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 Actualités Algeriennes

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WRANGEL
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 14 Mar 2017 - 22:11

PGM a écrit:
Jaloux va !  


http://maghrebemergent.com/actualite/maghrebine/70726-lamamra-veut-des-dotations-financieres-de-l-ue-a-la-hauteur-de-celles-accordees-aux-partenaires-de-taille-comparable-a-l-algerie.html

Je prédis sans risque de me tromper que le terme "mendicité" va quitter le lexique habituel de nos voisins quand on parle d'aide au développement.

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Fahed64
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 0:48

Je suis désolé mais la meilleur de la journée est celle là  lol!

http://www.tsa-algerie.com/20170314/abdelaziz-bouteflika-designe-coordinateur-de-lafrique-lutte-antiterroriste/

Citation :
L’annonce a été faite par le président en exercice de l’UA, Alpha Condé, en reconnaissance et en hommage à « l’engagement personnel et renouvelé » du chef de l’État dans la lutte antiterroriste

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 12:39

Citation :


Angela Merkel aurait refusé de revenir en Algérie en 2017

Après le rendez-vous reporté par la présidence algérienne à la dernière minute le 20 février dernier, la chancelière allemande a renvoyé la programmation de sa visite en Algérie aux calendes grecques.

La chancelière allemande aurait-elle cette année un agenda trop chargé pour ne pas trouver une date afin de venir à Alger ? En effet, Alger a demandé aux autorités allemandes de reprogrammer une visite de leur chancelière. Réponse de Berlin : impossible cette année, l’emploi du temps de la chancelière est trop chargé, révèle notre confrère Jeune Afrique. Pourtant les services du Premier ministère avait annoncé un jour après ce report qu'Abdelamalek Sellal a téléphoné à Angela Merkel. Dans une communiqué rendu public, il est précisé que "la chancelière, qui était rassurée sur l’évolution de l’état de santé du président de la République, son excellence monsieur Abdelaziz Bouteflika, a réitéré son entière disponibilité à se rendre en Algérie, et ce, le plus tôt possible". Que s'est-il passé depuis ?

Il est manifeste que l'annulation de la visite à Alger d'Angela Merkel deux heures seulement avant son départ a laissé des traces aurpès des Allemands très à cheval sur les agendas. Pourtant, ce n'est pas la première fois que la chancelière allemande est obligée de reporter un voyage international. Elle devait rejoindre aujourd'hui Washington pour rencontrer Donald Trump, mais les conditions météorologiques l'ont obligée à reporter ce voyage à ... vendredi. C'est dire que quand on veut on peut.

Le 20 février dernier, la chancelière allemande allait embarquer dans son avion présidentiel quand une annulation de son audience avec Bouteflika lui est parvenue. La raison du report de cette visite est due à l'"indisponibilité temporaire" du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, victime d'une "bronchite aiguë", a indiqué la présidence de la République dans un communiqué. Ce dernier a ajoute que "cette visite sera programmée de nouveau à une date dont conviendront les deux parties", précise le communiqué.

http://www.lematindz.net/news/23715-angela-merkel-aurait-refuse-de-revenir-en-algerie-en-2017.html

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 16:36

Fahed64 a écrit:
Je suis désolé mais la meilleur de la journée est celle là  lol!
http://www.tsa-algerie.com/20170314/abdelaziz-bouteflika-designe-coordinateur-de-lafrique-lutte-antiterroriste/
Citation :
L’annonce a été faite par le président en exercice de l’UA, Alpha Condé, en reconnaissance et en hommage à « l’engagement personnel et renouvelé » du chef de l’État dans la lutte antiterroriste
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 16:37

http://www.tsa-algerie.com/20170315/forte-hausse-prix-janvier-105-tomate-36-lail/ a écrit:

Forte hausse des prix en janvier : 105% pour la tomate, 36% pour l’ail…

Les prix au détail de la majorité des produits alimentaires ont connu une hausse en janvier 2017 par rapport au même mois de 2016, selon les chiffres du ministère du Commerce publiés ce mercredi 15 mars via l’agence officielle.

Pour les produits d’épicerie, les prix moyens à consommateurs ont grimpé, entre les deux périodes de comparaison, pour la levure sèche (+10%), le café (+9%), la farine conditionnée (+8,3%), les pâtes alimentaires (+8%), le lait en poudre infantile (+7,4%), le thé (+6,3%), le riz (+5,7%), le concentré de tomate (+5%), le sucre blanc (+3,4%) et les huiles alimentaires (+1,4%).

Concernant les légumes secs, la flambée des prix a été observée pour les pois chiches (+62,4%), les haricots secs (+11,7%) et les lentilles (+5,3%).


Pour les légumes frais les plus consommés, le prix de la tomate fraîche a augmenté de 105,1% en janvier dernier par rapport à un an plus tôt, de 37,6% pour l’ail importé, de 25,5% pour la pomme de terre et de 6% pour l’ail local sec.

Par contre, le prix de l’oignon sec a baissé de près de 32% entre les deux périodes de comparaison.

S’agissant des viandes, les prix moyens à la consommation ont baissé pour celles des ovines locales (-2%) et bovines locales (-1%) ainsi que pour le poulet éviscéré (-17%).

Mais des hausses ont été enregistrées pour la viande bovine congelée (+3%) et les œufs (+27,3%).

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 16:42

http://www.tsa-algerie.com/20170315/letat-met-fin-aux-programmes-immobiliers-aadl-lpp/ a écrit:

L’État met fin aux programmes immobiliers AADL et LPP

L’État ne lancera pas de nouveaux programmes de logements publics de type AADL ou LPP. « À l’heure actuelle, nous sommes tenus de terminer les travaux de construction de 450.000 logements. Et toute évocation de l’ouverture d’une nouvelle formule (AADL3) relève de la démagogie», a affirmé Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat & de l’Urbanisme, dans une interview publiée ce mercredi 15 mars, par le quotidien Echourouk.

Tebboune a précisé que l’État est tenu de remettre les logements aux souscripteurs des programme AADL 1 et 2, reconnaissant l’existence de retard dans la livraison des logements. « Les citoyens ont exprimé des craintes croyant que nous n’allons pas honorer nos engagements. Je peux assurer que chaque souscripteur qui a versé une première tranche aura son logement. Nous avions un déséquilibre entre le nombre des souscripteurs et les programmes autorisés. Avec l’autorisation du gouvernement de construire 120.000 nouvelles unités, le logement sera garanti pour chaque souscripteur », a-t-il précisé.

Selon lui, 40% des logements AADL 1 ont été livrés aux bénéficiaires. « Les 60% restant étaient prévus avant la fin du mois de mars, mais 6% des souscripteurs seront touchés par un retard de deux à trois mois dans les wilayas où le lancement des travaux de construction a tardé. N’attendez pas de nous d’être réglés comme une montre suisse pour les rendez-vous. La compréhension est préconisée lorsque les raisons sont objectives », a-t-il noté.

Plus de formule LPP

M. Tebboune a annoncé, par ailleurs, que l’ouverture de la souscription pour un nouveau programme de Logement promotionnel public (LPP) n’est pas à l’ordre du jour. « Au début, le gouvernement a autorisé la construction de 150.000 unités pour ce programme. Finalement, nous avons retenu la construction de 50.000 unités pour une demande qui n’a pas dépassé les 38.000 dossiers. Cette formule nous a permis de trouver une solution aux 50.000 cadres de l’État. Cela nous suffit. Nous ne construirons plus dans cette formule que si nous recevons de nouvelles demandes », a relevé le ministre.

Il a rappelé que le programme LPP a été créé pour les cadres de l’État dont le salaire dépasse les 100.000 dinars. « Cette catégorie n’est pas la bienvenue dans la formule AADL mais ses moyens ne lui permettent pas d’acquérir un logement chez un promoteur immobilier qui chiffre le mètre carré à 35 millions de centimes. La relance du LPP se fera par les promoteurs immobiliers surtout que j’ai signé dernièrement 6200 agréments. Ils n’ont qu’à baisser leurs prix pour attirer ceux dont le salaire ne dépasse pas les 100.000 dinars », a-t-il préconisé.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 19:24

Tour de vis supplémentaire :

Citation :
La totalité des importations soumise à des licences

« Tous les produits qui entreront désormais en Algérie seront soumis à une licence [d’importation] », a affirmé le ministre de l’Habitat (et du Commerce) Abdelmadjid Tebboune, ce mercredi 15 mars, selon les propos rapportés par l’agence officielle.

Comprendre : la totalité des importations du pays seront soumises à la délivrance préalable de licences, a affirmé M. Tebboune. Cela dit, les achats extérieurs de produits de « base », considérés comme « essentiels » pour le citoyen se verront attribuer des licences automatiques, assure le ministre (par intérim) du Commerce.

« Les licences d’importation des produits de bases tels que la semoule, le blé, l’huile, le sucre, le lait et les médicaments seront renouvelées automatiquement pour éviter toute rupture sur le marché », a-t-il précisé.

Dans le même temps, les importations « conjoncturelles » seront désormais sujettes à une autorisation limitée dans le temps. C’est le cas pour les viandes dont la licence est fixée à trois mois, toujours selon la même source.

Le but de ces différentes mesures vise à « réguler le marché », « éviter l’anarchie » et lutter contre « la surabondance à certaines périodes de l’année et la rareté à d’autres périodes », précise le ministre du Commerce.

Professionnaliser les acteurs de l’importation

« Nous devons professionnaliser le marché à travers une meilleure organisation et l’amélioration de la qualité. Je ne peux concevoir qu’un seul opérateur puisse importer 30 différents produits allant du blé au rond à béton », lâche Abdelmadjid Tebboune.

Cependant, « aucun opérateur ne sera exclu des licences d’importation », affirme-t-il, précisant qu’il s’agit d’une opération de contrôle et de régulation du marché afin de soutenir la production nationale toute en satisfaisant tous les besoins du marché.

Il a ainsi rappelé son engagement à proscrire l’importation de produits énergivores et/ou ne respectant pas les normes de sécurité, posant ainsi un risque à la santé des consommateurs.

Évoquant la flambée des prix des pommes algériennes en dépit d’une abondance de l’offre, le ministre impute la situation à la spéculation : « certains opérateurs (…) stockent d’importantes quantités pour créer la rareté sur le marché », a-t-il dénoncé.

http://www.tsa-algerie.com/20170315/totalite-importations-oumise-a-licences-dimportation/
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 22:16

Vu à quel point ils sont incompetents, ils vont finir par creer une penurie artificielle en delivrant des autorisations d'importation en retard pour tel ou tel produit.
Quand il s"agit de voitures ce n'est pas trop grave, mais si cela arrive avec des produits alimentaires de base....

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 22:23

Si tu veux savoir de quoi sera composé le ftour du prochain Ramadan, il faut demander à la Banque d'Algerie

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 23:10

Citation :


«Pour l’UE, l’Algérie est une destination commerciale fructueuse mais pas une terre d’IDE»


- Question en rapport aux résultats annoncés de cette 10e session du Conseil d’association Algérie-UE, consacrée officiellement à l’évaluation commune de la mise en œuvre de l’Accord d’association. L’UE a annoncé une aide de 40 millions d’euros et la signature de 3 conventions d’appui à la réforme des finances, la mise à niveau de l’administration et le développement des énergies renouvelables. Replacée dans le cadre global de déséquilibre manifeste des échanges au désavantage de l’Algérie (220 milliards de dollars d’importation, 14 milliards à l’export hors hydrocarbures), cette «aide» ne ressemble-t-elle pas à un subside ?

Evidemment, il ne s’agit pas de confondre ce modeste outil de financement qui cible des programmes de réformes spécifiques et qui fait partie de la panoplie des instruments de politique extérieure de l’Union européenne avec les démarches volontaristes ambitieuses de type Plan Marshall au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale ou plus près, de celle qui a mobilisé une Banque européenne, la BERD, pour assurer des financements de taille aux ex-pays socialistes d’Europe de l’Est, à partir de 1990.

Ceci dit, vous avez raison de pointer du doigt ce déséquilibre qui reflète bien l’écart criant de perception et de préoccupation qui nous sépare. D’une manière générale, la région euro-méditerranéenne est perçue davantage comme potentiel de périls que de coopération. Pour l’UE, une seule préoccupation : maîtriser l’immigration et les approvisionnements énergétiques. Quand l’Algérie pense diversification de son économie et exportations hors hydrocarbures, ses «partenaires» se préoccupent de la taille du marché et de ses conditions d’accueil.

En réalité, vis-à-vis de notre région maghrébine et, singulièrement, de notre pays, l’Union européenne ne s’est jamais départie, disons, de sa frilosité, quand il est question de financer le développement de notre économie. Le bilan de MEDA 1 et 2 en est d’ailleurs une illustration éloquente. L’Algérie a reçu une soixantaine de millions d’euros, soit environ 5 euros par habitant, à l’époque. C’est la dérision.

Le fait que les pays de l’arc latin de la Méditerranée tirent une part importante de leurs approvisionnements énergétiques — et notamment gaziers — de l’Algérie, pays ayant consenti des investissements considérables orientés principalement vers la satisfaction des besoins en énergie de l’Europe, n’a pas pour contrepartie des investissements et des transferts de technologie venant de l’autre rive de la Méditerranée. Aucun de nos «partenaires énergétiques» majeurs, en l’occurrence, l’Espagne, l’Italie et la France, liés à notre pays par des relations d’interdépendance dans un secteur d’importance vitale, l’énergie, ne réalise ne serait-ce que 0,1% de ses IDE en Algérie.

Ces dix dernières années, l’Algérie a importé pour près de 200 milliards de dollars de l’Union européenne, en contrepartie, durant la même période, les investissements de cette région en Algérie ont représenté moins de 4% de ce montant et encore essentiellement dans les hydrocarbures (…).

- Est-ce que nos partenaires occidentaux, qui dominent nos échanges commerciaux depuis près de quatre décennies, sont vraiment intéressés par l’investissement productif hors hydrocarbures en Algérie ?

Force est de constater que l’Algérie est, pour ces pays, une destination commerciale fructueuse et très prisée mais pas une terre d’IDE, sinon au compte-gouttes et à puissant effet de levier, dans un rapport de 1 à 5 en moyenne. Ceci, bien que l’Algérie ait ratifié 83 accords internationaux incitatifs à l’IDE dont 46 accords bilatéraux et 6 accords internationaux d’investissements. Il ne s’agit pas là d’exigence de codépendance mais de légitime codéveloppement.

- Ramtane Lamamra, le ministre des Affaires étrangères, a parlé, à Bruxelles, d’«asymétrie structurelle» dans la mise en œuvre de l’Accord d’association. Lamamra n’ira pas jusqu’à remettre en cause l’accord et déclare par ailleurs que l’Algérie «respectera son engagement et sa signature». A l’heure du Brexit, de la remise en cause de grands accords commerciaux (sortie des Etats-Unis du Traité transpacifique (TPP)), qu’est-ce qui empêche, d’après vous, l’Algérie de dénoncer vigoureusement cet accord et, à minima, d’exiger sa révision ?

Oui, bien sûr qu’il s’agit d’«asymétrie structurelle». Mais on doit rappeler, ici aux lecteurs, que l’accord sur la création, à l’horizon 2017, d’une zone de libre-échange avec l’UE, à présent sévèrement critiqué, avait été vivement salué lors de sa conclusion. Le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Mohamed Bedjaoui, avait jugé que l’association UE/Algérie était un succès politique. Son successeur, Abdelaziz Belkhadem qui, à ce titre, avait bouclé la série de négociations, avait estimé, quant à lui, qu’«avec cet accord, on perd une économie obsolète».

Il se déclarait convaincu que la protection du produit national n’aurait pas servi à grand-chose. «Ce serait, avait-il soutenu, une prime à la médiocrité et à la stagnation.» D’autres responsables ou experts insistaient pour nous convaincre que le démantèlement allait profiter aux producteurs algériens et que l’adhésion de l’Algérie à la ZLE pourrait se traduire positivement par un surcroît d’IDE, l’amélioration de notre système bancaire, la mise à niveau de nos entreprises et, pourquoi pas, l’émergence à terme d’un secteur privé performant.

L’UE devait accompagner le processus de démantèlement tarifaire en accordant aux entreprises algériennes des mesures d’appui multiformes destinées à amortir le choc de l’ouverture. L’Algérie allait bénéficier, pensait-on, de délocalisations et de sous-traitance. Des attentes estimées légitimes car, jugeait-on, à la mesure de la promptitude avec laquelle le gouvernement avait procédé au démantèlement tarifaire.

On a offert sur un plateau tous les segments intéressants du marché intérieur autour desquels pouvaient se mouvoir et se développer les entreprises algériennes qui n’ont que le marché national de 32 millions de consommateurs. Cet accord était censé nous atteler à l’Europe dans une démarche de codéveloppement, d’investissement, de mise à niveau, etc.

Qu’en est-il en réalité ? L’accord en question qui a facilité les échanges a permis surtout de gonfler les importations de l’Algérie en provenance des pays de l’UE. Leur montant est passé de 8,2 mds de dollars en 2002 à 29,7 mds dollars en 2014, accusant ainsi une augmentation de plus de 260% de la valeur globale, en 12 ans.

L’Accord d’association entre l’Algérie et l’Union européenne a causé un manque à gagner de 700 milliards de dinars en recettes douanières, soit près de 7 milliards de dollars, depuis sa mise en œuvre en 2005. Pour protéger son économie, l’Algérie a demandé à ses partenaires un report du démantèlement tarifaire qui devait marquer l’établissement de la zone de libre-échange entre eux.

Celui-ci mettait en danger plusieurs filières de l’industrie nationale, mal protégées et mal préparées à la concurrence de produits européens admis sur notre marché sans taxe ni droit de douane. Et pour cause, la reconstruction du marché intérieur, la substitution aux importations, c’est-à-dire le passage du statut d’importateur à celui d’industriel dans les filières occupées, comment une telle réorientation peut-elle s’opérer si on accepte en même temps le maillage serré de l’espace décisionnel national par le système de normes, de règles et de procédures instauré par les «institutions internationales» (FMI, BM, UE, OMC…) et l’obligation de conformité qui en résulte.

Limiter l’exposition à l’économie mondiale, se soustraire aux normes qui la structurent, constituer des écrans protecteurs, deviennent donc une condition indispensable à la mise en œuvre effective et concrète d’une réindustrialisation substitutive.

http://www.elwatan.com/economie/pour-l-ue-l-algerie-est-une-destination-commerciale-fructueuse-mais-pas-une-terre-d-ide-15-03-2017-341198_111.php

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 23:11

PGM a écrit:
Si tu veux savoir de quoi sera composé le ftour du prochain Ramadan,  il faut demander à la Banque d'Algerie

Y aura toujours Hamoud Boualem

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 15 Mar 2017 - 23:31


Citation :


Gestion de l’investissement : Bouchouareb perd la main

Abdelmalek Sellal va installer, ce lundi 13 mars, le Comité de suivi de l’investissement (CSI), annoncé lors de la 20e Tripartite tenue à Annaba, selon une information de TSA. Placé sous l’autorité directe du Premier ministre, avec pour mission de fluidifier et rationnaliser la prise de décision et lever les contraintes sur l’investissement, ce comité devrait modifier sensiblement les prérogatives dévolues, jusqu’ici, au seul ministère de l’Industrie et des Mines, dirigé par Abdeslam Bouchouareb.

Ce dernier perd ainsi la main sur un dossier sensible, qui faisait du ministère de l’Industrie un élément central du dispositif réglementaire sur l’investissement. Selon les échos de participants à la Tripartite, ce CSI est accueilli comme un soulagement, tant il permet de limiter les interlocuteurs et de contourner « les blocages. »

Est-ce dire que le département de Bouchouareb était un facteur de blocage ? Plusieurs investisseurs se sont, en tout cas, plaints d’un manque de transparence, de lenteurs, voire d’arbitraire dans les décisions du ministère de l’Industrie et des Mines.

Le CSI devrait donc contribuer à une facilitation des décisions. Réunissant les Secrétaires-généraux (SG) des ministères concernés, il permet ainsi une centralisation de la décision, à même d’accélérer et faciliter les investissements des entreprises, particulièrement celles du secteur privé.

http://www.tsa-algerie.com/20170313/gestion-de-linvestissement-bouchouareb-perd-main/


Citation :


Bouchouareb minimise le rôle du nouveau Comité de suivi de l’investissement

Abdeslam Bouchouareb a réagi, hier, à la création du Comité de suivi de l’investissement (CSI) qui a été installé, lundi, par Sellal. « C’est un Comité de vigilance pour détecter des problèmes pour les traiter. L’investissement est régi par des lois. J’ai donné les chiffres qui montrent que l’investissement est en hausse en 2015 et 2016, contrairement à ce qui se dit », a déclaré le ministre de l’Industrie et des Mines, en défendant son bilan.

Tout en minimisant le rôle du CSI, Bouchouareb a pointé du doigt ce qu’il appelle « les spéculateurs » d’être à l’origine des informations sur le blocage des investissements. « Certaines personnes qui tournent dans les couloirs, et parfois, ils participent à la Tripartite, ce sont eux qui en profitent », a-t-il dit, visiblement en colère.

http://www.tsa-algerie.com/20170315/bouchouareb-minimise-role-nouveau-comite-de-suivi-de-linvestissement/

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Jeu 16 Mar 2017 - 22:44

https://www.stratfor.com/analysis/north-africas-steadiest-country-quietly-unraveling

Citation :

North Africa's Steadiest Country Is Quietly Unraveling
Forecast

Losing money fast amid low energy prices and declining output, the Algerian government will work to trim its expenses.
Despite popular pressure to ease up on austerity measures, Algiers will have no choice but to continue implementing its much-needed reforms.
Algeria will look to foreign investors for help in overhauling its energy sector, making incremental progress toward liberalizing its economy in the process.

Analysis

Since the Arab Spring swept across North Africa in 2011, Algeria has been an immovable anchor in a region struggling to find stability in the face of wave after wave of change. Many of Algeria's Mediterranean neighbors, including Tunisia, Egypt and Libya, are still recovering from the cataclysmic upsets that political and economic reforms have brought over the past six years. Morocco, meanwhile, has just reclaimed its seat in the African Union after a decadeslong absence, and it is working furiously to re-engage with its African neighbors while preserving its friendship with the West. Morocco's quest to improve its standing on the African continent could soon pose a threat to its longtime rival, Algeria, if Algiers does not move quickly to match Rabat's ambitions.

But unlike its neighbors, Algeria has kept a fairly steady course in the two decades since its bloody civil war ended. Despite serious and persistent health issues, President Abdelaziz Bouteflika has held onto his seat in power. The country's approaching parliamentary elections — the sixth since Algeria adopted a multiparty political system in 1989 — will do little to empower the legislature to mount a more effective challenge to the longtime leader and his entourage.

Even so, change is on the horizon for Algeria's economy, despite the government's reluctance to risk the unrest reforms would likely bring. The country's economic growth and diversification have lagged in recent years, and in the face of persistently low oil prices and declining output, Algeria cannot afford to delay the overhaul of its lucrative but flagging energy sector any longer. And as it cautiously reshapes its economy, Algiers will gradually abandon its historical preference for isolation by courting foreign investors — a shift that could someday lead to a more open foreign policy as well.
Time (and Money) Is Running Out

Few North African economies can claim to be faring well at the moment, but Algeria's financial problems are especially burdensome. The country depends on oil and natural gas for 94 percent of its total exports (most of which go to Europe) and 60 percent of its budgeted revenues. When oil prices plunged in 2014 before leveling out below $40 per barrel, Algiers was forced to drain its coffers to keep paying for its imports, pushing its budget deficit to a record high of 16.4 percent of gross domestic product in 2015. Of course, Algeria still holds a massive amount of oil wealth, boasting a higher GDP per capita than even its more diversified competitor, Morocco. But high levels of income inequality continue to plague the country.


Algeria's foreign exchange reserves, moreover, are being rapidly depleted. Tucked away in the Revenue Regulation Fund, these reserves currently stand at just over $112 billion, down from $143 billion in 2015 and $177 billion in 2014. According to the International Monetary Fund, this figure will probably keep falling in the years ahead, dropping to $91 billion in 2017 and to $76 billion in 2018.

Keeping Up With the Times

Algeria's spending decisions over the past few years matter less than the choices it makes next. Algiers will have to funnel some of its oil wealth into diversifying the economy, even as it keeps existing social spending programs and state industries afloat. (It will also maintain its defense spending, which the government is not eager to shrink amid its ongoing rivalry with Morocco.) Despite being Europe's second-largest supplier of natural gas, behind only Russia, Algeria has had a tough time making ends meet as prices and demand in Europe have dropped. Declining output in Algeria's own energy sector over the past decade has only made matters worse.

The government has dipped into its considerable reserves to pay the bills and prop up the Algerian dinar, with the unfortunate side effect of boosting inflation. In an effort to stanch the bleeding, Algiers recently slashed its spending by 14 percent, deepening the cutback of 9 percent outlined in last year's budget. In 2017 alone, Algeria will try to reduce its imports by $5 billion, in keeping with the more than $10 billion in imports it has trimmed over the past two years. Though Algeria intends to remedy the situation in the long run by investing in growth beyond the oil sector, it has been slow to follow through with its plan.


Part of the problem is that restructuring the energy industry would threaten the patronage networks that have been built up around Algerian oil and natural gas giant Sonatrach. Since 2007, Algeria's consumption of oil and natural gas has risen by more than 50 percent while its oil production has fallen by 25 percent. With less oil available for export, the government's revenues have been hit hard — as have the payouts and perks that the ruling elite dole out through Sonatrach to keep their supporters satisfied. Leaders have moved hastily to invest in shale and enhanced recovery projects in an effort to counteract declining output in oil, but so far they have had little success in turning the energy sector around. All the while, Algiers' fears of stoking unrest by revamping the country's long-standing economic norms have grown.



An Unsustainable Status Quo

For the first time in decades, Algeria has turned to the international community for help. Algiers is eagerly seeking foreign investment into its agricultural industry to help offset its hefty import bills and spur development in what was once a significant sector for the country. And this is but one of many small steps the government is taking to bring in money from abroad. In 2013, for example, Algeria tried to stave off drops in hydrocarbon production by reforming its regulatory laws. Though the country's infamous rule capping foreign ownership of any business operating in Algeria at 49 percent is still alive and well, calls to remove barriers to foreign investment are growing louder.

The country's new constitution, which was updated early last year, also includes several clauses designed to open the Algerian economy to external funding. For example, the document explicitly prohibits the formation of new monopolies and directs lawmakers to "improve the business climate" of Algeria. Nevertheless, the decrees' vagueness doesn't inspire confidence in the government's ability to see them through. After all, Algeria is known for bungling one of the most expensive infrastructure projects in the world, the East-West Highway, and ultimately tripling the expected cost of $6 billion with rampant graft. (The debacle has become even more embarrassing in light of Morocco's success in championing its own public-private infrastructure project over the past decade.)

Algeria has had similar trouble keeping its economy up to date in the realm of Islamic finance, an increasingly favored option for diversifying financial sectors in the Muslim world. Like many other Muslim countries, Algeria is toying with the idea of issuing its first sukuk, or Islamic bond that pins its value to an asset without accruing interest. But the country lacks a legal framework to support Islamic finance, an area of growth that nearby Morocco, Egypt and Tunisia have recently and readily embraced. In fact, Algeria's entire banking sector is woefully out of touch with modern banking standards, and its central bank has a reputation for being one of the most opaque institutions of its kind in the world. Hoping to skirt these issues while still attracting much-needed investment, Algerian officials have proposed a plan to issue interest-free bonds. This would bring in the immediate funding the government needs without labeling it an Islamic finance instrument.

Over the past two years, Algerian leaders have shown their willingness to implement unpopular reforms, especially those that target fuel subsidies and taxes. Algiers has already bumped up the national sales tax from 15 to 17 percent, sparking protests in several provinces. If the government deepens its resolve to double down on subsidy cuts and tax hikes, the demonstrations could certainly grow and spread. Though Algiers is trying to pare down its massive subsidy payments, which currently top $45 billion, at a reasonable pace, Algerian citizens are unhappy with the effect the cutbacks will have on their own pocketbooks and standards of living.

The government has encountered pushback from the ruling elite as well. As Algiers moves to modernize its energy sector — and, in doing so, disrupt the entrenched patronage networks within it — high-ranking officials have taken steps to ensure that the reforms do not impact their access to state wealth. But they are only delaying the inevitable. No matter who follows in the footsteps of Bouteflika, a president known for his aversion to reform and equated with national stability, the country cannot protect the status quo for much longer.


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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Jeu 16 Mar 2017 - 23:06

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Le gouvernement admet enfin que la crise est là

Pour la première fois depuis le début de la chute des prix du pétrole à l’été 2014, le gouvernement admet enfin que la crise est là. Il ne le dit pas clairement mais cet aveu s’est exprimé, mercredi 15 mars, à travers deux décisions majeures annoncées par Abdelmadjid Tebboune, ministre de l’Habitat et du Commerce qui fait aussi depuis quelques mois office de Premier ministre-bis.

La première concerne le secteur de l’Habitat. Le gouvernement a décidé de mettre fin aux programmes de logements LPP et AADL, un des symboles de la politique sociale de l’État depuis maintenant plus de 15 ans. « À l’heure actuelle, nous sommes tenus de terminer les travaux de construction de 450.000 logements. Et toute évocation de l’ouverture d’une nouvelle formule (AADL III) relève de la démagogie », a révélé Abdelmadjid Tebboune.

Mais le gel des projets ne concernera pas que le logement. Dans la Loi de finances 2017, les grands projets d’équipement sont quasiment absents. Ni grands centres hospitalo-universitaires, ni nouveaux programmes de logements, ni autoroutes… Il y a cinq mois, quand TSA révélait le document, le même ministre Tebboune démentait toute restriction, affirmant que les logements publics étaient financés par les banques…

Autre mesure qui illustre la gravité de la situation : soumettre toutes les importations à des licences. Autrement dit, l’État réinstaure un contrôle sur le commerce extérieur. C’est la première fois depuis la signature des accords avec le FMI en 1994 qu’une mesure aussi radicale est prise en matière de commerce extérieur. Elle illustre l’ampleur du choc produit par la baisse des prix du pétrole.

La mesure s’accompagne d’une décision non-assumée : depuis le début de l’année, le gouvernement retarde sciemment la délivrance des licences d’importation pour gagner du temps. Le mois de mars touche à sa fin et toutes les importations sont bloquées. Résultat : les pénuries pointent et l’inflation atteint des sommets.

Ces décisions ont de quoi inquiéter. Certes, tous les pays pétroliers ont pris des mesures d’austérité pour faire face à la crise. Mais, hormis le Venezuela, aucun autre pays pétrolier n’a pris des mesures similaires en matière de commerce extérieur. On connaît la situation qui prévaut aujourd’hui au Venezuela dont le modèle économique, fait de subventions et de dépenses publiques, est proche de celui de l’Algérie.

Pourtant, en théorie, rien ne justifie de telles décisions radicales. Les réserves de change sont à un niveau élevé – 100 milliards de dollars, l’équivalent de plus de 26 mois d’importations au rythme de 2016 – et les prix du pétrole se maintiennent depuis décembre au-dessus des 50 dollars, prix de référence pour la loi de Finances.

Pourquoi alors le gouvernement a pris ces décisions ? Une seule chose peut expliquer ce qui ressemble à s’y méprendre à de la panique : depuis le début de la crise, le gouvernement n’a mené aucune réforme sérieuse, capable de réduire la dépendance de l’Algérie aux hydrocarbures. Le gouvernement a produit beaucoup de discours. Il a inventé des chiffres sur les investissements étrangers et des données erronées sur la « résilience » de notre économie. Il vient d’être rattrapé par la réalité.
http://www.tsa-algerie.com/20170316/gouvernement-admet-enfin-crise/

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 18 Mar 2017 - 12:30

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La doctrine Trump et la restructuration du monde. Que fait l’Algérie pour sa visibilité?

Par Chems Eddine Chitour


Le monde se réorganise à grande vitesse. Les prémices étaient prévisibles avec la fin du monde unipolaire. Pendant longtemps nous avons cru à la fin de l’histoire, sauf que Huntington nous avait averti, il nous faut un nouveau carburant pour que l’Empire soit toujours en position de dicter la norme maintenant que l’URSS a rendu l’âme. Ce Satan de rechange sera l’Islam sous toutes ses variantes , modérés, à point, saignant … L’essentiel est que le chaos perdure, que les peuples faibles pensent à sauver leur tête à ne rien revendiquer si ce n’est la paix en abdiquant leurs richesses notamment énergétiques.

Cependant les choses ne se sont pas passées totalement comme cela a été prévu par les Fukuyama, les Bernard Lewis, Les peuples relevèrent la tête. La Russie de Poutine ne voulait pas mourir après le coma Eltsine. La Chine s’éveilla graduellement. Tout est parti pour la période récente de la formation des Brics qui avaient l’ambition d’être un contre poids à l’Empire au nom de la mondialisation, du libre-échange, du consensus de Washington, bref de toutes les recettes, voire la doxa imposée par l’Empire et ses vassaux quand cela arrangeait leurs affaires. Restaient les matières premières, là il n’y a pas 36 solutions ou c’est le soft power à la chinoise avec le slogan «winn-winn» ou c’est le hard power la démocratie aéroportée pour les peuples à qui on apportait les lumières de la liberté au besoin en les éclairant au napalm , avec au passage, comme dîme de les dépouiller de leurs richesses. Si tout cela ne suffit pas on créé des révolutions multicolores et autres printemps arabes, l’essentiel est de créer un chaos réorganisateur, selon le mot de Candie Rice.

De fait le monde se réorganise constamment il n’y a plus de pax romana, de pax america, tout au plus il y aurait des trêves avant que de nouvelles tectoniques des plaques redistribuent les rôles. Cependant dans toutes ces réorganisations les variables d’ajustement d’une configuration vers une autre, ce sont les peuples faibles principalement arabes et musulmans qui ont fait les frais . Ces réorganisations outre le fait, que c’est la recherche d’espace vital , c’est surtout les matières premières qui sont l’objet de toutes les sollicitudes.

On sait que les BRICS ont été mises sur pied pour contrer l’hégémonie. Cette organisation commençait à prendre de l’ampleur. L’Empire américain et ses vassaux anglais et français firent tout pour détricoter en vain cet ensemble. Ils purent cependant opérer un coup d’état scientifique qui a finit par faire éjecter Dilma Roussef… Le suivant n’étant pas tout à fait dans les mêmes dispositions que la présidente Roussef .

Cela ne décourage pas pour autant les pays du BRICS de chercher parallèlement de nouvelles stratégies leur permettant autant que possible de ne pas être laminé par le Nouvel Ordre que chacun des grands veut façonner à sa façon..On apprend à titre d’exemple que la Chine met sur pied un nouveau bloc baptisé les BRICS Plus avec la participation de 11 pays. «L’Iran, le Pakistan, le Bangladesh, le Nigeria, la Corée, le Mexique, l’Indonésie, la Turquie, les Philippines et le Vietnam en sont les membres. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a également annoncé que Pékin tentait de promouvoir ses relations avec les pays en voie de développement et de définir les objectifs stratégiques de ce bloc. (…) Il est à noter que la Chine présidera en septembre de l’année en cours les Brics. Aux dires des experts, en formant ce bloc Pékin cherche à renforcer son influence sur l’échiquier mondial et à modifier ses politiques vis-à-vis des Brics et des pays à l’instar de l’Inde. Le président chinois estime que les pays membres des Brics soutiennent les pays en voie de développement et ils constituent une force pour protéger et sauvegarder la paix dans le monde.» (1)

Une nouvelle architecture globale, prélude d’un monde multipolaire

Même les pays arabes du Golfe que l’on croyait embués par les vapeurs de narguilés- rente aidant- bougent et vont plus loin, ils ambitionnent eux aussi de créer des alliances. Ainsi, on apprend que le roi saoudien Salman s’est rendu en Indonésie- avec 1000 serviteurs, 4 Boeing géants , 25 princes, – , la nation musulmane la plus peuplée du monde avec comme doctrine l’exportation du wahhabisme diplomatique, version carnet de chèques pour emporter l’adhésion des nations vulnérables économiquement.

Wayne Madsen analyse ces différentes stratégies qui ne touchent pas seulement les pays du Golfe mais tout l’Extrême-Orient.: «Salman écrit-il s’est également rendu en Malaisie, qui a été impliquée dans un scandale politique majeur découlant de l’acceptation par son Premier ministre, Najib Razak, d’un «don» d’un milliard de dollars de la part d’une société publique saoudienne. Cette projection du pouvoir saoudien en Asie du Sud-Est et le voyage du roi d’Arabie saoudite en Indonésie, première visite d’un monarque saoudien depuis 1970, par le roi Fayçal, interviennent alors que le président américain Donald Trump annonce que les États- Unis vont considérer leur intérêt national avant celui des autres pays.» (2)

C’est un fait tous les budgets militaires des grandes puissances et même des petits pays ont augmenté. Souvenons nous que le budget du Pentagone est équivalent à celui de toutes les Nations réunies. Même les roitelets du Golfe s’équipent pour des dizaines de milliards de dollars auprès de l’oncle Sam. :

«Alors que Trump a demandé une augmentation massive du budget militaire pour le Pentagone, il y a clairement un changement dans les alignements mondiaux en raison de la nouvelle politique bilatéraliste de l’Amérique, en opposition au multilatéralisme. L’objectif immédiat et déconcertant de Salman de visiter l’Indonésie, la Malaisie, le Brunei et les Maldives, tous pays à majorité musulmane, semble être de stimuler les sociétés musulmanes déjà strictes du Brunei et des Maldives et d’encourager la radicalisation islamique en Indonésie et en Malaisie, deux pays qui abritent d’importantes minorités chrétiennes, bouddhistes et d’autres groupes religieux. (…) Au-delà de la propagation du wahhabisme radical, les Saoudiens adoptent une politique stratégique «tournée vers l’Est». Salman et son entourage vont également se rendre au Japon et en Chine. À Pékin, Salman pourrait être attendu, au sujet du soutien de l’Arabie saoudite aux Ouïgours musulmans qui se battent dans la région autonome du Xinjiang-Ouighour (XUAR) pour un État islamique indépendant «du Turkestan oriental». (2)

Les Émirats arabes unis , un autre pays vivant d’une rente, étendent également leur influence au-delà du Golfe. Ils ont récemment annoncé qu’ils construisaient une base militaire à Berbera, sur le golfe d’Aden, dans la république séparatiste de Somaliland, qui n’est pas reconnue au niveau international. Le Somaliland a déclaré son indépendance de la Somalie en 1991. La base du Somaliland s’ajoute à une base des EAU déjà en activité à Assab en Érythrée. En outre, les Saoudiens envisagent une base militaire à Djibouti pour soutenir leur campagne génocidaire contre les forces anti-saoudiennes au Yémen. La Turquie a également établi sa première base militaire en Afrique, dans la capitale somalienne de Mogadiscio.» (2)

«Il n’y a pas si longtemps poursuit Wayne Madsen, le président Obama annonçait son «pivot économique et militaire» vers l’Asie, fondé sur le partenariat transpacifique (TPP) Après le retrait de Trump du TPP, l’Australie se tourne vers la Chine pour des liens économiques plus étroits, les Philippines veulent mettre fin à la présence des troupes américaines dans le pays, et, comme on le voit avec la visite du roi Salman, l’Indonésie et la Malaisie lancent de nouveaux partenariats stratégiques avec le Moyen-Orient.» (2)

Wayne Madsen cite aussi l’Inde qui veut compter dans le futur:

«L’Inde a construit des bases navales sur l’île de l’Assomption aux Seychelles et dans l’archipel d’Agalega, un territoire de l’île Maurice qui se trouve à 1000 kilomètres au nord de Maurice. L’Inde entretient également une installation radar de renseignements dans le nord de Madagascar, près d’Ambilobe, et un dépôt naval à Mascate, Oman. (…) Singapour est en train de négocier des droits pour une base aérienne, destinée principalement à la formation de pilotes de la Force aérienne singapourienne, à la base aérienne d’Ohakea en Nouvelle-Zélande et à la base aérienne d’Anderson, dans le territoire américain de Guam. (…) » (2)

« Le Pacifique Sud pourrait bientôt rejoindre la Corne de l’Afrique et l’océan Indien, comme endroit où tout le monde cherche à établir des bases navales et aériennes. La Chine est connue pour s’intéresser à de telles bases dans les pays qui sont les principaux bénéficiaires de l’aide chinoise, comme Fidji, les îles Samoa, les îles Tonga ou le Vanuatu. Les États-Unis considèrent le Pacifique Sud comme un «lac américain», mais comme ses substituts régionaux, l’Australie et la Nouvelle-Zélande, cherchent de nouvelles relations stratégiques, d’autres acteurs étatiques, dont le Japon, l’Inde, la Russie, l’Allemagne et le Canada, pourraient établir leur propre présence militaire dans la région.» (2)

L’Europe se cherche: une puissance économique aux pieds d’argile

Il est devenu patent que l’Europe sans le sabre ne sera pas audible, nous l’avons vu avec le problème palestinien, le quartette et tout le cinéma des puissances fondatrices de l’Europe qui se veulent plus égales que d’autres. Cette tentation est plus que jamais affirmée lors du dernier sommet européen où on parle de plus en plus d’une Europe à au moins deux vitesses.

La France s’accroche à la locomotive de l’Allemagne et tente de garder la tête hors de l’eau bien qu’elle soit la seule puissance nucléaire maintenant que le Royaume-Uni a quitté le navire en perdition. On comprend que pour Trump L’Europe n’est plus l’Europe. Il sème la division et le départ des Britanniques est du pain bénit pour les Etats-Unis. De plus, engluée avec des pays de l’ex-Europe qui ne sont là que «pour profiter des subsides» et qui sont plus nationalistes que jamais quand il s’agit des migrants, preuve que les droits de l’homme de l’Union européenne ce fameux mythe fondateur a fait long feu. Ces droits de l’homme qui autorisent l’emploi des femmes voilées sous certaines conditions dans l’administration. C’est dire si les démons du nationalisme, ce chauvinisme de la prospérité est en train de formater durablement les élites qui feront tout pour avoir les suffrages des peuples en surfant sur les peurs comme en France, où il ne faut pas croire que l’extrémisme est monopole du FN, la droite et son représentant rattrapé par les affaires fonce dans le brouillard et tente de rameuter les extrêmes en caressant dans le sens du poil l’électorat de l’extrême droite.

Curieusement, la situation actuelle de l’Europe était globalement la même il y a plus de 60 ans. La contribution suivante due à, nous le confirme François Honti, l’un des fondateurs avec Hubert Beuve-Méry du Monde diplomatique:

«(…) La Communauté économique européenne pourra-t-elle dans un proche avenir cheminer vers la formation d’une union politique et militaire? Le sort de la CEE. dépend en définitive de la réponse qui sera donnée à cette question; une puissance économique qui n’est pas en état d’assurer sa propre défense ni de définir une ligne politique commune risquerait de se désintégrer à l’occasion d’une crise internationale. La supranationalité, qui était à l’origine l’objectif des Grands Pays européens, est apparue comme prématurée; l’opinion publique des Etats membres ne paraît guère prête à accepter que des décisions prises par un organisme extra-national puissent, le cas échéant, être jugées plus ou moins préjudiciables à certaines catégories de citoyens, ce qui arriverait fatalement tôt ou tard; le gouvernement non plus, car c’est lui qui aurait à répondre devant le Parlement et les électeurs d’actes décidés en dehors de lui.» (3)

Et l’Algérie dans tout çà?

La politique sécuritaire de l’Algérie est citée en exemple. Le budget de la défense est l’un des plus important à l’échelle de l’Afrique . Pourtant la politique extérieure de l’Algérie manque de visibilité. Notre diplomatie est tournée vers des pays qui ne nous apportent rien sur le plan du savoir, des relations bref de la modernité, au contraire nous sommes obligés de gérer la capacité de nuisance de pays comme l’Arabie saoudite avec une politique de salamalecs sans lendemain où personne n’est dupe; l’Arabie Saoudite exporte vers l’Algérie le wahabisme De plus coller aux basques d’une Ligue Arabe évanescente n’apporte à notre pays aucune valeur ajoutée

Par ailleurs, les efforts de l’Algérie en direction de l’Afrique ne sont pas payés de retour. La diplomatie sous Boumedienne était autrement plus audible. Il est vrai que l’aura de la glorieuse Révolution de novembre continuait d’éclairer notre chemin . Mais depuis, elle a été galvaudée et ne constitue plus de viatique dans un monde qui a profondément changé.

L’Algérie a effacé des dettes de pays africains pour près d’un milliard de dollars. Comme récompense l’Algérie n’est plus audible comme auparavant dans les conférences africaines. Au-delà de l’épisode de la non-désignation de l’Algérie pour l’organisation de la coupe d’Afrique, l’épisode de la réadmission du Maroc au sein de l’Union africaine fait mal! Avons-nous démérité? Il serait plus que jamais opportun de ré-étalonner nos relations avec le monde qui nous entoure et chercher la légitimité d’abord en nous en étant confiant en nous et ne demandant pas de satisfecit de l’extérieur.

Les relations avec la France

Les relations avec la France n’ont jamais été sereines. Depuis l’indépendance , tantôt ce sera la sérénité tantôt la crispation . On aurait qu’avec le temps les douleurs se seraient estompées et que de part et d’autre, on puisse tendre vers des relations normales. Rien n’y fait nous avons en face de nous toujours les mêmes nostalgériques qui ont transmis leurs gènes à leurs descendants et qui ont toujours une haine tenace à fleur de peau cinquante cinq après que l’Algérie ait recouvré son indépendance.

Un exemple parmi tant d’autres est celui de la restitution des restes des patriotes algériens dont les têtes enrichissent le Musée de l’Homme à Paris. On le sait la première chose qu’à faite Mandela fut de demander et d’obtenir rapidement la restitution de la Venus Hottentote qui sera enterrée pieusement dans la terre du pays qui l’a vu naitre. Nadir Iddir nous relate les atermoiements de l’Algérie et la sourde oreille de la France quant à la restitution de ces restes il écrit:

« Alors que le débat mémoriel ne cesse de susciter des discussions des deux côtés de la Méditerranée, la question de la restitution des restes des résistants algériens entreposés au Musée de l’Homme de Paris ne semble pas préoccuper pour le moment les responsables algériens Aucune procédure n’a été engagée par le gouvernement algérien avec le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) de Paris pour rapatrier les crânes des résistants algériens. Le musée parisien affirme n’avoir reçu aucune demande officielle. «Le Muséum est favorable à la restitution des restes de toute personne nommément identifiée ». (4)

On le voit on met en face d’un pays un organisme qui dicte la norme, alors que ce type de négociation ne doit pas être assujetti à l’existence de textes d’autant plus que des précédent ont eu lieu :

« Pour que la demande soit recevable, poursuit Nadir Iddir, rapportant la position du directeur du musée , elle doit être entreprise soit par l’Etat dont la personne était ressortissante, soit par un ayant droit, relayée par une démarche diplomatique (…) A ce jour, toutefois, le Muséum n’a reçu aucune demande émanant du gouvernement algérien», a indiqué à El Watan Week-end Michel Guiraud, directeur des collections du MNHN Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, a tenu à rappeler la loi française datée du 18 mai 2010 visant à autoriser la restitution, par la France, des têtes maories à la Nouvelle-Zélande et relative à la gestion des collections Aux ministères des Moudjahidine et des AE algériens, motus et bouche cousue sur d’éventuelles démarches engagées avec la partie française. L’Etat algérien ne serait pas décidé à suivre l’exemple des Kanaks (Nouvelle-Calédonie) qui ont réussi à rapatrier, le 28 août 2014, le crâne de leur grand chef Ataï » (4).

C’est dire que là encore nous n’avons pas de souffle pour revendiquer un du d’un solde de 13E ans de rapine de meurtre et de destins de millions d’Algériens brisés

Nous le voyons aussi avec la tentation actuelle qui veut qu’inexorablement nous confions notre destin à l’ancienne puissance coloniale qui voit en nous un pré carré à interdire aux autres. La dernière conférence du consul à Annaba est éloquente. Il annonce: «Pas moins de 410.000 visas ont été attribués aux Algériens en 2016, ce qui classe l’Algérie en deuxième position après la Chine. Ce qui est pour lui très important du fait des relations et liens humains et culturels entre l’Algérie et la France. 90% d’étudiants étrangers en France sont des Algériens, soit 27 000 étudiants. Il a également indiqué qu’entre 5 et 8 millions d’Algériens vivent en France précisant que ce chiffre peut être revu à la hausse au vu des personnes qui ne se déclarent pas. La France jouit de 11 millions de locuteurs en Algérie, ce qui permet une communication fluide et le développement plus louable dans le partenariat entre les deux pays. il y a 300 vols entre l’Algérie et la France et que rien qu’entre Alger et Paris on note 12 vols par jour. 450 entreprises françaises présentes en Algérie, la France reste un partenaire incontournable pour l’Algérie. Le conférencier qui indique que l’Algérie est très bien positionnée, à savoir 54ème dans le monde, quatrième en Afrique et deuxième en Afrique du Nord avec un PIB de 168USD en 2016 constitue un plateau d’investissement très important.

Si on veut décoder les non-dits, le fait qu’il y ait des gens qui voyagent c’est bon pour le tourisme français à défaut de tourisme en Algérie. Il n’est pas juste que les étudiants étrangers – hors algériens- en France n’interviennent que pour 10%. Par contre le chiffre de 27 000 étudiants est minoré. Ce sont des milliers de diplômés qui participent au développement scientifique et technologique de la France sans qu’ils n’aient coûté un centime. L’Unesco évalue à 100 000 $ la formation d’un bac +5. C’est cela l’émigration choisie…

On le voit, le drame des peuples européens était inscrit dans l’ADN des traités initiaux: tout se décide en dehors d’eux. François Honti va plus loin en proposant une forme d’organisation viable qui n’a pas pris une ride: «Dans ces conditions, la seule forme d’union possible pourrait être une confédération qui ne toucherait pas à la souveraineté intérieure des Etats et n’imposerait à leur souveraineté extérieure que les restrictions indispensables pour établir un programme de politique extérieure et un système de défense communs. Il semble que c’est vers une telle formule que tend la proposition française de secrétariat politique. Ce n’est sans doute pas l’idéal, mais c’est dans le domaine du possible et permettrait aux pays européens de prendre en main leur propre destin.» (3)

En conclusion

«Il ne faut pas se faire d’illusion écrit François Honti avec des phrases prophétiques toujours d’actualité, bien que prononcées il y a plus de soixante ans: si un partage conforme aux réalités nouvelles peut momentanément aboutir à un meilleur équilibre, celui-ci sera toujours menacé d’être remis en question par les rivalités inévitables et les rapports de force changeants; il ne mettra pas non plus fin à l’exploitation des faibles par les forts. Et quelle place sera faite à des puissances montantes comme la Chine, le Japon et à l’Inde avec ses cinq cents millions d’hommes? Qu’en sera-t-il du Proche-Orient, où les intérêts américains et soviétiques s’opposent de plus en plus? Avec ou sans régionalisation, il n’y aura pas de solution durable tant que l’esprit communautaire ne prévaudra pas dans les relations internationales et que toutes les ressources humaines et matérielles de la Terre ne seront pas mobilisées et coordonnées au service du bien commun.» (3).

S’agissant de l’Algérie nous donnons l’impression de fonctionner sur un ancien logiciel qui puise ses fondamentaux dans la glorieuse révolution de Novembre qui ne fait plus recette à force d’être galvaudée. Que fait l’Algérie pour sa visibilité ? Ne devrait elle pas changer de logiciel et compter plus que jamais sur sa matière grise plus tôt que de se tenir le ventre devant les convulsions erratiques d’un baril ? Le problème est de savoir pourquoi à l’instar des autres pays il n’y ait pas une nouvelle doctrine? Une nouvelle vision du futur avec de nouveaux partenaires en ne faisant plus de social avec les pays africains devient incontournable. Rien ne peut se faire sans l’éducation où devra être formé le cyber-citoyen de demain. Compter sur le pétrole ne nous mènera pas loin, c’est quelque part une malédiction qui a stérilisé toute initiative de s’en sortir par le haut et de créer de la richesse par le savoir.

Bill Gates dont la fortune issue de «ses neurones» est évaluée à près de 100 milliards de dollars. Reçu par le président français François Mitterrand, il laissa pour la postérité sa fameuse boutade : « l’Internet est le futur baril de pétrole». Ceci devrait être pour nous, la voie à suivre. Nous devrions miser sur la technologie et les sciences exactes en réhabilitant les sciences de l’ingénieur laminées. Le XXIe siècle nous impose d’inventer une autre révolution, celle de la légitimité du savoir avec la nécessité de maîtriser le fonctionnement du monde avec les outils du Web 3.0, du Dow Jones, du Brent du marché spot, autant de référents qui devraient constituer à titre d’exemple, le bréviaire de nos diplomates.

Professeur Chems Eddine Chitour

Ecole Polytechnique Alger

http://www.mondialisation.ca/la-doctrine-trump-et-la-restructuration-du-monde-que-fait-lalgerie-pour-sa-visibilite/5580383

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 18 Mar 2017 - 12:36

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Investir en Algérie : les discours du gouvernement confrontés à la réalité

Petroceltic, une compagnie pétrolière britannique qui souhaite développer un projet sur le champ gazier d’Ain Tsila (Illizi) en investissant jusqu’à 2 milliards de dollars sur vingt ans a avoué n’avoir pas pu rencontrer les officiels algériens

La compagnie pétrolière britannique, Petroceltic, a affirmé, le 14 mars, souhaiter développer son projet sur le champ gazier d’Ain Tsila (Illizi) en investissant entre 1,5 et 2 milliards de dollars sur vingt ans. L’annonce a été faite lors d’une réception organisée à l’ambassade du Royaume-Uni, en présence de l’ambassadeur Andrew Noble, et a eu pour but principal d’attirer l’attention sur l’absence d’avancée dans les discussions avec le gouvernement algérien.

« On veut établir de bonnes relations de travail avec le gouvernement, les ministères et la société nationale des hydrocarbures. On veut engager le pays mais cela s’avère plutôt difficile », a expliqué Marvin Welsh, responsable du marché algérien pour Petroceltic, ajoutant : « Nous n’avons pas rencontré de responsables ».

SILENCE RADIO TOTAL DES ALGÉRIENS

La révélation a de quoi surprendre. Alors que le gouvernement algérien ne cesse d’afficher publiquement son souhait de voir des compagnies étrangères investir dans le pays, voilà en effet qu’une entreprise britannique révèle au grand jour faire face à un silence radio total de la part de la partie algérienne.

Comme si cela ne suffisait pas, les officiels de l’ambassade du Royaume-Uni ont également fait part de la frustration des compagnies britanniques qui souhaiteraient s’installer en Algérie. « Il y a un vif intérêt de la part des entreprises britanniques mais en Algérie il y a une autre structure, une autre base », a indiqué l’ambassadeur britannique Andrew Noble, dans une référence à peine voilée à la mainmise de l’État sur l’économie. « Des entreprises comme Lycamobile et Vodafone aimeraient entrer sur le marché algérien mais elles trouvent cela difficile », a renchéri Chris Frean, directeur du département de commerce international à l’ambassade.

Le message est limpide : la situation actuelle mise en place par le gouvernement algérien entrave toute possibilité de voir des étrangers investir dans le pays.

Le Royaume-Uni est loin d’être le seul pays à évoquer ces blocages et difficultés. Pratiquement tous les partenaires étrangers ainsi que les acteurs économiques nationaux évoquent, publiquement ou non, les entraves se présentant sur leur chemin pour investir en Algérie. Que les Britanniques sortent de leur flegme légendaire pour faire part de leur frustration en dit long sur les difficultés d’investir en Algérie. N’en déplaise au gouvernement algérien, à commencer par le ministre de l’Industrie, Abdeslam Bouchouareb, que la réalité implacable des faits décrédibilise totalement leurs discours optimistes.

https://ledesk.ma/2017/03/17/investir-en-algerie-les-discours-du-gouvernement-confrontes-la-realite/

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