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 Intervention militaire au Mali - Opération Serval

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mar 15 Aoû 2017 - 19:10

Citation :
Le quartier général de la Mission des Nations unies au Mali à Tombouctou a été attaqué


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 15-08-2017




Dans son compte-rendu des opérations daté du 12 août, l’État-major des armées a décrit une situation relativement calme au Mali, avec cependant des « tensions » entre les groupes armés signataires (GAS) de l’accord de paix ratifié en 2015. Mais cette accalmie précaire n’aura pas duré.

En effet, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation du Mali [MINUSMA] a été la cible de deux attaques distinctes le 14 août.

La première a visé, à l’aube, les camps de la mission de l’ONU à Douentza, dans la région de Mopti (centre). Des hommes armés ont tiré sur un des camps depuis une colline adjacente, ce qui a donné lieu à une riposte des Forces armées maliennes (FAMa). Puis un second groupe d’assaillants « se dirigeant à pied » vers un autre camp de la MINUSMA a ouvert le feu. Là, les Casques bleus ont riposté et abattu deux terroristes.

Selon un bilan donné par la mission des Nations unies, un Casque bleu togolais et un soldat maliens ont été tués lors de cette attaque coordonnée.

Plus tard, à Tombouctou, c’est le quartier général de la MINUSMA qui a été visé par des « hommes armés non identifiés ». Cinq gardes maliens et un agent contractuel civil de la mission de l’ONU ainsi qu’un gendarme malien ont été tués et 6 Casques bleus ont été blessés. Lors de la riposte, 6 assaillants ont été abattus.

« Dès qu’ils sont arrivés devant l’entrée principale » de la mission, a raconté une source sécuritaire malienne, les « terroristes ont ouvert le feu sur les agents de sécurité d’une société de gardiennage qui travaille pour la MINUSMA. »

Une force de réaction rapide « destinée à sécuriser le quartier général de la Mission » et des hélicoptères d’attaque pour « traquer d’éventuels assaillants » ont été déployés, a indiqué la MINUSMA.

Le camp des Nations unies installé à Tombouctou a déjà fait l’objet de plusieurs attaques, commises généralement avec des mortiers. En juin, des militaires français du Détachement de Liaison et d’appui opérationnel n°4 de la force Barkhane avaient été blessés par un « tir indirect ».

« Je n’ai pas assez de mots pour condamner cet acte lâche et ignoble qui intervient quelques heures après l’attaque terroriste que nous avons subi à Douentza […], contre le personnel de notre Mission de paix venue au Mali apporter assistance au Gouvernement et à la populations […]. Il faut conjuguer tous les efforts afin d’identifier et d’appréhender les responsables de ces actes terroristes pour qu’ils répondent de leurs crimes devant la justice », a réagi Mahamat Saleh Saleh Annadif, le chef de la MINUSMA.

Photo MINUSMA/Marco Dormino

http://www.opex360.com/2017/08/15/le-quartier-general-de-la-mission-des-nations-unies-au-mali-tombouctou-ete-attaque/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 16 Aoû 2017 - 20:04

Citation :
Les Nations Unies décernent des médailles aux CASQUES BLEUS de la région de Kidal

Mission des Nations Unies au Mali - MINUSMA·mercredi 16 août 2017



Le Général de brigade Amane Djedion Commandant du Secteur Nord, représentant le Commandant de la force des Nations Unies a décoré de la médaille des Nations Unies au Mali, du 04 au 14 Aout, les éléments de la force du Secteur Nord, constitué des contingents tchadiens et guinéens. La médaille onusienne récompense le courage et l’engagement de ces casques bleus qui ont déjà accompli au moins 90 jours au sein de la MINUSMA, notamment dans le nord du Mali, au service de la paix.



Le Général de brigade Djedion a profité de cette occasion pour féliciter les récipiendaires des différents contingents pour le courage, la détermination, l’abnégation et le professionnalisme dont ils ont fait preuve et qui a permis au Secteur Nord d’atteindre certains de ses objectifs et ce, malgré les difficultés inhérentes au terrain et à la nature même de la menace. « Malgré les multiples défis, que sont l’hostilité de la nature, la complexité de l’environnement et l’incertitude politique, vous avez accepté d’accomplir votre mission de maintien de paix au Nord du Mali, dans la région de Kidal pour barrer la route à la déstabilisation de ce pays et cela, aux prix des sacrifices suprêmes, » a-t-il déclaré.

Déployés dans la région de Kidal, respectivement en Septembre et Octobre 2016, les bataillons guinéens et tchadiens ont fait preuve d’un courage remarquable, malgré les conditions rigoureuses de l’environnement dans lequel ces soldats opéraient. Animés par l’esprit de paix et de la stabilité du Mali, les soldats de ces pays n’ont en aucun cas failli à toutes les tâches qui leur ont été confiées. C’est dans cette optique que les Nations Unies à travers le commandement de la Force leurs adressent ses sincères félicitations et sur la même lancée, souhaitent prompt rétablissement aux blessés et malades qui ont été rapatriés. L’ONU présente, par la même occasion, ses condoléances au bataillon et aux parents de ceux qui ont perdu la vie pour cette noble cause.



Ce sont au total 1450 casques bleus tchadiens et 850 Guinéens qui ont été décorés durant ces cérémonies qui ont été organisées respectivement le 04 et 14 août à Kidal, le 08 août à Tessalit et 10 août à Aguelhok.
Durant leur présence au Mali, leur intervention a contribué à préserver le territoire malien et soutenir la mise en œuvre de l’Accord issu du processus d’Alger.
Ces cérémonies marquent aussi le début de la fin du mandat de ces bataillons qui constituent avec les autres piliers centraux du fonctionnement des opérations du secteur Nord. Quelques certificats d’appréciation ont été décernés à quelques casques bleus pour leur engagement dans la réussite des opérations de leur bataillon respective.



La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de Bureau régional de la MINUSMA, M. El Hadji Ibrahima Diene, du Commandant adjoint de la Force du Secteur Nord, de tous les Commandants des contingents présents dans le secteur Nord ainsi que de certaines autorités locales

https://www.facebook.com/notes/mission-des-nations-unies-au-mali-minusma/les-nations-unies-d%C3%A9cernent-des-m%C3%A9dailles-aux-casques-bleus-de-la-r%C3%A9gion-de-kida/1362776823839780/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 18 Aoû 2017 - 23:37

Citation :
Bundeswehr plans first deployment of MANTIS to Mali


Nicholas Fiorenza - IHS Jane's Defence Weekly

18 August 2017


The Bundeswehr is planning to deploy the Modular, Automatic and Network capable Targeting and Interception System (MANTIS) counter-rocket, artillery and mortar defence (C-RAM) system for the first time to Mali, Jane's has learned.

Deployment of MANTIS in the “sense and warn” configuration, without 35 mm guns, is expected in November, the Luftwaffe told Jane's. This will increase the safety of soldiers in Mali, where the threat from rockets, artillery and mortars in increasing, the Luftwaffe explained.

In June the Bundeswehr held Exercise ‘Big Ophelia II’ in the Gefechtsübungszentrum des Heeres (GÜZ), the German Army's Combat Training Centre in Letzlingen, eastern Germany, to prepare for the deployment of MANTIS to Mali.
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Lun 21 Aoû 2017 - 20:32

Citation :
Bundeswehr


PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 31 Aoû 2017 - 21:35

Citation :
La Belgique renforcera ses effectifs au Mali


Par: rédaction
31/08/17 - 07h32 Source: Belga


© belga.


