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 Économie marocaine

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Fahed64
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 15:51

Thérapie OK mais concrètement c'est quoi ? baisser encore un peu plus le pantalon et faire morfler les citoyens ? 

À croire que ces institutions voient d'un mauvais œil l'émergence de pays émergent dans le monde arabe et en Afrique...

Si on appliqué leur remède in va se retrouver avec une révolte et un risque de déstabilisation majeur du pays qui remettra en cause 50 ans de développement

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 16:02


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alphatango
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 21:18

Je ne suis pas un fan de la banque mondiale qui a une vision "one size fits all" en terme de développement.

Ceci etant dit, faisons un peu le bilan de notre situation. Nous avons une economie dont les fondamentaux sont sains (la dette est gerable, l'inflation est sous controle, les deficits sont acceptables). Mais, sur le papier, le taux de croissance officiel reste faible (le taux réel qui inclus l'economie informelle est bien superieure comme l'a montré le HCP), nos entreprises n'arrivent pas à se sortir de cette mentalité de rente (ce qui fait que le capex privé est faible), le chomage reste élevé (9=10%) surtout parmi les jeunes, et les inégalités sociales s'accroient (en ligne avec le reste du monde) alors que les indicateurs sociaux se déteriorent (education nationale massacrée, santé publique mourante).

Les plans sectoriels des 17 dernieres années ont eu quelques bons resultats mais il n'y a pas eu de veritable effet d'entrainement jusqu'à maintenant. Le plan 2020 (et 2010 avant lui) pour le tourisme a aidé de nombreuses compagnies étrangères (Ryanair, Kingdom...) mais n'a pas vraiment profité au pays. Le plan Maroc vert favorise des groupes etrangers qui achetent des terres agricoles à tour de bras. Le plan industriel n'a pas permis le developpement d'une industrie nationale mais à vu juste l'arrivé d'entreprises etrangeres qui profitent d'avantages fiscaux et de foncier gratuit sans generer une veritable valeur ajoutée au Maroc.

Donc, oui, il serait bon de faire une analyse critique des plans sectoriaux (c'est juste de la bonne gouvernance) pour voir si les avantages accordés ont servi à quelque chose. Il serait egalement bon de s'attaquer aux rentes (et les taxer) mais cela ne se limite pas aux taxis mais egalement aux professions liberales, à l'education privée (à but lucratif), à la santé privée (à but lucratif), et aux entreprises qui n'investissent pas (le capex du secteur privé Marocain est minimal).
Nous devons aussi revoir le secteur agricole et le rendre plus transparent.
Nous avons toujours une administration qui est lourde et bureaucratique. Par exemple, la douane est digitalisée mais il faut toujours remplir des dossiers papier. Nos cartes d'identité contiennent toutes les info nous concernant mais il faut apporter des documents papier alors qu'un lecteur de carte connecté à un ordinateur fournirait tout ce qu'il y a à savoir. Cette administration lourde rend la creation d'entreprise difficile et incite à la corruption.
Si nous ne créons pas d'entreprises nous-memes, tous les plans sectoriels ne serviront à rien.

Au fait, il y a eu une analyse critique des plans sectoriels faite par le HCP ou la Cour des Comptes (je n'ai pas eu le temps de retrouver la source) qui était dure et concluait que ces plans n'etaient pas coordonnés et n'apportaient pas (encore) le niveau de croissance esperé.

Donc, oui, nous pouvons toujours dire à la Banque Mondiale de nous laisser en paix car leur solution choc est de privatiser les pensions, de détruire les protections sociales en faveur des employés, de privatiser la santé et l'education (mais bon ça c'est fait déjà malheureusement)... Mais nous devons revoir nos priorités et nous devons passer d'une économie de rente (car nous sommes une economie de rente comme nos voisins de l'est) à une vrai economie d'investissement et de croissance.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 21:28

alphatango a écrit:
Je ne suis pas un fan de la banque mondiale qui a une vision "one size fits all" en terme de développement.

Ceci etant dit, faisons un peu le bilan de notre situation. Nous avons une economie dont les fondamentaux sont sains (la dette est gerable, l'inflation est sous controle, les deficits sont acceptables). Mais, sur le papier, le taux de croissance officiel reste faible (le taux réel qui inclus l'economie informelle est bien superieure comme l'a montré le HCP), nos entreprises n'arrivent pas à se sortir de cette mentalité de rente (ce qui fait que le capex privé est faible), le chomage reste élevé (9=10%) surtout parmi les jeunes, et les inégalités sociales s'accroient (en ligne avec le reste du monde) alors que les indicateurs sociaux se déteriorent (education nationale massacrée, santé publique mourante).

Les plans sectoriels des 17 dernieres années ont eu quelques bons resultats mais il n'y a pas eu de veritable effet d'entrainement jusqu'à maintenant. Le plan 2020 (et 2010 avant lui) pour le tourisme a aidé de nombreuses compagnies étrangères (Ryanair, Kingdom...) mais n'a pas vraiment profité au pays. Le plan Maroc vert favorise des groupes etrangers qui achetent des terres agricoles à tour de bras. Le plan industriel n'a pas permis le developpement d'une industrie nationale mais à vu juste l'arrivé d'entreprises etrangeres qui profitent d'avantages fiscaux et de foncier gratuit sans generer une veritable valeur ajoutée au Maroc.

