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 Actualités Algeriennes

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simplet
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Dim 16 Juil 2017 - 0:22

Shugan188 a écrit:
https://www.tsa-algerie.com/rif-amar-belani-denonce-une-ambiguite-et-un-flou-artistique-de-la-part-de-lunion-europeenne/

Citation :

Amar Belani dénonce « une ambiguïté et un flou artistique » de la part de l'Union européenne — TSA


Hadjer Guenanfa
Amar Belani, ambassadeur de l’Algérie à Bruxelles, critique les négociations en cours entre l’Union européenne et le Maroc concernant l’accord relatif aux produits agricoles et à la pêche.

Dans un entretien à Afrique Asie, le diplomate algérien évoque notamment « l’incompatibilité des termes du mandat de négociations, tel que confié à la Commission européenne, avec les dispositions de l’arrêt de la Cour de justice européenne, en ce qu’il prévoit d’amender certaines parties de l’accord d’association UE-Maroc pour conférer l’origine marocaine aux produits issus du Sahara occidental ».

« En clair, les négociations portent sur l’extension du champ d’application de l’accord UE-Maroc pour y inclure le territoire disputé du Sahara occidental. Il s’agit là d’une démarche qui vise à accommoder le Maroc en violant la légalité internationale, y compris la décision de la Cour de justice de l’UE du 21 décembre 2016, qui avait conclu à l’inapplicabilité de l’accord en question au territoire non autonome du Sahara occidental », précise-t-il.

Interrogé sur le silence des instances internationales face aux actions marocaines sur le territoire du Sahara occidental, l’ambassadeur de l’Algérie à Bruxelles parle d’une « posture morale à géométrie variable ». « Pour s’en rendre compte, il n’y a qu’à observer le discours évasif et les réactions plus que mesurées des officiels européens et onusiens face à la répression de la contestation populaire au Rif, qui dure depuis plus de sept mois », souligne Amar Belani.

« En Europe, l’UE et ses États membres entretiennent une ambiguïté et un flou artistique concernant cette vague de répression et d’arrestations arbitraires, fermant les yeux sur des pratiques de torture révélées par des organisations et activistes marocains, et s’interdisant tout commentaire ou appréciation critique sur la situation au motif, fort commode, de ne pas compliquer davantage les relations, déjà tendues, avec le Maroc », accuse le diplomate.

merci Amar Belani pour les bonne nouvelles, on est gâté on a un envoyé spécial trés special de Bruxelles

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Dim 16 Juil 2017 - 2:02

simplet a écrit:
Shugan188 a écrit:
https://www.tsa-algerie.com/rif-amar-belani-denonce-une-ambiguite-et-un-flou-artistique-de-la-part-de-lunion-europeenne/

Citation :

Amar Belani dénonce « une ambiguïté et un flou artistique » de la part de l'Union européenne — TSA



merci Amar Belani  pour les bonne nouvelles, on est gâté on a un envoyé spécial trés special de Bruxelles .
Il a compris que c'était plié, il a du mal à encaisser.

https://www.algeriepatriotique.com/2017/07/15/amar-belani-maroc/ a écrit:

Amar Belani : «L’UE encourage le Maroc à poursuivre ses actions obstructives»




bla bla bla...



L’Algérie suit de près les négociations en cours entre la Commission européenne et le Maroc pour l’adaptation de l’Accord d’association UE-Maroc dans son volet relatif à la libéralisation des échanges des produits agricoles de la pêche. Elle a exprimé à ce sujet ses inquiétudes quant aux conséquences négatives du processus engagé par l’UE sur la décision de la Cour de justice de l’UE du 21 décembre 2016. Pourriez-vous nous en dire plus sur les préoccupations de l’Algérie ?

Pour faire court et simple, compte tenu de la complexité du sujet, les préoccupations de l’Algérie relativement à la démarche de l’UE se résument en trois points : primo, l’incompatibilité des termes du mandat de négociations, tel que confié à la Commission européenne, avec les dispositions de l’arrêt de la Cour de justice européenne, en ce qu’il prévoit d’amender certaines parties de l’accord d’association UE-Maroc pour conférer l’origine marocaine aux produits issus du Sahara Occidental. En clair, les négociations portent sur l’extension du champ d’application de l’accord UE-Maroc pour y inclure le territoire disputé du Sahara Occidental. Il s’agit là d’une démarche qui vise à accommoder le Maroc en violant la légalité internationale, y compris la décision de la Cour de justice de l’UE du 21 décembre 2016, qui avait conclu à l’inapplicabilité de l’Accord en question au territoire non autonome du Sahara Occidental.

Deuxio, la démarche de la Commission contredit également les déclarations bienvenues d’officiels européens, dont le commissaire européen à l’énergie et au climat, Miguel Arias Caneté, en janvier 2017, et celle de la haute représentante de l’UE, Federica Mogherini. Cette dernière a reconnu, dans une communication écrite datée du 4 mai dernier en réponse à la question d’un eurodéputé, que «le Sahara Occidental est inscrit sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU et que son statut définitif continue de faire l’objet d’un processus de négociation mené sous l’égide des Nations unies, dont l’UE ne peut préjuger de l’issue».

Tertio, sous la pression d’influents gouvernements européens «alliés» du Maroc, et pour ne pas mécontenter ce dernier, la Commission européenne n’envisage pas d’associer le Front Polisario, unique représentant légitime du peuple sahraoui, au processus de négociations en cours. A travers cette démarche exclusive, et pour sauver les apparences, la partie européenne s’accommoderait d’une entité fantoche créée, de toutes pièces, par les autorités marocaines, érigée en représentant des Sahraouis. Le prochain round de négociations, prévu les 18 et 19 juillet à Rabat, devrait consacrer, malheureusement, les termes de ce marchandage destiné à contourner l’arrêt de la Cour de Justice de l’UE.

La conjugaison de ces trois éléments produit une situation extrêmement préjudiciable qui pourrait potentiellement affecter le bon déroulement du processus politique que le nouveau secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, tente de redynamiser avec l’appui unanime des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, et ce, quelques semaines seulement après la nomination de l’Allemand Horst Köhler en tant qu’envoyé personnel du SG de l’ONU au Sahara Occidental.