Une unité belge de reconnaissance, ainsi qu'une équipe de renseignement humain intégreront la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma) en 2018, a indiqué le général-major Jean-Paul Deconinck qui commande cette mission depuis le mois d'avril. Deux hélicoptères NH90, ainsi qu'un avion de transport C-130 seront également affectés à cette opération onusienne l'année prochaine, a-t-il confirmé.


Le Mali constitue aujourd'hui le principal théâtre d'opérations de l'armée belge à l'étranger. Plus de 180 militaires sont actuellement actifs au sein de la mission européenne de formation EUTM, dont le général de brigade belge Bart Laurent assure actuellement le commandement militaire.

La Belgique cédera la responsabilité de cette mission à l'Espagne dès la fin du mois de janvier 2018. Son effectif se réduira en conséquence, seule une vingtaine de Belges restant actifs dans l'EUTM une fois cette date arrivée.

La présence belge dans cet Etat du Sahel devrait néanmoins persister, puisqu'elle se renforcera parallèlement dans la Minusma, qui constitue la quatrième plus importante opération de maintien de la paix de l'ONU dans le monde.

Une unité de reconnaissance belge, le bataillon Istar basé à Heverlee, sera ainsi déployée dès l'an prochain au Mali, a indiqué le général-major Deconinck à l'agence Belga dans le cadre de la visite du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders au Mali. Une équipe belge de renseignement humain ralliera également le Mali en 2018, a-t-il ajouté.

Le chef de la Minusma se félicite de cette nouvelle affectation, estimant que le bataillon Istar "sera bien plus utile au Mali qu'il ne l'est devant les ambassades".

Le bataillon Istar participe actuellement à l'opération Vigilant Guardian (OVG), qui voit le déploiement de militaires dans les rues de Bruxelles et d'autres grandes villes du pays.

Jean-Paul Deconinck s'est montré critique envers Vigilant Guardian à plusieurs reprises lorsqu'il commandait la composante Terre de la Défense. Mardi, il a réitéré ses réserves sur cette opération qui a démarré en janvier 2015, estimant que "le Sahel est bien plus important qu'OVG pour la Belgique".

http://www.7sur7.be/7s7/fr/1505/Monde/article/detail/3247047/2017/08/31/La-Belgique-renforcera-ses-effectifs-au-Mali.dhtml
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mar 5 Sep 2017 - 19:54

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mar 5 Sep 2017 - 23:37

Citation :
Mali: deux Casques bleus tués, deux autres blessés dans l'explosion d'une mine


AFP 05/09/2017


Deux Casques bleus ont été tués et deux autres grièvement blessés mardi lorsque leur véhicule a heurté "une mine ou un engin explosif" dans le nord-est du Mali, a annoncé la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

"Un véhicule faisant partie d'un convoi logistique de la Minusma a heurté une mine ou un engin explosif à environ 15 km d'Aguelhok (région de Kidal) alors qu'il se rendait en direction de Tessalit", a précisé la Minusma dans un communiqué.
"L'explosion a entraîné la mort de deux Casques bleus. Deux autres, grièvement blessés, ont immédiatement été évacués par la Minusma pour recevoir des soins médicaux appropriés", poursuit le texte.

La force de l'ONU, qui compte quelque 11.000 militaires, 1.700 policiers et près de 1.200 civils, "condamne fermement ces actes terroristes destinés à paralyser les opérations et la mise en œuvre du mandat de la mission dans cette partie du Mali et qui frappent indistinctement le personnel des Nations unies ou des civils innocents", indique le communiqué.

Quelques heures plus tôt, le Conseil de sécurité de l'ONU avait adopté à l'unanimité une résolution créant un régime général de sanctions pour le Mali, où les entraves au processus de paix et de réconciliation se multiplient.
Le texte prévoit la possibilité d'interdictions de voyages et de gels d'avoirs mais n'identifie pas à ce stade les individus ou entités contrevenant à ses dispositions.

Le Conseil de sécurité "est gravement préoccupé par la situation sécuritaire volatile, notamment par le développement d'activités criminelles et terroristes dans le centre et le sud du Mali comme par l'intensification des trafics de drogue et d'êtres humains" dans le pays, est-il écrit dans la résolution.

Au cours des derniers mois, la violence a redoublé au Mali avec des violations répétées de cessez-le-feu et des attaques contre des Casques bleus présents dans le pays pour accompagner l'accord de 2015.
Au 1er juillet, 83 membres du personnel de la Minusma avaient été tués et 491 avaient été grièvement blessés lors d'incidents hostiles depuis juillet 2013, selon le site de la force de l'ONU.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à el-Qaëda. Ces groupes ont en grande partie été chassés en 2013 à la suite d'une intervention militaire française qui se poursuit encore. Mais des zones entières du pays échappent toujours au contrôle des forces maliennes et étrangères.

https://www.lorientlejour.com/article/1070916/mali-deux-casques-bleus-tues-deux-autres-blesses-dans-lexplosion-dune-mine.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 14 Sep 2017 - 17:28

Citation :
Mali : Deux jihadistes tués lors d’un accrochage avec des militaires français


Posté dans Afrique, Forces terrestres, Opérations par Laurent Lagneau Le 14-09-2017




Lors du point de presse hebdomadaire du ministère des Armées, ce 14 septembre, le porte-parole de l’État-major des armées (EMA), le colonel Patrick Steiger a indiqué, qu’un accrochage avait eu lieu entre un groupe jihadiste et la force française Barkhane, au sud de Gao, au Mali.

« Le recoupement de différents indices a permis l’identification de campements de groupes armés terroristes » à Ndaki, près de la frontière avec le Burkina Faso, a commencé par expliquer le colonel Steiger.

D’où la décision de lancer une opération dans ce secteur, à l’aube du 8 septembre. Ainsi, des groupes de commandos parachutistes et de montagne ont été héliportés dans les envions de Ndaki, avec l’appui d’hélicoptères d’attaque Tigre et d’avions Mirage 2000. Des drones MQ-9 Reaper – pas encore armés – ont également été mobilisés.

« Les commandos ont été pris à partie, ont riposté, tuant deux membres des groupes armés terroristes avant de s’emparer de l’objectif », a affirmé le porte-parole de l’EMA. Puis, ils ont détruit des « pick-up et des motos » et saisi des fusils d’assaut AK-47 (Kalachnikov), des munitions et des éléments servant à réaliser des engins explosifs improvisés.

L’EMA n’a pas précisé les effectifs du groupe jihadiste visé, ni si la force Barkhane a fait des prisonniers dans leurs rangs.

Par ailleurs, les jours qui viennent vont être cruciaux pour la future force du G5 Sahel, qui viendra s’ajouter à Barkhane et la mission des Nations unies (MINUSMA). Alors que son quartier général a été installé, le 9 septembre, à Sévaré, au Mali, et que la France soutient qu’elle pourra commencer ses opérations à partir d’octobre, la question de son financement reste toujours à régler. En réalité, aucune avancée n’a été constatée depuis le sommet de Bamako, qui s’est tenu en juillet.