Donc, oui, il serait bon de faire une analyse critique des plans sectoriaux (c'est juste de la bonne gouvernance) pour voir si les avantages accordés ont servi à quelque chose. Il serait egalement bon de s'attaquer aux rentes (et les taxer) mais cela ne se limite pas aux taxis mais egalement aux professions liberales, à l'education privée (à but lucratif), à la santé privée (à but lucratif), et aux entreprises qui n'investissent pas (le capex du secteur privé Marocain est minimal).
Nous devons aussi revoir le secteur agricole et le rendre plus transparent.
Nous avons toujours une administration qui est lourde et bureaucratique. Par exemple, la douane est digitalisée mais il faut toujours remplir des dossiers papier. Nos cartes d'identité contiennent toutes les info nous concernant mais il faut apporter des documents papier alors qu'un lecteur de carte connecté à un ordinateur fournirait tout ce qu'il y a à savoir. Cette administration lourde rend la creation d'entreprise difficile et incite à la corruption.
Si nous ne créons pas d'entreprises nous-memes, tous les plans sectoriels ne serviront à rien.

Au fait, il y a eu une analyse critique des plans sectoriels faite par le HCP ou la Cour des Comptes (je n'ai pas eu le temps de retrouver la source) qui était dure et concluait que ces plans n'etaient pas coordonnés et n'apportaient pas (encore) le niveau de croissance esperé.

Donc, oui, nous pouvons toujours dire à la Banque Mondiale de nous laisser en paix car leur solution choc est de privatiser les pensions, de détruire les protections sociales en faveur des employés, de privatiser la santé et l'education (mais bon ça c'est fait déjà malheureusement)... Mais nous devons revoir nos priorités et nous devons passer d'une économie de rente (car nous sommes une economie de rente comme nos voisins de l'est) à une vrai economie d'investissement et de croissance.
 
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 21:40

alphatango a écrit:
..

... Le plan industriel n'a pas permis le developpement d'une industrie nationale ...
 

Cette industrie nationale quel en aurait été le profil??

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 23:01

Pour l'industrie, l'objectif est que, autour des structures étrangères (type Renault ou Bombardier), vienne se greffer un cluster d'entreprises locales sous-traitantes et fournissant des services. Malheureusement, ce que nous constatons, c'est que le secteur privé (et nous en avons dejà parlé donc ceci est une repetition) préfere "investir" dans des secteurs de rente (immobilier, distribution...) et le cluster qui se forme autour de l'automobile ou de l'aeronautique est constitué d'entreprises etrangères.

Encore une fois, la "therapie de choc" doit toucher le secteur productif car il y a un probleme de sous-investissement et de fraude à tous les niveaux (les clients publiques qui veulent une sur-facturation et des retrocessions, les exportateurs qui sous-facturent pour transférer leurs fortune à l'etranger, les contrats au noir pour ne pas payer d'IS... et 80% de la population qui n'a pas droit et ne contribue pas à un système de pension). La thérapie de choc doit aussi etre globale: A quoi bon dire que nous voulons avoir des secteurs de pointe (aéronautique, pharma, software...) si le gouvernement travaille de manière active à détruire l'education nationale et s'active à créer des analphabètes qui sont incapables de construire une phrase correcte en arabe en français ou en bulgare alors que nous avons besoin d'innovateurs qui peuvent penser par eux-memes et qui n'ont pas peur de s'attaquer à l'ordre établi (etre des "disruptors").

La question qui doit se poser (pour revenir à l'industrie) est pourquoi/comment la Turquie, Taiwan, la Corée, la Chine ont réussi à construire des "champions nationaux" dans le secteur industriel alors que le Maroc, le Mexique, la Thailande, les Philippines n'arrivent pas à constituer de tels champions. Ce n'est pas la taille du marché interieur mais c'est quoi? Le seul commun denominateur que je trouve est que, dans le deuxieme groupe, l'etat favorise les rentiers (des importateurs aux promoteurs immobiliers en passant par les proprietaires terriens).
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 23:17

Alpha concernant l'éducation je commence à croire que l'idée est de crée une nation de "con" sommateur, docile et ignorant afin de préserver pour des générations le "Makhzen" dans sa forme étatique et spirituel ! 

On veut le développement économique et social ainsi que celui de L'IDH mais pas pour tout le monde. On a recrée une pseudo société féodale moderne avec comme dénominateur commun non pas le titre mais "les moyens financiers". Celui qui se forme à des études poussé ira soit voir ailleurs pour faire rayonner le pays à coup de wissam ou si il fait parti de cette caste, sera placer par le networking actif des proches pour sécurisé la rente et faire perdurer le modèle ainsi créé ! 

J'ai aussi l'impression que le "Makhzen" se méfie de l'émergence de grand groupe industriel qui viendrait remettre en cause le statut de L'ONYM dans l'économie. 

Nous ne sommes pas prêt à avoir des LG, Samsung, Toyota and Co pour la simple et bonne raison est que le pouvoir ne le permettra jamais !

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 23:21

Cette industrie nationale inexistante et peinant à émerger, ne pose-t-elle pas la question du capital technique?

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 16 Mai 2017 - 23:37

Je pense que le problème est plus culturel que politique. La mentalité du moul chkara c'est d'investir la ou il n'y a pas de risque et ou le gain est immédiat. Notre pays n'a aucune culture de l’audace et du doing business car nos élites sont trop francophones.
Qand à l’industrie le problème est qu'on est à l'aube d'une nouvelle révolution technologique avec la robotisation et l’automatisation des jobs à taches redondantes, toutes les usines ouvertes par psa reunault et les sous traitants ont une durée de vie qui ne dépassera pas les 30ans. En d'autres termes dans 30 ans ce sera un retour au point de départ. La stratégie choisis est mauvaise car on favorise l'emploie au détriment de la connaissance et d'une véritable acquisition du savoir faire. Il faut se projeter sur les 50 ans à venir, et la question de l’éducation est absolument fondamentale tant les nouveaux métiers qui supplanteront tous ceux qui existent déjà vont requérir de la compétence et une formation adéquate.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 17 Mai 2017 - 1:06

alphatango a écrit:
Pour l'industrie, l'objectif est que, autour des structures étrangères (type Renault ou Bombardier), vienne se greffer un cluster d'entreprises locales sous-traitantes et fournissant des services. Malheureusement, ce que nous constatons, c'est que le secteur privé (et nous en avons dejà parlé donc ceci est une repetition) préfere "investir" dans des secteurs de rente (immobilier, distribution...) et le cluster qui se forme autour de l'automobile ou de l'aeronautique est constitué d'entreprises etrangères.