Sur ce point justement, le Maroc consolide progressivement et dans l’indifférence générale son occupation illégale du territoire sahraoui et va jusqu’à délimiter unilatéralement ses frontières, sans que personne trouve rien à en redire. Comment expliquer ce silence de la communauté internationale ?

Je partage totalement votre indignation. Pour prendre le cas de l’UE, je dirai que la démarche de la Commission européenne s’apparente à une prime à l’intransigeance du Maroc, qui se voit ainsi encouragé à poursuivre, en toute impunité, ses actions obstructives sur la voie du règlement du conflit et à consolider sur le terrain l’occupation d’un territoire sur lequel aucun Etat au monde ne reconnaît la souveraineté du Maroc.

Loin d’être propre à l’UE, cette tendance malvenue touche malheureusement d’autres sphères décisionnelles. Au sein de l’ONU, par exemple, le Maroc refuse obstinément, en dépit des injonctions du Conseil de sécurité, de rétablir la Minurso dans la plénitude de son fonctionnement. Il le fait en traînant les pieds pour réadmettre une partie de la composante civile et politique de cette mission onusienne qu’il avait expulsée manu militari en 2016, en réaction aux propos de l’ancien secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon.

Il le fait également en appelant à des coupes dans le budget alloué à la mission, dont le Maroc ne perçoit l’utilité que dans l’observation du cessez-le-feu, occultant le volet politique de sa tâche qui est, comme l’indique sa dénomination, d’organiser sous supervision onusienne un référendum d’autodétermination.
Ce constat a d’ailleurs été confirmé par Mme Kim Buldoc, cheffe de la Minurso qui, à l’occasion d’une réunion récente avec ses collaborateurs, s’est plainte de la réduction du budget des casques bleus opérant au Sahara Occidental et la «non-fonctionnalité» de la Mission, notamment pour ce qui concerne sa composante civile et politique.

Sur un autre registre, le silence des autorités espagnoles face au recours unilatéral du Maroc à la délimitation de son domaine maritime a pour principal objectif l’intégration de l’espace maritime longeant les côtes du Sahara Occidental dans le système juridique du royaume pour barrer la route au Front Polisario qui remet légitimement en cause la souveraineté du Maroc sur les eaux territoriales sahraouies, prolongement naturel du territoire non autonome du Sahara Occidental, conformément au droit international.

bla blabla...


In Afrique Asie

Si l'u.E prend en compte nos representants des ""populations locales"" dans le cadre de la redefinition de l'accord agricole cela fera jurisprudence devant d'autres juridictions internationales.

On a un arret cjue qui dit que le polz n'est pas le representant des ""sahraouis"" et qu'il n'a pas qualité pour ester en justice et de l'autre coté un futur accord agricole prenant en compte nos représentants des ''sahraouis''

Cette action devant la cjue se retourne contre eux aujourd'hui et inch'Allah, encore plus demain.

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""Qu'importe que je sois de mauvaise foi puisque je lutte pour une cause juste.
        Qu'importe que je lutte pour une cause injuste puisque je suis de bonne foi""


“L'histoire n'est que la géographie dans le temps, comme la géographie n'est que l'histoire dans l'espace.”

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bens.othman
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Dim 16 Juil 2017 - 2:27

Kursad2 a écrit:
bens.othman a écrit:
Ayant discuté avec un kabyle, les feux qui ravagent une partie de la kabylie actuellement sont provoqué par l'armée qui veut assécher la region.
Le séparatisme kabyle gagne de plus en plus de terrain, le mak est en train de s'implanter en force, une guerre silencieuse (bien plus qu'au rif) se livre en sous-terrain.

J'ai fréquenté une femme parmi la famille de Ferhat. Même dans sa propre famille, il est très peu soutenu. Il y a rien à gratter de ce coté l'ami. Elle m'a délivrée de précieuses informations.

Je ne parle pas de ferhat, une bonne partie des kabyles qui étaient très patriotes algériens deviennent de plus en plus ouvert au discours indépendantiste, d’ailleurs mon amis qui était très nationaliste m'a choqué plus d'une fois à chaque qu'on parlait de l’Algérie en me sortant des phrases types "l’Algérie c'est le verrou de l’Afrique j'ai peur que votre roi nous vendent aux occidentaux" parle maintenant ouvertement d’indépendance.
Pour que les gens en viennent à soupçonner l’état pour un feu de foret c'est qu'il y a un véritable état de psychose qui se développe dans cette region.
Apres moi perso je suis contre l’indépendance kabyle car si elle se réalisait, ouvrirait une boite de pandore ethnique qui mènera la région à sa destruction.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 18 Juil 2017 - 18:37

Citation :
L’Algérie va négocier l’achat d’avions et de systèmes de défense aérienne avec la Russie

L’Algérie et la Russie vont tenir des négociations durant le Salon international aérospatial de Moscou 2017 en vue de potentielles acquisitions d’avions et de systèmes de défense aérienne, rapporte l’agence russe Sputnik News ce mardi 18 juillet.

« Nous avons prévu de tenir des négociations avec nos partenaires égyptiens, nous discuterons les livraisons d’hélicoptères pour les ‘Mistrals’. À part cela, des négociations avec nos partenaires algériens et turcs se concentrant principalement sur la défense aérienne et les avions ont été programmées », a annoncé le directeur du Service fédéral de coopération militaro-technique, Dmitry Shugaev, cité par Sputnik.

Le Salon international aérospatial de Moscou (MAKS), l’un des plus grands événements aéronautiques du monde, débute ce mardi 18 jusqu’au 23 juillet à l’aéroport Joukovski, à 40 kilomètres au sud-est de la capitale Moscou.

https://www.tsa-algerie.com/lalgerie-va-negocier-lachat-davions-et-de-systemes-de-defense-aerienne-avec-la-russie/
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Fahed64
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 18 Juil 2017 - 19:08

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 18 Juil 2017 - 19:57

Citation :


Décryptage/ Que vient faire la Banque Européenne d’Investissement en Algérie?


Après plus de 10 ans d’interruption en raison de la politique de désendettement, la reprise de la coopération entre l’Algérie et les institutions financières internationales est en cours.

Quelques mois après la Banque africaine de développement (BAD), en décembre dernier, la Banque Européenne d’Investissement(BEI) sera-t-elle le prochain partenaire international sollicité pour participer au financement des infrastructures économiques algériennes ?

