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 Diplomatie marocaine - Relations internationales

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simplet
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MessageSujet: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Ven 27 Jan 2017 - 20:44

Citation :
L’étrange courrier apocryphe ougandais qui laisse perplexe la diplomatie marocaine

Yoweri Museveni, président dictateur de l'Ouganda depuis 30 ans a été guérillero marxiste. AFPYoweri Museveni, président dictateur de l’Ouganda depuis 30 ans a été guérillero marxiste. AFP

Une lettre non authentifiée attribuée au président Yoweri Museveni a atterri sur le bureau de Nasser Bourita, ministre délégué aux Affaires étrangères. Elle fait part d’une invitation adressée au roi Mohammed VI à se rendre à Kampala et annonce une visite imminente « d’émissaires spéciaux » ougandais à Rabat. Intermédiation secrète ou tentative d'escroquerie ?


https://ledesk.ma/2017/01/27/letrange-courrier-apocryphe-ougandais-qui-laisse-perplexe-la-diplomatie-marocaine/
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iznassen
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 1:06

Citation :

La contribution financière du Maroc à l’UA au cœur d’échanges avec la Commission

https://telquel.ma/2017/01/27/contribution-financiere-du-maroc-lua-au-coeur-dechanges-commission_1533226
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bradli23
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 1:56

il faut rester vigilant et ne rien signer coté financement jusqu'à l'obtention du résultat final sur notre adhésion. en plus il faut refuser de payer pour les arriérés des années qu'on étaient en dehors de l'UA. c'est une condition qu'Alger et ses acolytes ont essayé de nous imposer à un moment donné.
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WRANGEL
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 19:36

https://www.medias24.com/MAROC/NATION/170412-Maroc-UA.-Mme-Zuma-la-demande-marocaine-a-recu-le-minimum-requis.html a écrit:

Maroc-UA. Mme Zuma: La demande marocaine a reçu le minimum requis

La présidente sortante de la Commission de l’UA, Nkosazana Dlamini-Zuma annonce toutefois que le Royaume ne sera notifié qu'“à l’issue du sommet“. Une manière de l’empêcher de siéger dès cette conférence. Mais le sommet est souverain et toutes les hypothèses sont ouvertes. Round up.
L’avion du Roi Mohammed VI a atterri à Addis Abeba au milieu de la nuit du vendredi au samedi 27/28 janvier. Le sommet de l’Union africaine (UA) s’ouvre ce lundi 30 janvier pour deux jours, dans la capitale éthiopienne.

L’implication du Roi est l’atout principal du Maroc dans cette bataille diplomatique où le Royaume a déjà marqué de nombreux points.

Le programme. Les délégations de chefs d’Etat et de gouvernement commencent à arriver en Ethiopie depuis vendredi soir. Les deux jours, samedi et dimanche, seront consacrés à des rencontres bilatérales et des consultations informelles pré-sommet entre chefs de délégations.

Il est évident que le Roi Mohammed VI mènera des contacts avec ses homologues en prévision du sommet.

Le Maroc veut siéger dès ce sommet. La ratification préalable de l’Acte constitutif de l’UA par le Maroc, dont les instruments ont été déposés lundi 23 janvier par le Royaume, signifie que notre pays veut siéger dès ce sommet. Plutôt que d’attendre que l’adhésion soit prononcée par le sommet, puis d’entamer la ratification, et siéger six mois plus tard au sommet du mois de juillet.

Les adversaires ont admis l’inéluctable. Le ton et le discours des adversaires du Maroc a changé. Ils admettent désormais l’entrée du Maroc mais continuent à essayer de la retarder.

Nkosazana Dlamini-Zuma, qui est la présidente sortante de l’exécutif de l’UA (Commission africaine) fait manifestement tout ce qu’elle peut pour que le Maroc ne siège pas dès ce sommet.

En recevant jeudi 26 janvier, une délégation marocaine conduite par le ministre des Affaires étrangères Salaheddine Mezouar et comprenant Yassine Mansouri, DG de la DGED (renseignements extérieurs), Mme Dlamini-Zuma a confirmé que “la demande marocaine a reçu le minimum de voix requis“. De ce fait, elle a été inscrite à l’ordre du jour du sommet. L’expression “minimum requis“ figure dans la version officielle, en anglais. Dans la version française, on évoque “le nombre de voix requis“.

Le communiqué [version française] de la Commission africaine, publié ce samedi 28 janvier, indique toutefois que “la décision [du sommet] sera communiquée officiellement au Royaume du Maroc, à l’issue du sommet prévu pour le 30-31 janvier 2017“.

La méthode marocaine. Le Maroc a préparé ce retour de longue date. La politique africaine, inaugurée par le Roi dès l’an 2000, a été une œuvre patiente. Depuis trois ans, le Maroc et au plus haut niveau avait commencé à préparer d’une manière précise, pratique, concrète, ce retour.