Aussi, les dirigeants du G5 Sahel (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) compte sur l’Assemblée générale des Nations unies pour faire avancer ce dossier. Pour le moment, les fonds promis par la France (70 véhicules tactiques, soit 8 millions d’euros) et l’Union européenne (50 millions) sont loin d’atteindre les 450 millions nécessaires à son fonctionnement.

Photo : Archive

http://www.opex360.com/2017/09/14/mali-deux-jihadistes-tues-lors-dun-accrochage-avec-des-militaires-francais/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 15 Sep 2017 - 23:30

Citation :
Mali: deux militaires tués et un disparu à Ménaka


AFP 15/09/2017


Deux membres de la Garde nationale malienne ont été tués, un est "porté disparu" et un autre a été blessé dans l'attaque de leur véhicule jeudi à Ménaka, dans le nord du Mali, ont annoncé vendredi les Forces Armées maliennes (FAMa).

"Des hommes armés non identifiés ont attaqué à Ménaka un véhicule des FAMa aux environ de 16H00 (locales et GMT). Cette attaque a fait deux morts, un blessé et un porté disparu, tous des personnels de la Garde nationale", a affirmé dans un communiqué l'armée malienne.
"Le véhicule a été emporté", précise le texte.

Le 6 septembre, un soldat malien avait déjà été tué lors d'une tentative de vol de leur véhicule sur le marché de la même ville de Ménaka.

Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes ont en grande partie été chassés en 2013 à la suite du lancement, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale qui se poursuit encore actuellement.
Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes et étrangères, qui sont régulièrement la cible d'attaques.

Cinq pays de la région sont en train de mettre en place, avec le soutien notamment de la France et de l'Allemagne, une nouvelle force antijihadiste baptisée G5 Sahel.

Le président malien Ibrahim Boubacar Keita a inauguré le 9 septembre à Sévaré, dans le centre du Mali, le poste de commandement central de cette force conjointe qui comptera à terme 5.000 hommes issus des pays de la zone sahélo-saharienne (Mali, Niger, Tchad, Burkina Faso et Mauritanie) en butte aux attaques et attentats des jihadistes.
Cette force est encore en formation. Son financement est loin d'être bouclé: seulement 50 millions d'euros ont été promis sur les 450 jugés nécessaires.

https://www.lorientlejour.com/article/1072904/mali-deux-militaires-tues-et-un-disparu-a-menaka.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 20 Sep 2017 - 17:59

Citation :
20.09.2017

Les positions onusiennes de Kidal attaquées ce mercredi matin




Mardi, un véhicule de la Minusma avait heurté un engin explosif improvisé dans le quartier d'Aliyou à Kidal. Ce mercredi matin, c'est une attaque multiple qui a visé plusieurs cantonnements dans la même ville malienne.

Anthony Fouchard, notre correspondant au Mali, résume:
Un large panache de fumée noire et d'intenses échanges de tirs, voilà ce que l'on peut voir sur une vidéo amateur qui circule sur les réseaux sociaux. L'attaque a eu lieu vers 5h ce matin, "une dizaine d'obus de mortiers et des roquettes ont explosé autour et dans l'enceinte du camp des Nations-Unies à Kidal, précise Olivier Salgado le porte-parole de la Minusma. Une seconde attaque, quasi simultanée, a visé un poste avancé des casques bleus, à 5 km à l'est du camp principal. Le mode opératoire est encore incertain mais selon plusieurs témoignages concordants, des assaillants auraient utilisé des lance-roquettes pour viser les positions des soldats. Ces deux attaques ont fait d'important dégâts matériels, au moins un véhicule de l'Onu ayant été détruit. Heureusement aucune victime n'est à déplorer. Aucun bilan n'est disponible du côté des assaillants. L'armée française a aussitôt dépêché des militaires sur le terrain pour appuyer les forces onusiennes, et elle a mis en œuvre des moyens aériens. A Kidal sont stationnés des éléments des 13e BCA et du 4e régiment de Chasseurs.

Par ailleurs, toujours mercredi matin, un convoi des forces armées maliennes (FAMA), quittant Ménaka pour Ansongo, est tombé dans une embuscade. Deux véhicules ont été détruits et au moins un mort et deux blessés.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/09/20/les-bases-de-kidal-attaquees-ce-mercedi-matin-18530.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 21 Sep 2017 - 18:31

Citation :
mercredi 20 septembre 2017

L'été chaud de Barkhane



4 VAB ont sauté sur des engins explosifs à Barkhane, rien qu'au moins de juillet. Hier, le CEMAT n'a pas épargné aux députés la réalité des opérations au Sahel (pas meilleure à Chammal), à l'heure où ils vont écrire leurs premiers rapports budgétaires, possiblement amener des amendements, et voter.

En juillet, aucun des occupants de ces VAB n'en est mort, ce qui reste miraculeux, dans la lutte toujours incertaine, du VAB, pas toujours surblindé, contre les mines et les engins improvisés. L'ancien CEMA l'avait rappelé, 60% des véhicules qu'il s'était résigné à employer au Sahel n'étaient pas blindés. La situation s'est lentement améliorée après une longue série d'explosions conclue par une mortelle, dans laquelle trois tringlots avaient perdu la vie, le 12 avril 2016. Sans que cela plombe les surcoûts opex de l'année, on avait donc déployé les éléments du DOIP qui n'attendaient que cela, depuis des mois. Mais les djihadistes ont déjà la parade, l'armée de terre doit donc encore investir pour éviter de remplir la cour des Invalides de cercueils.

En moyenne 20 VAB laissent leur peau en opex face aux mines et IED : rien qu'en un mois, 20% du total de l'année a quitté les rôles de l'armée de terre.
A peine élu, lors de sa venue au Sahel, le PR s'est insurgé contre la pauvreté des moyens confiés aux soldats français au Sahel, promettant une rallonge de 200 MEUR en 2018 (1). Mais on le sait, à court terme, les militaires français doivent continuer à faire avec ce qu'ils ont : les engins explosifs ont continué à sauter depuis juillet.

Malgré le charbon mis dans la chaudière des opex, à coup d'urgences opérations, il n'y aura pas d'améliorations techniques disponibles avant plusieurs mois (les IED sont une menace vraiment nouvelle, excusez...). Ces urgences opérations ne sont pas concernées par les coupes de 850 MEUR décidées en juillet. Une petite victoire pour les Barkhaniens, et les Chammaliens du nord.

(1) annoncée à Gao lors de son voyage, puis confirmée le soir du 13 juillet.


Malgré une architecture relativement protégeante, les VAB sautent, comme les autres véhicules, sur les mines posées par les djihadistes
sahéliens. Photo JMT

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/09/lete-chaud-de-barkhane.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 22 Sep 2017 - 18:26

Citation :
22.09.2017

Un général de gendarmerie français à la tête de la mission EUCAP Sahel Mali




Le général de brigade Philippe Rio (au centre sur le photo), commandant de la Force de Gendarmerie Européenne jusqu'en juin dernier, a été nommé le 15 septembre à la tête de la mission EUCAP Sahel Mali qui vise au renforcement des capacités des forces de sécurité intérieure (FSI) maliennes.

Général depuis 2016, Philippe Rio va prendre ses fonctions le 1er octobre et sa mission prendra fin le 14 janvier prochain, présente date de fin du mandat de cette mission approuvée le 15 avril 2014, par le Conseil de l'Union européenne.

