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 Actualités Algeriennes

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 2 Aoû 2016 - 22:09

Citation :
Le pétrole finit sous les 40 dollars à New York pour la première fois depuis avril 2016.

New York - Les cours pétroliers ont encore baissé mardi à New York, une petite tentative de rebond ayant fait long feu alors que beaucoup d'analystes estiment que la perspective d'un rééquilibrage entre l'offre et la demande mondiale s'éloigne.

Le cours du baril de référence (WTI), qui avait ouvert en hausse, a finalement perdu 55 cents à 39,51 dollars sur le contrat pour livraison en septembre, finissant sous le seuil des 40 dollars pour la première fois depuis quinze semaines au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"On a vu un petit rebond technique, et puis le marché a recommencé à se focaliser sur l'offre et la demande", qui restent très déséquilibrées, a déclaré Gene McGillian, de Tradition Energy.

"Le marché semble faire très attention à la chute de la demande qu'on attend" avec notamment la fin des congés d'été, tandis qu'en face "on ne voit pas de baisse de la production", a-t-il précisé.

Après des informations faisant état lundi d'une hausse de la production dans les pays de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), Matt Smith, chez ClipperData, faisait état mardi d'une progression sur un an de la production russe de pétrole en juillet.

M. Smith a également cité une analyse de la banque Goldman Sachs selon laquelle la production russe pourrait augmenter de quelque 800.000 barils par jour d'ici à 2018 pour arriver à 11,65 millions de barils par jour (mbj), bien plus que ce que prévoit l'Agence internationale de l'Energie (10,94 mbj).

Pour ce qui est de l'offre aux Etats-Unis, qui a déçu dernièrement avec des stocks et une production qui repartent en hausse, Tim Evans, chez Citibank, était prudemment optimiste. Selon lui, les chiffres du ministère de l'Energie (DoE) attendus mercredi devraient montrer une baisse des stocks de brut, d'essence et de produits distillés. "Mais les déclins qu'on attend sont modestes et pourraient ne pas suffire à faire remonter les cours", notait M. Evans.

Au niveau mondial, le rééquilibrage entre l'offre et de la demande, que la plupart des analystes anticipaient il y a quelques mois encore pour la seconde partie de l'année, n'est désormais plus attendu avant le début 2017.

"Les prix du pétrole ont été soutenus initialement par l'anticipation d'une forte croissance de la demande et d'une offre chutant significativement", a rappelé à l'AFP Abhishek Deshpande, analyste chez Natixis, mais sur ces deux fronts, le marché a dû significativement réviser ses attentes.

"La production interrompue (dans certaines zones au printemps) a repris, on s'attend à ce que l'offre de l'Organisation des pays producteurs de pétrole (Opep) augmente à des niveaux records et le nombre de puits de forage (en activité) a continué à progresser aux États-Unis", certains observateurs en faisant un indicateur avancé de la production, a détaillé M. Sayed.

http://www.zonebourse.com/WTI-2355639/actualite/Le-petrole-finit-sous-les-40-dollars-a-New-York-pour-la-premiere-fois-depuis-22801370/
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 3 Aoû 2016 - 13:22

Si ca c'est pas de l'incompetence crasse. Ce pays est le spécialiste mondial des effets d"annonces

http://www.tsa-algerie.com/20160803/tiguentourine-statoil-corrige-lannonce-de-sonatrach/ a écrit:

Tiguentourine : Statoil corrige l’annonce de Sonatrach


Le troisième train de liquéfaction de gaz naturel à la raffinerie d’In Amenas a été réparé et devrait redémarrer bientôt, a annoncé la compagnie pétrolière norvégienne Statoil dans des propos rapportés par le site Natural Gas Europe.

Le train N°3 avait été sérieusement endommagé lors de l’attaque terroriste de janvier 2013 menée par « Les Signataires par le sang », et était à l’arrêt depuis. Chacun des trois trains a une capacité de production de 3 milliards de m3 par an.


Lorsque la raffinerie est pleinement opérationnelle, les 9 milliards de m3 produits représenteront 10% de la production annuelle nationale de l’Algérie. « Le train N°3 n’ajoutera pas de production avant que les nouveaux compresseurs soient complétés d’ici la fin de l’année », a déclaré Statoil.

La Sonatrach avait annoncé de manière incorrecte que le train N°3 entrerait de nouveau en service en avril 2016, souligne Natural Gas Europe, précisant que Statoil avait refusé de commenter l’information à cette occasion-là.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 3 Aoû 2016 - 14:11

Avec ses 3/4 mds $ de manque à gagner, tinguentourine est l,une des prise d'otage les plus coûteuses.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 3 Aoû 2016 - 22:43

La soit disant industrie automobile algerienne en plein essor. Du montage pour que les concessionnaires puissent continuer a concessionner pale
http://www.liberte-algerie.com/actualite/cher-sera-le-vehicule-produit-localement-252330 a écrit:
OBLIGATION D’ACTIVITÉ DE MONTAGE POUR LES CONCESSIONNAIRES EN 2017

Cher sera le véhicule produit localement !



Le processus suggère des coûts supplémentaires au concessionnaire algérien qui, à son tour, les répercutera sur le coût final qui sera supporté par le client.

Depuis que le gouvernement a revu à la baisse les importations des véhicules neufs pour réduire les dépenses en devises, les concessionnaires automobiles vivent une situation kafkaïenne.
Les dix opérateurs, ayant reçu l’avis probatoire pour installer des usines de montage en Algérie, une exigence de la loi de finances 2014 qui fait obligation aux concessionnaires automobiles de créer une activité industrielle avec délai arrêté à janvier 2017, butent sur un cahier des charges pour le moins contraignant.

En effet, le cahier des charges portant conditions et modalités d’exercice de l’activité de production et de montage de véhicules fixe le taux d’intégration à 40% sur un délai de 5 ans, avec un minimum de 15% à la troisième année et un bonus de 10% accordé sur le taux d’intégration pour l’adaptation sur les véhicules d’organes essentiels, comme les moteurs, les boîtes de vitesses et autres ponts de production nationale. Cette loi, à elle seule, vient limiter les exigences en matière d’intégration, sachant qu’à aucun moment, il est fait exigence d’investir dans la pièce de rechange.

Pour preuve, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a tenté de se rattraper, lors de sa sortie à Tiaret, en invitant les concessionnaires, sur un ton menaçant, à se conformer aux dispositions de la loi de finances 2014, d’une part, et d’investir dans la pièce de rechange, de l’autre.

Mais, le temps n’est plus en faveur de l’Éat qui, autrefois, engrangeait des dividendes sur la TVA, la TVN, les impôts et autres taxes douanières, en sus des milliers d’emplois créés par des opérateurs appelés, quant à eux, à disparaître du paysage automobile algérien.
En termes plus clairs, ces concessionnaires, notamment ceux commercialisant les grosses cylindrées, contribuaient sensiblement au budget de l’État, avec cette valeur ajoutée de développer leurs réseaux à travers les 48 wilayas tel qu’il est exigé par le cahier des charges régissant l’exercice de l’activité des concessionnaires et du véhicule neuf. Aujourd’hui que la décision est prise pour encourager l’activité de montage de véhicules, l’État ouvre une brèche aux maisons mères à qui profiteraient ces dividendes.

