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 Économie marocaine

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Ichkirne
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 8 Aoû 2016 - 14:12

Citation :
Le Maroc se rêve en pays minier

Une transformation du secteur à marche forcée a été engagée depuis l'adoption du nouveau Code minier. Mais il n'y aurait que des avantages, selon une étude de l'Oxford Business Group.

Le Maroc est réputé au plan mondial pour ses réserves de phosphate. Cette ressource constitue l'une des richesses minières de premier plan pour l'économie du royaume et assure à elle seule environ 10 % du PIB. Toutefois, le Maroc est aussi producteur de plusieurs autres matières premières comme le zinc, l'argent, le colbat. Un an après l'adoption de la loi portant réforme du nouveau Code minier, l'Oxford Business Group publie une étude qui va dans le sens des chantiers mis en place par le royaume chérifien. Dans ce vaste programme de stratégie de développement national du secteur minier, la nouvelle loi – qui remplace le précédent Code minier, en vigueur depuis 1951 – entend tripler les recettes du segment hors phosphates d'ici 2025 pour atteindre plus de 1,4 milliard d'euros. Le nouveau Code minier ambitionne aussi de multiplier par dix les investissements à destination de la recherche et de l'exploration, les faisant passer à 368 millions d'euros et de doubler le nombre d'emplois directs créés pour atteindre 30 000 postes, ajoutent les analystes de l'OBG.

Répondre aux besoins nationaux et internationaux

Si la production minière constitue d'ores et déjà un moteur important de l'économie du royaume, la mise en valeur des ressources sous-exploitées sera essentielle pour renforcer la création d'emplois et atteindre les ambitieux objectifs du gouvernement pour le secteur, souligne l'analyse de l'OBG. À cette fin, le gouvernement marocain espère attirer davantage d'investissements privés en proposant un cadre réglementaire plus attractif en matière de licences et une plus grande base de données géologiques, souligne le cabinet d'études britannique. Le nouveau code énonce trois types de titres miniers – des permis de recherches, des licences d'exploration et des permis d'exploitation –, chaque catégorie se voyant attribuer une durée différente, explique l'OBG.

Les permis de recherches sont accordés pour une période de trois ans, renouvelables pour quatre années supplémentaires, tandis que les licences d'exploration sont valables deux ans, et renouvelables un an. Quant aux permis d'exploitation, ils sont attribués pour une durée de dix ans, indique l'étude de l'OBG. Et d'ajouter que le nouveau Code minier marocain a étendu la superficie des titres miniers entre 100 et 600 km2, avec possibilité d'extension à 2 400 km2.

Fiscalité attrayante

D'après l'Oxford Business Group, la nouvelle loi, qui s'inscrit dans le cadre de la stratégie sectorielle, accorde une large place aux avantages fiscaux et à la restructuration des activités minières de petite envergure sous l'égide des compagnies minières publiques, considérant ces aspects comme des moyens potentiels d'attirer davantage d'investissements.
Les nouvelles mesures incitatives semblent porter leurs fruits. Le nombre de titres miniers a fortement augmenté depuis l'adoption du nouveau code et 7 538 titres ont été attribués jusqu'au mois de janvier, a dit le ministre de l'Énergie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement Abdelkader Amara, cité par l'OBG. Sur l'ensemble des titres attribués, 6 394 étaient des permis de recherche et 1 067 des permis d'exploitation, a-t-il relevé. Outre la modification du cadre réglementaire relatif aux licences, le gouvernement cherche également à étendre la couverture en cartes géologiques du pays, actuellement de seulement 36 % environ, selon le département de l'Énergie, ce qui constitue un obstacle à l'exploration minière. Selon l'avis de l'Oxford Business Group, un inventaire plus exhaustif des ressources potentielles du pays contribuerait à une amélioration de la transparence et de l'attractivité de l'amont grâce à une clarification de la localisation des gisements potentiellement rentables.

Encourager les investissements hors phosphates

Le nouveau cadre réglementaire et le regain d'activité qui en découle contribueront à développer les industries extractives du royaume, actuellement très dépendant de la production de phosphates, affirment les experts du cabinet d'études britannique.

Selon les dernières estimations de l'Institut d'études géologiques des États-Unis (US Geological Survey), citées par l'OBG, le Maroc dispose des plus importants gisements de phosphate du monde, concentrés pour la plupart dans le sud du pays qui détient 77 % des réserves mondiales, soit environ 50 milliards de tonnes de roches phosphatées.
D'autres réserves minières ont été également découvertes dans le pays, notamment du plomb, du zinc, du cuivre, du manganèse, du fer et de la baryte dans le Moyen et Haut Atlas ; du manganèse, de l'or et de l'argent dans l'Anti-Atlas ; et des métaux de base et métaux industriels dans la région du Rif.
Selon l'avis des experts de l'OBG, ces découvertes offrent d'importantes opportunités d'affaires pour les investisseurs.

http://afrique.lepoint.fr/economie/le-maroc-se-reve-en-pays-minier-07-08-2016-2059588_2258.php
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WRANGEL
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 9 Aoû 2016 - 19:31

http://www.leconomiste.com/article/1001099-l-ingenierie-marocaine-renforce-sa-presence-en-afrique a écrit:

L’ingénierie marocaine renforce sa présence en Afrique


CID et Novec parmi les cabinets actifs dans le continent
Le premier ambitionne d’augmenter la part de l’export à 40% en 2025
Depuis janvier, il a participé à plus de 70 appels d’offres dans différents pays




Après un ancrage progressif dans les pays d’Afrique de l’Ouest, l’ingénierie marocaine se lance à la recherche de nouvelles opportunités dans l’ensemble du continent et aussi dans d’autres zones du Moyen-Orient

L’attachement du Maroc à son continent-mère l’Afrique ne se limite pas à des slogans politiques vides, mais se traduit par des actions concrètes de partenariat visant le partage de son expérience accumulée dans plusieurs domaines au profit du développement des pays africains. Le Maroc figure en tête des pays africains investisseurs dans le continent avec un réseau de banques et d’opérateurs actifs dans les différents secteurs. Et l’ingénierie marocaine figure parmi les activités qui s’exportent mieux depuis plus d’une décennie notamment vers les pays francophones. Cela grâce aux efforts déployés par certains grands bureaux d’études nationaux. C’est le cas des sociétés CID (Conseil, ingénierie et développement) et Novec. «Actuellement, nous exportons quelque 10% de notre savoir-faire réparti sur une douzaine de pays africains», indique Moncef Ziani, DG du CID. Et d’ajouter, «dans notre nouvelle stratégie en cours de finalisation, notre perspective est de porter notre part à l’export à 40% à l’horizon 2025». Un challenge qui nécessite une mobilisation conséquente des moyens humains et matériels à un moment où la concurrence devient rude dans le secteur. Pour relever ce défi, des actions sont lancées par le cabinet marocain. «Tout le monde s’accorde à dire que le continent africain est un marché porteur mais il faut se rendre compte que c’est aussi un marché très concurrentiel, particulièrement dans le secteur de l’ingénierie. Nous sommes donc contraints de ratisser large pour augmenter nos chances», avance Ziani. Sur ce volet, il rappelle que depuis le début de cette année, son cabinet a participé à 72 appels d’offres dans 20 pays africains non compris le Maroc. Les premiers résultats sont positifs avec une dizaine de contrats déjà remportés, alors que d’autres sont en cours d’adjudication. Parmi les projets remportés, 4 en Côte d’Ivoire portant notamment sur les études pour la construction de 113 ouvrages d’art sur l’ensemble du pays ainsi que l’appui à la maîtrise d’œuvre des travaux d’élargissement et d’approfondissement du canal de Vridi et de construction du deuxième terminal à conteneurs du port autonome d’Abidjan. Un contrat a été également remporté au Burkina Faso concernant l’étude de faisabilité technico-économique du port sec multimodal d’Ouagadougou. Mais l’opération phare, pour le DG du CID, reste le contrat se rapportant à l’étude technique et le contrôle des travaux de réhabilitation du barrage Thika au Kenya. Pour lui, décrocher ce contrat va permettre de renforcer la présence de l’ingénierie marocaine dans la zone Est de l’Afrique où la concurrence est très rude avec une forte dominance des cabinets d’ingénierie anglophones et asiatiques. La société CID y est déjà présente depuis quelques années dans trois pays à savoir le Soudan, Djibouti et le Burundi.
Pour sa part, le cabinet Novec, filiale du CDG, double ses efforts pour renforcer sa présence dans les pays africains. L’année 2015 a été marquée par une intense activité de prospection menée par le management du groupe en participant à plusieurs événements (salons, forums, rencontres scientifiques etc) et la rencontre de personnalités officielles. Une action payante avec près d’une dizaine de contrats décrochés durant cette année. Parmi ces derniers, on cite le projet relatif à l’élaboration du schéma directeur routier de la Côte d’Ivoire. Et en Mauritanie, le contrat portant sur l’étude et le contrôle des travaux d’une unité de conditionnement de dattes et légumes à Atrar en Adrar. Au Sénégal, l’étude préliminaire des aménagements de la Cité des affaires de l’Afrique de l’Ouest de Dakar. Alors qu’au Mali, Novec a décroché une étude de faisabilité de l’avant projet sommaire des centrales hydroélectriques de Bagoé II. Cette dynamique est maintenue avec d’autres contrats décrochés en 2016. Il s’agit à titre d’exemple de l’étude de modélisation des réseaux de distribution d’eau potable des villes de Douala et de Yaoundé au Cameroun. En Côte d’Ivoire, deux études portant sur l’élaboration de l’avant projet des travaux de renforcement de l’alimentation en eau potable de certaines localités.

Partenariats win-win

La stratégie adoptée par la société CID ainsi que celle de Novec pour renforcer leur présence dans le continent s’appuie, entre autres, sur la collaboration avec des bureaux d’études locaux. «Tous les contrats que nous remportons dans un pays du continent se font en partenariat avec des bureaux locaux», indique Ziani. Ces derniers participent à la promotion des compétences de CID dans les pays concernés. Avec des salaires relativement bas, le partenariat avec les bureaux d’études locaux constitue un atout pour la compétitivité des cabinets marocains. En contrepartie, les ingénieurs et les techniciens des pays d’accueil bénéficient de la formation et du transfert du savoir-faire marocain.

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
        Qu'importe que je lutte pour une cause injuste puisque je suis de bonne foi""


“L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace.”

