Royal Moroccan Armed Forces


 
AccueilS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Intervention contre Daech - Statut spécial -

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1 ... 13 ... 22, 23, 24
AuteurMessage
Alloudi
Modérateur
Modérateur
avatar

messages : 6532
Inscrit le : 11/10/2008
Localisation : morocco
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Mar 7 Mar 2017 - 9:52

Citation :

Iraq joint operations officially announce Nineveh govt complex central Mosul completely captured.





http://isis.liveuamap.com/en/2017/7-march-iraq-joint-operations-officially-announce-nineveh

_________________
Gloire à nos aieux  
Revenir en haut Aller en bas
Alloudi
Modérateur
Modérateur
avatar

messages : 6532
Inscrit le : 11/10/2008
Localisation : morocco
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Lun 20 Mar 2017 - 9:11

Citation :

Le chef de Daech a quitté Mossoul où l'armée irakienne progresse

Modifié le 09/03/2017 à 12:54 | Publié le 08/03/2017 à 16:01

Le chef de l’organisation État islamique et calife autoproclamé Abou Bakr al Baghdadi a abandonné le commandement opérationnel à ses lieutenants et quitté Mossoul pour se dissimuler dans le désert. Sa seule préoccupation désormais est sa survie, selon les responsables irakiens et américains.

S’il est impossible de localiser le chef de Daech, l’absence de communication officielle de l’EI et la perte annoncée de Mossoul laissent entendre qu’Abou Bakr al Baghdadi, Ibrahim al Samarraï de son vrai nom, a quitté la grande ville du nord de l’Irak.

Visé par un nombre incalculable de frappes aériennes et donné pour mort ou blessé à de multiples reprises, Abou Bakr al Baghdadi reste insaisissable. On le dit toujours en mouvement. Il ne reste jamais plus de 24 heures au même endroit, explique-t-on de mêmes sources, et préfère se cacher parmi les civils dans des villages reculés que se mêler aux combattants.

À son apogée, il y a deux ans, l’EI exerçait son emprise sur une population de plusieurs millions d’habitants, sur un territoire allant du nord de la Syrie aux faubourgs de Bagdad en passant par les rives de l’Euphrate et du Tigre. Les forces irakiennes, soutenues par la coalition conduite par les États-Unis, ont depuis reconquis peu à peu l’ouest et le nord du pays jusqu’à Mossoul, plus grande ville jamais contrôlée par l’EI.

Bagdad a aligné 100 000 hommes pour reprendre la métropole défendue par quelques milliers de djihadistes. Après avoir reconquis en janvier la partie orientale, l’armée gouvernementale et ses appuis kurdes et iraniens ont entamé le 19 février l’offensive contre le secteur occidental de la ville et ne sont plus qu’à un jet de pierre de la Grande mosquée où Abou Bakr al Baghdadi avait proclamé en 2014 l’avènement du « califat ».

Victoire « inéluctable »

La coalition l’assure : la victoire est inéluctable et elle sera une étape décisive dans le démantèlement de l’EI. Les sources de Reuters affirment que la nette diminution de la diffusion de la propagande de l’EI sur les réseaux sociaux atteste de l’isolement de plus en plus grand dans lequel se trouvent Abou Bakr al Baghdadi et son entourage.

Depuis sa dernière intervention audio, en novembre, l’EI se borne à mentionner les attaques suicides que commettent ses combattants en Irak et en Syrie et Mossoul n’a plus la place prépondérante que la ville avait auparavant dans la communication du groupe.

Ni Abou Bakr al Baghdadi ni personne de son entourage n’ont commenté la chute de la partie orientale de Mossoul et l’EI a quasiment disparu de Telegram, l’application de messagerie préférée des djihadistes.

Une communication moins active

Selon des estimations de la coalition, l’activité de l’EI sur Twitter a chuté de 45 % depuis 2014. Le réseau social a fermé quelque 360 000 comptes se réclamant de l’EI et les comptes nouvellement créés survivent rarement plus de 24 heures.

La dernière communication officielle concernant Abou Bakr al Baghdadi remonte au 13 février et provient de l’armée irakienne qui disait avoir bombardé une maison où il se trouvait peut-être. Selon Hicham al Hachimi, auteur de l’ouvrage Le Monde de Daech, Abou Bakr al Baghdadi se déplace désormais dans des zones contrôlées par des tribus sunnites au nord de l’Euphrate.

La zone s’étend du nord de la ville de Baadj, dans le nord-ouest de l’Irak, à en Syrie la ville d’Albou Kamal. « C’est leur région historique, ils connaissent la population et le terrain, on s’y procure facilement nourriture, eau et carburant et les espions sont plus faciles à repérer que dans les zones densément peuplées », explique Hicham al Hachimi.

Une équipe de messagers

Le gouvernement américain a créé une équipe composée de forces spéciales, d’agents de la CIA et d’autres organismes de renseignement dédiée à la traque d’Abou Bakr al Baghdadi. Mais ce dernier semble avoir tiré les leçons de la mort d’Oussama Ben Laden.

Contrairement au fondateur d’Al Qaïda, il dispose d’une équipe de messagers, quand le Saoudien se reposait sur un seul. Il change de véhicule plusieurs fois par trajet, pour éviter d’être tué par un drone comme le fut Anouar al Aoulaki, chef de file d’Aqpa (Al Qaïda dans la péninsule arabique).

