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 Actualités internationales

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Alloudi
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 16 Déc 2016 - 18:19

Citation :

Birmanie: "Déplacés, tués, kidnappés, les Rohingyas sont victimes de génocide"


Propos recueillis par Emilie Tôn, publié le 11/12/2016


Mohammad Ayaz et son fils, seuls survivants d'une famille rohingya birmane, dans un camp de réfugiés à Ukhiya, au Bangladesh, le 24 novembre 2016. afp.com/SAM JAHAN


Début octobre, l'armée birmane lançait une nouvelle opération contre la communauté Rohingya. Les ONG parlent de processus génocidaire, comme le confirme Nordine Errais, président du collectif Halte au Massacre en Birmanie (Hameb).


Depuis le 9 octobre, les Rohingyas, une minorité musulmane en Birmanie, sont victimes d'un très fort épisode de violence perpétrées par l'armée birmane. Près de 30 000 personnes ont été déplacées. Parmi eux, 20 000 ont fui vers Bangladesh voisin. On comptabilise des dizaines de morts, plus de 1200 maisons brûlées (d'après les images satellites de Human Rights Watch) et de nombreux viols. Les enfants souffrent de malnutrition car les autorités birmanes interdisent l'accès aux ONG. L'information a du mal à passer, les journalistes -y compris birmans- sont bloqués par l'armée, tout comme les vivres et les médicaments acheminés par les ONG.

Tout est parti de fait divers: des attaques de postes de police, qui ont fait neuf morts, ont été attribuées aux Rohingyas, dont la responsabilité n'a pourtant jamais été prouvée. En "représailles", l'armée birmane a lancé une opération contre toute la communauté. Ce n'est pas la première fois que l'armée ou les groupes bouddhistes extrémistes utilisent des prétextes pour s'en prendre à cette population: un moine bouddhiste bousculé, un viol dans un bus... Chaque fois, les autorités tuent des dizaines, voire des centaines de personnes. La punition est collective.

Une propagande conduite par l'Etat et des moines extrémistes

Les Rohingyas représentent la plus grande communauté apatride au monde, avec un million d'individus: les Nations unies la reconnaissent comme étant l'un des peuples les plus persécutés de la planète. Le collectif Halte au Massacre en Birmanie a été créé en août 2012, au lendemain des premières escalades de violences à leur encontre, visibles sur la toile. A l'époque, les médias annonçaient 200 morts, des chiffres sous-estimés en raison des difficultés d'accès aux territoires concernés.

Les exactions envers le peuple Rohingyas remontent cependant à une date largement antérieure puisque le statut même de minorité nationale leur a été retiré à l'arrivée au pouvoir du dictateur Ne Win, en 1962 en Birmanie.

Du fait de leurs différences, ethnique et religieuse, les Rohingyas sont considérés comme des traîtres à la nation birmane qui tente, depuis son indépendance, de créer un Etat-Religion. Victimes de racisme -en raison de leur couleur de peau- et d'islamophobie, ils sont également accusés d'avoir pactisé avec le colon britannique. La junte birmane fait encore courir cette propagande contre la communauté aujourd'hui, avec l'aide de moines bouddhistes extrémistes (tel que le mouvement 969, issu du mouvement Ma Ba Tha) qui utilisent la religion comme source de conflit et qui prêchent pour la violence à l'encontre de cette population.

Nettoyage ethnique ou génocide?

Peu de solutions se présentent pourtant aux Rohingyas, qui ne souhaitent pas quitter leur territoire, mais qui sont contraints de fuir vers les pays limitrophes. Bien souvent, ils se retrouvent dans des réseaux de trafiquants d'êtres humains qui exploitent cet exode. Ils sont kidnappés et revendus sur le marché de l'esclavage au Bangladesh et en Thaïlande, sont parfois tués par les passeurs ou sont dépouillés au passage des frontières. Le Bangladesh, ignorant les recommandations de la communauté internationale, a par ailleurs officiellement fermé sa frontière aux nouveaux exilés.

Les Rohingyas ne peuvent pas être considérés comme des réfugiés, car ils n'ont pas de nationalité. Ce statut d'apatride permet à la junte birmane de se déresponsabiliser du massacre qu'elle a entrepris, car cette population n'existe pas juridiquement. Elle ne peut donc pas être poursuivie puisqu'il n'y a pas de personnalité morale et juridique. Le système tourne en cercle fermé.  

Les Nations unies, comme la plupart des ONG, parlent d'un "nettoyage ethnique" et non de génocide, pour ne pas froisser l'Etat Birman. Reconnaître qu'il s'agit d'un génocide impliquerait une responsabilité politique et juridique, donc des indemnisations. Peut-être espèrent-ils encore négocier avec la junte à l'avenir? Une commission travaille actuellement sur le cas des Rohingyas. Son but n'est pas d'enquêter sur le génocide mais de proposer des solutions au conflit. Elle n'a qu'une valeur consultative et ne permettra en rien de prendre des sanctions contre la Birmanie.

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/asie/birmanie-deplaces-tues-kidnappes-les-rohingyas-sont-victimes-de-genocide_1858872.html

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 31 Déc 2016 - 18:09

Citation :
Taïwan ne pliera pas face aux intimidations de Pékin (Tsai Ing-Wen)


AFP 31/12/2016


Taïwan ne cédera pas aux pressions même si Pékin renoue avec les "vieilles méthodes" d'intimidation, a averti samedi la présidente taïwanaise, Tsai Ing-wen, alors qu'un coup de téléphone à Donald Trump a ravivé les tensions entre les deux rives du Détroit.

