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 Économie marocaine

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alphatango
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 8 Nov 2017 - 0:16

Voici le rapport de la Cour des Comptes sur la Caisse Marocaine de Retraite.

http://www.courdescomptes.ma/fr/Page-42/actualites/communique-de-presse/rapport-sur-la-caisse-marocaine-de-retraite/41-199/

Les articles sur le sujet sont tous alarmistes. La réalité est que le regime militaire de la CMR n'a plus de cash depuis des années et les soldats retraités continuent de recevoir leurs pensions. La seule difference est que c'est le budget de l'etat qui finance la caisse. Il en sera de meme pour le regime civil de la CMR lorsque les reserves seront épuisées. A ce moment-là, le budget de l'etat devra renflouer la caisse. On sera alors dans une situation où tous ceux qu'on avait incité à partir en retraite anticipée pour reduire la masse salariale dand le budget de l'etat... redeviendront un poids pour le budget de l'etat.

Il aura fallu la Cour des Compte pour expliquer que la reforme de 2016 n'est pas suffisante. A ce que dit la Cour des Comptes, j'ajouterai les points suivants:
- Tant que nous n'ouvrons pas le regime des retraites aux independants (les commerçants etc) et aux professions "informelles" en leur offrant une pension minimum (le SMIC) en echange d'une contribution forfaitaire (durant quarante ans), la CMR restera mourante. Il faut immediatement accroitre dramatiquement le nombre de personnes qui cotisent et la seule maniere est de l'ouvrir aux independants. Il n'y a que 600,000 personnes qui contribuent au regime civile de la CMR!!!
- Le mandat d'investissement que la CMR donne à la CDG est une blague puisque la CDG ne doit générer qu'un rendement de 4%. Ce mandat doit etre modifier car il n'est pas en ligne avec les besoins de la caisse ni avec le type de rendements que nous pouvons obtenir au maroc (le rendement locatif est de l'ordre de 12% au Maroc à titre d'exemple).
- Il faut mettre une limite au maximum qu'une pension publique peut atteindre. Il n'est pas normale que nous mettions 99% de nos pensionnés (les petites pensions) au meme niveau que les 1% qui reçoivent des pensions de ministre. Il faut un plafond et offrir à ceux qui ont des salaires élevés de contribuer individuellement à une pension complementaire.
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Shugan188
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 9 Nov 2017 - 22:13

http://leconomiste.com/article/1019904-station-de-dessalement-3-8-milliards-pour-le-projet-de-chtouka

Citation :

Station de dessalement: 3,8 milliards pour le projet de Chtouka


C’est une excellente performance pour le Maroc et une bonne nouvelle pour le Souss, grenier du Maroc. Le méga-projet de dessalement de l’eau de mer du Royaume, le premier au niveau mondial, pour les besoins de l’irrigation et l’approvisionnement en eau potable d’une capacité à terme de 400.000 m3/jour, sera établi à Chtouka dont la nappe enregistre un déficit hydrique de 60 millions de m3 par an.

..........


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mourad27
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 9 Nov 2017 - 23:15


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Barsdz
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 10 Nov 2017 - 16:18

Y a t il un impacte sur l'économie marocaine due a la hausse du prix du pétrole ?
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Fahed64
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 10 Nov 2017 - 16:30

Barsdz a écrit:
Y a t il un impacte sur l'économie marocaine due a la hausse du prix du pétrole ?

L'importation de pétrole est plus chère.... Logique ! Ça impactera le déficit commercial aussi et le porte monnaie des marocains puisque le carburant n'est plus subventionné !

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PGM
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 10 Nov 2017 - 16:40

il faut intégrer un décalage de 3 mois. le pétrole livré pour le 4 ème trimestre 2017 a été acheté en aout/sept. L'impact sera donc en 2018.

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Shugan188
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 13 Nov 2017 - 19:50

https://www.medias24.com/MAROC/NATION/POLITIQUE/178160-Adoption-historique-d-un-regime-des-retraites-des-professions-independantes.html
Citation :

Adoption historique d’un régime des retraites des professions indépendantes


17 ans après avoir été initié par le gouvernement Youssoufi, le projet de loi instaurant un régime des retraites au profit des professions indépendantes devait être adopté ce lundi 13 novembre à la Chambre basse. Il concernera, à terme, 5 millions de travailleurs et 11 millions d’ayants droits.