Si Abou Bakr al Baghdadi n’a pas publiquement désigné de successeur, on estime, de sources proches du renseignement irakien, qu’il s’agit d’Iyad al Obeïdi, ex-officier de sécurité de Saddam Hussein, également connu sous le nom de Fadel Haifa.

http://www.ouest-france.fr/monde/irak/irak-le-chef-de-daech-aurait-quitte-mossoul-et-se-cacherait-dans-le-desert-4843456

_________________
Gloire à nos aieux  
Revenir en haut Aller en bas
bens.othman
Lieutenant
Lieutenant
avatar

messages : 736
Inscrit le : 29/03/2016
Localisation : France
Nationalité : Maroc

MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Dim 26 Mar 2017 - 19:11

L’étau se resserre à raqqa les troupes US+ SDF encerclent les combattent de daech dans l'aéroport de Tabqa

Spoiler:
 

_________________
" Ceux qui veulent aller vers l'avenir et voir l'avenir doivent avoir la mémoire longue "
Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
bens.othman
Lieutenant
Lieutenant
avatar

messages : 736
Inscrit le : 29/03/2016
Localisation : France
Nationalité : Maroc

MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Dim 26 Mar 2017 - 19:23

Du coté de moussoul des troupes us sont envoyés en renfort !


Sinon en attendant les civils libérés de la joute de daech gouttent à la démocratie américaine
Citation :
Mosul's children were shouting beneath the rubble. Nobody came

https://www.theguardian.com/world/2017/mar/24/mosuls-children-were-shouting-under-the-rubble-nobody-came?CMP=share_btn_tw

_________________
" Ceux qui veulent aller vers l'avenir et voir l'avenir doivent avoir la mémoire longue "
Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 19550
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Dim 26 Mar 2017 - 22:57

Citation :
Syrie: l'alliance arabo-kurde a repris à l'EI un aéroport près de Raqa


AFP 26/03/2017


Une force arabo-kurde soutenue par les Etats-Unis a repris dimanche dans le nord de la Syrie un aéroport militaire au groupe Etat islamique (EI), une étape clé dans le cadre de son offensive pour s'emparer de Raqa, le fief des jihadistes dans le pays.

L'aéroport militaire de Tabqa, que les jihadistes contrôlaient depuis août 2014, est située à une cinquantaine de kilomètres à l'ouest de Raqa.

La prise de l'aéroport permet aux Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance regroupant des combattants kurdes et arabes, de fermer la route de Raqa vers l'ouest et de poursuivre leur manoeuvre d'encerclement total de cette ville du nord de la Syrie.

"Les Forces démocratiques syriennes ont repris le contrôle total de l'aéroport militaire de Tabqa et les opérations de déminage sont en cours afin de sécuriser complètement" ce secteur, a déclaré à l'AFP Talal Sello, leur porte-parole.

Les FDS ont lancé en novembre leur offensive baptisée "Colère de l'Euphrate" avec l'aide de la coalition internationale commandée par les Etats-Unis pour reprendre Raqa.

Les FDS avaient pénétré dans l'aéroport un peu plus tôt dimanche, M. Sello faisant état de violents combats avec les jihadistes.

- Appui de la coalition -

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui a confirmé la reprise de l'aéroport, les FDS étaient appuyées par des frappes aériennes de la coalition internationale.

En juin 2014, l'EI avait proclamé un "califat" sur les territoires conquis à cheval en Syrie et en Irak voisin. Et en août de la même année, l'organisation ultraradicale sunnite contrôlait entièrement la province de Raqa après la prise de l'aéroport de Tabqa au régime.

Plus de 200 militaires avaient péri, certains décapités et leurs photos avaient été diffusées par les extrémistes lors de la prise notamment de cet aéroport.

En juin 2016, les forces du régime avaient tenté, en vain, de reconquérir Tabqa.

Les FDS veulent aussi s'emparer, à quelques kilomètres au nord de l'aéroport, du plus grand barrage de Syrie, ce qui pourrait être une opération plus délicate.

Les bombardements dans le secteur ont mis "hors service (la centrale électrique) qui fournit l'électricité au barrage", entraînant dimanche l'arrêt du fonctionnement de cette infrastructure bâtie sur l'Euphrate, a affirmé à l'AFP une source technique.

"La réparation n'est pas possible car il n'y a pas suffisamment de personnel disponible en raison des bombardements intensifs", a-t-elle ajouté. "Si le problème n'est pas résolu, cela représentera un danger pour le barrage."

La source n'était pas en mesure de spécifier quel type de bombardements avait endommagé la centrale électrique, mais l'offensive des FDS s'est accompagnée de raids aériens massifs de la coalition.

- Danger pour le barrage ? -

Talal Sello a cependant estimé qu'il n'y avait pas de danger imminent car il s'agit "d'opérations terrestres pour éviter tout dommage au barrage".

Les Etats-Unis ont utilisé la semaine dernière des hélicoptères d'attaque ainsi que de l'artillerie pour soutenir l'offensive des FDS sur ce barrage stratégique. Les FDS étaient arrivées vendredi aux entrées du barrage de Tabqa.