Car le montage de véhicule suppose, selon les termes de l’investissement en Algérie, l’exonération de la TVA, des droits de douane et d’autres avantages fiscaux et parafiscaux pour démarrer l’activité. Il se trouve que le montage en CKD revient plus cher et favorise la création de nouveaux emplois de l’autre côté de la rive de la Méditerranée. En ce sens, le véhicule qui sera monté en Algérie devra passer par trois étapes. Il est d’abord produit à la maison mère, acheminé vers des unités de démontage et emballé. Ensuite, il sera acheminé vers l’Algérie, avant qu’une logistique spécifique ne le prenne en charge pour un nouveau montage.

Ce processus suggère des coûts supplémentaires au concessionnaire algérien qui, à son tour, les répercutera sur le coût final et que le client subira à son insu. Autrement dit, le produit local coûtera plus cher et le Trésor public accusera un coût financier élevé. Autre couac de ce cahier des charges, la prolongation au 31 décembre 2017 de l’obligation d’équiper le véhicule produit en Algérie en équipements répondant aux normes et aux spécificités techniques en matière de sécurité. Du coup, l’État accusera des pertes sèches en devises, des milliers d’emplois et enregistrera, à court terme, une forte baisse en matière de contribution à son budget.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 3 Aoû 2016 - 22:50

http://www.elwatan.com/economie/zone-arabe-de-libre-echange-les-exportations-algeriennes-chutent-de-40-03-08-2016-326249_111.php a écrit:

Zone arabe de libre-échange : Les exportations algériennes chutent de 40%



Les exportations algériennes vers la Grande Zone arabe de libre-échange (Gzale), constituées essentiellement des hydrocarbures, ont fortement chuté de plus de 40% en 2015 par rapport à l’année 2014, selon un bilan rendu public hier par l’Agence nationale de promotion du commerce extérieur (Algex).

Les importations depuis cette zone ont légèrement baissé en 2015 en s’établissant à 2,5 milliards de dollars, contre 2,6 milliards de dollars en 2014, soit une baisse de 4,2%, a ajouté la même source, citée par l’APS. Par conséquent, la balance commerciale du pays avec la Gzale a affiché un déficit de 351 millions de dollars en 2015, contre un excédent de plus d’un milliard de dollars en 2014. L’Algérie dont l’économie est fortement dépendante des hydrocarbures paye ainsi les conséquences de la baisse drastique des prix de pétrole, entamée depuis 2014, et le recul des exportations de sucre blanc.

Dans le détail, les exportations des hydrocarbures vers cette zone ont fortement baissé à 2,1 milliards de dollars en 2015 contre 3,5 milliards de dollars en 2014 (-40%) en dépit d’une augmentation importante des volumes vendus (+40%). affraid  Hors hydrocarbures, les exportations ont également chuté de 52% à 121 millions de dollars, en raison notamment d’une baisse de 70% des ventes de sucre à près de 48 millions de dollars.

Les produits agricoles et agro-alimentaires, représentant près de 60% des exportations hors hydrocarbures vers la Gzale, ont reculé à 71,5 millions de dollars (-60%), sachant que le sucre en représente 67%, alors que le reste se compose essentiellement des dattes (5 millions de dollars), des truffes (4,2 millions de dollars), des eaux minérales et gazéifiées (3,5 millions de dollars), des pâtes alimentaires (2,1 millions de dollars) et des yaourts (2,1 millions de dollars). Les produits industriels, qui représentent 40% des exportations hors hydrocarbures, ont reculé de 35% avec un montant de 49,4 millions de dollars dont 18,8 millions de dollars d’exportations d’ammoniac.

En termes de clients, la Tunisie a été le premier client de l’Algérie en ayant absorbé 32% des exportations hors hydrocarbures globales algériennes vers la Gzale, soit une valeur de 39 millions de dollars, dont 27% pour le sucre, 20% pour le verre plat, 8% pour les eaux minérales et gazéifiées, 8% pour les dérivés sulfonés et 5% pour les jus de fruits. Le Maroc constitue le deuxième marché avec 18,3% des exportations hors hydrocarbures algériennes vers la Gzale, composées d’ammoniac (81%), dattes (9%), verre plat (3%) et de verre de sécurité (3%). Quant au Liban, il a drainé 11% des exportations algériennes hors hydrocarbures, suivi de la Syrie (10%) et de l’Arabie Saoudite (5,6%).

Par ailleurs, les achats de l’Algérie depuis cette zone ont suivi une tendance baissière en 2015. Les produits industriels importés d’une valeur de 2,3 milliards de dollars, ont reculé de 4%, tels les transformateurs électriques, les fils et câbles électriques, le fil du cuivre, les médicaments et les matières de plastique. Les importations des produits agricoles et agro-alimentaires, ont baissé en passant à 274 millions de dollars contre 291 millions de dollars (-6%). En 2015, les principaux fournisseurs de l’Algérie au sein de la Gzale ont été l’Arabie Saoudite (24%), l’Egypte (19%), la Tunisie (17%), les Emirats arabes unis (13%) et le Maroc (8,3%). Le volume des échanges entre l’Algérie et les pays de la Gzale, qui s’est établi à 4,8 milliards de dollars en 2015, représente 4,2% du total des échanges commerciaux de l’Algérie avec le monde.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 3 Aoû 2016 - 23:12

http://www.tsa-algerie.com/20160803/carte-de-maison-blanche-montre-presence-de-daech-18-pays-dont-lalgerie/ a écrit:

Une carte de la Maison Blanche montre la présence de Daech dans 18 pays, dont l’Algérie


Une carte mondiale classifiée de la Maison Blanche montrant l’expansion de l’État islamique dans le monde depuis 2014 a été dévoilée ce mardi par le journal télévisé américain NBC Nightly News.

La carte a été élaborée par le National counterterrorism center et a été présentée lors d’un briefing à la Maison Blanche. Elle n’était supposée être vue que par les hauts responsables de sécurité et le président américain Barack Obama.


La carte montre que l’expansion de Daech a été presque multipliée par trois depuis le début de l’intervention de la coalition internationale menée par Washington contre l’État Islamique. Le nombre de pays où Daech dispose d’une branche est ainsi passé de sept en 2014 à dix-huit en 2016 avec cette dernière carte.

Outre le noyau composé de l’Irak et la Syrie, la carte présentée à la Maison Blanche montre des branches officielles de l’État islamique existant dans des pays comme la Libye, la Péninsule du Sinaï en Égypte, l’Arabie saoudite, le Yémen, l’Afghanistan, le Pakistan, le Nigeria ou encore la région du Caucase au sud de la Russie. L’Algérie est également incluse dans la liste des pays où une branche officielle de Daech est présente.

Des branches « en herbe » de l’État islamique sont également mentionnées par la carte dans plusieurs pays, parmi lesquels la Tunisie, le Mali, l’Égypte en général, la Somalie, le Bangladesh, l’Indonésie ou encore les Philippines.