"C’est la fin d’un long combat pour faire bénéficier toutes les catégories de professionnels indépendants et les non-salariés qui exercent une activité professionnelle de pensions de retraite", se félicite le député Mostafa Chennaoui, qui votera pour son adoption en plénière prévue ce lundi 13 novembre après la séance de questions au gouvernement.

Adopté récemment par la Chambre des conseillers, le projet de loi 99-15 passera en dernière lecture à la 1ère Chambre afin d’être adopté définitivement puis d’entrer en vigueur à une date indéterminée.

Après être passé pour examen entre les mains des membres de la commission des affaires économiques et sociales, il devrait, d’après notre interlocuteur, être adopté à l’unanimité par les représentants.

"Malgré quelques insuffisances que nous pourrons rattraper ultérieurement, je me réjouis de son adoption même si le Maroc a accusé beaucoup de retard en matière de retraite et d’assurance-maladie pour les professions libérales, les artisans et les travailleurs indépendants.

"Son adoption constituera une grande avancée car il concerne une grande partie de la population active qui ne bénéficie d’aucune prévoyance sociale. Aujourd’hui, seuls les salariés du secteur privé et les fonctionnaires perçoivent une retraite et des remboursements de soins médicaux à travers la CNOPS et la CNSS. Le reste, soit près des 2/3 des actifs n’ont droit à aucune couverture sociale", dénonce le syndicaliste à la CDT qui se réjouit de l’adoption imminente de ce texte.

Le projet de loi a prévu que la CNSS gérera les nouveaux systèmes d’assurance maladie obligatoire et de retraite de cette catégorie de travailleurs indépendants comme les chauffeurs de taxis, médecins, pêcheurs, artisans, pharmaciens, épiciers …

"Les futurs adhérents au système de retraite seront environ 5 millions mais le nombre réel de bénéficiaires avoisinera les 11 millions de personnes (ayants-droits…). Comme les deux régimes sont liés (AMO et retraite), le premier ne pourra s’appliquer qu’après l’adoption de celui des retraites. Ce système ne sera pas rétroactif car les deux régimes ne seront opérationnels qu’après versement des cotisations à déterminer", précise le député de la FGD.

Il faudra en effet du temps avant que le système soit fonctionnel car il faudra négocier un régime particulier pour chaque corps de métier. La loi ne pourra donc entrer en vigueur qu’après de longues négociations pour concocter des décrets d’application différents car le législateur a prévu un taux de cotisation différent entre un médecin ou un chauffeur de taxi.

"Chaque branche d’activité concernée va négocier avec les ministères de tutelle (emploi et santé) un taux de cotisation acceptable pour pérenniser le système. Il y aura un décret d’application général consacré aux conditions générales de recouvrement puis des décrets spécifiques à chaque branche. Les professions les mieux organisées passeront en premier car il faudra d’abord constituer une base de données qualifiée grâce au concours des fédérations, coopératives, chambres professionnelles de commerce qui devront communiquer les coordonnées de leurs adhérents", révèle Chennaoui qui ajoute que le régime des retraites comportera un seuil obligatoire mais aussi facultatif.

Notre source poursuit que les pensions de retraite auront pour référence le SMIC multiplié par 3 ou 4 fois mais que certaines professions pourront cotiser pour compléter leur niveau de salaire habituel

"Il reste encore à tomber d’accord sur les détails mais certaines professions organisées pourraient en bénéficier en priorité. C’est le cas des chauffeurs de taxi qui passeront avant les patrons d’épicerie qui ne sont pas constitués en corps de métier. Pour l’instant, la seule certitude est que les pensions de retraite seront financées sur la base des seules cotisations des adhérents et pas du patronat ou de l’Etat comme dans le secteur privé ou public. L’Etat aura un rôle de garant de ces deux nouveaux régimes de prévoyance sociale mais s’il y a un problème, il devrait mettre la main à la poche", conclut celui qui est aussi médecin dans la fonction publique en ajoutant qu’il faudra plusieurs années pour arriver à un taux de couverture sociale de 60% des actifs du Maroc.
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Shugan188
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 2:57

Citation :

Le Maroc, l’un des premiers pays africains à intégrer la route de la soie

par Théa Ollivier
7-9 minutes
Depuis 2013, la Chine développe sa "nouvelle route de la soie", autrement appelée "One Belt, One Road". À Pékin, le Maroc va signer un mémorandum d'entente à ce sujet pour être la nouvelle étape du continent africain vers l'Europe.

La signature du mémorandum d'entente portant sur la route de la soie se fera à Pékin, entre Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, et son homologue chinois, Wang Yi. Le Maroc sera donc la nouvelle étape africaine de cette initiative lancée en 2013 par le président chinois Xi Jinping sous le nom "One Belt, One Road" (OBOR).