L'EI a prévenu de son côté via son agence de propagande Amaq que "le barrage menaçait de s'effondrer à tout moment à cause des raids américains et du haut niveau de l'eau".

Vendredi, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait affirmé que Raqa était encerclée et que la bataille pour reprendre cette ville commencerait "dans les jours qui viennent".

Mais Talal Sello s'était montré plus prudent. "L'opération pour assiéger Raqa prendra plusieurs semaines et cela conduira ensuite à lancer officiellement l'opération" pour libérer la ville, avait-il prévenu.

Déclenchée en mars 2011 par la répression de manifestations pro-démocratie, la guerre en Syrie, qui a fait plus de 320.000 morts, est devenue très complexe avec l'implication de groupes jihadistes, de forces régionales et de puissances internationales, sur un territoire très morcelé.

https://www.lorientlejour.com/article/1043072/syrie-lalliance-arabo-kurde-a-repris-a-lei-un-aeroport-pres-de-raqa.html
Revenir en haut Aller en bas
bens.othman
Lieutenant
Lieutenant
avatar

messages : 736
Inscrit le : 29/03/2016
Localisation : France
Nationalité : Maroc

MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Ven 31 Mar 2017 - 19:47

L'armée irakienne arrête les opérations par le sud et se concentre sur l'ouest de moussoul sous prétexte de trop de mort civils.
Quand ce n'est pas les russes qui massacrent, les usa prennent le relais. Le plus incroyable c'est de voir tous les anciens de la pravda (RT, sputnik,...) qui se sont tu sur alep se mettre tout a coup à se préoccuper du sort des civiles, et en même temps tous les droit de l'hommistes à mi temps se taire tout à coup, la démocratie nous dit on, la démocratie.

Citation :

People in besieged Mosul Old City ‘dying of starvation’ as Isis shoots anyone who tries to flee


In the third part of his series from Iraq, Patrick Cockburn speaks exclusively with trapped residents in the city’s ancient neighbourhoods, where the alleyways provide the perfect battleground for jihadis’ guerrilla warfare

http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/mosul-isis-iraq-starvation-dying-residents-patrick-cockburn-a7658311.html

_________________
" Ceux qui veulent aller vers l'avenir et voir l'avenir doivent avoir la mémoire longue "
Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
bens.othman
Lieutenant
Lieutenant
avatar

messages : 736
Inscrit le : 29/03/2016
Localisation : France
Nationalité : Maroc

MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Lun 3 Avr 2017 - 14:03

Je vois que l'EI utilise ses propres lances roquettes maintenant !




_________________
" Ceux qui veulent aller vers l'avenir et voir l'avenir doivent avoir la mémoire longue "
Friedrich Nietzsche
Revenir en haut Aller en bas
godzavia
Adjudant-chef
Adjudant-chef


messages : 463
Inscrit le : 21/09/2010
Localisation : algérie alger
Nationalité : Algerie
Médailles de mérite :

MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Dim 9 Avr 2017 - 19:25

je vois , je me demande quel usines marchent encore pour qu'ils fabriquent leurs propre bazooka , et j'ai remarqué chaque fois qu'ils fassent un album ils sont tous trop bien habillés on dirait du pierre cardin tongue

_________________
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 19550
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Ven 14 Avr 2017 - 17:23

Citation :
Irak : L’activité des artilleurs français est repartie de plus belle


Posté dans Forces terrestres, Moyen-Orient, Opérations par Laurent Lagneau Le 14-04-2017




Depuis le lancement de la seconde phase de l’opération visant à reprendre Mossoul à l’État islamique (EI ou Daesh), les 4 CAESAR (Camions équipés d’un système d’artillerie) de la Task Force (TF) Wagram ont été intensivement sollicités pour appuyer les opérations de la 9e Division irakienne dans le secteur de Badush, au nord-ouest de la ville, dans le cadre d’une manoeuvre plus large d’encerclement.

Puis, quand la localité de Badush a été reconquise, l’activité des artilleurs français est retombée, les demandes d’appui se faisant alors plus rare. Mais visiblement, les jihadistes n’ont pas encore dit leur dernier mot dans ce secteur : en témoigne le rythme de nouveau plus élevé des interventions de la TF Wagram, qui a franchi le seuil des 600 missions, à la fin mars.

Ainsi, depuis le début de ce mois, les CAESAR français ont effectué près d’une centaine de missions au profit des forces irakiennes, dont 41 entre le 1er et le 6 avril et 58 autres la semaine passée. Pour rappel, une mission suppose plusieurs dizaines de tirs d’obus.

« La TF Wagram a poursuivi cette semaine ses missions de tir en appui de la 9e division irakienne engagée dans la région de Badush. Elle a […] concentré son action sur la défense des positions de la division au nord-ouest de la ville de Mossoul et le harcèlement des
combattants de Daesh préparant des contre-offensives tactiques », explique l’État-major des armées (EMA), dans son dernier compte-rendu des opérations. Cela étant, il n’a pas précisé s’il s’agissait de tirs de destruction ou d’éclairement.

