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 Économie marocaine

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 2 Juin 2017 - 15:23

mbarki_49 a écrit:
Depuis que la samir s'est arrêtée en août 2015, le Maroc n'importe plus de pétrole brut, mais des produits raffinés (essence, gasoil, fuel...) !

Je n'ai jamais jamais compris cette situation, la compagnie turque du raffinage (Tupras) est championne des recettes et des impôts en Turquie.

Citation :
TÜPRAŞ ou Türkiye Petrol Rafinerileri A.S. est la compagnie pétrolière nationale et la plus grande entreprise industrielle de Turquie. Ses activités sont réparties entre le transport par tanker, le raffinage, la pétrochimie, le stockage et la commercialisation de produits pétroliers. Tüpras contrôle actuellement la totalité des capacités de raffinage en Turquie et 59 % des capacités de stockage des produits pétroliers.
En 1983, l'ensemble des capacités de raffinage turques sont regroupées dans la Tüpras, sous contrôle de l'État. Des premières privatisations ont commencé en 1991 et se sont finies en 2005, pour aboutir à la répartition suivante :

75 % - Koç Holding
20 % - Aygaz A.S.
3 % - OPET Petrolcülük A.S.
2 % - Shell

Concernant la rentre au Maroc, c'est avant tout au pouvoir de montrer le bâton aux industriels, Erdogan avait menacé les industriels élitiste et républicain du Tusiad qu'ils seraient remplacés par les industriels plus religieux des tigres anatoliens (Musiad) s'il y avait pas d'innovation, de production et d'investissement et surtout de R&D. Cela marche, il y a une concurrence entre plusieurs associations industrielles en Turquie (civil ou militaire). Car les membres du Tusiad étaient assis sur une rente et une production basée sur les licences des compagnies étrangères (Ford, Toyota, Honda, etc..), Renault rentrant dans le giron de l'armée turque.

Il faut que le Maroc privatise toutes les compagnies étatiques et ouvre le marché à une réelle concurrence, le roi du Maroc devrait se retirer des secteurs concurrentiels, création d'un fond d'investissement pour toujours avoir le regard sur les secteurs stratégiques (phosphate par exemple).

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 2 Juin 2017 - 19:32

http://fr.le360.ma/economie/transport-pour-un-mega-projet-saoudien-la-ratp-recruteau-maroc-121603 a écrit:

TRANSPORT: POUR UN MÉGA-PROJET SAOUDIEN, LA RATP RECRUTE...AU MAROC

Adjudicataire de la gestion du plus grand réseau de bus en Arabie Saoudite, la RATP compte former et recruter à partir du Maroc une grande partie des 3.000 personnes nécessaires à son projet, en créant une école de la mobilité durable.

Pour son méga-projet en Arabie Saoudite, le groupe RATP va créer à Casablanca une école de la mobilité durable pour former et recruter ses futurs employés à partir du Maroc.

Le groupe s’apprête en effet à mettre en service le premier réseau de bus de la capitale saoudienne Riyad qui emploiera plus de 3.000 personnes.

Pour répondre à ces besoins en ressources humaines, la RATP, en collaboration avec les autorités locales, souhaite réaliser à Casablanca une partie importante du sourcing et du recrutement, notamment celui des personnels les plus qualifiés sur les postes de managers. «Le Maroc, et particulièrement la métropole Casablanca, dispose d’un potentiel important de jeunes diplômés susceptibles d’être attirés par une opportunité de carrière à l’international», explique le groupe dans un communiqué.

Les profils identifiés pour ces futurs postes à Riyad bénéficieront d'une formation approfondie à travers des parcours d’une durée d’un à six mois, d'un suivi individuel de développement de carrière et de l'acquisition d'une expérience solide et à haute valeur ajoutée.

Ils pourront ainsi exporter leur savoir-faire en Arabie Saoudite et participer à faire de la métropole de Casablanca, et du Maroc tout entier, un pôle régional de référence en matière de formation aux métiers de la mobilité durable.

Il est à noter que les besoins en recrutement sont très importants pour le projet saoudien de la RATP. Il s’agit de plus de 3.000 conducteurs et de 200 à 300 managers dans un large éventail de métiers (exploitation, maintenance, qualité, sécurité, mais aussi marketing, commercial et IT)

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Sam 3 Juin 2017 - 13:29

Très bon article!!

Citation :


Maroc : pas d’émergence sans changement de cap !