Ce retour est donc l’aboutissement d’un travail de longue haleine. Malgré cela, il est immédiatement précédé, comme le fait toujours le Maroc pour les dossiers importants, d’une nouvelle offensive diplomatique. C’est ce qui s’est passé au cours des deux dernières semaines, et c’est ce qui se passe avec la présence du Roi dans la capitale éthiopienne.

La présence du Roi signifie une seule chose: que le Maroc est convaincu que les choses se dérouleront très bien.

Le déroulé, grande inconnue. Ici, nous sommes au-devant d’hypothèses. Les voici, pour vous permettre de suivre et d’apprécier chaque événement:

-une analogie d’abord: en 2011, le Soudan du Sud a adhéré à l’UA. C’est le sommet qui a prononcé cette adhésion. Ce nouvel Etat membre a été immédiatement invité à rejoindre son siège, pendant le sommet, et les procédures de ratification ont eu lieu ultérieurement.

-Mme Dlamini-Zuma souhaite clairement retarder l’implication du Maroc dans l’UA. Mais le sommet est souverain. Il appartiendra aux chefs d’Etat et de gouvernement de décider. La présidente sortante aimerait tenir le Maroc à distance et lui communiquer la décision finale à l’issue du sommet. Mais si les chefs de délégations le décident, le Maroc pourrait être appelé à siéger immédiatement.

Dans ce dernier cas, on peut penser que le Roi prononcera un discours.

Vote, consensus, acclamations? La manière dont l’adhésion du Maroc sera prononcée sera significative. Nous y reviendrons lundi soir, le jour probable durant lequel cette adhésion sera prononcée.

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Dias
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 20:22

Laamamra très nerveux, crispé, en répondant aux questions de Jeune afrique:
http://www.jeuneafrique.com/398239/politique/ramtane-lamamra-lalgerie-mme-zuma-a-excellent-travail-plans/
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 20:46

juba2 a écrit:
Surtout pas lacher le recensement de tindouf la les algeriens sont malins.

t’inquiètes pas pour Omar Hilal. Il a déjà saboté la fête que compté organisé BanKimoon pour soutenir financièrement le Polisario

.
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 21:10

Probable rencontre entre le roi et le caporal de nouakchot à adis abeba ?

Citation :
http://www.algeriatimes.net/algerianews37091.html
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BOUBOU
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 21:13

Dias a écrit:
Laamamra très nerveux,  crispé,  en répondant aux questions de Jeune afrique:
http://www.jeuneafrique.com/398239/politique/ramtane-lamamra-lalgerie-mme-zuma-a-excellent-travail-plans/

Il est même plus que nerveux! on sent bien son agacement voir même il est dépité quand il parle du Maroc.
En tous cas il lui faudrais des leçons a La Sorbone!

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L'homme sage est celui qui vient toujours chercher des conseils dabord, des armes on en trouve partout.

feu Hassan II.

http://www.youtube.com/watch?v=AbjNQ_5QvgQ
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 21:17

Dias a écrit:
Laamamra très nerveux,  crispé,  en répondant aux questions de Jeune afrique:
http://www.jeuneafrique.com/398239/politique/ramtane-lamamra-lalgerie-mme-zuma-a-excellent-travail-plans/

L'algérie encense la zuma alors que cette derniere se fait démonter par la presse internationale. Et en precisant ""pour l'algerie"", ce soit disant diplomate, sensé maitriser le verbe, confirme qu'elle la zuma n'a satisfait que l'algerie au detriment de l'afrique ( sur les dossiers et les evenements importants qui ont jalonnés son mandat elle a été totalement absente comme le pointe la presse internationale.)

http://www.jeuneafrique.com/398239/politique/ramtane-lamamra-lalgerie-mme-zuma-a-excellent-travail-plans/ a écrit:

Ramtane Lamamra : « Pour l’Algérie, Mme Zuma a fait un excellent travail, sur tous les plans »


LE MONDE
http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/01/27/mme-dlamini-zuma-et-l-union-africaine-chronique-d-un-rendez-vous-manque_5070121_3212.html a écrit:

Mme Dlamini-Zuma et l’Union africaine : chronique d’un rendez-vous manqué


Bilan très décevant pour la Sud-Africaine, élue en 2012 sur d’ambitieuses promesses. Elle aurait pu être la femme la plus puissante d’Afrique, elle n’a été qu’une voix inaudible.

DEUTSCHE WELLE
http://www.dw.com/fr/bye-bye-nkosazana-dlamini-zuma/a-37294988 a écrit:

Bye Bye Nkosazana Dlamini-Zuma


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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 22:56

L'algerie boutef et caporaux et  sud afrique zuma family n'ont aucune idee ce qui les attend en 2017-2018 ,time will tell study elephant no comment
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Fahed64
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Sam 28 Jan 2017 - 23:41

Quelqu'un peut avoir un imprime écran ou un scan de l'article du monde l'empire africain de Mohammed 6?

Maroc : l’empire africain de Mohammed VI 
http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/27/maroc-l-empire-africain-de-mohammed-vi_5070071_3210.html
via Le Monde

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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 0:54

Citation :

Maroc : l’empire africain de Mohammed VI
Le roi du Maroc a mobilisé toutes les ressources du royaume pour étendre son influence sur le continent. Une offensive qui pourrait culminer avec la réintégration du pays au sein de l’Union africaine.