La mission européenne est officiellement dirigée jusqu’au 1er octobre par le diplomate allemand Albrecht Conze, nommé en mai 2014.

En février 2016, alors commandant de la FGE, le général Rio s’était rendu au Mali pour rencontrer les personnels de la FGE dans la mission EUCAP SAHEL Mali

La Gendarmerie nationale est fortement impliquée dans la stratégie du Ministère de l'Intérieur visant à limiter, par des engagements internationaux ciblés, l'impact du terrorisme et des grands phénomènes criminels transnationaux sur notre pays et sur l'espace européen. Dans ce cadre, elle présente régulièrement des candidats aux profils adéquats pour armer les postes ouverts par le Service Européen pour l'Action Extérieure, aussi bien à Bruxelles que dans les délégations de l'Union Européenne, les missions de formation militaire (EUTM) ou de construction de capacité civile (EUCAP) déployées en zones de crise.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/09/21/un-general-de-gendarmerie-francais-a-la-tete-de-la-mission-e-18538.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Dim 24 Sep 2017 - 18:31

Citation :
Mali: au moins trois Casques bleus tués dans une attaque contre un convoi


AFP 24/09/2017


Au moins trois Casques bleus de l'ONU au Mali ont été tués dimanche dans une attaque à l'engin explosif contre leur convoi dans le nord du pays, a-t-on appris de sources concordantes.

La Mission des Nations unies au Mali (Minusma) a annoncé dans un communiqué un "premier bilan" de trois morts et cinq blessés graves dans cette attaque lancée vers 07H00 GMT, contre "un convoi sur l'axe Anefis-Gao", qu'ils escortaient.

L'armée bangladaise a annoncé à Dacca que les Casques bleus étaient issus de ses rangs, faisant état d'un bilan de trois morts et quatre blessés. L'armée bangladaise a souligné dans un communiqué que son contingent au sein de la force de l'ONU avait repoussé une autre attaque samedi.

Le numéro deux de la Minusma, Koen Davids, cité dans le communiqué de l'ONU, a condamné l'attaque, réitérant "avec force l'engagement de la Minusma auprès du gouvernement du Mali et des mouvements signataires dans leurs efforts de mise en oeuvre de l'accord de paix" de 2015.

Le 5 septembre, deux Casques bleus de la Minusma avaient été tués et deux grièvement blessés dans une attaque similaire au passage de leur véhicule qui faisait partie d'un convoi logistique dans le nord-est du Mali.

Déployée depuis juillet 2013, la Minusma est la mission de maintien de la paix de l'ONU la plus coûteuse en vies humaines depuis la Somalie (1993-1995), avec plus de 80 Casques bleus tués en opération.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à el-Qaëda à la faveur de la déroute de l'armée face à la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Ces groupes en ont été en grande partie chassés à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative de la France, d'une intervention militaire internationale, qui se poursuit actuellement.
Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes et étrangères, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l'application accumule les retards.

https://www.lorientlejour.com/article/1074345/mali-au-moins-trois-casques-bleus-tues-dans-une-attaque-contre-un-convoi.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 28 Sep 2017 - 20:11

Citation :
Barkhane : Des systèmes d’ouverture d’itinéraire miné ont enfin été déployés au Mali


Posté dans Afrique, Forces terrestres, Opérations par Laurent Lagneau Le 28-09-2017




Étant donné que les pertes humaines subies par la force française Barkhane (mais aussi par la Minusma, la mission des Nations unies au Mali) sont en grande partie dues aux engins explosifs improvisés et autres mines placés par les groupes jihadistes sur les pistes, l’on pouvait se demander la raison pour laquelle des moyens aptes à faire à cette menace n’avaient pas encore été déployés au Sahel.

D’autant plus que, depuis l’opération Pamir en Afghanistan, l’armée de Terre, en particulier le 13e Régiment du Génie, dispose de 15 blindés multimissions Aravis, offrant une protection de niveau 4, de 3 véhicules MRAP (Mine Resistant Ambush Protected) de type Buffalo et de Systèmes d’ouverture d’itinéraires minés (SOUVIM 1).

En avril 2016, après la mort de trois soldats du 511e Régiment du Train (RT) au Mali, l’État-major des armées (EMA) s’était enfin décidé à doter la force Barkhane de véhicules Aravis pour renforcer la protection des équipes EOD (Explosive Ordnance Disposal, démineurs) et suppléer les Véhicules de l’avant blindé EOD (VAB EOD). Mais il n’était toujours pas question de sortir les SOUVIM 1 de leur garage, à Valdahon alors qu’ils auraient été bien utiles pour ouvrir les itinéraires.

Mais c’est désormais chose faite. En effet, l’EMA vient d’annoncer l’arrivée, ces dernières semaines, à Gao, puis à Kidal et Tessalit, des Systèmes d’ouverture d’itinéraire miné de seconde génération (SOUVIM 2).

Le SOUVIM de base se compose d’un véhicule détecteur de mines (le VDM) et d’un véhicule tracteur de remorque (le VTR). Le premier dispose de deux panneaux détecteurs, ce qui lui permet de déceler les éléments métalliques d’un IED ou d’une mine enfouis jusqu’à 50 cm de profondeur. Et cela sur une largeur de 3,05 mètres. L’emplacement des objets éventuellement détectés est ensuite marqué avec liquide coloré.

Quant au second, il dispose des équipements similaires au VDM. Mais il est en plus muni de trois remorques lestées qui, dotées de roues fusibles, sont susceptibles de déclencher, par leur masse, les IED indétectables sur une largeur de 3,05 mètres.

Puis, il a été décidé d’améliorer ces engins, acquis en Afrique du Sud. Ce qu’ont fait les groupes MBDA et SERA. Ainsi, deux configurations sont désormais possibles.

Un premier attelage comprend un VDM à pneus basse pression et d’une remorque déclencheuse de mines (RDM 1) à pression. Il est équipé d’un leurre de mines à influence, d’un leurre infrarouge et d’un dispositif de déclenchement des mines à antenne. En outre, il dispose d’une signature thermique atténuée. Il peut rouler sur les mines antichar sans les déclencher (leurre massique) et il laisse, dans son sillage, un balisage visuels destinés au passage du deuxième attelage et du convoi à sécuriser.

Le second attelage est constitué par un VTR et deux remorques déclencheuses de mines (RDM 2 et 3). Il est doté d’un dispositif optique de suivi de trace qui lui permet de circuler en sécurité sur la partie déminée de l’itinéraire après le passage du premier attelage. Quant aux RDM 2 et 3, leur rôle est de déclencher les mines à pression sur une plus grande largeur.

D’après l’armée de Terre, le SOUVIM 2 est en mesure de sécuriser 150 kilomètres d’itinéraire en 8 heures.

« Le SOUVIM 2 offre une capacité de détection supplémentaire aux profits des unités du génie, en pouvant prendre seul la tête d’un convoi sur de longues distances. Cette autonomie, et son efficacité pour détecter un panel très large de mines et de pièges, permettent de gagner des délais de progression lors des déplacements en convois, tout en optimisant la protection des soldats », explique l’EMA.

http://www.opex360.com/2017/09/28/barkhane-des-systemes-douverture-ditineraire-mine-ont-enfin-ete-deployes-au-mali/
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mar 3 Oct 2017 - 18:20

Citation :
Mali: le patron de l'ONU dénonce l'absence de progrès politiques


AFP 03/10/2017


Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, dénonce l'absence de progrès politique au Mali pour appliquer l'accord de paix de 2015, liée selon lui à la recrudescence des violences dans ce pays, dans un rapport au Conseil de sécurité publié lundi.