Le Maroc vise l’émergence en 2040. De nombreux « ingrédients » dans le pays incitent à penser que c’est possible et pourtant, ces ingrédients ne suffiront pas à atteindre le niveau de progrès escompté. Des réformes profondes sont incontournables. Dans son article, Hicham El Moussaoui, met en avant les forces du Maroc : transition démographique favorable, augmentation du niveau d’enseignement, baisse du prix de l’énergie et des matières premières. Tous ces points incitent à l’optimisme mais ne sont pas suffisants. L’auteur propose alors une série de réformes urgentes.

La présentation du mémorandum de la Banque mondiale, le 15 mai dernier, est venue interpeller les autorités marocaines sur la question de l’émergence du Maroc d’ici 2040. Est-ce possible ? Et comment y arriver ?

Sur les chances d’y arriver trois raisons rendent optimiste. Primo, le Maroc est à un tournant de sa transition démographique où le taux de dépendance (part des moins de 15 ans et des plus de 65 ans dans la population totale) a chuté de moitié entre 1970 et 2010 et restera historiquement bas jusqu’en 2040 avant d’augmenter dans les décennies suivantes. Cela offre un gros potentiel de production et de consommation pour nourrir la croissance future du pays. Secundo, en dépit de la faible qualité de notre enseignement la population est plus instruite, ce qui est indispensable pour améliorer notre productivité. Tertio, une conjoncture favorable dans la mesure où, d’une part, les prix de l’énergie et de matières premières sont bas, et d’autre part, la redéfinition de la stratégie de développement chinoise est susceptible d’offrir des opportunités d’investissement et d’industrialisation pour le Royaume. Mais la conjugaison de ces trois aubaines ne saurait conduire à l’émergence que si l’on ose changer de modèle de développement, c’est-à-dire notre vision sur le mode de création et de répartition de la richesse.

D’abord, nos responsables ont besoin de comprendre que le développement n’est pas une machine où il suffit d’appuyer sur un bouton (financement, infrastructures..) pour générer de la richesse. Le développement est un processus organique, tout un écosystème où tous les éléments ont leur importance et doivent contribuer chacun à sa manière. Et si un des maillons de la chaine ne suit pas le même rythme, il risque de compromettre le fonctionnement de tout le système. D’où la nécessité de rompre avec cette approche mécanique, « par le haut », où une élite décide pour les autres ce qui leur convient et leur indique ce qu’ils doivent consommer, produire et où investir. Cela implique que l’on aille vers une approche « par le bas », plus participative où chacun est libre mais aussi responsable de ses choix et de ses actions. Ainsi, chaque Marocain pourra participer à la création de la richesse et à sa répartition. Il est important alors que l’on cesse de penser la croissance inclusive dans une logique de redistribution. Avant de traire une vache, il faudrait penser à la nourrir. Cela signifie qu’en favorisant l’inclusion économique de tous les Marocains par l’emploi et l’entrepreneuriat, l’on favorisera une répartition plus équitable.

Ensuite, dans cette approche « par le bas », le rôle de l’entrepreneur devient cardinal. Si dans le discours officiel on fait la promotion de l’entrepreneuriat, force est de constater malheureusement que dans les choix de politiques publiques il existe un biais anti-entrepreneuriat. D’une part, notre stratégie de croissance est tournée vers la stimulation de la demande interne (consommation des ménages et investissements publics) qui a certes amélioré la croissance, mais au prix de déficits public commercial et d’endettement. Et d’autre part, les réglementations, la fiscalité ne sont pas assez incitatifs à l’entrepreneuriat. Pis cette focalisation sur le marché intérieur a créé un biais anti-exportation. Or, avec un marché étroit et un pouvoir d’achat faible, le Maroc est condamné à conquérir les marchés extérieurs. Pour ce faire, il est besoin de changer de stratégie de croissance en s’orientant vers une véritable politique de l’offre qui replace l’entreprise au cœur du processus de développement et l’aide à devenir plus compétitive. Quand je parle de l’amélioration de la compétitivité, il ne s’agit pas seulement de celle des prix, mais surtout de celle hors prix basée sur la productivité. Car aujourd’hui, un consensus se dégage selon lequel il ne suffit pas d’accumuler le travail ou le capital physique, mais l’enjeu est d’améliorer leur rendement, leur qualité pour avoir l’impact le plus élevé en création de richesse et d’emploi. Pour ce faire, il est important d’améliorer la qualité de notre capital humain, institutionnel et social. Autrement dit, il faudrait investir dans le terreau sous-jacent à la création de la richesse à savoir : la connaissance, la gouvernance et la confiance.

