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 Économie marocaine

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Silent Urban SERE
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 17 Juil 2017 - 9:38

Silent Urban SERE a écrit:
il faut avoir une vision pour une redistribution du tissue économique sur toutes les régions du Maroc, un des leviers pour y arriver est de: préserver les terrains agricoles autour des grands pôles industriels. Car nous avons des pôles qui grandissent vites et sans limites, alors que d'autres  villes meurent en silence.
Le coût du foncier est un levier,  mais tant que les magouilleurs grignotent les terres agricoles, rien ne peut être fait.
Sans oublié d'orienter d'aller ailleurs, de veilles usines polluantes, situées en plein milieu urbain.

Voilà un artícle apparu aujourd'hui, plus ou moins dans ce sens.


Citation :

Les industriels fustigent les mouvements d’urbanisation




Kiosque360. Les patrons d’entreprises industrielles voient d’un mauvais œil le développement de l’urbanisme que le Maroc connaît ces quelques dernières années. Pour eux, l’urbanisation développée est souvent synonyme de gel d’une grande partie de leurs projets d’extension.

Ces derniers temps, les mouvements d’urbanisation représentent un véritable obstacle au développement des projets de nos industriels. A l’origine du problème, une décision de la direction générale des travaux publics, rapporte le quotidien L’Economiste dans son édition de ce lundi 17 juillet

D’après le journal, la direction générale des travaux publics «autorise 400 entreprises à exercer. Tandis que près de 95% se retrouvent dans l’illégalité et n’ont pas droit aux autorisations pour procéder à des transformations ou extensions autres que celles existantes déjà dans les zones d’habitations», explique Siham Ammar, experte-consultante auprès de la Fédération de chimie et parachimie.

Changement de décor
Il faut comprendre que, lorsque la plupart des industriels étaient en phase d’implantation, cette problématique n’était pas d’actualité. C’est le développement de l’urbanisation qui est à l’origine, aujourd’hui, du gel d’une grande partie des projets d’extension de ces industriels. Ces derniers se sont retrouvés du jour au lendemain dans des zones habitables. Pour les patrons qui ambitionnent de mener un projet de développement de leurs usines, la seule alternative reste la zone industrielle de Jorf Lasfar.

Sur tout un autre registre, les acteurs du secteur industriel fustigent la loi portant réglementation des établissements insalubres, la jugeant aujourd’hui obsolète. «Elle date de plus d’un siècle», affirme sans détour un professionnel. En effet, elle a été mise en place le 25 août 1914. Il faut dire que cette loi classe les industriels en trois catégorie suivant la nature des opérations. La première catégorie concerne les entreprises qui mènent des activités classées «dangereuses», et ce sont généralement des entités qui manipulent des substances telles que les hydrocarbures, le butane ou encore le propane. Résultat: la majorité des sociétés utilisant le gaz de pétrole liquéfié, le butane ou le propane classés en première catégorie. Un véritable handicap pour les industriels.

Je propose que l'Etat leurs donnent des terrains ailleurs, et qu'à leurs places, ont construit pour les services publiques, que les promoteurs de l'immobilier économique, ont effacer de leurs plan, pour construire encore plus de logements profitable.

NB: la majorité de ses petites et moyennes usines, n'offrent à leurs salariés et techniciens, que des CDD renouvellables à l'infinis, ils (elles) sont avec 20 ans d'ancienneté, mais toujours avec des contrats de 6 mois (même on te payent en liquide, c'est à dire au noir)
En plus, ça m'étonnerai qu'ils déclarent leurs bénèfices et donc, payent l'impôt.

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Dernière édition par Silent Urban SERE le Lun 17 Juil 2017 - 10:20, édité 1 fois
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Silent Urban SERE
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 17 Juil 2017 - 10:07

l'economiste a écrit:

Regards croisés sur la croissance du Maroc


L’économie marocaine croît, mais pas assez pour résorber le chômage, redistribuer correctement les richesses. D’où des problématiques d’efficacité, en termes de transformation des investissements (publics et privés) en emplois et création de richesses. Les principales conclusions du mémorandum économique pays 2017 sur le Maroc de la Banque mondiale ont été présentées par Jean-Pierre Chauffour, économiste en chef de la Banque mondiale pour le Maghreb, lors d’une conférence organisée par l’association Tizi le mardi dernier. La conférence avait pour thème: «Economie marocaine: de la panne à l’émergence».
Pour Youssef Saadani, directeur des études économiques de la CDG, le mémorandum économique pays 2017 sur le Maroc de la Banque mondiale est fondamentalement fait sur l’emploi. «S’il fallait ne retenir qu’un seul indicateur qui le résume, ce serait le taux d’emploi. A mon sens, il synthétise tous les diagnostics qu’on pourrait faire sur l’économie marocaine», soutient l’intervenant. Lorsqu’on prend les plus de 15 ans, le Maroc en compte 42% à l’échelle nationale et 36% en milieu urbain. La segmentation des 36% en milieu urbain, révèle que les 25-35 ans représentent 45% de l’échantillon avec une tendance baissière. «Le Maroc converge vers une société où environ 1/3 de la population en âge de travailler contribue à la production», soutient Youssef Saadani. Ce qu’il appelle «la société du tiers productif». Le pays figure parmi les 10 pays qui affichent le taux d’emploi le plus faible dans le monde. Les pays en voie de développement et les pays développés sont autour de 60 et 70%. En France 80% des 25-35 ans travaillent.