"Je suis profondément préoccupé par les développements récents au Mali, en particulier la reprise de violents affrontements entre les groupes armés signataires (de l'accord de 2015) et les turbulences politiques entourant le référendum constitutionnel", souligne-t-il dans ce document.
"Malheureusement, presque aucun progrès n'a été réalisé dans l'application de l'Accord de paix et de réconciliation au Mali", ajoute-t-il. "Alors que le pays entre dans une période électorale intense, s'achevant avec une présidentielle en 2018, le soutien inébranlable et l'engagement des parties signataires en faveur du processus de paix sont des pré-requis pour éviter de descendre dans un cercle vicieux de violence et de chaos, compromettant l'avenir du Mali et ses chances d'une paix durable", affirme Antonio Guterres.

Le secrétaire général de l'ONU regrette en particulier l'absence de progrès administratifs et institutionnels à Kidal (nord) et Tombouctou (centre), ce qui "envoie de mauvais messages".

Antonio Guterres s'inquiète aussi dans son rapport "de la menace croissante" posée par des groupes terroristes à des pays voisins comme le Niger ou le Burkina Faso. A cet égard, "il appelle la communauté internationale à soutenir" la prise en charge régionale de la lutte contre le terrorisme, notamment via la création d'une force militaire conjointe à cinq pays du Sahel (Mauritanie, Burkina Faso, Mali, Niger, Tchad).
Cette force "peut aussi contribuer à un environnement propice pour la Minusma (force de l'Onu au Mali), afin qu'elle applique pleinement son mandat", observe-t-il. "Le succès de la force conjointe et celui de la Minusma sont intrinsèquement liés aux progrès du processus de paix au Mali", souligne-t-il.
La force Minusma de l'ONU compte quelque 13.000 hommes au Mali.

https://www.lorientlejour.com/article/1076070/mali-le-patron-de-lonu-denonce-labsence-de-progres-politiques.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Lun 9 Oct 2017 - 23:20

Citation :
Nord du Mali: manifestations à répétition contre les forces françaises


AFP 09/10/2017


Des habitants de Kidal, dans le nord-est du Mali, ont manifesté lundi, pour la troisième fois depuis vendredi, pour réclamer le départ de la force française Barkhane de cette ville contrôlée par d'anciens rebelles touareg, ont indiqué des témoins.

"Nous avons manifesté et nous continuerons de manifester parce que les troupes françaises doivent dégager", a déclaré à un journaliste de l'AFP l'un des organisateurs de la manifestation, Ali Ag Mahmoud. "Elles n'ont rien à faire ici. Elles sont trop brutales, elles interviennent sans précaution dans des domiciles privés".

Les militaires de Barkhane "sont effectivement récemment intervenus dans une maison privée, fortement soupçonnée d'appartenir à un présumé trafiquant, présumé proche des jihadistes. Ca n'a pas plus à une partie de la population", a indiqué à l'AFP une source étrangère présente au Mali.

La manifestation de lundi fait suite à d'autres rassemblements, qui s'étaient déroulés vendredi et dimanche dans ce fief des ex-rebelles touareg où le gouverneur nommé par l'Etat malien n'a pu rejoindre son poste que fin août, après trois années d'absence du représentant du gouvernement de Bamako. On pouvait lire "Barkhane dégage" et "Quittez Kidal" sur des calicots et banderoles déployés vendredi, selon des témoins.

Au cours de la manifestation de dimanche, des civils ont jeté des cailloux sur les véhicules appartenant aux militaires de Barkhane, obligeant les conducteurs à rouler à vive allure pour se mettre à l'abri, selon un témoin. Des arbres ont été brûlés et les commerces ont baissé leurs rideaux pendant ces rassemblements, ont précisé des habitants. Les manifestations se sont déroulées en face du camp de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) de Kidal, qu'occupent également les forces de Barkhane.

La France a lancé une intervention militaire internationale d'urgence en 2013 pour stopper des groupes jihadistes, proches d'el-Qaëda, qui occupaient le nord du Mali.
Les jihadistes en ont été en grande partie chassés par l'opération Serval - devenue Barkhane, 4.000 hommes -, qui se poursuit encore dans cinq pays (Tchad, Niger, Mali, Mauritanie, Burkina Faso) de la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe.
Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l'ONU, régulièrement visées par des attaques meurtrières, malgré la signature en mai-juin 2015 d'un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes mais dont l'application enregistre d'importants retards.

https://www.lorientlejour.com/article/1077231/nord-du-mali-manifestations-a-repetition-contre-les-forces-francaises.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 12 Oct 2017 - 16:21

Citation :
Manifestations anti-Barkhane à Kidal, une « manipulation » selon le commandement de la Force française

 Par Ibrahima Bayo Jr.            |     11/10/2017, 13:27   |   681   mots


L'opération Barkhane a été lancée le 1er août 2014 dans la région du Sahel. Sa force militaire compte
aujourd'hui quelque 4 000 militaires. (Crédits : Reuters)

     
«Barkhane dégage !» ou encore «Quittez Kidal !». Depuis trois jours à Kidal, les manifestations s’enchaînent pour réclamer le départ des troupes françaises de la Force Barkhane accusées d’atteinte à la vie privée, voire de brutalité sur les habitants. Un sentiment d’agacement généralisé face à leur présence qui contribue pourtant à la sécurisation de cette ville sous le contrôle d’anciens rebelles Touaregs. Joint par «La Tribune Afrique», le Commandement de la Force Barkhane voit dans ces manifestations une «manipulation» des populations. Par qui ? Explications.


Les troupes françaises de Barkhane sont-elles devenues non grata dans la région de Kidal ? En tout cas, dans ce nord-Mali où elle a pris le relais de Serval, l'opération Barkhane fait face à une grogne des Kidalois qui tiennent quasi-quotidiennement depuis ce vendredi 6 octobre des manifestations pour réclamer le départ des troupes françaises de cette région contrôlée par d'anciens rebelles Touaregs.

«Barkhane dégage !», «Quittez Kidal !», la grogne kidaloise persiste

En mois d'une semaine, entre une cinquantaine et une centaine de personnes sont descendues dans les rues avec des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : «Barkhane dégage !» ou encore «Quittez Kidal !». Qu'est-ce qui provoque donc l'ire des Kidalois au point d'en venir à vouloir le départ des troupes françaises pourtant essentielles à la sécurisation de la région ?

Tout commence le 1er octobre avec une intervention d'éléments de la Force Barkhane, «sur la base de renseignements parfaitement recoupés», précise-t-on au Commandement de la Force, joint par La Tribune Afrique.


«Du matériel conséquent dont de l'armement et des munitions a été saisi dans les habitations. Le personnel y résidant a donc des comptes à rendre à la justice, car ce matériel aurait pu tuer aussi bien des soldats que des civils. Ce qui n'a pu être saisi a été détruit pour éviter un emploi pour des actions terroristes», explique un porte-parole de la Force Barkhane.

«Ceux qui n'avaient rien à se reprocher, mais qui se trouvaient suspectés d'être en relation avec des groupes terroristes, ont été naturellement relâchés. Toute autre explication n'est que pure manipulation».