Le Premier Ministre, Abdelmadjid Tebboune, a reçu samedi dernier le vice-président de la Banque Européenne d’Investissement (BEI) en charge de la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), Romain Escolano, qui effectuait une visite de travail en Algérie.

L’entretien a permis d’évoquer « l’état d’évolution des relations qui unissent l’Algérie et cet important partenaire dont la collaboration remonte à plus de trois décennies », souligne la même source. ». Depuis sa création, la BEI a investi 2,1 milliards d’euros en Algérie en soutien à des projets dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, du transport routier et de l’industrie, rappelle de son côté la banque de l’UE.

Une coopération interrompue depuis plus de 10 ans

Un partenaire « traditionnel » et important donc, mais avec lequel le communiqué du premier ministre oublie pudiquement de mentionner que les relations étaient interrompues depuis plus d’une décennie.

C’est donc très logiquement que le vice-président de la BEI a fait part à son hôte du « souhait » de cette institution de « promouvoir de nouvelles voies de travail et de coopération avec l’Algérie ainsi que de sa disponibilité à apporter toute son expertise dans le domaine de l’accompagnement à la réalisation des grands projets ».

En réponse, M. Tebboune, tout en saluant « l’intérêt porté par cette importante institution au développement de l’Algérie », a appelé à la recherche « d’opportunités susceptibles de permettre un saut qualitatif dans le domaine de la coopération financière, particulièrement dans le montage des projets relevant des secteurs appelés à jouer le rôle de leviers de la croissance économique, notamment les PME-PMI. »

« Un projet à la hauteur des attentes de l’Algérie »

La reprise de la coopération avec la BEI était dans l’air depuis plus d’une année. Au printemps 2016, M. Román Escolano évoquait déjà des contacts en cours avec les autorités algériennes. Dans un entretien accordé au site «econostrum.info», le vice-président de la BEI indiquait que même si les autorités algériennes «poursuivent jusqu’à présent une politique de non recours à l’endettement extérieur, il existe aujourd’hui une volonté des deux parties de changer les choses». Román Escolano, qui confirmait l’existence de négociations entre les deux parties, précisait « nous restons en communication en permanence avec les autorités algériennes. » Il affichait la disponibilité de la BEI en affirmant que « des changements » pourraient intervenir courant 2016. Le responsable de l’institution de financement européenne ajoutait que « la BEI connaît bien le pays et les interlocuteurs », ce qui pourrait faciliter davantage « l’entente sur un projet à la hauteur des attentes de l’Algérie ».

Un petit accord pour commencer

Pour l’instant la coopération reprend tout doucement et de façon très modeste. C’est ainsi qu’un premier accord axé sur la sécurité routière, a été signé entre l’Algérie et la BEI. L’institution de financement à long terme de l’UE va financer une étude sur les normes de sécurité du tronçon de l’autoroute Trans-maghrébine (reliant les pays du Maghreb) dans la partie algérienne.

Intitulée Audit de Sécurité Routière, l’étude « concernera plus particulièrement l’autoroute Est-Ouest entre les frontières respectives Est-Ouest de l’Algérie, ainsi que les pénétrantes des grandes wilayas, dont celles d’Oran et de Bejaia, soit un tronçon global d’environ 1500 km s’étendant sur toute la côte méditerranéenne », indique le communiqué de la BEI qui précise que l’étude en question prendra en compte les besoins de tous les usagers de la route « afin d’identifier en amont les questions de sécurité de cet axe ainsi que des tronçons en service, et ainsi proposer des solutions optimales de gestion et de circulation ».

« Je suis très heureux de signer ce partenariat avec l’Algérie sur un secteur aussi important que le transport et la sécurité routière a déclaré M. Roman Escolano lors de la cérémonie de signature organisée jeudi dernier à Alger. La BEI est avant tout une banque d’investissement et de conseil, aussi mettrons-nous toutes nos compétences et notre expertise acquises en Europe comme dans la région pour mener avec succès cet audit de sécurité routière. Notre objectif est de renforcer la sécurité des usagers sur ces grands axes routiers qui sont essentiels au développement économique d’un pays et d’une région, comme à la vie quotidienne de ses habitants. »

La Banque de l’UE

Peu connue en Algérie en raison de la politique de désendettement mise en œuvre au cours de la décennie écoulée qui a eu pour effet « collatéral » de geler la coopération internationale, la BEI est généralement considérée comme le « bras financier » de l’Union européenne. Première institution financière multilatérale au monde par le volume de ses prêts et de ses emprunts, son activité est axée à plus de 90 % sur l’Europe, mais elle soutient aussi les politiques européennes de coopération extérieure. La BEI se procure l’essentiel des fonds qu’elle prête en émettant des obligations sur les marchés internationaux des capitaux. Son excellente cote de crédit lui permet d’emprunter à des « conditions avantageuses dont elle peut dès lors faire bénéficier ses clients » selon les responsables de cette institution. La BEI finance des projets de développement dans 140 pays hors Union Européenne (UE). Elle octroie des financements à des projets aussi bien publics que privés dans les pays avec lesquels l’UE est lié par un accord de coopération ou de partenariat. Ces projets portent essentiellement sur les secteurs des transports, de l’énergie, de l’industrie et des routes.

Une forte présence au Maghreb

La BEI est très présente au Maghreb, avec 6,7 milliards d’euros d’engagement déjà consacrés à la région et des formes d’investissement qui se sont fortement diversifiées au cours des dernières années. En Tunisie, la volonté affichée par les dirigeants de l’Union Européenne d’apporter leur soutien au pays dans le sillage du « printemps arabe » s’est traduite par plus d’1 milliard d’euros de financement à la Tunisie sur la période 2011- 2014 avec l’objectif annoncé d’un niveau de soutien de 500 millions d’euros par an.

