous voulez la guerre ? La Russie est prête !



Personne n’a besoin de lire l’œuvre de Zbigniew Brzezinski, Le Grand Echiquier (1997), pour savoir que la politique étrangère des Etats-Unis tourne autour d’un unique thème englobant tout : empêcher — par tous les moyens si nécessaire — l’apparition d’une ou plusieurs puissances capables de gêner l’unilatéralisme arrogant de Washington, non seulement en Eurasie mais dans le monde entier.

Le Pentagone porte ce même message enchâssé dans le jargon démocratique : la doctrine de la domination à spectre total (the Full Spectrum Dominance doctrine).

La Syrie conduit toutes ses estimations à s’effondrer comme un château de cartes. Il ne faut donc pas s’étonner si la norme actuelle à Washington, qui est dépourvue de toute chaîne visible de commandement – on peut à peine qualifier l’administration Obama de canard boiteux -, est l’angoisse.

Le Pentagone s’est à présent engagé dans une escalade de type guerre du Vietnam en posant ses bottes sur le terrain dans tout le « Syrak ». 50 commandos se trouvent déjà dans le nord de la Syrie pour « conseiller » les Kurdes syriens du YPG, ainsi que quelques sunnites « modérés ». Comprendre : leur dire ce que Washington veut qu’ils fassent. La présentation officielle de la Maison Blanche est que ces commandos « soutiennent les forces locales » (les mots d’Obama) en coupant les lignes d’approvisionnement conduisant à la capitale du faux « Califat », Rakka.

200 autres forces spéciales envoyées en Irak vont bientôt suivre, prétendument pour « livrer un combat direct » contre la direction de Daech/Etat Islamique, qui est maintenant installée à Mossoul.

Ces développements, présentés comme des « efforts » pour « se réengager partiellement en Irak et en Syrie » conduisent le petit monde des think tanks américains à formuler des rapports hilarants à la recherche de « l’équilibre parfait entre une invasion à grande échelle et un désengagement complet » — lorsque tout le monde sait que Washington ne se désengagera jamais des ressources pétrolières stratégiques du Moyen-Orient.

En théorie, toutes ces bottes américaines sur le terrain devraient bientôt se coordonner avec une nouvelle coalition spectaculairement surréaliste de 34 pays « islamiques » (l’Iran n’y a pas été invité), créée pour combattre Daech par rien de moins que la matrice idéologique de toutes les variantes du salafisme djihadiste de l’Arabie Saoudite wahhabite.



La Syrie est désormais « l’aérogare » des coalitions. Il y en a au moins quatre : le « 4+1 » (Russie, Syrie, Iran, Irak plus Hezbollah), qui combat vraiment Daech ; la coalition emmenée par les USA, une sorte de mini combinaison Otan-CCG, mais avec le CCG qui ne fait rien ; la collaboration militaire directe entre la France et la Russie ; et la nouvelle comédie « islamique » emmenée par l’Arabie Saoudite. Elles s’opposent à un nombre stupéfiant de coalitions et d’alliances salafistes djihadistes de circonstance qui peuvent durer quelques mois comme quelques heures.

Et puis, il y a la Turquie, laquelle joue un double jeu vicieux sous Erdogan.

Sommes-nous une fois de plus face au syndrome Sarajevo ?

« Tendues » ne commence même pas à décrire les tensions géopolitiques actuelles entre la Russie et la Turquie, qui ne montrent aucun signe d’affaiblissement. L’Empire du Chaos en profite sans modération en tant que spectateur privilégié, tant que les tensions durent, les perspectives d’intégration de l’Eurasie sont nulles.

Les services de renseignements russes ont certainement anticipé tous les scénarios possibles impliquant l’armée otano-turque à la frontière turco-syrienne, de même que la possibilité qu’Ankara ferme le Bosphore et les Dardanelles pour « l’Express syrien » russe. Erdogan pourrait ne pas être assez fou pour offrir un nouveau casus belli à la Russie. Mais Moscou ne prend aucun risque.



La Russie a placé des navires et des sous-marins capables de lancer des missiles nucléaires au cas où la Turquie, sous la couverture de l’Otan, déciderait de frapper les positions russes. Le Président Poutine a été clair : la Russie utilisera l’arme nucléaire si nécessaire au cas où ses forces conventionnelles seraient menacées.

Si Ankara opte pour une mission suicide en descendant un autre Su-24, ou un Su-34, la Russie dégagera tout simplement l’espace aérien tout le long de la frontière au moyen de ses S-400. Si Ankara, sous la couverture de l’Otan, répond en lançant l’armée turque contre les positions russes, la Russie utilisera ses missiles nucléaires, entraînant l’Otan dans la guerre, non seulement en Syrie mais potentiellement aussi en Europe. Et cela impliquerait l’utilisation de missiles nucléaires pour maintenir l’utilisation stratégique par la Russie d’un Bosphore ouvert.



Voilà comment on peut tirer un parallèle entre la Syrie d’aujourd’hui et Sarajevo en 1914.

Depuis la mi-2014, le Pentagone a déroulé toutes sortes de jeux de guerre — jusqu’à 16 fois, sous des scénarios différents – opposant l’Otan à la Russie. Tous ces scénarios étaient favorables à l’Otan. Toutes les simulations ont donné le même vainqueur : la Russie.

Et c’est pourquoi le comportement fantasque d’Erdogan terrifie vraiment un bon nombre d’initiés, de Washington à Bruxelles.

Quelques données sur les missiles de croisière

Le Pentagone a parfaitement conscience de la puissance de feu que la Russie peut déchaîner si elle est provoquée au-delà des limites par quelqu’un comme Erdogan. En voici quelques exemples :

La Russie peut utiliser le puissant missile SS-18 — dont le nom de code attribué par l’Otan est « Satan » ; chaque « Satan » transporte 10 ogives, chacune d’une puissance de 750 à 1000 kilotonnes, suffisante pour détruire une aire de la taille de l’Etat de New York [équivalente à la taille de l’Angleterre].

Le missile balistique intercontinental Topol M est le missile le plus rapide du monde, volant à Mach 21 (25.700 km/h) ; il n’existe aucune défense contre lui. Lancé depuis Moscou, il peut frapper New York en 18 minutes, et Los Angeles en 22 minutes et 8 secondes.

Les sous-marins russes — de même que les sous-marins chinois — peuvent tirer au large des Etats-Unis et frapper des cibles côtières en une minute. Des sous-marins chinois ont fait surface à proximité de porte-avions américains sans se faire détecter, et les sous-marins russes peuvent faire la même chose.

Le système antimissiles S-500 a la capacité de fermer hermétiquement la Russie aux missiles de croisière et intercontinentaux. (Officiellement, Moscou n’admet seulement que les S-500 n’entreront en activité qu’en 2016, mais le fait que des S-400 seront bientôt livrés à la Chine implique que les S-500 sont peut-être déjà opérationnels).

Le S-500 fait ressembler le missile Patriot à un V-2 de la Seconde Guerre mondiale.

Là, un ancien conseiller américain du chef des Opérations navales dit publiquement que tout l’appareil de défense de missiles américain ne vaut rien.

La Russie a une flotte de bombardiers supersoniques constituée de Tupolev Tu-160, qui peuvent décoller de bases aériennes depuis le cœur de la Russie, voler au-dessus du Pôle Nord, lancer des missiles de croisière armés d’une tête nucléaire depuis une distance de sécurité au-dessus de l’Atlantique, et rentrer à la base pour regarder ce qui se passe à la télé.

La Russie peut paralyser pratiquement toutes les bases avancées de l’Otan avec des armes nucléaires tactiques — ou de champ de bataille — à petites charges. Ce n’est pas un hasard si la Russie, au cours des derniers mois, a testé les temps de riposte de l’Otan à de multiples occasions.

Le missile Iskander voyage à sept fois la vitesse du son avec une portée de 400 km. Il est dévastateur contre les terrains d’aviation, les points logistiques et autres infrastructures stationnaires le long d’un théâtre de guerre étendu, par exemple dans le Sud de la Turquie.

Il faudrait que l’Otan mette tous ces Iskander hors service. Mais alors, ils devraient face aux S-400 — ou, pire, aux S-500 — que la Russie peut déployer dans les zones de défense sur presque tous les théâtres de guerre imaginables. Le positionnement des S-400 à Kaliningrad, par exemple, paralyserait toutes les opérations de l’Otan loin à l’intérieur de l’Europe.



Présidant aux décisions militaires, la Russie privilégie l’utilisation du Contrôle Réfléchi (CR). C’est une tactique qui vise à transmettre à l’ennemi une information sélectionnée qui le force à prendre des décisions contraires à ses intérêts, une sorte de virus influençant et contrôlant son processus de prise de décision. La Russie utilise le CR de façon tactique, stratégique et géopolitique. Dans sa jeunesse, Vladimir Poutine a appris tout ce qu’il y avait à savoir à propos du CR à la 401ème école du KGB et ensuite au cours de sa carrière en tant qu’officier du KGB puis du FSB.

Alors, Erdogan et l’Otan, vous voulez toujours faire la guerre ?

http://www.agoravox.fr/actualites/international/article/vous-voulez-la-guerre-la-russie-175691

Article original:

http://sputniknews.com/columnists/20151215/1031786484/russia-ready-war.html#ixzz3uVJiJWYx
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 27 Déc 2015 - 0:52

Article de propagande russe. Scénario complètement loufoque destiné a faire peur des âmes sensibles.

Ces scénarios sont une tentative désespéré des russes de tenter de faire remonter les cours du pétrole.


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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 27 Déc 2015 - 1:17

Animosité à part...Wink

Sur le plan militaire, le billet est il crédible?? Les scénarios sont ils plausibles ??

Un éclairage avec un peu plus de pragmatisme et d'objectivité serait la bienvenue
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 27 Déc 2015 - 1:22

Sans aller plus loin que ça :

Citation :
Si Ankara opte pour une mission suicide en descendant un autre Su-24, ou un Su-34, la Russie dégagera tout simplement l’espace aérien tout le long de la frontière au moyen de ses S-400.

C'est faux. LEs radars des S400 sont au niveau de la mer ou a quelques mètres au dessus. Il y a des montagnes côtés syrienne a environ 1500 ou 1800 m il me semble et des montagnes côtés turcs à plus de 2000m .

Comment il fait le radar du S400 pour détecter et locker des avions turcs volant en basse ou moyenne altitude ?



Le reste, l'utilisation d' armes nucléaires à tout va, comme de simples grenades n'en parlons même pas ..


La Russie perdra énormément en cas de conflit ouvert avec la Turquie. Sa Marine sera décimée en méditerranée et en mer noir. Il n'y aura plus de bateau a faire passer dans les détroits.

La tension retombera car les russes ne peuvent se passer des turcs et vice versa.

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Dernière édition par RecepIvedik le Dim 27 Déc 2015 - 1:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 27 Déc 2015 - 1:35

HS , pourquoi la turquie n'a pas aquit des patriotes ?

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 27 Déc 2015 - 1:47


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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Ven 8 Jan 2016 - 21:20

Citation :

Asie centrale : le Grand jeu sino-russe



La Chine lance une opération de charme en Asie centrale, suscitant les inquiétudes de la Russie, qui considère la zone comme sa chasse gardée. Par Philippe Le Corre et Kemal Kirişci, chercheurs à la Brookings Institution (Washington)

En 2013, lors d'un discours devant l'université Nazarbaïev d'Astana, capitale du Kazakhstan, le président chinois Xi Jinping annonçait le lancement d'une « nouvelle route de la soie » afin de dynamiser les échanges économiques entre la Chine et l'Asie centrale. Désormais baptisé « One Belt, One Road » (OBOR), le projet a depuis gagné une certaine envergure internationale et comporte aussi bien un élément maritime qu'un volet terrestre.

Concernant ce dernier, la capitale kazakh accueillait il y a quelques semaines une conférence regroupant des responsables politiques, entrepreneurs et universitaires du monde entier autour d'un thème principal : l'avenir de l'Asie centrale. Sans surprise, c'est l'initiative chinoise qui a dominé les débats, révélant la nouvelle dynamique des grandes puissances : d'un côté, une Chine calme, ayant confiance en elle ; de l'autre une Russie agressive mais inquiète. Alors que la Chine cherche à jouer un nouveau rôle dans la constitution d'un nouvel ordre international (en consacrant des ressources importantes à son projet), la Russie semble quelque peu désemparée. Les deux pays ont beau faire partie tous les deux de l'Organisation de Coopération de Shanghai, qui regroupe essentiellement les pays d'Asie centrale, un déséquilibre apparaît clairement.