Le bouillant milliardaire a rompu avec quatre décennies de politique américaine en prenant un appel téléphonique de la présidente taïwanaise alors que la Chine interdit tout contact officiel entre ses partenaires étrangers et des dirigeants de Taïwan, île qu'elle considère comme une de ses provinces.

Donald Trump a ajouté de l'huile sur le feu en évoquant un possible rapprochement avec Taïwan, alors que Pékin n'a jamais renoncé à la possibilité de recourir à la force pour rétablir sa souveraineté sur l'île, séparée politiquement du Continent depuis 1949. Dans ce contexte, Pékin a intensifié ses exercices militaires à proximité de Taïwan.

Dans son discours de fin d'année, Mme Tsai a lancé samedi un appel au calme aux autorités de Chine continentale. "Les autorités de Pékin réutilisent les vieilles méthodes pour isoler et se débarrasser de Taïwan, parmi lesquelles les menaces et l'intimidation", a-t-elle dit.
"Nous ne plierons pas mais nous ne retournerons pas sur le vieux chemin de la confrontation."
Elle a exhorté Pékin à renouer le dialogue pour trouver une solution "raisonnable".

Les relations entre les deux rives du détroit de Formose se sont considérablement rafraîchies depuis l'arrivée au pouvoir en mai de la présidente Tsai et de son Parti démocratique progressiste (PDP) à Taïwan, mouvement aux positions traditionnellement indépendantistes.

La Chine a annoncé en juin la suspension de toute communication avec Taïwan, le nouveau gouvernement de l'île n'ayant pas reconnu le concept d'"une seule Chine".
La Chine a établi officiellement lundi des relations diplomatiques avec Sao Tomé, une semaine après avoir arraché l'île africaine au club des rares Etats du monde qui reconnaissent le gouvernement rival de Taïwan.

La décision de Sao Tomé a ramené à 21 le nombre d'Etats qui entretiennent des relations avec Taïwan, dont le Vatican et deux pays africains, le Swaziland et le Burkina Faso. Les autres sont des petits pays d'Amérique centrale, des Caraïbes ou du Pacifique.

http://www.lorientlejour.com/article/1026885/taiwan-ne-pliera-pas-face-aux-intimidations-de-pekin-tsai-ing-wen.html
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 2 Jan 2017 - 20:17

le360.ma a écrit:
Brésil: au moins 60 morts lors d'une mutinerie dans une prison de Manaus

Une mutinerie dans une prison de Manaus dans le nord du Brésil a fait au moins 60 morts dans la nuit de dimanche à lundi, a annoncé le responsable de l'administration pénitentiaire locale.

"Pour le moment, nous avons décompté 60 morts", a déclaré le secrétaire à l'Administration pénitentiaire de l'Etat d'Amazonie Pedro Florencio, lors d'une conférence de presse.

"Il s'agit du plus grand massacre commis dans une prison en Amazonie", a souligné le secrétaire de l'Etat d'Amazonie à la Sécurité publique Sergio Fontes, lors de cette conférence de presse.

La mutinerie, pendant laquelle 12 surveillants ont été pris en otage, a duré 17 heures entre dimanche après-midi et lundi matin dans le complexe pénitentiaire Anisio Jobim (Compaj), située en périphérie de Manaus.

Elle a été provoquée par un affrontement entre détenus appartenant à deux organisations criminelles, le groupe local FDN (Familia do Norte), et le PCC (Premier commando de la capitale), fondé à Sao Paulo.

"Pendant les négociations, les prisonniers n'ont pratiquement rien exigé, juste qu'il n'y ait pas d'excès quand la police entrerait", avait déclaré M. Fontes avant la conférence de presse à la radio locale Tiradentes.

"Nous croyons qu'ils avaient fait ce qu'ils voulaient : tuer ces membres de l'organisation rivale et obtenir la garantie qu'ils ne seraient pas agressés par la police. La FDN a massacré les membres présumés du PCC et d'autres rivaux", a-t-il ajouté.

Les mutineries sont fréquentes dans les prisons surpeuplées du Brésil qui sont contrôlées en interne par les factions criminelles se disputant le contrôle du trafic de drogue.
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 5 Jan 2017 - 17:05

Mon tiercé pour 2017 ; Turquie ,Algérie ,Égypte .....

Dans le désordre bien-sure .......
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Ven 6 Jan 2017 - 19:28

Fusillade a l'aéroport de Fort Lauderdale en Floride. Des morts dénombrés. C'est pas clair pour l'instant

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 12 Jan 2017 - 20:13

Citation :
La Chine "détruit la confiance" de ses voisins, dit le futur chef du Pentagone


AFP 12/01/2017


La Chine "détruit la confiance" dans ses relations avec ses voisins, a estimé devant le Sénat américain James Mattis, l'ancien général des Marines choisi par Donald Trump pour devenir le prochain secrétaire à la Défense.

Le futur chef du Pentagone, sous réserve de confirmation par le Sénat, a par ailleurs estimé que Vladimir Poutine essayait "de casser" l'Alliance atlantique, une affirmation qui devrait rassurer les républicains américains s'inquiétant de la volonté affichée de M. Trump de réchauffer les relations américano-russes.


http://www.lorientlejour.com/article/1028803/la-chine-detruit-la-confiance-de-ses-voisins-dit-le-futur-chef-du-pentagone.html
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 19 Jan 2017 - 10:59

leFigaro.fr a écrit:
La Gambie au bord de l'implosion

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Jeu 19 Jan 2017 - 21:16

Citation :

Adama Barrow investi président à Dakar, l'armée sénégalaise entre en Gambie



19/01/2017

Adama Barrow a prêté serment comme président de la Gambie, jeudi, depuis le Sénégal. Il doit succéder à Yahya Jammeh, qui s'accroche au pouvoir. L'armée sénégalaise est entrée en Gambie pour assurer la passation.