C’est au Maroc que l’engagement de la BEI est le plus important avec des investissements réalisés dans le secteur autoroutier, des énergies renouvelables et des infrastructures stratégiques qui ont un effet concret sur l’évolution de l’économie marocaine (Tanger Med, industrie automobile…). Outre cette « intervention historique » dans le financement des infrastructures, la BEI oriente aujourd’hui beaucoup de ses interventions dans la région vers la formation du capital humain et l’appui aux PME. Elle vient de signer voici quelques mois, un accord de coopération avec la Caisse de dépôt et de gestion (CDG) marocaine avec l’objectif d’améliorer l’accès au financement pour les PME.


http://www.algerie-focus.com/2017/07/decryptage-que-vient-faire-la-banque-europeenne-dinvestissement-en-algerie/

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 18 Juil 2017 - 21:07

C'est plus de la mendicité du coup ? La BEI c'est hallal du coup ou pas ?

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 18 Juil 2017 - 23:30

Fahed64 a écrit:
C'est plus de la mendicité du coup ? La BEI c'est hallal du coup ou pas ?

Dans quelques mois, même le FMI va devenir hallal. Ils sont en train de préparer ceux qu'ils ont bourrés de mensonges à avaler la pilule.

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 19 Juil 2017 - 2:50

Fahed64 a écrit:
C'est la priorité bravo ! Rabbi yzidhoum en arme et missile Smile

C'est délicieux avec un bon thé. Les armes sa se mangent facilement et sa nourris un homme.

Blague à part, dans un pays ou les quotas d'importations sont de plus en plus nombreux pour "limiter" la crise économique, dépenser l'argent économiser dans de l'armement, c'est tout sauf logique ...
La seule explication est que l'algérie se prépare à faire la guerre, et estime que ce scénario est de plus en plus probable dans un futur proche.

Il n'y a que 3 options possibles (non exclusive): elle se prépare à faire la guerre contre nous, elle se prépare à une invasion extérieure et/ou elle se prépare à une guerre civil. La nature des choix d'armement nous en dira plus (défensif/offensif, terre/mer/air, contre insurrection, etc).

Mon opinion est que l'après bouteflika + crise économique fait extrêmement peur aux "généraux". Cette période, après la momie, va surement être secoué par des troubles internes et des manifestations (pour divers raisons : prise de pouvoir par l'armé, bataille de clan, élections non respectés, tout est possible avec la situation politique actuelle de l'algérie). Si on rajoute par dessus la crise économique, ces manifestations/troubles peuvent atteindre une certaine taille critique. On rajoute la variable interet ext qui apporte une aide financière et logistique, et le pays pourrait se trouver rapidement avec une guerre civile sur les bras.

La grosse différence avec les années 90 est que de nos jours, un black out médiatique n'est plus possible et l'opinion publique mondiale est de moins en moins tolérants avec les massacres. Est ce que le coup de mettre l’entière responsabilité de ces massacres sur le dos du gspc/aqmi passera une deuxième fois ? j'en suis pas sur.

La communauté internationale (ou l'otan ou fr en solo, etc etc) se penche sur la question et décide d'intervenir pour rétablir la démocratie, les droits de l'homme, arrêter le massacre, combattre aqmi, faire une démo du F35/F22/Eurofighter/Rafale, etc etc (choix de l'excuse en fonction de ce qui est la mode à ce moment là) => L'invasion est lancé.
La seule chose qui pèse sur la balance sera le coup de l'invasion et donc la puissance défensif de l'algérie et c'est là que ces contrats d'armement prennent leur sens.

La guerre contre nous (Maroc) est aussi une option très probable. Il ne faut pas oublié que le Roi avait mis sur la table le droit de poursuite lors de la crise de guerguerate.
Quoiqu'il en soit, le problème du sahara marocain, même si elle trouve une issue politique à travers l'ONU, se terminera par une guerre, j'en reste persuadé.
Je suis certain que, de notre coté, nos dirigeants/sécuritaires ne prennent pas cette option à la légère non plus mais j’espère qu'ils font pas l'erreur de croire que cette guerre se limitera au polisario ...

Pour finir, le vrai ennemi de l'algérie n'est ni l'après bouteflika, ni le Maroc, mais à mon humble avis, la crise économique latente en cours et surtout la sclérose politique dans laquel l'algérie se complaît. Si cette crise économique dure, elle risque de mettre le pays sur les genoux pour très longtemps, et ce n'est surement pas les dirigeants actuelles qui pourront remonter la barre ...
Pour le moment, cela se limite a des quotas d'importations et à la mise en standby des projets d'infra, mais quand cela touchera les budgets tel que l'éducation, la santé ou l'habitation, cela aura un impact direct sur le peuple et sur toute une génération de personne/enfant, et donc sur l'avenir de l'algérie.
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 19 Juil 2017 - 15:56

Un pays gouverné par des clowns!! Désespérés, ils sont devenus comme "les vendeurs de tapis". Ils insistent de te vendre quelque chose dont t'as même pas besoin!

Citation :


Energie/ L’Algérie remet sur le tapis le projet de câble électrique sous-marin la reliant à l’Espagne


L’Algérie remet à l’ordre du jour la construction d’un câble électrique sous-marin pour alimenter l’Espagne. Un projet qui suscite de vives réticences du coté espagnol puisque ce pays ne souffre d’aucun déficit en matière production d’électricité.

Dans son édition du mardi 18 juillet 2017, le quotidien espagnol La Voz de Almeria a révélé que le ministre algérien de l’Énergie, Mustapha Guitouni, a une nouvelle fois abordé avec son homologue espagnol Alvaro Nadal le sujet de la construction d’un câble électrique sous-marin reliant l’Algérie à l’Espagne. Selon le même journal, le projet en question pose problème du côté espagnol puisque le pays ne souffre d’uncn déficit en matière de production électrique.

Pour réaliser coûte que coûte ce projet, les autorités algériennes exercent des pressions en jouant la carte du gazoduc Medgaz. Pour Alger, la construction d’un tel câble est aussi vitale que l’est le gazoduc qui alimente l’Europe et l’Espagne. De plus, Alger compte sur leur financement pour le réaliser. Pour les autorités, c’est du pain béni puisque cette énergie électrique sera produite à partir du gaz algérien avec la création de plusieurs centrales électriques à cycle combiné. Le câble qui s’étendrait d’Oran à Almeria, s’alignera d’ailleurs sur le tracé du gazoduc Medgaz.