Pour ce qui est du taux de chômage, le rapport de la Banque mondiale l’explique par les problèmes institutionnels. Le Maroc ne s’est pas doté de suffisamment d’institutions qui permettent une transformation structurelle de son économie. Les institutions seraient plutôt favorables à la rente et défavorables à une allocation efficiente des ressources. Pour Ahmed Rahhou, PDG de CIH Bank, membre du conseil économique et social, le problème est dû au manque d’efficience dans la mise en œuvre des politiques sectorielles. S’y ajoutent des réformes de la politique sociale et sectorielle, qui s’imposent. «Ce n’est pas le défaut de politique sectorielle et de volontarisme qui explique l’émergence d’un certain groupe de pays comparativement à un autre», soutient Youssef Saadani. Pour lui, les pays qui se sont développés ont tous connu l’industrialisation. Le seul ascenseur connu et testé historiquement est l’industrialisation. Cependant, le problème pour le Maroc est qu’il subit une désindustrialisation prématurée. A l’exception du Vietnam, aucun pays ne connaît un taux d’industrialisation à la hausse. La tendance est mondiale. L’industrialisation aurait pu lui permettre d’employer ses 25-35 ans en mal d’emploi. «A partir du moment où vous avez une population qui n’est pas encore éduquée et que vous sautez vers le tertiaire vous avez un problème de gain de productivité», explique Youssef Saadani. Cette problématique se pose dans les pays développés. Cependant, ils sont équipés pour y faire face. Cela n’est pas le cas pour le Maroc, vu ses scores de TIMSS ou de PIRLS (près ¾ des enfants d’environ 10 ans illettrés ou avec des lacunes fondamentales dans l’éducation…). La dépense publique est importante, mais pas réalisée de manière efficiente. En témoigne celle de l’éducation. «Au même niveau de dépense, d’autres pays font beaucoup mieux dans les classements internationaux sur l’éducation», soutient Ahmed Rahhou. Un certain nombre d’opérations et mesures traduisant comment lutter efficacement contre les rentes, la corruption à moyen et long terme ont été présentées. Le problème de gouvernance a été évoqué. Pour Rahhou, elle n’est pas bonne «par manque de concertation». «Chacun pense que parce que l’ambition est nationale les gens vont se mobiliser spontanément», soutient-il. Le cas de la province d’Al Hoceïma relève du même niveau d’analyse. L’Etat dépense des milliards par an en achats, sans qu’à aucun moment on se pose la question de savoir combien cela va créer d’emplois, de valeur ajoutée. La commande publique est régie par une charte qui ne lui fixe pas d’objectif politique. Dans des pays comme les Etats-Unis, la commande publique est destinée en grande partie à la promotion de l’innovation, les PME-PMI…Il y a nécessité que la commande publique soit régie par des textes nouveaux, qui permettent de générer de la richesse au niveau local, sans forcément que des distinctions soient faites sur l’origine du capital.
Autre mesure, l’idée de passer à un nouveau pacte social a été émise. Passer d’une couverture sociale liée au travail à une couverture liée au citoyen, avec des modes de financement qui ne soient pas adossés uniquement au travail mais par exemple à la croissance de l’économie, aux importations...

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 17 Juil 2017 - 11:34

quand je disais que s'agissant d’éducation, d'autres faisaient mieux avec moins de moyens...

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 19 Juil 2017 - 3:01

Fes-Meknes

Citation :
.Les écosystèmes de l’automobile et de l’aéronautique se mettent petit à petit en place dans la région de Fès-Meknès. Mais ce développement est loin d’être assez rapide aux yeux du ministère de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique.

Le parc Fès Shore vient d’accueillir un nouvel arrivant, le groupe Alten-Maroc, qui a inauguré sa branche «Systèmes embarqués automobile et aéronautique», en présence de Moulay Hafid Elalamy. A cette occasion, le ministre de l’Industrie, de l’Investissement, du Commerce et de l’Economie numérique a fait une petite mise au point et appelé les opérateurs de la région à investir dans les écosystèmes productifs qui auront un effet démultiplicateur de création d’emploi et de valeur, comme l’indique L’Economiste dans son édition de ce 19 juillet.

«Montez des dossiers solides, cherchez des partenaires et venez me voir», a affirmé le ministre qui promet de mobiliser ses confrères et ses équipes pour les accompagner. Car, en à croire Elalamy, les patrons de la région «ne l’ont jamais approché avec des projets», rapporte le quotidien qui explique qu’ils auraient surtout d’interminables doléances et des intentions spéculatives.