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 10 Aoû 2016 - 14:20

Citation :
Afrique : L’ingénierie marocaine s’exporte bien

Casablanca : Après la finance, Banque, assurance, télécoms ou les industries, le Maroc réussit en Afrique, par un secteur de plus, et qui est très particulier, l’ingénierie.

Le Maroc a de très bons banquiers mais aussi d’excellents ingénieurs et les uns et les autres font sa réussite sur les marchés africains.
     
De plus en plus, des bureaux d’expertises marocains arrivent à réussir dans toutes les Afriques, qu’elles soient francophone, lusophone ou anglophones.

L’ingénierie marocaine remporte des contrats pour des produits, équipements et services de haut savoir-faire, arrivant même à gagner face à des concurrents européens: français, belges ou anglais, ou asiatiques, surtout les chinois.

Ainsi, rapporte, le quotidien spécialisé, L’Economiste, des sociétés d’ingénieurs marocaines, privées et semi-publiques, remportent des contrats pour les constructions de routes, de ports, de ponts, de terminaux à conteneurs, de réseaux de distribution d’eaux potables, de réseaux électriques, des réseaux télécoms ou de barrages, dans des pays des quatre coins du continent africain, de la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso au Kenya et du Mali, la Mauritanie, le Sénégal au Soudan, Djibouti et le Burundi.

Selon la même source, l’ingénierie marocaine s’enrichissant de haut savoir-faire et de précieuses expériences africaines, gagne en ambition en commençant à lorgner les marchés du Moyen-Orient.

http://www.lemag.ma/Afrique-L-ingenierie-marocaine-s-exporte-bien_a103904.html
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 10 Aoû 2016 - 19:10


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 10 Aoû 2016 - 20:30

Citation :


Le Maroc rompt sa dépendance du phosphate, pour s’éviter les ennuis de l’Algérie


Le Maroc, c’est bien connu, est un gros producteur et exportateur de phosphate. Le pays a les plus gros gisements de phosphate de la planète et est assis sur les plus importantes réserves du monde, soit environ 50 milliards de tonnes de roches phosphatées. Cette richesse minière assure des revenus très confortables au royaume chérifien et pèse à peu près 10% dans le PIB. C’est dire tout ce que le pays doit à cette précieuse ressource. Mais voilà, les autorités n’ont plus envie de mettre leurs oeufs dans le même panier, de bonne guerre quand on voit les tuiles qui sont tombées sur la tête du voisin algérien, qui paye actuellement le prix fort de sa forte dépendance du pétrole. Le Maroc, qui regorge d’autres matières premières comme le zinc, l’argent, le colbat, a décidé d’exploiter davantage ces filons, et il s’en est donné les moyens en réformant son Code minier. Un an après ce grand virage censé diversifier les sources de recettes de l’économie marocaine, l’Oxford Business Group (OBG) se penche sur les importants chantiers en gestation.

Sur le papier, la nouvelle loi donne une grande impulsion à la nouvelle stratégie de développement national du secteur minier, bien au-delà du précédent Code minier, qui date de 1951. Le nouveau document table sur un triplement des revenus des mines hors phosphates d’ici 2025 ; il avance le chiffre de plus de 1,4 milliard d’euros de recettes. Il est également question de multiplier par dix les financements injectés dans la recherche et l’exploration, pour les porter à 368 millions d’euros. Le nouveau Code minier ambitionne également de doubler les emplois directs générés par ces secteurs ; on table sur 30 000 postes, précise l’étude de l’OBG.

Les investisseurs privés dans le viseur des autorités

Certes la production minière est déjà un levier important de l’économie marocaine, mais il y a un gap important entre le très gros potentiel des ressources sous-exploitées et les bénéfices réels que tire le royaume de ces ressources. Donc pour doper les créations d’emplois et réaliser le programme défini par le gouvernement dans le secteur des mines, il faudra investir massivement. C’est à cette fin que les autorités ont mis en place un cadre réglementaire plus souple en matière de licences et une base de données géologiques plus volumineuse, indique le cabinet d’études britannique. Ces initiatives sont à même de mobiliser les investisseurs privés.

A souligner que le nouveau code prévoit trois types de titres miniers : des permis de recherches, des licences d’exploration et des permis d’exploitation. Pour chaque catégorie il y a une durée de validité spécifique. Les permis de recherches sont valables trois ans et reconductibles pour quatre années supplémentaires, les licences d’exploration ont une durée de deux ans et sont renouvelables pour un an, les permis d’exploitation ont une validité de dix ans, précise l’étude de l’OBG. Par ailleurs le nouveau Code minier marocain a élargi le périmètre des titres miniers, entre 100 et 600 km2, avec possibilité de les étendre à 2 400 km2. Là aussi une incitation à l’investissement privé.

Le gouvernement met le paquet sur les incitations fiscales

OBG est allé fouiller du côté des avantages fiscaux accordés par le Code minier et a conclu qu’ils sont de nature à susciter l’intérêt des investisseurs. La refonte et la restructuration des activités minières de petite taille, sous la houlette des compagnies minières publiques, sont également des éléments qui concourent à rendre ce secteur plus attractif.
Les nouveaux dispositifs incitatifs donnent déjà des résultats. Le volume des titres miniers a connu une forte envolée depuis l’entrée en vigueur du nouveau code ; jusqu’au mois de janvier, 7 538 titres ont été accordés par les autorités, a confié le ministre de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement Abdelkader Amara, repris par l’OBG. Sur la totalité des titres accordés, 6 394 étaient des permis de recherche et 1 067 des permis d’exploitation, a précisé le ministre.