LE MONDE | 27.01.2017 à 11h59 • Mis à jour le 27.01.2017 à 19h50 | Par Charlotte Bozonnet

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image: http://s1.lemde.fr/image/2017/01/27/534x0/5070070_6_712e_le-23-novembre-2016-mohammed-vi-est_b96f99f89153200068ad38568d4d1984.jpg
Le 23  novembre  2016, Mohammed VI est accueilli par le président malgache, Hery Rajaonarimampianina, à Antsirabé, dans le centre de l’île de Madagascar.
Le jour du 6 novembre 2016, comme chaque année, Mohammed VI s’apprête à commémorer la « marche verte », par laquelle le Maroc – alors dirigé par son père, le roi Hassan II – prit le contrôle du Sahara occidental en 1975. Ses déclarations rituelles, très attendues car consacrées au sujet-clé de la souveraineté territoriale, s’adressent au « cher peuple » marocain, mais n’ont pas pour cadre l’une des cités du royaume.
Vêtu d’un costume sombre, assis devant une imposante carte de l’Afrique encadrée de deux drapeaux marocains, le monarque s’exprime depuis Dakar, au Sénégal. « Ce discours, prononcé depuis cette terre accueillante, traduit tout l’intérêt que nous portons à notre continent », dit-il, avant de poursuivre : « La politique africaine du Maroc ne se limitera pas à l’Afrique occidentale et centrale. Nous veillerons plutôt à ce qu’elle ait une portée continentale, et qu’elle englobe toutes les régions de l’Afrique. » L’Afrique. Le roi y a consacré la quasi-totalité de son intervention.
Depuis son arrivée sur le trône en 1999, Mohammed VI conduit une ambitieuse politique africaine. Sous son impulsion, le royaume est parti à l’assaut du continent : méthodiquement, par étapes, il a tissé sa toile. En quinze ans, le roi a effectué plus de quarante visites dans des pays de l’Afrique subsaharienne, mobilisé les plus grandes entreprises marocaines, jouant de toutes ses ressources, économiques, diplomatiques comme religieuses.
A l’est, bloqué par l’Algérie; à l’ouest, par l’océan
« Le Maroc avait-il vraiment le choix ? », interroge Bakary Sambe, universitaire sénégalais, directeur du Timbuktu Institute et auteur du livre Islam et diplomatie : la politique africaine du Maroc (Editions Marsam, 2010). « L’Afrique subsaharienne, rappelle l’universitaire, est le canal de déploiement naturel et le seul possible pour le royaume. » Au nord, le Maroc peut développer des coopérations étroites avec des pays européens, mais n’a pas les moyens d’y mener une politique de puissance. A l’est, il est bloqué par le grand voisin algérien, l’ennemi historique ; à l’ouest, par l’océan.
Ancienne, la sensibilité africaine du royaume a cependant recouvert des formes différentes selon les périodes. « Mohammed V [roi du Maroc après l’indépendance du pays, de 1957 à 1961] était perçu comme un leader panafricaniste », note l’historien marocain Maati Monjib. Une réputation qu’il doit en grande partie à son exil forcé à Madagascar, de 1953 à 1955, à l’époque du protectorat français dans l’Empire chérifien. En janvier 1961, quelques semaines avant sa mort, le monarque avait organisé, dans la cité portuaire de Casablanca, une réunion de dirigeants africains comptant parmi les grandes voix de l’anticolonialisme du moment. Ensemble, ils inscrivirent dans une charte les bases de ce qui deviendrait, en 1963, l’Organisation de l’unité africaine (OUA).
« LES SIGNES DE CHANGEMENT DE LA POLITIQUE AFRICAINE DU MAROC VONT ÊTRE LIÉS AU DOSSIER DU SAHARA »
MAATI MONJIB, HISTORIEN
C’est le fils et successeur de Mohammed V, Hassan II (qui règne de 1961 à 1999), « qui va donner une inflexion pro-occidentale à la diplomatie du royaume », poursuit M. Monjib. En pleine guerre froide, en se rangeant dans le camp de l’Ouest, le nouveau roi espère protéger le régime monarchique et s’assurer un soutien sur la question du Sahara occidental. Cette ancienne colonie espagnole est considérée par le Maroc comme ses « provinces du Sud », une partie intégrante de son territoire. Mais, en 1976, les indépendantistes du Front Polisario proclament la République arabe sahraouie démocratique (RASD) et se lancent dans la lutte armée, avec le soutien de l’Algérie. Ce conflit va devenir le principal point de fixation entre les deux frères ennemis du Maghreb, qui se sont déjà affrontés lors de la « guerre des sables », en 1963, autour du tracé de leurs frontières, et l’obsession de la diplomatie du royaume. Désormais, conclut l’historien Maati Monjib, « les signes de changement de la politique africaine du Maroc vont être liés au dossier du Sahara ».
C’est ainsi qu’en pleine crise sahraouie Hassan II engage son pays au sein du Safari Club. Sous cette appellation inoffensive se cache une alliance scellée en 1976 entre services de renseignement des pays membres (outre le Maroc, la France, l’Egypte, Israël, l’Iran et l’Arabie saoudite) déterminée à contrer – en coordination avec les Etats-Unis – l’influence soviétique en Afrique et au Moyen-Orient. En 1977 et 1978, des troupes marocaines se rendent ainsi au Zaïre (aujourd’hui République démocratique du Congo) combattre, aux côtés des Français et des Belges, la rébellion au Shaba (actuel Katanga) appuyée par des forces communistes, qui menace alors le pouvoir de Mobutu. Le maréchal-président régnera dix ans de plus. Quatre mois après sa chute, en 1997, Mobutu sera inhumé dans le cimetière européen de Rabat.
En 1980, le Royaume chérifien commence la construction d’un mur dans le Sahara, visant à séparer la partie sous contrôle marocain à l’ouest (80 % du territoire sahraoui) de celle détenue par le Front Polisario à l’est.
Nouvel accès de tensions en 1984 : le Maroc claque la porte de l’OUA, après que celle-ci a décidé de reconnaître parmi ses membres la République arabe sahraouie démocratique. Les relations d’Hassan II avec le reste du continent africain ne cessent pas, mais elles prennent un tour personnel, de chef d’Etat à chef d’Etat. Le roi « va développer un bilatéralisme sélectif, souligne l’universitaire Bakary Sambe, en s’adressant en priorité aux pays africains qui partagent ses positions, comme le Sénégal, la Guinée, le Gabon ou la Côte d’Ivoire ».