Pourtant, le potentiel de la région est là: un vivier de ressources humaines de qualité, des zones industrielles, des connexions autoroutières, ferroviaires et aéroportuaires. A ajouter à cela, le plan d’accélération industrielle dont pourrait profiter la région de Fès-Meknès et qui prévoit, entre autres, l’octroi du statut d’exportateur indirect aux sous-traitants ou encore le développement d’au moins une zone franche par région. «Pour Fès, une cinquantaine d’hectares sont réservés, une réserve attenante à la zone aéroportuaire», rappelle le ministre, soulignant qu’avec le dispositif intégré et novateur mis en place, les leaders mondiaux qui se sont rapprochés du Maroc «ont désormais davantage de visibilité et peuvent mener leurs projets dans des conditions plus avantageuses.» Affaire à suivre, donc…

http://fr.le360.ma/economie/fes-meknes-nouvelle-terre-daccueil-pour-les-equipementiers-automobiles-127871
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 19 Juil 2017 - 18:24

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 20 Juil 2017 - 18:46

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 20 Juil 2017 - 19:10

Ledesk est desormais l 'outil de la guerre de son nouvel actionnaire belhaj contre ilyas omari

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 20 Juil 2017 - 19:24

Adam a écrit:
Ledesk est desormais l 'outil de la guerre de son nouvel actionnaire belhaj contre ilyas omari
Oui, mais son argumentaire et les preuves qu il a exposé dans les trois articles sur ce projet ,ne rend pas son investigation sans mérite .
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Adam
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 21 Juil 2017 - 8:35

Citation :

Des groupes bancaires marocains exposés à la faible qualité de leurs actifs et un goût du risque trop prononcé, selon Fitch Ratings


Dans une note d'analyse publiée le 19 juillet, Fitch Ratings, indique que les banques marocaines sont exposées aux aléas de la volatilité des économies où elles évoluent, en raison de la faible qualité de leurs actifs et de leur appétit plus que modéré pour des engagements risqués.

« L'encours des actifs financiers immobilisés équivaut à environ 10% des immobilisations corporelles pour les principales banques marocaines, un niveau de couverture limité, étant donné les profils de risque des banques, le risque de concentration à un débiteur unique et la sous-déclaration éventuelle des créances douteuses », a expliqué l'agence de notation.

Elle note que le ratio d'adéquation des fonds propres de ces banques, compris par ses analystes comme étant la part du capital social sur la moyenne pondérée des risques, est à 12,6%. Si on est au-dessus de la norme de 10,6% minimum du consensus de Bâle sur la régulation des activités bancaires, l'analyse fait ressortir que des banques importantes comme Attijariwafa Bank sont à seulement 10,8% et BMCE Bank of Africa est même à 9,7%.

Fitch Ratings note aussi, que bien qu'à seulement 9,7%, l'encours moyen des créances douteuses sur le volume global des prêts accordés par les banques marocaines, est plus important que celui des banques des pays développés.

L'agence pousse plus loin la réflexion et indique que les pratiques de publication financières font que le poids de ces crédits à risque est minimisé. Elle prend pour référentiel, le fait que des banques comme Société Générale Marocaine des Banques et BMCI (BNP Paribas Maroc), qui sont des filiales de grands groupes français, et donc ont des règles plus strictes de déclaration de créances douteuses, sont respectivement à 14,6% et 12,7% de ratio de créances douteuses.

Fitch note enfin l'appétit trop important des banques marocaines pour des engagements risqués. Elle mentionne le fait que trois banques marocaines sont dans une expansion agressive en Afrique, un marché où les profils de régulation varient, et dont les pays ont presque tous un profil jugé à risque par l'ensemble des agences de notation.

Mais au-delà de ce tableau sombre, Fitch Ratings estime que les banques marocaines peuvent bénéficier d'un appui si nécessaire, soit de l'Etat (Attijariwafa et BMCE Bank), soit de leur actionnaire majoritaire (CIH Bank), soit alors de leurs groupes parents (SG Marocaine de Banques et BMCI). Cela leur vaut une note de profil d’investissement, beaucoup plus attractive.

Sur la Bourse de Casablanca, l’indice des banques affiche un taux de rendement de 3,19% depuis le premier janvier 2017. C’est moins important que la progression des autres indices de ce marché financier.

#Source

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 21 Juil 2017 - 10:57

Shugan188 a écrit:
Adam a écrit:
Ledesk est desormais l 'outil de la guerre de son nouvel actionnaire belhaj contre ilyas omari
Oui, mais son argumentaire  et les preuves  qu il a exposé dans les trois articles sur ce projet ,ne  rend pas son investigation sans mérite .

Je dois avouer qu'il y a de nombreux points d'interrogation sur ce projet. Le Desk a bien cerné le probleme. Le plus evident etant que le partenaire Chinois ne semble pas de taille pour une telle aventure.

Il y a de fortes chances que ce projet ne soit en fin de compte qu'un autre projet de ville dortoire avec quelques unités industrielles (ce qui en soit est mieux que rien)

Mais je ne demande qu'à avoir tord
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 25 Juil 2017 - 1:45

Maghreb Steel réduit son endettement
Citation :