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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Jeu 4 Aoû 2016 - 15:07

transport de millefeuille en algerie sur charette


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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Jeu 4 Aoû 2016 - 16:41

http://www.liberation.fr/planete/2016/08/04/a-alger-l-inquietude-face-a-l-inflation_1470228 a écrit:

A Alger, l’inquiétude face à l’inflation

4 août 2016 à 13:34

La chute du prix du pétrole a fait plonger les revenus de l’Algérie. Dans le quartier populaire de Belcourt, l’inflation, les augmentations de taxes et la limitation des importations ont un impact sur le quotidien des classes les plus défavorisées comme sur les classes moyennes.

Il est 9 heures du matin. Bilal passe machinalement un coup de torchon sur le comptoir propre. Dans la salle de son café, une quinzaine de personnes sont assises autour de petites tables rondes, face à un écran de télévision qui diffuse les informations d’une chaîne de télévision européenne. «Tu vois comme c’est vide ? Les clients viennent moins souvent», lance le jeune homme de 31 ans.

Situé sur la rue Hassiba-ben-Bouali, qui longe le quartier de Belcourt et le sépare de l’autoroute et de la Méditerranée, l’établissement que tient Bilal avec son cousin tourne au ralenti : «Nous sommes dans un quartier populaire, même si le prix de ma matière première a augmenté, je ne peux pas augmenter le prix du café. J’ai perdu environ un tiers de chiffre d’affaires. Que veux-tu que je fasse ? Il nous reste Dieu.» Ici, un café servi dans un gobelet en carton coûte 25 dinars algériens (environ 0,25 euro). Les deux propriétaires originaires de Tizi Ouzou proposent aussi du café importé en capsule, plus cher, pour gagner des clients de classe moyenne, nombreux à travailler à Belcourt, quartier populaire à l’architecture haussmannienne.

«Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses»

La chute des prix du baril de pétrole, principale ressource de l’Algérie, a fait chuter les revenus pétroliers de 70% en deux ans. Le déficit budgétaire atteint désormais 15% du PIB. Mais surtout, entre 2014 et 2015, le dinar algérien a perdu 20% de sa valeur face au dollar. Dans un pays qui importe la plupart des produits de consommation, l’inflation a explosé. Les premières victimes sont les classes populaires. Mohand, 61 ans, retraité et père de trois enfants, a dû reprendre le travail. Son fils aîné, diplômé du supérieur, n’a pas trouvé d’emploi depuis sa sortie de l’université, il y a deux ans. «Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses», sourit-il gêné.

Il craint que les programmes de construction de logement sociaux – mesure phare des mandats du président Bouteflika, qui depuis son arrivée au pouvoir en 1999, a promis de résoudre la crise du logement en Algérie –, ne soient bientôt à l’arrêt, car l’importation de ciment a été bloquée. «Il ne faut pas demander de l’aide au FMI, parce que là, c’est sauter dans le puits», estime-t-il. Il garde en mémoire le plan d’ajustement structurel exigé par l’institution internationale au début des années 90, les queues interminables dans les boutiques, les vendeurs qui vous obligeaient à acheter d’autres articles en plus des produits de première nécessité (une chaîne de vélo et des clous avec le paquet de farine, par exemple) ou les bananes, disparues du marché local, que les visiteurs ramenaient dans leurs bagages.

Augmentation de 8% en un an

Dans la ruelle qui relie la rue Hassiba-ben-Bouali à la rue Belouizdad, la chaleur moite a transformé la halle du marché en fournaise. Leïla, employée dans une entreprise privée, vient faire ses courses à l’heure de sa pause déjeuner. Elle a fait le tour des étals avant de s’arrêter : «J’ai renoncé à acheter des pêches et des nectarines qui coûtent plus de 450 dinars algériens le kilo [environ 4,50 euros, ndlr]. Cet été, ce sera melon ou pastèque.» Selon la presse, le prix des produits alimentaires de base consommés pendant le mois de ramadan a augmenté de 8% en un an.

Quelques rues plus loin, les employés de la station-service confirment que depuis l’augmentation du prix de l’essence le 1er janvier, les clients font plus attention. Accoudée à la fenêtre de sa voiture blanche, Samira, professeure de français dans une école privée, estime que l’impact est surtout psychologique : «L’augmentation du prix de l’essence a fait bondir le prix du plein de carburant de 800 dinars à plus de 1 300 dinars. Depuis que mon père a entendu que le prix de l’électricité allait augmenter de la même manière, il éteint systématiquement les télévisions de la maison, alors qu’il les laissait tourner en boucle. Pourtant, si la facture augmente, nous aurons encore les moyens de la payer.» La jeune femme, qui voulait changer de véhicule, a dû modifier ses projets. Après avoir été bloquées pendant un an, les importations de voitures ont été limitées à 152 000 unités. Pas assez pour répondre à la demande. Résultat, le prix des voitures d’occasion s’est envolé.

Peur de perdre son emploi

Chaque jour, les journaux se font de moins en moins rassurants. La Badr Bank, la banque des agriculteurs, qui finance aussi les prêts à taux zéro pour les créateurs d’entreprises, n’a plus de liquidités. Le ministère de la Culture a annulé plus d’une centaine de festivals, et demandé aux structures qui dépendent de lui de n’utiliser que 50% de leur budget.

Mourad, 33 ans, se dirige vers le port où il est embauché en CDI : «Nous sommes salariés de l’Etat, nous n’avons rien à craindre.» Sa sœur est employée par un transitaire, une entreprise chargée des dossiers administratifs pour l’importation : «Elle, en revanche, n’a plus aucun dossier à traiter depuis des semaines. Voilà ce qui nous préoccupe, que les gens commencent à perdre leur emploi.»

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Dernière édition par WRANGEL le Jeu 4 Aoû 2016 - 23:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Jeu 4 Aoû 2016 - 23:27

mourad27 a écrit:
transport de millefeuille en algerie  sur charette


Hanya a sahbi, l'important c'est que elle sera retraité dans l'estomac
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Jeu 4 Aoû 2016 - 23:58

WRANGEL a écrit:
http://www.liberation.fr/planete/2016/08/04/a-alger-l-inquietude-face-a-l-inflation_1470228 a écrit:

A Alger, l’inquiétude face à l’inflation



4 août 2016 à 13:34

La chute du prix du pétrole a fait plonger les revenus de l’Algérie. Dans le quartier populaire de Belcourt, l’inflation, les augmentations de taxes et la limitation des importations ont un impact sur le quotidien des classes les plus défavorisées comme sur les classes moyennes.

Il est 9 heures du matin. Bilal passe machinalement un coup de torchon sur le comptoir propre. Dans la salle de son café, une quinzaine de personnes sont assises autour de petites tables rondes, face à un écran de télévision qui diffuse les informations d’une chaîne de télévision européenne. «Tu vois comme c’est vide ? Les clients viennent moins souvent», lance le jeune homme de 31 ans.