Le cadre réglementaire en rapport avec les licences n’est pas le seul chantier du gouvernement, il s’active également pour l’extension de la couverture en cartes géologiques du Maroc. Et il y a des progrès à faire à ce niveau, car il est actuellement de 36 % à peu près, d’après le département de l’Énergie, ce qui est un gros frein à l’exploration minière. OBG est d’avis qu’un inventaire détaillé des ressources potentielles du Maroc pourrait porter à un autre niveau la transparence et l’attractivité du secteur grâce à une meilleure identification des gisements à gros potentiel.

http://africanmanager.com/le-maroc-rompt-sa-dependance-du-phosphate-pour-seviter-les-ennuis-de-lalgerie/

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 10 Aoû 2016 - 22:43

Le phosphate ne pese pas 10% du PIB. C'est n'importe quoi cet article. Nous n'avons jamais vraiment dependu exclusivement du phosphate pour la balance commerciale. L'Algerie, c'est 98.5% des exportation qui sont du gaz ou du petrole (le 1.5% restant devant etre des dattes et des terroristes je suppose).
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 11 Aoû 2016 - 18:42


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 11 Aoû 2016 - 23:54

Un article dans la presse Sud Africaine sur le modèle de développement marocain :

Citation :
Countries as Companies: Morocco’s use of technology for development

Morocco’s hi-tech story is about applying existing technology to create business opportunities and improve governance and service delivery. By GREG MILLS and DICKIE DAVIS.

‘Think of your country as a company,” says Larbi Belarbi, a man who helped to bring Renault to Morocco. “As such you need to think of your advantages in the selection of what you do: The location of your market and ease of trading with it, the critical mass of skills and productivity and low costs of your workforce, and the efficiency of your infrastructure. And you need to adapt government to suit, improving each of these areas in making the business case to invest.”

Ten kilometres outside Rabat, on the Tangier-Casablanca highway, is Technopolis, an incubator campus for start-up companies. Inside the glass and concrete buildings just alongside the International University of Rabat, congregate 50 fledgling industries, attracted by low rents, good connectivity, the availability of finance to scale up their activities, and mentoring. Another 260 IT start-ups cluster 90kms way at the Casablanca Technopark, opened in 2001. A third similar park, in Tangier, opened in 2015.

Photo: Casablanca Technopark

While innovation is essential and rewarding, Morocco shows that application is at least as important, for more jobs, as better governance. Job creation is not primarily about new technology, but about policy and people.

The Aéropole aviation free zone 30kms outside Casablanca is home to 100 companies, including subcontractors Matis, Aircelle, Snecma, Sagem and Teuchos to big names such as Boeing, Bombardier and Airbus, employing 11,500, and turning over $1-billion, or 5% of Moroccan exports.

As Morocco aims to get a bigger manufacturing slice of the 35,000 aircraft to be constructed worldwide in the next two decades, the sector is targeting the doubling of its employment and output by 2020, in part by increasing the proportion of locally-produced components in its assemblies to 35%.

Morocco’s car industry, too, is on a roll.

In 2005 Renault acquired a manufacturing plant in Casablanca which, in 2015, produced 62,000 cars. In 2011 it opened a $1-billion new factory near Tangier which produced 229,000 cars in 2015, the bulk of its market a short ferry ride away to Spain, and thereon to France and Germany. The factory’s aim is to build 330,000 units by 2020, a nearly tenfold increase in just 10 years. In 2016 Renault signed a second $1-billion investment to increase local content to 65%. PSA Peugeot Citroën is slated to open a $620-million plant in Kenitra in 2019, aiming at an output of 200,000 cars in three years. There are plans for a third manufacturer, adding to the 150 automotive subcontractors already based in Morocco.

Photo: Moroccan employees work in the new Renault factory in Melloussa, 30 km (19 miles) from Tangiers February 9, 2012. French car maker Renault opened a sprawling low-cost Moroccan factory on Thursday, taking aim at strong European demand for no-frills vehicles in a bid to buck the overall decline in the region's car market. REUTERS/Stringer

Total automotive exports reached $5.3-billion in 2015, making it the country’s top foreign exchange earner after remittances from the five million Moroccans living abroad, some $7-billion, but ahead of the other big “export” sectors of tourism, agriculture and phosphates. Responsible for 100,000 jobs already, and potentially another 90,000 by 2020 when Morocco aims to export $10-billion in parts and cars, the sector is a big success story.

This triumph is no fluke or quirk of geographic fortune.

Industrial growth has been built on the country’s proximity to European markets, relatively cheap labour (Moroccan car workers earn about half of their European counterparts when productivity is factored in), trade agreements with a 1.5-billion market including the US and Europe, its efficient logistics, and tax and other incentives.

But at its root are both policy changes and government action.

Ahmed Chami worked for Microsoft for 11 years before becoming Morocco’s Minister of Industry, Commerce, Industry and New Technologies. “The major challenge,” he clarifies upfront, “is that we have it to create 200,000 jobs in Morocco each year to absorb our graduates.’”

When he came into government in 2007, “we had two things to work on”, he says.