L'approche chinoise vis à vis de territoires d'Asie centrale vastes mais sous peuplés, inquiète la Russie, qui s'imagine comme le protecteur traditionnel de cette région. Le Kazakhstan, en tant que pays le plus grand et le plus riche (grâce aux hydrocarbures), est particulièrement ouvert aux initiatives chinoises. Ses dirigeants reconnaissent que le résultat de ce grand jeu est incertain. Il est en réalité sujet à de multiples défis géopolitiques.

L'opération de charme chinoise

La Chine, qui est dans une phase de séduction, insiste sur le fait que son initiative « One Belt, One Road » est un effort bénin pour accélérer le développement et la prospérité économique de l'Asie centrale. Ayant signé des dizaines d'accords avec différents pays le long de la « route de la soie », la Chine entend utiliser le « Silk Road Fund » (d'un montant de 40 milliards de dollars) et la Banque Asiatique pour les Investissements dans les Infrastructures (BAII) dont la capitalisation s'élève à 100 milliards de dollars, pour financer au moins en partie les infrastructures de « connectivité » entre la Chine et l'Europe. L'objectif de Pékin est aussi de coopérer avec la Banque Mondiale, la Banque Asiatique de Développement et la Banque Européenne de Reconstruction et de Développement (dont la Chine est membre depuis quelques semaines), qui pourraient mobiliser des réserves supplémentaires.

Le gouvernement du Kazakhstan est favorable à cette initiative dans la mesure où ce pays deviendra obligatoirement l'un des points de passage obligatoires de OBOR, et espère bénéficier d'une vague d'investissements suite à la chute des prix du pétrole et aux conséquences dues aux sanctions occidentales contre la Russie.

Lors de la conférence d'Astana, le Premier ministre Karim Massimov et d'autres responsables kazakhs ont souligné que la situation géographique de leur pays était « idéale » pour la connectivité recherchée par la Chine. En dépit de différences évidentes (taille, absence d'accès à la mer, voisins ayant des difficultés économiques), le Kazakhstan se voit en « Singapour de l'Asie centrale ». Il aspire à devenir plus qu'un couloir pour les produits chinois en route vers l'Europe. Ainsi, le gouvernement kazakh veut attirer des investisseurs pour un centre régional financier (utilisant le common law britannique), et entend créer de nouvelles zones de libre échange dans la région.

Lutte d'influence

Mais certains problèmes liés à la géopolitique de « One Belt, One Road » risquent d'émerger rapidement. La Chine a beau présenter son initiative comme un projet « gagnant-gagnant » dans tous les cas de figure, et se défendre d'avoir autre chose en tête que des intentions exclusivement économiques, le projet OBOR comporte des aspects politiques qu'on ne peut distinguer totalement de la lutte d'influence qui se développe dans la région.

Inquiétudes russes

La Russie ne cache pas ses inquiétudes quant au projet OBOR, et reconnaît le risque qu'il pose pour ses intérêts géopolitiques et économiques si les voies d'accès transitant actuellement par son territoire venaient à être supplantées. Moscou n'hésite pas à souligner sa préoccupation vis à vis des problèmes de sécurité, notamment les liens possible entre Jihadistes russes et d'Asie centrale avec des groupes extrémistes du Moyen-Orient. La Russie semble également vouloir maintenir son influence politique sur cette région.

Bien qu'elles affirment ouvertement leur enthousiasme pour OBOR, les élites Kazakhs dévoilent cependant une certaine inquiétude. Le projet chinois aurait, certes, pour avantage de sortir ce pays et ses voisins du carcan russe, mais le risque de voir un « grand frère » prendre la place de l'autre est réel.

Washington et l'Europe hors jeu

Dans ce contexte, force est de constater l'absence des Etats-Unis et de l'Union européenne. Malgré la visite de John Kerry en novembre (premier déplacement d'un secrétaire d'Etat américain depuis cinq ans), Washington n'est guère engagé en Asie centrale. Quant à l'UE, elle a d'autres priorités - de l'économie au terrorisme, en passant par la crise des réfugiés. Mais la vraie question est de savoir si l'Europe a un intérêt à soutenir « One Belt, One Road », ou même une plus grande connectivité entre la Chine et l'Asie centrale en général. A ce jour, seule une poignée de pays se sont exprimés sur le sujet, mais pas l'UE en tant qu'institution.

Le Kazakhstan est en première ligne des tentatives d'élaboration d'un éventuel nouvel ordre international. Coincée, pour le moment, entre les intérêts russes et chinois, il est difficile de savoir de quelle marge de manœuvre politique et économique la région disposera. Enfin, on ne peut savoir si les Etats-Unis ou l'Europe finiront par entrer en scène. Comme au 19ème siècle, le nouveau « grand jeu » pourrait bien se reproduire entre la Russie et la Chine, au moins dans un avenir proche. Ce qui serait plutôt un avantage aussi bien pour les Occidentaux que pour le Kazakhstan.

http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/asie-centrale-le-grand-jeu-sino-russe-540549.html
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 23 Mar 2016 - 11:59


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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 23 Mar 2016 - 12:15

RecepIvedik a écrit:
Sans aller plus loin que ça :

Citation :
Si Ankara opte pour une mission suicide en descendant un autre Su-24, ou un Su-34, la Russie dégagera tout simplement l’espace aérien tout le long de la frontière au moyen de ses S-400.

C'est faux. LEs radars des S400 sont au niveau de la mer ou a quelques mètres au dessus. Il y a des montagnes côtés syrienne a environ 1500 ou 1800 m il me semble et des montagnes côtés turcs à plus de 2000m .

Comment il fait le radar du S400 pour détecter et locker des avions turcs volant en basse ou moyenne altitude ?



Le reste, l'utilisation d' armes nucléaires à tout va, comme de simples grenades n'en parlons même pas ..


La Russie perdra énormément en cas de conflit ouvert avec la Turquie. Sa Marine sera décimée en méditerranée et en mer noir. Il n'y aura plus de bateau a faire passer dans les détroits.

La tension retombera car les russes ne peuvent se passer des turcs et vice versa.

Celle là...je l'avais pas lu...


lA Turquie sans L,otan......vs Russie........AFFRONTEMENT CONVENTIONNEL



a la louche......survie ARMEE TURQUE 3 Heures


QD A LOOCKER......dejà, les ruskoffs vont vous aveugler avec et leurs satellites tueurs et leurs antennes geantes de siberie

qd a votre marine......LA ISTER avec tous les AKULA ET AUTRES SALOPERIES sur zone


franchement des fois......
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 16 Avr 2016 - 14:16

Sachant que le Matin est l'organe de presse étatique par excellence, j'aurais pu mettre cet éclairage dans "Diplomatie Marocaine", en tout cas cela éclaire implicitement l'opinion publique Marocain des causes du rapprochement avec la Russie et la Chine Arrow

Citation :

Nouvel ordre mondial
États-Unis, Chine et Russie  : puissances hégémoniques mondiales





Quand la guerre froide avait pris fin avec l’éclatement de l’Ex-URSS et la chute du mur de Berlin, le capitalisme triompha en érigeant une architecture mondiale unipolaire sous le lead des États-Unis d’Amérique. Les penseurs contemporains abondaient dans ce sens. En 1989, Zbigniew Brzezinski prévoit la fin de la perestroïka dans son livre «Le grand échiquier». En 1992, Francis Fukuyama publie «La fin de l’histoire» dans lequel il précise que la fin de la guerre froide peut être interprétée comme la victoire de la démocratie libérale.

À ce moment précis, et avec près de la moitié des dépenses militaires de la planète, les États-Unis produisaient 20% des richesses de la planète, se plaçaient à la tête des importateurs et occupaient le deuxième rang mondial des exportateurs. Les années 2000 n’étaient pas de très bon augure, la dette publique représentait le quart du total mondial et dépassait 80% du PNB faisant des États-Unis le pays le plus endetté de la planète. Les conséquences de la crise des subprimes en 2008 se font vite sentir. En moins de deux ans, 10% des entreprises avaient disparu doublant ainsi le taux de chômage qui était passé de 5% à plus de 10%.
Sur le plan international, Washington a joui de ses succès pour une courte durée. Certes, elle a renversé Saddam Hussein et a mis fin à la vie de Oussama Ben Laden, toutefois et respectivement, l’Irak est devenu un vrai bourbier et le terrorisme a repris de plus belle à travers une menace terroriste de très grande ampleur et qui se propage aux quatre coins du monde.

Durant la même décennie, le monde a connu, d’une part, de profondes mutations, telles que le basculement de la richesse avec l’apparition de nouvelles puissances régionales (Chine, Inde, Brésil), le retour de la Russie sur la scène internationale, la crise syrienne, la chute des dictateurs, le passage du G8 au G20… Et d’autre part, le monde assiste depuis à l’émergence de nouveaux enjeux tels que le changement climatique et la lutte contre la montée de l’extrémisme. On peut dire que ce sont à la fois des facteurs conjoncturels et structurels qui jettent les soubassements d’un nouvel ordre mondial. À ce niveau, il est légitime de se poser la question sur l’orientation de ce nouvel ordre : assistons-nous à la naissance d’un monde bipolaire ou d’un monde multipolaire ? Tout en étant factuels et avec beaucoup de précautions, puisque nous vivons dans un monde très dynamique, on peut, pour l’instant, avancer l’idée de l’émergence d’un monde tripolaire. Un monde où trois acteurs majeurs ont leur mot à dire : Les États-Unis, La Chine et la Russie.

En raison de sa position territoriale stratégique, de sa taille et de l’importance et du dynamisme de sa population, la Chine est une grande puissance internationale tant sur le plan militaire, géographique qu’économique. Ces dernières années, elle travaille sur la construction de son image de membre responsable et d’acteur pacifique de la communauté internationale. Ainsi, si la Chine n’est par exemple pas intervenue dans l’affaire du Darfour ou même en Irak, c’est parce que les affaires de voisinage restent prioritaires à ses yeux par rapport aux autres problèmes certes importants, mais géographiquement plus lointains. Depuis 2010, elle fait partie de 170 organisations internationales alors qu’en 1982 elle était membre de seulement 26 d’entre elles.

Les intérêts nationaux de la Chine sont par conséquent représentés dans la plupart des régions du monde, ainsi que dans la plupart des organisations internationales avec la volonté ferme de rendre prioritaires ses intérêts régionaux, afin de s’imposer comme la principale et incontestée puissance en Extrême-Orient.
Au niveau régional, la Chine a annulé la dette des pays voisins, leur a offert l’aide économique et technologique dans le but de réaliser un développement commun sans pour autant omettre d’affirmer sa présence dans l’Océan pacifique.

En 2013, le gouvernement chinois a ratifié la stratégie «One belt, one road», une ceinture économique qui passe par les pays de la Route de la soie, qui dans le passé reliait la Chine à l’Europe à travers l’Asie de l’Est et l’Asie centrale. Symbole mythique de l’Orient, la Route de la soie ne représentait pas un mais différents chemins empruntés par les commerçants pour faire transiter les marchandises de l’Asie vers l’Europe, et ce depuis l’Antiquité. Au 21e siècle, Pékin lance deux Routes de la soie terrestre et maritime. C’est des milliers de ponts, de voies ferroviaires, de gares et de pipelines qui relieront l’Est à l’Ouest par voie terrestre. Certes, le tracé reste en débat, mais il devrait partir de la province chinoise du Xinjiang à fortes tensions ethniques, rejoindre le Kazakhstan, l’Asie centrale, le nord de l’Iran, l’Irak, la Syrie, la Turquie pour atteindre l’Europe en passant par la Bulgarie, la Roumanie, la République tchèque et l’Allemagne pour finir à Venise. L'objectif pour la Chine serait d'asseoir son pouvoir économique dans les pays que traversera cette route, d'ouvrir une nouvelle voie plus rapide que celle maritime pour ses échanges commerciaux et de contrôler l'ensemble du trafic commercial qui transite dans cette zone.

Certains voient à travers la Route de la soie l’application par la Chine de la tactique «sea power» – une tactique qui consiste à développer un commerce extérieur prospère et à sécuriser les voies d'approvisionnement grâce à ses forces navales. D’autres, l’Inde en particulier, analysent la récente montée en puissance navale de la Chine comme une «volonté expansionniste». Pékin tenterait de s’ériger en grande puissance maritime et prévoirait de plus d’encercler et de contourner l’Inde par les deux ceintures maritime et terrestre. Dans cette nouvelle Route de la soie, qui traversera l’Asie centrale et l’Europe, on peut voir une réorientation de la géopolitique de la Chine vers l’intérieur du continent. On peut aussi l’interpréter comme une nouvelle diplomatie chinoise qui veut faire de la Chine un acteur clé dans le secteur mondial des infrastructures et lui permettre de s’ériger en leader dans la région asiatique face aux influences russe, indienne et américaine. La Russie quant à elle s’est trouvée, depuis la chute de l’Union soviétique, marginalisée sur la scène politique internationale. Ce gigantesque pays d’environ 17 millions de km² est, comparativement à sa superficie, sous-peuplé puisqu’il ne compte que 140 millions d’habitants. La Russie contemporaine du Président Poutine renoue avec l’attitude impériale qui caractérisait tant la Russie Blanche que la Russie Rouge. Toute occasion permettant de jouer un rôle de premier plan est désormais à saisir pour la Russie.