La Gambie a officiellement un nouveau président. Adama Barrow, 51 ans, a prêté serment, jeudi 19 janvier, à l’ambassade gambienne de Dakar, au Sénégal. Le mandat du chef de l'État sortant Yahya Jammeh, qui refuse de lui céder le pouvoir, a expiré mercredi à minuit.

De leur côté, les troupes sénégalaises déployées aux frontières avec la Gambie en vue d'une opération ouest-africaine pour assurer la passation de pouvoir sont entrées sur le sol gambien dans l'après-midi, a annoncé le porte-parole de l'armée.

"Ils sont entrés cet après-midi", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'armée sénégalaise, le colonel Abdoul Ndiaye.



Le Nigéria et le Ghana prêts à intervenir

L'armée nigériane effectuait, jeudi après-midi, des vols de reconnaissance au-dessus de la capitale gambienne. "Nos forces aériennes sont actuellement au-dessus de la Gambie", a confirmé à l'AFP Ayodele Famuyiwa, porte-parole de l'armée de l'air nigériane, ajoutant qu'elles "ont les capacités d'attaquer", si Yahya Jammeh ne cède pas le pouvoir. Le Ghana a, de son côté, donné jeudi son accord pour déployer, en cas de besoin, 205 militaires en Gambie.

"C'est un jour qu'aucun Gambien n'oubliera jamais", a déclaré Adama Barrow dans son discours d'investiture, retransmis par la télévision nationale sénégalaise. "Des circonstances exceptionnelles me forcent à prêter serment ici aujourd’hui", a-t-il ajouté.

L'entourage d’Adama Barrow, accueilli depuis le 15 janvier au Sénégal en attendant sa prise de fonctions, prévoyait initialement une cérémonie dans un stade de Banjul, la capitale gambienne. Une idée abandonnée face à l'opposition du président sortant Yahya Jammeh. Ce dernier a en outre décrété, mardi, l'état d'urgence, validé pour 90 jours par l'Assemblée nationale dominée par son parti.

"J’appelle tous les membres des forces de sécurité de rester loyales à la Constitution. J'ordonne sans délai […] à tous les éléments des forces armées de rester dans leurs casernes. Ceux qui refusent ou porteront des armes à feu sans mon accord seront considérés comme des rebelles", a menacé le nouveau président gambien.

Tard mercredi soir, le chef de l'armée gambienne, le général Ousman Badjie, a déclaré à des Occidentaux dans un secteur touristique près de Banjul qu'il n'ordonnerait pas à ses hommes de résister, en cas d'intervention des troupes africaines. "Ceci est une dispute politique", a-t-il dit, ajoutant : "Je ne vais pas impliquer mes soldats dans un combat stupide".


Éventuelle intervention

Par ailleurs, le Conseil de sécurité des Nations Unies a apporté son soutien, jeudi, à l'unanimité aux initiatives menées par la Cédéao pour pousser le président sortant à quitter le pouvoir. Une résolution préparée par Dakar a obtenu le soutien des quinze membres du Conseil, y compris celui de la Russie, qui a néanmoins souligné que ce texte n'autorisait pas formellement une intervention militaire en Gambie.

Mais malgré les pressions internationales et le fait qu'il ait été abandonné au fil des jours par plusieurs de ses ministres et la vice-présidente, Yahya Jammeh, au pouvoir depuis 1994, s'obstine à demeurer en place, tant que la justice n'aura pas statué sur ses recours électoraux déposés depuis décembre.

Aucun chef d’État africain ne s’est rendu à la cérémonie d'investiture. Étaient présents, en revanche, le Premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne , le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza, le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Afrique de l’Ouest, le Ghanéen Mohamed Ibn Chambas, et des représentants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU et de cinq membres non permanents (Sénégal, Italie, Espagne, Éthiopie, Égypte).

Avec AFP et Reuters

http://www.france24.com/fr/20170119-Gambie-adama-barrow-prete-serment-president-yahya-jammeh

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Dim 22 Jan 2017 - 19:59

Citation :
Des soldats de la force ouest-africaine accueillis par des vivats en Gambie


AFP 22/01/2017


Des soldats sénégalais de la force ouest-africaine ont été accueillis par des vivats en entrant dimanche matin en territoire gambien à Farafegny, localité frontalière du Sénégal, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Déployés dans le cadre de la Mission de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) en Gambie (appelée Micega)ces soldats ont franchi la frontière en provenance de la localité sénégalaise de Keur Ayib, et ont été reçus par des cris de joie, applaudissements et concerts de klaxons de la part de militaires et civils gambiens. Les soldats sénégalais étaient à bord d'une dizaine de véhicules comprenant des blindés et des pick-up.

"Nous sommes désarmés", leur a lancé un soldat gambien, depuis le bas-côté de la route. "Bravo, les Sénégalais!", a exulté en langue wolof un habitant au passage du convoi qui s'est dirigé vers le camp militaire de Farafegny. Les membres de la Micega ont pénétré dans le camp sans difficulté.

Dans un communiqué, le commandant de la Micega, le général François Ndiaye, a indiqué que ses forces étaient entrées en territoire gambien, "à la suite de la médiation et au départ de Banjul de l'ex-président Yahya Jammeh". "Cette action a pour but de contrôler des points stratégiques en vue de sécuriser les populations et faciliter la prise de fonction du président élu" gambien Adama Barrow, a expliqué le général Ndiaye.
La mission restera déployée "conformément au mandat qui s'exercera jusqu'à ce que le président Barrow prenne effectivement fonction et que les conditions de l'exercice effectif" de son pouvoir "soient réunies", a-t-il conclu.