The first was “to secure the macro-economic foundation. This included reducing government debt, inflation and fiscal and balance of payment deficits, and improving our foreign exchange reserves. Once we had that in place, we had to think about the drivers of development. In the 1990s, we had one-and-a-half engines of growth: one was tourism and half was agribusiness.”

This situation, he stresses, had to change.

To achieve diversification, and provide for its 33-million citizens, the government had to focus on improving infrastructure. “As a sector by itself” this would both increase growth and act as an enabler. The result is that Morocco’s highways, ports and rail system are much improved from even 10 years ago, while it has just switched on the first phase of a $9-billion 580 megawatt solar-electricity plant, the world’s largest, at Ouarzazate.

Other plans had to come to light too. Government embarked on complementary schemes to grow tourism numbers, with 10-million annual visitors in 2015, four times more than 20 years earlier, and a “Green Morocco” strategy to boost agriculture.

Yet, still more was required.

Since “no country developed without industry”, with the help of consultants, Morocco scrutinised 80 manufacturing sectors, coming up with six priorities: Aeronautics, cars, offshoring, textiles and apparel, electronics and agro-industry. Echoing the thoughts of Belarbi, “We had to think of Morocco as a company, identifying,” says Chami, “things at which we could be good and could be profitable.”

While there was already an Emergence industrial strategy in place by the time he arrived, Chami’s role was to “turn the strategy into practice, from Powerpoint to Word, or perhaps into Microsoft Project”, he laughs, given his background. A road map of 111 actions known as Le pacte pour l’ émergence industrielle involving nine ministries was signed in February 2009.

“What made it possible,” he reflects, “was not only that it had an owner in our ministry, but that it involved the private sector along with a team of ‘super-heroes’ in my ministerial cabinet.”

The budget for the project was linked directly to delivery on its jobs’ target of 220,000 per annum. This did not guarantee success. “In general, the administration is terrible,” Chami muses, “with people used to working in a strict hierarchy and in silos. To get things done we had sometimes to do things personally, to cut through protocol.”

A similar approach was taken to the application of technology, for which the government envisioned four roles: Social transformation, such as through the 80% subsidisation of laptops for students, reaching so far 140,000 beneficiaries. This was funded from a telecom fund to ensure universal access in rural areas.

A second role for technology was in e-government, in for example paying taxes, making appointments, and registering permits. A third was through the use of IT to improve the competitiveness of small- and medium-sized (<$10m in turnover) companies.

And, finally, to create the conditions “to permit one day for there to be a Moroccan Microsoft or Google”, the government came up with the Maroc Numerique (Moroccan Digital) fund to finance start-ups at the Technoparks, and also to promote IT, Business Processing and Knowledge Processing Outsourcing at five offshoring facilities in Casablanca, Fes, Rabat, Oujda and Tétouan.

To make this idea a reality, the government established a range of incentives. The Free Zones in Tangier, Kenitra, Oudja and around Casablanca’s aeronautics park, have cheaper rents, zero income tax for the first five years and 8.75% for the next 20. In the Technoparks and offshoring facilities, rent is similarly cheap, telecom costs lower, bandwidth bigger and speeds faster, and personal income tax less than half (20%) the rate outside (44%). Training costs are also reimbursed. Up to 20% of capital investment in the auto sector could also be met by government’s Hassan II Fund.

All this required a champion, “the King himself”, says Chami.

Mohammed VI has been central in driving change across Morocco’s economy and politics since his accession in 1999. The country’s early moves towards liberalisation and privatisation were however given sharp impetus by the 2011 Arab Spring, which prompted the drafting of a new constitution with devolved powers across the 1503 municipalities, 78 provinces and 12 regions. Morocco faced a crisis, and so far it has used it well.

Of course the situation is far from perfect. Job creation for graduates has tapered off to around 60,000 annually, from a peak of 130,000 in 2011 shortly before Chami, who is about to take up the post of Ambassador to the European Union, left the ministry.

And much more will have to change to ensure Morocco can continue to address its considerable social pressures. “All these things have to work with the right people,” he says, “otherwise it’s all just theory.” Morocco’s education system suffered from political interference in the 1980s when “government tried to fix a system that was working” by introducing Arabic at the centre, moving away from French. The negative impact of such changes has been compounded by a trend, he notes, where the brightest people do not go into public service.

All this is linked to a wider concern about social inclusion, where migrants from the rural areas can become marginalised at the periphery of the city, have large families, underachieve educationally, and drift into menial jobs and sometimes crime.

There are other challenges. Wages and productivity, along with logistics costs, continuously focus the attention of manufacturers. Morocco’s benchmarks in the car industry are, for example, less the developed markets of Europe, rather Turkey and Romania. The continued health of the European market is also a cause for concern, as are the effects of non-traditional competitors such as Tesla. Perhaps the greatest challenge is, however, strategic; the perception of security across the Middle East and Islamic world.

Still, while many countries face the same pressures of social and economic changes, and have laid out a vision and even plans to diversify and modernise their economies, far fewer ever do it.

The fourth edition of the Innovation Prize for Africa held in 2015 attracted 925 entries from 41 countries. The top prize went to a Moroccan scientist for developing a natural alternative to livestock antibiotics. So far, however, Morocco’s hi-tech story is about applying existing technology to create business opportunities and improve governance and service delivery.