À commencer par le Proche et le Moyen-Orient qui offrent une occasion rêvée pour ce grand pays de démontrer sa détermination à s’imposer sur la scène internationale. Contrairement aux Occidentaux et à l’encontre de tous, la Russie n’a pas hésité à conduire des opérations au sol en Syrie. Des bombardements guidés par des troupes régulières, des forces spéciales et par une trentaine de blindés russes ont permis de remporter des avantages décisifs, notamment à Homs, Hama et Alep. Contrôler les territoires riches en hydrocarbures de Syrie et poursuivre la coopération militaire avec l’Iran pour contrôler indirectement l’Iraq attestent cette volonté russe et place ce pays en opposition directe avec les États-Unis. En réalité, plus la présence et l’implication russes seront grandes au Proche et au Moyen-Orient, plus ce pays pèsera sur les marchés des hydrocarbures et moins les sanctions internationales auront prise sur lui. La Russie poursuit des objectifs divers, mais voit surtout une opportunité, dans son soutien sans faille à la Syrie d'Al-Assad, de limiter la tension et la pression des Occidentaux sur elle dans l’affaire ukrainienne. La passivité des États-Unis face à cette dernière donne la possibilité à la Russie de revenir et de s’imposer par le biais de la crise syrienne comme un interlocuteur majeur. Il convient de rappeler que depuis quelques années la Russie s'affirme de plus en plus sur la scène internationale.

Par des coups d'éclat médiatiques comme l'hospitalité offerte à Edward Snowdon en 2013, alors même que la Chine, l'Équateur et le Venezuela avaient refusé de le faire, suite aux pressions américaines. Par des coups stratégiques majeurs comme la promesse arrachée à Bachar Al-Assad de détruire son arsenal chimique en 2013, évitant ainsi des frappes américaines sur le pays. Mais aussi par des manœuvres plus secrètes, mais non moins importantes, qui reflètent la lecture assez claire que la Russie fait du jeu international. Elle a par exemple été la première à affirmer que le rôle de l'Iran était nécessaire dans la résolution du conflit syrien et à demander sa participation à la conférence internationale de 2013. Une idée qui avait été rejetée alors, mais qui a fait son chemin : nous avons en effet observé un réchauffement des relations américano-iraniennes dans lequel le problème syrien joue certainement un rôle clé. Et beaucoup plus important, la Russie a été l'un des premiers pays à réellement mesurer le danger que représentait la crise syrienne dès les débuts et à prôner d'autres angles pour la résoudre.

Il s’agit là de quelques exemples pour illustrer l'opposition à la pensée unique américaine menée de front par deux pays qui sont loin d’être atlantistes et «droit de l’hommistes», mais qui intègrent et utilisent le système économique mondial sans chercher à créer un système concurrentiel parallèle à celui des Américains. La question qui nous interpelle à ce niveau est : si la naissance d’un monde tripolaire venait à être actée, dans quelle mesure les organisations internationales pourraient-elles être réformées, afin d’accompagner cette nouvelle architecture mondiale ?



G8 – G20 – G 2

Le monde est entré dans une phase historique nouvelle, que les grilles de lecture du passé ne permettent pas de comprendre. Cette évolution se traduit par le passage du G8 au G20, et par la création de deux G2 informels : Washington-Pékin et Washington-Moscou. • G2 Washington-Moscou : Les États-Unis ont pris l’initiative de renoncer au «bouclier antimissile» que Bush considérait comme essentiel pour la stratégie américaine. En contrepartie, Moscou envisage la possibilité de sanctions contre Téhéran. • G2 Washington-Pékin : Par contre, Pékin n’a pas fait de concession, ni sur l’Iran, ni sur la réévaluation du yuan par rapport au dollar, ni sur la limitation des émissions de CO2. C’est d’ailleurs pourquoi Washington a procédé à une vente d’armes d’un montant de 6,4 milliards de dollars à Taïwan, évidemment inacceptable pour les dirigeants chinois.

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Lun 30 Mai 2016 - 23:04

Un éclairage intéressant :

Citation :
Une guerre mondiale a commencé – Brisez le silence

Je suis allé filmer aux îles Marshall, qui se situent au Nord de l’Australie, au milieu de l’océan Pacifique. A chaque fois que je raconte cela à des gens, ils demandent, « Où est-ce ? ». Si je leur donne comme indice « Bikini », ils répliquent, « vous parlez du maillot de bain ».
Bien peu semblent savoir que le maillot de bain bikini a été ainsi nommé pour commémorer les explosions nucléaires qui ont détruit l’île de Bikini. Les États-Unis ont fait exploser 66 engins nucléaires aux îles Marshall entre 1946 et 1958 – l’équivalent de 1,6 bombe d’Hiroshima chaque jour, pendant 12 ans.
Bikini est silencieuse aujourd’hui, mutante et contaminée. Des palmiers y poussent sous une étrange forme de grille. Rien ne bouge. Il n’y a pas d’oiseaux. Les stèles du vieux cimetière sont vibrantes de radiations. Mes chaussures ont été déclarées “dangereuses” sur un compteur Geiger.
Debout sur la plage, j’ai regardé le vert émeraude du Pacifique disparaître dans un vaste trou noir. Il s’agissait du cratère laissé là par la bombe à hydrogène qu’ils avaient appelée « Bravo ». L’explosion a empoisonné les gens et leur environnement sur des centaines de kilomètres, peut-être pour toujours.
Lors de mon voyage de retour, je me suis arrêté à l’aéroport d’Honolulu, et j’ai remarqué un magazine états-unien intitulé « Women’s Health » (la Santé des Femmes) . Sur la couverture, une femme souriante dans un maillot de bain bikini, et comme titre : « Vous aussi, vous pouvez avoir un corps bikini ». Quelques jours auparavant, aux îles Marshall, j’avais interviewé des femmes qui avaient des« corps bikini » très différents ; elles souffraient toutes de cancer de la thyroïde ou d’autres cancers mortels.
Contrairement à la femme souriante du magazine, elles étaient toutes pauvres, victimes et cobayes d’un superpouvoir vorace, aujourd’hui plus dangereux que jamais.
Je relate cette expérience en guise d’avertissement et pour mettre un terme à une distraction qui a consumé beaucoup d’entre nous. Le fondateur de la propagande moderne, Edward Bernays, a décrit ce phénomène comme « la manipulation consciente et intelligente des habitudes et des opinions » des sociétés démocratiques. Il l’a appelé le « gouvernement invisible ».
Combien sont au courant qu’une guerre mondiale a commencé? En ce moment, il s’agit d’une guerre de propagande, de mensonges et de distraction, mais cela peut changer instantanément au moindre ordre mal interprété, avec le premier missile.
En 2009, le président Obama se tint devant une foule en liesse au centre de Prague, au cœur de l’Europe. Il s’engagea à « libérer le monde des armes nucléaires ». Les gens applaudirent et certains pleurèrent. Un torrent de platitudes jaillit des médias. Par la suite, Obama reçut le prix Nobel de la paix.
Un tissu de mensonge. Il mentait.
L’administration Obama a fabriqué plus d’armes nucléaires, plus de têtes nucléaires, plus de systèmes de vecteurs nucléaires, plus de centrales nucléaires. Les dépenses en têtes nucléaires à elles seules ont plus augmenté sous Obama que sous n’importe quel autre président. Le coût sur 3 ans s’élève à plus d’1 billion de dollars.
Une mini- bombe nucléaire est prévue. Elle est connue sous le nom de B61-12. C’est sans précédent. Le Général James Cartwright, ancien vice-président de l’état-major interarmées, a expliqué que:« Miniaturiser [rend l’utilisation de cette bombe] nucléaire plus concevable ».
Au cours des  dix-huit derniers mois, la plus grande concentration de forces militaires depuis la seconde Guerre Mondiale — opérée par les USA — a lieu le long de la frontière occidentale de la Russie. Il faut remonter à l’invasion de l’Union Soviétique par Hitler pour trouver une telle menace envers la Russie par des troupes étrangères.
L’Ukraine — autrefois membre de l’Union Soviétique — est devenue un parc d’attraction pour la CIA. Ayant orchestré un coup d’état à Kiev, Washington contrôle efficacement un régime frontalier et hostile envers la Russie, un régime littéralement infesté de Nazis. D’importantes personnalités du parlement Ukrainien sont les héritiers politiques des partis fascistes OUN et UPA. Ils font ouvertement l’apologie d’Hitler et appellent à la persécution et à l’expulsion de la minorité russophone.
Tout cela est rarement rapporté en Occident, quand ce n’est pas inversé pour travestir la vérité.
En Lettonie, Lituanie et en Estonie — à côté de la Russie — l’armée US déploie des troupes de combat, des tanks, des armes lourdes. Cette provocation extrême de la seconde puissance nucléaire du monde est passée sous silence en Occident.
La perspective d’une guerre nucléaire est d’autant plus dangereuse qu’une campagne parallèle a été lancée contre la Chine.
Il est rare qu’un jour passe sans qu’on parle de la Chine comme d’une « menace ». Selon l’Amiral Harry Harris, le commandant en chef US du Pacifique, la Chine « construit un grand mur de sable dans le Sud de la Mer de Chine ».
Il fait référence à la construction par la Chine de pistes d’atterrissage dans les îles Spratly, qui font l’objet d’un conflit avec les Philippines — un conflit sans importance avant que Washington ne mette la pression sur le gouvernement de Manille et ne tente de le soudoyer, et que le Pentagone ne lance une campagne de propagande appelée « liberté de navigation ».
Qu’est-ce que cela veut vraiment dire? Cela signifie la liberté pour les navires de guerre états-uniens de patrouiller et de dominer les eaux côtières de la Chine. Essayez d’imaginer la réaction états-unienne si les navires de guerre chinois faisaient la même chose au large de la Californie.
J’ai réalisé un film appelé « La guerre invisible », dans lequel j’ai interviewé d’éminents journalistes aux USA et au Royaume-Uni: des reporters comme Dan Rather de CBS, Rageh Omar de la BBC, et David Rose de The Observer.