LE sidérurgiste national sort la tête de l’eau. Près de trois ans après la mise en place d’un plan de sauvetage, suite à de grosses difficultés financières, Maghreb Steel affiche des résultats probants. L’endettement a été ramené de 6 milliards de DH à 4,5 milliards de DH. C’est ce qu’a annoncé à L’Economiste Amine Elouali, directeur général délégué de l’entreprise. L’Ebidta (résultat comptable hors amortissements, provisions, impôts et taxes) est passé de -260 millions de DH en 2014, à -50 millions de DH en 2015 avant d’atteindre 213 millions de DH. «Dès le deuxième semestre 2015, nous avons commencé à dégager des résultats positifs. Nous réalisons actuellement des résultats meilleurs que ceux fixés par le business plan», souligne-t-il.
L’amélioration du processus de fabrication est au cœur de la nouvelle stratégie. La production quotidienne a été ramenée à 3.000 tonnes/jour soit le double par rapport à 2014. Sur une capacité de production installée d’1 million de tonnes, au niveau des deux sites, le sidérurgiste ne produit actuellement que 600.000 tonnes. Son objectif est d’atteindre 700.000 tonnes fin 2017. Les volumes à l’export doublent chaque année passant de 50.000 tonnes en 2015, à 100.000 tonnes en 2016 et à 200.000 tonnes prévisionnelles pour 2017. Les principales destinations sont l’Espagne, la France, l’Algérie, la Tunisie, le Liban et l’Afrique de l’Ouest. Cette année, le sidérurgiste a démarré l’export vers le Canada et les USA profitant des avantages offerts par l’ALE.  
Sur le marché local, Maghreb Steel fournit essentiellement la construction et les TP marqués par la baisse des mises en chantiers et le retard des projets d’infrastructures. En revanche, son entrée sur le marché de l’automobile augure de bons résultats. Actuellement, il livre le constructeur Renault avec lequel il a conclu un accord portant sur 25.000 tonnes sachant que le groupe français consomme annuellement 200.000 tonnes d’acier. «Nous comptons lui fournir 70.000 tonnes à partir de 2019. Aujourd’hui, il y a des véhicules Sandero et Docker qui sont équipés de tôles fabriquées par Maghreb Steel», s’enorgueillit Elouali. L’entreprise a aussi entamé depuis 6 mois les négociations avec PSA pour être référencée en tant que fournisseur en tôle pour son usine de Kénitra dès 2019. Le potentiel pour Maghreb Steel est de 50.000 tonnes/an. Sur le volet sourcing, l’entreprise est en négociation avec Volkswagen, Seat et Ford soit pour l’approvisionnement direct ou à travers Snop, GMD ou autres équipementiers.
Maghreb Steel a obtenu, au cours du premier trimestre 2017,  la certification ISO TS 16949, norme concernant la démarche qualité dans l’industrie automobile, élaborée par l’International Automotive Task Force (IATF). L’entreprise vise à atteindre, à moyen terme, 200.000 tonnes de commandes fermes en tôle de la part des constructeurs automobiles.
Le contrat conclu avec le consortium mené par Nareva Holding portant sur un mégaprojet éolien intégré de 850 MW a également permis au sidérurgiste de remonter la pente. Il s’agit d’un volume de 50.000 à 60.000 tonnes d’acier qui serviront à la construction de mâts d’éolienne. «Nous espérons démarrer les livraisons dès le 2e semestre», déclare Elouali. Cette expertise permettra au producteur de mieux se positionner pour la construction de futures centrales.
Maghreb Steel veut également accompagner la stratégie «Gas to power» à travers la fourniture d’acier pour la construction de gazoduc reliant Jorf Lasfar au Gharb. Par ailleurs, la société est en train de développer de nouveaux produits ciblant le marché algérien de pétrole et de gaz.
Le producteur national a été encouragé dans son développement par les mesures anti-dumping instaurées sur les importations d’acier plat en provenance de huit pays (Japon, Corée du Sud, Australie, Brésil, Pays-Bas, Angleterre, Turquie et Russie).
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Silent Urban SERE
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 25 Juil 2017 - 16:42

Les propriétaires de voiliers et yachts français, et méditérraniens en général, peinent à trouver des places en méditérrané a des prix abordables, ils mènent leurs voiliers jusqu'à l'europe de l'est ou en Turquie. En France, il faut une attente de plus d'un an pour trouver une place même a prix fort.

Une solution pour les côtes rifaines, serait de construire des petits ports de plaisance, avec un écosystème de réparations en fibre de verre, d'accastillages et outillages, mécaniques, gardiennage à sec... On peu impluser un mix touristique mer-montagnes, avec des petits passages piétons en montagnes éclairés, des bungalows...

Il faut encourager les marocains à ce sport et loisirs, comme on a fait avec le Golf.
De nos jours, on peu aménager des places avec des kits en plastiques flottants.

l'Economiste a écrit:

L’IMAGE choque! Les amateurs de sport et de tourisme nautiques se plaignent du manque de moyens, mais à la base nautique d’Agadir, une centaine de bateaux, de la classe Optimist, sont abandonnés depuis plusieurs mois.
Acquis par la Fédération royale marocaine du yachting à voile, ces bateaux, qui permettraient aux jeunes pratiquants de s’initier aux sports de plaisance et donneraient un argument touristique supplémentaire à la capitale du Souss, n’ont toujours pas été distribués aux différentes bases nautiques et clubs de voile du Royaume. Il faut dire que, depuis trois ans, cette fédération est en léthargie. En dehors de la semaine nautique internationale de M’Diq, de la Semaine de Rabat ou encore la Saïdia Sailing Cup et de quelques régates, il y a trop peu d’événements pour des vocations et l’intérêt du tourisme. Aucun marin marocain n’a d’ailleurs été qualifié pour les Jeux olympiques de Rio. Pourtant, avec ses 3.500 km de littoral marin, le Royaume dispose d’un formidable potentiel pour développer la plaisance et les sports nautiques. Or, malgré le développement de nouvelles marinas, la pratique de la voile n’arrive toujours pas à prendre son envol. A l’heure actuelle, peu d’initiatives sont prises pour encourager le développement du nautisme et de la plaisance. Même si on compte aujourd’hui une centaine de clubs de voile, les moyens étant plus que restreints, autant dire qu’il n’y a pas grand-chose.

Les seules catégories de bateaux que l’on trouve dans ces clubs sont des Optimist ou des Lasers, ce qui ne peut pas satisfaire une clientèle touristique étrangère habituée à naviguer sur d’autres formats de voiliers. En fait, il n’y a que quatre bases nautiques réellement actives: Saïdia, Rabat, Mohammedia et Agadir. Pourtant, il est évident que le nautisme au Maroc pourrait aussi contribuer à une véritable économie de la mer. Ainsi, si le Royaume a pu créer des écosystèmes pour l’industrie aéronautique, pourquoi ne pas envisager la même chose pour le tourisme, la formation et une petite construction navale?

Aujourd’hui, tous les chantiers navals dans le monde se basent sur les progrès et les avancées technologiques du secteur aéronautique pour construire des bateaux de plus en plus performants. Pourquoi le Maroc ne serait-il pas capable, lui aussi, de fournir des pièces détachées pour l’industrie nautique? Dans le monde du surf, par exemple, on a vu ces dernières années, à Dar Bouazza, que l’essor des sports de glisse a attiré des artisans qui fabriquent localement des planches de surf, des shapers, à des prix compétitifs.

Dans le domaine du nautisme et de la pratique de la voile, on pourrait très bien envisager la mise en place d’une économie locale de l’accastillage ou autres pièces pour bateaux.

A titre d’exemple, on pourrait s’appuyer sur l’expérience tunisienne qui, avant le Printemps arabe, avait constitué une commission regroupant les ministères du Transport, du Tourisme et des Sports, pour développer une stratégie efficiente de la navigation de plaisance, en évitant les bagarres de minarets et les déperditions d’énergie.


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 25 Juil 2017 - 19:20

Encore une fois, Silent Urban SERE, il serait bon que tu fasses des recherches sur ce qu'il y a au Maroc avant de sortir des propositions... Comme si les consultants de McKinsey qu'on paye des millions n'avaient pas pensé à faire construire des marinas ou des centres d'apprentissages pour l'artisanat (un autre des tes posts memorables).

Donc sache que le plan Azure et les differents plans pour l'accroissement du nombre de touristes contiennent tous des centaines de marinas. De Marina Smir (Cabo Negro) à Saidia, le nombre de marinas est impressionnant... tout comme l'est le nombre de spots vides.

A celles dejà existantes dans le Nord et l'Oriental s'ajoutera celle de Tanger (restructuration du port de la ville) et sans doute celui de Nador (une fois Nador West Med construit il y aura reconversion du port de la ville en marina). Mais ces marinas sont vides. Il suffit de voir les images de Google Earth pour s'en convaincre.

Donc, jusqu'à maintenant ce genre d'investissement n'est pas payant. Il semblerait qu'avoir son yacht amarré en face du club nautique de Monte Carlo ait plus de glamour que Marina Smir.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 25 Juil 2017 - 21:49

Idem pour le golf, j'aimerai bien connaître le Retour sur investissement des centaines de millions investis et millions de M3 engloutis. Combien de nuitées en retour ? par une sorte de tradition "monarchique" on s'est entiché de pratiques sportives hyper élitistes (golf, équitation, yachting...) pour lesquels nous ne disposons pas d'un socle assez large pour une généralisation de la pratique.
Pour les marina, seul tanger a une chance d'émerger. Il faut être sur une route touristique maritime pour attirer des bateaux. Personne ne viendra a nador oú saidia. L'offre touristique aux abords est quasi-nulle. Qu'y a t-il a faire a saidia ?
Les étrangers qui s'amarrent a la rochelle ou Bordeaux peuvent visiter des dizaines de châteaux, de caves de grands crus, des parcs naturels, bref, un tas de choses.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 25 Juil 2017 - 22:20

Moi je parlais de places d'amarrage en hiver, dans ses pseudos marinas, il y'a même pas de l'eau chaude, toilettes, magasin... Sans parler de créer un vrai écosystème autour de cette activité. La Tunisie a plus de renommé dans ce domaine que nous. Nous avons aucune visibilité à l'internationale en ce secteur, ni promotions.

Dans ces grands ports touristiques, difficile de trouver des places permanentes ou long hivernage. pour eux c'est plus rentable des petits séjours, la plupart trouvent pas de places en méditérrané, et sont obligé d'amener leurs voiliers jusqu'à la Croatie par exemple.

PGM@ Pour les Golfs, c'est ce laisser faire et cette impunité dans la gestion de l'eau qui pose problème, au bénèfice du patron de l'hotel!

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 26 Juil 2017 - 12:24

Citation :
La ruée inhabituelle vers les couvertures du risque de change a ponctionné 38 milliards de DH en devises

La ruée inhabituelle vers les couvertures du risque de change a ponctionné 38 milliards de DH en devises

EXCLUSIF. Médias24 a reconstitué ce qui s'est passé pendant ce mois de juin qui a vu une forte baisse des réserves internationales nettes à cause d'une ruée vers les couvertures, justifiée par la crainte d'une dévaluation.




Le 14 juillet, les réserves nettes en devises ont légèrement remonté, marquant une rupture avec la baisse continue entamée à la mi-avril. Elles se sont élevées à 202,2 milliards de DH contre 196,3 MMDH une semaine auparavant (voir graphique et tableau, en MMDH et en mois d'importation).





Cette situation est le résultat des mesures prises par la Banque centrale et des rappels et contrôles effectués par l’Office des changes auprès des banques commerciales.

Médias24 a contacté ou rencontré les principaux acteurs privés dans cette affaire ainsi que des experts et reconstitué les grandes lignes de ce qui s’est passé. Toutes les sources ont demandé l’anonymat. Seuls la Banque centrale et l’Office des changes ont refusé de s’exprimer.

Un seul chiffre suffit à résumer la situation. Habituellement, les couvertures pour risque de change représentent 7 MMDH par semestre. Du 1er janvier au 30 juin 2017, elles ont atteint 45 MMDH.

L’un des acteurs majeurs fait la lecture de ces chiffres: “Ce changement de comportement est-il induit par une flambée des matières premières? Non. La seule explication est la crainte d’un événement donné, la flexibilité des changes“.

Le phénomène commence à la mi-avril et s’accentue jusqu’à fin juin.

Dans les salles de marchés, “le client qui couvrait 100, couvre maintenant 1.000“, nous explique un opérateur. “Les clients se sont sur-couverts dans la crainte d’une dévaluation“, nous assurent plusieurs sources bancaires. Les durées des couvertures sont excessivement allongées. Dans quelques cas, rares il est vrai, des couvertures ont été effectuées sur des périodes longues allant jusqu’à 2020 ou 2021.



Au cours de la première quinzaine de juin, le phénomène s’accélère au point que la consommation de devises atteint 1 à 1,2 MMDH par jour.

La Banque centrale s’en inquiète et commence à demander aux banques de justifier leurs demandes en devises.

Selon des sources bancaires, lorsqu’une banque n'arrivait pas à justifier la demande, la Banque centrale ne servait pas les devises. La même source explique qu’aucune opération d’importation n’a été bloquée et que les transferts de dividendes vers l’étranger se sont déroulés normalement.


Le marché fonctionnait jusqu’alors sur la base de l’instruction de 2013 de l'Office des changes: aucune demande de devises ou de couverture ne peut être servie sans être adossée à une opération commerciale réelle et justifiée. Chaque salle de marché était censée avoir un desk compliance, qui vérifie la conformité réglementaire de chaque demande de couverture. C’est à ce niveau que la chaîne a été rompue.

L’Office des changes a d’ailleurs entamé au cours de la seconde quinzaine de juin des actions de contrôle auprès des banques. Celles qui n’ont pas respecté la règlementation risquent gros au vu de la palette de sanctions dont dispose l’office.



Les banques commerciales concernées ont bien reçu les 45 milliards de DH en devises et les ont placés avec les contreparties de la Banque centrale pour pouvoir servir leurs clientèles à chaque échéance convenue.

Combien de banques ont-elles été à l’origine ou bien ont toléré cette ruée vers les couvertures? Impossible de le savoir avec précision. Toutes les sources refusent de donner des noms. Ce qui est certain, c’est que toutes les banques ne sont pas concernés. Nos sources évoquent 3 à 4 banques qui ont manipulé de gros volumes et réalisé des gains assez substantiels.

Les “gagnants“. Combien de bénéfices ont été engrangés par ces banques? Nous devrions avoir une petite idée fin septembre prochain avec la publication des chiffres des banques et notamment de leur activité changes. En attendant, l’activité additionnelle (comparativement à une période normale), s’est élevée à 38 MMDH. A multiplier par la commission de chaque banque concernée.

Les perdants. Ce sont les mêmes banques ainsi qu’une partie des clients concernés. Les mêmes banques encourent des pénalités de l’Office des changes. Quant aux clients, ils ont bien vu qu’il n’y a pas eu dévaluation, ni même flexibilisation des changes. Le coût des couvertures injustifiées est une perte sèche.

Les réserves internationales. La baisse des réserves internationales n’est pas dramatique, étant donné que les montants sortis sont des avances sur achats ultérieurs.

Les conclusions. Il y en a deux:

-Les autorités monétaires ont certainement péché par excès de transparence. C’est une leçon pour les autres pays: il vaut mieux éviter les annonces préalables. La flexibilisation, si jamais elle est maintenue, se fera sans annonce préalable.

-Mais l’excès de transparence justifie-t-il l’excès de prudence du gouvernement qui a décidé de reporter sine die la flexibilisation? Le risque était, c’est évident, limité à 2,5% de décote. Cela n’aurait pas été dramatique. Si l'on n'accepte pas une décote de 2,5%, il ne fallait pas accepter la flexibilisation, dès le départ.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 26 Juil 2017 - 19:51

Les bourgeois sont compradores par nature. Tous les memes sous toutes les latitudes.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 26 Juil 2017 - 23:43

Article du Financial Times. Je ne suis pas d'accord avec ce qu'il dit au sujet de notre infrastructure sinon il a bien resume le probleme:

North Africa aims to emulate Asia’s flying geese
Region well placed to benefit from rising wages elsewhere but has hurcled to clear
by: Riccardo Fabiani, Eurasia Group

For years, north Africa has struggled to expand its manufacturing base beyond the textiles, mechanical, electrical and cement sectors. Despite a few success stories, Morocco, Tunisia and Egypt, the resource-poor countries of the region, have failed to become a cheap production base for European industry.

One reason is that, since the early 1990s, north Africa has suffered from competition from eastern Europe and Southeast Asia — both sources of very cheap and skilled labour compared with the southern Mediterranean economies.

However, after a long period of slow growth, the tide could be about to turn. Rising wages in eastern Europe are pushing companies to look for opportunities to shift the labour-intensive segments of their supply chains.

In recent years, some north African countries have made gains in new industrial sectors, especially automotive and aerospace. Morocco, where Renault has crossed the threshold of 1m cars exported from its Tangier facility, stands out as the most successful in this respect.

Just behind Morocco is Tunisia, where several automotive and aerospace components suppliers have been based for years, although a big carmaker has yet to establish a presence.

Algeria is now trying to follow a similar path by building a domestic industrial base through import substitution.

The question now is whether north Africa can emulate the Asian “flying geese” — a paradigm under which industrial production shifts from mature economies such as Japan to emerging markets — initially South Korea, Taiwan, Singapore and Hong Kong and later Malaysia, Indonesia, Thailand and others — thanks to a mix of factors including the product cycle, lower labour costs, state intervention to promote local manufacturing and so on.

North African countries are betting that now could be their time. Low labour costs, improving physical and human capital and policies designed to promote local production mean that Morocco, Tunisia, Egypt and even an important hydrocarbon producer such as Algeria are in a position to attract foreign direct investment in carmaking and aerospace.

These countries have much in common: wide current account and fiscal deficits, high levels of unemployment and stable political contexts when compared with sub-Saharan Africa or the Middle East.

However, talk of an imminent industrial boom may be premature. Various problems have not been fully addressed. Human capital remains problematic, even by MENA standards — Morocco, Algeria and Tunisia consistently rank among the worst countries in terms of educational standards. Morocco has tried to address this with education reforms, while offering foreign investors financial support to set up training programmes for their workers. That said, the shortage of skilled labour is likely to remain a significant weakness for the foreseeable future across the region.

Likewise, the reservation wage — the level at which workers are willing to take a job — of many unemployed north Africans is higher than one might expect. Large public sectors in the region have contributed, as many of the unemployed hope to become government employees to enjoy generous salaries and benefits. For example, public sector wages are higher than those in the private sector — in Egypt by 48 per cent, and Tunisia 36 per cent. In the aftermath of the Arab Spring, governments are struggling to contain social frustration and are often tempted to offer public sector jobs to reduce pressure.

Physical infrastructure is also problematic. In Algeria, Morocco and Tunisia, standards are well behind those of most eastern European, Asian and Middle Eastern economies. Logistical challenges are therefore still significant, despite considerable efforts during the past 10 years. Aside from a few relatively well-connected enclaves — for example, Tangier in Morocco, thanks to its deepwater port; or Tunisia’s coastal cities — these economies remain poorly linked with the rest of the world and its main economic centres.

Most importantly, however, north African governments do not seem to enjoy the political conditions that enabled the Asian economies to take off. The Asian development state benefited from competent bureaucracies dedicated to economic growth and industrialisation and from autonomy vis-à-vis the business class.

North African countries, however, suffer from low state capacity. Local bureaucracies are inefficient and often captured by business interests. Under such conditions, it is hard to imagine how Tunisia or Algeria could engineer a phase of rapid industrialisation and accelerated economic growth.

Nevertheless, on balance, north Africa is an attractive FDI destination thanks to its relatively cheap labour force and slowly improving physical and human capital.

Yet political and economic challenges mean that success will depend on each country’s ability to tackle these issues. Morocco’s vertically integrated bureaucracy and reform-minded technocrats seem to be better positioned than Tunisia’s chaotic democratic transition or Algeria’s gerontocracy to reap the benefits of growing eastern European production costs. North Africa is unlikely to produce its own flying geese in the short term.

Riccardo Fabiani is senior analyst for the MENA region at the Eurasia Group, a political risk consultancy.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 27 Juil 2017 - 15:36

Citation :
Othman Benjelloun, Pdg de BMCE Bank of Africa, à son siège donne une conférence de Presse sur l’avancement dans la réalisation de la «Cité Mohammed VI Tanger Tech»
https://www.facebook.com/ledesk.ma/videos/vb.845683085494622/1476428859086705/?
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 27 Juil 2017 - 18:56


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 27 Juil 2017 - 21:45

Cité Mohammed VI Tanger Tech : les parties prenantes s'engagent à mener à bien le projet

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 27 Juil 2017 - 23:26

Je note que l'article du desk à déclenché une campagne massive de communication....Comme si les commanditaires eux mêmes voulaient se rassurer.
Wait and see