Trouver des soutiens à la « marocanité du Sahara »
A l’échelle continentale, l’équation géopolitique se complique avec l’effondrement de l’URSS au début des années 1990. « Le Maroc se retrouve affaibli, explique Maati Monjib. C’est la fin de la logique de guerre froide : l’influence occidentale sur le continent s’atténue au profit de puissances régionales émergentes, au premier rang desquelles l’Afrique du Sud de Nelson Mandela. » Il y a aussi l’Algérie, forte de ses ressources en hydrocarbures, et le Nigeria, géant continental en devenir.
Quant au conflit du Sahara occidental, il est dans l’impasse. L’affrontement armé s’enlise et se solde, en 1991, par la conclusion d’un accord de cessez-le-feu sous surveillance de l’ONU. La proposition d’organiser un référendum d’autodétermination demeure, elle aussi, dans les limbes, les deux parties n’étant pas d’accord sur qui devrait y participer.
Il faut attendre l’arrivée de Mohammed VI pour assister à un nouveau tournant africain de la diplomatie du royaume. Sous son impulsion, celle-ci va allier les prismes traditionnels de la politique étrangère marocaine – trouver des soutiens à la « marocanité du Sahara » – et les récentes évolutions géopolitiques en Afrique, désormais considérée comme le continent économique de demain. D’autant que, « pour le Maroc, il est plus facile de devenir une puissance africaine qu’une puissance arabe », explique M. Monjib.
Le royaume n’a pas les moyens de rivaliser avec les monarchies pétrolières du Golfe. Il ne dispose pas non plus forcément des ressorts diplomatiques pour peser dans cette région tourmentée.
Incomparable réseau de relations et d’influences
En Afrique, en revanche, le Maroc mobilise ses « ressources symboliques » et, en premier lieu, celles de la religion. Dans ce domaine, le Maroc possède un atout maître : la Tidjaniya, confrérie soufie la plus répandue en Afrique de l’Ouest, dont l’un des lieux saints et le plus visité par ses adeptes – le mausolée du fondateur Ahmed Tidjani, mort en 1815 – est situé dans la ville marocaine de Fès. Cet héritage a donné au Royaume chérifien un incomparable réseau de relations et d’influences.
Avec la montée en puissance des groupes djihadistes dans le Sahel (2012 -2013) et le conflit qui éclate au nord du Mali, le royaume va miser plus intensément encore sur ses « atouts » religieux, en mettant en avant sa promotion d’un islam soufi, ouvert et tolérant, ainsi que le statut de « commandeur des croyants » du roi du Maroc. Mohammed VI va alors mettre en place la formation d’imams africains dans son pays, une initiative présentée comme un outil de lutte contre le radicalisme.
A Rabat, sur près de trois hectares, se dresse ainsi depuis 2015 l’imposant Institut Mohammed-VI de formation des imams. Les autorités n’ont pas lésiné sur les moyens : l’établissement, qui reçoit plus d’un millier d’imams marocains, subsahariens et européens, a été construit en seulement un an, pour un coût évalué à 21 millions d’euros. En juin 2016, une Fondation des oulémas africains est à son tour inaugurée. Installée à Fès, elle accueille des théologiens originaires d’une trentaine de pays africains, afin d’échanger autour d’« un islam de tolérance ». Pour le Maroc, l’objectif est d’apparaître comme le chantre de l’islam modéré en Afrique.
« Il n’y a plus de terrain acquis »
image: http://s2.lemde.fr/image/2017/01/27/534x0/5070069_6_24c6_les-malgaches-accueillent-le-roi-mohammed-vi_647866baca3b4217d62a125a8e66241d.jpg
Les Malgaches accueillent le roi Mohammed VI, lors de sa visite officielle à Madagascar,le 23 novembre  2016.
Mohammed VI s’investit personnellement dans cette offensive africaine. Les arcanes du pouvoir marocain sont obscurs, mais de nombreuses voix s’accordent à penser que cette politique est portée par le jeune souverain. On lui avait reproché sa trop grande réserve, son silence dans les médias, voire de manquer des rendez-vous diplomatiques importants : sur le continent, il a pris une assurance sans précédent. « On le voit, il est très à l’aise, heureux d’être là », raconte un journaliste qui a assisté à une visite du roi à Madagascar. Sa dernière tournée en date a commencé en octobre 2016 et s’est poursuivie jusqu’à la fin de l’année, tout juste interrompue en novembre par la conférence internationale sur le climat (COP22) qui se tenait à Marrakech.
Abdou Diop est sénégalais, installé depuis des décennies au Maroc, et participe depuis quinze ans au développement de la présence marocaine sur le continent africain. Aux commandes du cabinet Mazars Audit et Conseil, il dirige depuis deux ans la commission Afrique au sein de la Confédération générale des entreprises marocaines (CGEM), l’équivalent du Medef marocain. Il a été un témoin privilégié de cette dynamique. « Le Maroc entretenait des relations avec des Etats africains, mais c’est l’arrivée sur le trône de Mohammed VI qui a marqué l’essor du volet économique, dit-il. De grands groupes nationaux capables de se développer à l’international ont fait leur apparition. Le patronat marocain s’implique fortement dans les tournées. Et les visites régulières du roi, y compris à titre privé, ont complètement changé le regard des entreprises marocaines sur l’Afrique subsaharienne. »
Les premières délégations, assure M. Diop, comptaient 40 politiques pour cinq à dix chefs d’entreprise. « Aujourd’hui, le ratio s’est inversé : c’est une dizaine d’acteurs politiques pour 40 chefs d’entreprise. »
Dans un pays où le Palais royal garde la haute main sur tous les secteurs stratégiques – diplomatie, économie (le roi est la première fortune du royaume), sécurité –, mobiliser les ressources utiles à une telle politique n’est pas compliqué. Plusieurs étapes ont jalonné cette aventure africaine.