Qui plus est, souligne-t-il encore, les conditions météorologiques, « très défavorables », ont perturbé les actions du « pilier appui » de la force Chammal. Ce qui s’est traduit, au niveau des opérations aériennes, par seulement 27 missions effectuées par les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale, dont 4 ont abouti à des frappes contre les positions de Daesh dans les régions de Mossoul, de Baïji et d’Al-Qaïm.

S’agissant plus particulièrement Mossoul, dont la partie orientale a été libérée de l’emprise de l’EI en janvier, la situation est figée. Les unités de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS) sont toujours au contact des combattants de Daesh au niveau de la vieille ville.

« Les avancées sont rendues complexes par la configuration des lieux et les actions de harcèlement conduites » par les jihadistes, lesquels, dans le même temps, mènent des attaques au mortier « sur les secteurs libérés à l’est du Tigre pour tenter de maintenir un climat d’insécurité », a relevé l’EMA.

http://www.opex360.com/2017/04/14/irak-lactivite-des-artilleurs-francais-repartie-de-plus-belle/
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 19550
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Jeu 27 Avr 2017 - 18:57

Citation :
Guerre urbaine : les leçons de Mossoul


25 avril 2017/Actualité des forces


La bataille de Mossoul a démontré comment les djihadistes avaient fait évoluer leurs techniques de combat en milieu urbain dense. A Tikrit, Ramadi et Fallujah, l’Etat islamique avait bâti sa structure défensive à partir des zones rurales grâce à des champs de mines entourant les agglomérations, afin de préserver ses forces.

Si la superficie de Mossoul était trop importante pour édifier un périmètre défensif, Daech a réalisé une étude de ses propres vulnérabilités pour concentrer son dispositif sur les axes de pénétration que constituent les embranchements d’autoroutes vers Erbil, Kirkouk ou Muhallabiyah pour y concentrer des clusters de bunkers, de tunnels, d’obstacles renforcés par des IED, mais surtout des zones d’embuscades favorables à l’usage des armes antichars.

Ayant prépositionné sur les deux rives de multiples stocks d’armements et d’ateliers de confection de véhicules piégés (VBIED), les djihadistes ont résolument opté pour un schéma offensif fondé sur le mouvement de groupes ne dépassant jamais plus de trente combattants, en allant jusqu’à leur aménager des couloirs de circulation traversant les immeubles des zones résidentielles, afin de maximiser le risque de dégâts collatéraux pour l’aviation occidentale.

Dès le début des combats, les attaques de nuit et les embuscades aux armes antichars ont eu pour but de couper le lien entre les forces d’infanterie et les blindés irakiens pour la reprise des rues. Et ce, pour ensuite isoler les fantassins de toute aide extérieure et les soumettre à des assauts ininterrompus pendant souvent plus de 24 heures et ainsi infliger le maximum de pertes. A ceci se sont ajoutés des raids fluviaux le long du Tigre, mais aussi terrestres portant parfois à plus de 15 km en dehors de la ville, afin d’opérer des frappes stratégiques sur les lieux de cantonnement des miliciens kurdes ou les forces d’élite.

Le couple VBIED-drones a eu un rôle considérable, en atteignant jusqu’à quatorze attaques par jour. Des VBIED blindés de cinq tonnes réalisés dans les ateliers de l’Etat islamique opéraient en binôme, l’un étant destiné à neutraliser le premier rideau de défense adverse pour permettre au second d’atteindre son objectif. Leur guidage étant assuré par des drones du commerce, dont les pilotes circulaient autour de la ville en moto afin d’éviter d’être localisés.

Quand les ateliers de VBIED furent tous détruits par l’aviation alliée, l’utilisation de drones DJI munis de grenades fut particulièrement meurtrière pour les forces au sol et les occupants des Humvee. En février, on a dénombré jusqu’à 70 opérations quotidiennes de ce type. Associées à l’usage des fumées toxiques provenant des sites industriels, les conséquences psychologiques ont été considérables pour les coalisés, qui n’ont jamais déployé au cœur de la ville plus de 6 000 militaires à la fois, malgré les 50 000 effectifs mobilisés.

La tactique déployée par l’Etat islamique lui a, la plupart du temps, permis d’attaquer en supériorité numérique, en disposant d’un effectif permanent évalué entre seulement 450 et 800 combattants. Trois leviers ont permis au gouvernement irakien de bloquer le dispositif djihadiste : l’édification de barricades de véhicules autour de ses points fixes, le recours aux chars M1 contre les VBIED, et les résultats obtenus par les forces antiterroristes, qui ont été les seules à pouvoir réellement rivaliser avec les combattants de Daech.

Mais ce sont surtout les opérations de l’Otan qui ont permis de retourner la situation en détruisant tous les points d’accès au fleuve, en interdisant en amont le recours aux VBIED (destruction des ateliers et multiplication des cratères de bombes sur les axes), et en brouillant les communications adverses par des opérations de guerre électronique offensives qu’elles soient au sol contre les drones, ou aériennes contre les centres d’opérations djihadistes, grâce au C-130 Compass Call.