Il s’agit essentiellement de remettre à plat toutes les règles du jeu encadrant l’acte entrepreneurial pour réduire au minimum les coûts et les risques artificiels supportés par les entrepreneurs. Pour ce faire, le mot d’ordre est : plus de liberté pour les acteurs économiques en rationalisant les interventions de l’Etat pour laisser plus de place à l’investissement privé, en sécurisant plus le cadre juridique pour plus d’état de droit et d’incitation à l’investissement productif et innovateur, et en introduisant plus de concurrence, d’une part par la libéralisation des échanges avec l’extérieur, et d’autre part, en assouplissant les réglementations des marchés du travail, du crédit et des affaires pour faire la chasse aux rentes de situations et réhabiliter l’égalités des chances économiques. Des efforts existent dans ce sens, mais aujourd’hui l’enjeu est d’accélérer la cadence si l’on veut converger vers l’émergence.

Enfin, le pilotage de cette nouvelle approche de développement ne doit plus suivre une logique sectorielle fragmentée. On ne peut plus se contenter de miser sur un secteur et espérer qu’il servira de locomotive pour tirer les autres. Il faudrait une approche intégrée où l’on mise sur les synergies et les complémentarités entre secteurs, comme entre l’agriculture et l’industrie via l’agroalimentaire. Dans la logique d’écosystème, tous les éléments, en dépit de leurs poids d’importances différents, devraient suivre le même rythme pour faire progresser de manière saine et plus efficace tout le système. D’où la nécessité également de consolider la culture et la gouvernance par le résultat et la qualité. Il s’agit de la condition sine qua non pour obtenir une croissance inclusive et plus équilibrée.

Si, le vent nous est aujourd’hui favorable pour aller vers l’émergence, nos responsables ont le devoir historique de changer de cap. Faute de quoi l’on risque de rater le coche comme dans le passé. Comme on dit : il n’y pas de vent favorable à celui qui ne sait pas où il va.

Hicham El Moussaoui, Maitre de conférences en économie à l’université Sultan Moulay Slimane (Maroc)

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.


http://www.afrik.com/maroc-pas-d-emergence-sans-changement-de-cap

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Sam 3 Juin 2017 - 18:05

C'est juste. Le préalable cependant à toute politique favorable à l'entreprenariat est d'avoir une système judiciaire (à tout le moins en ce qui concerne les litiges commerciaux) efficient et juste. Et ça ne va pas de soi. Les grands groupes signent avec l'état qui garantie la sécurité de leurs investissements, mais rien de tel pour les PME/TPE. Et sans garantie d'avoir accès à une justice équitable et rapide, il y a peu de chance que l'ont puissent pousser les gens à investir.
Quand je repense à l'exemple de ces anglais qui se sont fait escroquer par un promoteur de la place et qui 7 ans après manifestent toujours devant notre ambassade, je me dis qu'il ne fait pas bon investir chez nous.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Dim 4 Juin 2017 - 17:02

Citation :


Maroc: La RAM et Etihad Airways s’allient en faveur du développement de leurs activités cargos


Royal Air Maroc et Etihad Airways ont signé, lundi 29 mai au siège de la compagnie nationale à Casablanca, un Mémorandum d’entente pour le développement de leurs activités Cargo. L’accord a été signé, en présence de M. Abdelhamid Addou, Président Directeur Général de Royal Air Maroc, par David Kerr, Senior Vice-Président Cargo de Etihad Airways et Amine El Farissi, Directeur Cargo de Royal air Maroc. Ce
Mémorandum déclare ainsi une convergence d’intention entre les deux parties pour la promotion de leur coopération commerciale.

Royal Air Maroc Cargo est leader du transport de fret aérien au Maroc et offre un service de transport de marchandises sur tout le réseau Royal Air Maroc, à savoir une centaine de destinations, mais aussi sur des vols cargo qui desservent quotidiennement l’Europe et certaines villes africaines au départ du hub de Casablanca.

Afin de renforcer son réseau, ses capacités et pour avoir accès à de nouveaux marchés, Royal Air Maroc Cargo est partenaire de Etihad Airways Cargo. Les réseaux de ces deux compagnies sont complémentaires et permettent le développement de synergies commerciales. Dans ce contexte, RAM Cargo transporte quotidiennement du fret en provenance d’Abu Dhabi et à destination des Amériques via Casablanca.


http://www.maghrebemergent.info/actualite/breves/fil-maghreb/74200-maroc-la-ram-et-etihad-airways-s-allient-en-faveur-du-developpement-de-leurs-activites-cargos.html

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 8 Juin 2017 - 21:03

Citation :
Fitch évalue l'impact des banques participatives sur le paysage bancaire marocain

Dans une note publiée ce 8 juin, l'agence Fitch analyse l'impact des banques participatives sur l'environnement bancaire marocain.