La première est marquée par des visites ponctuelles, jusqu’au tournant du 24 février 2014. Ce jour-là, Mohammed VI est en visite en Côte d’Ivoire, à Abidjan. Son discours a frappé les esprits : « L’Afrique est un grand continent, par ses forces vives, ses ressources et ses potentialités. Elle doit se prendre en charge, ce n’est plus un continent colonisé », avait-il déclaré,ajoutant, à l’attention des ex-colonisateurs, notamment français : « Il n’y a plus de terrain acquis, pas plus qu’il n’y a de chasse gardée. » « Ce discours, estime M. Diop, a fait de l’Afrique l’axe stratégique majeur de la diplomatie du royaume, avec l’idée de relations basées sur le pragmatisme. »
Deuxième investisseur sur le continent
Une autre étape est enclenchée en octobre 2016, avec une tournée dans les pays d’Afrique de l’Est. « La politique africaine du Maroc s’est toujours appuyée sur des Etats pivots », rappelle Bakary Sambe. Au premier rang de ses alliés : le Sénégal, soutien inconditionnel de sa politique au Sahara. Cette fois, Mohammed VI sort de la zone d’influence traditionnelle du royaume, à savoir l’Afrique de l’Ouest et du Centre. Il se rend pour la première fois au Rwanda, en Tanzanie et en Ethiopie. Il apprécie particulièrement le président rwandais, Paul Kagamé, qui allie autoritarisme politique, dynamisme économique et discours panafricaniste.
Les résultats de cette nouvelle politique africaine sont tangibles. A chaque tournée, des dizaines d’accords de coopération sont signés. Le Maroc est devenu le deuxième investisseur africain sur le continent, après l’Afrique du Sud. La moitié de ses investissements directs étrangers va vers l’Afrique subsaharienne. La holding royale – la Société nationale d’investissement (SNI) –, présente dans tous les secteurs de l’économie marocaine, y participe.
Dans la banque, les assurances, les télécoms, l’immobilier, le secteur minier, les fleurons de l’économie marocaine – comme Attijariwafa Bank, l’Office chérifien des phosphates (OCP) ou encore Maroc Telecom – multiplient les projets d’accords et les implantations. En Ethiopie, en novembre 2016, l’OCP a annoncé 3,7 milliards de dollars d’investissement dans une méga-usine de production d’engrais, l’un de ses plus gros projets sur le continent.
Hôtels de luxe, boîtes de nuit, bars
Le Royaume chérifien soigne aussi son image. Le pays accorde de nombreuses bourses d’études : la moitié des 16 000 étudiants subsahariens présents au Maroc en bénéficient. Les hommes d’affaires, diplomates, classes aisées du continent voient dans ce pays une destination séduisante : un pays en développement, avec ses hôtels de luxe, ses boîtes de nuit, ses bars. On vient y passer des vacances, étudier ou se faire soigner. La compagnie nationale Royal Air Maroc (RAM) dessert désormais 33 pays africains. Plus récente destination, ouverte en mars 2016 : Nairobi, au Kenya.
Si le racisme envers les Subsahariens reste fort au Maroc et dans les autres pays du Maghreb, le royaume fait en sorte depuis quelques années d’apparaître comme une terre d’immigration. En décembre 2016, alors que l’Algérie expulsait manu militari quelque 1 500 Subsahariens en situation illégale, le roi annonçait une vaste opération de régularisation au Maroc, la deuxième depuis 2014.
« Le roi a des accents de Mohammed V », souligne l’historien Maati Monjib. Il a adopté un discours panafricaniste : il revendique son africanité, le développement du Sud par le Sud, la capacité de l’Afrique à construire son avenir. Pour certains, il a tiré profit du vide laissé par la mort, qui a suivi le soulèvement libyen de 2011, de Mouammar Kadhafi, grand leader autoproclamé de l’Afrique.
En 2014, la RAM a été la seule compagnie à maintenir ses vols en direction des Etats touchés par l’épidémie du virus Ebola. Une initiative saluée sur le continent, même si elle avait ensuite été assombrie par la décision du royaume d’annuler la Coupe d’Afrique des nations (CAN) qui devait se tenir au Maroc, officiellement en raison de l’épidémie.
Cette dynamique africaine pourrait culminer avec le retour du Maroc au sein de l’Union africaine (UA), à l’occasion du sommet des chefs d’Etat de l’organisation qui se tient à Addis-Abeba les 30 et 31 janvier. Comme l’expliquait au Monde, en novembre 2016, le ministre délégué aux affaires étrangères, Nasser Bourita : « Il y a une dimension africaine forte dans la question du Sahara : depuis que ce différend existe, la bataille diplomatique – en termes de reconnaissance – s’est déroulée en Afrique. Et, après toutes les évolutions qu’a connues le dossier, l’UA est restée le seul cheval de bataille de nos adversaires. C’était donc normal d’aller là où ce combat se livre. »
DEPUIS DES ANNÉES, DES DÉLÉGATIONS OFFICIELLES SONT ENVOYÉES EN MARGE DES SOMMETS DE L’UA POUR DES RENCONTRES BILATÉRALES
Ce retour au sein de l’organisation panafricaine a été préparé de longue date. Depuis des années, des délégations officielles sont envoyées en marge des sommets de l’UA pour des rencontres bilatérales. Le Maroc a d’ailleurs remporté des soutiens à sa cause : seuls 17 Etats africains reconnaissent aujourd’hui la République sahraouie et 28 pays ont signé une « motion », en juillet 2016, demandant à ce que ses activités soient suspendues au sein de l’UA – ce que ne permet pourtant pas la charte de l’UA. A cette même date, Mohammed VI annonçait officiellement sa volonté de réintégrer l’Union.
La décision dépend maintenant du vote des 54 chefs d’Etat et de gouvernement du continent africain réunis à Addis-Abeba fin janvier. La plupart d’entre eux saluent, sur le principe, la fin d’une bizarrerie : une organisation panafricaine sans le Maroc. Certains cependant en redoutent les possibles conséquences : une paralysie de l’UA dans le cas où celle-ci deviendrait le champ de bataille perpétuel, opposant Rabat et ses alliés au front traditionnel anticolonialiste constitué par l’Algérie, l’Afrique du Sud et le Nigeria, autour du Sahara occidental.
Chronologie


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/27/maroc-l-empire-africain-de-mohammed-vi_5070071_3210.html#4bPWTKaRlo0JZ5lv.99

http://www.lemonde.fr/international/article/2017/01/27/maroc-l-empire-africain-de-mohammed-vi_5070071_3210.html
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 1:46


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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 3:08

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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 5:55

selon Alquds le roi M6 organisera un dîner à sa résidence à l’hôtel sheraton à Adis abeba en l'honneur des chefs d'états africains ce dimanche pour détendre l’atmosphère en le Maroc et cette institution au moins 33 chefs d'état ont confirmé leur présence. l'article parle aussi du rôle qu'a joué l’Éthiopie pour faciliter cette percée ( comme le réunion ente Zuma et Mezouar entre autres..)..
le roi prendra la parole lundi dans la séance inaugurale de la session de l'UA.
si cela se confirme on aura réussi à faire échouer les manœuvres de Zuma qui voulait encore retarder notre adhésion de 6 mois ( le vote sera fait à la fin de la réunion sans qu'on puisse y siéger, donc on restera out pour au moins 6 mois, le roi veut que l'adhésion sera prononcé en même temps qu'on siège..)
source:
http://www.alquds.co.uk/?p=666535
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 6:20

selon un article à Alquds, Zuma chef de la commission de l'UA n'a pas pris en considération le développement de la relation entre le Maroc et l'UA récemment et qui va être bientôt couronné par sa réadmission. dans son rapport adressé mercredi dernier au MAE des pays africains elle n'a pas caché son hostilité envers le Maroc et son adhésion totale aux hypothèses des séparatistes ( elle parlait de surveillance de droits de l'homme au sahara, le renvoi des éléments du MINURSO et le viol de cessez le feu à guergarate par le Maroc....( on dirait que ce rapport a été rédigé par le polisario...).
source :
http://www.alquds.co.uk/?p=666637
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 14:26

Maroc-UA : Les hésitations de dernière minute de l'Afrique du Sud

Citation :
quelques heures du 28ème Sommet de l'Union africaine à Addis Abeba (Ethiopie), la tension autour de la demande d'adhésion du Maroc est à son paroxysme. L'Afrique du Sud semble ne pas s'en remettre.

Dans la dernière ligne droite avant le Sommet crucial pour le retour du Maroc au sein de l'Union africaine, s'opèrent les ultimes réglages. Si pour une très large majorité de nations africaines l'affaire est entendue, affichant même un soutien franc à la demande d'adhésion du royaume chérifien, le dernier carré resté fidèle au Polisario a longtemps hésité.
D'une opposition farouche à la demande du Maroc, intenable politiquement, l'Algérie a choisi de revenir à une position plus cohérente, souhaitant même la bienvenue à son voisin au sein de la grande famille africaine. L'autre grand soutien du Polisario sur le continent a, par contre, du mal a sortir de la posture idéologique et s'avouer vaincu.
Au contraire de l'Algérie qui a basculé de l'opposition franche à une acceptation résignée, Pretoria s'emmêle les pinceaux. Le soutien pavlovien au Polisario a ainsi porté un coup dur à la cohérence diplomatique du gouvernement Zuma.
Les bégaiements officiels sud-africains
Ces atermoiements s'expriment jusque dans la presse sud-africaine. Dans cet article de News24 datant de samedi 28 janvier, le soutien à la "RASD" se veut intraitable avec en titre "L'Afrique du Sud s'opposera énergiquement au retour du Maroc au sein de l'UA (Officiel)". Mais quelques heures plus tard, le titre ainsi que les citations de l'officiel sud-africain seront sensiblement modifiés par le média, sans aucune explication.
Pourtant, cette version rectifiée est diamétralement opposée à la version initiale : "L'Afrique du Sud n'est pas opposée au retour du Maroc au sein de l'UA". Dans la fébrilité pré-sommet africain, ce spectaculaire retournement de position officielle restera collector.

Il est symptomatique de la posture devenue intenable pour les soutiens du Polisario, refusant jusqu'aux derniers jours le retour au sein de l'UA, d'un des pays fondateur de l'OUA. Une preuve de plus que c'est moins le principe d'autodétermination des peuples qui motive ces pays mais une farouche antipathie vis à vis du Maroc.


...Suite : http://www.yabiladi.com/articles/details/50480/maroc-ua-hesitations-derniere-minute-l-afrique.html

On est en train de mettre une claque diplomatique à tout ces faux culs ...
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 14:44

S'il veulent parler du droit de l'homme , on peut le faire sans complexe , à commencer par l'algérie qui a été épinglée à plusieurs reprises par des ONG , ces derniers temps , le chef du polizbel poursuivi pour viols , tortures , meurtres et génocide par le tribunal Espagnole , l'Afrique du sud qui a tiré sur les mineurs qui faisaient grève , faisant plus de 50 morts , il y'a 3 ans , sans oublier des pays comme l'ouganda ,les chefs d'état : Mougabé qui est également recherchés comme son confrère du polizbel !C'est tous ce bon monde qui gouvernent leur peuple par la tyrannie , qui veulent nous donner des leçon de droit de l'homme !Quant à" l'occupation du Sahara" , s'ils savent lire, il suffit qu'ils s'intéressent à l'histoire , et qu'ils jettent un coup d'œil sur la décision du tribunal de la Haye , pour comprendre que tout ceci , n'est que mascarade entretenue par les pétro- dollars ! On tout cas , ce qui est sûr et certain , le Maroc est chez lui , et il le restera jusqu'à le fin des temps ......
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 16:22

Nous voyons dans tous les commentaires officiels Algeriens, Polisario, et Sud Africains qu'ils veulent mettre le cas du Sahara au meme niveau que celui de la Namibie durant la periode de l'Apartheid.

Le Maroc, et en l'occurence le roi si il a la possibilite de faire un discours devant les autres chefs d'etats, doit retourner cette strqtegie contre ses createurs. Non, la "RASD" n'est pas la Namibie, la "RASD2 est le Bophutatswana ou le Zululand, des bantoustans crees de toute piece et qui ne sont pas viables dont le seul role est d'etre des etats vassaux de la vrai puissance occupante (dans ce cas l'axe Alger Madrid qui etait de connivance dans la creation de ce mouvement independantiste).
Le mot RASD ne doit plus etre dissocier de celui de Bantoustan. Au lui de "la fantomatique RASD", cela doit devenir le Bantoustan de la RASD cree par l'Algerie.