Mais la libération de la ville ne suffira pas toutefois à écarter tout danger. Le gouvernement irakien doit s’assurer de créer les conditions d’une paix durable non seulement par une présence antiterroriste permanente, mais surtout en rassemblant toutes les sensibilités sociales et religieuses autour d’un consensus commun.

http://www.ttu.fr/guerre-urbaine-lecons-de-mossoul/
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 19550
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Ven 12 Mai 2017 - 23:26

Citation :
Mossoul : Les artilleurs français ont effectué plus de 70 missions de tir au profit des forces irakiennes


Posté dans Forces terrestres, Moyen-Orient, Opérations par Laurent Lagneau Le 12-05-2017




Les artilleurs français de la Task Force Wagram, qui met en oeuvre 4 Camions équipés d’un système d’artillerie (CAESAR) depuis une position située au nord de Mossoul, connaissent une activité intense.

La semaine passée, alors que les opérations visant à reprendre cette ville à l’État islamique (EI ou Daesh) ont marqué une pause pour permettre aux forces de sécurité irakienne (FSI) de régénérer leur potentiel, la Task Force Wagram a quand même assuré 29 missions d’éclairement et d’interdiction au profit de la 9e Division, engagée dans le secteur de Badush. Et cela, afin d’empêcher toute infiltration de jihadistes dans le dispositif de contrôle de zone irakien.

Les conditions météorologiques étant devenues à nouveau favorables, les FSI ont repris leur offensive et ouvert un autre front au nord de Mossoul. Et cela s’est traduit par une activité encore plus intense pour les CAESAR français. Ainsi, selon le compte rendu des opérations diffusé par l’État-major des armées (EMA), la Task Force Wagram a effectué pas moins de 76 missions de tir en appui de la 9e Division irakienne au cours de ces derniers jours.

Un mission de ce type peut donner lieu au tir d’une vingtaine d’obus de 155 mm.

Les tirs de destruction effectués par les artilleurs français ont permis à la 9e Division de progresser très rapidement entre Badush et la vieille ville de Mossoul, où les FSI font face une forte résistance des jihadistes, lesquels bénéficient d’une configuration du terrain favorable. Par la suite, la TF Wagram a assuré plusieurs missions dites d’éclairement et d’interdiction pour annihiler toute tentative de contre-attaque de Daesh.

Grâce à l’appui déterminant des CAESAR français, la 9e Division irakienne a donc pu opérer une jonction avec les unités de l’Iraqi Counter Terrorism Service.

Par ailleurs, les jihadistes cherche à desserrer l’étau en multipliant les actions de harcèlement, notamment dans les régions d’al-Anbar et de Hawijah. Cela a conduit l’armée irakienne à lancer, le 11 mai, une opération dans ces secteurs, avec l’appui aérien de la coalition internationale et le concours de tribus locales.

« L’objectif est de repousser les combattants de l’EI vers le désert et de sécuriser Routba », où une trentaine de soldats irakiens ont été tués dans des embuscades ces dernières semaines, a précisé le général de division Mahmoud al-Falahi, qui dirige le Commandement opérationnel d’al-Anbar.

Enfin, les Rafale de l’armée de l’Air et de la Marine nationale engagés dans l’opération Chammal ont assuré près d’une quarantaine de sorties, dont 31 de reconnaissance armée ou d’appui aérien rapproché (CAS). Sur les 9 frappes qu’ils ont effectuées, 8 ont concerné les régions de Mossoul et de Tabqa (Syrie) et un a consisté à détruire un site servant à fabriquer des véhicules suicides.

http://www.opex360.com/2017/05/12/mossoul-les-artilleurs-francais-ont-effectue-plus-de-70-missions-de-tir-au-profit-des-forces-irakiennes/
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 19550
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Mar 16 Mai 2017 - 23:42

Citation :
L'EI ne tient plus que 10% de l'ouest de Mossoul

Irak
Selon un commandant des forces spéciales irakiennes les jihadistes n'ont plus que "deux options": "Mourir et aller en enfer ou hisser le drapeau blanc".


OLJ/AFP 16/05/2017


Les forces irakiennes ont repris près de 90% de Mossoul-Ouest au groupe État islamique (EI), sur le point de connaître une défaite totale dans la deuxième ville du pays, ont affirmé mardi des responsables.

L'EI ne contrôle plus que "10,5%" de l'ouest de la grande ville du nord de l'Irak, a indiqué lors d'une conférence de presse à Bagdad le général Yahya Rassoul, porte-parole du commandement des opérations conjointes des forces irakiennes.

Les forces irakiennes appuyées par une coalition internationale antijihadistes conduite par Washington ont lancé mi-octobre une vaste offensive pour chasser les jihadistes de l'EI de leur fief irakien. Elles se sont emparées fin janvier de la partie orientale de la ville et ont lancé mi-février un assaut sur la partie ouest, densément peuplée et qui comprend notamment la vieille ville.

A Mossoul, le général Abdoulwahab al-Saadi, un commandant des forces spéciales irakiennes, a indiqué à l'AFP que les jihadistes n'avaient plus que "deux options": "Mourir et aller en enfer ou hisser le drapeau blanc". "Il n'y a pas de troisième option", a-t-il dit.