Encore une fois, la "therapie de choc" doit toucher le secteur productif car il y a un probleme de sous-investissement et de fraude à tous les niveaux (les clients publiques qui veulent une sur-facturation et des retrocessions, les exportateurs qui sous-facturent pour transférer leurs fortune à l'etranger, les contrats au noir pour ne pas payer d'IS... et 80% de la population qui n'a pas droit et ne contribue pas à un système de pension). La thérapie de choc doit aussi etre globale: A quoi bon dire que nous voulons avoir des secteurs de pointe (aéronautique, pharma, software...) si le gouvernement travaille de manière active à détruire l'education nationale et s'active à créer des analphabètes qui sont incapables de construire une phrase correcte en arabe en français ou en bulgare alors que nous avons besoin d'innovateurs qui peuvent penser par eux-memes et qui n'ont pas peur de s'attaquer à l'ordre établi (etre des "disruptors").

La question qui doit se poser (pour revenir à l'industrie) est pourquoi/comment la Turquie, Taiwan, la Corée, la Chine ont réussi à construire des "champions nationaux" dans le secteur industriel alors que le Maroc, le Mexique, la Thailande, les Philippines n'arrivent pas à constituer de tels champions. Ce n'est pas la taille du marché interieur mais c'est quoi? Le seul commun denominateur que je trouve est que, dans le deuxieme groupe, l'etat favorise les rentiers (des importateurs aux promoteurs immobiliers en passant par les proprietaires terriens).


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 17 Mai 2017 - 9:27

Adam a écrit:
Cette industrie nationale inexistante et peinant à émerger, ne pose-t-elle pas la question du capital technique?

Pourrais-tu définir "capital technique" car je ne suis pas sûre de comprendre.

Pour ceux qui se réfèrent au "Moul chkara", il y a sans doute de cela mais d'autres "écoles de pensée économique" vous diront que le choix rationnel est de preferer la solution avec le risque le plus faible pour un meme niveau de rendement. C'est donc à l'etat de rendre l'investissement industriel plus attractif.

Je voulais revenir sur la productivité et le fait que, sur le papier, la productivité au Maroc est lamentable. Ceci est juste le resultat d'une fraude généralisée dans toutes les entreprises du secteur privé. On passe notre temps à travailler "au noir". Je le vois chaque jour: La partie cruciale de toute negociation est "voulez-vous une facture?". C'est certain que si la moitié des contrats ne sont pas visibles dans les statistiques officielles, nous aurons l'impression que les employés sont payés à ne rien faire. Autre preuve que ces statistiques (comme toutes les stat macroeconomiques au Maroc) sont erronnées: Comment se fait-il que les entreprises exportatrices dans le secteur automobile aient toutes une productivité en ligne (voir meilleurs) avec celles d'Europe et d'autres marchés emergents.

La therapie de choc doit etre avant tout une therapie de choc fiscale avant tout. Nous ne savons pas quel est notre PIB, nous ne savons pas quel est notre valeur ajoutée produite localement, nous ne savons pas qui travaille... car tout le monde fraude.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 17 Mai 2017 - 14:50

Alphatongo, par capital technique, je veux dire les procédés industriels.. les technologies ... les brevets... on n'en a pas et vouloir en acquérir coûterait chers, de lourds fonds, que nous n'avons pas. ..

Pour avoir des usines le Maroc compte sur les étrangers qui arrivent avec leurs capitaux techniques et financiers. Sa compétitivité, je l'appellerais, avec mon vocabulaire de novice, une compétitivité passive: terrains gratuits, avantage fiscaux et mains d’œuvres sacrifiables... Alors que les nationaux ils peuvent avoir de l'argent, mais ils manquent de technologie.

Wa allaho a3lam..

Par ailleurs:

Citation :

La BM accorde un prêt de 350 millions de dollars pour le développement du secteur financier au Maroc

mercredi, 17 mai, 2017

Washington – La Banque mondiale (BM) a annoncé, mardi, qu’elle va accorder un prêt de 350 millions de dollars pour appuyer des réformes de grande ampleur dans le secteur de l’intermédiation financière au Maroc.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 17 Mai 2017 - 15:53

Les critiques contre le modèle économique sont un peu "hypocrites", non que je sois en désaccord avec elles, mais les mêmes qui fustigent ici le manque de VA et de transfert de savoir faire, encensent Moulahoum Hafid el Alami dès qu'il pond une nouvelle réforme, et critiquent toute remise en question de ligne économique libérale du pays. Si on libéralise complètement notre économie, il ne faut pas s'étonner que la perte de souveraineté que ca implique grève la capacité de l'état à remplir ses autres fonctions (santé, éducation ...). On a beau parler de "modernisation" de l'économie mais le retrait de la puissance publique de secteurs stratégiques comme l'énergie ou la santé sont bel et bien des pertes de souveraineté. Et je ne parle même pas de la libéralisation du prix de change du dirham qui semble être pondu par des extraterrestres (en fait des pontes du FMI). Ainsi le pays se retrouve en sous-investissement structurel car même avec une fiscalité nulle les acteurs étrangers ne poursuivent que le gain à court terme et dès que les salaires auraient assez augmenté il iront voir sous d'autres cieux. Et jamais ils n'iront investir dans des secteurs non exportateurs car la compétitivité du Maroc ne sert à rien dans ce genre de secteurs, mais au contraire les salaires bas font que la demande intérieure reste anémique. Parallèlement à ce sous-investissement on est en train de créer un marché financier qui ne fera que faciliter le démembrement des entreprises marocaines par les hedge-funds via l'exigence de rentabilité extrême.