The economist George Stigler said, “If you never miss a plane, you’re spending too much time at the airport.” Morocco’s hi-tech path offers a useful example to the rest of Africa seeking to create much-needed jobs through diversification, where outputs should rule over process.

While Morocco is also making the investments necessary to innovate itself, it has made a promising start employing the inventions and ideas of others. No futuristic flux capacitors or continuum transfunctioners are essential for this new future; rather dollops of political will, good policy, and capable, high energy leaders. DM

Dr Mills and Major-General (rtd) Davis have been in Morocco for the Brenthurst Foundation.

Main photo: Rabat Technopolis (Wikimedia Commons)
http://www.dailymaverick.co.za/article/2016-08-11-countries-as-companies-moroccos-use-of-technology-for-development/

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 18 Aoû 2016 - 17:29

Citation :
 Les 3 maladies du Maroc pré-émergent, selon le Think Tank espagnol, CIDOB

Larbi Amine

Paris : Une note des plus critiques à l’égard du Maroc, a été publiée par le Think Tank espagnol ‘The Barcelona Centre for International Affairs – CIDOB’. Ce dernier considère que le progrès au Maroc, certes réel, demeure lent voir chancelant.

Le Maroc s’il veut réellement évoluer en pays émergent, il devrait se guérir de trois maladies l’handicapant sérieusement. 

Ainsi a plaidé le Think Tank espagnol, ‘The Barcelona Centre for International Affairs – CIDOB’, via une note sur la marche du progrès au Maroc, signé par l’associé sénior au CIDOB, Francis Ghilès. 

Dans cette note critique, l’expert a commencé par concéder que le Maroc a très concrètement évolué, depuis l’intronisation du Roi Mohammed VI en 1999 et que comparé à comment il était dans les années 80 et 90, le royaume, sur nombreux volets, économiques ou d'infrastructures notamment, a réussi un vrai saut capacitaire. 

Sauf que, nuance Francis Ghilès, le royaume aurait pu faire plus et atteindre plus aisément et plus tôt le rang de pays émergent, s’il avait pu joindre à ses efforts d’équilibrage macro-économique et de modernisation de ses infrastructures, un travail en profondeur sur trois grands axes, qui font aujourd’hui ses maladies l’handicapant. 

Ces trois maux qui rongent le Maroc et l’empêchent d’émerger en tant que vraie puissance économique et politique dans sa région sont : 1- Son système d’éducation, 2- Sa bureaucratie et ses tribunaux, 3- Son climat d’investissement défavorables aux PME-PMI locales.

1- EDUCATION PAUVRE :

L’expert du CIDOB trouve que c’est l’un des plus grand maux du Maroc qui, non seulement, l’empêche d’émerger mais qui met en péril, son futur économique et sécuritaire. 

Francis Ghilès en dit :
‘‘Le niveau d'éducation des Marocains est très faible. Ce défi est aussi vieux que l'indépendance, mais la réticence depuis toujours, des gouvernements successifs d’affronter ce problème coûte cher aujourd’hui et demain au pays. Il y a une génération, ce problème n’avait pas l’ampleur qu’il a aujourd’hui, car le Maroc commence à remonter la chaîne de valeur, ouvre son économie, lutte pour conquérir de nouveaux marchés, et son éducation pauvre devient pour lui un handicap majeur.’’

Ghilès a ajouté que les banques marocaines qui partent à la conquête des marchés africains ou les usines automobiles ou d’aéronautique qui s’implantent dans le pays, ont besoin en urgence de cadres hautement qualifiés et parfaitement anglophones, ce que le royaume peine à offrir. 

Il a en fin plaidé pour un plan Marshal de l'éducation que le royaume devrait mettre en place.

2- UN ETAT LOURD

L'Etat marocain, relève le CIDOB, reste trop lourd et les gouvernements successifs ont échoué à le moderniser. 

Pour le THINK Tank espagnol, l’Etat marocain souffre de bureaucratie et d’inefficacité dans certains de ses secteurs administratifs et judiciaires, à cause de ses nombreux fonctionnaires qui sont pour la plupart, mal formés et mal payés :
‘‘Une recette parfaite pour une corruption généralisée’’.

Le CIDOB explique en outre, que cette corruption qui ronge dangereusement certaines administrations et tribunaux du royaume, provient aussi :
‘‘De ce qui peut être décrit comme un système dual d'élaboration des lois: les lois sont votées par le parlement mais les décrets d'applications sont émis par la haute fonction publique et cette dernière va souvent à interpréter les lois de manières qui ne sont pas toujours fidèles à leur esprit’’.

Complicité européenne

Le CIDOB a expliqué en fin que la corruption est dure à éradiquer tant que les résistances pour sa préservation, émanent solidairement des fonctionnaires mais aussi de certains hommes d’affaires qui y trouvent intérêt. 

A ce titre, le CIDOB accuse :
‘‘Des intérêts européennes privées ou publiques qui trouvent qu'ils peuvent, via la corruption, manipuler le système Marocain à leur avantage’’.

3- DES PME-PMI BRIDÉES ET BRIMÉES

‘‘Le Maroc doit faire confiance à ses propres fils et filles’’

Ainsi a clamé le CIDOB en expliquant qu’au royaume les vrais relais de croissance, à savoir les PME-PMI locales, sont bridées voir brimées. 