Situé sur la rue Hassiba-ben-Bouali, qui longe le quartier de Belcourt et le sépare de l’autoroute et de la Méditerranée, l’établissement que tient Bilal avec son cousin tourne au ralenti : «Nous sommes dans un quartier populaire, même si le prix de ma matière première a augmenté, je ne peux pas augmenter le prix du café. J’ai perdu environ un tiers de chiffre d’affaires. Que veux-tu que je fasse ? Il nous reste Dieu.» Ici, un café servi dans un gobelet en carton coûte 25 dinars algériens (environ 0,25 euro). Les deux propriétaires originaires de Tizi Ouzou proposent aussi du café importé en capsule, plus cher, pour gagner des clients de classe moyenne, nombreux à travailler à Belcourt, quartier populaire à l’architecture haussmannienne.

«Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses»

La chute des prix du baril de pétrole, principale ressource de l’Algérie, a fait chuter les revenus pétroliers de 70% en deux ans. Le déficit budgétaire atteint désormais 15% du PIB. Mais surtout, entre 2014 et 2015, le dinar algérien a perdu 20% de sa valeur face au dollar. Dans un pays qui importe la plupart des produits de consommation, l’inflation a explosé. Les premières victimes sont les classes populaires. Mohand, 61 ans, retraité et père de trois enfants, a dû reprendre le travail. Son fils aîné, diplômé du supérieur, n’a pas trouvé d’emploi depuis sa sortie de l’université, il y a deux ans. «Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses», sourit-il gêné.

Il craint que les programmes de construction de logement sociaux – mesure phare des mandats du président Bouteflika, qui depuis son arrivée au pouvoir en 1999, a promis de résoudre la crise du logement en Algérie –, ne soient bientôt à l’arrêt, car l’importation de ciment a été bloquée. «Il ne faut pas demander de l’aide au FMI, parce que là, c’est sauter dans le puits», estime-t-il. Il garde en mémoire le plan d’ajustement structurel exigé par l’institution internationale au début des années 90, les queues interminables dans les boutiques, les vendeurs qui vous obligeaient à acheter d’autres articles en plus des produits de première nécessité (une chaîne de vélo et des clous avec le paquet de farine, par exemple) ou les bananes, disparues du marché local, que les visiteurs ramenaient dans leurs bagages.

Augmentation de 8% en un an

Dans la ruelle qui relie la rue Hassiba-ben-Bouali à la rue Belouizdad, la chaleur moite a transformé la halle du marché en fournaise. Leïla, employée dans une entreprise privée, vient faire ses courses à l’heure de sa pause déjeuner. Elle a fait le tour des étals avant de s’arrêter : «J’ai renoncé à acheter des pêches et des nectarines qui coûtent plus de 450 dinars algériens le kilo [environ 4,50 euros, ndlr]. Cet été, ce sera melon ou pastèque.» Selon la presse, le prix des produits alimentaires de base consommés pendant le mois de ramadan a augmenté de 8% en un an.

Quelques rues plus loin, les employés de la station-service confirment que depuis l’augmentation du prix de l’essence le 1er janvier, les clients font plus attention. Accoudée à la fenêtre de sa voiture blanche, Samira, professeure de français dans une école privée, estime que l’impact est surtout psychologique : «L’augmentation du prix de l’essence a fait bondir le prix du plein de carburant de 800 dinars à plus de 1 300 dinars. Depuis que mon père a entendu que le prix de l’électricité allait augmenter de la même manière, il éteint systématiquement les télévisions de la maison, alors qu’il les laissait tourner en boucle. Pourtant, si la facture augmente, nous aurons encore les moyens de la payer.» La jeune femme, qui voulait changer de véhicule, a dû modifier ses projets. Après avoir été bloquées pendant un an, les importations de voitures ont été limitées à 152 000 unités. Pas assez pour répondre à la demande. Résultat, le prix des voitures d’occasion s’est envolé.

Peur de perdre son emploi

Chaque jour, les journaux se font de moins en moins rassurants. La Badr Bank, la banque des agriculteurs, qui finance aussi les prêts à taux zéro pour les créateurs d’entreprises, n’a plus de liquidités. Le ministère de la Culture a annulé plus d’une centaine de festivals, et demandé aux structures qui dépendent de lui de n’utiliser que 50% de leur budget.

Mourad, 33 ans, se dirige vers le port où il est embauché en CDI : «Nous sommes salariés de l’Etat, nous n’avons rien à craindre.» Sa sœur est employée par un transitaire, une entreprise chargée des dossiers administratifs pour l’importation : «Elle, en revanche, n’a plus aucun dossier à traiter depuis des semaines. Voilà ce qui nous préoccupe, que les gens commencent à perdre leur emploi.»

Recyclé a 19H50 avec un résumé du precedent et un nouveau titre

http://www.liberation.fr/planete/2016/08/04/algerie-baril-en-chute-et-rationnements-tous-azimuts_1470315 a écrit:

Algérie : baril en chute et rationnements tous azimuts


4 août 2016 à 19:51

Il est 9 heures du matin. Bilal passe machinalement un coup de torchon sur le comptoir propre. Dans la salle de son café, une quinzaine de personnes sont assises autour de petites tables rondes. «Tu vois comme c’est vide ? Les clients viennent moins souvent», lance l’homme de 31 ans. Situé sur la rue Hassiba-Ben-Bouali, qui longe le quartier de Belcourt, l’établissement que tient Bilal avec son cousin tourne au ralenti : «Nous sommes dans un quartier populaire. Même si le prix de ma matière première a augmenté, je ne peux pas augmenter le prix du café. J’ai perdu environ un tiers de chiffre d’affaires. Que veux-tu que je fasse ? Il nous reste Dieu.» Ici, un café servi dans un gobelet en carton coûte 25 dinars algériens (environ 0,21 euro). Les deux propriétaires proposent aussi du café importé en capsule, plus cher, pour gagner des clients de classe moyenne, nombreux à travailler à Belcourt.

La chute des prix du baril de pétrole, principale ressource de l’Algérie, a fait chuter les revenus pétroliers de 70 % en deux ans. Le déficit budgétaire atteint désormais 15 % du PIB. Mais surtout, entre 2014 et 2015, le dinar algérien a perdu 20 % de sa valeur face au dollar. Dans un pays qui importe la plupart des produits de consommation, l’inflation a explosé.

Les premières victimes sont les classes populaires. Mohand, 61 ans, retraité et père de trois enfants, a dû reprendre le travail. Son fils aîné, diplômé du supérieur, n’a pas trouvé d’emploi depuis sa sortie de l’université, il y a deux ans. «Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses», sourit-il, gêné. Il craint que les programmes de construction de logement sociaux - mesure phare des mandats du président Bouteflika qui, depuis son arrivée au pouvoir en 1999, a promis de résoudre la crise du logement en Algérie -, ne soient bientôt à l’arrêt, car l’importation de ciment a été bloquée.