L'intervention de trop ? Banderoles hostiles aux troupes françaises en main, des Kidalois se sont rassemblés entre le 6 et le 9 octobre devant le camp de la Mission des Nations Unies au Mali (Minusma) de Kidal, qui sert également de siège aux forces de Barkhane, pour dénoncer des atteintes à leur vie privée, voire des brutalités.

«Nous avons manifesté et nous continuerons à manifester parce que les troupes françaises doivent dégager. Elles sont trop brutales, elles interviennent sans précaution dans des domiciles privés» , avait expliqué à l'AFP, Ali Ag Mahmoud, l'un des organisateurs de la manifestation.

«Manipulation» !

«Concernant les manifestations, elles ont rassemblé sur trois jours entre 50 et 200 personnes indiscutablement manipulées, et cherchant parfois à nous mettre à la faute en poussant des enfants au premier rang le tout filmé par des jeunes aux visages camouflés», réplique le Commandement de Barkhane.

Pour autant, n'est-ce pas Barkhane qui commence à devenir impopulaire dans la région ? «Non !», répond un porte-parole du service de communication. «[...] Barkhane n'est pas impopulaire, mais elle gène une partie nuisible de la population, mais qui arrive encore à instrumentaliser une frange de la population», ajoute-t-on.


«Barkhane est la prolongation de cette opération [Serval, NDLR] et la grande majorité des Maliens reconnaît le travail réalisé au profit de la population. En revanche, Barkhane est une force qui agit et donc qui mène des actions qui gênent évidemment tous les groupes armés qui ne s'inscrivent pas dans l'Accord de Paix et de Réconciliation préférant des actions terroristes ou de trafics liés aux terroristes», précise le porte-parole de la Force Barkhane.

Barkhane, pas déconnectée des populations

Du côté des manifestants, on affiche la détermination des premiers jours à poursuivre le mouvement de protestation anti-Barkhane. Une collaboration des Kidalois avec cette force serait pourtant bénéfique pour la sécurisation de cette région, cible régulière d'attaques visant des soldats français et partenaires mais aussi des civils. Loin de calmer la grogne, la Force Barkhane tente même des projets sociaux pour redorer son image.
«Nous ne vivons pas déconnectés de la population, des autorités, des chefs coutumiers et religieux, avec qui nous entretenons de bonnes relations», assure le commandement de cette force de 4 000 hommes déployés entre le Tchad, le Niger, le Mali, la Mauritanie et le Burkina Faso.

http://afrique.latribune.fr/politique/2017-10-11/manifestations-anti-barkhane-a-kidal-une-manipulation-selon-le-commandement-de-la-force-francaise-753713.html  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 26 Oct 2017 - 18:01

Citation :
26.10.2017

15 membres d'un groupe armé terroriste tués ou capturés par Barkhane au Mali




Lors du point presse de ce jeudi matin, l'EMA a annoncé que 15 membres du groupe terroriste Ansar dine ont été "mis hors de combat" (tués ou capturés) dans le secteur d'Abeibara, près de la frontière entre le Mali et l'Algérie.



L'opération, qui a eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, aurait débuté avec une frappe aérienne, avant une intervention au sol des soldats de Barkhane et de la force Sabre.

Selon l'EMA, après une "frappe de Mirage 2000, des tirs (d'hélicoptère) Tigre", l'intervention au sol s'est soldée par la "mise hors de combat" de 15 combattants ennemis. Aucune perte française lors de cette opération qui "témoigne que la France conserve toutes ses capacités d'intervention dans le nord du Mali", précise-t-on à l'EMA.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/10/26/15-membres-d-un-groupe-armee-terroriste-tues-par-barkhane-au-18704.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 26 Oct 2017 - 21:56

Citation :
Mali : trois Casques bleus tués et deux blessés par l'explosion d'une mine dans le Nord


AFP 26/10/2017


Trois Casques bleus de l'ONU au Mali ont été tués jeudi, et deux blessés, lorsque leur véhicule a heurté "une mine ou un engin explosif improvisé" dans le nord du pays, a indiqué la Mission des Nations unies au Mali (Minusma).

Le véhicule "escortait un convoi logistique" sur l'axe Tessalit-Aguelhok, au nord de Kidal, lorsqu'il a heurté l'engin explosif vers 14H30 GMT, a précisé la Minusma dans un communiqué, en indiquant que le bilan était encore "provisoire".

https://www.lorientlejour.com/article/1080591/mali-trois-casques-bleus-tues-et-deux-blesses-par-lexplosion-dune-mine-dans-le-nord.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 27 Oct 2017 - 21:59


_________________

""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
        Qu'importe que je lutte pour une cause injuste puisque je suis de bonne foi""


“L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace.”

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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Dim 5 Nov 2017 - 23:26

Citation :
Onze soldats maliens prisonniers tués après un raid français


AFP 05/11/2017


Onze militaires maliens prisonniers d'un groupe jihadiste au Mali ont été tués fin octobre dans la région de Kidal (nord-est) après "un raid anti-terroriste" de l'armée française, ont indiqué dimanche à l'AFP des sources militaires maliennes.
"Nous avons assez d'éléments pour le dire: début octobre, nous avons reçu des preuves de vie de nos militaires capturés par les terroristes. Dans la nuit du 23 au 24 octobre, après +un raid anti-terroriste+, nos militaires ont été tués. Nous avons échangé avec les Français sur le sujet", a déclaré dimanche à l'AFP un responsable du ministère malien de la Défense.
Des photographies des corps des soldats maliens tués ont permis de "recouper les informations", et de confirmer leur identité "sans grand risque de se tromper", a poursuivi la même source.
Une autre source militaire malienne a précisé qu'à l'issue du raid et du ratissage d'un camp jihadiste par l'armée française, "des militaires maliens faits prisonniers par les jihadistes entre juillet 2016 et mars 2017 ont été tués".
Les soldats maliens tués étaient détenus par le "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", organisation jihadiste née de la fusion de plusieurs groupes du Sahel et dirigée par le Touareg malien Iyad Ag Ghaly.
Après cet incident, l'Etat-major des armées françaises avait indiqué "qu'un groupe armé terroriste affilié à Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a été mis hors de combat et quinze jihadistes tués par l'armée française dans le nord du Mali.
"Barkhane refuse de commenter la propagande jihadiste. (....) Nous confirmons avoir détruit un camp jihadiste", avait aussi déclaré la semaine dernière un responsable de la communication de Barkhane.
Cette déclaration survenait peu après la diffusion d'un communiqué du "Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans", qui avait publié des photos présentées comme celles de corps de militaires maliens et de jihadistes tués dans l'opération française.
"L'armée française croisée injuste a procédé à 03H00 du matin (dans la nuit du 23 au 24 octobre) avec un avion de type "Mirage" à un raid aérien entrainant la mort des onze prisonniers de l'armée malienne qui se trouvaient sur place sous la surveillance d'un groupe de moujahidine", selon ce communiqué, publié en français et en arabe.
Plusieurs journaux et sites d'informations du Mali ont cette semaine rapporté que les autorités françaises ont reconnu une "bavure" devant des autorités maliennes, notamment le ministre de la Défense.
Quelque 4.000 militaires français sont déployés dans la bande sahélo-saharienne, une zone vaste comme l'Europe, dans le cadre de l'opération Barkhane.

https://www.lorientlejour.com/article/1082325/onze-soldats-maliens-prisonniers-tues-apres-un-raid-francais.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mer 8 Nov 2017 - 17:41

Citation :
08.11.2017

Otages ou transfuges: 11 soldats maliens ont-ils été mis "hors de combat" par Barkhane?