Il en dit :
‘‘Les investisseurs marocains pour bénéficier d'un soutien officiel, ont besoin d’être assez volumineux pour justifier l'accès aux principaux décideurs au sein du gouvernement. Sinon, ils doivent se battre dans le labyrinthe bureaucratique et contre la corruption, en particulier au niveau local’’.

Et le CIDOB d’ajouter :
‘‘Malheur à celui qui n'a ni capital, ni bonnes relations’’.

Pour le Think Tank barcelonais, tant que le Maroc n’accorde pas de vrai soutien à ces PME-PMI, sa croissance sera toujours insuffisante pour assurer son émergence.

lemag.ma


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 18 Aoû 2016 - 20:13

Cette analyse est juste et ne dit rien d'autre que ce que tout le monde au Maroc dit. Meme sur ce forum, je ne pense pas que quiconque puisse s'offusquer du contenu du rapport espagnol.

Le probleme n'est pas dans le diagnostique mais dans la solution. Nous sommes tous d'accord pour dire que l'ecole marocaine (publique comme privée)est malade depuis le debut des années 80. Nous savons tous que cette maladie etait voulue pour des raisons securitaires (un mauvais raisonnement bien entendu). Mais aujourd'hui, comment renverser la vapeur? Le palais a choisi la mise en avant de la "formation professionnelle" et du retour au français. Je pense personnellement que cela ne changera rien. Si les enseignants ne sont pas formés correctement en arabe ils ne le seront pas en français non plus. Je maintiens que le systeme basé sur la promotion à l'ancienneté est un element du probleme car il démotive ceux qui veulent vraiment se donner à fonds.
Le programme de l'ecole marocaine n'enseigne pas à l'enfant à reflechir de lui-meme et structurer sa pensé. Il met en avant la repetition et l'apprentissage "par coeur". L'application de ce qui a été appris dans des cas réels n'est pas du tout mis en avant.
L'ecole privée a été conçue de manière dévoyée. Elle est devenue un moyen d'enrichissement alors qu'elle devait etre un soutient pour l'etat. Les ecoles privees devraient etre des organisations sans but lucratif (comme aux Etats Unis par exemple) qui utilisent l'argent reçu pour mieux payer les enseignants (ou le directeur/proprietaire). Les ecoles privées devraient avoir leurs comptes audités et etre soumis à une reglementation plus stricte. Combien d'ecoles privées au Maroc ont une salle de sport? peut etre 10 dans tout le pays.... apres on s'etonne du manque de medailles aux JO. Quel est le nombre moyen d'eleve par classe dans le privé? 50 (pire que le public avec 35).
Malheureusement, l'education est devenu le champs de bataille entre une elite economique francophone qui veut preserver ses avantages et les conservateurs qui veulent maintenir le status quo pour controler la nouvelle generation.

Quant à l'université Marocaine, elle est devenu un lieu de stockage de jeunes. Il n'y a aucun classement, il n'y a aucune vrai selection et les diplomés ne recoivent aucun support du secteur privé qui continue de vivre dans ce reve selon lequel l'université doit formé des gens prets à l'emploi. C'est faux! l'université nous forme à apprendre. Ensuite, l'entreprise nous forme sur le terrain. Dans ce systeme, vous pouvez avoir etudié la theologie ou l'histoire de l'art et vous retrouver dans une banque ou une chez Renault dans le departement marketing.

Le deuxieme point du rapport est en nette amelioration. L'administration est plus agile. Il y a moins de paperasse, la corruption s'est reduite (elle est toujours là mais moins visible) et on peut obtenir ce que l'on cherche (un document ou une autorisation) sans avoir à donner le moindre centime à qui que ce soit. Il rest du travail mais nous allons dans le bon sens.

Le troisieme handicap est, à mes yeux, mal présenté dans le rapport. Le probleme n'est pas tant le manque de soutient etatique aux PME/PMI que le manque de "courage" ou d'esprit entrepreneurial de notre secteur privé. Bien entendu, nous pouvons critiquer l'etat qui a des regles pour les contrats publics favorisant les entreprises etrangères au detriment des entreprises Marocaines (comme nous l'avons lu pour le cas de Casablanca) mais ces memes entreprises Marocaines (petites et grandes) ne veulent pas prendre de risques, ne veulent pas investir, ne veulent pas ameliorer l'encadrement, ne veulent pas etre transparentes... Le secteur privé Marocain veut une rente détaxée (donc qui reste dans l'informel). Le secteur privé Marocain ne veut pas déclarer ses profits ni payer d'impot... mais veut que l'etat l'aide (avec quel argent si personne ne paye d'impots?)

Notre secteur privé manque de volonté car les dirigeants/proprietaires voient leurs entreprises comme l'epicier du coin. Il n'y a pas de strategie sur le long terme... car ils n'ont pas la formation necessaire. Et le cercle est bouclé car nous retombons sur le handicap numero 1: Un systeme educatif defaillant qui ne forme pas mais crée des demandeurs de rente.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 18 Aoû 2016 - 21:00

Excellente analyse

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 26 Aoû 2016 - 20:22

800 tonnes par jour partent d'elhajeb vers l'afrique de l'ouest

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 26 Aoû 2016 - 21:55

Ptakh 3la basla fine waslate


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Dim 4 Sep 2016 - 11:50

Je voulais mettre en avant une information qui est surement passée inaperçue aux membres du forum (car sans aucun lien apparent avec le Maroc) mais qui doit servir de mise en garde contre certains choix économiques au Maroc.