«Il ne faut pas demander de l’aide au FMI, parce que là, c’est sauter dans le puits», estime-t-il. Il garde en mémoire le plan d’ajustement structurel exigé par le Fonds monétaire international au début des années 90, les queues interminables dans les boutiques, les vendeurs qui vous obligeaient à acheter d’autres articles en plus des produits de première nécessité (une chaîne de vélo et des clous avec le paquet de farine, par exemple) ou les bananes, disparues du marché local, que les visiteurs ramenaient dans leurs bagages.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Ven 5 Aoû 2016 - 1:40

Ils vont finir comme le Venezuela.
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Barsdz
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Ven 5 Aoû 2016 - 10:42

Je sais pas ce que vous avez à comparé l'Algérie et le Venezuela mais je sais pas au cas ou vous auriez oubliez mais l'économie mondiale est en déclin,tous les analystes prédisent une catastrophe économique alors je ne sais pas qui sera le premier à être en faillite mais on y sera tous tôt ou tard
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Ven 5 Aoû 2016 - 14:51

Barsdz a écrit:
Je sais pas ce que vous avez à comparé l'Algérie et le Venezuela mais je sais pas au cas ou vous auriez oubliez mais l'économie mondiale est en déclin,tous les analystes prédisent une catastrophe économique alors je ne sais pas qui sera le premier à être en faillite mais on y sera tous tôt ou tard

La différence, c'est que les autres pays d'adaptent, ils se réforment, baisse les déficits et ont une croissance.

Alors qu'en Algérie à part des annonces rien de concret.
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Ven 5 Aoû 2016 - 15:12

Barsdz a écrit:
Je sais pas ce que vous avez à comparé l'Algérie et le Venezuela mais je sais pas au cas ou vous auriez oubliez mais l'économie mondiale est en déclin,tous les analystes prédisent une catastrophe économique alors je ne sais pas qui sera le premier à être en faillite mais on y sera tous tôt ou tard

C'est un algérien qui va te répondre, et d'après lui la situation est pire que le Venezuela :

Citation :
Selon le dernier rapport du FMI : Le déficit commercial représente 15,7% du PIB

Le Fonds monétaire international vient de classer l'Algérie parmi les 15 pays les plus déficitaires sur le plan des flux financiers (entrées et sorties) au cours des années 2014 et 2015. Dans un rapport daté du 27 juillet 2016, l'institution de Bretton Woods rappelle le gigantesque déficit commercial par lequel l'économie algérienne a clôturé l'année 2015, soit 27 milliards de dollars.

Rien que pour les cinq premiers mois de l’année 2016, le déficit a atteint presque 10 milliards de dollars. Ce qui établit le ratio de la couverture importations/exportations à seulement 50% alors que, pendant les années fastes de l’aisance financière, il était arrivé que ce taux franchisse le seuil de 200%.

Le FMI rappelle que, afin de payer ses importations, qui peinent réellement à être maîtrisées, malgré tous discours débités jusque-ci par les officiels, l’Algérie est contrainte de puiser dans les réserves de changes. A la fin mai 2016, les réserves de changes, qui avaient atteint en 2013 presque 200 milliards de dollars, se sont contractées à 136,9 milliards de dollars. Les projections les plus optimistes misent sur des réserves de 116 milliards de dollars d’ici la fin de l’année en cours.

Le Premier-ministre, Abdelmalek Sellal, a « promis », le mois de juillet dernier, que, quelle que soit la situation financière du pays dans les mois et années à venir, les réserves de changes ne doivent pas descendre au-dessous des 100 milliards de dollars. L’on se souvient que, en janvier dernier, sur la base des montants des décaissements effectués dans ces réserves pour payer les importations au cours de l’année 2015, les experts ont relevé l’effrayant rythme d’épuisement de ces réserves, à savoir 80 millions de dollars par jour ! .

Déficit structurel, lié à la typologie de l’économie algérienne

Le déficit commercial de l’Algérie a commencé à apparaître à partir de 2014, après quinze années d’un excédent continu. Le dernier excédent commercial, d’une valeur importante, a été celui de l’année 2012, soit 12,3 milliards de dollars. En l’espace de trois ans, l’Algérie se retrouve dans une position diamétralement opposée à la première, avec un déficit commercial de 27 milliards de dollars en 2015.

Ce qui, selon le FMI, fait la différence -une différence de taille- entre des pays ayant habituellement un déficit commercial, y compris les grandes économies du monde (comme les États-Unis, le Brésil, l’Australie,…), et l’Algérie, est la proportion que représente ce déficit par rapport au produit intérieur brut (PIB). Par exemple, pour les États-Unis, la Grande Bretagne et l’Australie, le déficit commercial représente, respectivement, 2,6%, 5,2% et 3,3% du PIB de ces pays ; tandis que, pour l’Algérie, le déficit commercial représente 15,7% du PIB. Le FMI cite, dans son rapport, un contre-exemple, celui du Venezuela, dont la typologie de l’économie ressemble à celle de l’Algérie, car basée essentiellement sur les exportations en hydrocarbures, mais dont le déficit commercial, 7,6% du PIB, demeure encore maîtrisable.

Selon le FMI, la part que prend le déficit commercial dans le produit brut algérien est révélatrice de la nature structurelle de ce déficit, qui n’est pas nécessairement lié à des facteurs de conjoncture de certains facteurs extérieurs. Il révèle, en fait, la dépendance « maladive » de l’économie algérienne par rapport aux recettes pétrolière ; une économie conduite à l’asphyxie dès les premières contractions des revenus pétroliers.

Une croissance faible et « otage » des hydrocarbures

Cette situation montre également l’inanité du « modèle » économique basé exclusivement sur la dépense publique, laquelle n’a généré qu’une faible croissance. Des experts algériens ont, dès le lancement des premiers plans quinquennaux d’investissements publics, averti contre la non prise en charge de l’économie productive et de la politique de promotion de l’entreprise. Ils ont estimé que, avec les fonds injectés dans l’économie depuis le début des années 2000, l’Algérie était en droit de s’attendre à un taux de croissance minimal de 7 à 8% du PIB.

L’on se souvient que le Premier-ministre, Abdelmalek Sellal, avait annoncé, au début de l’année 2014, que le nouveau plan quinquennal (2014-2019) allait conduire l’Algérie vers une croissance de 7% en 2019. Le plan en question voit aujourd’hui une partie de son programme gelé ou annulé. C’était compter sans les grands aléas auxquels est exposée continuellement l’économie algérienne qui n’arrive pas à obtenir une marge d’autonomie par rapport aux seules exportations en hydrocarbures.

http://www.impact24.info/selon-dernier-rapport-fmi-deficit-commercial-represente-157-pib/

Vous avez mis tous vos œufs dans le même panier, il ne vous reste plus qu'attendre la remonté des cours. Priez pour vous sortir de ce bourbier.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Ven 5 Aoû 2016 - 22:54