A la demande de la Cédéao, Adama Barrow séjourne depuis le 15 janvier à Dakar. Il a prêté serment jeudi dans l'ambassade gambienne de cette ville en raison d'une crise liée à la contestation de sa victoire par Yahya Jammeh, arrivé au pouvoir en juillet 1994.

Depuis l'éclatement, le 9 décembre, de cette crise, de multiples initiatives avaient été prises pour que Jammeh cède la place, notamment par la Cédéao. Les derniers efforts, menés vendredi, ont abouti à son départ forcé en exil samedi soir pour la Guinée équatoriale.

Une source officielle sénégalaise a indiqué à l'AFP que M. Barrow pourrait quitter Dakar dimanche, mais aucune confirmation n'avait pu être obtenue sur l'heure ou la date précise de son départ.

https://www.lorientlejour.com/article/1030728/des-soldats-de-la-force-ouest-africaine-accueillis-par-des-vivats-en-gambie.html
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 30 Jan 2017 - 7:04

Citation :

Trudeau dénonce un « attentat terroriste » après l’attaque d’une mosquée de Québec



.
.Deux hommes ont tiré sur des fidèles rassemblés pour la prière du soir dimanche au Centre culturel islamique de Québec, faisant au moins cinq morts.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 30.01.2017
.
Deux hommes ont tiré sur des fidèles rassemblés pour la prière du soir dimanche 29 janvier au Centre culturel islamique de Québec, faisant cinq morts et une dizaine de blessés. Les deux assaillants, aux visages masqués, se sont introduits dans l’enceinte du centre culturel vers 19 h 15, ont raconté des témoins sur les télévisions.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé un « attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge ».

Un important dispositif policier s’est mis rapidement en place aux alentours, et les premiers blessés étaient soignés dans des ambulances sur place. « On me dit qu’il y a au moins cinq morts », a déclaré Mohammed Yangi, président du Centre culturel islamique de la capitale québécoise.

Un porte-parole de la police de Québec a confirmé sur les chaînes de télévision qu’il y avait des morts, mais sans préciser le nombre des victimes. Deux suspects ont été interpellés, dont un à quelques kilomètres de Québec après avoir pris la fuite.

La veille, Justin Trudeau avait promis d’accueillir les réfugiés « indépendamment de leur foi », au lendemain de la décision controversée de la Maison Blanche d’interdire l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans.

« Violence barbare »

Le chef du gouvernement de la province francophone Philippe Couillard a également condamné cette attaque contre des musulmans. « Le Québec rejette catégoriquement cette violence barbare. Unissons-nous contre la violence et solidarité avec les Québécois de confession musulmane », a-t-il écrit sur Twitter. « Je condamne ce geste insensé », a aussi déclaré le maire de Québec Régis Labeaume.

Difficile dans la confusion de déterminer combien de personnes étaient rassemblées pour la dernière prière. Généralement, selon Mohammed Yangi, ce sont 60 à 100 personnes qui assistent à ces prières à la mosquée.

Les témoins avouaient leur incompréhension après cette fusillade. « Je ne comprends pas pourquoi ici, c’est une petite mosquée et Québec, ce n’est ni Montréal, ni Toronto », a déclaré un homme qui était à l’intérieur du centre au moment de l’attaque, sans vouloir donner son identité.

Le Centre culturel islamique de Québec, qui est également connu sous le nom de grande mosquée de Québec, avait déjà été la cible d’un geste à caractère haineux, mais beaucoup moins grave : une tête de porc avait été déposée devant l’une de ses portes à l’été 2016. D’autres mosquées au Canada ont également été la cible de graffitis à caractère raciste au cours des derniers mois.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/30/fusillade-mortelle-dans-une-mosquee-du-quebec_5071202_3222.html
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 30 Jan 2017 - 13:15

Alloudi a écrit:
Citation :

Trudeau dénonce un « attentat terroriste » après l’attaque d’une mosquée de Québec





.
.Deux hommes ont tiré sur des fidèles rassemblés pour la prière du soir dimanche au Centre culturel islamique de Québec, faisant au moins cinq morts.

Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 30.01.2017
.
Deux hommes ont tiré sur des fidèles rassemblés pour la prière du soir dimanche 29 janvier au Centre culturel islamique de Québec, faisant cinq morts et une dizaine de blessés. Les deux assaillants, aux visages masqués, se sont introduits dans l’enceinte du centre culturel vers 19 h 15, ont raconté des témoins sur les télévisions.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a dénoncé un « attentat terroriste dirigé contre des musulmans se trouvant dans un lieu de culte et de refuge ».

Un important dispositif policier s’est mis rapidement en place aux alentours, et les premiers blessés étaient soignés dans des ambulances sur place. « On me dit qu’il y a au moins cinq morts », a déclaré Mohammed Yangi, président du Centre culturel islamique de la capitale québécoise.

Un porte-parole de la police de Québec a confirmé sur les chaînes de télévision qu’il y avait des morts, mais sans préciser le nombre des victimes. Deux suspects ont été interpellés, dont un à quelques kilomètres de Québec après avoir pris la fuite.

La veille, Justin Trudeau avait promis d’accueillir les réfugiés « indépendamment de leur foi », au lendemain de la décision controversée de la Maison Blanche d’interdire l’entrée des Etats-Unis aux ressortissants de sept pays musulmans.

« Violence barbare »

Le chef du gouvernement de la province francophone Philippe Couillard a également condamné cette attaque contre des musulmans. « Le Québec rejette catégoriquement cette violence barbare. Unissons-nous contre la violence et solidarité avec les Québécois de confession musulmane », a-t-il écrit sur Twitter. « Je condamne ce geste insensé », a aussi déclaré le maire de Québec Régis Labeaume.