La semaine derniere Caterpillar a annoncé la fermeture de son usine en Belgique. Cette fermeture cause la mise au chomage de plus de 6000 personnes (y compris les sous-traitants). Ce qui est interessant dans ce cas, c'est que Caterpillar avait négocié en 2013 avec les autorités belges toute une serie d'aides (des subsides en tout genre) pour des centaines de millions d'euro. Caterpillar ne payait pratiquement plus d'impots en Belgique mais, la semaine derniere, Caterpillar a décidé de rapatrier une partie de la production aux Etats Unis (ainsi qu'en France).
Cette decision vient après la fermeture de l'usine Ford à Gand, la quasi fermeture de l'usine Volkswagen etc...

Le but ici n'est pas de critiquer la décision d'une entreprise Americaine qui décide de fermer une de ses usines mais plutot de souligner un danger d'un choix stratégique fait par le Maroc et qui avait été fait par la Belgique cinquante ans plus tot. En effet, la Belgique a préféré inciter des entreprises étrangères à venir s'installer en Belgique dés les années 60. Il y a eu Ford, Caterpillar, Renault, BAT, Atlas Copco, GM, VW, Volvo... Cinquante ans après, elles sont pratiquement toutes parties après avoir bénéficié d'avantages fiscaux en tous genres. Lorsque l'état du marché exigeait de ces entreprises de réduire leur production et qu'elles devaient faire le choix entre une usine dans un petit pays (petit marché pour leurs produits) et leur pays d'origine (où se trouve le siège social et où les profits sont rapatriés)... la décision était toujours en faveur du pays d'origine.
Aujourd'hui (et en fait depuis la mise en place de la stratégie des métiers mondiaux) le Maroc a pris le même chemin. Nous cherchons activement à attirer des entreprises étrangères pour qu'elles installent des unités de production chez nous. Ces entreprises reçoivent des avantages fiscaux énormes (que peuvent recevoir les entreprises Marocaines également soit dite en passant), un foncier pour un prix modique etc... Mais dans 15 ans, 20 ans ou 50 ans? resteront-elles au Maroc?

Soyons claire, je suis en faveur de la politique d'industrialisation au Maroc et l'arrivée d'entreprises étrangères au Maroc est une chose positive. Par contre nous devons en meme temps nous assurer que les entreprises Marocaines se développent et se créent dans les memes domaines. Ces entreprises étrangères ne doivent pas etre une excuse pour ne pas inciter le secteur privé Marocain à investir dans les memes secteurs.

Je ne pense pas qu'il y ait nécessairement besoin d'une politique ou de nouveaux incitants économiques (les entreprises Marocaines peuvent bénéficier des memes avantages fiscaux que les entreprises étraangères). Il y a un manque de "courage" de la part du secteur privé Marocain qui a peur d'investir dans des secteurs "globaux". Le fait est que dépendre d'entreprises etrangères exclusivement nous expose au risque que ces entreprises partent un jour. Je ne m'attends pas à voir une firme Marocaine dire demain qu'ils vont produire en grand volume une voiture à 100% Marocaine ou un avion mais nous voyons les difficultés de Renault à atteindre ses objectifs d'integration locale.

Je répète que je ne pense pas qu'il s'agisse d'un manque de la part de l'etat, d'un manque de savoir-faire, ou d'une défaillance des banques. Il s'agit simplement de la frilosité du secteur privé Marocain. Nous en avons parlé en long et en large: Le secteur privé Marocain est malade de la rente. Les fortunes Marocaines se sont construites grace à une rente (taxes d'importations bloquant tout besoin de compétitivité) et grâce à la "Marocanisation" qui a donné tout un appareil de production aux "privilégiés" sans aucun effort. Le secteur privé Marocain n'est pas vraiment habituer à investir et ne prend que rarement un risque industriel (Maghreb Steel etant une des rares exceptions mais nous savons que cela n'a pas été récompensé du fait d'un marché mondial déprimé).

Pour etre complet, nous avons une autre option qui est la solution Irlandaise. En effet, de nombreuses entreprises (Americaines) ont pris la "nationalité Irlandaise" afin de bénéficier des avantages fiscaux permanents de ce pays (surtout dans le secteur pharmaceutique et technologique).

En conclusion, nous devons trouver un moyen d'inciter le secteur privé Marocain à investir dans ces métiers mondiaux mais aussi dans tous les secteurs industriels afin de réduire notre dépendance aux entreprises étrangères. L'alternative pourrait etre dans quelques années une situation à la Belge.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Dim 4 Sep 2016 - 12:10

Tout a fait d'accord et j'ajoute que meme l'etat devra investir en partenariat avec le privé dans certains secteurs lourds. Il faudra le retour de l'etat employeur car qui dit emploi dit ménage dit consommation et epargne et dit richesse. Mais cette formule ne marche pas avec l'emploi a la sous traitance avec un salaire minimum
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Dim 4 Sep 2016 - 13:04

c est tres anglosaxon cette manière de proceder on l'a vue avec rayanair qui a menacé de fermer sa plateforme au Maroc après la taxe de 10 et 40€ appliquée par les autorités marocaines mais ils se sont desisté après la persistance de la partie marocaine

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