Cependant, le projet ambitieux défendu et soutenu par Alger se heurte à la dure réalité des besoins énergétiques internes. Face à une croissance très importante de la consommation nationale en électricité, du déclin de la production gazière et de la demande énergétique en baisse sur le marché international et devant la régression des exportations gazières, il est légitime de s’interroger sur le bien-fondé de ce projet.



http://www.algerie-focus.com/2017/07/energie-lalgerie-remet-tapis-projet-de-cable-electrique-marin-reliant-a-lespagne/

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 19 Juil 2017 - 16:02

Citation :


L'UTICA appelle au respect de la réciprocité avec l'Algérie


L’UTICA a publié un communiqué dans lequel ils rappellent que le marché tunisienne provenance d’Algérie est inondé de jus et de boissons gazeuses. Ces produits bénéficient de l’exonération des droits de douane à leur entrée en Tunisie et malheureusement, ce n’est pas le cas des produits tunisiens à leur entrée en Algérie.

Selon le principe de réciprocité, les produits tunisiens ne devraient pas être soumis à un droit de douane à leur entrée en Algérie alors qu’ils le sont à un taux de 30% .
Maintenant, els autorités algériennes ont annoncé l’interdiction de l’importation des jus et des boissons gazeuses.

La chambre syndicale des producteurs de boissons non alcoolisées demande instamment aux autorités tunisiennes d’intervenir afin de faire respecter le principe de réciprocité de façon à ce que les échanges se rétablissent et se développent sur une base équitable.


http://www.mosaiquefm.net/fr/communiques-de-presse-tunisie/173713/l-utica-appelle-au-respect-de-la-reciprocite-avec-l-algerie

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 19 Juil 2017 - 16:07

Les Algériens sentent la fin de l'énergie fossile. Ils veulent jouer un rôle dans le solaire.

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"Il n'y a, dans le monde, ni oppresseurs, ni opprimés. Il y a ceux qui tolèrent qu'on les opprime et ceux qui ne le tolèrent pas. Les Turcs sont de ces derniers." (Mustafa Kemal)

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 19 Juil 2017 - 16:15

Kursad2 a écrit:
Les Algériens sentent la fin de l'énergie fossile. Ils veulent jouer un rôle dans le solaire.

Ce n'est même pas l'énergie solaire qu'ils proposent aux espagnoles, mais l'électricité produite à partir du gaz algérien! Ils n'ont pas encore tourné le dos au pétrole et gaz. Toute leur vision est basée sur ça, incapable de passer à autre chose...

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Sam 22 Juil 2017 - 11:42

Citation :


Algérie : les sociétés locales inquiètes de la multiplication des barrières à l’importation



Destinées à préserver les devises de l'Algérie, les restrictions croissantes aux importations nuisent paradoxalement aux sociétés locales, s'alarment experts et chefs d'entreprise qui craignent fermetures d'usines et pertes d'emplois.

La dégringolade, depuis 2014, des prix du pétrole qui fournit à l’Algérie 95% de ses devises, a creusé le déficit commercial et fait fondre les réserves de change du pays, amassées au temps du baril à 100$ et passées de 195 milliards de dollars en mars 2014 à 108 milliards en juin dernier. En clair, la valeur des importations algérienne dépasse celle des exportations, obligeant le pays à faire sortir plus de devises qu’il n’en perçoit.

Pour tenter de stopper cette hémorragie, le gouvernement algérien a instauré des quotas d’importation de certains produits et imposé l’obtention d’une licence fixant la quantité que l’importateur est autorisé à faire entrer dans l’année.

Liste à rallonge

En 2016, seuls étaient concernés les véhicules, le ciment et les ronds à béton. Ces premières restrictions avaient permis de faire baisser de cinq milliards de dollars la facture des importations, ramenée à 46,7 milliards contre 51,7 milliards en 2015.

Mais depuis le début 2017, la liste des marchandises soumises à licence n’a cessé de s’allonger et comprend désormais une trentaine de produits agricoles, agro-alimentaires ou industriels. Sont ainsi concernés le bois, la céramique, les viandes bovines, les fromages, les citrons frais, les pommes, les bananes, l’orge, l’ail, le double concentré de tomates, les réfrigérateurs, les machines à laver, les téléviseurs, les téléphones mobiles, les cosmétiques ou les aliments pour bétail.

Le gouvernement entendait réduire de 10 milliards de dollars la facture des importations pour 2017

En juillet, l’importation de 24 nouveaux produits – dont sauces et soupes industrielles, robinets, barres chocolatées, pâtes, jus de fruits et eaux minérales, briques et tuiles ou produits finis en plastique – a été interdite en attendant l’octroi de licences.

« Le gouvernement entendait réduire de 10 milliards de dollars la facture des importations pour 2017. Or, cet objectif est loin de se concrétiser, selon les dernières statistiques douanières », explique l’économiste Mouloud Hedir, soulignant que cette liste, qui évolue « de jour en jour », manque de clarté pour les entreprises.

Prévisions difficile

Difficile de faire des prévisions sans savoir quels produits ou matière première on pourra importer et en quelle quantité, se plaignent les chefs d’entreprises algériens.

Exemple le plus récent : l’interdiction d’importation de produits finis en plastique. Cette mesure, qui concerne notamment « certains types de bouchons, risque de paralyser plusieurs sites de production de l’agro-alimentaire, des cosmétiques et du médicament », souligne Slim Othmani, PDG d’une entreprise de jus de fruits.

Si le blocage des matières premières persiste, 22 000 emplois directs et près de 60 000 indirects seront menacés dans la filière boisson

Président de l’Association des producteurs algériens de boissons, Ali Hamani prévient : « Si le blocage des matières premières persiste, 22 000 emplois directs et près de 60 000 indirects seront menacés dans la filière boisson. »

Des laboratoires pharmaceutiques locaux, dont les stocks d’emballage arrivent à épuisement, agitent la menace d’un arrêt des chaînes de production, mettant en péril notamment la fourniture des hôpitaux.

L’importateur ne sait pas quels sont les critères d’obtention d’une licence, pourquoi il n’a pas été retenu, ni qui a été sélectionné

Cet exemple souligne le manque de concertation et le flou autour des critères présidant au choix des produits soumis à licence et à la fixation des quotas, dénoncent les chefs d’entreprises algériens, fustigeant en outre le processus obscur d’octroi des licences.

Un ensemble de prérogatives confiées à un « comité interministériel », chapeauté par le Premier ministre Abdelmajid Tebboune, qui était jusqu’à mai ministre du Commerce.