Tous déclarèrent que si journalistes et radiodiffuseurs avaient joué leur rôle en remettant en question la propagande selon laquelle Saddam Hussein possédait des armes de destruction massive, que si les mensonges de George W. Bush et de Tony Blair n’avaient pas été amplifiés et colportés par les journalistes, l’invasion de l’Irak de 2003 aurait pu ne pas avoir eu lieu, et des centaines de milliers de femmes, d’hommes et d’enfants seraient encore en vie aujourd’hui.
La propagande préparant actuellement le terrain pour une guerre contre la Russie et/ou la Chine n’est en principe pas différente. A ma connaissance, aucun journaliste du « mainstream » Occidental — un équivalent de Dan Rather, disons — ne pose la question de savoir pourquoi la Chine construit des pistes d’atterrissage dans le Sud de la mer de Chine.
La réponse devrait être flagrante. Les USA encerclent la Chine d’un réseau de bases militaires, de missiles balistiques, de groupes de combat, de bombardiers nucléaires.
Cet arc létal s’étend de l’Australie aux îles du Pacifique, les Mariannes, les îles Marshall et Guam, les Philippines, la Thaïlande, Okinawa et la Corée, et à travers l’Eurasie, jusqu’à l’Afghanistan et l’Inde. Les USA ont passé la corde autour du cou de la Chine. Cela ne fait pas l’objet d’un scoop. Silence médiatique. Guerre médiatique.
En 2015, dans le plus grand secret, les USA et l’Australie ont effectué le plus important exercice militaire air-mer de l’histoire contemporaine, sous le nom de Talisman Sabre. Il visait à répéter un plan de bataille Air-Mer, bloquant les voies maritimes, comme les détroits de Malacca et de Lombok, ce qui couperait l’accès de la Chine au pétrole, au gaz et à d’autres matières premières vitales provenant du Moyen-Orient et de l’Afrique.
Dans le cirque que constitue la  campagne présidentielle états-unienne, Donald Trump est présenté comme un fou, un fasciste. Il est certainement odieux; mais il est aussi un pantin de haine médiatique. Ce simple fait devrait suffire à éveiller notre scepticisme.
Les idées de Trump sur l’immigration sont grotesques, mais pas plus que celles de David Cameron. Ce n’est pas Trump le Grand Déportateur des USA, mais le prix Nobel de la Paix, Barack Obama.
Selon un prodigieux commentateur libéral, Trump « déchaîne les forces obscures de la violence » aux USA. Il les déchaîne?
Ce pays est celui où des bambins tirent sur leur mère et où la police mène une guerre meurtrière contre les noirs américains. Ce pays est celui qui a attaqué et tenté de renverser plus de 50 gouvernements, dont de nombreuses démocraties, qui a bombardé de l’Asie au Moyen-Orient, entraînant la mort et le déplacement de millions de gens.
Aucun pays n’atteint ce niveau record de violence systémique. La plupart des guerres états-uniennes (presque toutes contre des pays sans défense) n’ont pas été déclarées par des présidents républicains mais par des libéraux démocrates: Truman, Kennedy, Johnson, Carter, Clinton, Obama.
En 1947, une série de directives du conseil de sécurité national illustrent l’objectif primordial de la politique étrangère états-unienne : « un monde considérablement fait à l’image [de l’Amérique] ». L’idéologie de l’américanisme messianique. Nous étions tous américains. Ou autres. Les hérétiques seraient convertis, subvertis, soudoyés, calomniés ou broyés.
Donald Trump est un symptôme de tout cela, mais c’est aussi un anticonformiste. ll dit que l’invasion de l’Irak était un crime; il ne veut pas de guerre contre la Russie et la Chine. Le danger pour nous n’est pas Trump, mais Hillary Clinton. Elle n’a rien d’une anticonformiste. Elle incarne la résilience et la violence d’un système dont « l’exceptionnalisme » tant vanté n’est qu’un totalitarisme au visage occasionnellement libéral.
A mesure que se rapproche l’élection présidentielle, Clinton sera saluée comme la première femme présidente, sans considération aucune de ses crimes et de ses mensonges — tout comme Obama fut acclamé en tant que premier président noir, et que les libéraux gobaient ses propos absurdes sur« l’espoir ». Et l’illusion se perpétue.
Dépeint par le chroniqueur du Guardian Owen Jones comme « drôle, charmant, tellement cool qu’il éclipse pratiquement tous les autres politiciens », Obama a récemment envoyé des drones massacrer 150 personnes en Somalie. Il tue habituellement des gens le mardi, selon le New York Times, lorsqu’on lui remet une liste de personnes à tuer par drone. Tellement cool.
Lors de la campagne présidentielle de 2008, Hillary Clinton a menacé de « totalement oblitérer » l’Iran par voie d’armes nucléaires. En tant que secrétaire d’état sous Obama, elle a participé au renversement du gouvernement démocratique du Honduras. Sa contribution à la destruction de la Libye en 2011 fut une quasi-jubilation. Lorsque le leader Libyen, le colonel Kadhafi, fut publiquement sodomisé avec un couteau — un meurtre rendu possible par la logistique états-unienne — Clinton se réjouit de sa mort :« Nous sommes venus, nous avons vu, il est mort ».
L’une des plus proches alliés de Clinton est Madeleine Albright, l’ancienne secrétaire d’état, qui s’en est pris à des jeunes filles parce qu’elles ne soutenaient pas « Hillary ». La tristement célèbre Madeleine Albright qui célébra à la télévision la mort d’un demi- million d’enfants irakiens comme « valant le coup ».
Parmi les plus importants soutiens de Clinton, on retrouve le lobby Israélien et les compagnies d’armement qui ont alimenté la violence au Moyen-Orient. Elle et son mari ont reçu une fortune de la part de Wall Street. Et pourtant, elle s’apprête à se voir affublée du titre de candidate des femmes, à même de triompher du diabolique Trump, le démon officiel. On dénombre également de nombreux féministes parmi ses supporters: ceux de la trempe de Gloria Steinem aux USA et d’Anne Summers en Australie.
Une génération auparavant, un culte post-moderne que l’on appelle aujourd’hui « la politique identitaire » a bloqué de nombreux esprits libéraux intelligents dans leur examen des causes et des individus qu’ils soutenaient — comme les fraudes que sont Obama et Clinton; comme le mouvement progressiste bidon Syriza en Grèce, qui a trahi son peuple en s’alliant avec ses ennemis.
L’auto-absorption [le narcissisme, NdT], une forme « d’égocentrisme », devint le nouvel esprit du temps dans les sociétés occidentales privilégiées et signala la défaite des grands mouvements collectifs contre la guerre, l’injustice sociale, l’inégalité, le racisme et le sexisme.
Aujourd’hui, ce long sommeil prend peut-être fin. Les jeunes s’agitent à nouveau. Progressivement. Les milliers de britanniques qui ont soutenu Jeremy Corbyn comme leader du parti travailliste font partie de cette agitation — ainsi que ceux qui se sont ralliés au sénateur Bernie Sanders.
Au Royaume-Uni, la semaine dernière, le plus proche allié de Jeremy Corbyn, le trésorier de l’opposition John McDonnell, a engagé le gouvernement travailliste au paiement des dettes frauduleuses des banques, et, dans les faits, à continuer sa politique de soi-disant austérité.
Aux USA, Bernie Sanders a promis de soutenir Clinton si ou lorsqu’elle sera nominée. Lui aussi a voté pour l’utilisation de la violence par les USA contre d’autres pays lorsqu’il jugeait cela « juste ». Il dit qu’Obama a « fait un excellent travail ».
En Australie, il règne une sorte de politique mortuaire, dans laquelle des jeux parlementaires assommants sont diffusés dans les médias tandis que les réfugiés et les peuples indigènes sont persécutés et que croissent les inégalités, ainsi que la menace d’une guerre. Le gouvernement de Malcolm Turnbull vient d’annoncer un budget de la soi-disant défense de 195 milliards de dollars, véritable incitation à la guerre. Il n’y eut aucun débat. Silence.
Qu’est devenue la grande tradition populaire d’action directe, libre de tout parti? Où sont le courage, l’imagination et l’engagement qu’exige la lutte pour un monde meilleur, juste et paisible? Où sont les dissidents de l’art, du cinéma, du théâtre, de la littérature?
Où sont ceux qui oseront briser le silence? Devons-nous attendre que le premier missile nucléaire soit tiré?
John Pilger |  1 AVRIL 2016
John Pilger est un journaliste de nationalité Australienne, né à Sydney le 9 Octobre 1939, parti vivre au Royaume-Uni depuis 1962. Il est aujourd’hui basé à Londres et travaille comme correspondant pour nombre de journaux, comme The Guardian ou le New Statesman.

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mar 31 Mai 2016 - 5:31

Merci Mbarki.c'est pour cela que j'ai toujours dit que le Maroc doit voire ces interets tout seule l'uma n'existe pas. Chacun pour soit et dieu pour tous.
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 15 Juin 2016 - 17:52

Edit: Les cartes ne sortent pas bien, visualisez les directement sur le site de franceculture, lien ci dessous.

Citation :

Le monde se referme : la carte des murs aux frontières



Mur à la frontière mexicaine au coeur des débats de la présidentielle américaine, multiplication des barrières anti-migrants en Europe... Les murs, barrières ou clôtures pullulent depuis quelques années : cartographie de la fortification des frontières, et analyse d'un monde de plus en plus fermé.

65 murs construits et planifiés, soit 40.000 km de long, ou la circonférence de la Terre

Circulez dans cette carte qui représente les murs en construction, construits et utilisés aujourd'hui, survolez ou cliquez sur les pays pour obtenir des informations concernant les dates de construction des murs, les principales raisons invoquées et les éventuels autres murs prévus par pays :



Source : Elisabeth Vallet, Chaire Raoul-Dandurand, Université du Québec, Montréal, AFP, RFI, Courrier international, Wikipedia. NB : les tracés ne reflètent pas la longueur ou la localisation précise des murs et barrières, mais indiquent les frontières concernées. Cliquez ici pour voir la carte en grand

"On assiste à un phénomène de refermeture des frontières, depuis deux décennies", qui s'est accéléré ces derniers mois, notamment en Europe, analyse Elisabeth Vallet, interrogée par Thierry Garcin dans "Les Enjeux internationaux". "Le barbelé est un produit très en demande en ce moment". Les matériaux (béton, électrification, sable...), les dispositifs (miradors, clôture discontinue ou non, quartiers séparés, forces militaires, technologie biométrique...), donc les coûts, les objectifs (lutte contre l'immigration, la contrebande, raisons de sécurité ou contentieux territorial...) et l'efficacité des différents murs sont particulièrement contrastés d'un pays à l'autre. Mais toutes ces fortifications signalent un même phénomène : une logique de fortification de la frontière. Alors que les "vieux murs" servaient à éviter que les conflits ne dégénèrent (Chypre, Inde / Pakistan, les deux Corées...), aujourd'hui, il s'agit de blinder la frontière, d'en faire une "sur-frontière".

La moitié des murs actuels ont été construits après 2010, et encore la moitié de plus sont planifiés

Circulez dans la carte, survolez ou cliquez sur les frontières pour obtenir des informations sur les pays en jeu (le pays initiateur est indiqué en premier), zoomez et dézoomez avec le bouton +/- :



Source : Elisabeth Vallet, Chaire Raoul-Dandurand, Université du Quebec, Montréal, AFP, RFI, Courrier international, Wikipedia.Cliquez ici pour voir la carte en grand

Elisabeth Vallet identifie quatre principaux problèmes, paradoxes ou apories, causés par les murs :

* Les murs ne servent à rien car ils induisent des logiques de transgression. On a dénombré 150 tunnels sous la frontière mexicano-américaine. Les trafiquants contournent les murs et barrières par la mer avec des sous-marins ou par les airs avec des drones... Ces stratégies de contournement sont multiples, de plus en plus sophistiquées et dangereuses à mesure que les murs se renforcent.
* Les murs viennent fracturer une zone transfrontalière, donc destructurer une économie locale.
* Alors que les passages de frontières pouvaient être pendulaires, saisonniers, temporaires - on pouvait revenir en arrière, retourner dans son pays d'origine, ces murs empêchent paradoxalement ceux qui les ont franchis de ressortir du pays où ils sont indésirables.
* Les murs "invitent les mafias à la table de la frontière". On ne peut plus franchir un mur sans faire appel à des structures criminelles, et de plus en plus criminalisées. Une situation plus grave que le problème originel est ainsi créée.

La suite Arrow franceculture.fr
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 4 Aoû 2016 - 21:28

Citation :

Les enjeux geopolitiques des JO de Rio


Au dela des enjeux sportifs les Jo de Rio ont des enjeux géopolitiques notamment pour le Bresil et la Russie mais aussi pour la France

Les Jeux olympiques (JO) vont s'ouvrir le 5 août à Rio. Les enjeux géopolitiques sont nombreux.

Le premier est celui de la sécurité. La montée du terrorisme est la préoccupation première des organisateurs. C'était déjà le cas à Londres en 2012 et ce sera encore le cas à Tokyo en 2020. Depuis 2001, la sécurité est en effet le principal poste budgétaire de ces événements et les coûts augmentent régulièrement. Si la protection du village olympique rend improbable la répétition du scénario de Munich 1972, où la délégation israélienne avait été victime d'une attaque terroriste, il y a toujours la peur d'un attentat dans des lieux moins fermés. Certes, le Brésil n'est pas dans la même configuration géopolitique que les pays occidentaux ou du Proche-Orient. Le pays est, normalement, moins sous la menace d'un attentat que ces derniers. Mais dans la mesure où les organisations terroristes veulent frapper les esprits, les Jeux olympiques leur offrent une vitrine exceptionnelle. Tous les regards du monde y convergeront. C'est d'ailleurs pour cela que malgré ses réticences initiales, Dilma Rousseff, torturée par les militaires du temps de son implication dans la guérilla, a fait adopter une législation antiterroriste donnant plus de pouvoir aux autorités pour arrêter des gens suspectés de planifier des attentats, malgré la protestation de certains groupes de défense de droits de l'homme. Daesh a, en outre, diffusé des menaces en langue portugaise, et le Brésil a demandé l'assistance sécuritaire de nombreux pays, y compris les États-Unis, en dépit de la brouille à propos des écoutes de la National Security Agency (NSA) qui avait mis à mal la coopération entre les deux pays en la matière. Il ne peut donc plus y avoir désormais de compétitions sportives mondialisées sans la crainte d'un attentat. Mais ceux-ci ne sont pas inéluctables, comme le montrent l'Euro de football ou le Tour de France, qui se sont déroulés dans des bonnes conditions de sécurité

Le Brésil va être l'hôte du monde entier à un moment où il traverse une crise profonde. Lorsqu'il a été désigné pour accueillir les Jeux en septembre 2009, il était en pleine ascension économique et géopolitique. Le Comité international olympique (CIO) avait voulu reconnaître le phénomène de l'émergence d'un pays démocratique. Lula, qui s'était déplacé, l'avait emporté face à Barack Obama, pourtant au fait de sa popularité internationale, qui défendait le dossier de Chicago. Dans le choix des villes-hôtes, le CIO veut toujours accompagner ou se montrer en avance sur les évolutions géopolitiques. Hélas, la croissance brésilienne s'est depuis transformée en récession et la crise économique a débouché sur une crise sociale et politique. Mais si le Brésil ne pourra pas triompher autant il pouvait l'espérer en accueillant les JO, il voudra néanmoins offrir le meilleur visage et recevoir dans les meilleures conditions athlètes et visiteurs. Il faut se souvenir des grèves et manifestations ayant précédé la Coupe du monde 2014, qui avaient cessé pour l’ouverture de la compétition. Même si tout ne sera pas prêt à 100 %, on peut donc gager que ces Jeux seront une réussite pour Rio et le Brésil. Ils ont d’ores et déjà permis de rénover le tissu urbain de la ville.