Difficile dans la confusion de déterminer combien de personnes étaient rassemblées pour la dernière prière. Généralement, selon Mohammed Yangi, ce sont 60 à 100 personnes qui assistent à ces prières à la mosquée.

Les témoins avouaient leur incompréhension après cette fusillade. « Je ne comprends pas pourquoi ici, c’est une petite mosquée et Québec, ce n’est ni Montréal, ni Toronto », a déclaré un homme qui était à l’intérieur du centre au moment de l’attaque, sans vouloir donner son identité.

Le Centre culturel islamique de Québec, qui est également connu sous le nom de grande mosquée de Québec, avait déjà été la cible d’un geste à caractère haineux, mais beaucoup moins grave : une tête de porc avait été déposée devant l’une de ses portes à l’été 2016. D’autres mosquées au Canada ont également été la cible de graffitis à caractère raciste au cours des derniers mois.

http://www.lemonde.fr/ameriques/article/2017/01/30/fusillade-mortelle-dans-une-mosquee-du-quebec_5071202_3222.html
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l'attentat est juste a coté de mon ancien appartement What a Face  What a Face un marocain que je connais est décédé What a Face il avait une épicerie j'allais laba des fois acheter mssamane couscous et hrira quand j'en est envie lui lah irahmou et sa femme sont vraiment sympa il y a aussi un coiffeur qui était à coté de l'université .

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 30 Jan 2017 - 13:42

Allah yrahmo.  Heureusement que Trudeau a qualifié ce qu'il c'est passé d'attentat terroriste ! Les média ont suivis alors que au début c'était une fusillade et une attaque.  

c'est dégueulasse ici les gens sont tranquille,  il se passe rien de violent,  c'est incompréhensible Sad

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Lun 30 Jan 2017 - 23:59

leadlord a écrit:

l'attentat est juste a coté de mon ancien appartement What a Face  What a Face un marocain que je connais est décédé What a Face il avait une épicerie j'allais laba des fois acheter mssamane couscous et hrira quand j'en est envie lui lah irahmou et sa femme sont vraiment sympa il y a aussi un coiffeur qui était à coté de l'université .

je passe tous les jours par le chemin sainte-foy, devant la mosquée. on se dit toujours que c'est ailleurs que ca arrive, et pas chez nous.
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Mar 31 Jan 2017 - 11:13

metkow a écrit:
leadlord a écrit:

l'attentat est juste a coté de mon ancien appartement What a Face  What a Face un marocain que je connais est décédé What a Face il avait une épicerie j'allais laba des fois acheter mssamane couscous et hrira quand j'en est envie lui lah irahmou et sa femme sont vraiment sympa il y a aussi un coiffeur qui était à coté de l'université .

je passe tous les jours par le chemin sainte-foy, devant la mosquée. on se dit toujours que c'est ailleurs que ca arrive, et pas chez nous.

exactement

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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 4 Fév 2017 - 8:23

Guerres de Poutine .


Alep 2016 (Syrie) .




Avdeevka 2017 (Ukraine) .

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vinseeld
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Sam 4 Fév 2017 - 18:41

Ça doit déboucher le Champagne (au plutôt du Champomy dirais-je   ) du coté de Riyad .


Citation :

Iran 'biggest state sponsor of terrorism': Mattis


Tokyo (AFP) - US Defense Secretary James Mattis said Saturday that Iran was the world's biggest state sponsor of terrorism, as President Donald Trump slapped fresh sanctions on the country's weapons procurement network.

"As far as Iran goes, this is the single biggest state sponsor of terrorism in the world," Mattis said at a press conference in Tokyo, but added that the US had no plans to increase troop numbers in the Middle East in response.

"It does no good to ignore it. It does no good to dismiss it and at the same time I don't see any need to increase the number of forces we have in the Middle East at this time," he said.

"We always have the capability to do so but right now I don't think it's necessary."

US officials said that the new sanctions, announced on Friday, were in response to Iran's ballistic missile test this week and its support for Huthi rebels in Yemen, who recently targeted a Saudi warship.

The new sanctions do not yet mean that the US has abandoned commitments it made under an earlier deal to lift measures aimed at Iran's nuclear programme, officials said.

But Trump has made no secret of his contempt for that accord, which his predecessor Barack Obama approved in July 2015, and officials said Friday's measures would not be the last against the country.


https://www.yahoo.com/news/iran-biggest-state-sponsor-terrorism-mattis-043927384.html?soc_src=social-sh&soc_trk=tw

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vinseeld
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Dim 5 Fév 2017 - 22:24

Le soulèvement de la Roumanie contre la corruption dans son troisième jour .




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bens.othman
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MessageSujet: Re: Actualités internationales   Mar 7 Fév 2017 - 21:56

Citation :

«La tragédie d’Alep symbolise l’effondrement de politiques occidentales guidées par la moral et l’éthique.»


Entretien sur l’état du monde avec Hubert Védrine, recueilli par Christophe Ayad et Marc Semo
paru dans le Monde des 15 et 16 janvier 2017

L’installation de Donald Trump à la Maison-Blanche marque-t-elle la fin d’une prétention américaine au leadership mondial?

C’est encore trop tôt pour le dire mais déjà son élection a désintégré nombre de convictions en Occident. Il a été choquant dans sa campagne, il est déjà perturbant et il va y avoir des turbulences! Mais je ne suis pas sûr qu’il soit forcément dangereux. Cela dépend un peu de nous, et des autres. A partir de 1992, après l’effondrement de l’URSS, nous avons quitté le monde bipolaire pour entrer dans un monde global semi-instable, une mer agitée à 5/6, jamais de mer calme, mais pas non plus de cyclone permanent. Pendant ce dernier quart de siècle, les Occidentaux ont cru à ce qu’avait promis George Bush père, c’est-à-dire un nouvel ordre mondial sous la conduite éclairée des Etats-Unis. Les conceptions en étaient certes sensiblement différentes, plus nationalistes outre-Atlantique, plus idéalistes chez les Européens, mais il y avait une illusion commune. Tout cela s’effondre aujourd’hui.