La suite

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alphatango
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 12:52

Je vois que des articles commencent à réapparaitre au sujet de la flexibilité du Dirham. Souvent, ils disent n'importe quoi (notre "presse" est malheureusement incapable de faire autre chose que du copier-coller).

Le fait est qu'elargir la bande de mouvement du dirham (disons +-5% par rapport au standard de la BAM) serait une bonne experimentation pour determiner si il y a confiance ou non dans notre economie. La derniere tentative a montré très vite que tout le monde s'attendait à ce que le dirham aille directement vers la limite inferieur. Je pense que cela doit etre testé. Si tel est le cas (le dirham perd 5%), cela créera un peu d'inflation ce qui n'est pas une mauvaise chose (notre niveau d'inflation est trop bas pour une economie qui se veut en croissance de 4.5%) et cela demontrera que la confiance en notre economie n'est pas au niveau souhaité.

Quant à laissé flotter le dirham completement et, de fait, dévaluer la monnaie, cela n'a aucun sens pour nous puisque nous importons 90% de ce que nous reexportons (les sardines sont dans des boites fabriquées à l'etranger, les machines outils viennent de l'etranger et le petrole/gaz/charbon vient de l'etranger).
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 13:59

alphatango a écrit:
Je vois que des articles commencent à réapparaitre au sujet de la flexibilité du Dirham. Souvent, ils disent n'importe quoi (notre "presse" est malheureusement incapable de faire autre chose que du copier-coller).

Le fait est qu'elargir la bande de mouvement du dirham (disons +-5% par rapport au standard de la BAM) serait une bonne experimentation pour determiner si il y a confiance ou non dans notre economie. La derniere tentative a montré très vite que tout le monde s'attendait à ce que le dirham aille directement vers la limite inferieur. Je pense que cela doit etre testé. Si tel est le cas (le dirham perd 5%), cela créera un peu d'inflation ce qui n'est pas une mauvaise chose (notre niveau d'inflation est trop bas pour une economie qui se veut en croissance de 4.5%) et cela demontrera que la confiance en notre economie n'est pas au niveau souhaité.

tu penses vraiment que ça va être le contraire

.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 14:10

On ne peut pas savoir si on essaye pas. Autrement, ce serait facile et des opportunités d'arbitrage (free lunch) se présenterons. Perso, je pense qu'il y aurait une "grande" volatilité au début....
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Kursad2
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 14:22

Qui détermine la politique monétaire? Je veux dire la banque centrale est indépendante?

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"Les peuples qui n'auront pas développer les technologies robotiques devront se battre contre des robots"

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 16:11

Le status de Bank Al Maghrib est comme tout au Maroc. Il y a ce qui est ecrit sur le papier et la realité. L'elargissement de la bande de variation du Dirham est normalement une decision qui devrait se prendre au niveau de la BAM mais, sur base de ce qui c'est passé, il y a intervention du ministère des Finances... et du Palais (qui en definitive a bloqué la decision).

Je reviens sur mon point initial (de cet été): Accroitre la bande est un exercice qui vaut la peine d'etre essayé mais ce n'est pas primordial. Le vrai probleme de notre economie n'est pas la politique monétaire mais bien la politique fiscale avec 50% de l'economie qui vit en dehors de toute imposition et qui detruit l'activité légale.
Le fait que notre économie ne montre que très peu d'inflation (moins de 2% par an) est aussi quelque chose qui me pose problème. Premièrement, cela me pose problème car cela ne correspond pas à la réalité que nous vivons tous les jours. Je dois avouer ne pas savoir de quoi est constitué le panier utilisé pour calculer l'indice des prix à la consommations mais j'ai bien peur qu'il ne soit pas en ligne avec la realité du citoyen moyen. Cette inflation faible nous dit que le consommateur est déprimé (ce qui n'est pas le cas) ou que l'outil de production est sous utilisé. Quoiqu'il en soit, il faut se poser des question sur cette inflation qui ne bouge pas (bien que je préferre ça à une situation d'hyper inflation).
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 17 Nov 2017 - 17:41

la seule explication s'agissant de l'inflation, est que le panier est principalement constitué de produits subventionnés (le pain est à 1,20 dhs depuis des années). Et je soupçonne que l'essence, qui ne bénéficie plus de la subvention, soit sorti du panier...
Nombre de pays, pour donner l'illusion d'une maîtrise de l'inflation, modifient régulièrement le panier au gré des augmentations qui touchent tel ou tel produit.
je vais creuser ce point.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 20 Nov 2017 - 10:20