La pétaudière de l’actualité algérienne A LA UNEACTUALITÉPOLITIQUE05.08.2016 12:09 L'actualité algérienne pendant cet été, donne l'impression de s'accélérer, tout en faisant du surplace. Mais, sans doute qu'une précision devrait être introduite pour dire que là où l'actualité s'accélère, c'est là où les Algériens sont confrontés chaque jour aux difficultés, parfois dramatiques, de la vie, et que le temps semble plutôt s'arrêter dans l'évolution politique et les choix économiques et sociaux. Des lois d'une importance stratégique ont été votées dans la précipitation. Photo : DR Par Amar Naït Messaoud En effet, même si les organes d’information semblent assez nombreux pour rapporter les informations régionales et locales, ce qui se passe réellement est beaucoup plus important. Un grand nombre de titres de presse se contentent de relayer les informations officielles qui, elles, sont en retard de plusieurs jours sur l’actualité qui meuble le profond pays. Les inondations ayant affecté, la semaine passée, une bonne partie de la wilaya de Khenchela ne sont rapportées que par quelques titres et reléguées à un rang plus que secondaire. Les noyades dans les mares et les retenues collinaires vont presque rivaliser avec les noyades en mer. Ces dernières ont déjà fait près d’une centaine de victimes. Quant aux accidents de la route, ils ont fait jusque-là plus de 2.000 morts et plusieurs milliers de blessés. Pendant ces dernières semaines, l’actualité la plus brûlante, sans jeu de mots, est, bien entendu, celle des feux de forêt qui ont consumé espaces forestiers, vergers fruitiers (y compris des milliers de palmiers au Sud), ruches, récolte de blé, foin et paille, poulaillers, et d’autres produits sources de revenus des ménages ruraux. Les valeurs perverties de l’information Mais, ce sont là presque des bribes d’actualité, face à la grande machine de l’information officielle, portant sur les déplacements des ministres dans les wilayas alors que, en réalité, ils ne font que leur travail. Et encore. Et si on montrait tous les gens qui travaillent, qui sont à leur poste, depuis l’éboueur de la Casbah jusqu’au consul de Lyon, quelle machine médiatique faudrait-il pour les couvrir ? C’est dans cette atmosphère, pour le moins pervertie, que l’information sur la disparition, puis la mort de la petite Nihal, a pu s’introduire et donner lieu à une polémique sur la déontologie et l’éthique devant présider au traitement de ce genre d’infirmation très sensible. De cette polémique, l’Autorité de régulation de l’audiovisuel (ARAV) est tenue à une distance respectable. Cet organe a préféré s’effacer devant des préoccupations réelles, concrètes et urgentes, qui se sont exprimé sur le terrain. C’est le père de la victime qui avait plutôt appelé la presse à « la retenue » afin de ne pas compromettre le cours des recherches et de l’instruction. Robinets à sec, inflation et chômage A ce tableau si peu luisant, s’ajoutent toutes les souffrances de la vie quotidienne, dont une bonne partie s’étale sur les douze mois de l’année. Cependant, la sécheresse des robinets dans plusieurs régions du pays ne peut être vécue comme n’importe quel banal manque. Une partie de la ville d’Oran, plusieurs communes d’Alger, des dizaines de villages de Kabylie, passent des moments qui nous rappellent les années de disette, faisant appel aux jerrycans, bêtes de sommes et citernes à 2.000 dinars le chargement. Mais, où sont donc passés tous les investissements réalisés par l’Etat pendant plus de quinze ans ? De même, dans plusieurs régions du pays, la crise du sachet de lait a largement dépassé le seuil du mois de Ramadhan pour s’inscrire dans la durée. Les chiffres officiels de l’inflation et du chômage (respectivement 5,2% et 9,9%) sont démentis, l’un par la réalité des prix sur le marché, et l’autre, par la diminution du rythme de création d’emploi que reconnaissent même les officiels lorsqu’ils parlent des difficultés de la Caisse nationale de retraite qui reçoit moins de cotisations. D’ailleurs, au lieu de créer des chances de nouveaux recrutements, l’UGTA a proposé comme solution, afin de renflouer les caisses de la CNR, d’augmenter les taux de cotisation des travailleurs. Une façon peu intelligente de diminuer les salaires. APN: l’« industrie » du vote En tous cas, le gouvernement est empêtré dans plusieurs équations de ce genre qui, toutes, ont une seule explication: le sevrage des gestionnaires de l’économie nationale par rapport à la rente pétrolière n’arrive pas à s’opérer ni à même à s’enclencher. Les retards dans le passage à une économie de production sont illustrés par les mille valses-hésitations, le recours à des solutions précaires qui font prolonger l’attentisme. La bancarisation de l’argent de l’informel et l’emprunt obligataire ne semblent pas prémunir l’économie algérienne d’un endettement extérieur dont on recommence à parler ces derniers jours. Il y a une sorte de blocage insurmontable -alimenté par des intérêts de castes- à aller vers l’investissement productif hors hydrocarbures. Presque la même image de l’asthénie économique semble se superposer sur le paysage politique national, lequel traîne encore, plus d’un quart de siècle après l’instauration du multipartisme, l’esprit et les pratiques du parti unique. La dernière session de l’Assemblée populaire nationale et du Conseil de la nation a pris les allures d’une « industrie » du vote. Des lois d’une importance stratégique sont passées dans la précipitation. Une partie des séances s’est déroulée en plein mois de Ramadhan, avec ses journées caniculaires. A titre de « récompense », des députés ont lancé un ballon-sonde de revendication de leurs indemnités. Ceci, au moment où les emplois, les salaires, les pensions de retraite, les prestations de la sécurité sociale subissent les coups de boutoir de la crise des recettes pétrolières. a écrit:

http://www.impact24.info/petaudiere-de-lactualite-algerienne/

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Ven 5 Aoû 2016 - 23:47

Barsdz a écrit:
Je sais pas ce que vous avez à comparé l'Algérie et le Venezuela mais je sais pas au cas ou vous auriez oubliez mais l'économie mondiale est en déclin,tous les analystes prédisent une catastrophe économique alors je ne sais pas qui sera le premier à être en faillite mais on y sera tous tôt ou tard

On ne compare pas, on attend le dépôts de bilan de la grande puissance régional Laughing ça calmera votre arrogance
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 6 Aoû 2016 - 19:59

Bernard Lugan - Russia Today a écrit:
....
Dans le nord du continent, l’Algérie constitue également un cas particulier car s’y produit  un retour en arrière démographique. Le programme de planification familiale avait en effet permis d’y faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990 à 2,8 en 2008. Or, signe de la ré-islamisation du pays, en 2014, l’ISF y a rebondi à 3,03. Résultat, en 2016 la population algérienne est de 40 millions d’habitants en ne comptant toutefois que les seuls résidents. Pour mémoire, en 1830 elle était estimée à 1 million.

Comme l’écrivait fort justement Michel Jobert, ancien ministre français des Affaires étrangères : «Dès que le taux de croissance démographique est égal ou supérieur au taux de croissance économique, on le sait bien maintenant, le fameux «développement» devient impossible. Un exemple : si la France avait conservé sa fécondité du XVIIIe siècle, elle aurait aujourd'hui 437 millions d'habitants !».
.......

L'article en entier : #Afrique : un suicide par la démographie

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 6 Aoû 2016 - 20:48

Adam a écrit:
Bernard Lugan - Russia Today a écrit:
....
Dans le nord du continent, l’Algérie constitue également un cas particulier car s’y produit  un retour en arrière démographique. Le programme de planification familiale avait en effet permis d’y faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990 à 2,8 en 2008. Or, signe de la ré-islamisation du pays, en 2014, l’ISF y a rebondi à 3,03. Résultat, en 2016 la population algérienne est de 40 millions d’habitants en ne comptant toutefois que les seuls résidents. Pour mémoire, en 1830 elle était estimée à 1 million.

Comme l’écrivait fort justement Michel Jobert, ancien ministre français des Affaires étrangères : «Dès que le taux de croissance démographique est égal ou supérieur au taux de croissance économique, on le sait bien maintenant, le fameux «développement» devient impossible. Un exemple : si la France avait conservé sa fécondité du XVIIIe siècle, elle aurait aujourd'hui 437 millions d'habitants !».
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L'article en entier : #Afrique : un suicide par la démographie

3 enfants, c'est pas énorme, c'est la moyenne dans de nombreux pays.
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 6 Aoû 2016 - 21:15

Kurssad a écrit:
Adam a écrit:
Bernard Lugan - Russia Today a écrit:
....
Dans le nord du continent, l’Algérie constitue également un cas particulier car s’y produit  un retour en arrière démographique. Le programme de planification familiale avait en effet permis d’y faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990 à 2,8 en 2008. Or, signe de la ré-islamisation du pays, en 2014, l’ISF y a rebondi à 3,03. Résultat, en 2016 la population algérienne est de 40 millions d’habitants en ne comptant toutefois que les seuls résidents. Pour mémoire, en 1830 elle était estimée à 1 million.

Comme l’écrivait fort justement Michel Jobert, ancien ministre français des Affaires étrangères : «Dès que le taux de croissance démographique est égal ou supérieur au taux de croissance économique, on le sait bien maintenant, le fameux «développement» devient impossible. Un exemple : si la France avait conservé sa fécondité du XVIIIe siècle, elle aurait aujourd'hui 437 millions d'habitants !».
.......

L'article en entier : #Afrique : un suicide par la démographie

3 enfants, c'est pas énorme, c'est la moyenne dans de nombreux pays.
Nos pays sont semi désertiques, au Maroc comme en Algérie la désertification avance, combiné au développement démographique sur le peu de surfaces cultivable les terres agricoles reculent, la maîtrise de la démographie est vitale et va au dela du simple développement économique.
L'exemple à ne pas suivre est certainement l’Égypte qui va tous droit vers l'asphyxie avec bientôt ses 140 millions d'habitants, toute sa population est concentré sur le delta du nil qui ne représente que 7% de la superficie totale.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 6 Aoû 2016 - 22:00

Sputnik a écrit:
Après avoir disparu des radars, l'avion d'Air Algerie atterrit à l'aéroport d'Alger

Après avoir disparu des radars, l'avion d'Air Algerie reliant Alger et Marseille atterri à l'aéroport d'Alger.

D'après des sources officielles, l'avion d'Air Algerie, après avoir subi une panne technique, a atterri à l'aéroport d'Alger

Le Boeing 737-600 a décollé dans l'après-midi de l'aéroport d'Alger et était à destination de Marseille. Le commandant de bord a signalé aux aiguilleurs du ciel une situation d'urgence à bord de l'appareil. L'avion a ensuite fait un virage à 180 degrés avant de disparaître des écrans radar au-dessus de la Méditerannée, a rapporté Life en citant des médias étrangers.

Selon l'enregistrement du vol sur le site Flightradar, l'incident a eu lieu au-dessus de la Méditerrannée. Après l'annonce du commandant de bord, l'avion a fait route vers son aéroport de départ avant de disparaître des radars.
#Lien

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 6 Aoû 2016 - 23:32

Hamdoullah aala slama
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Dim 7 Aoû 2016 - 0:07

Adam a écrit:
Sputnik a écrit:
Après avoir disparu des radars, l'avion d'Air Algerie atterrit à l'aéroport d'Alger

Après avoir disparu des radars, l'avion d'Air Algerie reliant Alger et Marseille atterri à l'aéroport d'Alger.

D'après des sources officielles, l'avion d'Air Algerie, après avoir subi une panne technique, a atterri à l'aéroport d'Alger

Le Boeing 737-600 a décollé dans l'après-midi de l'aéroport d'Alger et était à destination de Marseille. Le commandant de bord a signalé aux aiguilleurs du ciel une situation d'urgence à bord de l'appareil. L'avion a ensuite fait un virage à 180 degrés avant de disparaître des écrans radar au-dessus de la Méditerannée, a rapporté Life en citant des médias étrangers.

Selon l'enregistrement du vol sur le site Flightradar, l'incident a eu lieu au-dessus de la Méditerrannée. Après l'annonce du commandant de bord, l'avion a fait route vers son aéroport de départ avant de disparaître des radars.
#Lien

Air algérie emploie  secrètement des machines à remonter le temps, ce qui explique les dispositions des écrans de radar...

Blague à part. On se dirige vers un scénario à la Venezuela... on doit fortifier d'avantage nos frontières.


Citation :

A Alger, l’inquiétude face à l’inflation

La chute du prix du pétrole a fait plonger les revenus de l’Algérie. Dans le quartier populaire de Belcourt, l’inflation, les augmentations de taxes et la limitation des importations ont un impact sur le quotidien des classes les plus défavorisées comme sur les classes moyennes.

Il est 9 heures du matin. Bilal passe machinalement un coup de torchon sur le comptoir propre. Dans la salle de son café, une quinzaine de personnes sont assises autour de petites tables rondes, face à un écran de télévision qui diffuse les informations d’une chaîne de télévision européenne. «Tu vois comme c’est vide ? Les clients viennent moins souvent», lance le jeune homme de 31 ans.

Situé sur la rue Hassiba-ben-Bouali, qui longe le quartier de Belcourt et le sépare de l’autoroute et de la Méditerranée, l’établissement que tient Bilal avec son cousin tourne au ralenti : «Nous sommes dans un quartier populaire, même si le prix de ma matière première a augmenté, je ne peux pas augmenter le prix du café. J’ai perdu environ un tiers de chiffre d’affaires. Que veux-tu que je fasse ? Il nous reste Dieu.» Ici, un café servi dans un gobelet en carton coûte 25 dinars algériens (environ 0,25 euro). Les deux propriétaires originaires de Tizi Ouzou proposent aussi du café importé en capsule, plus cher, pour gagner des clients de classe moyenne, nombreux à travailler à Belcourt, quartier populaire à l’architecture haussmannienne.

«Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses»
La chute des prix du baril de pétrole, principale ressource de l’Algérie, a fait chuter les revenus pétroliers de 70% en deux ans. Le déficit budgétaire atteint désormais 15% du PIB. Mais surtout, entre 2014 et 2015, le dinar algérien a perdu 20% de sa valeur face au dollar. Dans un pays qui importe la plupart des produits de consommation, l’inflation a explosé. Les premières victimes sont les classes populaires. Mohand, 61 ans, retraité et père de trois enfants, a dû reprendre le travail. Son fils aîné, diplômé du supérieur, n’a pas trouvé d’emploi depuis sa sortie de l’université, il y a deux ans. «Nous ne mangeons de la viande que pendant les fêtes religieuses», sourit-il gêné.

«Il ne faut pas demander de l’aide au FMI, parce que là, c’est sauter dans le puits»,estime-t-il. Il garde en mémoire le plan d’ajustement structurel exigé par l’institution internationale au début des années 90, les queues interminables dans les boutiques, les vendeurs qui vous obligeaient à acheter d’autres articles en plus des produits de première nécessité (une chaîne de vélo et des clous avec le paquet de farine, par exemple) ou les bananes, disparues du marché local, que les visiteurs ramenaient dans leurs bagages.

Augmentation de 8% en un an
Dans la ruelle qui relie la rue Hassiba-ben-Bouali à la rue Belouizdad, la chaleur moite a transformé la halle du marché en fournaise. Leïla, employée dans une entreprise privée, vient faire ses courses à l’heure de sa pause déjeuner. Elle a fait le tour des étals avant de s’arrêter : «J’ai renoncé à acheter des pêches et des nectarines qui coûtent plus de 450 dinars algériens le kilo [environ 4,50 euros, ndlr]. Cet été, ce sera melon ou pastèque.» Selon la presse, le prix des produits alimentaires de base consommés pendant le mois de ramadan a augmenté de 8% en un an.

Quelques rues plus loin, les employés de la station-service confirment que depuis l’augmentation du prix de l’essence le 1er janvier, les clients font plus attention. Accoudée à la fenêtre de sa voiture blanche, Samira, professeure de français dans une école privée, estime que l’impact est surtout psychologique : «L’augmentation du prix de l’essence a fait bondir le prix du plein de carburant de 800 dinars à plus de 1 300 dinars. Depuis que mon père a entendu que le prix de l’électricité allait augmenter de la même manière, il éteint systématiquement les télévisions de la maison, alors qu’il les laissait tourner en boucle. Pourtant, si la facture augmente, nous aurons encore les moyens de la payer.» La jeune femme, qui voulait changer de véhicule, a dû modifier ses projets. Après avoir été bloquées pendant un an, les importations de voitures ont été limitées à 152 000 unités. Pas assez pour répondre à la demande. Résultat, le prix des voitures d’occasion s’est envolé.

Peur de perdre son emploi
Chaque jour, les journaux se font de moins en moins rassurants. La bank elbadr, la banque des agriculteurs, qui finance aussi les prêts à taux zéro pour les créateurs d’entreprises, n’a plus de liquidités. Le ministère de la Culture a annulé plus d’une centaine de festivals, et demandé aux structures qui dépendent de lui de n’utiliser que 50% de leur budget

Mourad, 33 ans, se dirige vers le port où il est embauché en CDI : «Nous sommes salariés de l’Etat, nous n’avons rien à craindre.» Sa sœur est employée par un transitaire, une entreprise chargée des dossiers administratifs pour l’importation : «Elle, en revanche, n’a plus aucun dossier à traiter depuis des semaines. Voilà ce qui nous préoccupe, que les gens commencent à perdre leur emploi.»

Zohra Ziani correspondance à Alger

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Dim 7 Aoû 2016 - 17:58

Barsdz a écrit:
Je sais pas ce que vous avez à comparé l'Algérie et le Venezuela mais je sais pas au cas ou vous auriez oubliez mais l'économie mondiale est en déclin,tous les analystes prédisent une catastrophe économique alors je ne sais pas qui sera le premier à être en faillite mais on y sera tous tôt ou tard

Pour ca par exemple. Sans ses réserves de change l'algérie serait déja dans la meme situation que le vénézuela. Ce n'est qu'une question de temps.

http://www.algerie-focus.com/2016/08/austerite-producteurs-de-lait-prevoient-penuries-a-partir-de-mi-aout/ a écrit:

Austérité/ Les producteurs de lait prévoient des pénuries à partir de la mi-août


Le ministère de l’Agriculture fait part de sa volonté de réduire de 20% la facture d’’importation de la poudre de lait. Plusieurs unités de production ont révélé qu’une correspondance émanant du département d’Abdeslam Chelghoum les instruit de réduire leur production de lait.

La décision prise par le ministère de l’Agriculture dans le cadre de la politique d’austérité menée actuellement par le gouvernement est lourde de conséquences. L’allègement de la facture d’importation de poudre de lait, qui vise à terme une réduction de 50%, se répercutera directement sur la capacité de production de toutes les unités sur le territoire national. À titre d’exemple, l’unité de production de Birkhadem, qui produit 460 milles litres de lait par jour, verra sa production réduite de 100 milles mitres par jour, ce qui provoquera des pénuries dès la mi-août en cours.

Les producteurs prévoient également une augmentation substantielle des prix en guise de compensation à la baisse de la production. Selon Amin Balour, responsable au sein de l’Association des distributeurs de lait d’Alger, «la diminution du produit de base qui est la poudre de lait poussera les producteurs à chercher un produit de substitution. A ce moment-là, le lait de vache s’imposera comme la seule alternative possible permettant de maintenir un niveau de production satisfaisant», ajoutant que «le problème, c’est que le produit fini coûtera plus cher».

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Dim 7 Aoû 2016 - 21:44

Interessant:

http://www.maghrebemergent.com/economie/algerie/62227-algerie-comment-transport-maritime-et-logistique-portuaire-font-chavirer-le-budget.html

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Lun 8 Aoû 2016 - 15:09

Citation :


Pétrole/ Alger abritera une réunion de l’OPEP en septembre

Face à la crise née de la chute des prix du pétrole, les membres de l’organisation des pays exportateurs intensifient leurs consultations. Ainsi, une réunion du cartel est prévue, en septembre prochain à Alger. «Une réunion informelle des pays membres de l’OPEP est prévue en marge  du 15éme Forum international de l’énergie prévu du 26 au 28 septembre en  Algérie», a indiqué président de l’OPEP, Mohammed Bin Saleh Al-Sada.

«La baisse des cours du pétrole observée récemment et la volatilité  actuelle des marchés n’est que temporaire», souligne le communiqué de l’OPEP qui évoque des facteurs conjoncturels comme l’annonce du Brexit et des surplus de stocks. «Les prévisions de hausse de demande de brut aux troisième et quatrième trimestres, couplée à une baisse des disponibilités, amènent les analystes à conclure que  la baisse des marchés n’est que momentanée et que les prix du pétrole progresseront durant la dernière partie de 2016», ajoute encore l’OPEP.

L’annonce de cette rencontre a déjà donné un coup de pouce aux marchés. Le prix du Brent a grimpé à 45 dollars le baril, alors qu’il est descendu jusqu’à 42 la semaine dernière.

Plusieurs autres pays producteurs de pétrole, à l’image du Vénézuela, ont exprimé leur souhait d’une réunion des membres de l’OPEP en plus d’autres grands producteurs qui ne font pas partie du cartel, à l’image de la Russie. Ces initiatives n’ont rien donné, puisque les prix demeurent encore trop faibles.

http://www.algerie-focus.com/2016/08/petrole-alger-abritera-reunion-de-lopep-septembre/

Alors que d'autres pays pétroliers essayent de réduire les dépenses de l'état et conduire des réformes pour sortir de l'économie de rente, l'Algérie, avec le Venezuela, tentent toujours de trouver un compromis avec les Pays de l'OPEP pour réduire la production; et donc, faire remonter les prix de l'or noir. C'est vrai, c'est le plus facile quand on manque d'idées et quand on ne veut pas arrêter d'acheter la paix sociale coute que coute. Sauf que, tôt ou tard, ils comprendront que le prix de pétrole ne remontera pas avant quelques années.


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