Bref je suis en train de me dire que si l'état ne profite pas de la période actuelle pour augmenter ses dépenses en investissements stratégiques, car c'est bien ca qui fait bondir l'économie, quand est qu'il le fera ?

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 17 Mai 2017 - 16:07

Adam a écrit:
Alphatongo, par capital technique, je veux dire les procédés industriels.. les technologies ... les brevets... on n'en a pas et vouloir en acquérir coûterait chers, de lourds fonds, que nous n'avons pas. ..

Pour avoir des usines le Maroc compte sur les étrangers qui arrivent avec leurs capitaux techniques et financiers. Sa compétitivité, je l'appellerais, avec mon vocabulaire de novice, une compétitivité passive: terrains gratuits, avantage fiscaux et mains d’œuvres sacrifiables... Alors que les nationaux ils peuvent avoir de l'argent, mais ils manquent de technologie.

Wa allaho a3lam..

Par ailleurs:

Citation :

La BM accorde un prêt de 350 millions de dollars pour le développement du secteur financier au Maroc


mercredi, 17 mai, 2017

Washington – La Banque mondiale (BM) a annoncé, mardi, qu’elle va accorder un prêt de 350 millions de dollars pour appuyer des réformes de grande ampleur dans le secteur de l’intermédiation financière au Maroc.
   

Oui, tu as raison et cela vient du fait que nous avons un systeme educatif defaillant mais aaussi (et peut etre surtout) car nos entreprises privées sont toutes dans un etat d'esprit de rente. Les entreprises marocaines ont les depenses de R&D les plus faibles de la region MENA (qui sont parmi les plus faible au monde). Encore une fois, c'est la faute du secteur privé qui veut un profit à court terme sans investir. Pas de CAPEX, pas de R&D, pas de formation, pas de recrutement, pas d'encadrement.... toute l'energie du secteur privé Marocain va vers la fraude et comment ne pas payer d'impots.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 17 Mai 2017 - 17:41

2 autres dénominateurs  communs au Mexique, Thaïlande, Philippine et Maroc: corruption assez généralisée et dépendance à l'égard d'un marché local que je qualifie de "Cannibale" (usa, UE et Chine), bien que ce ne soit pas encore totalement vrai pour la Chine.

Ranking transparency international 2016
Maroc 88, philippine et Mexique 95 et Thaïlande 76

Un plaisir de lire ce type d'échange. Merci messieurs

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 19 Mai 2017 - 12:44

Afin de mettre en place un plan de relance de l'économie marocaine, il faut tout d'abord d'écrire la situation actuelle :

Le marché marocain se présente comme oligopolistique ou monopolistique selon les secteurs.

Par exemple le secteur minier est monopolistique avec l'OCP sur le phosphate et Managem sur le reste !

Par exemple, les secteurs de la distribution automobile et des carburants est oligopolistique partagé par quelques gros acteurs.

Donc le modèle actuel ne favorise par la libre concurrence, mais plutôt un système basé sur la rente.

Ce mauvais exemple ce génère et ce reproduit sur d'autres secteurs en mimant les gros acteurs. On trouve dans notre marché beaucoup de distributeurs exclusifs de marques étrangères et très peu de producteur locaux ou de marques nationales. Chacun à son niveau veut créer sa petite rente.

Clairement nous manquant de patriotisme et de nationalisme économique. Le bon exemple doit venir des hautes sphères qui contrôle les règles du jeu et les reines économiques, le reste suivra (corruption, contrôle, sanction etc.)

Nos millionnaires ne s’intéressent pas par exemple au rachat de savoir faire ou de marque, par exemple Brands, Tati et pleins d'usines ou de marques en liquidation que nous pourrions récupérer à bas coût.

L’État à son rôle à jouer, elle peut bloquer les importations des produits à faible contenance technique et technologique par des normes qualitatives. C'est des produits que nous pourrions réaliser nous même. Par exemple les chargeurs de téléphone bas prix.

Le marocain moyen n'a pas accès aux marchés les plus rentables, ni au capitale (taux d’intérêt trop haut et avec garanties excessives). Et même s'il lance une démarche entrepreneuriale, il sera facilement copier et concurrencer par les rapaces de la place en quête d'idées nouvelles.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Sam 20 Mai 2017 - 14:21

Citation :


Imbroglio diplomatique entre la Banque mondiale et le gouvernement marocain



Plusieurs membres de l’exécutif se sont récemment élevés contre mémorandum 2017 de la Banque mondiale « Le Maroc à l’horizon 2040 ». Des polémiques qui concernent notamment le volet politique.

Voilà une "mini polémique" qui n’est pas passé inaperçue. Face au diagnostic de la Banque mondiale développé dans son mémorandum 2017, le chef du gouvernement Saad-Eddine El Othmani n’a pas souhaité se rendre à la présentation du rapport le 15 mai à Rabat.


Présent à l’événement, son ministre des Affaires Générales Lahcen Daoudi s’est justifié en fustigeant le mémorandum. « Le rapport a été élaboré selon la vision de la Banque mondiale et il ne peut avoir l’adhésion du Maroc, surtout sur le volet politique » déplore-t-il avant de conclure : « Nous souhaitons que la Banque mondiale prenne de la distance par rapport à certains discours ». Des propos rapportés par l’Economiste , que certaines sources proches de l’exécutif qualifient de « déformés ».

Un rapport très « politique »

« La Banque Mondiale agit comme un pompier pyromane. On lui reproche de s'immiscer dans la politique du gouvernement alors qu’elle est elle même impliquée dans la plupart des choix politiques. », signale l’économiste Mehdi Lahlou. Pour lui, ce sont avant-tout « les critiques concernant les modalités de gouvernance » qui posent problème pour l'exécutif. Car si le rapport se félicite de certains aspects comme la réforme constitutionnelle de 2011, son application est nettement plus discutable pour la Banque mondiale.

Même son de cloche pour l’économiste Larbi Jaidi, qui insiste sur la « dimension institutionnelle » du rapport :

« La Banque mondiale n’est pas dans une approche économique classique dans la mesure où elle se prononce ici sur les mécanismes institutionnels. On est loin des discours très soft sur la gouvernance».


Des discussions à venir

Du côté du gouvernement, on préfère relativiser la polémique : « Certes, ce rapport n’est pas totalement à charge, mais certains points sont discutables notamment sur le volet des stratégies sectorielles. On a le droit d’exprimer notre désaccord vis à vis des pronostics de la Banque mondiale. Ce ne sont pas des paroles d’évangile ! » tance une source gouvernemental.

Face aux critiques soulevées par le gouvernement, une première séance de discussion a eu lieu avec certains acteurs de l’institution internationale. Bien qu’on évoque « des débats constructifs », l’exécutif tient à préciser que « des remarques n’ont toujours pas été prises en compte. Nous allons donc continuer les discussions», poursuit cette même source.

Loin des évaluations polémiques, le mémorandum insiste pourtant sur les choix positifs du Maroc au cours de ces dernières décennies : libéralisation de l’économie, réforme sociales, investissement… le rapport ne tarit pas d’éloge sur l’évolution du pays. Concernant les critiques, l’un des points majeur se concentre sur l’éducation. Un constat partagé par l’exécutif qui prépare justement une grande réforme de l'éducation nationale. Des points d'accord sont donc encore possibles entre le gouvernement et l'institution bancaire.

http://telquel.ma/2017/05/20/imbroglio-diplomatique-banque-mondiale-gouvernement-marocain_1547537

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 23 Mai 2017 - 1:00

Citation :

Maroc : les recettes douanières ont atteint 9,2 milliards $ en 2016


Dans son rapport d’activité annuel, l’Administration des Douanes et Impôts Indirects (ADII) a annoncé que ses opérations au titre de l’exercice écoulé (2016) ont connu un franc succès. Ainsi, les recettes douanières ont bondi de plus de 4 points de pourcentage pour s’établir à 90,5 milliards de dirhams (9,2 milliards $) en 2016 avec 500 millions de dirhams (51 millions $) de biens confisqués.

L’institution douanière doit cette progression au niveau record des importations qui sont en nette augmentation et estimées à un peu plus de 400 millions de Dirhams (41 millions $).

De façon détaillée, la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) a représenté 57% des recettes, devant la taxe intérieure de consommation (31%), le droit d’importation (11%) et la taxe intérieure de gazoduc (1%), qui était le seul poste en régression, a précisé le site d’information aujourdhui.ma, citant ledit rapport.

Selon les chiffres communiqués par l’ADII et relayés par l’agence Morocco world news, les opérations de contrôle ont conduit à la saisie de plus de 2,25 millions de produits contrefaits en hausse de 83%, dont 12,5 millions de cigarettes, 19 tonnes de sacs en matière plastique et 53 tonnes de stupéfiants.

En 2016, les recettes douanières ont contribué à hauteur de 39,7% aux recettes fiscales.

Citation :

Othman Benjelloun confie 60% des travaux de son méga-projet Rabat Tower à une société chinoise


China Railways Construction Corporation, la société d'Etat chinoise qui est active sur des dizaines de projets d'infrastructures dans le monde, a été retenue pour la construction de ce qui sera le plus haut gratte-ciel d'Afrique, dans la ville de Rabat, capitale du Maroc.

La société chinoise effectuera 60% des travaux en vue de l'érection de cet immeuble, qui sera haut de 250 mètres, et abritera des bureaux, appartements de luxe et des enseignes hôtelières.

40 % des travaux seront effectués par le marocain Compagnie de Construction Générale de Casablanca. Le coût total de cette initiative s'élève à 380 millions $.

Ce projet qui est désigné sous l'appellation de « Rabat Tower », couvrira près de 88 000 mètres carrés. Il est une initiative de Othman Benjelloun, un des milliardaires les plus en vue au Maroc, via sa holding de gestion basée à Paris, Financecom. M. Benjelloun est aussi le PDG du groupe bancaire BMCE Bank of Africa, qui est présent dans une vingtaine de pays en Afrique.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 23 Mai 2017 - 22:21

infomediaire a écrit:

Pétrole : Le Maroc s'approvisionne à 60% en Arabie Saoudite


Selon des données fournies par le conseil d'affaires maroco-saoudien, le volume des échanges commerciaux entre les 2 Royaumes a grimpé, avec une grande diversité des importations du Maroc en provenance de l'Arabie Saoudite. A noter que le pétrole figure en tête de ces importations avec une valeur de 2,1 milliards de dollars, soit 60% des importations du Maroc en pétrole brut.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 23 Mai 2017 - 23:24

Depuis que la samir s'est arrêtée en août 2015, le Maroc n'importe plus de pétrole brut, mais des produits raffinés (essence, gasoil, fuel...) !
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 24 Mai 2017 - 21:32

Citation :

Morocco fishermen struggle under dolphin attacks


Moroccan fishermen clamouring for state support for struggling sector as their nets are targeted, destroyed by dolphins..




In Morocco's northern port city of Al-Hoceima, fishermen are clamouring for state support for a struggling sector which they say is under attack from dolphins.

In the harbour, fishermen can often be seen mending nets they claim have been destroyed by a type of dolphin they have dubbed El Negro, or "the Black One" in Spanish.

Named after its dark grey -- almost black -- skin, the bottlenose dolphin is the largest of three species found in the western Mediterranean.

"He sees us coming and knows exactly when and how to attack the fishing net," said boat-owner Said Shaib, 44.

"When he attacks, we are sometimes left with only 10 to 20 sardine boxes" from a catch that can reach 400 boxes a day -- "and each time huge damage to the nets".

"It gets very expensive," said Shaib, with fuel expenses and time wasted on shore fixing nets.

In a long-neglected region still reeling from the gruesome death of a fishmonger crushed in a rubbish truck, the dolphin attacks have fuelled long-standing grievances.

Mouhcine Fikri, 31, was accidentally killed last year in Al-Hoceima as he tried to protest against authorities seizing and destroying swordfish caught out of season.

His death in the Rif region sparked outrage nationwide, but also ongoing protests in his hometown, including to demand state support for an economically devastated region that has long relied on fishing for income.

"In Al-Hoceima, the economy has always been based on fishing," Shaib said.

"We used to coexist with the dolphin. But from 2010, attacks by El Negro soared."

- 'Free the sardines' -

An expert on local fauna said it was not clear why bottlenose dolphins, which can measure up to four metres (13 feet) long and weigh 400 kilos (almost 900 pounds), were attacking nets.

"It's a very intelligent animal. It attacks to feed itself, but possibly also to free the sardines," the expert said, asking to remain anonymous.

Governor Mohamed El Yaakoubi agreed that bottlenose dolphins are a problem.

"Fishing has suffered a lot," he said.

Since 2011, catches in Al-Hoceima have dropped by half from 8,972 to 4,576 tons a year, according to official figures.

But Mohamed Jabran, an official with the water and forests authority, said dolphins may not be entirely at fault.

"With all the overfishing, there's less to catch and therefore more competition," he said.

The crisis has led many fishermen to flee Al-Hoceima on their boats in search of better catches operating from ports along the Atlantic coast.

Many others, like Shaib, have sold their boats and nets to convert to longline fishing, as dolphins tend not to attack fishing lines.

In the harbour, fishermen complain that the state has not done enough to protect their livelihoods, including to ward off the dolphins.

"The state has done nothing against El Negro," said fisherman Abdelhamid, who refused to give his second name.

It's "because dolphins are good for tourism", a former sardine catcher added, also asking not to be identified.

Like many of his colleagues, he accused Rabat of wanting to "kill fishing" to build a tourist marina in the area instead.

- 'Sturdier French nets' -

Local official Nourredine Boughdane rejected such accusations, however.

"It makes no sense. The economy here is based on two sectors: fishing and tourism," he said.

Governor Yaakoubi said the government would never do anything to harm the bottlenose dolphin, a species protected by a regional conservation agreement.

"Morocco scrupulously respects the protection of the species," he said.

The country is signatory to the Agreement on the Conservation of Cetaceans of the Black Sea, Mediterranean Sea and Contiguous Atlantic Area, or ACCOBAMS, he said.

Authorities tried to introduce ultra-sound emitting devices on fishing boats to scare away the dolphins, Yaakoubi said, but the cetaceans understood this meant fishing was under way and flocked to the nets in even greater numbers.

Instead, the state is now looking into compensating fishermen for lost nets, the governor said, and a sturdier French net is being tested for possible use.

Meanwhile, drift nets have made a comeback in Al-Hoceima, despite being banned since 2010 as they endanger dolphins and other protected marine species.

One activist, who asked to remain anonymous, said longline fishing boats along the coastline near Al-Hoceima were using the prohibited nets.

"Everybody is buying them at the moment," the activist said, suggesting authorities may be turning a blind eye to avoid further unrest in the region.

"They declare their catch as coming from longline fishing."

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 25 Mai 2017 - 15:43

Citation :

La compagnie Balearia veut jeter l'ancre à Al Hoceïma


Les manifestations qui secouent Al Hoceïma depuis octobre n'empêchent pas l'exploitant de ferries Balearia de vouloir s'établir dans la ville. Selon nos informations, le président du groupe espagnol, Adolfo Utor, est en discussion pour ouvrir une filiale Balearia Maroc dans la grande ville du Rif. Etabli à Dénia, il envisage de créer trois nouvelles liaisons au départ de Al Hoceïma, Nador et Tanger. Jusqu'à présent, sa compagnie reliait seulement la ville du détroit à Algésiras, en Espagne. A cette liaison créée en 2003, le groupe compte ajouter la desserte, depuis les ports marocains, des îles Canaries, de Malaga et de Barcelone.

Pour appuyer son dossier, le président de Balearia compte sur le soutien du président de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceïma, Ilyas el-Omary, qu'il a rencontré au début du mois de mai lors d'une rencontre organisée avec des dirigeants du secteur maritime espagnol. Avec l'arrivée de ce nouvel opérateur, qui fera concurrence à son compatriote Naviera Armas, (opérant à Nador et Al Hoceïma) et au marocain Africa Morocco Link (AML) qui s'est doté, le 22 mai, d'un nouveau siège à Tanger, Ilyas el-Omary espère dynamiser la région, alors que Balearia promet la création de 1000 emplois directs.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 30 Mai 2017 - 23:45

Citation :

Agroalimentaire : au Maroc, les grands minotiers s’impatientent



Promesse de longue date, la suppression des subventions à la farine, qui bénéficient surtout aux petits acteurs, tarde à se concrétiser. Les industriels s’inquiètent pour la rentabilité de leurs investissements.


Au Maroc, les minotiers industriels commencent à trouver le temps long. Voilà déjà plusieurs années que le gouvernement leur promet de mettre fin au système de subventions sur la farine. L’ancien Premier ministre Abdelilah Benkirane (Parti de la justice et du développement, islamiste), resté cinq ans au pouvoir, s’était engagé à abandonner le système de soutien au prix de la farine, comme il l’a fait début 2015 sur le carburant, mais il a quitté son poste en avril sans l’avoir fait.

Certes, le nouveau chef du gouvernement, Saadeddine El Othmani, a repris cet engagement dans le discours de politique générale qu’il a prononcé fin avril. Mais sans préciser ni les modalités ni le calendrier de mise en application de cette mesure politiquement sensible. Car mettre fin aux subventions sur la farine pourrait, du moins dans un premier temps, faire augmenter le prix du pain et priver les petits transformateurs de leur emploi.

Nous avons investi dans des Porsche mais nous roulons toujours sur la piste
En attendant, « les grands minotiers marocains souffrent, déplore le président de la Fédération nationale de la minoterie, Chakib Alj. Si nous, industriels, avons entrepris dans ce secteur c’est parce que nous pensions que les subventions s’arrêteraient, car cela fait longtemps que les autorités en parlent. » Le patron des Moulins du Maghreb résume la situation des grands producteurs de farine avec un brin de lyrisme : « Nous avons investi dans des Porsche mais nous roulons toujours sur la piste. »

La minoterie marocaine tourne aujourd’hui à deux vitesses. Les « Porsche », ce sont les minoteries modernes, qui, produisant très peu de farine subventionnée, ont misé sur la libéralisation d’un secteur qui transforme chaque année 45 millions de quintaux de blé tendre (et dont la croissance est stable mais promise à un bel avenir avec, notamment, l’essor de la grande distribution). Elles sont apparues dans le paysage depuis le début des années 2000.

Un secteur de moins en moins traditionnel ?

« Jusqu’à l’arrivée de Fandy, en 2005, le secteur était très traditionnel, avec des moulins à caractère local, sans ambition de développement », souligne Jamal Lasseq, directeur du pôle céréales d’Anouar Invest (également présent dans la cimenterie et l’immobilier), le holding qui possède les moulins Fandy. Ce groupe, l’un des leaders dans le pays avec un chiffre d’affaires de 3,5 milliards de dirhams (318 millions d’euros), illustre parfaitement le pari de ces minoteries industrielles ayant adopté une structure intégrée, depuis le négoce jusqu’aux produits alimentaires finis.

« L’arrivée de gros opérateurs, avec de fortes innovations, du marketing et une ambition nationale, a été une révolution », relate Jamal Lasseq en recevant Jeune Afrique dans son bureau, à la sortie de Casablanca. Malgré cet essor des industriels, la multitude de petits acteurs n’a pas disparu, créant une situation de surcapacité.

Une multitude de moulins

Ainsi la Cour des comptes dénombre-t-elle, dans un rapport datant de 2014, pas moins de 154 moulins (auxquels s’ajoutent une vingtaine de semouleries, qui transforment le blé dur en couscous et en pâtes), principalement situés dans les régions de Casablanca-Settat et de Fès-Meknès. Leur taux d’utilisation ne dépasse pas, selon le rapport, les 58 % au niveau national (un chiffre qui selon les industriels serait actuellement de 53 %).

Les grands minotiers vivent cette situation comme une injustice, estimant que de nombreux petits moulins survivent grâce aux aides publiques. Seules ces aides leur permettent de rester compétitifs malgré des coûts de revient très élevés pour la qualité qu’ils produisent, soutient une source proche de l’industrie. Et d’ajouter que les petits moulins arrivent ainsi à vendre leur farine deux fois moins cher (200 dirhams le quintal) que celle (non subventionnée) produite par les grandes unités et dont les prix sont compris entre 330 et 390 dirhams. De quoi créer une forte distorsion sur le marché.

Ainsi, les deux leaders du secteur Fandy et Forafric-Tria (marque MayMouna, 2 milliards de dirhams de chiffre d’affaires) ne revendiquent chacun que 10 % de part de marché. Car même s’ils dominent largement le secteur en matière de capacité de production (1 650 tonnes par jour pour Fandy et 2 200 t/jr pour Forafric-Tria), les taux d’utilisation de leurs usines sont loin d’atteindre 100 %. « Cette situation pénalise nos marges, regrette Mustapha Jamaleddine, vice-président de Forafric. Pour gérer ce problème, nous investissons sur les marques, les réseaux de distribution et nous travaillons à réduire nos coûts. » Une course aux économies qui va parfois jusqu’à la vente à perte, souligne notre source dans l’industrie.

Ambitions du Plan Maroc vert

La fin des subventions aura pour conséquence la fermeture de nombreux petits moulins, ce qui entraînera des suppressions d’emplois. Interrogé à ce sujet, Chakib Alj souligne cependant que les autorités veulent proposer un « package » : « L’argent économisé par la suppression des subventions va être alloué à l’accompagnement des petits moulins et du secteur en général », assure-t-il, soulignant que ces mesures font partie intégrante des ambitions du Plan Maroc vert pour le secteur de la minoterie.