@PGM nous sommes bien d'accord sur le fait que les chiffre de l'inflation dans les principaux pays développés sont complètement manipulés et ne représentent en rien la réalité (les manipulations vont bien plus loin que retirer un produit du panier).
On en voit les consequences aujourd'hui, avec les banques centrales ayant du mal à mettre en place une politique monétaire plus conservative car l'inflation officielle ne décolle pas... ce qui conduira certainement à une surchauffe du système dans les deux ans qui viennent. fin du HS
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 20 Nov 2017 - 11:57


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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 20 Nov 2017 - 18:26

Citation :

Maroc : après le soutien à l’innovation, la Caisse Centrale de Garantie veut investir dans des sociétés en difficulté


La Caisse Centrale de Garantie (CCG), une institution financière basée au Maroc projette de lancer un fonds d’investissement spécialisé dans le financement des entreprises en difficulté.

Précisément, ces fonds dits de retournement, permettent aux sociétés qui en ont besoin, d’obtenir les financements pour éviter une liquidation.

La CCG fait ainsi une percée dans un domaine totalement négligé au Maroc. Les firmes locales de private equity hésitent très souvent à prendre des risques dans la mise en place de fonds de retournement. Il sera donc plus difficile pour la CGG de convaincre des partenaires à la suivre.

Rappelons qu’au mois d’octobre 2017, cette structure financière a lancé le Fonds Innov Invest destiné à soutenir des start-up innovantes en phase de création. En 2012, la CCG avait déjà lancé deux fonds distinct dans le but d’accompagner et financer les PME à fort potentiel.

#Source

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mar 21 Nov 2017 - 15:21

Citation :

Le Maroc, nouveau point d’entrée de la route de la soie chinoise en Afrique


Au-delà de l'effet d'annonce, les intérêts que le Maroc peut tirer du mémorandum d'entente signé jeudi par le ministre Nasser Bourita à Pékin sont bien concrets. Tour d'horizon.

Le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a conclu, ce vendredi 17 novembre, une visite de travail de deux jours en Chine. Il y a rencontré son homologue, Wang Yi, ainsi que le conseiller d’État Yang Jiechi. Le but : signer un mémorandum d’entente pour inclure Rabat dans la « nouvelle route de la soie » chinoise, projet lancé en 2013 – également connu sous le nom de « One Belt, One Road » (OBOR).

Cette initiative appelée à modifier la carte des échanges internationaux et à vivifier les échanges entre la Chine et le reste du monde, grâce à un solide réseau d’infrastructures et d’accords, est entrée dans la Constitution du puissant Parti communiste chinois en octobre, à l’occasion de son 19e Congrès national.

En Afrique, Djibouti, le Kenya et l’Éthiopie ont déjà officiellement intégré cette nouvelle ceinture chinoise, qui s’appuie notamment sur les ports d’Afrique de l’Est. Mais le Maroc est le premier pays du quart nord-ouest de l’Afrique à signer un tel mémorandum.

Tanger, hub vers l’Afrique

« Si le « revirement africain » du Maroc a rencontré les ambitions chinoises sur le même continent, c’est aussi une question de rythme », relève Hicham Belmaachi, PDG de Khorgos-Eastern Gate, projet inscrit dans la route de la soie au Kazakhstan. Ce dernier remarque : « C’était en 2005-2006, qu’au Maroc comme en Chine, j’ai commencé à entendre parler de « visées africaines » ».

« C’est sur un chemin commun que Rabat et Pékin s’entendent », assure Fathallah Oualalou, ancien ministre de l’Économie et des finances et auteur du livre Répondre au second dépassement, La Chine et nous, paru aux Éditions La croisée des chemins.

Le sinologue et économiste, Thierry Pairault, écrivait dans un article universitaire en 2017 : « D’une manière générale, les quinze projets signés en mai 2016 à Pékin lors de la visite du roi Mohammed VI visent tous à profiter de la position commerciale stratégique du Maroc entre l’Europe et l’Afrique et à la développer, mais rêvent également de « booster » les investissements sino-marocains en Afrique et ce d’autant plus que le Maroc vient de réintégrer l’Union africaine (UA).