Alors qu'un système de dopage organisé au niveau étatique y a été découvert, la Russie n'a pas été exclue des JO de Rio. Par le passé, seuls l’Afrique du Sud du temps de l’apartheid et l’Afghanistan dirigé par les Talibans – qui interdisaient aux femmes la pratique du sport – l’avaient été totalement. Il était donc problématique pour le CIO de faire un tel parallèle. L’organisation a laissé la décision de la participation des sportifs russes à chaque fédération internationale. Celle d'athlétisme a ainsi banni tous les athlètes russes. Mais il y aura bien une délégation russe qui défilera derrière le drapeau. On entendra toujours – moins souvent que précédemment – l’hymne national russe en cas de médaille d'or. Thomas Bach, le président du CIO, est accusé d'être trop favorable à la Russie. On lui reproche d'être trop proche de Vladimir Poutine qui, selon certaines sources, l’aurait aidé lors de son élection à la présidence de l’organisation à la demande de Mme Merkel. En tant que sportif, T. Bach avait été affecté par le boycott des jeux de Moscou de 1980, que l'Allemagne avait alors suivi. Il dit ne pas vouloir établir de responsabilité collective des sportifs russes dans la mesure où le Comité national olympique n'est pas directement mis en cause. De son côté, V. Poutine crie au complot américain et occidental afin de priver la Russie d'une exposition médiatique positive. Cet argument peut passer auprès d'une grande partie de l'opinion russe, mais ne convaincra pas le reste du monde. Même si la Russie est présente, il s’agit néanmoins d’un revers pour V. Poutine. Ce dernier a beaucoup misé sur la diplomatie sportive pour le rayonnement de son pays – et aussi améliorer la santé publique, actuellement dans un piteux état – alors que la Russie doit organiser la Coupe du monde de football 2018 et que son équipe nationale a été sorti au premier tour lors de l'Euro 2016 : il y a, pour le pouvoir russe, un défi important à relever

Contrairement à ce que pensent certains, le dopage n'est pas en expansion. Il y a simplement plus de cas révélés. On peut désormais dépister des cas de dopage intervenus lors de précédentes Olympiades, notamment celles de Pékin 2008 et Londres 2012. Cela peut être un puissant instrument de dissuasion. L'impunité a énormément reculé pour les tricheurs.

François Hollande, pour sa part, se déplacera à Rio. Il va y plaider la cause de Paris recevoir les Jeux de 2024. D’aucuns mettent en avant le risque d'attentats pour disqualifier cette candidature. Mais cet argument peut se retourner pour deux raisons. Le premier est que l'on peut, au contraire, montrer une solidarité avec Paris en lui accordant les Jeux. Le second est qu’il est, par ailleurs, très difficile d'évaluer ce que pourra être la menace en 2024. Aucun pays – et le cas du Brésil le prouve – ne peut aujourd'hui dire qu'il est à l'abri de la menace terroriste. Et une fois encore, la bonne tenue de l'Euro 2016 et du Tour de France montrent la capacité de la France à organiser ce type d'événements en toute sécurité.

Les Français ont retenu les erreurs qui ont conduit à l'échec pour accueillir les Jeux en 2012. C'est en effet désormais le mouvement sportif qui est en avant, avec un projet piloté par Bernard Lapasset et Tony Estanguet, un dirigeant sportif influent et un triple médaillé d’or membre du CIO et soutenu par le monde politique. Au moment où la classe politique française se déchire dans la perspective d l’élection présidentielle, Anne Hidalgo, la maire de Paris, et Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, bien qu’appartenant à des partis politiques opposés, jouent collectif pour faire aboutir cette candidature.

Pascal Boniface vient de publier JO politiques (Éditions Eyrolles).

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mar 30 Aoû 2016 - 4:24

Un article intéressant de la port de l'architecte de l intervention américaine dans la guerre d'Afghanistan des années 80.

http://www.the-american-interest.com/2016/04/17/toward-a-global-realignment/

Citation :

Toward a Global Realignment


Zbigniew Brzezinski

As its era of global dominance ends, the United States needs to take the lead in realigning the global power architecture.

Five basic verities regarding the emerging redistribution of global political power and the violent political awakening in the Middle East are signaling the coming of a new global realignment.

The first of these verities is that the United States is still the world’s politically, economically, and militarily most powerful entity but, given complex geopolitical shifts in regional balances, it is no longer the globally imperial power. But neither is any other major power.

The second verity is that Russia is experiencing the latest convulsive phase of its imperial devolution. A painful process, Russia is not fatally precluded – if it acts wisely – from becoming eventually a leading European nation-state. However, currently it is pointlessly alienating some of its former subjects in the Islamic southwest of its once extensive empire, as well as Ukraine, Belarus, and Georgia, not to mention the Baltic States.

The third verity is that China is rising steadily, if more slowly as of late, as America’s eventual coequal and likely rival; but for the time being it is careful not to pose an outright challenge to America. Militarily, it seems to be seeking a breakthrough in a new generation of weapons while patiently enhancing its still very limited naval power.

The fourth verity is that Europe is not now and is not likely to become a global power. But it can play a constructive role in taking the lead in regard to transnational threats to global wellbeing and even human survival. Additionally, Europe is politically and culturally aligned with and supportive of core U.S. interests in the Middle East, and European steadfastness within NATO is essential to an eventually constructive resolution of the Russia-Ukraine crisis.

The fifth verity is that the currently violent political awakening among post-colonial Muslims is, in part, a belated reaction to their occasionally brutal suppression mostly by European powers. It fuses a delayed but deeply felt sense of injustice with a religious motivation that is unifying large numbers of Muslims against the outside world; but at the same time, because of historic sectarian schisms within Islam that have nothing to do with the West, the recent welling up of historical grievances is also divisive within Islam.

Taken together as a unified framework, these five verities tell us that the United States must take the lead in realigning the global power architecture in such a way that the violence erupting within and occasionally projected beyond the Muslim world—and in the future possibly from other parts of what used to be called the Third World—can be contained without destroying the global order. We can sketch this new architecture by elaborating briefly each of the five foregoing verities.F

irst, America can only be effective in dealing with the current Middle Eastern violence if it forges a coalition that involves, in varying degrees, also Russia and China. To enable such a coalition to take shape, Russia must first be discouraged from its reliance on the unilateral use of force against its own neighbors—notably Ukraine, Georgia, the Baltic States—and China should be disabused of the idea that selfish passivity in the face of the rising regional crisis in the Middle East will prove to be politically and economically rewarding to its ambitions in the global arena. These shortsighted policy impulses need to be channeled into a more farsighted vision.

Second, Russia is becoming for the first time in its history a truly national

state, a development that is as momentous as it is generally overlooked. The Czarist Empire, with its multinational but largely politically passive population, came to an end with World War I and the Bolshevik creation of an allegedly voluntary union of national republics (the USSR), with power resting effectively in Russian hands, took its place. The collapse of the Soviet Union at the end of 1991 led to the sudden emergence of a predominantly Russian state as its successor, and to the transformation of the former Soviet Union’s non-Russian “republics” into formally independent states. These states are now consolidating their independence, and both the West and China—in different areas and different ways—are exploiting that new reality to Russia’s disadvantage. In the meantime, Russia’s own future depends on its ability to become a major and influential nation-state that is part of a unifying Europe. Not to do so could have dramatically negative consequences for Russia’s ability to withstand growing territorial-demographic pressure from China, which is increasingly inclined as its power grows to recall the “unequal” treaties Moscow imposed on Beijing in times past.

Third, China’s dramatic economic success requires enduring patience and the country’s awareness that political haste will make for social waste. The best political prospect for China in the near future is to become America’s principal partner in containing global chaos of the sort that is spreading outward (including to the northeast) from the Middle East. If it is not contained, it will contaminate Russia’s southern and eastern territories as well as the western portions of China. Closer relations between China and the new republics in Central Asia, the post-British Muslim states in Southwest Asia (notably Pakistan) and especially with Iran (given its strategic assets and economic significance), are the natural targets of Chinese regional geopolitical outreach. But they should also be targets of global Sino-American accommodation.

Fourth, tolerable stability will not return to the Middle East as long as local armed military formations can calculate that they can be simultaneously the beneficiaries of a territorial realignment while selectively abetting extreme violence. Their ability to act in a savage manner can only be contained by increasingly effective—but also selective—pressure derived from a base of U.S.-Russian-Chinese cooperation that, in turn, enhances the prospects for the responsible use of force by the region’s more established states (namely, Iran, Turkey, Israel, and Egypt). The latter should also be the recipients of more selective European support. Under normal circumstances, Saudi Arabia would be a significant player on that list, but the current inclination of the Saudi government still to foster Wahhabi fanaticism, even while engaged in ambitious domestic modernization efforts, raises grave doubts regarding Saudi Arabia’s ability to play a regionally significant constructive role.

Fifth, special attention should be focused on the non-Western world’s newly politically aroused masses. Long-repressed political memories are fueling in large part the sudden and very explosive awakening energized by Islamic extremists in the Middle East, but what is happening in the Middle East today may be just the beginning of a wider phenomenon to come out of Africa, Asia, and even among the pre-colonial peoples of the Western Hemisphere in the years ahead.P

eriodic massacres of their not-so-distant ancestors by colonists and associated wealth-seekers largely from western Europe (countries that today are, still tentatively at least, most open to multiethnic cohabitation) resulted within the past two or so centuries in the slaughter of colonized peoples on a scale comparable to Nazi World War II crimes: literally involving hundreds of thousands and even millions of victims. Political self-assertion enhanced by delayed outrage and grief is a powerful force that is now surfacing, thirsting for revenge, not just in the Muslim Middle East but also very likely beyond.

Much of the data cannot be precisely established, but taken collectively, they are shocking. Let just a few examples suffice. In the 16th

century, due largely to disease brought by Spanish explorers, the population of the native Aztec Empire in present-day Mexico declined from 25 million to approximately one million. Similarly, in North America, an estimated 90 percent of the native population died within the first five years of contact with European settlers, due primarily to diseases. In the 19th

century, various wars and forced resettlements killed an additional 100,000. In India from 1857-1867, the British are suspected of killing up to one million civilians in reprisals stemming from the Indian Rebellion of 1857. The British East India Company’s use of Indian agriculture to grow opium then essentially forced on China resulted in the premature deaths of millions, not including the directly inflicted Chinese casualties of the First and Second Opium Wars. In the Congo, which was the personal holding of Belgian King Leopold II, 10-15 million

people were killed between 1890 and 1910. In Vietnam, recent estimates suggest that between one and three million civilians were killed from 1955 to 1975.

As to the Muslim world in Russia’s Caucasus, from 1864 and 1867, 90 percent of the local Circassian population was forcibly relocated and between 300,000 and 1.5 million either starved to death or were killed. Between 1916 and 1918, tens of thousands of Muslims were killed when 300,000 Turkic Muslims were forced by Russian authorities through the mountains of Central Asia and into China. In Indonesia, between 1835 and 1840, the Dutch occupiers killed an estimated 300,000 civilians. In Algeria, following a 15-year civil war from 1830-1845, French brutality, famine, and disease killed 1.5 million Algerians, nearly half the population. In neighboring Libya, the Italians forced Cyrenaicans into concentration camps, where an estimated 80,000 to 500,000 died between 1927 and 1934.

More recently, in Afghanistan between 1979 and 1989 the Soviet Union is estimated to have killed around one million civilians; two decades later, the United States has killed 26,000 civilians during its 15-year war in Afghanistan. In Iraq, 165,000 civilians have been killed by the United States and its allies in the past 13 years. (The disparity between the reported number of deaths inflicted by European colonizers compared with the United States and its allies in Iraq and Afghanistan may be due in part to the technological advances that have resulted in the more productive use of force and in part as well to a shift in the world’s normative climate.) Just as shocking as the scale of these atrocities is how quickly the West forgot about them.