Qui a péri lors du raid mené dans la nuit du 23 au 24 octobre 2017 par les forces françaises dans la région d'Abeïbara? L'EMA avait annoncé la mise hors de combat de 15 combattants ennemis.



Or, des sources maliennes ont affirmé peu après que des soldats maliens faits prisonniers par les djihadistes figuraient parmi les quinze tués. Le ministère malien de la Défense s'était fendu d'un communiqué dès le 31 octobre:



Les combattants terroristes du groupe Jamaat Nosrat al-Islam wal-Mouslimin (JNIM) avaient eux aussi affirmé que les 11 otages avaient péri lors du bombardement et que trois de leurs combattants dont un "commandant" avaient aussi été tués en affrontant les soldats français.

Ces soldats avaient été capturés entre juillet 2016 et mars 2017; des images de leur captivité avaient été diffusées en octobre par les djihadistes. Six soldats maliens capturés y apparaissent ensemble.

Mardi soir, l'AFP citait un responsable malien de la Défense déclarant sous le couvert de l'anonymat: "Nos militaires prisonniers des jihadistes ont bel et bien été tués lors de l'opération anti-terroriste des Français dans le nord du Mali". Cet officiel ajoutait qu'une délégation française reçue au ministère avait "reconnu les faits".

L'EMA français a diffusé, également mardi soir, un communiqué dont voici l'intégralité:
"Le mardi 7 novembre 2017, le général commandant la force Barkhane s’est entretenu avec le général chef d’état-major général des forces armées maliennes au sujet du raid mené dans la nuit du 23 au 24 octobre 2017 par les forces françaises dans la région d’Abeïbara contre un campement dépendant du groupe terroriste Ansar Eddine, impliqué depuis de nombreuses années dans des attaques meurtrières contre les forces armées maliennes. Cette action avait permis la mise hors de combat de quinze terroristes dont l’un s’est avéré être un lieutenant d’Iyad Ag Ghali, spécialisé dans le recrutement et la formation des terroristes d’Ansar Eddine. L’entretien faisait suite à une première réunion de travail tenue le 31 octobre. Il a permis aux forces françaises de faire un point sur les éléments confirmant la caractérisation formelle de ce campement et son identification sans erreur possible comme un camp d’entraînement terroriste, du fait d’un travail précis de renseignement militaire. Ce travail n’a à aucun moment permis de détecter la présence sur ce site de militaires maliens, capturés ou enrôlés par le groupe terroriste. Il a également été proposé aux autorités militaires maliennes l’appui de la force Barkhane dans le cas où ces dernières souhaiteraient réaliser une mission de recueil d’information sur le site."

On y mentionne bien des "militaires maliens, capturés ou enrôlés par le groupe terroriste", mais sans reconnaître leur mort mais bien celle de "quinze terroristes". Un chiffre que l'EMA a reconfirmé ce mercredi, précisant qu'il correspondait aux effectifs totaux présents dans le campement visé et que les personnes présentes étaient libres de leurs mouvements.

Côté français, on rappelle aussi que toute opération est précédée d'une intense et longue procédure de renseignement. "C'est évident qu'on ne frappe pas sur la base d'un renseignement non vérifié" appuie un pilote de chasse français de Niamey.

Incohérences. Comme le constate Anthony Fouchard, le correspondant d'Ouest-France au Mali, plusieurs incohérences persistent.

Le ministère de la Défense du Mali affirme s'appuyer sur des photos des soldats décédés pour affirmer qu'il s'agit bien de militaires maliens capturés par le JNIM. Dans un document confidentiel de l'armée malienne, les photos de six des otages sont positionnées à côté de celles des présumés militaires maliens victimes du raid. L'analyse du ministère de la Défense du Mali est ensuite très sommaire. Pour certains des militaires "un nez aplati", ou "l'écartement des dents" permet "sans grand risque de se tromper" d'affirmer que ce sont bien des soldats maliens.

Au delà de l'amateurisme de la démarche une question persiste: qui a diffusé les photos de ces présumées victimes du raid français ? Elles sont apparues d'un coup sur les réseaux sociaux et n'ont pas transité par les canaux de revendication classiques des terroristes, alors que ces derniers continuaient d'utiliser ces canaux pour diffuser d'autres communiqués sur la même affaire.

En ce qui concerne les photos, elles sont difficilement exploitables, les corps étant ensanglantés, ensablés, les visages dans des positions diverses ce qui rend compliqué tout travail d'identification. A priori, pas pour le gouvernement du Mali. Une source française dans la BSS affirme que "des photos de toutes les victimes du raid" ont été prises. Mais "qu'un contre discours étayé n'est pas possible pour le moment", le risque étant de mettre le Mali dans une position fâcheuse et d'envenimer les relations franco-maliennes dans une période pré-électorale assez tendue.

Ni les Français, ni les Maliens ne s'aventurent à donner un chiffre sur le nombre de militaires otages prétendument tués. La coalition terroriste affirme que les 11 otages ont été tués mais cette hypothèse peut être remise en cause. D'une part parce que seulement six photos circulent et ont permis au ministère de la défense du Malien, d'identifier ceux présentés comme les premières victimes. D'autre part parce que l'idée même que la coalition terroriste ait réussi à regrouper au même endroit dans le nord du Mali 11 prisonniers capturés à des endroits divers et à des moments différents, relève de la prouesse logistique, et/ou d'une faille aberrante des renseignements Français.

Une autre information permet d'invalider la théorie de 11 otages tués (mais accrédite en partie l'hypothèse de militaires "retournés"), dans la seule vidéo de revendication où ils apparaissent, on ne voit que six otages côte à côte au même endroit. Tous les autres sont incrustés ensuite dans la vidéo. Les six otages sont invités à se présenter et aucun n'arrive à prononcer correctement le nom du groupe qui les détient. Un des militaires esquisse même un sourire lorsqu'il se trompe et recommence à plusieurs reprises.

Enfin, pourquoi la saisie d'armes et de munitions est-elle si peu importante pour un campement de 15 hommes?, s'interroge Anthony Fouchard.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/11/08/otages-ou-transfuge-18750.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Ven 10 Nov 2017 - 15:31

Citation :
jeudi 9 novembre 2017

Un centre de formation, et rien d'autre



L'exploitation du renseignement pendant plusieurs jours, puis une validation finale ont permis à l'état-major des armées d'avoir la certitude de frapper un centre de formation djihadiste, dans la nuit du 24 octobre, et non un lieu de détention, comme la rumeur locale le donne. Plus aucune forme de doute ne semble subsister à Paris.

On imagine que le renseignement aérien, comme humain, ont été mis à profit pour ne pas générer d'erreur de tir. Le sujet est sensible, politiquement, alors que le Mali va entrer en campagne électorale en 2018 (et que la ministre débarque en Afrique ce weekend). Mais aussi dans le sillage du tir d'un Tigre sur un mineur, il y a quelques mois, et sur lequel la communication de l'exécutif n'a jamais été réelle, contrairement aux promesses au plus haut niveau de l'Etat. Ce contexte a créé un malaise, qui faute d'éléments pertinents, avait du mal à se dissiper.