Si le Maroc intéresse, c’est aussi grâce à ses atouts logistiques, précise Hicham Belmaachi. « Pékin cherche des localisations géographiques qui ont du sens », ajoute-il. Le port de Tanger, un des plus gros hubs du monde, est un de ces points d’attraction. Une partie de son matériel, notamment ses grues, a d’ailleurs été fourni par des entreprises chinoises. »

La route de la soie est déclinée en plusieurs axes ; un, terrestre, qui va vers l’Europe via le Kazakhstan, un deuxième qui va vers l’Inde et le Pakistan et un troisième, maritime, qui concerne l’Afrique. Tanger pourrait se placer au centre de cet axe.

Thierry Pairault, dans son article, a relevé le fait que le rapprochement de Pékin avec Rabat se fait au détriment d’Alger, notamment pour des questions d’infrastructures : « Par le débit portuaire des conteneurs, le Maroc se place au 39e rang mondial, tandis que l’Algérie se classe au 91e rang sur 157 pays recensés ». Les intérêts chinois en Algérie tournent cependant déjà autour des infrastructures portuaires.

Faire du Maroc une destination pour les investisseurs

Thierry Pairault, dans une déclaration à Jeune Afrique, tient à mettre en garde : « On lit des articles au ton triomphateur. Attention ! Le communiqué chinois est plus réservé. La route de la soie n’est mentionnée que dans le titre ». Il précise : « Un mémorandum n’est pas un engagement précis. Il n’oblige aucune des parties. D’autant plus qu’en Chine, les ministères des Affaires étrangères et du Commerce peuvent diverger dans le ton ».

Il remarque néanmoins « une bienveillance chinoise pour la dynamique marocaine » et décrypte les avantages que le Maroc peut tirer de ce mémorandum : « Les grandes entreprises publiques chinoises n’investissent pas à l’étranger, ou très peu. En revanche, le mémorandum soutient la coopération et indique au secteur privé ou à des structures semi-privées une destination potentielle. »

Hicham Belmaachi ne dit pas vraiment autre chose : « Quand un pays est « référencé », les entreprises chinoises « zooment » dessus. On prévient les investisseurs potentiels dans les différentes régions chinoises et le pays en question peut s’attendre à des visites. »

La dynamique de la route de la soie, d’ailleurs, avait, dans les faits, déjà pris. En septembre dernier, le constructeur automobile Peugeot a réuni ses sous-traitants en Chine pour les préparer à une expatriation globale. Direction : Kénitra. Un exemple de l’intérêt que le Maroc a à intégrer un corridor économique majeur : les entreprises suivent.

Une source ministérielle confie : « En plus de créations d’emplois, on peut espérer du soutien d’entreprises chinoises sur des projets structurant et porteurs pour le Maroc, notamment dans les ports et dans le rail ». Déjà en 2016, il avait été sous-entendu que la ligne grande vitesse reliant Marrakech à Agadir pourrait être réalisée par la China Railway Construction Corporation.

Un partenariat concrétisé

En mai 2016, le roi Mohammed VI a effectué une visite officielle en Chine. Plusieurs conventions avaient alors été signées. « Et déjà, tout indiquait une volonté de marche commune en direction de l’Afrique subsaharienne », remarque Oualalou. En effet, Attijariwafa Bank, actait un accord avec China Africa Development Fund, le fonds chinois dédié aux investissements en Afrique, pour coopérer dans les pays africains ou la première banque marocaine est active. BMCE Bank of Africa assurait la même institution chinoise d’être sa partenaire pour des projets africains, tandis que la Banque centrale populaire étendait son partenariat conclu en 2014 avec l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) au financement de projets chinois en Afrique subsaharienne. « L’Afrique subsaharienne va s’inscrire au centre des relations sino-marocaines », croit savoir Oualalou.

« L’avenir sera sûrement fait d’une approche triangulaire, même si chacun des acteurs ne pèse pas le même poids », continue l’économiste. Ce dernier relève d’ailleurs que dans le secteur bancaire, principal lieu de partenariat sino-marocain pour le moment, « la logique est à la coopération en direction de l’Afrique ».

L’agriculture est, par ailleurs, une composante essentielle de la coopération chinoise en Afrique. Le Maroc, quant à lui, cherche depuis quelques années déjà, sous l’impulsion royale, à renforcer son ancrage en Afrique pour répondre certainement à un besoin d’intégration régionale. L’OCP, son groupe national de production des phosphates, est appelé, dans ce cadre, à promouvoir, avec les pays africains, un partenariat sud-sud agro-industriel. « À partir de leurs atouts en matière de réserves et de production de phosphates, la Chine et le Maroc peuvent œuvrer ensemble pour vulgariser les instruments d’innovation agricole en Afrique », écrivait Fathallah Oualalou en octobre dans une note pour l’OCP Policy Center à ce sujet.