« L’importateur ne sait pas quels sont les critères d’obtention d’une licence, pourquoi il n’a pas été retenu, ni qui a été sélectionné », s’insurge Slim Othmani, également président du Cercle d’action et de réflexion autour de l’entreprise (Care), un groupe de réflexion patronal. Selon lui, ce manque de transparence « encourage la corruption » et les trafics.

Le retour du « trabendo » ?

L’économiste Mouloud Hedir l’admet : cette politique risque de favoriser, « au sein d’une économie qui n’en manque déjà pas, de nouvelles situations de rente » au profit d’acteurs économiques bénéficiant de liens privilégiés au sein du pouvoir.

Économiste et enseignant à l’université d’Alger, Chaffir Ahmine soutient, lui, la politique actuelle. À deux conditions : qu’elle soit « conjoncturelle » et que l’État investisse parallèlement dans l’industrie locale – publique et privée – afin de substituer la production nationale aux produits d’importation.

Or, selon Mouloud Hédir, les licences concernent peu de produits fabriqués localement. Et elles risquent de faire souffrir les finances publiques, les droits de douanes et la TVA à l’importation, représentant environ 25% des recettes fiscales non pétrolières.

Certains Algériens s’inquiètent de ne bientôt plus trouver leur chocolat ou déodorant préféré en rayons et évoquent déjà le retour des heures de gloire du « trabendo », la contrebande dans les années 1980 de produits venus de l’étranger dans les bagages de voyageurs ou entassés dans les voitures traversant la Méditerranée.


http://www.jeuneafrique.com/459503/economie/algerie-grogne-societes-locales-contre-barrieres-a-limportation/

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mar 25 Juil 2017 - 0:49

Citation :


Peut-on encore sauver l’Algérie ?


Mohamed Boudiaf, l’un des pères de la révolution algérienne, a été assassiné le 29 juin 1992 parce qu’il voulait s’attaquer à la corruption de généraux véreux. Cette exécution sur une scène, devant un auditoire où d’importants officiels brillaient par leur absence, a été diffusée en direct à la télévision dans des millions de foyers comme pour intimider tout un peuple et marquer son inconscient collectif par la terreur. Depuis, l’Algérie est tombée sous le joug d’une voyoucratie qui a utilisé la corruption et l’arbitraire pour provoquer la déliquescence de l’Etat et de ses institutions.

Terreur, provocation, humiliation et propagande sont devenues les outils préférés d’une cabale dont les tentacules ont investi massivement tous les moyens modernes d’endoctrinement et de contrôle de l’opinion publique. Les lois sont bafouées quotidiennement par un appareil judiciaire à la botte de l’exécutif. Les postes de responsabilité sont attribués à des personnes sans mérites, voire même à des repris de justice, une autre forme provocation pour humilier les citoyens. Hélas, la majorité des Algériens a choisi de "ne rien voir", "ne rien entendre" et "ne rien dire". Ceux qui lèvent la tête et rejettent le discours officiel sont embastillés sans jugement. En Algérie, personne ne réagit quand des jeunes s’immolent ou lorsque des journalistes meurent en prison.

En 1999, le pouvoir invisible, appâté par l’argent facile de la corruption et obnubilé par sa volonté d’instaurer un califat, a confié la régence du pays à un homme politique condamné en 1983 par la Cour des comptes. Ce personnage a eu, durant ses quatre mandats, tout le temps de mener à bien, dans la continuité, de nombreuses actions de sabotage sur le long terme dont les conséquences sont pour la plupart irréversibles. Ce programme de longue haleine effectué au détriment des intérêts nationaux est pratiquement achevé aujourd’hui. On rappelle ci-après les trois grands axes de sa feuille de route:

La déliquescence du secteur de l’éducation qui va brider la qualité de la relève de nos ressources humaines sous le dogme de l’arabisation totale et nous condamner à l’assistanat étranger dans un premier temps (opération en cours), puis à quémander l’aumône aux émirs du Golfe (comme le Maroc ou l’Egypte) ;

La destruction de l’économie nationale alors que le pays a bénéficié d’une manne pétrolière de 800 milliards $ ;

Le sabordage du secteur de l’énergie, chasse-gardée du Président, qui va priver le pays de sa capacité de financement et menacer sa sécurité énergétique. On connaît les résultats de la bataille du sérail autour du management de Sonatrach qui a commencé en janvier 2010 par la "décapitation judiciaire" du Comité exécutif de Sonatrach pour "association de malfaiteurs et détournement de fonds publics" et qui s’est achevée par le verdict de février 2016, soit un mois avant le retour triomphal du principal coupable qui n’a été inquiété ni par la justice algérienne, ni par le parquet de Milan malgré les preuves accablantes.

Cette démarche politique et économique suicidaire, sans aucune vision de long terme, n’a inquiété ni les acteurs algériens de la société civile, ni les organes de sécurité à qui on a fait croire que la rente des hydrocarbures sera au rendez-vous jusqu’en 2030, voire 2040.

Même les Baltaguiya alliés au clan d’Oujda ne comprennent pas cette politique autodestructrice car personne ne leur explique pourquoi le commandant du navire (qui ne peut ni se mouvoir, ni parler, ni recevoir) maintient le cap vers une zone de tempête en faisant régulièrement escale pour renouveler son équipage. Sur le pont supérieur, les "gardiens du temple"de la grande muette fument leurs cigares et scrutent l’horizon, satisfaits de l’opération de "décervelage" du peuple qui facilite l’atteinte de leurs objectifs idéologiques et maintient la paix sociale. Même eux ne savent pas encore que la mission secrète du commandant, malgré son incapacité physique, est de les faire couler avec le navire après son départ devenu imminent.

La crise financière liée à la baisse des prix du pétrole est venue créer une situation nouvelle qui a bousculé la campagne d’endormissement du peuple. L’arbitrage du partage de la rente entre les alliés et la pègre se gère au jour le jour car le gâteau ne suffit plus à nourrir tout ce beau monde. Le FMI prédit "une crise lancinante et dangereuse" dans 19 mois lorsque les réserves de change vont se tarir.