L’élection de Donald Trump n’est pas la cause de ce bouleversement, elle en est une expression. Résultante d’insurrections électorales – comme par ailleurs le Brexit ou d’autres phénomène similaires- des classes populaires, qui n’ont jamais cru à une mondialisation «heureuse», mais aussi des classes moyennes occidentales qui s’en détournent maintenant comme de «l’Europe». Vu d’Europe, la victoire de Donald Trump était possible mais impensable parce qu’il horrifiait. Elle court-circuite la pensée d’une certaine gauche américaine – et européenne - qui s’est détournée des classes populaires qui votent «mal», et tout misé sur les minorités. D’autre part, le fait que les Occidentaux ont perdu le monopole de la puissance qui était le leur depuis plusieurs siècles était déjà observable depuis déjà un certain temps. Mais il a fallu des événements terribles comme la reconquête des quartiers orientaux d’Alep par le régime syrien aidé par l’aviation russe face à des Occidentaux impuissants, puis les négociations pour une sortie de crise en Syrie annoncées par la Russie avec la Turquie et l’Iran – mais sans les Etats-Unis ni la France-, pour quecette nouvelle donne sidérante devienne une évidence. Et encore, je ne suis pas sûr qu’on ait pleinement réalisé ce que cela signifie.


La vision du monde de Trump où les Etats-unis n’ont pas vocation à intervenir partout n’était-elle pas déjà celle d’Obama?

Sur l’essentiel, notamment sur le terrain des valeurs, les conceptions de Donald Trump sont aux antipodes de celles de son prédécesseur. Mais sur l’idée que les Etats-Unis n’ont pas vocation à demeurer, à perpétuité, les gendarmes du monde ni à imposer partout la démocratie, il s’inscrit dans une continuité paradoxale avec Barack Obama. Ce dernier pensait déjà que les interventions des 25 dernières années, dans la plupart des cas, notamment en Afghanistan et pire en Irak, avaient mal tourné et que donc pour préserver un leadership américain relatif dans la longue durée vis-à-vis des émergents - Chine et autres -, il fallait s’y prendre tout autrement. Donald Trump dit un peu la même chose, mais de façon brutale et outrancière. C’est une rupture énorme avec ce qui était jusqu’ici la vision wilsonienne du monde d’une bonne partie des élites libérales américaines (et mondiales), interventionnistes dont les néo-conservateurs - qui ont tous voté Hillary Clinton - représentent la forme extrême. Cela va avoir des effets profonds dans la durée sur l’ensemble des relations internationales.


Est-ce la fin de l’Occident comme entité unie et des relations transatlantiques?


Il ne faut pas confondre ces deux notions. L’atlantisme au sens classique se réfère à l’alignement obligé de l’Europe sur les Etats-Unis qui s’est imposé après la seconde guerre mondiale, du fait de la menace soviétique. C’est cela qui a unifié les deux rives de l’Atlantique, alors que ce n’était pas le cas avant. Longtemps, en effet, les Etats-Unis n’avaient montré qu’un intérêt très relatif vis-à-vis de l’Europe. Cet atlantisme a perdu en partie sa raison d’être après l’effondrement de l’URSS, même si certains prétendent aujourd’hui que la menace russe est presque équivalente, ce qui est pour le moins exagéré.

L’Occident est une notion plus vague et vaste, portée notamment par les néo-conservateurs américains. Après 1992, les Etats-Unis ont considéré que la démocratie, l’économie de marché et les valeurs occidentales devaient s’appliquer partout. Hyperpuissance triomphale. Avec Georges W. Bush, surtout après le 11 septembre, les États-Unis sont devenus plus inquiets face à un monde(Russes, Chinois, Islam), jugé trop hostile, et plus agressifs (Irak). Là on peut parler «d’occidentalsime». Obama a été élu en réaction à cela et a essayé de calmer l’Amérique. Mais le débat n’est pas clos. En tout cas l’occidentalisme, mélange de supériorité, d’arrogance et de paranoïa a échoué et inquiète … en Occident. Les Américains, mais pas seulement eux, sont lassés des interventions militaires extérieures, même s’il y a eu parfois des raisons justifiées pour intervenir au Kosovo ou au début, en Libye. L’Occident doit admettre qu’il ne peut plus régenter le monde, il va être moins missionnaire, Donal Trump est une traduction brutale de ce fait.

A la question historique : peut-il y avoir un Occident sans ingérence? La réponse n’est pas évidente. Cette vocation prosélyte semble lui être consubstantielle, depuis Saint-Paul qui appelait à évangéliser toutes les nations (les peuples). Cela ne veut pas dire pour autant que l’Occident va couler. Mais l’heure est venue d’un inventaire sérieux sur nous-mêmes, sans repentance inutile.


Mais l’intervention russe en Syrie n’est-elle pas une ingérence aussi?

Oui, d’un autre type. Elle ne nous est pas réservée. L’ingérence ce n’est pas nécessairement l’intervention pour défendre les droits de l’homme, comme on le croit volontiers en France. Il faut assumer qu’il y a des cas où l’intervention est justifiée par les intérêts vitaux du pays. L’intérêt national, ce n’est pas seulement l’indice du commerce extérieur. Ne justifier notre intervention au Mali que par la défense de «valeurs» était partiel. Nous y sommes intervenus, à juste titre, et avec succès, pour défendre notre sécurité et celle des Africains, et nos intérêts, ce qui garantit nos valeurs.