Pour l'agence, ces banques islamiques appelées «banques participatives» au Maroc, sont susceptibles de stimuler modestement la croissance des dépôts dans le pays. Selon les discussions de l'agence avec les différentes banques, l'offre participative devrait stimuler les dépôts de 5 à 10%. Par ailleurs, Fitch s'attend à ce que la croissance de ces banques sera élevée au début, comme cela a été le cas après l'introduction des banques islamiques en Turquie et en Indonésie.

Et d'ajouter que la pénétration bancaire est déjà élevée au Maroc, avec 70% des adultes détenant un compte bancaire, suggérant que la plupart des Marocains ne s'éloignent pas du secteur bancaire pour des raisons de foi.

Il est donc peu probable que les banques participatives prennent une part de marché importante aux des banques conventionnelles bien établies, selon Fitch.

Pour l'agence de notation, la croissance des banques participatives sera affectée par plusieurs facteurs, dont la sensibilisation à la finance islamique, soutien du gouvernement à la croissance, les taux de croissance démographique et les développements réglementaires. Fitch salut le modèle marocain basé sur Conseil supérieur des Oulémas qui va fournir un cadre cohérent dans lequel les banques peuvent opérer.

http://www.boursenews.ma/article/alaune/fitch-evalue-l-impact-des-banques-participatives-sur-le-paysage-bancaire-marocain
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 14:52

Le Maroc a utilisé l'ensemble de son quota d’exportation terrestre de produits agricoles vers l'Espagne en 5 mois affraid :

Citation :
Les exportations agricoles marocaines toujours bloquées aux portes de l’Espagne.

Les camions de fruits et légumes voués aux exportations vers l’Europe souffrent toujours d’un blocage aux frontières espagnoles. Cela fait maintenant 3 semaines que la situation persiste.

Suite à l’épuisement du quota d’autorisations dites « E », les transporteurs marocains sont en incapacité d’acheminer leurs marchandises vers l’Espagne par voie terrestre, indique Le360.ma. Ces autorisations sont délivrées par l’Espagne au ministère marocain de l’Equipement, du transport et de la logistique pour réguler la circulation des camions sur le territoire espagnol. Mis en place en 2012, suite à l’accord bilatéral entre Rabat et Madrid, ce système prévoit 30 000 autorisations par an pour chaque partie contractante.

« Nous avons épuisé notre contingent d’autorisations prévu pour toute l’année au cours des cinq premiers mois. Donc, les transporteurs marocains n’ont plus d’autre choix que de rentrer illégalement et payer une amende de 4 000 euros par camion ou ne plus envoyer de marchandises à l’Union européenne par voie terrestre », déclare un professionnel contacté par TelQuel.

La Fédération Interprofessionnelle marocaine de production et d’exportation des Fruits et Légumes (FIFEL) se trouve dans une situation de crise. Aucune solution n’a encore été apportée. Le 360 nous rappelle que les opérateurs de la FIFEL ont exporté 940 000 tonnes de marchandise vers l’Europe au cours des 5 premiers mois de l’année.

http://www.agrimaroc.ma/blocage-exportations-marocaines-espagne/

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 16:02

C'est quoi ce délire ? On est pas censé avoir un accord libre échange ? N'est ce pas une volonté manifeste de faire pression ? 

Je pense qu'il est tant de lâcher quelque vague de subsahariens sur nos deux villes colonisés !

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 16:18

Fahed64 a écrit:
C'est quoi ce délire ? On est pas censé avoir un accord libre échange ? N'est ce pas une volonté manifeste de faire pression ? 

Je pense qu'il est tant de lâcher quelque vague de subsahariens sur nos deux villes colonisés !

Ce n'ai pas un accord de libre échange au sens propre, mais plutôt des quotas négociés par familles de produits de part et d'autre

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 16:24

Non Fahed, l'accord sur les produits agricoles a toujours été avec des quotas. L'accord de libre échange est appliqué graduellement, mais n'est pas encore à 100%. Cela protège pour l'instant les agriculteurs espagnoles et portugais.

C'est en partie cela qui explique les prix du marché marocain. Quand tu trouves les tomates à 1 ou 2 DH le kilogramme, c'est que le quotas a été atteint! C'est le majeur problème des agriculteurs marocains. On produit de certains fruits et légumes plus que ce dont on a besoin. L'absorption d'une partie par l'Europe, laisse de la place aux petits agriculteurs marocains pour profiter un peu de la montée des prix ou au moins de ne pas vendre à perte!!