In today’s postcolonial world, a new historical narrative is emerging. A profound resentment against the West and its colonial legacy in Muslim countries and beyond is being used to justify their sense of deprivation and denial of self-dignity. A stark example of the experience and attitudes of colonial peoples is well summarized by the Senegalese poet David Diop in “Vultures”:

In those days,
When civilization kicked us in the face
The vultures built in the shadow of their talons
The blood stained monument of tutelage…

Given all this, a long and painful road toward an initially limited regional accommodation is the only viable option for the United States, Russia, China, and the pertinent Middle Eastern entities. For the United States, that will require patient persistence in forging cooperative relationships with some new partners (particularly Russia and China) as well as joint efforts with more established and historically rooted Muslim states (Turkey, Iran, Egypt, and Saudi Arabia if it can detach its foreign policy from Wahhabi extremism) in shaping a wider framework of regional stability. Our European allies, previously dominant in the region, can still be helpful in that regard.

A comprehensive U.S. pullout from the Muslim world favored by domestic isolationists, could give rise to new wars (for example, Israel vs. Iran, Saudi Arabia vs. Iran, a major Egyptian intervention in Libya) and would generate an even deeper crisis of confidence in America’s globally stabilizing role. In different but dramatically unpredictable ways, Russia and China could be the geopolitical beneficiaries of such a development even as global order itself becomes the more immediate geopolitical casualty. Last but not least, in such circumstances a divided and fearful Europe would see its current member states searching for patrons and competing with one another in alternative but separate arrangements among the more powerful trio.A

constructive U.S. policy must be patiently guided by a long-range vision. It must seek outcomes that promote the gradual realization in Russia (probably post-Putin) that its only place as an influential world power is ultimately within Europe. China’s increasing role in the Middle East should reflect the reciprocal American and Chinese realization that a growing U.S.-PRC partnership in coping with the Middle Eastern crisis is an historically significant test of their ability to shape and enhance together wider global stability.

The alternative to a constructive vision, and especially the quest for a one-sided militarily and ideologically imposed outcome, can only result in prolonged and self-destructive futility. For America, that could entail enduring conflict, fatigue, and conceivably even a demoralizing withdrawal to its pre-20th

century isolationism. For Russia, it could mean major defeat, increasing the likelihood of subordination in some fashion to Chinese predominance. For China, it could portend war not only with the United States but also, perhaps separately, with either Japan or India or with both. And, in any case, a prolonged phase of sustained ethnic, quasi-religious wars pursued through the Middle East with self-righteous fanaticism would generate escalating bloodshed within and outside the region, and growing cruelty everywhere.

The fact is that there has never been a truly “dominant” global power until the emergence of America on the world scene. Imperial Great Britain came close to becoming one, but World War I and later World War II not only bankrupted it but also prompted the emergence of rival regional powers. The decisive new global reality was the appearance on the world scene of America as simultaneously the richest and militarily the most powerful player. During the latter part of the 20th

century no other power even came close.

That era is now ending. While no state is likely in the near future to match America’s economic-financial superiority, new weapons systems could suddenly endow some countries with the means to commit suicide in a joint tit-for-tat embrace with the United States, or even to prevail. Without going into speculative detail, the sudden acquisition by some state of the capacity to render America militarily inferior would spell the end of America’s global role. The result would most probably be global chaos. And that is why it behooves the United States to fashion a policy in which at least one of the two potentially threatening states becomes a partner in the quest for regional and then wider global stability, and thus in containing the least predictable but potentially the most likely rival to overreach. Currently, the more likely to overreach is Russia, but in the longer run it could be China.

Since the next twenty years may well be the last phase of the more traditional and familiar political alignments with which we have grown comfortable, the response needs to be shaped now. During the rest of this century, humanity will also have to be increasingly preoccupied with survival as such on account of a confluence of environmental challenges. Those challenges can only be addressed responsibly and effectively in a setting of increased international accommodation. And that accommodation has to be based on a strategic vision that recognizes the urgent need for a new geopolitical framework.

*The author acknowledges the helpful contribution of his research assistant Paul Wasserman, and the scholarship on the subject of colonial brutality by Adam Hochschild, Richard Pierce, William Polk, and the Watson Institute at Brown University, among others.

Zbigniew Brzezinski is a counselor at the Center for Strategic and International Studies and was the National Security Advisor to President Jimmy Carter from 1977-81. He is the author, most recently, of Strategic Vision: America and the Crisis of Global Power.

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 31 Aoû 2016 - 23:47

Philippe Dezeraud, consultant JFC Conseil a écrit:
Vers la fin d’une vision monolithique de la surveillance des espaces maritimes  en Méditerranée

MEDITERRANEE. Depuis la moitié du siècle dernier, les États littoraux n'ont eu de cesse de revendiquer et d'étendre leur emprise sur de vastes espaces maritimes. La mer, espace de liberté, n'appartenant à personne en particulier et à tous en général, a été peu à peu grignotée par ces aspirations reposant sur la combinaison, à intensité et géométrie variables, des intérêts économiques, des enjeux de souveraineté et des préoccupations environnementales.

La Méditerranée, cependant, a longtemps été préservée de ce mouvement général. Pour des raisons relevant exclusivement du contexte géopolitique, la majorité des États riverains s'était abstenue de créer des zones économiques exclusives (ZEE). Aujourd'hui, elle n'échappe plus à cette tendance et la part de haute mer, au sens de la convention des Nations Unies sur le droit de la mer1 , est réduite à une très faible superficie, de sorte que l'on pourrait légitimement estimer que ces nouveaux espaces sous juridiction des États côtiers bénéficient d'une meilleure surveillance et protection.

En effet, la création, dans un premier temps, de la zone de protection écologique en 2003 puis, dans un second temps, de la ZEE en 2012 a permis à la France, par exemple, de mettre en place les « outils » organisant les poursuites pénales des auteurs d'infractions portant atteinte à l'environnement marin, d'étendre la superficie des aires marines protégées et de soumettre l'ensemble de la zone considérée à l'application des règles européennes de gestion et de conservation de la ressource halieutique.

Cette évolution est, peu ou prou, commune à tous les riverains de la Méditerranée et l'on ne pourrait que s'en réjouir si elle ne venait, hélas, buter sur la dure réalité de l'effectivité de sa réalisation.

Une situation sécuritaire complexe dans le bassin méditerranéen

Pour « sanctionner » et « dissuader », il faut pouvoir détecter et contrôler les contrevenants potentiels, soit avant tout surveiller. Or, même si la technologie (satellites, radars, réseaux informatiques...) et le renforcement des normes portant, notamment, sur les obligations de signalement des navires se sont considérablement développées, il n'en demeure pas moins que pour être véritablement efficace, quelle que soit l'organisation administrative existante2 , il faut pouvoir et savoir « occuper le terrain », c'est-à-dire disposer d'un nombre suffisant de navires et d'aéronefs capables d'assurer une surveillance optimale et constante de l'espace maritime.

Ce qui est loin d'être le cas d’autant que, depuis de nombreuses années déjà, les moyens dédiés, de chacune des marines et administrations des États Méditerranéens, sont en diminution constante. Ce phénomène est encore aggravé par la situation sécuritaire complexe du bassin méditerranéen qui impose la mobilisation de moyens pour faire face aux flux importants de migrants, aux développements des trafics d'armes et de stupéfiants ainsi qu’aux risques terroristes. Même les moyens les plus performants n'ont pas de don d’ubiquité et, malgré leur polyvalence, il est délicat en Méditerranée de concilier l'exécution concomitante de l'ensemble des missions. Ce qui conduit inexorablement au constat que, malgré la prise de conscience générale des enjeux environnementaux et de la nécessité de préserver la biodiversité marine3 , il serait matériellement impossible aux États d'honorer leurs engagements actuels et futurs.

Externaliser les services de protection du milieu marin

Mais, devons-nous toujours raisonner de la même façon et attendre de l'État, des États, des réponses et des solutions à tous les problèmes ? N'existeraient-ils pas des voies nouvelles à explorer, à développer ou à encourager pour permettre aux États de se concentrer sur la sécurité première des espaces maritimes et des territoires tout en bénéficiant des services d'entités extérieures pour la protection du milieu marin ? Ce qui, exprimé autrement, se traduirait par « n'est-il pas possible d'externaliser cette mission et d'avoir recours à des sociétés privées ? ».

Il est évident que ce débat n'est pas, dans son ensemble, particulièrement novateur. Aujourd'hui, tous les États, ou presque, ont recours à des prestataires de services ou ont externalisé des fonctions qui ne paraissent plus constituer le cœur du service public. Pour la mer, cependant, nous sommes encore très loin de cette évolution. Il suffit, pour s'en convaincre, de se souvenir des vifs débats français sur le recours à des sociétés privées pour assurer la protection armée des navires face à la menace de piraterie4 . La mer est encore très empreinte de l'expression de la puissance des États et des attributs d'exercice de la souveraineté. Le droit de punir ou de pouvoir punir en mer est consubstantiel de l'État et de ses agents.

Pourtant, si l'on veut bien examiner la chose d'un peu plus près, il ne s'agit pas toujours de punir ou de pouvoir punir mais de faire punir. Sans entrer dans des développements juridiques inopportuns et déconcertants, il faut bien admettre que cela est possible et existe déjà, y compris en France, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Certes, en matière de sauvetage en mer il n’est nullement question de punir mais c'est bien une association de type loi de 19015 qui assume près de 60% des missions de secours et il n'est pas rare qu'une opération de sauvetage se poursuive, à quai, par la constatation ultérieure d'un certain nombre d'infractions par les agents habilités. En ce qui concerne la préservation du milieu marin, notamment de sa faune, quelques uns ont découvert, à l'occasion de la lecture d'un article d'un quotidien régional6 , que les navires de l'association Sea Shepherd assumaient déjà la surveillance de la réserve du Cap Roux, au large de Saint Raphaël, en liaison avec la gendarmerie maritime. Cela n'a pas fait grand bruit mais constitue probablement une nouvelle voie à explorer.

Sea Shepherd est ses équipages bénévoles

Jusqu'alors, Sea Shepherd, association fondée en 1977 par Paul Watson, était surtout connue pour ses joutes tumultueuses et houleuses avec la flotte baleinière japonaise qui, en violation flagrante du droit international, persistait à traquer et décimer les baleines dans les mers australes et antarctiques. Il faut bien admettre que, sans la présence et la hargne constantes de la flotte de Sea Shepherd, ce ne sont pas les vagues et timides protestations diplomatiques qui auraient permis de préserver les baleines d'un massacre inutile et mercantile, à défaut d'être scientifique.

Nous n'avons pas vu non plus beaucoup de navires d'État croiser dans les parages. Tout comme nous n'avons pas vu beaucoup de ces mêmes navires7 s'opposer au pillage, dans les mêmes eaux ou presque, de la légine8 si ce ne sont ceux de Sea Shepherd qui ont assuré le pistage et la poursuite, pendant près de 110 jours9 , d'un navire jusque dans les eaux de Sao Tomé, conduisant l'équipage à se saborder.

C'est encore l'action de Sea Shepherd et son engagement sans relâche qui a permis au Gabon, à l’Indonésie, à l’Espagne et même à la Chine d'engager des poursuites pénales et de prononcer des sanctions à l'encontre de capitaines de navire de pêche et de dirigeants des sociétés d’armement de ces navires. Certains n'auront pas oublié l'action de Sea Shepherd en Méditerranée à l'occasion d’une opération de surveillance de pêche au thon rouge10 en 2010 ou encore lors de la campagne le long des littoraux espagnols, français et italiens de ramassage en mer des déchets plastiques. Engagement qui se poursuit actuellement en Sicile en liaison avec la Guardia Costiera et la Guardia di Finanza au travers de l’opération Syracusa 201611 .

Un peu plus loin de la Méditerranée, dans le Pacifique, c'est encore Sea Shepherd qui, au travers de partenariats avec les services de ces États, mène ou a mené des campagnes de surveillance aux Galapagos (Equateur), dans les eaux mexicaines et kiribates.

Alors, certes, on peut légitimement s'interroger sur la capacité de Sea Shepherd a être présente sur tous les océans et à assumer un nombre exponentiel de missions de surveillance. On ne peut, à ce titre, oublier que Sea Shepherd est avant tout une ONG et que, tout comme la SNSM, les équipages sont bénévoles et qu'elle « vit » de la générosité du public. Il est certain que la surveillance des espaces maritimes requiert de la permanence, de la constance, des financements importants et une certaine forme de professionnalisation des équipages qui influent notablement sur la manière de « travailler » avec des bénévoles. De même, le développement d'une flotte de navires de surveillance modifie considérablement les besoins et les contraintes du support logistique et de l'organisation de la maintenance. C'est un véritable défi qui, en toute hypothèse, se présente devant Sea Shepherd.
 