Le dernier exploit de Bouteflika, une mission théoriquement impossible, a consisté à imposer à la tête de Sonatrach un fidèle lieutenant de Chakib Khelil, un repris de justice de nationalité française condamné pour trahison. Cette décision, à elle seule, aurait dû convaincre les plus sceptiques sur les véritables objectifs du commandant: précipiter le navire vers les récifs.

Le 12e PDG de Sonatrach, natif de Hennaya (ville de la wilaya de Tlemcen dont sont originaires de nombreux responsables du cercle présidentiel sans oublier son ministre virtuel de l’Energie qui est tout sauf sa tutelle) s’interroge sur les perspectives de long terme. Il déclare : "Il faudrait qu’on sache qu’est-ce qu’on va devenir d’ici 2030, si on développera la pétrochimie ou si on vendra notre gaz à son état brut". Ce PDG sait parfaitement que les exportations de gaz naturel vont commencer à chuter de manière importante d’ici 05 ans et qu’on ne sera même pas en mesure de renouveler, en 2019, la totalité des contrats d’exportation de long terme pour garantir des revenus en devises. Dans dix ans, il n’y aura pas suffisamment de gaz pour subvenir aux besoins de nos centrales électriques.

De nombreux observateurs se demandent pourquoi l'Algérie a choisi de céder une importante partie de sa rente gazière à des partenaires étrangers douteux (Vilar Mir, Sawiris, Bahwan, X) à travers de nouvelles usines d'exportation d'engrais qu'elle a financées par ses banques publiques. Ils ne comprennent pas non plus pourquoi l’Algérie importe à coup de milliards de dollars du carburant pour les contrebandiers.

C’est le ministre italien du Développement économique qui a "vendu la mèche" en déclarant au mois d'avril 2017: "En 2019, le contrat algéro-italien d’approvisionnement par gazoduc va expirer, les volumes de notre fournisseur clé vont, en tout cas, s’effondrer pour plusieurs raisons, dont l’augmentation de la demande locale (algérienne)". Ce ministre nous informe que l'Algérie ne pourra plus s'engager sur des ventes à long terme de gaz naturel (ce que le clan d’Oujda sait depuis bien longtemps).

Suite à la bérézina des élections législatives, Bouteflika fait appel à un nouvel équipage et se prépare à donner en pâture les fusibles "recrutés" pour leur impopularité, une façon comme une autre de gagner du temps jusqu’à l’épuisement final des réserves de change.

Alors peut-on encore sauver notre pays ?

Le défi majeur de l’Algérie, c’est l’instauration d’une démocratie véritable et le recours à un modèle économique qui nous permettrait de gérer l’après-pétrole. C’est l’œuvre d’au moins une génération.

Les recommandations en ce sens relèvent du bon sens: il faut récupérer l’école et former des ressources humaines compétentes, rétablir la justice, promouvoir notre potentiel agricole, encourager le développement d’industries stratégiques et des services créateurs d’emplois et de valeurs ajoutées et surtout, redonner l’espoir à nos jeunes. Mais pour que tout cela se réalise sans violence, il y a un prix à payer que le peuple va exiger avant d’accepter de se serrer la ceinture: il faut lui rendre justice en faisant la lumière sur tous les scandales et les actes de corruption et de trahison du clan présidentiel et de leurs complices cachés derrière le rideau. Les crimes de corruption sont imprescriptibles et régis par des accords internationaux. Il faudra juger et condamner ces criminels pour pouvoir saisir leurs biens et rapatrier les centaines de milliards de dollars qui ont été volés.

En conclusion, il faut reformuler la question différemment: l’Algérie ne devra-t-elle pas trouver rapidement un nouveau guide intègre qui redonnera de l’espoir au peuple et fera l’économie d’une autre décennie noire ou devra-t-elle attendre que l’anarchie et la guerre civile s’installent durablement à l’épuisement des réserves de change en 2019 ?


http://www.lematindz.net/news/24939-peut-on-encore-sauver-lalgerie.html

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 26 Juil 2017 - 20:09

Citation :
Une cellule de l'EI démantelée en Algérie


Reuters 26/07/2017


La police algérienne a démantelé une cellule terroriste du groupe Etat islamique dirigée par un ancien chef d'el-Qaëda condamné en France, apprend-on mercredi de source proche des services de sécurité.

Mohamed Yacine Aknouche, 43 ans, est un ancien membre du Groupe islamique armé (GIA), proche d'el-Qaëda. Il a été condamné par contumace par la justice française à huit ans de prison en 2004 pour avoir projeté un attentat à Strasbourg, a déclaré cette source.

La police a capturé le jihadiste présumé cette semaine près de Tipaza, une ville côtière à 50 km à l'ouest d'Alger. Il projetait d'attaquer des membres des forces de sécurité.

Les membres de la cellule jihadiste s'entraînaient dans une forêt près du village d'Aïn Tagourait avec des armes de fabrication artisanale, pour préparer des attentats à Alger, rapporte le journal algérien Ennahar, qui cite un responsable de la sécurité qui a souhaité reste anonyme.

https://www.lorientlejour.com/article/1064297/une-cellule-de-lei-demantelee-en-algerie.html
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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Mer 26 Juil 2017 - 21:54



M.Boukrouh explicite comme personne la situation algérienne.



Citation :
Entretien avec Noureddine Boukrouh : « Où va-t-on comme çà ? »



Noureddine Boukrouh est fondateur du Parti du renouveau algérien (PRA) qu’il a présidé jusqu’en 1992. Il a notamment été ministre du Commerce sous Bouteflika. Depuis quelques années, il ne s’exprime que très rarement sur les questions politiques. Dans cet entretien, il revient sur les derniers événements au sommet de l’État.

Quel regard portez-vous sur la nomination à la tête du gouvernement d’Abdelmadjid Tebboune, en remplacement d’Abdelmalek Sellal ?

Les raisons du remplacement de M. Sellal par M. Tebboune ne sont pas à chercher dans les deux hommes, dans leurs traits distinctifs ou leur parcours, mais dans la pensée de celui qui les a nommés, c’est-à-dire le Président. Lui seul sait pourquoi il les a choisis tour à tour, pour quels besoins, en vue de quels résultats immédiats ou à venir, et quand les jeter aux chiens.