#JA

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 24 Nov 2017 - 18:13

Infomédiaire a écrit:

Secteur bancaire : Les derniers chiffres du Maroc


Le taux de bancarisation a atteint 71% en juin 2017 contre 69% il y a six mois, selon les derniers indicateurs du système bancaire fournis par Bank Al-Maghrib (BAM).

Le nombre de guichets a également augmenté durant les 6 derniers mois pour se chiffrer à 6 309 au lieu de 6 283 en décembre 2016, indique la même source, notant que la densité bancaire, mesurée par le nombre d'habitants par guichet, a progressé aussi à 5 500 au lieu de 5 400 il y a six mois.

BAM souligne en outre que le système bancaire marocain reste composé de 83 établissements dont 19 banques, 6 banques offshore, 33 sociétés de financement, 13 associations de micro crédit et 10 sociétés intermédiaires en matière de transfert de fonds.

Pour ce qui est de la concentration des banques en fonction du statut de l’actionnariat, les données de Bank Al-Maghrib révèlent une prééminence des banques à capital privé majoritairement marocain. Celles-ci détiennent 53,4% des guichets, 67,6% des actifs, 67,2% des dépôts et 65% des crédits.

D'autre part, l’analyse de la structure des dépôts permet de constater une prédominance des comptes à vue créditeurs qui représentent 61,2% suivis des dépôts à terme 18% et des comptes d’épargne (17%).

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Lun 4 Déc 2017 - 10:57

Citation :

Les MRE transfèrent près de 55 MMDH vers le Maroc


Les recettes des Marocains Résidant à l'étranger (MRE) ont pour leur part enregistré une hausse de 2,6% à 54,9 milliards de dirhams (MMDH) à fin octobre 2017, selon des données l'Office des changes. Quant au flux des Investissements directs étrangers (IDE), il a progressé de 16,9% à 21 MMDH durant les 10 premiers mois de 2017, contre 18 MMDH un an auparavant.

"Cette évolution provient de la chute des dépenses de 61,3% à environ 4,7 MMDH, plus importante que celle des recettes (-14,6% à 25,7 MMDH)", explique l'Office dans sa note sur les indicateurs préliminaires des échanges extérieurs d'octobre 2017.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Mer 6 Déc 2017 - 15:01

JA a écrit:

Maroc : pauvreté et inégalités ont baissé, mais les jeunes et les femmes peinent à trouver du travail


D'après une étude conjointe HCP/Banque mondiale, la forte croissante économique des quinze dernières années a permis au Maroc de réduire drastiquement la pauvreté et les inégalités. Les deux organisations recommandent cependant le maintien d’une croissance soutenue et pointent des dépenses publiques « pro-riches ».


Le Haut-Commissariat au plan (HCP) et la Banque mondiale ont publié un rapport le 25 novembre, intitulé « Pauvreté et prospérité partagée au Maroc du troisième millénaire, 2001 – 2014 ». L’occasion de revenir sur la performance économique et sociale du royaume chérifien depuis le début de la décennie 2000. L’étude rappelle que le Maroc a connu une croissance économique rapide au cours des deux dernières décennies, avec une progression du revenu par habitant de 3,2% par an entre 2000 et 2015. « C’est le seul pays du Maghreb qui n’a connu aucun épisode de repli du PIB au cours des 15 dernières années. »

Malgré cette dynamique solide, l’économie marocaine « ne croît pas de façon suffisamment rapide et stable pour intégrer le groupe des pays émergents », selon les auteurs du rapport : « Au taux de croissance actuel (3,2%), il faudra quarante deux ans au pour atteindre le niveau actuel de PIB par habitant du Portugal [en termes de PPA, à parité de pouvoir d’achat, NDLR] et jusqu’à cinquante trois ans pour atteindre le niveau de la France. »

Une croissance peu créatrice d’emplois qualifiés

La structure de l’économie du Maroc ressemble à celle des pays plus avancés avec, dès 2000, une part de l’agriculture réduite à 13,3% du PIB, et une progression des services à 56,6%. En revanche, l’emploi n’a pas suivi la même évolution : l’agriculture regroupe toujours 39% des emplois en 2015, tandis que la part de l’industrie stagne depuis 2000.