Sur ce dossier-ci, le renseignement a fait apparaître toutes les composantes d'un centre de formation : des hommes armés et équipés, allant et venant en toute liberté. Un pick up arrivé peu avant la frappe a brûlé plusieurs dizaine de minutes.
Un des bras droits de Yad a Agali, prénommé Ismaël, a été frappé dans l'opération conjointe de la TF Sabre et de Barkhane. Cet ancien militaire des FAMa avait déserté, peut-être en 2011, comme apparemment plusieurs membres du groupe présent sur le camp, ralliés bien plus récents. A Paris, on semble d'ailleurs redouter que cette unité spéciale, aguerrie par un spécialiste du mortier, n'ait préparé, à court terme, un mauvais coup.

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/11/une-centre-de-formation-et-rien-dautre.html
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Mar 14 Nov 2017 - 18:18

Citation :
Entre Paris et Bamako, de la friture sur la ligne antiterroriste

Principal soutien des armées sahéliennes luttant contre les djihadistes, la France doit aussi faire face à la défiance des gouvernants de la région, décrypte notre chroniqueur.

Par Thomas Hofnung (chroniqueur Le Monde Afrique)

LE MONDE|  Le 13.11.2017 à 13h16




Un problème « de communication », qu’il faudra résoudre à l’avenir pour éviter la répétition de telles tragédies : c’est la conclusion du communiqué rendu public par le ministère malien de la défense, le 31 octobre, à l’issue d’une rencontre à Bamako avec le responsable de la force française « Barkhane » et l’ambassadrice de France, venus tenter de désamorcer une brusque poussée de fièvre entre les deux pays.

Car Bamako et Paris donnent deux versions très différentes de l’opération antiterroriste menée par des commandos français, une semaine auparavant, contre une cellule djihadiste près d’Abeïbara, dans le nord du Mali. Bamako affirme qu’elle a provoqué la mort de plusieurs de ses soldats faits prisonniers et retenus en otages par les djihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans d’Iyad Ag-Ghali, tandis que Paris assure qu’il s’agissait de déserteurs passés à l’ennemi.

Cet épisode dramatique, qui laissera des traces durables de part et d’autre, survient au moment même où le gouvernement français redouble d’efforts pour accélérer la mise en place de la force du G5 Sahel, dont la vocation est de se substituer, à une date indéterminée, à une opération « Barkhane » coûteuse et risquant de devenir, au fil du temps, de plus en plus impopulaire au Mali.

Paris veut passer le relais

Dans cette entreprise de longue haleine, qui consiste encore et toujours pour la France à passer le relais à ses alliés africains, en les soutenant militairement et financièrement, Paris se heurte à un obstacle de taille, d’autant plus complexe qu’il n’a pas de visage : la méfiance des Etats africains vis-à-vis de l’ex-puissance coloniale.

On l’a quelque peu oublié, mais, avant l’opération « Serval », lancée début 2013, le Mali était l’un des rares pays de l’ancien « pré carré » à ne pas avoir signé d’accord de défense en bonne et due forme avec Paris. Après l’indépendance, acquise en 1960, cet Etat était l’un des plus sourcilleux de la région quant à l’affirmation de sa souveraineté. Un simple accord de coopération militaire et technique avait ainsi été signé entre les deux pays en 1985, remplacé par un accord plus musclé en 2014, dans la foulée de l’opération « Serval » et dans le cadre duquel prend place aujourd’hui l’opération « Barkhane ».

Aujourd’hui, en proie aux coups de boutoir d’une myriade de groupes armés, le Mali n’est guère en position de refuser l’aide militaire de la France. Celle-ci se manifeste de multiples manières : renforcement de la sécurité des postes militaires des forces maliennes (dans le cadre d’un plan baptisé « Rempart »), formation et soutien logistique, fourniture de matériel et de renseignement… Paris ne mégote pas son aide à l’armée malienne, considérée par de nombreux observateurs comme le « maillon faible » du G5 Sahel.

Mais, entre les deux pays, les problèmes de communication existent au sens figuré comme au sens propre. Ainsi, selon une source bien informée, les soldats de l’opération « Barkhane » ont récemment été appelés en urgence par Bamako pour procéder à l’évacuation de soldats maliens blessés à la suite d’une attaque terroriste. Arrivés au point indiqué, personne : à cause d’une erreur dans la transmission par l’état-major malien des coordonnées GPS, ils avaient débarqué à une centaine de kilomètres du lieu de l’attaque.

Zone sensible

Le fossé qui existe entre une armée ultramoderne – celle de l’ancienne puissance coloniale – et une armée à terre – celle du pays hôte – ne peut que nourrir de la frustration et de profondes blessures d’amour-propre. Comme lorsque les autorités de Bamako demandent discrètement à « Barkhane » de bien vouloir lui restituer les armes saisies lors d’une opération antiterroriste, et dont le numéro de série révèle qu’elles avaient auparavant été dérobées à ses soldats par les djihadistes.

Mais Bamako n’a pas le monopole de la défiance. Ainsi, quand « Barkhane » a proposé récemment son aide au gouvernement d’Idriss Déby pour le déploiement de ses forces dans l’extrême nord du pays, dans le secteur de Wour, à la lisière de la frontière avec la Libye, le pouvoir tchadien a poliment décliné l’offre. Comme s’il souhaitait éviter que l’armée de l’ex-puissance coloniale ne pose ses bottes – et ses yeux – dans cette zone sensible, sous la coupe des trafiquants.

Au cœur du Sahel, Paris doit livrer une autre bataille, des plus délicate, avec ses alliés, celle de la confiance.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/13/entre-paris-et-bamako-de-la-friture-sur-la-ligne-antiterroriste_5214127_3212.html#6YIiGRpPf0QxFATS.99  
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MessageSujet: Re: Intervention militaire au Mali - Opération Serval   Jeu 23 Nov 2017 - 19:27

Citation :
27e Bataillon de chasseurs alpins (officiel) a ajouté 4 photos

⚔️Les Commando Montagne au Mali⚔️

Depuis la mi-septembre, un détachement de Groupe Commando Montagne (GCM) s’est installé à Gao, au nord du Mali, dans le cadre de l’opération Barkhane
Il s'agit du quatrième mandat du GCM en partenariat opérationnel avec les Régiments d'Hélicoptère de Combat au Mali. Cette configuration opérationnelle a déjà fait plusieurs fois ses preuves sur le terrain, grâce à la rapidité d'intervention des hélicoptères de manœuvre combinée à la polyvalence des commandos.
Leur mission principale est de mettre une pression permanente sur les groupes armés terroristes que ce soit par des opérations planifiées ou par des opérations en réaction sur la globalité du pays.
Plusieurs missions importantes ont porté leurs fruits pendant ces deux premiers mois et ont permis de mettre hors de combat des terroristes, ainsi que de saisir bon nombre de matériels : armements, moyens de communication, explosifs et composants servant à la confection d’engins explosifs improvisé (IED).
Un autre volet des missions consiste à entrainer des sections commandos des Forces armées maliennes : combat à pied, en véhicule, secourisme... des savoir-faire qui permettront à terme de mener des missions conjointes.





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