Retourne-t-on à un monde dominé par des zones d’influences?

Il y aura des tentatives en ce sens puisqu’il n’y a pas de communauté internationale ni d’ordre international et que le gendarme du monde est moins omniprésent. Les hégémonistes américains s’en indignent. Pour eux, il doit y avoir une seule zone d’influence mondiale : la leur! Mais voilà, il y a la Chine qui ne cesse de se renforcer et la Russie qui s’est réveillée, même si ses faiblesses sont évidentes. Quelques pays raisonnent en ces termes aussi bien au Moyen-Orient, en Asie du nord-est, en Afrique. C’était d’ailleurs l’objectif de l’Allemagne en matière économique lors de l’élargissement européen à l’Est. La Francophonie ou l’Hispanidad sont des ensembles qui, en se fondant sur une langue partagée, visent aussi à conserver des zones d’influences.

Mais il n’y aura pas de zones d’influence hermétiques. Voyez le Moyen-Orient qui se déstructure sous nos yeux. Aucune des puissances régionales ne peut y imposer complètement sa volonté. Ni le régime iranien avec sa stratégie irano-chiite, ni l’Arabie-saoudite avec la sienne fondée sur un saoudo- sunnisme wahhabite, ni la Turquie et son néo-ottomanisme. L’Egypte ne peut guère gérer que ses propres intérêts. Israël – qui a tort dans sa politique palestinienne - mais ne cherche pour le reste qu’à garantir sa sécurité. Ajouter à cela qu’aucune puissance extérieure n’a les moyens d’imposer sa solution au travers de nouveaux accords de partage du type Sykes-Picot ou San Remo.


Va-t-on vers un monde à trois, dominé par les Etats-Unis, la Chine et la Russie, avec une Europe condamnée à jouer les utilités?

Une Europe spectatrice, peut-être, hélas. Mais à part cela, sur quoi ces trois puissances dont le poids est énorme pourraient-elles réellement se mettre d’accord? Donald Trump passera peut-être tel ou tel «deal» réaliste avec Vladimir Poutine mais je ne vois pas sur quelles bases il pourrait y avoir un accord global entre Moscou et Washington. Ni entre la Russie et la Chine, en dépit de leur rhétorique anti-occidentale commune. Ni entre la Chine et les Etats-Unis. Le jeu international est devenu beaucoup plus diversifié et mouvant, notamment en raison de la multiplicité des acteurs et des sujets. Il y a désormais presque 200 pays au sein des Nations unies. Même si les trois quarts d’entre eux n’ont guère d’influence, il y a quand même ceux qui contrôlent certaines ressources énergétiques, ceux qui occupent des positions géostratégiques importantes ou des «niches», etc. A ceux-ci s’ajoutent les entreprises, les institutions financières, les ONG, les médias, les églises ce qui complexifie encore un peu plus les processus de décision, y compris dans les cadres multilatéraux, sans oublier les mafias! C’est plus facile pour les systèmes autoritaires comme la Chine, la Russie ou l’Iran d’avoir une politique étrangère suivie – bonne ou mauvaise – que pour les démocraties contemporaines. Donc je m’attends plutôt à de la confusion que de la restructuration.


La prise d’Alep et la prise en charge du règlement du conflit syrien par le trio Russie-Turquie-Iran ne sont-elles pas le symbole d’un nouvel ordre mondial?

L’idée de l’ordre mondial que nous nous faisions avant était illusoire. Mais, la tragédie d’Alep est le symbole cruel de l’erreur complète des Occidentaux dès le début dans l’affaire syrienne. C’est presque comparable au fiasco de Suez, même si comparaison n’est pas raison. Il symbolise l’effondrement des politiques occidentales guidées avant tout par des critères moraux et des postures éthiques, sans doute honorables mais qui, en pratique, n’ont pas marché. Finalement, c’est la Russie qui a les cartes en main, avec l’Iran. Même si elle échoue cela ne nous remettre pas dans le jeu. Tirons en les leçons.


Qu’auraient dû faire les Occidentaux en Syrie?

Choisir dès le début. Face à l’épouvantable guerre civile qui se profilait, soit les Américains et les Français se disaient : nous n’avons pas les moyens nécessaires, ni la légitimité pour intervenir, alors faisons de l’humanitaire massif pour atténuer les souffrances des Syriens en aidant davantage la Turquie, la Jordanie et le Liban, et en acceptant d’accueillir plus de réfugiés, tout en essayant de nous concerter avec les Russes. Soit nous jugions fondamental d’imposer la démocratie en Syrie. Et alors, nous nous donnions les moyens militaires, financiers et politiques de réussir, ce qui voulait dire intervenir massivement à l’appui de nos amis démocrates, malgré leurs faiblesses, et donc envoyer s’il le fallait 100000 hommes pour des années tout en nous assurant du soutien de nos opinions publiques. Mais nous n’avons choisi clairement ni l’un ni l’autre tout en faisant croire aux opposants à Assad que nous les aiderions vraiment … parfois moralisme et cynisme se rejoignent.

Deux autres erreurs ont été commises. D’abord de ne pas écouter les chrétiens de Syrie et du Liban qui avertissaient que si le régime de Bachar était cruel, le suivant serait pire. Deuxièmement, en croyant que la Russie allait laisser tomber la seule implantation extérieure qu’elle avait gardée. Ce concentré d’erreurs est l’aboutissement d’une série de croyances et de réflexes chimériques qui se sont accumulés depuis vingt à trente ans. Je suis attaché aux droits de l’homme autant que tout le monde, mais je craignais depuis longtemps que le «droitdel’hommisme» comme seul critère de choix en politique étrangère, nous mène dans une impasse. Nous y sommes. Nous n’avons plus les moyens de nos émotions et il ne peut être question de recommencer la colonisation. Il faut repenser tout cela : Bilan des interventions, et fixation de critères plus rationnels et rigoureux pour l’avenir.