Quel est, ou pourrait-être, l’intérêt pour la Méditerranée dans tout cela ?

Actions écoterroristes

Les États riverains de la Méditerranée sont, d'une certaine manière, coincés entre leurs engagements internationaux à contribuer à une plus grande protection du milieu marin, leurs impératifs sécuritaires, leurs contraintes budgétaires qui pèsent sur le renouvellement des moyens de surveillance, et la nécessité d'assurer leur juridiction sur des espaces qu'ils ont revendiqués. Le recours à des sociétés privées de surveillance semble inévitable et, déjà, les propositions commencent à apparaître. Il y a une opportunité pour la Méditerranée d'être un laboratoire pour l'externalisation de la surveillance maritime.
Mais deux options se présentent à elle. Soit chaque État se tourne individuellement vers la ou les sociétés de son choix, soit, collectivement, les États s'entendent pour confier des missions de surveillance au même prestataire.

Bien évidemment, c'est la seconde option qui présente les meilleures garanties d'efficience mais sera-t-il facile, sinon possible, dans une économie normée de procéder de la sorte ? On peut en douter. Il n'en demeure pas moins qu'entre la possibilité de confier, par exemple, à Sea Shepherd ces missions ou de recourir à plusieurs sociétés de prestations de services, la philosophie n'est plus tout à fait la même.

D'un côté, il y a une association dont le dévouement et l’engagement pour le milieu marin n'est plus à démontrer, même si ses actions passées parfois violentes lui ont valu le qualificatif d’écoterroriste et que l’on peut ne pas être en phase avec le mode de vie de ses membres, de l'autre, des sociétés commerciales tout à fait honorables et professionnelles mais dont le seul objectif sera d'être rentables.

La mer, et la Méditerranée en particulier, mérite le meilleur. Elle est une cause à elle seule. Il faut que chacun puisse s'identifier à cette cause. Et il n’est nul besoin d’envisager de créer une structure ou une organisation spécifique, elle existe déjà si on veut bien l’utiliser. Nonobstant toutes ces considérations, il n’est pas certain qu’une ou plusieurs sociétés privées parviennent à donner aux Méditerranéens le sentiment qu’ils peuvent être eux-mêmes des acteurs engagés de la préservation de leur mer… Il n’est, de même, pas tout à fait évident que les Méditerranéens se transforment en activistes environnementaux….ni que Paul Watson veuille perdre son indépendance, voire son âme, en oeuvrant pour le compte des États…  


#Lien

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 4 Sep 2016 - 18:47

Pendant le G20. Comme dirait, les Américains, Obama: Oh f*** .. i'm losing Turkey



Avant rencontre Erdogan-Obama:





Erdogan-Poutine:



Rencontre Erdogan - Mouhammad Bin Selman:



Erdogan - Merkel:

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 4 Sep 2016 - 21:54

2015:



2016:



Sans parler du regard de Sisi Very Happy

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 4 Sep 2016 - 23:51

Sans parler du petit signe discret fait par le président indien pour que sa secrétaire arrive au secours et lui évite une discussion avec le pharaon, et Obama qui esquive à son tours. Malgré les pressions d’Israël pour que l’Égypte soit conviée à ce G20, personne n'a accordé d'importance à sissi. Les armes ça n’achète ni la légitimité ni la stature, un truand reste un truand.

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 29 Sep 2016 - 0:18

Conférence implacable qui éclaire bien des choses Like a Star @ heaven

Citation :

Conférence de l’historien Daniele Ganser à Paris (septembre 2016)


Pour ceux qui ne le connaitraient pas, Daniele Ganser est un historien suisse. Il s'est fait connaître il y a une dizaine d'années par ses travaux sur les réseaux stay-behind de type Gladio qui avaient été montés dans une bonne partie des pays de l'Europe de l'Ouest dans l'immédiate après-guerre, afin de contrer une éventuelle invasion soviétique. Faute d'invasion, ces réseaux se sont alors occupés à leur manière par quelques barbouzeries, ingérences dans les processus électoraux et autres attentats, dans une logique de stratégie de la terreur visant à discréditer l'idéologie communiste, à laquelle on imputait alors ce "terrorisme". S'ils étaient secrets, ces réseaux n'en étaient pas moins officiels, puisqu'impliquant les services secrets des différents Etats concernés, le tout sous l'égide de l'OTAN et de l'Agence américaine.

Le sujet de la thèse de doctorat de Daniele Ganser fera ensuite l'objet d'un livre, traduit en dix langues, dont nous ne pouvons que recommander la lecture : Les Armées Secrètes de l’OTAN, Réseaux Stay-Behind, Opération Gladio et Terrorisme en Europe de l’Ouest (éditions Demi-Lune)

Fort de ces recherches, Daniele Ganser s'intéressera logiquement aux événements du 11 Septembre 2001. Avec le recul de l'historien. Il donnait à ce sujet le 09 septembre 2016 à Paris une conférence très intéressante, organisée par l'association ReOpen911. Il y aborde ces événements sous l'angle original de la géostratégie et de la terreur, sans négliger les raisons de leur traitement médiatique partial.



http://www.agoravox.tv/actualites/international/article/conference-de-l-historien-daniele-70724
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 8 Oct 2016 - 10:49

Citation :
Russia moving nuclear-capable missiles into Kaliningrad, says Estonia

Reports of Iskander-M missiles being moved to outpost between Poland and Lithuania fuels fears that Russia is seeking to expand control of Baltic Sea



Estonian officials have said that Russia appears to be moving powerful, nuclear capable missiles into Kaliningrad, a Russian outpost province sandwiched between Poland and Lithuania along the Baltic coast.

The Iskander-M missiles, which have a range of over 500km, are reportedly being transported by ship from the St Petersburg area. It had previously been reported that the Russians might seek to place the Iskander-M missiles in Kaliningrad but not until 2018-19.

If confirmed, the move would be seen by western governments as another sign that Russia is seeking to establish facts on the ground, from eastern Europe to the Middle East, before a new US president takes office in January.

Estonian officials said they were monitoring the ship and its contents. The ship, called the Ambal, was due to dock on Friday; reports of the cargo came from Estonian government sources.

An Estonian defence expert said: “This weapon is highly sophisticated and there is no comparable weapon in western armoury. It can carry nuclear weapons, change direction mid-flight and fly distances of up to 500km. As such it is capable of threatening Poland, including the US missile defence installations there. You would not change the date of the delivery of a system such as this on a whim. The intention is to make a strong strategic point.”

The Russians already have a missile brigade on Kaliningrad, but the OTR-21 Tochka short-range missile is less sophisticated, and not capable of carrying nuclear weapons.

The Iskander-M, the Persian name for Alexander the Great, is a ballistic rocket system designed to destroy strategic targets, and its stationing is arguably in breach of the intermediate-range nuclear forces treaty.

Marko Mihkelson, the chairman of the Estonian parliament’s national defence committee, told Estonian news agency ERR on Friday that since the transportation of the system was now taking place with the help of a civilian vessel, he had reason to think that Russia was trying to take the missiles to Kaliningrad in secret.

Mihkelson added that what was going on was part of a broader security situation, and that it was Russia’s intent to provoke western governments and increase pressure on them. On Monday Russia cancelled its weapon-grade plutonium disposal agreement with the US.

“In any case, what is called for now is to remain calm, and to treat these incidents as attempted blackmail,” Mihkelson said. “Russia is simply showing its desire to reinforce its position at the entrance to the Baltic Sea.”

The chief of staff of the Estonian defence forces, Lt Gen Riho Terras, said Russia’s recent actions show the country’s wish to expand its control of the Baltic Sea.

“In the long term Russia’s wish is to bring the Baltic Sea and the passages leading to it more and more under its control, and to control it much like it does the Black Sea,” Terras said to ERR on Friday.

The Estonian prime minister Taavi Rõivas said: “References to Iskander missile system being transported by the Baltic Sea to Kaliningrad are certainly alarming and show yet again Russia’s attempts to pressure the west by using different tools.

“This week alone Russia announced that it unilaterally suspended the plutonium disposal agreement, with demands such as the removal of all economic sanctions and compensation for the damage they have caused.

“Russia’s continuous aggressive actions only reaffirm the necessity for Nato’s increased military presence in the Baltic States and Poland.

“I can assure you that Estonia is closely following the developments in the Baltic Sea region.”

On Thursday, a Russian military An-72 aircraft penetrated Estonian airspace over the island of Vaindloo without permission and spent about minute and a half in the country’s airspace.

The aircraft transponder was switched on, but no flight plan was submitted and the aircraft did not respond to radio contact with the Estonian air movement service.

The Estonian foreign ministry on Friday summoned the Russian ambassador to Estonia to hand him a protest note.

Finland said two similar planes had passed over its territory as it prepared to sign a defence pact with the US.

The guardian
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Dim 9 Oct 2016 - 16:06

Sputnik a écrit:

If Russia Returns to Cuba & Vietnam, It Won't Be in Grand Soviet Style



On Friday, Deputy Defense Minister Nikolai Pankov said that the Defense Ministry was looking into reestablishing Russian bases in Cuba and Vietnam. Analysts speaking to one of Russia's leading online newspapers suggested that if Russia does return, its bases will be a cost-effective deployment compared to that of the old Soviet juggernaut.

Asked whether the Defense Ministry has any plans to reopen Soviet-era bases in countries including Vietnam and Cuba, Pankov confirmed that "we are engaged in this work." The deputy minister did not go into detail, but noted that the military was 'rethinking' the decision taken in the early 2000s to end the Russian military presence in these countries. Presidential spokesman Dmitri Peskov was just as tight-lipped. Asked to comment on Pankov's remarks at a press briefing later in the day, Peskov noted only that "the last two years have introduced significant adjustments to international affairs and the international security regime." Accordingly, "all countries, in accordance with their national interests, are assessing these changes and taking certain measures in the direction they see fit." The spokesman urged journalists looking for more information about possible military deployment to refer to the Ministry of Defense.

Russia's military presence in Cuba ended in 2002, when the famous Lourdes SIGINT station, located in western Cuba and operated by Russian Foreign Intelligence, was closed. The listening post, situated just a few hundred km from the US border, was capable of intercepting radio data across virtually the entire continental United States. Then-Chief of the Russian General Staff Anatoli Kvashnin justified the decision to close the base by pointing out that the cost to rent the station was around $200 million a year. For that money, Kvashnin said, Russia "could by 20 reconnaissance satellites, as well as about 100 modern radars."

In the case of Vietnam, the Russian military withdrew from the Cam Ranh Naval Base in 2002. Once serving as a major Soviet (and later Russian) air, naval and intelligence facility in the Pacific, Moscow's lease on Cam Ranh officially expired in 2004. However, in the spring of 2014, Moscow and Hanoi signed an agreement allowing Russia to use the base to stage its Il-78 tanker aircraft, used to refuel Tu-95 strategic bombers operating in the region. In November 2014, a simplified port of call procedure was established for Russian ships entering Cam Ranh for maintenance and repair. Analysts have since criticized Moscow's early 2000s withdrawal from the two countries, speculating that the decision was caused at least in part due to pressure from Washington. For over a decade, as a gesture of goodwill to its Western partners, Russia did not make any attempts to return to the countries in the military sense. However, in 2014, amid deteriorating relations with the US and its allies over the crisis in Ukraine, Defense Minister Sergei Shoigu announced that Moscow was looking to expand its military presence abroad. The minister confirmed that negotiations were taking place on deploying Russian facilities in Vietnam and Cuba, with negotiations on possible naval and air resupply points also taking place with the Seychelles, Singapore, Algeria, Cyprus, Venezuela, Nicaragua, and other countries.

Pondering the significance of Deputy Defense Minister Pankov's comments, and the likelihood of a serious redeployment of Russian forces to Cuba and Vietnam, independent online newspaper Svobodnaya Pressa turned to several respected Russian military analysts for their thoughts on the issue.