Le porte-parole de la coalition internationale, le colonel John Dorrian, a estimé à Bagdad que "l'ennemi était complètement encerclé" et "sur le point d'être totalement défait à Mossoul". Lors de la même conférence de presse, le général Rassoul a précisé que les jihadistes ne contrôlaient plus qu'une poignée de quartiers dans la vieille ville, où les rues étroites rendent difficiles l'avancée des forces irakiennes, contraintes d'évoluer à pied plutôt qu'à bord de véhicules comme elles l'ont fait ailleurs.

L'opération des forces irakiennes à Mossoul a été accompagnée par des frappes aériennes de la coalition dans et autour de la ville. Celles-ci ont permis la destruction de "plus de 300 véhicules piégés" selon le colonel Dorrian. "Nos frappes ont également détruit plus de 200 tunnels de Daech" et "plus de 1.000" de leurs positions militaires, a-t-il ajouté, utilisant un acronyme en arabe de l'EI.


'Tunnels détruits'
La présence d'une importante population de civils dans la vieille ville, qui ont choisi d'y rester ou qui ont été empêchés par l'EI de la quitter, complique également l'assaut final pour reprendre la totalité de la ville.

Si les frappes aériennes de la coalition ont aidé les forces irakiennes à avancer face aux jihadistes, elles ont aussi fait des victimes civiles qui se compteraient par centaines. Le Pentagone a récemment annoncé que les frappes de la coalition avaient tué 352 civils par erreur depuis 2014 en Irak et en Syrie voisine, où la guerre fait rage. Mais leur nombre serait plus élevé selon des groupes de défense des droits de l'Homme.

Quelque 250.000 civils seraient encore coincés à Mossoul-Ouest, tandis qu'environ 500.000 personnes ont été déplacées par les combats. Jeudi dernier, près de 20.000 personnes avaient fui l'ouest de Mossoul en un seul jour, le chiffre le plus élevé sur une seule journée depuis le début de l'offensive, selon le Conseil norvégien pour les réfugiés.

Les forces irakiennes accusent les jihadistes de tenter de se servir des civils comme des boucliers humains.
Selon des témoignages recueillis par l'AFP, des habitants commencent également à souffrir de la faim en raison des combats.

L'EI, organisation extrémiste sunnite, s'était emparé de vastes territoires en Irak et en Syrie en 2014, mais elle a perdu beaucoup de terrain depuis dans ces deux pays. Mossoul est son dernier grand bastion urbain en Irak mais sa chute ne marquera pas la fin de la guerre contre les jihadistes car l'EI contrôle encore des territoires dans les provinces de Ninive (nord), dont Mossoul est la capitale, Kirkouk (nord-est) et Al-Anbar (ouest).

https://www.lorientlejour.com/article/1052072/lei-ne-tient-plus-que-10-de-louest-de-mossoul.html
Revenir en haut Aller en bas
Alloudi
Modérateur
Modérateur
avatar

messages : 6532
Inscrit le : 11/10/2008
Localisation : morocco
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Ven 26 Mai 2017 - 17:53

Citation :

Aux Philippines, l'Etat islamique en passe de conquérir des villes



10h37 , le 25 mai 2017, modifié à 10h40 , le 25 mai 2017

L'armée philippine se heurte à la violence des sympathisants de l'Etat islamique dans le sud du pays. Les combats ont déjà fait plusieurs morts ces derniers jours.


Des soldats philippins à Marawi. (Reuters)

Des combattants de l'Etat islamique font face à l'armée dans le sud des Philippines. Mardi, ils ont saccagé la ville de Marawi, obligeant le président Rodrigo Duterte à décréter le régime d'exception dans toute la région de Mindanao, au sud de l'archipel. Les combattants islamistes sont retranchés dans des immeubles résidentiels, ont placé des bombes artisanales dans les rues et ont pris une quinzaine de catholiques en otages. Un chef de la police a aussi été capturé et décapité. Une grande partie des 200.000 habitants de la ville ont pris la fuite.

Les combats de Marawi ont éclaté après un raid des forces de sécurité contre une cache supposée d'Isnilon Hapilon, considéré comme le chef de l'EI aux Philippines. Les Etats-Unis, qui présentent Isnilon Hapilon comme un des terroristes les plus dangereux du monde, ont mis sa tête à prix cinq millions de dollars. D'après des sources militaires de l'AFP, les djihadistes ne sont que 50 ou 100, mais ils résistent à l'armée. Lors de l'opération de mardi, des dizaines de combattants sont accourus pour repousser les forces de sécurité, avant de semer le chaos en brandissant des drapeaux noirs de l'EI.

Duterte menace d'étendre la loi martiale

Ils ont également pris d'assaut deux prisons et une centaine de détenus sont désormais en cavale, d'après Mujiv Hataman, gouverneur d'un district musulman autonome qui comprend Marawi. Les islamistes ont incendié de nombreux bâtiments, y compris une église et une université. Face à cette situation et pour "protéger la population", Rodrigo Duterte a menacé mercredi d'étendre la loi martiale à tout le pays.