Il y a urgence à trouver un marché pour écouler notre marchandise car on ne peux pas compter que sur l'Europe.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 16:42

ralek1 a écrit:
Non Fahed, l'accord sur les produits agricoles a toujours été avec des quotas. L'accord de libre échange est appliqué graduellement, mais n'est pas encore à 100%. Cela protège pour l'instant les agriculteurs espagnoles et portugais.

C'est en partie cela qui explique les prix du marché marocain. Quand tu trouves les tomates à 1 ou 2 DH le kilogramme, c'est que le quotas a été atteint! C'est le majeur problème des agriculteurs marocains. On produit de certains fruits et légumes plus que ce dont on a besoin. L'absorption d'une partie par l'Europe, laisse de la place aux petits agriculteurs marocains pour profiter un peu de la montée des prix ou au moins de ne pas vendre à perte!!

Il y a urgence à trouver un marché pour écouler notre marchandise  car on ne peux pas compter que sur l'Europe.

c'est pas pour rien que le maroc met cap sur le Sud
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 17:02

Merci ralek

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 17:04

Cherokee a écrit:
ralek1 a écrit:
Non Fahed, l'accord sur les produits agricoles a toujours été avec des quotas. L'accord de libre échange est appliqué graduellement, mais n'est pas encore à 100%. Cela protège pour l'instant les agriculteurs espagnoles et portugais.

C'est en partie cela qui explique les prix du marché marocain. Quand tu trouves les tomates à 1 ou 2 DH le kilogramme, c'est que le quotas a été atteint! C'est le majeur problème des agriculteurs marocains. On produit de certains fruits et légumes plus que ce dont on a besoin. L'absorption d'une partie par l'Europe, laisse de la place aux petits agriculteurs marocains pour profiter un peu de la montée des prix ou au moins de ne pas vendre à perte!!

Il y a urgence à trouver un marché pour écouler notre marchandise  car on ne peux pas compter que sur l'Europe.

c'est pas pour rien que le maroc met cap sur le Sud

Tu as raison, sauf que, étant le niveau de vie bas en Afrique subsaharienne, on exporte là-bas la marchandises de moindre qualité pour vendre à un prix moins cher. Il y a des commerçants qui négocient avec les usines d'emballages pour acheter la marchandises "non conforme" aux normes européens pour l'acheminer par la suite vers les pays de l'Afrique de l'Ouest.

Le marché du moyen Orient (Qatar, EAU, KSA, Koweit...) peut aussi présenter une alternative si on arrive à le conquérir mais, malheureusement, on a encore un problème de logistique (ces pays sont loin, ce qui a un impact sur le cout de la marchandise).

Les Russes sont des mauvais payeurs et il ne sont pas souvent honnêtes. Ils vont toujours chercher la petite bête ...

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 17:07

Fahed64 a écrit:
Merci ralek

De rien, Fahed Smile

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 17:12

" les transporteurs marocains sont en incapacité d’acheminer leurs marchandises vers l’Espagne par voie terrestre "

Ici on parle par voie terrestre, mais pourquoi en guise de solution provisoire on les achemine pas par voie aérienne avec la filiale de la RAM (RAM Cargo) ? Cela serait une alternative provisoire pour contourner ces limitations.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 19 Juin 2017 - 19:16

ralek1 a écrit:
Non Fahed, l'accord sur les produits agricoles a toujours été avec des quotas. L'accord de libre échange est appliqué graduellement, mais n'est pas encore à 100%. Cela protège pour l'instant les agriculteurs espagnoles et portugais.

C'est en partie cela qui explique les prix du marché marocain. Quand tu trouves les tomates à 1 ou 2 DH le kilogramme, c'est que le quotas a été atteint! C'est le majeur problème des agriculteurs marocains. On produit de certains fruits et légumes plus que ce dont on a besoin. L'absorption d'une partie par l'Europe, laisse de la place aux petits agriculteurs marocains pour profiter un peu de la montée des prix ou au moins de ne pas vendre à perte!!

Il y a urgence à trouver un marché pour écouler notre marchandise  car on ne peux pas compter que sur l'Europe.

Le problème du Maroc c'est qu'il exporte pour 2,5 milliards $ et il importe pour 5 milliards $ par an de produits alimentaire.

Avant de chercher des nouveaux marchés à l'export, il faut réduire au maximum les importations par la production locale.

Il y a un problème au niveau de l'optimisation des ressources existantes et de la planification. Ainsi qu'un manque de synergie avec les autres secteurs comme l'industrie agro !

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