La France a été, dans l’affaire syrienne, la plus interventionniste. Pourquoi?

On peut reprocher son incohérence à Obama: édicter une «ligne rouge» [sur l’usage d’armes chimiques par le régime syrien, comme ce fut le cas en août 2013], et ne pas réagir quand elle a été violée fût une erreur grave. Mais conceptuellement l’erreur française fut plus profonde et continue. Ainsi, après avoir raté les événements de Tunisie, et d’Egypte en 2011, elle s’est engouffrée à fond en Syrie, pour des raisons idéologiques, une sorte de néoconservatisme à la française, à la fois grave et futile. Convaincue que c’était sa «mission», surévaluation de ses forces, hésitations, etc. Il faudrait passer en revue tout ce qui a été fait depuis la fin de Jacques Chirac. Tout n’est pas négatif: Jacques Chirac a été remarquable sur l’Irak; Nicolas Sarkozy a eu des réussites sur la Géorgie, la crise financière, le G20; et François Hollande est courageusement et efficacement intervenu au Mali. Il a bien géré la RCA et lancé le processus de Minsk sur l’Ukraine. Il n’empêche qu’on a l’impression de ne plus bien savoir qui nous sommes et où nous sommes.


Dans ce nouveau paysage mondial, l’Europe est hors-jeu.

Il y a des puissances européennes, mais «l’Europe» n’est pas à l’origine un projet de puissance. Au départ, elle est un mode d’organisation du plan Marshall, quand les Américains nous ont imposé de coopérer avec les Allemands. Puis c’est un marché. L’idée d’Europe puissance est apparue beaucoup plus tard: quand Mitterrand et Kohl, puis Delors ont relancé le projet européen en 1984, et qu’il il y a eu une décennie extraordinaire (jusqu’en 1992) où l’on voulait faire l’Europe politique, sociale, économique, des citoyens, etc, et, les Français, l’Europe de la défense. Mais déjà à l’époque, les autres Européens n’étaient pas très convaincus sur ce point.
Aujourd’hui, les Européens, qui croyaient vivre dans le monde idéal de la communauté internationale et du droit, se réveillent dans Jurassic Park: Donald Trump inquiète tout le monde, Poutine nous provoque, l’islam se convulse. Cela pourrait provoquer un électrochoc créateur, mais pour le moment, rien ne se passe. J’ai relu récemment les conclusions du Conseil européen de Laeken (Belgique) en 2001(1): sur le nécessaire sursaut européen, elles sont beaucoup plus ambitieuses qu’aujourd’hui.


Comment relancer l’Europe?


Pas en ajoutant des promesses aux promesses, sans rien changer au système! De plus en plus de gens décrochent: les anti-Européens bien sûr, mais aussi des sceptiques, des gens déçus, et beaucoup de gens allergiques à la règlementation à outrance, en fait une majorité. Donc on annonce une pause pour écouter les peuples, on admet qu’ils veuillent conserver un peu d’identité, de souveraineté et avoir plus de sécurité. Dans une conférence refondatrice les gouvernements volontaires décident une opération d’une subsidiarité massive, aux termes de laquelle la commission arrête de réglementer tout en détail à outrance et est remissionnée sur des éléments clés et d’avenir, à commencer par un Schengen fiable, avec un contrôle effectif des frontières extérieures. Si on y parvient, alors on pourra présenter aux peuples une idée de l’Europe à nouveau convaincante. En tout cas, je ne crois pas qu’on puisse avancer sans avoir réentraîné les peuples au préalable. Même Wolfgang Schäuble [le ministre allemand des finances] le dit. Si on arrive à convaincre les peuples, on pourra recommencer à bâtir l’Europe de demain, celle qui défendra notre mode de vie dans un monde troublé.


Qu’est-ce que l’arrivée de Trump va changer pour l’Europe?

Sur Donald Trump, on a entendu en Europe beaucoup de gémissements et de cris d’orfraie. Il faut dépasser cette sidération. Les Européens, du moins les trois ou quatre dirigeants qui pèsent, devraient dire: «Vous voulez sortir de l’accord sur le climat? C’est une erreur. Nous continuons à l’appliquer y compris avec la société civile et des entreprises de votre pays.» C’est ce que les Chinois ont annoncé, Donald Trump veut casser l’accord sur le nucléaire iranien? Les Européens n’ont qu’à répondre: «c’est un accord international que nous continuerons à appliquer. Si vous voulez nous empêcher de le faire par des sanctions extraterritoriales et judiciaires, nous créerons un système d’échange avec les émergents, la Russie et la Chine pour travailler malgré tout avec l’Iran.» Si nous sommes capables de prendre ce genre de position, le grand business américain fera pression sur Donald Trump. Donald Trump veut faire un deal avec Poutine? Et bien, définissons sans attendre notre conception de relations réalistes avec la Russie: ce suppose de prendre notre perte sur certains dossiers comme la Crimée ou la Syrie, proposer de coopérer avec la Russie sur d’autres plans, tout en restant fermes et dissuasifs. Quant aux accords commerciaux, cela va dépendre de l’escalade entre Pékin et Washington. De toutes façons, avec quelqu’un comme Donald Trump, cela ne sert à rien de parler de valeurs universelles, il vaut mieux afficher à l’avance nos positions, fondées sur nos intérêts. Dans ce cas-là, elles compteront.

http://www.hubertvedrine.net/article-718.html

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Friedrich Nietzsche
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