Depuis les années 1970, la rébellion musulmane réclame une région autonome ou indépendante sur Mindanao et les combats ont fait plus de 130.000 morts. Le groupe Abou Sayyaf, présent sur la plupart des îles les plus méridionales de Mindanao, a enlevé contre rançon des centaines de Philippins et d'étrangers depuis les années 1990. D'après les spécialistes des questions de sécurité, son chef Isnilon Hapilon s'efforce d'unifier les groupes philippins qui ont prêté allégeance à l'EI pour y établir un califat.


http://www.lejdd.fr/international/asie/aux-philippines-letat-islamique-en-passe-de-conquerir-des-villes-3341189

_________________
Gloire à nos aieux  
Revenir en haut Aller en bas
jf16
General de Division
General de Division
avatar

messages : 19550
Inscrit le : 20/10/2010
Localisation : france Aiacciu
Nationalité : France
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Sam 10 Juin 2017 - 16:40

Citation :
Les forces spéciales américaines appuient les militaires philippins pour reprendre Marawi à l’EI


Posté dans Asie-Pacifique, Forces spéciales, Terrorisme par Laurent Lagneau Le 10-06-2017




Le 22 mai dernier, la tentative des forces de sécurité philippines pour arrêter, à Marawi, Isnilon Totoni Hapilon, le chef du groupe Abu Sayyaf, rallié à l’État islamique (EI) tourna court : la ville, située sur l’île de Mindanao (sud) fut submergée par des centaines de jihadistes qui en prirent partiellement le contrôle. Et, depuis, les combats font toujours rage.

Selon un bilan donné par l’état-major philippin, 58 soldats ont perdu la vie durant les deux dernières semaines, dont 13 Marines pour la seule journée du 9 juin. En outre, les forces armées du pays ont déploré la perte de plusieurs de leurs hommes lors d’une frappe aérienne conduite par erreur. Selon Manille, 138 jihadistes ont été tués depuis le début des combats.

La reprise de Marawi est compliquée dans la mesure où les jihadistes se sont retranchés dans des tunnels et des caves. En outre, selon le chef d’état-major philippin, le général Eduardo Ano, ces derniers, notamment ceux du groupe des frères Maute; également affilié à l’EI et allié d’Abu Sayyaf, ont bénéficié de la complicité au sein de la classe politique locale.

« C’est une combinaison d’hommes politiques, de citoyens et de membres du groupe Maute », a en effet affirmé, cette semaine, le général Ano, au sujet d’une liste d’environ 200 personnes recherchées pour complicité.

C’est ainsi que l’ancien maire de Marawi, Fahad Salic, a été arrêté le 7 juin pour cette raison. « Avant même la crise de Marawi, des informations circulaient sur le fait que c’était un fervent partisan. Il a fourni logistique et financements durant les premières années de ce groupe Maute-EI », a expliqué général Gilbert Gapay, le porte-parole régional de l’armée.

Cela étant, les forces philippines ne sont pas les seules à être engagées contre l’EI à Marawi. Depuis 2002, elles peuvent compter sur l’appui de « conseillers » militaires américains, lesquels leur apportent une aide depuis debut de la crise. Cette information a été donnée par l’ambassade des États-Unis à Manille, avant d’être confirmée par l’état-major philippin. En outre, un avion de patrouille maritime P3C Orion de l’US Navy a survolé l’île de Mindanao le 9 juin.

Cela étant, ces conseillers militaires, qui appartiennent aux forces spéciales américaines, n’apportent qu’un « soutien technique » aux troupes philippines, c’est à dire qu’ils ne sont pas engagés dans les combats.

Pourtant, en septembre 2016, le président philippin, Rodrigo Duterte, partisan d’un rapprochement de son pays avec la Chine et la Russie, avait affirmé vouloir le départ des conseillers militaires américains, au motif que l’alignement de Manille sur l’Occident était « la cause de l’insurrection musulmane persistante dans le sud ».

Seulement, le Pentagone ne reçut aucune demande de la part de l’exécutif philippin pour retirer son détachement fort de 200 militaires. « Nous continuerons à avoir des consultations avec nos partenaires philippins pour adapter de manière appropriée notre assistance à l’approche adoptée » par les autorités de Manille « quelle qu’elle soit », avait expliqué, à l’époque, un porte-parole.

Comme d’autres parties du monde (Afrique du Nord et Afghanistan en particulier), l’Asie du Sud-Est semble être un objectif prioritaire pour l’EI, en difficulté en Syrie et en Irak. Un rapport des Nations unies, remis en janvier 2017, avait d’ailleurs prévenu que la situation dans le sud des Philippines risquait de se dégrader rapidement.

« La situation en Asie du Sud-Est demeure très préoccupante car l’EI considère que cette région, en particulier le sud des Philippines, pourrait constituer une autre zone d’opérations. Bien qu’au moment de la rédaction du présent rapport, l’EI n’ait pas officiellement proclamé de ‘wilaya’ en Asie du Sud-Est, Isnilon Totoni Hapilon a été nommé ‘émir’ de l’EI aux Philippines », pouvait-on lire dans ce document, lequel ajoutait : « D’après un État membre, la diffusion par ce groupe d’une propagande adaptée à la région indique que l’EI cherche à intensifier ses activités de recrutement et à renforcer l’attrait qu’il exerce auprès de ses sympathisants en Asie du Sud-Est. »

http://www.opex360.com/2017/06/10/les-forces-speciales-americaines-appuient-les-militaires-philippins-pour-reprendre-marawi-lei/
Revenir en haut Aller en bas
Alloudi
Modérateur
Modérateur
avatar

messages : 6532
Inscrit le : 11/10/2008
Localisation : morocco
Nationalité : Maroc
Médailles de mérite :


MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   Ven 16 Juin 2017 - 12:50

Citation :

Le chef de Daech, Abou Bakr al-Baghdadi, pourrait avoir été tué par l'armée russe


Par Anne-Laure Frémont , AFP, Reuters Agences Publié le 16/06/2017 à 10:09

Le ministère russe de la Défense a déclaré qu'une frappe de son aviation pourrait avoir provoqué la mort de l'homme le plus recherché de la planète. La coalition internationale affirme toutefois ne pas pouvoir confirmer cette information.