Épine dorsale du développement agricole du pays, ce programme prévoit à la fois de booster la production (1er pilier) et de promouvoir la transformation de ces produits (2e pilier). L’Agence de développement agricole (ADA), chargée de sa mise en œuvre, note que l’État prévoit d’organiser le secteur de la minoterie « autour de dix à quinze groupes structurés » capables d’assurer un débouché stable et important au blé local, laissant peu d’espoir aux petites unités.

Couscous : cap vers l’export

Bien moins important que la farine en matière de volume, le couscous, issu d’une première transformation du blé dur en semoule, connaît une situation plus confortable, notamment grâce à la demande étrangère, en particulier celle émanant d’Afrique de l’Ouest (qui, en revanche, n’achète pas la farine marocaine, connaissant elle aussi une surcapacité).

Ainsi, le numéro un du secteur, Dari Couspate, réalise actuellement « 15 % à 20 % de [ses] exportations vers la région et veut monter ce taux à 50 % dans cinq ans », souligne son directeur Hassan Khalil. Deuxième exportateur marocain de couscous, le groupe Forafric-Tria exporte, lui, majoritairement vers l’Union européenne et les États-Unis.

#Source

Citation :

Maroc : les grandes familles hors du jeu minotier



Depuis dix ans, au Maroc, les moulins se vendent comme des petits pains.



En 2009, la famille Bennani a cédé au holding Anouar Invest les moulins Fandy, dont la marque du même nom est l’une des plus en vue. D’autres cessions ont suivi, comme celle de Forafric et de sa marque MayMouna, également bien implantée.

Acquisitions au Sud du Sahara

Ce fleuron national, propriété de l’homme d’affaires Houcine Benjelloun, est racheté en 2014 par l’investisseur Yariv Elbaz. Ce quarantenaire, né au Maroc mais qui a fait toute sa carrière en France et en Suisse, a défrayé la chronique en mettant la main, moins de deux ans plus tard, sur un autre poids lourd : les moulins Tria, dont la famille Jamaleddine se désengageait financièrement. Il serait désormais sur le point d’engloutir les moulins Dalia et cherche à faire des acquisitions au Sud du Sahara (Grands moulins de Dakar, Grands moulins d’Abdijan, de Jean-Claude Mimran)

Éloignement des dynasties d’industriel

Des transactions qui marquent l’éloignement de dynasties d’industriels du secteur. Souvent, les conflits générationnels jouent un rôle clé dans ces cessions, notent des sources industrielles.

#Source

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 31 Mai 2017 - 0:22

Je suis d'avis de diversifier les investisseurs en alimentaire et agroalimentaire. C'est un secteur tres tres vital. De plus il faut que les groupes nationaux s'y mettent. Pas question de laisser ce secteur juste entre les mains de capitaux etrangers.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 1 Juin 2017 - 1:17

Citation :

BMCE Bank of Africa réalise des performances correctes au 1er trimestre 2017, plombées par la non répétition des gains exceptionnels


BMCE Bank of Africa a annoncé pour le compte du premier trimestre 2017, un bénéfice net non encore audité, de 645,6 millions de dirhams (65,6 millions $). Ce résultat s'affiche en recul de 6,67%, en comparaison à celui réalisé au 31 mars 2016, qui était de 691,8 milliards de FCFA.

Le groupe marocain a pourtant réalisé des performances correctes sur la période. Ses marges d'intérêts se sont très légèrement améliorées à 2,28 milliards de dirhams, (2,21 milliards en 2016). Dans la même tendance, les marges de commission ont atteint 521,6 millions de dirhams. Dans ce contexte, le produit net bancaire de base (intérêts et commissions exclusivement) est donc resté solide malgré un environnement bancaire très compétitif au Maroc.

Selon la présentation conforme aux standards internationaux (IFRS), il ressort qu'en 2016, BMCE Bank of Africa, avait engrangé des gains exceptionnels dans les activités de marché, notamment des gains sur instruments financiers à la juste valeur de leur résultat. De 258,2 millions de dirhams à la fin mars 2016, ils sont passés à seulement 90 millions de dirhams à la même période en 2017. Un décrochage qui a suffi a faire baisser sensiblement les performances d'exploitation.

Mais au-delà de ce facteur, non récurrent, on peut noter que le groupe a connu un repli du taux de transformation des dépôts de la clientèle en crédits accordés, tel qu'il ressort de la présentation des performances sous la forme des comptes de produits et des charges. Même s'il reste confortablement haut, il est passé de 88,4% au 31 mars 2016 à 85,5% pour la même période en 2017.

Toutefois les intérêts et produits avec la clientèle ont augmenté, passant de 1,37 milliards de dirhams, à 1,45 milliards de dirhams. Dans le même temps, les charges d'exploitation bancaires, et plus précisément, les charges d'intérêts et assimilées sur la clientèle, ont reculé, passant de 463,5 millions de dirhams, à 412,3 millions de dirhams.

Le titre BMCE Bank of Africa, dont la valeur affiche un repli de 8,3% depuis le début de l’année 2017, sur la Bourse de Casablanca où le groupe bancaire est coté, ne devrait pas rallier les bons sentiments des investisseurs de sitôt, d’autant que ses performances du trimestre sont en deçà des attentes et prévisions de plusieurs analystes.

Aussi, les investisseurs marocains sont désormais en quête de valeurs et affichent de la préférence pour les titres qui peuvent en créer. BMCE demeure toutefois une valeur sûre du marché financier marocain. Même s’il elle a baissé à 200 dirham, loin derrière son plus haut de 240 dirhams atteints le 23 mars 2015, il reste largement au-dessus de sa valeur d’avant août 2013 (136 dirhams).

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