Speaking to the paper, Vladimir Karjakin, a professor at the Military University of the Russian Defense Ministry of Defense, suggested that reopening the Lourdes SIGINT facility would significantly improve Russian radio intelligence, whose effectiveness is low compared to that of the US. "In its own time, the intelligence center at Lourdes kept virtually the entire Western Hemisphere in its view, monitoring the US at a depth of several thousand kilometers," the retired Air Force colonel recalled. "The facilities in Cuba allowed for the collection of information on the US's adherence to arms control agreements, to conduct the interception of telephone conversations in the US, to track submarines and engage in industrial espionage," Karjakin added.  Moreover, "according to Raul Castro, the [Cuba-based] radar system gave Russia three-quarters of its intelligence on the US. In turn, the Cubans received information necessary to ensuring the island's security." After the collapse of the USSR, the base stationed staff of Russian military and foreign intelligence. In 1997, the base had its equipment modernized. The expert suggested it it's entirely possible that Pankov's comments "may be only a demonstration of intent, and an element of information warfare against the background of deteriorating relations between Moscow and Washington. But really the present is a very opportune moment to return to Cuba as far as politics is concerned. It would be better to settle in in Cuba today, while the Obama administration is packing its bags, and get a trump card in our hand, than to do it after the elections, while we sort out our relations with the next president."

Andrei Frolov, editor-in-chief of Russia's Arms Export magazine, agreed with his colleague, suggesting that "in spite of developments in satellite technology, the radar at Lourdes would allow us to capture a great deal of information, including cellular communications, whose analysis could be of interest." In its own time, the Lourdes complex was even said to be capable of recording the takeoff and landing of US military planes. Restoring this capability would certainly be a benefit, Frolov noted.

As far as Cam Ranh is concerned, Karjakin suggested that the question of beefing up the Russian presence there "can wait," particularly in light of the fact that Moscow already has the opportunity to use the base for its limited needs. "During the Soviet period, Cam Ranh grew from a logistics center to one of the USSR's largest foreign military bases, holding the Navy's 17th Operational Squadron. If featured a wharf complex, an airfield with a mixed air regiment, and air defenses. At any one time, the port held 20 ships, allowing the Pacific Fleet to essentially control the southern Pacific and the entire Indian Ocean."  Today, Karjakin  noted, a large "military presence in Vietnam would not be particularly advantageous –given the complex relationship between Vietnam and Beijing; especially since our ships have the opportunity to make a port call, while our tankers and bombers can be maintained and refueled. In recent years, Russia has not conducted any serious operations in this region. In the future, our military could increase its use of Cam Ranh, but this will require an increase in the number of surface ships in our Navy." For his part, Alexander Khramchikhin, deputy director of the Institute of Political and Military Analysis, suggested that when it comes to any talk of a possible return of Russian military forces to Cuba and Vietnam, the key question is: "Are the Cubans and Vietnamese ready to have us?"

"I think that the Cubans would happily agree to the restoration of the Lourdes station," the expert noted. "As far as Vietnam is concerned, I think they are ready for cooperation, but only in the same context that exists today." The analyst recalled that the USSR's 25-year rent free lease of the base, signed in 1979, was offered in connection with the Sino-Vietnamese War, which broke out earlier that year. Today, the pretense of 'containing China' no longer exists, at least as far as Moscow is concerned.

"In any case, nobody is going to just offer up their territory to us; both Cuba and Vietnam will need something in return. For Hanoi, Russian presence would be necessary in the context of its confrontation with China. For Havana – ditto, but for the US. But Washington may be able to outbid us, or make these countries an offer they can't refuse." Sergei Ermakov, a senior expert at the Russian Institute for Strategic Studies, emphasized that for decades, up to and even including 2014, Moscow stayed silent about the prospects of reopening the Lourdes facility, given the 'serious concerns' Washington consistently showed regarding the facility's capabilities. Two years later, the situation has changed dramatically, to paraphrase Peskov. "In 2014, the Foreign Ministry and even the president denied plans to return to Cuba; now the situation has changed. We are in a state of confrontation with the US, and Washington has not taken much of an effort to hide the buildup of the components of its strategy to 'contain' us. Accordingly, the deployment of Russian military facilities abroad would break the ring of containment around Russia – allowing us to exit the string of US military bases that surround Russia, and increase the potential for geopolitical negotiation." In other words, Ermakov stressed that increased Russian presence would be a positive. Still, given Russia's limited economic capabilities, and the current status of its relations with Havana and Hanoi (which aren't as friendly as they were during the Soviet period), a real return to these countries in the military sense would be possible "only in truncated form."

"Even in this case, these countries would gain tools enabling them to raise their geopolitical status. Vietnam, for example, is in a situation where it cooperates with Russia on the one hand, and tries to balance between the US and China on the other. In this regard, a buildup of Russian capability in the framework of 'joint efforts to enhance maritime security'…would be a plus for Hanoi."

As for the US, Ermakov suggested that their diplomatic opportunities to block Russia are presently very limited, due to the upcoming elections. "As for their military-technical capabilities, everything would depend on how our intentions are translated to reality, and how much we are willing to invest in these projects. Here everything really depends on Moscow, because the US is not ready for a serious confrontation" (over these bases).

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Ven 14 Oct 2016 - 0:33

A vos bunker What a Face

Citation :
Vladimir Putin issues emergency call to ALL Russians to return home amid WORLD WAR fears

http://www.express.co.uk/news/world/720430/Vladimir-Putin-orders-Russian-officials-fly-home-relatives-fears-world-war

Les russes sont chauds comme la braise

Citation :
A la télévision russe, la 3e Guerre mondiale a déjà commencé

La Troisième Guerre mondiale n'aura probablement pas lieu mais pour quiconque allume son téléviseur en Russie, elle a déjà commencé.

Sur la première chaîne d'Etat, c'est le présentateur de l'émission phare du dimanche soir qui annonce que les batteries antiaériennes russes en Syrie vont "abattre" les avions américains.

Sur la chaîne d'informations en continu Rossia 24, c'est un reportage sur la préparation des abris antinucléaires à Moscou.

A Saint-Pétersbourg, le site d'informations Fontanka croit savoir que le gouverneur veut rationner le pain pour une future guerre malgré les explications des autorités qui affirment vouloir simplement stabiliser le prix de la farine.

Et à la radio, on discute des exercices de "défense civile" mobilisant, selon le ministère des Situations d'urgence, 40 millions de Russes pendant une semaine. Au programme: évacuations d'immeubles et exercices d'incendie.

Pour celui qui aurait éteint son téléviseur pour se promener dans les rues de Moscou, il est fort possible de tomber sur un des immenses graffitis "patriotiques" des artistes pro-Poutine de l'organisation "Set" qui tapissent désormais les immeubles comme cet ours, symbole de la Russie, distribuant des gilets pare-balles à des colombes de la paix.

La cause d'une telle fièvre, de cet emballement pour l'imminence d'une "Troisième guerre mondiale" ? La rupture le 3 octobre des négociations entre Washington et Moscou sur le conflit syrien après l'échec d'un cessez-le-feu que les deux puissances avaient âprement négocié à Genève en septembre.

Dans la foulée, les bombes russes et syriennes ont transformé Alep en "enfer sur Terre" selon l'ONU et suscité les critiques des Occidentaux.

Sur le terrain, l'armée russe a continué la semaine à faire cavalier seul en déployant sur sa base navale, dans le port syrien de Tartous, des batteries antiaériennes S-300 aptes à détruire des avions de chasse, mais aussi en envoyant des corvettes équipées de missiles pouvant, en théorie, couler des navires de guerre. Autrement dit, une démonstration de force visant, non pas les jihadistes ou les rebelles syriens, mais bien la Marine et les avions américains.

Confrontation

A Moscou, où les journalistes russes et occidentaux se lèvent et se couchent en recevant les communiqués du ministère russe de la Défense, le climat de confrontation est relayé, amplifié par les médias. Le porte-parole de l'armée russe, le général Igor Konachenkov, adresse ses mises en garde à la Maison Blanche, au Pentagone, au Département d'Etat.

"Je rappelle aux +stratèges+ américains que les missiles antiaériens S-300 et S-400 qui assurent la couverture aérienne des bases russes de Hmeimim et de Tartous ont un rayon d'action qui pourraient bien surprendre n'importe quel aéronef non identifié", a-t-il dit le 6 octobre en une menace à peine voilée contre les Etats-Unis.

Sur l'antenne de la chaîne d'Etat Rossia 1, le présentateur Dmitri Kissilev, également patron de l'agence de presse Ria Novosti, résume la pensée du général Igor Konachenkov pour "les simples gens comme vous et moi": "nous abattrons" les avions américains. Puis il dévoile le "plan B" des Etats-Unis en Syrie. "Le plan B, c'est en gros que les Etats-Unis vont avoir un recours direct à la force contre les forces syriennes du président Bachar al-Assad et contre l'aviation russe", dit-il.

"Est-ce qu'il faut craindre des provocations ? C'est comme cela que les Etats-Unis ont engagé la guerre au Vietnam", conclut M. Kissilev avant de mettre en garde les Occidentaux: les missiles déployés à Kaliningrad, l'enclave russe proche de la Pologne pourraient emporter des têtes nucléaires.

"La Russie actuelle est plus que prête, mais avant tout psychologiquement, à la nouvelle spirale de confrontation avec l'Ouest", résume Gueorgui Bovt dans une tribune sur le site d'informations Gazeta.ru.

Le politologue envisage deux scénarios, compte tenu par ailleurs des difficultés économiques de la Russie. Le premier, optimiste, où les deux puissances vont "se mettre d'accord sur de nouvelles conditions de coexistence, en gros un Yalta-2", référence au partage des aires d'influence entre les Etats-Unis et l'Union soviétique au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et le scénario catastrophe: la Russie va réagir selon une loi de la rue bien connue: "si la bagarre ne peut pas être évitée, frapper le premier".

Dans une interview à Ria Novosti, le dernier président soviétique Mikhaïl Gorbatchev et initiateur il y a 30 ans à Reykjavik avec le président américain Ronald Reagan du début de la fin de la Guerre froide, prévenait récemment: le monde flirte "dangereusement avec la zone rouge".

Et mercredi, premier signe de détente après des jours d'invectives verbales, Moscou annonçait une réunion internationale sur la Syrie samedi à Lausanne qui a déjà des allures pour le secrétaire d'Etat américain John Kerry et le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov de rencontre de la dernière chance.


http://www.ladepeche.fr/article/2016/10/13/2438564-television-russe-3e-guerre-mondiale-deja-commence.html
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Ven 11 Nov 2016 - 16:57

entretient a regarder

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 24 Nov 2016 - 16:00

Sputnik a écrit:

Key Reason Why Middle East is Set to Benefit From Russia's Naval Base in Syria





Russia will improve its counterterrorism capabilities by modernizing and upgrading its military facilities in the Syrian port city of Tartus, General Gamal Mazlum told RIA Novosti, adding that Moscow will also help other countries in the Middle East and North Africa tackle radical groups.

"The deal to build a base will increase Russia's counterterrorism capabilities," the defense analyst said. This move will also have a ripple effect across the region. "Russia's presence [in Syria] will clearly help Arab nations in their fight against extremist groups," General Mazlum noted. This is particularly significant taking into account the fact that "their ties with Washington have become weaker," he added, pointing to Egypt as a case in point. Mazlum described relations between Egypt and the United States as a strategic partnership in the year when Hosni Mubarak was president. Both countries have gravitated away from each other following the Arab Spring uprising, the subsequent political turmoil and the election of Abdel Fattah el-Sisi as the current president of Egypt.

In addition, the Obama administration has advocated a less active engagement in the Middle East, particularly when it comes to deploying the US military. US president-elect Donald Trump has also indicated that he will pursue a less assertive foreign policy. As a result, America's relations with some of its partners in the Middle East have become less pronounced.

If Moscow inks the deal on the naval base in Tartus with Damascus, Russia will be able to increase its presence in the eastern Mediterranean, General Mazlum noted. "There was almost no Russian military presence [in the Middle East and North Africa], including Iraq, Yemen, Egypt, Syria, Libya and Algeria, after the collapse of the Soviet Union even though Russia has continued to cooperate with these countries as the USSR's legal successor state," he added.

Washington will apparently not be happy with these developments. Policymakers in the United States will view Russia's presence as "unwelcome," as the defense analyst put it.

"Although the scale is different, this could be the beginning of Russia's greater involvement in the region. Quite recently Russia was only present in the Black Sea. Now the country has spread its influence to the eastern Mediterranean," the general said. "I think that Russia will not leave all this space to the United States." The Russian Defense Ministry has maintained a small naval maintenance and support facility in Tartus since 1977. In October, Russian defense officials said that they planned to build a full-scale base in the Syrian port city.

The documents with regard to the base are reported to have been ready. They are currently undergoing intergovernmental finalization and approval.

On Monday, Viktor Ozerov, chairman of the Federation Council Committee on Defense and Security, told RIA Novosti that the base could be upgraded in up to two years. "I believe that during this period the facility could be transformed into a fully-scale naval base capable of providing the full spectrum of maintenance and repair services for combat and auxiliary ships," the Russian senator explained.

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