Comptant pour 80% du PIB marocain, les secteurs de l’agriculture, du BTP et des services continuent d’être les principaux moteurs de la croissance du royaume. Intensifs en volume de travail, ils participent cependant peu à la création d’emplois qualifiés. « En moyenne, 65% de l’emploi créé par ces secteurs s’adresse à une main d’œuvre sans qualification et pour 30% à des aides familiales », soulignent les deux organisations.

Inactivité des femmes et difficultés des jeunes

En dépit d’une hausse du nombre d’adultes occupés de 20,7% entre 2000 et 2015, le taux d’emploi est passé de 46% à 42,8% sur la même période. « Cette faiblesse vient de l’inactivité des femmes. Le taux d’emploi des hommes est comparable aux pays à revenus similaires ou plus avancés, mais moins d’un quart (22,9%) des femmes sont employées en 2015, en recul par rapport à 2000 (24,5%). »

D’après l’étude, « ce taux est inférieur à celui de tous les pays comparateurs où il atteint 42,9% en moyenne, à l’exception de l’Iran. »

L’économie marocaine est également caractérisée par une faible capacité à intégrer les jeunes sur le marché du travail, avec un taux d’emploi de 25,7% pour les jeunes de 15 à 24 ans, et de 48% parmi les 25-35 ans (contre 35,2% et 65% respectivement dans les pays émergents).

Une forte baisse de la pauvreté

Atteignant en moyenne 15 876 dirhams courants (environ 1 420 euros) en 2014, l’évolution du niveau de vie a été positive au cours des années 2000, avec + 3,3% par an entre 2001 et 2007 et + 3,6% par an entre 2007 et 2014.

Le taux de pauvreté du Maroc est particulièrement faible, par rapport aux pays ayant un niveau de développement similaire, avec une incidence de la pauvreté qui est passée de 15,3 % en 2001 à 4,8 % en 2014.

De même, les inégalités de revenu ont eu tendance à diminuer, avec une baisse du rapport interdécile – calculé en faisant le ratio entre le niveau de vie des 10% les plus riches et le niveau de vie des 10% les plus pauvres – est passé de 12,5 en 2007 à 11,8 en 2014.

Une partie de ces inégalités est liée au clivage ville-campagne : « En 2014, toutes choses égales par ailleurs, 22% de l’inégalité globale est due aux écarts entre les niveaux de vie des milieux urbain et rural, 55% aux inégalités dans le milieu urbain et 23% aux inégalités dans le milieu rural. »

En revanche, le taux de pauvreté subjective, qui mesure le sentiment de pauvreté, a progressé, passant de 41,8% en 2007 à 45,1% en 2014 et atteint un niveau particulièrement élevé dans le monde rural (54,3%), chez les femmes (55,3%) et les moins de 25 ans (57,6%).

Des dépenses publiques « pro-riches »

Le rapport considère que les dépenses publiques consacrées aux subventions de la Caisse de compensation, l’accès à la couverture médicale et les transferts institutionnels sont « pro-riches », favorisant davantage les classes moyennes et aisées que les plus pauvres.

« Le gouvernement peut jouer un rôle plus important dans l’amélioration de la qualité de vie d’une plus grande part de la population et la réduction des inégalités. En effet, la gouvernance continue de handicaper la croissance économique au Maroc avec une perte d’un point de croissance », écrivent le Haut-Commissariat et la Banque mondiale.

Résoudre les nombreux problèmes structurels

En terme de recommandation, le HCP et la Banque mondiale estiment que le royaume a besoin d’un modèle de croissance durable et dynamique pour rattraper les pays avancés.

« Cela oblige le Maroc à résoudre les nombreux problèmes structurels de son économie liés à la faible qualité de la gouvernance, à la faiblesse du capital humain et à l’impératif de poursuivre l’accumulation du capital physique », la lutte contre la pauvreté nécessitant, selon ces deux institutions, « le maintien d’une croissance soutenue et le renforcement des mécanismes d’équité sociale ».

#Source

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 7 Déc 2017 - 9:46

j'aimerai bien connaitre les raisons qui ont poussé la commission de l'UE a vouloir nous inscrire sur cette fameuse liste noir ?? de quelles diligences ne faisons-nous pas preuve ? il me semblait que la mise en place du statut CFC sur la place de Casa était sensé accroître les controles et la traçabilité des opérations?


Citation :
Paradis Fiscaux: la France tire le Maroc d’un sacré pétrin

Par Fayza Senhaji le 07/12/2017 à 00h24

Kiosque360. Le Maroc a dû mobiliser ses alliés, notamment la France, pour éviter de figurer sur la liste noire de l’Union européenne des paradis fiscaux. Pourtant, cette liste n’est pas aussi objective qu'on veut bien le faire croire.