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 28 Juil 2017 - 15:54

Comme quoi, nous ne pouvons pas faire sans une vrai presse d'investigation. Le Desk est un organisme de presse de qualite moyenne. Imaginez le nombre de lievres aue les organes de presse pourraient soulever si les journaux nationaux faisaient leur travail. Les differents partis recoivent des subsides pour leurs journaux qui se sont tous (de l'Opinion/Al Alam au Itihad Ichtiraki/Liberation) transformes en organes de propagande sans aucune ethique journalistique.
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Silent Urban SERE
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Sam 29 Juil 2017 - 15:44

PGM a écrit:
Citation :
La ruée inhabituelle vers les couvertures du risque de change a ponctionné 38 milliards de DH en devises

rt.[/b]

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Ils nous prennent pour des cons ses Messieurs là haut, 3,8 milliards de dollars de couvertures de risques.! D'abord nous sommes pas Wall street, deux, les couvertures de risques sont un jeu d'écriture comptable qui concerne pas les réserves en devises, ils sont pas sorti du territoire pour dire qu'elles sont plus là.

La vrai RAISON de ce montant astronomique, sont les achats de banques africaines par Attijariwafa Bank and Co.

Toutes les Entreprises proches du palais ont bénéficiaient des largesses de l'Etat (prêt sans garanti et avantageux, monopole sur le marché, douanes, absence de controles fiscales...)  elles se sont engrossies, c'est bien et avantageux pour notre économie, mais là, ils ont rien investis socialement pour aider l'économie et le peuple.

Tout ce film hindi, pour effacer cette ardoise et faire passer la pilule.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Sam 29 Juil 2017 - 16:02

Silent Urban SERE a écrit:
PGM a écrit:
Citation :
La ruée inhabituelle vers les couvertures du risque de change a ponctionné 38 milliards de DH en devises

rt.[/b]

Medias24


La vrai RAISON de ce montant astronomique, sont les achats de banques africaines par Attijariwafa Bank and Co.


ça n'a rien avoir ni avec les achats des banques africaines ni avec les couvertures du risques, Les banques les ont mis de coté en magouillant avec des exportateurs, ils misaient sur la baisse du dirhams pour faire des milliards en quelques mois . si dans quelque mois le dollars vaudra 13 dhs au lieu de 10, c'est carrément 30% de rendement avec 0 risque

Citation :

Pour la seconde question, elle reste centrale et surtout très sensible. Ce qui inquiète avant tout les opérateurs économiques mais aussi le citoyen lambda, c’est bien le spectre de la dépréciation qui pèse sur le dirham. Car, même si sa fluctuation sera encadrée par BAM à travers une bande de fluctuation, tout le monde garde à l’esprit les cas égyptiens, nigérians ou encore tunisiens, dont la flexibilisation des monnaies a eu l’effet d’une bombe chimique sur le pouvoir d’achat.

La crainte d’une dévaluation imminente a, d’ailleurs, soulevé un vent de panique sur les marchés monétaires, poussant les spéculateurs nationaux à vite se positionner pour se protéger, mais aussi pour profiter des gains que cette réforme peut générer. D’où la colère d’Abdellatif Jouahri à l’encontre des banques qui ont copieusement pompé les réserves en devises du Royaume à hauteur de 44 milliards de dirhams en moins d’un mois. Tenez-vous bien: sur les 20 derniers jours, certaines banques ont constitué pour le compte de certains clients, des réserves allant jusqu’à 5 ans d’importations! Même si Jouhari a tapé sur la table, cela ne devrait pas dévier notre attention du vrai sujet (…)

Vous l’aurez compris, la flexibilisation s’apparente à un écran de fumée pour éviter de parler de dévaluation et ainsi affecter la réputation des Etats. C’est une des dernières trouvailles du Fonds Monétaire International visant à accélérer les réformes dans des pays en difficulté tout en préservant leur souveraineté en façade.

Alors que le Maroc bouillonne de revendications sociales, que le morale des patrons est au plus bas, l’on peut se demander quelle mouche a piqué le ministère des Finances et la banque centrale de vouloir persister à introduire la flexibilisation du Dirham, avec ce que celle-ci comporte comme risques inflationnistes.

D’ailleurs, il s’agit d’une décision si sensible pour le pays que, ces derniers mois, il se murmure dans les milieux économiques à Rabat que deux blocs de pensée ont pris forme. Le premier, qui s’est constitué autour de l’orientation de la banque centrale et qui souhaite mener cette réforme jusqu’au bout. Sans doute une velléité du Gouverneur, qui marquera ainsi doublement l’histoire du Maroc. Pour avoir d’abord géré le Programme d’Ajustement Structurel (PAS) en 1983, alors qu’il était ministre des Finances et, aujourd’hui, en supervisant la transition vers un dirham flexible.

Le second bloc, plus conservateur et plus politique et surtout plus conscient des tensions sociales, voudrait qu’un tel choix fasse l’objet d’une validation par les élus du peuple. Les enjeux sont de taille et l’Etat n’aurait pas dû laisser une décision aux conséquences sociales lourdes, touchant directement au pouvoir d’achat des ménages, entre les seules mains de techniciens.

Seulement voilà, les dés sont jetés, et nous n’aurons que les annales d’histoire pour juger.

http://www.economie-entreprises.com/la-goutte-de-trop/
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