L'ANC a tout fait pour que l'independance des Bantoustans ne soit pas reconnus... Ils devraient comprendre le message.
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 17:17

l'algerie a la trouille a cause de la charte UA au sujet de la reconnaissance des frontieres apres l'independance des pays africains car apres l'independance de l'algerie la france n'a pas trace definitivement les frontieres Maroco-algerienne mais elle les a laisse ouvert a la demande de ferhat et M5, ce qui signifie il faut se mettre a la table de negociation pour en discuter,c'est pour cela que le Maroc avec M6 a mis en urgence un vote du parlement.L'hrira ne vient que commencer pour le fln et les capoaraux.il faut utiliser la jujote,et oui ramtane il faut aller a la sorbone pour jouer avec les grands.
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 17:50

Le tracé des frontières algero - marocaines à fait l'objet de discussions qui ont abouties es à un accord mais qui n'à pas encore été ratifié par le maroc. Et il n'est pas question d'offrir cette ratification à Alger tant que perdure notre démembrement

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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 18:15

Les gars, est ce que ont pourrai savoir qu'elles sont les exigences légales au niveau fe l'UA pour sauter un pays x ou y , en l'occurrence pour nous la rasdistan .
J'avais entendu qu'il faut les 2/3 des pays avec toi, et quoi d'autres?

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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 18:30

Il n'y a rien dans les textes sur la radiation d'un etat de l'UA. Une fois dedans, on peut juste exclure temporairement pour raison de coup d'etat militaire ou de non respect des resultats des elections (Egypte par exemple mais aussi Burundi et Burkina Faso).
L'hypothese de certains juristes est que le traité de l'UA peut etre modifier pour ajouter une clause permettant d'exclure un membre (car il n'a pas les elements necessaires de souveraineté). Un tel changement requiert les 2/3 des votes mais egalement doit passer par un circuit legal interne à l'UA et ensuite etre ratifié par les etats membres.
Donc, il ne faut pas se leurrer, un tel changement est difficile (c'est d'ailleurs pour cela que l'UA a été créée... autrement, l'OUA jouait le meme role mais il fallait rendre la participation de la RASD un element intouchable).
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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 21:29

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MessageSujet: Re: Diplomatie marocaine - Relations internationales   Dim 29 Jan 2017 - 21:43

http://telquel.ma/2017/01/29/video-reception-hautement-diplomatique-mohammed-vi-addis-abeba_1533420
Citation :

La réception hautement diplomatique de Mohammed VI à Addis Abeba

par Thomas Savage,Aïcha Akalay

(De nos envoyés spéciaux à Addis Abeba)

À l’issue d’une journée au cours de laquelle les chefs d’États de l’Union africaine étaient réunis au siège de l’organisation panafricaine, Mohammed VI — qui n’était pas présent, car le Maroc n’est pas encore membre de l’UA — a reçu une quarantaine de chefs d’États africains au cours d’une réception au Sheraton d’Addis Abeba. Le lendemain, les chefs d’État se réuniront à nouveau pour débattre, notamment de l’admission du Maroc.

Pendant que le personnel du Palais — tarbouche, djellabas, babouches — faisait entrer le nécessaire à thé dans le salon Lalibela Grand Ballroom du palace addis-abébien, dont s’échappaient des effluves de bois de oud, le roi et sa suite ont eu des audiences bilatérales avec des chefs d’État et responsables africains au troisième étage de l’hôtel, qui pour la petite histoire a été construit par le Cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi, connu au Maroc pour ses déboires en tant qu'actionnaire de la Samir.

Mohammed VI, précédé de son secrétaire particulier Mounir Majidi, Yassine Mansouri, patron de la DGED, Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires étrangères, et Hamid Addou, patron de la RAM, a ensuite rejoint ses convives dans la salle de réception, accompagné des présidents rwandais Paul Kagamé et sénégalais Macky Sall. Dans leur sillage, son cousin Moulay Ismail, puis quelques pas derrière le conseiller royal Fouad Ali El Himma et le ministre délégué aux affaires étrangères, Nasser Bourita. Était également présente l’ambassadrice du Maroc en Éthiopie, Nezha Alaoui, vêtue d’un caftan.

Une quarantaine de chefs d’États africains ont honoré l'invitation. Mais pas uniquement. On note notamment la présence du nouveau secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres et du président palestinien Mahmoud Abbas. Deux invités dont la présence revêt une signification particulière.

A la fin de la réception, le roi a prolongé les discussions avec Alpha Condé, président de la république de Guinée qui devrait devenir le prochain président de l'UA. L'ambiance était si décontractée entre les chefs d'Etats que le roi s'est offert une cigarette au milieu de ses convives.

Mohammed VI voulait envoyer un message. C'est le président malgache Hery Rajaonarimampianina qui en résume la substance en sortant de la réception: "Le Maroc est un grand pays, il a donc toute sa place au sein de l'Union africaine."
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