AA
Aussi discutable qu’elle puisse être, la liste noire des paradis fiscaux dressée par l’Union européenne peut avoir des conséquences terribles sur les économies des pays qui y figurent. Et le Maroc a bien failli en faire la douloureuse expérience.



Dans son édition du jeudi 7 décembre, l’Economiste explique comment le royaume a pu éviter le pire, tout en soulignant que les administrations marocaines pensaient avoir tout fait pour ne jamais figurer dans pareille liste. Pourtant, jusqu’aux derniers instants du Conseil des ministres de l’UE, le royaume figurait bel et bien dans cette étrange liste noire.



Il aura fallu une forte mobilisation des alliés du Maroc, «tout spécialement Paris», pour que le royaume en soit finalement retiré. «Cela s’est passé à la dernière minute, alors qu’une première liste noire incluant le royaume circulait déjà à Bruxelles», précise l’Economiste qui ajoute que ce retrait de dernière minute ne s’est pas fait sans dégâts, puisqu'il a porté préjudice à l’image du Maroc qui a été cité parmi les pays prêts à tout, sauf à revoir leurs pratiques, pour éviter la liste noire.



Citant des sources à Rabat, le journal avance que l’Union européenne «préfère punir ses voisins et alliés, alors que la solution se trouve dans l’unification du droit fiscal européen». Cette réflexion est sans nul doute le fruit de l’absence, sur cette fameuse liste, de pays européens pourtant souvent critiqués à l’échelle internationale pour favoriser l’évasion fiscale. Parmi eux, les Pays-Bas, l’Irlande et, surtout, le Luxembourg.

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 7 Déc 2017 - 13:55

Cette liste est une blague, la Tunisie elle fait partie de la liste noir clown c'est à cause de nos activités de Offshoring entre autre ! Bizarrement le rapport est léger envers les pays européens...

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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Jeu 7 Déc 2017 - 17:44

Cette liste c'est uniquement pour forcer les pays à délivrer les informations sur les actifs de citoyens Européens. Le fait que le Maroc ne soit pas dans la liste veut dire que le Maroc a accepté de donner des informations sur les citoyens Marocains résidant en Europe et ayant une double nationalité.

J'ai lu récemment que les Hollandais et les Belges voulaient que le Maroc leur dise si des Belgo-Marocains ont des biens immobiliers au Maroc (non déclarés en Belgique).

Je continue de penser que le gouvernement Marocain ne devrait pas donner d'information sur ses citoyens mais je pense que nos autorités ont peur d'etre sur cette liste noir (avec les Emirats et Bahrein).

Comme Fahed l'ecrit plus haut, il est etrange que le Luxembourg ou l'Irlande (de vrais paradis fiscaux) ne fasse pas partie de la liste. De meme pour le Lichtenstein, l'Ile de Man, Jersey, Guernesey... Cette liste est un instrument de pression sur des pays non Européens sans aucune validité.
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MessageSujet: Re: Économie marocaine   Ven 8 Déc 2017 - 11:49



http://www.lemonde.fr/afrique/article/2017/12/07/le-senegal-espere-que-son-nouvel-aeroport-deviendra-le-hub-aerien-d-afrique-de-l-ouest_5226405_3212.html

je poste ici cet article relatif à la construction par Dakar d'un nouvel aeroport dont la capacité va rapidement atteindre 10 millions de passager et avec pour ambition de devenir un hub pour l'afrique de l'ouest.

j'espère que nous avons bien intégré ce projet car la plateforme de Casablanca risque de rapidement se voir concurrencer. Il est temps de bâtir un nouvel aéroport digne de ce nom pour nous projeter dans notre hinterland. L'absence de projet aéroportuaire (au delà du fait de rajouter un nouvel aérogare par ci et extension par là). Il serait également temps de décider de l'avenir de la RAM...Pour info, le candidat a la reprise, ou a tout le moins d'entrée dans le capital, Qatar airways vient d'acheter sur catalogue 50 A321 Néo.
Notre attentisme risque de nous coûter cher. Qatar Airways prospecte à fond et dispose d'une force de frappe conséquente. On le voit avec les vols spéciaux pour le foot ou dans la perspective d'un Mondial en 2026, la RAM va avoir besoin de rapidement "prendre un nouvel envol" pour avoir une dimension continentale. Si l'on reste sur une gestion "pépère" sans prise de risques, nous risquons de rapidement voir des concurrents nous dépasser.

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