L'annonce a été relayée par les agences de presse du pays ce vendredi: le ministère russe de la Défense affirme qu'une frappe de son aviation visant une réunion de dirigeants de Daech pourrait avoir tué son chef, Abou Bakr al-Baghdadi. L'opération aérienne a été menée le 28 mai près de la ville de Raqqa, dernier grand bastion urbain contrôlé par l'État islamique en Syrie. Le ministère précise qu'il cherche la confirmation de la mort de Baghdadi. Le chef de la diplomatie russe Sergei Lavrov indique pour sa part ne pas avoir de confirmation à 100% que le chef de Daech a été tué. Le Kremlin ne fait aucun commentaire.

«Selon les informations que nous cherchons à vérifier par divers canaux, le dirigeant de l'Etat islamique Abou Bakr al-Baghdadi se trouvait à cette réunion et a été éliminé dans le bombardement», a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, en précisant que les Américains avaient été prévenus de l'opération. Le commandement du contingent militaire russe en Syrie a «reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqqa d'une réunion de dirigeants de l'organisation terroriste État islamique». «La vérification des informations a permis d'établir que le but de cette rencontre était l'organisation de convois de sortie pour les combattants de Raqqa via le 'corridor sud'», indique l'armée russe.

Après un vol de reconnaissance d'un drone, des avions Su-34 et Su-35 ont effectué des frappes le 28 mai entre 0h35 et 0h45 heure de Moscou. Au total, l'armée russe affirme avoir tué une «trentaine de chefs de guerre et jusqu'à 300 combattants» et plusieurs «hauts dirigeants» de l'EI. Elle évoque notamment le «chef de la sécurité» d'Abou Bakr al-Baghdadi.

De son côté, la coalition internationale menée par les États-Unis déclare ne pas pouvoir confirmer si Baghdadi est mort ou pas.

Les États-Unis offrent 25 millions de dollars pour sa capture

Proclamé «calife» de tous les musulmans par son groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi est l'un des hommes les plus recherchés de la planète: les États-Unis offrent 25 millions de dollars pour sa capture. Mais il reste introuvable et invisible: en trois ans, il n'est apparu que sur une seule vidéo, filmée dans une mosquée de Mossoul et diffusée en juillet 2014, dans laquelle il proclamait son «califat» réunissant les territoires conquis en Irak et en Syrie.

Né Ibrahim al Samarraï, Abou Bakr al-Baghdadi est un irakien de 46 ans qui a rompu avec al Qaida deux ans après la mort d'Oussama ben Laden. Élevé dans une famille pieuse, il a étudié la théologie à Bagdad avant de rejoindre l'insurrection sunnite en 2003, année de l'invasion de l'Irak par la coalition conduite par les États-Unis. Capturé, il a été libéré un an plus tard par les Américains qui doutaient qu'il s'agisse d'une cible de haute valeur. Depuis que les revers militaires ont commencé à se multiplier pour Daech, Abou Bakr al-Baghdadi se déplace dans les zones faiblement peuplées de la frontière irako-syrienne où les drones comme les intrus sont facilement repérés. Le fait que sa tête soit mise à prix entrave sans doute grandement ses déplacements et ses communications.

L'annonce de la Russie est toutefois à prendre avec beaucoup de précautions. Il y a plus de deux ans déjà, des médias britanniques annonçaient que le chef de Daech avait été grièvement blessé dans un raid aérien de la coalition dans la province de Ninive, en Irak. Mais en novembre dernier, al-Baghdadi avait envoyé un message audio diffusé par l'organe de propagande du groupe dans lequel il appelait ses combattants à «tenir» face à l'armée irakienne à Mossoul.

http://www.lefigaro.fr/international/2017/06/16/01003-20170616ARTFIG00088-le-chef-de-daech-abou-bakr-al-baghdadi-pourrait-avoir-ete-tue-par-l-armee-russe.php

_________________
Gloire à nos aieux  
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Intervention contre Daech - Statut spécial -   

Revenir en haut Aller en bas
 
Intervention contre Daech - Statut spécial -
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 24 sur 24Aller à la page : Précédent  1 ... 13 ... 22, 23, 24
 Sujets similaires
-
» Des français veulent prendre les armes contre DAECH
» Police scientifique. Les syndicats réclament un "statut spécial".
» 2014-__coalition occidentalo-arabe contre Daech
» pour ou contre le vaccin ROR ?
» Pare-soleil efficace ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Royal Moroccan Armed Forces :: Histoire, Guerres et Conflits militaires :: Guerres et conflits d'actualités-
Sauter vers: