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 Investissements et projets Marocains en Afrique

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Adam
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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Mar 11 Juil 2017 - 20:43

Citation :

Les exportations du Maroc vers l’Afrique de l’Ouest ont triplé depuis 2008



L’Afrique de l’Ouest est le premier partenaire commercial du Maroc en Afrique avec une part de 58,2% en 2016. Les exportations marocaines vers la région ont plus que triplé entre 2008 et 2016, passant de 3,2 milliards de dirhams à 10,2 milliards (€ 927 millions). L’industrie agroalimentaire tient une place de choix dans ces échanges.

Le solde est largement excédentaire en faveur du Maroc car du côté des importations du Maroc en provenance de l’Afrique de l’Ouest, elles sont faibles, un milliard de dirham en 2016, et ont progressé moins vite  sur la période (759 millions de dirhams), selon une étude de l’Office des Changes. Au niveau des fournisseurs du Maroc, l’Afrique de l’Ouest se situe à la deuxième place (28%) derrière l’Afrique australe (50%).

Les principaux clients du Maroc dans la région sont le Sénégal (19%), la Mauritanie (17%), la Côte d’Ivoire (14%) et le Nigéria (14%). Les principaux fournisseurs du Maroc sont le Nigeria (37%), la Guinée (21%), la Côte d’Ivoire (10%) et le Togo (9%).

L’industrie agroalimentaire domine les échanges

En huit années, l’industrie chimique a ravi la première place à l’industrie agroalimentaire dans exportations marocaines vers l’Afrique de l’Ouest. Elles représentent 29,2% des exportations du Maroc (contre 12% en 2008) et celles de l’industrie agroalimentaire 23,7% (contre 37,2% en 2008). Se place en troisième position la fabrication de machines et appareils électriques (10,2%).

En revanche, pour l’Afrique de l’Ouest, les exportations vers le Maroc sont largement tournées vers l’agro-alimentaire et l’agriculture. Ainsi la part de l’industrie alimentaire est passée de 39% en 2008 à 65,5% en 2016, premier poste d’exportation tandis que l’agriculture arrive en deuxième position avec 16% mais en net recul par rapport à 2008 (43,8%).



L'Afrique de l’Ouest également première zone d’investissement du Maroc

Au niveau des investissements directs marocains en Afrique sub-saharienne, l’Afrique de l’Ouest est également la première zone avec une moyenne de 65% sur les cinq dernières années (2011-2015), indique l'Office des Changes. La Côte d’Ivoire est le premier destinataire puis le Nigéria.

Globalement sur l’ensemble de l’Afrique sub-saharienne, les investissements du Maroc se situent dans le secteur bancaire (44%), les holdings (20%) et l’immobilier (9%). Quant aux échanges commerciaux, ils ont enregistré une croissance moyenne de 9,1% sur la période 2008-2016 avec un solde excédentaire en faveur du Maroc qui a été presque multiplié par 10 sur la période pour atteindre 11,9 milliards de dirhams en 2016.

#Source

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Citation :

Le groupe marocain Sefrioui investit € 12,3 millions dans le manioc au Sénégal


Le groupe marocain Sefrioui a investit €12,3 millions dans la culture du manioc sur 2 500 hectares dans les environs du lac de Guiers au Nord du Sénégal.

La production de manioc sera destinée à la transformation en amidon et une usine sera construire à Gnithu, indique nos confrères Financial Afrik. L’objectif est de produire 16 000 tonnes d’amidon.

Plus tôt cette année, le groupe marocain avait décidé d’investir €115 millions dans le riz dans les communes de Démette et Dodel situées aussi dans le Nord du Sénégal.

#Source

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Mar 11 Juil 2017 - 21:19

https://www.medias24.com/MAROC/ECONOMIE/ENTREPRISES/174983-La-BCP-acquiert-la-BIA-et-devient-le-premier-groupe-bancaire-du-Niger.html
Citation :

La BCP acquiert la BIA et devient le premier groupe bancaire du Niger


Le groupe BCP annonce la finalisation de la prise de contrôle de la Banque Internationale pour l'Afrique au Niger (BIA-Niger), deuxième institution bancaire du pays. Déjà présent à travers Banque Atlantique Niger, cette nouvelle acquisition permet au Groupe BCP de se hisser au rang de premier groupe bancaire du Niger.

L'opération a consisté en l’acquisition de la participation de l’Etat, combinée à une augmentation du capital pour renforcer significativement les fonds propres de la banque. Au terme de ces opérations, le groupe BCP détient, à travers sa filiale Atlantic Business International (ABI), 69,51% du capital et des droits de vote de BIA-Niger.

Cette prise de contrôle effectif de BIA-Niger intervient cinq ans après celle du groupe Banque Atlantique présent dans tout l’espace UEMOA. selon un communiqué de la BCP, "elle confirme la détermination du Groupe BCP, en tant qu’acteur régional de premier plan, à contribuer plus activement au développement socio-économique du continent, notamment en favorisant la bancarisation et l’accès aux services financiers à toutes les catégories sociales".

Sur le plan social, le Groupe BCP précise que l'ensemble des emplois et acquis sociaux seront préservés.

"En rejoignant le Groupe BCP, BIA-Niger bénéficiera de l’expertise et de l’appui d’un actionnaire de référence qui lui permettra également d’accélérer son agenda stratégique", selon le communiqué.

La cérémonie de signature de la convention entérinant le rachat a eu lieu ce mardi 11 juillet 2017 à Niamey, en présence de plusieurs représentants de l’Etat nigérien dont Hassoumi Massaoudou, Ministre des Finances, Ahmat Jidoud, Ministre délégué au Budget, et Maman Laouali Abdou Rafa, Directeur Général des Opérations financières et des Réformes au ministère des Finances.

Le Groupe BCP était représenté notamment par Mohamed Benchaaboun, Président, Kamal Mokdad, Directeur Général en charge de l’International, Mohamed Karim Mounir, Directeur Général de la BCP, et Habib Koné, Directeur Général d’ABI.
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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Mer 12 Juil 2017 - 11:19

Citation :


UNE COLÈRE ROYALE RAPPELLE À EL OTHMANI LES ENGAGEMENTS AFRICAINS DU MAROC


Kiosque360. Suite au retard enregistré dans l’exécution des conventions et accords signés en Afrique, Saâd-Eddine El Othmani a chargé Mounia Boucetta d'en effectuer le suivi.

Le chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, n’a eu d’autre choix que de confier à Mounia Boucetta, secrétaire d’État auprès du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, la mission du suivi des accords et projets signés durant les différentes tournées royales, suite au retard enregistré dans la concrétisation de ces dossiers.

Dans son édition du mercredi 12 juillet, le quotidien Al Ahdath Al Maghribia affirme que si l’unité créée au niveau de la présidence du gouvernement se charge du suivi des chantiers royaux au niveau local, le ministère des Affaires étrangères hérite de la même tâche au niveau des pays africains. D’ailleurs, lundi dernier, une délégation ministérielle présidée par Mounia Boucetta, est arrivée à Addis-Abeba. Plusieurs réunions de travail ont alors eu lieu avec de hauts responsables éthiopiens, dans le cadre d’une tournée de suivi des projets signés en marge de la visite royale en Éthiopie, en novembre 2016. Lors de cette visite, la délégation marocaine, qui comprenait des représentants des secteurs publics et privés, a exposé les outils et les moyens à mettre en place pour renforcer les relations entre les deux pays.

De son côté, le quotidien Assabah, dans son édition du jour, affirme que la visite de Mounia Boucetta en Éthiopie fait partie d’une tournée au niveau de la région, tournée qui la mènera vers d’autres pays dont le Rwanda, la Tanzanie, Madagascar et la Zambie. Des sources gouvernementales citées par Assabah confirment que l’alerte lancée par El Othmani concernant ces dossiers fait suite à des instructions royales exigeant l’opérationnalisation des mémorandums d’ententes signés l’an dernier. Ce sujet a été au centre des discussions entre la délégation marocaine et les responsables éthiopiens, à en croire Assabah. Le journal détaille l’agenda de Boucetta et affirme qu’en plus des réunions, la délégation marocaine a visité le futur emplacement du centre de formation dans les domaines de l’eau et l’irrigation, prévu pour 2019. La délégation a également visité le siège de l’OCP à Addis-Abeba.



http://fr.le360.ma/politique/une-colere-royale-rappelle-a-el-othmani-les-engagements-africains-du-maroc-126959

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Sam 15 Juil 2017 - 13:12

Citation :


Tchad: La chute du prix du ciment grâce au Maroc


Inaugurée depuis le 12 juin par président Tchadien Idriss Deby, la cimenterie marocaine de Lamadji a une capacité de production entre 500.000 et 1 million de tonnes.

LE RÔLE DU MAROC PEUT RÉVOLUTIONNER LE DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE, A ESTIMÉ IDRISS DÉBY


Le ciment de la société marocaine CIMAF devrait être commercialisé à partir de la semaine prochaine, selon une source proche du dossier. La société a déjà arrêté le prix du sac à moins de 4300 Fcfa. A cela s'ajoute une taxe forfaitaire de l'Etat. Le prix fixe ne devrait pas dépasser la somme de 6000 Francs CFA, ce qui pourrait permettre à la classe moyenne d'en profiter pour se construire au moins un logement.

Inaugurée depuis le 12 juin par président Tchadien Idriss Deby, la cimenterie marocaine de Lamadji a une capacité de production entre 500.000 et 1 million de tonnes. Avec une taxe de 1200 Francs CFA, le ciment marocain pourrait rapporter à l'Etat jusqu'à deux milliards quatre-cent-mille Francs CFA.


http://www.alwihdainfo.com/Tchad-La-chute-du-prix-du-ciment-grace-au-Maroc_a56123.html

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Lun 4 Sep 2017 - 11:52

Je reviens encore une fois dans cette affaire d'acquisition de 21% des actions du groupe SUNU par Saham. Dernière épisode: l'AGE de Sunu a bloqué l'accès de Saham au Conseil d'Administration.

Citation :


Pathé Dione : « l’arrogance coloniale ne passera pas !»


Interview exclusive de Pathé Dione : Président de Sunu Finances Holding SAS

Là, nous venons de tenir une autre Assemblée Générale Extraordinaire, en date du 21 août 2017, et enlevé le dispositif qui permettait à tout actionnaire disposant de plus de 20% du capital de disposer d‘un siège au Conseil d’Administration. Ce sur quoi je voudrais insister c’est que nous sommes dans une société à actions simplifiée (SAS), et non dans une société anonyme, donc les décisions sont prises à la majorité simple!


En juillet et août 2017, le groupe marocain Saham a acquis successivement les parts de Mamadou Talata, Ousmane Bocoum et Alioune Ndour Diouf dans Sunu Finances Holding SAS. Totalisant désormais 21% des parts de son concurrent direct, l’assureur marocain se retrouve dans un véritable cul de sac sans siège au Conseil d’Administration et, juridiquement, sans pouvoir avancer. « L’Arrogance coloniale ne passera pas », déclare Pathé Dione de passage à Dakar au lendemain d’une Assemblée générale extraordinaire qui a verrouillé la compagnie. Exclusif.



Monsieur le président, le groupe Saham est désormais actionnaire important dans Sunu. Comment cela est-il arrivé ?

La presse économique et financière a largement relaté comment Saham Finance, à travers la First Engineering Management Consultant (FEMC), s’est introduite par effraction dans le Groupe Sunu. Cette société écran basée à Maurice portait les 4,3% que M. Mamadou Talata détenait dans Sunu. Je dois dire que M . Talata avait d’abord proposé au conseil d’administration de Sunu Finances d’acquérir cette part. Un accord y compris sur le prix avait été trouvé dans ce sens entre nos avocats. Toutes les conventions étaient prêtes. Mais M. Talata a changé d’avis à la dernière minute puis a demandé au conseil l’autorisation de transférer ses actions dans sa société créée à Maurice. Le conseil a donné son feu vert. Je dois préciser un détail important. Quand M Talata, qui travaillait à Sunu a fait prévaloir ses droits à la retraite en 2011, il avait été directement recruté par Raymond Farhat, Directeur Général de Saham Assurances, qui portait alors la stratégie de développement de Saham sur l’Afrique. M. Farhat lui avait chargé de l’ouverture d’une filiale Saham au Niger. N’étant pas sur le marché, Saham avait confié toutes ses affaires à notre filiale du Niger. Nous leurs avons immédiatement transféré lesdites affaires une fois leur filiale constituée, cela illustre de l’entente cordiale qui existait entre le groupe Saham et le groupe Sunu. Il est aussi utile à retenir pour l’histoire, que j’ai créé la Colina ex nihilo en Côte d’Ivoire. Quand j’ai quitté cette société, les propriétaires américains l’ont cédé à M. Michel Pharaon. Ce dernier l’a cédé à M. Moulay Hafid Elalamy au début des années 2010. Les liens historiques sont là. Quand M. Talata nous a informé, en juin 2017 qu’il avait cédé FEMC à Saham Finance, nous avons pris acte bien que surpris de la méthode. Quant à M. Ousmane Bocoum, très proche de M. Talata, l’annonce de la cession de ses 2,69% à Saham ne constitue pas une grande surprise. Puis nous avons appris que notre frère Alioune Ndour Diouf a lui aussi cédé sa participation de 14%.

Par contre, là c’est une grosse surprise, nous imaginons, compte tenu de votre légendaire proximité ?

En effet, ce fut une très grande surprise pour nous tous. Mais je voudrais faire une déclaration solennelle à ce sujet. Je ne voudrais pas entrer dans la cabale qui consiste à désigner M. Alioune Ndour Diouf comme un traitre. Je n’accepte pas ce terme. M Diouf (ainsi que les deux personnes qui ont vendu leurs actions à SAHAM) n’a pas commis de crime et n’a pas posé d’acte illégal. Il a vendu des actions qui lui appartenaient pour des raisons qui lui sont propres. La seule chose que ses anciens associés y compris moi-même Pathé Dione, avons regretté, c’est qu’il ne nous ait pas proposé de reprendre ses participations. Si nous lui disions que nous n’étions pas en mesure d’acheter, nous l’aurions accompagné pour trouver un autre actionnaire. Mais il ne sert à rien de se plaindre : « le vin est tiré, il a été amer mais nous l’avons bu ». Il faut qu’on tourne la page.



Du coup, après le départ d’Alioune Ndour Diouf, qui était quand même un poids lourd avec 14%, comment le restant de l’actionnariat s’est-il réorganisé en prévision d’une prochaine attaque?

Nous avons été victimes de l’esprit de famille que j’ai voulu inculquer en créant le Groupe SUNU. Nous n’avions pas pris certaines précautions nécessaires dans nos statuts. C’est une faille que le groupe Saham a exploité. Maintenant, nous avons, dès le lendemain de la cession des parts de M. Talata, convoqué une Assemblée Générale Extraordinaire (AGE), le 28 juillet 2017, pour ne plus donner la possibilité d’une cession de quelque nature que ce soit sans l’aval du Conseil d’Administration. C’est à la veille de la tenue de cette AGE M.M Ousmane Bocoum et Alioune Ndour Diouf, voyant que nous allions introduire cette disposition, sont allés vendre leurs actions à Saham. L’AGE s’est tenue et a introduit ce verrou. Là, nous venons de tenir une autre Assemblée Générale Extraordinaire, en date du 21 août 2017, et enlevé le dispositif qui permettait à tout actionnaire disposant de plus de 20% du capital de disposer d‘un siège au Conseil d’Administration. Ce sur quoi je voudrais insister c’est que nous sommes dans une société à actions simplifiée (SAS), et non dans une société anonyme, donc les décisions sont prises à la majorité simple. Il y a d’autres dispositions dans nos statuts que je ne veux pas évoquer ici qui pourraient nous permettre de faire sortir Saham quand nous voulons. Aujourd’hui, ce groupe entré par effraction ne peut rien faire parce que les actionnaires détenant 79% ont scellé leur partenariat de sorte que toute cession de capital soit au préalable agréée par le conseil d’administration. Il n’y a pas donc péril en la demeure.



Certes, mais la puissance et la force de persuasion de l’argent font que tous les scénarios doivent être envisagés ? N’est-ce pas ?

En effet. Dès lors qu’il y a proposition d’acquisition d’actions, il faut que cela passe devant le Conseil d’Administration. Les associés ont le droit de nous prononcer et de prendre des dispositions pour acquérir lesdites parts en vente. Mais là aussi, personne ne peut spéculer sur les titres. Les tribunaux sont là et nous pouvons demander la désignation d’experts assermentés pour procéder à la valorisation. Une entreprise a une valeur sur laquelle on ne peut indéfiniment spéculer. Quelque chose qui vaut 100 ne peut pas être vendu à 500 ou à 1000. Il n’est pas question de spolier qui que ce soit. Le moment venu, il faudra payer le juste prix. C’est à cause de cela que nous disons qu’il n’y a pas péril en la demeure. Nous avons un combat à mener, c’est de développer le Groupe SUNU avec rigueur et professionnalisme.

Quel est donc votre combat, M. Dione? Êtes-vous contre le fait qu’il y ait des rapprochements entre groupes africains ?

J’ai déjà écrit et déclaré que j’adhérais à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI du Maroc qui consiste à nouer des relations avec l’Afrique au Sud du Sahara. Mais une fois cela dit, cela ne signifie pas que les acteurs marocains doivent venir faire ce qu’ils veulent. Il paraît que Moulay Hafid Elalamy est puissant dans son pays. Il s’autorise tout. Moi, je ne peux pas accepter son arrogance coloniale.



Quand vous dites arrogance coloniale, à quoi faites-vous allusion ?



J’insiste là-dessus. Les membres de ce groupe se sont réunis à Casablanca et ont décidé de la disparition du groupe Sunu. Le sud-africain Sanlam, actionnaire à hauteur de 47% de Saham Finance, est un acteur important de l’Assurance Vie en Afrique du Sud et en Afrique Australe. Ce groupe n’a pas de présence en Afrique de l’Ouest. Le Groupe Sunu, leader en vie dans cette zone, était donc la cible idéale visée par Saham pour absorption par Sanlam. Si ce n’est pas de l’arrogance ! Nous avons mis ce Plan en échec. Tout cela est sous-tendu par une mentalité condescendante consistant à dire que «les africains au Sud du Sahara ne sont pas capables de gérer un groupe de la dimension de SUNU ». Nous, nous réaffirmons notre désir d’autonomie. Nous pouvons mener notre barque tout seul.



Ce désir d’autonomie n’est-il pas de la frilosité ou, comme on l’a lu dans certains articles de presse, de la rigidité ?

Absolument pas. J’ai passé le plus clair de mon temps en Occident et je n’ai jamais senti de barrière psychologique ou culturelle dans mon évolution dans le milieu de la Finance. Seulement, la vie d’une entreprise passe par des étapes. Nous allons fêter nos vingt ans l’année prochaine. Mais 20 ans, c’est peu dans la vie d’une entreprise. Le Groupe Sunu est une entreprise encore jeune. Avant de penser à une éventuelle ouverture, il y a d’abord une phase de consolidation importante en raison de notre forte expansion de ces dernières années. Nous allons nous ouvrir le moment venu, mais nous choisirons le bon partenaire. Ce n’est pas lorsqu’on est en pleine croissance externe, entièrement autofinancée sur fonds propres, que l’on va s’ouvrir. Dans leurs hypothèses complètement fausses, les dirigeants du groupe Saham ont cru que nous ne sommes pas en mesure de respecter les nouvelles dispositions réglementaires introduites dans la Zone CIMA. Ils se trompent.



Pourtant, c’est une interrogation du marché. Avez-vous les moyens, au niveau filiales et groupes, de multiplier par cinq les minimums exigés en termes de capital ?

Je crois qu’ils se sont basés sur le rapport fait par une officine basée au Maroc qui produit des études sans bien connaitre les marchés africains de l’Assurance. Ce cabinet a produit une étude erronée en ce qui concerne ses appréciations sur notre groupe. La date fixée par le régulateur pour passer à 5 milliards FCFA est 2021. A ce jour, nos filiales de Côte d’Ivoire ont déjà atteint ce niveau, et un plan précis a été établi pour toutes les autres afin de satisfaire, dans les délais, aux exigences réglementaires, peut-être même avant les filiales de Saham.



Qu’en est-il de votre croissance externe ? L’on évoque l’acquisition d’une banque dans la sous-région ?

Nous cherchons des banques pour jouer le rôle d’interface. Effectivement, nous sommes en phase d’acquisition de la BPEC au Togo, à hauteur de 58%, à l’invitation des Fonds Cauris et AFRICINVEST. Nous attendons l’approbation des autorités réglementaires, et sommes en discussion sur d’autres acquisitions, mais notre Core business reste l’assurance.



Dans le fond et pour en revenir à la tentative du groupe Saham, votre alliance serait-elle bénéfique ou non pour le marché ?

Nous sommes concurrents sur 14 marchés. Je ne vois pas ce qu’ils pourraient nous apporter, mis à part la volonté de coloniser et de se débarrasser d’un concurrent de la manière la plus inélégante. Nous ne pouvons pas accepter cela. Je pense que M. Elalamy devrait se calmer. Nous allons le combattre partout, lui sa clique et son libanais de service, Raymond Farhat, exécuteur des basses besognes. Les africains sont heurtés par la méthode et ne comprennent pas qu’un ministre en exercice puisse se permettre de telles libertés à l’encontre des orientations diplomatiques et politiques de son pays et du gouvernement dont il est membre. Nous faisons bien la part des choses. Le Maroc est un pays africain qui a sa place partout en Afrique. Mais il faut bâtir des relations biunivoques. Nous voulons qu’il y ait une réciprocité. Apparemment, ce n’est pas le cas. Je ne veux pas aller plus loin parce que je n’en pense pas moins. Ils ont tiré les premiers. Nous allons nous défendre par tous les moyens. Il y a une solidarité africaine qu’ils sous-estiment. Nous allons dénoncer les pratiques du patron de Saham et les combattre partout.



Quand vous dites qu’ils veulent faire disparaître Sunu, à quoi faites-vous allusion ?

Ils sont partis beaucoup plus loin que la reprise des parts minoritaires évoquées ci-haut. Des tentatives d’acquisitions ont été aussi signalées au niveau de nos filiales. Des actionnaires minoritaires ont été approchés. Cela veut dire qu’ils ont une stratégie bâtie et bien orchestrée. Mais ils ne savent pas que les statuts de nos filiales ont été aussi verrouillés. C’est donc une stratégie de démolition du groupe Sunu qui est conçue depuis Casablanca.



Que dit le régulateur de la CIMA et les directions des assurances des ministères des Finances des pays de présence ?

Je ne peux pas parler en leur nom. Je voudrais dire que nous avons tourné la page des trois anciens associés qui ont cédé leur part. Notre adversaire c’est Saham et son dirigeant. C’est eux qui ont déclaré la guerre. Ils ont tiré les premiers. Nous les combattrons jusqu’à la dernière énergie, jusqu’à ce qu’ils sortent de notre affaire. Pour nous, la guerre ne doit être, en toute occurrence, qu’un ultime recours.



Cela veut dire que vous êtes prêts à casser la tirelire pour racheter les 21% de Saham ?

Ce n’est pas le plus important. Saham ne nous respecte pas et n’a rien à faire dans notre tour de table. Il y a des groupes marocains beaucoup plus respectables qui nous ont approchés en bonne intelligence. Le président Othman Benjelloun de la BMCE Bank nous a reçu avec beaucoup d’égards, en seigneur. La holding SNI et Attijariwafa Bank nous a reçu avec tous les honneurs. Dans les deux cas, ces deux grands ensembles nous ont proposé une participation capitalistique que nous avons refusée. Ils ont respecté notre décision et travaillent avec nous sur certains dossiers. C’est pendant ce temps, que Saham a construit sa stratégie de contournement pour entrer chez nous sans notre consentement. Ils ne sont pas les bienvenus et ils ne le seront jamais.



La cause est entendue. Mais, M. Pathé Dione, on vous reproche aussi en filigrane et selon nos informations, d’être entré dans Axa Sénégal ? Qu’en est-il ?

Je crois que ceux qui font courir ce bruit méconnaissent complètement l’histoire. J’ai exercé la fonction de directeur Afrique à l’UAP International. C’est moi qui ai négocié avec les autorités sénégalaises la montée en force de l’UAP dans le capital d’AXA Sénégal (ex CSAR). En tant que Directeur de la Zone Afrique et administrateur de la société, j’avais acheté 10 actions que j’ai mis sur le nom d’une autre holding familiale au Sénégal, à savoir Teranga Participations. Ce n’était pas Sunu, qui n’existait pas à l’époque, mais Pathé Dione. Ceux qui disent cela ne savent pas qu’Axa Sénégal est le deuxième actionnaire de Sunu Assurances Vie Sénégal à hauteur de 15%, et ce avec l’accord de Claude Bebear. La situation était comme cela au départ. Maintenant, mon ami Loum Diagne à qui les autorités sénégalaises avaient donné la possibilité d’acquérir les 21% que l’Etat sénégalais détenait dans AXA Sénégal, m’a approché en me demandant si je pouvais l’aider à financer cette opération en échange d’une cession d’une partie des 21%. J’ai trouvé le financement hors Groupe Sunu, en échange de 6% à moi et 6% à Alioune Ndour Diouf, qui était Directeur Général. Est-ce cela que l’on appelle entrer par effraction ? Ceux qui font courir ce bruit veulent enfoncer un coin dans les relations privilégiées que nous avons avec le groupe AXA.Je précise que je détiens également des actions à titre personnel dans AXA Assurances Côte d’Ivoire.

Ces relations avec AXA que la presse financière présente régulièrement comme un pacte de non-agression ou de non concurrence sont-elles encore de mises ?

(NDLR: M. Pathé Dione nous fait lire un document qu’il montre pour la première fois à un journaliste, portant en particulier sur une sorte d’entente et de droit de préemption). Nous sommes liés par un protocole d’accord notarié signé en 1998 et qui est assez clair. Les priorités que nous nous accordons réciproquement en cas de cession de nos actions dans l’une de nos filiales respectives ou d’augmentation de Capital, les clauses de non concurrence et d’assistance technique, témoignent de la nature privilégiée de nos relations. C’est comme ça que nous avons acquis toute la branche vie d’Axa en Afrique Subsaharienne.



Nous pensions que cette disposition n’est plus de mise quand on a vu AXA introduire des demandes d’agrément vie dans les marchés CIMA ?



Cela n’a rien à voir avec notre Protocole d’accord. Quand AXA nous cédait l’ensemble de ses sociétés d’assurance Vie en Afrique Subsaharienne, nous étions déjà concurrents sur le marché ivoirien. AXA est mon ADN. Nos relations sont cordiales et constructives. En réalité, le marché est large. Il y a de la place pour tout le monde. Nous pouvons travailler ensemble entre groupes africains, et non africains sans chercher à éliminer un concurrent.

Vous fêtez vos vingt ans l’année prochaine. Comment vous voyez-vous dans vingt ans ?



Si Dieu me prête longue vie et que je suis encore de ce monde, on pourra en parler. Notre objectif c’est de terminer l’année 2017 avec un chiffre d’affaires en forte croissance. Nous étions autour de 125 Milliards F CFA de chiffre d’affaires en 2016. Nous pensons passer à 165 Milliards F CFA à la fin de l’exercice en cours. Notez qu’il s’agit d’une croissance organique qui aurait été plus importante n’eut été les contrecoups de la dévaluation du naira. Notre filiale locale, Equity Assurances, qui sera à l’avenir l’une des plus importantes du groupe, portera le nom SUNU Assurances prochainement. D’une manière générale, nos perspectives sont optimistes. L’Afrique, avec un taux de pénétration d’à peine 2%, est l’un des principaux réservoirs de croissance du secteur de l’assurance. Il y a de la place pour tout le monde. L’on me dit que M. Elalamy est arrogant, imbu de sa personne et en plus prétentieux. J’ai appris que la prétention ne tient forcément pas lieu de génie. La modestie continue d’être parfois une vertu. En la matière, le temps est le seul juge. Il rectifie infailliblement les autosatisfactions usurpées.



http://www.financialafrik.com/2017/09/04/pathe-dione-larrogance-coloniale-ne-passera-pas/#.Wa0qUK17Q00

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Lun 4 Sep 2017 - 15:46

Citation :
Attijariwafa Bank signe un partenariat avec le géant japonais Sumitomo

La banque marocaine et le spécialiste en solutions d'investissements Sumitomo Corporation Europe Limited ont signé un partenariat à long terme concernant diverses opérations en Afrique.

Le groupe Attijariwafa bank annonce ce matin, dans un communiqué, avoir signé le 26 juillet dernier un mémorandum d'entente avec la Sumitomo Corporation Europe Limited, une branche directe du conglomérat Japonais Sumitomo Corporation.

Les deux parties veulent développer un partenariat à long terme pour coordonner diverses opérations en Afrique dans les secteurs de l’automobile, les projets d’infrastructure, l’industrie de la chimie, les mines et l’agriculture. Pour le moment, aucun budget ou projet spécifique n'a été détaillé.

Sumitomo Corporation, déjà présent au Maroc et en Afrique du Sud à travers plusieurs filiales, gère d’importantes transactions de matières premières pour tous les types d’industries. Au Maroc, il opère d'importants échanges avec des distributeurs locaux de marques japonaises.

http://telquel.ma/2017/09/04/attijariwafa-bank-signe-un-partenariat-avec-le-geant-japonais-sumitomo_1559904
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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Ven 20 Oct 2017 - 19:13


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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Dim 29 Oct 2017 - 20:56

Après la CEDEAO on lorgne l'OHADA :

Citation :
L'OHADA ouvre grand ses bras au Maroc.

L'adhésion du Maroc à l'Organisation pour l'Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA), est « très souhaitable » puisqu'elle permettra de booster les échanges commerciaux entre le Royaume et les pays de l'Organisation, a affirmé, jeudi 26 octobre 2017 à Casablanca, le président en exercice du Conseil des ministres de l'OHADA, Cheick Sako.

« L'adhésion du Maroc permettra également une meilleure sécurité juridique et judiciaire aux entreprises marocaines implantées en Afrique ainsi qu'une meilleure visibilité et garantie de leurs investissements », a souligné Cheick Sako, par ailleurs, ministre d'Etat, ministre de la Justice et garde des Sceaux de Guinée, lors d'un colloque scientifique sur le thème « Vers une harmonisation du Droit des affaires marocain et le droit OHADA ».

Le droit OHADA et le droit marocain sont homogènes en termes de sources, a relevé le même responsable, expliquant que les deux droits s'inspirent principalement du droit français et du système romano-germanique.

L'OHADA est engagée dans un vaste processus de réformes visant à moderniser en s'inspirant des bonnes pratiques internationales et en actualisant les concepts du droit des affaires, a-t-il expliqué, indiquant que l'OHADA regroupe 17 Etats et s'assigne pour objectif d'harmoniser le droit des affaires entre ses membres en instituant la primauté d'un droit uniforme sur les droits nationaux.

« Le préambule du Traité OHADA énonce que les Etats Parties sont déterminés à accomplir de nouveau progrès sur la voie de l'unité africaine et à établir un courant de confiance en faveurs des économies de leurs pays en vue de créer un nouveau pôle de développement en Afrique », a-t-il fait valoir.

Les Etats Parties sont persuadés que la réalisation de ces objectifs suppose la mise en place dans leurs Etats d'un droit des affaires harmonisé, simple, moderne et adapté, afin de faciliter l'activité des entreprises, poursuit le ministre, notant que ce droit doit garantir la sécurité juridique des activités économiques en vue de favoriser l'essor de celles-ci et encourager l'investissement.

L'adhésion annoncée du Maroc à la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) facilitera le rapprochement entre les deux systèmes juridiques, qui peuvent se fondre en un même et unique droit, a relevé le responsable, ajoutant qu'une fois cette adhésion effective, le droit OHADA deviendra de facto le droit marocain.

http://www.ohada.com/actualite/3798/l-ohada-ouvre-grand-ses-bras-au-maroc.html

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Dim 29 Oct 2017 - 22:00

la SOMAGEC  



cimenterie

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Dim 29 Oct 2017 - 23:14

Faire son boulot et ne rien attendre en retour. Il a tout dit. Bravo à eux.

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Dim 29 Oct 2017 - 23:53

il faut dire aussi que Mr sahyoun  paie correctement ses expatriés marocains  j ai vue un documentaire de 2M j'arrive pas a tomber dessus les expats qui se comptent par milliers   touchent minimum 1000 ou1500€/ mois  + un A/R au Maroc  par an offert par la somagec nourris logés blanchis
en plus du port  l'aeroport  ils ont construit des logements pour la population une église une cimenterie etc

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Jeu 2 Nov 2017 - 16:00

Citation :

Guinée : le Marocain SINTRAM construira deux micro-barrages de 110 MW


La Société internationale de travaux au Maroc (SINTRAM) construira deux micro-barrages d’une capacité globale de 110 MW, en Guinée. « Aujourd’hui, on peut dire que toutes les études techniques, topographiques et de conception sont terminées. Nous allons passer à l’étude d’exécution et les chantiers pourront démarrer avant la saison hivernale.», a affirmé El Mouloudi Benhamane (photo), le directeur général de la compagnie, lors d’une visite sur les sites devant accueillir les centrales.

Les infrastructures seront implantées dans les localités de Kogbèdou et de Frankonédou dans la région de Haute Guinée. Les travaux de construction devraient durer 36 mois et coûter environ 400 millions $. Plusieurs bailleurs de fonds dont la Banque islamique de développement (BID) participeront à la mobilisation de ces fonds. « Nous avons les moyens nécessaires pour réaliser ce projet.», a tenu à rassurer Ansoumane Kaba, le directeur général de la compagnie guinéenne Guiter SA qui collabore avec la SINTRAM sur le projet.

La construction de ces barrages entre dans le cadre du programme énergétique guinéen qui inclut, en outre, la construction des barrages de Kaléta (244 MW) et de Souapiti (515 MW). La Guinée avait un taux d’électrification de 26% en 2013, pour une puissance électrique de 500 MW environ, selon le Cia World Fact Book.

#Source

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Ven 3 Nov 2017 - 14:01

Voilà pourquoi Messahel stresse  Laughing

Citation :
Maroc : un solide plan d’affaires en Afrique

Depuis plus de dix ans, les opérateurs marocains étendent leurs activités à travers le continent. Jusqu’alors surtout centrée sur les services, leur présence se diversifie, notamment dans l’industrie.

En 2018, les entreprises marocaines devraient une nouvelle fois se faire remarquer en Afrique subsaharienne. Plusieurs grands projets menés par des opérateurs du royaume vont en effet voir le jour. Outre les cimenteries que le groupe d’Anas Sefrioui, Cimaf, continue d’essaimer à travers le continent, deux unités pharmaceutiques devraient démarrer leur production, en Côte d’Ivoire et au Rwanda.

Au pays de Paul Kagame, le géant phosphatier OCP lancera quant à lui une usine de production de fertilisants, la première des huit unités de taille moyenne que le groupe a prévu d’ouvrir en Afrique subsaharienne et qui viendront s’ajouter aux deux complexes industriels attendus en Éthiopie et au Nigeria. En Côte d’Ivoire, encore, la société publique marocaine Marchica est censée entamer les travaux d’aménagement de la baie de Cocody, après avoir parachevé la phase de dépollution du site.

La liste des projets menés par les opérateurs publics et privés du royaume est loin de s’arrêter là. « Sur les quelques années à venir, il y a déjà environ 4 milliards de dirhams [près de 357 millions d’euros] d’engagements d’investissements des entreprises marocaines à destination des pays africains », confie Abdou Diop, managing partner au cabinet Mazars et président de la Commission Afrique de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

Les entreprises marocaines investissent sur le continent

Des investissements marocains qui pleuvent sur les pays africains, la tendance n’est pas nouvelle. Le royaume est devenu le deuxième investisseur africain sur le continent, avec pas moins de 17,5 milliards de dirhams d’investissements directs étrangers (IDE) sur la période 2008-2015. Ce stock d’IDE était, durant les premières années, concentré sur les banques et les assurances, avec 9,1 milliards de dirhams investis au cours de cette même période, ainsi que sur les télécoms (5,9 milliards).

Un développement porté par le Groupe Maroc Telecom, désormais présent dans 9 autres pays du continent (Bénin, Burkina Faso, Centrafrique, Côte d’Ivoire, Gabon, Mali, Mauritanie, Niger et Togo). « Il est vrai qu’il y a d’abord eu une vague d’investissements dans les services, confirme Abdou Diop. Mais aujourd’hui d’autres secteurs, comme l’industrie et l’immobilier, ont pris le relais et devraient connaître une accélération très forte durant les années à venir. »

Montant des flux financiers

De plus, le stock de 1 milliard de dirhams d’IDE industriels (apparaissant dans les statistiques de l’Office des changes) reste largement sous-évalué. « Il ne tient pas compte des montages financiers réalisés à l’étranger, explique un ancien cadre de l’Office des changes. Il ne prend en considération que les flux financiers enregistrés à partir du Maroc. »

Or, dans un certain nombre de cas, le financement de projets marocains est levé dans les pays concernés. D’autant que l’implantation des banques marocaines sur le continent a eu pour effet de faciliter la vie aux investisseurs. À la fin de décembre 2016, les banques marocaines (groupes Attijariwafa Bank, BCP et BMCE BOA) disposaient de 41 filiales en Afrique, à la tête d’un réseau de près de 1 400 agences, réparties dans 25 pays.

Les grands groupes dominent le marché


Les investissements marocains réalisés en Afrique subsaharienne restent néanmoins l’apanage des grands groupes. « Il faut admettre qu’il n’y a pas suffisamment de PME marocaines qui ont pu se faire une place sur le continent, admet Abdou Diop. Cela est lié aux spécificités de notre tissu de PME, à prédominance familiale. Elles ont donc souvent du mal à mobiliser les ressources humaines nécessaires à leur implantation à l’étranger. »

Une réalité dont les pouvoirs publics sont conscients. « C’est un processus tout à fait normal, explique Mohamed Boussaid, le ministre des Finances . Les vagues d’internationalisation sont généralement l’œuvre de grands groupes qui disposent des ressources humaines et financières nécessaires pour mieux faire face aux pressions concurrentielles. Par la suite, ces groupes jouent le rôle de relais pour les PME, notamment à travers l’externalisation d’une partie de l’activité ou tout simplement par effet d’émulation. »

Échanges commerciaux entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne


Parallèlement à ce dynamisme des investissements, les échanges commerciaux – importations et exportations –du Maroc avec l’Afrique subsaharienne se sont considérablement développés ces dernières années.

Selon une récente étude de l’Office des changes, ils ont enregistré une croissance annuelle moyenne de 9,1 % entre 2008 et 2016. Près de 60 % de ces échanges sont concentrés sur l’Afrique de l’Ouest, où les exportations marocaines ont triplé lors des dix dernières années pour dépasser les 10 milliards de dirhams.

Mais d’autres régions prennent du poids dans la balance commerciale, en particulier l’Afrique de l’Est, avec une évolution annuelle des échanges, en moyenne, de 28 % de 2008 à 2016. Balance commerciale qui reste d’ailleurs largement en faveur du Maroc, avec un excédent de près de 12 milliards de dirhams dégagé en 2016.
Le Maroc à la Cedeao

Et la marge de progression est encore énorme, puisque le montant global des échanges avec l’Afrique subsaharienne reste assez modeste : 19,2 milliards de dirhams en 2016, soit à peine 3 % du total des échanges commerciaux du royaume.



C’est d’ailleurs pour maintenir cette dynamique que le Maroc a officiellement introduit sa demande officielle d’adhésion à la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, qui devrait être entérinée dès le prochain sommet de l’organisation, prévu le 16 décembre à Lomé. Une nouvelle que certains opérateurs économiques marocains attendent en se frottant les mains.

« Pouvoir commercer librement avec les pays d’Afrique de l’Ouest, sans barrières tarifaires ni barrières non tarifaires, permettra sans doute de développer les échanges avec ces partenaires qui absorbent déjà entre 50 % et 60 % de nos exportations », souligne le « Monsieur Afrique » de la CGEM.

Contribuer au développement de l’Afrique

Le royaume est conscient que son propre développement reste tributaire de celui du continent dans son ensemble. Aussi inscrit-il son action, au-delà du renforcement des relations bilatérales, dans des projets structurants pour toute l’Afrique.

L’exemple le plus éloquent est sans doute celui du projet de gazoduc reliant le Nigeria au Maroc en traversant douze pays. « Ce projet, dont les études sont assez avancées, pourrait contribuer à dépasser les difficultés énergétiques de toute cette zone de l’Afrique de l’Ouest », affirment les spécialistes.

Initiative en faveur de l’agriculture africaine


Autre projet phare à l’échelle continentale : l’initiative Adaptation de l’agriculture africaine (AAA), lancée à l’occasion de la COP22, qui s’est tenue à Marrakech en novembre 2016. Ce programme s’articule autour de la gestion des sols et des risques climatiques, la maîtrise des eaux agricoles, ainsi que le renforcement des capacités et des solutions de financement dans vingt-cinq pays du continent.

Deux exemples de formes de coopération multilatérale lancées par le Maroc, qui ne compte pas s’arrêter en si bon chemin maintenant qu’il a retrouvé son siège au sein de l’Union africaine et qu’il y recouvre progressivement son influence.

http://www.jeuneafrique.com/mag/485124/economie/maroc-un-solide-plan-daffaires-en-afrique/

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MessageSujet: Re: Investissements et projets Marocains en Afrique   Mar 14 Nov 2017 - 17:41

Citation :

Les banques marocaines ont pris le leadership de la zone UEMOA en 2016, avec des parts de marché cumulées de 28,8%


En 2016, les groupes marocains à travers leurs filiales Bank of Africa (BMCE Bank), Atlantique Business International (Banque Centrale Populaire) et Attijariwafa Bank, ont dominé le secteur des banques au sein de l’UEMOA, avec des parts de marché cumulés de 28,8%, a appris l'Agence Ecofin d'un rapport officiel.

Dans le top 5 des groupes bancaires exerçant dans cette sous-région, qui est dominé par la holding incorporée au Togo, Ecobank Transnational Incorporated (avec 14,9% de parts de marché), on retrouve Bank of Africa en deuxième position, avec 11,4% de parts de marché, Atlantique Business International, troisième avec 9,4% et Attijariwafa Bank cinquième avec 8%.

Un seul groupe français figure dans ce classement des 5 premiers, c'est Société Générale avec 9,2% de parts de marché. Le deuxième groupe français qui est BNP Paribas se classe à la 6e place avec des parts de 4,4%. Lorsqu'on ajoute aux groupes marocains la présence de banques de Tunisie et de Libye, la part totale du Maghreb sur le marché bancaire de l'UEMOA est désormais de 33,3%. Viennent ensuite ceux de l'UEMOA (26,7%). Les groupes en provenance de l'Union européenne (14,3%) n'occupent que la troisième place.

Au contraire de ce qui a souvent cours au sein d'une bonne partie de l'opinion publique, le marché de la banque n'est plus dominé par les grands groupes français, même si la filiale du groupe Société Générale reste la première banque de Côte d'Ivoire, l'économie la plus importante de la zone.

Rappelons que l'année 2016 aura été assez mitigée pour le secteur bancaire dans l'UEMOA, les 131 banques ayant généré un revenu cumulé de 3006 milliards de FCFA en baisse de 16,4% comparés aux 3598 milliards de FCFA générés en 2015. Dans un contexte où les revenus d'intérêts sur les opérations avec la clientèle ont connu une croissance de 9% (moins vigoureuse que les 11,5% de fin 2015), cette contreperformance a été rattrapée par la hausse de 31% des produits sur opérations sur titres divers.

Par ailleurs, un repli des charges d'exploitation bancaire de l'ordre de 34,4% (près de 740 milliards de FCFA) ont permis au secteur bancaire de l'union, de dégager en 2016 une marge brute globale 666,8 milliards de FCFA, en hausse de 12,8% comparée à celle de la même période en 2015. Enfin, une diminution importante (-53%) des provisions effectuées pour couvrir les risques, a dopé le résultat net cumulé des banques de l'UEMOA, qui s'améliore de 93,7% à 423,7 milliards de FCFA.

#Source

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Investissements et projets Marocains en Afrique
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