Les deux personnages ont en commun d’être des non-politiques et d’avoir un itinéraire professionnel à peu près identique. Ce sont des administratifs, des cadres de carrière, des commis de l’État qui ont été promus parce que non suspectés de nourrir des ambitions politiques et donc de travailler en sous-main pour leur compte comme ça a été le cas avec plusieurs de leurs prédécesseurs. Ils ont aussi en commun d’être -autant qu’on puisse l’être en Algérie, terre d’élection des transhumants, transfuges, oiseaux migrateurs et autres girouettes- des « fidèles » du Président, mais ce dernier connait mieux que quiconque la date de péremption de la fidélité animale en Algérie. La fidélité est une qualité quand elle est balisée par un solide sens du devoir public, mais elle est un pur encanaillement, une abdication de toute conscience morale et patriotique quand elle devient de la servilité absolue pour gravir les échelons et s’enrichir.

C’est sur le plan du caractère que les deux hommes dissemblent et sont aux antipodes l’un de l’autre. En effet, autant M. Sellal est un facétieux, un blagueur impénitent, un improvisateur et un impulsif, autant M. Tebboune est mesuré et sérieux ; s’il est plaisant, il n’est pas un plaisantin. Mais là où ils s’opposent incontestablement, c’est sur leur vocation actuelle : l’un prend de plus en plus les apparences du fossoyeur de l’autre.

Selon ses propres déclarations, le cheval de bataille de M. Tebboune va être la lutte contre la corruption. Dans ce sens, il a ouvert son premier combat contre Ali Haddad. Que pensez-vous de ce bras-de-fer et du soutien de Sidi Saïd à Haddad ?

Dans les traditions de l’exercice du pouvoir en Algérie, le Premier ministre ne reçoit pas du Président une lettre de mission en bonne et due forme, une feuille de route, mais il doit inférer de certaines de ses paroles prononcées dans le style cher à Nostradamus, autrement dit des sous-entendus plus que des déclarations, ce qui est attendu de lui. Il doit deviner du mieux qu’il peut ce que le Président souhaite pour ne pas paraître désobligeant, enquiquinant ou trop curieux. C’est ça l’esprit de ce qu’on appelle « le sérail ». Le chef ne doit pas trop en dire pour limiter les risques en cas de « trahison », et le subordonné doit être assez « faham », assez intelligent pour aller de lui-même, à ses risques et périls, dans le sens des souhaits tacitement déclinés par le chef. S’il ne développe pas des aptitudes dans l’art de deviner, s’il se trompe sur la direction du vent ou se met à divaguer comme une chèvre de montagne, il tombera vite en disgrâce et un croque-mort zélé est désigné pour l’enterrer dans la honte et le scandale.

Il n’y a jamais eu en Algérie de preux ou de pieux chevalier répondant au nom d’Antar ibn Cheddad, d’Artagnan, Sellal ou Tebboune. La corruption est devenue, en Algérie, une maladie générale, un virus endémique qui fait des ravages du sommet à la base de la société. Elle n’est « combattue » qu’épisodiquement, superficiellement et sélectivement par les détenteurs du pouvoir, ceux-là mêmes qui l’orchestrent et l’instrumentalisent, contrôlent les moyens d’élever et d’abaisser qui ils veulent, l’enrichissant ou l’appauvrissant, le magnifiant ou l’avilissant.

D’après ce qu’il en a lui-même laissé filtrer, le nouveau Premier ministre aurait été instruit de « séparer la politique de l’argent », ce qui, en langage algérien, signifie que le moment est venu pour quelques affairistes ou porte-voix devenus des boulets encombrants, de mauvais compagnons de route, de rendre des comptes. Car les périodes de vaches maigres exigent la prise de mesures d’austérité si l’on veut contenir les risques de désordres sociaux et imposent par conséquent un minimum de morale dans la gestion des ressources publiques. Il faut commencer par éloigner le soupçon de soi, désigner à la vindicte populaire quelques veaux gras ou « brebis galeuses », puis les sacrifier sur l’autel de la vengeance pour faire tomber les ardeurs émeutières.

On a voulu faire de M. Ali Haddad un Bouygues algérien à coups d’artifices de mauvais aloi, exactement comme on a fait il y a quinze ans avec M. Moumen Khalifa, et il va peut-être finir comme lui en taule avec consigne de rester « discret sur la vraie vérité » s’il veut un jour humer de nouveau l’air de la liberté. Sidi Saïd, lui non plus n’a pas tiré les enseignements de l’affaire Khalifa qui a failli le conduire en prison. Une fois de plus, il est surpris non pas du côté des travailleurs dont il dirige le syndicat national, historique et officiel depuis des décennies, mais de celui de l’argent facile et douteux. Il s’est trompé sur le sens (direction et signification) du vent ; il a cru qu’il venait de Tebboune et a atteint par mégarde Haddad dont il s’est solidarisé dans un geste inconsidéré de protection animale, et le voilà lâché par les siens.

Trouvez-vous alors que nous vivons un remake du scénario de « l’affaire Khalifa » ?

Je ne sais pas, mais ça y ressemble. D’ailleurs que sait-on de l’affaire Khalifa qui s’est évaporée dans le décorum brumeux algérien ? J’étais à l’époque au gouvernement et je m’étonnais de le voir courtisé par les hauts responsables du pays. Je peux vous raconter une anecdote : un jour, à la résidence « al-Mithaq », en 2001 ou 2002, je ne sais plus, un dîner officiel était donné auquel étaient présents les responsables du pays. Moumen Khlalifa était assis à la même table que des membres du gouvernement, dont moi-même. Un moment, quelqu’un qui était assis à côté de moi me dit : « Tu sais qui est cet homme ? », en me désignant discrètement M. Khalifa. Je le regarde et lui réponds, hésitant : « C’est un conseiller à la chefferie, non ? » (Comprendre un des chargés de mission constituant le staff particulier du chef du gouvernement). Mon convive éclata de rire d’étonnement et me dit « C’est Moumen Khalifa ! ». Voilà où et comment j’ai vu pour la première fois le « golden boy ».

Vous étiez membre du gouvernement lors du premier mandat du Président Bouteflika. Selon vous, serait-ce sa décision de s’en prendre à Haddad, et si oui dans quel but ?

Il est plus facile de lire dans la pensée réputée indéchiffrable de Nostradamus que dans celle des dirigeants algériens parce qu’à la place de ce qu’on appelle la pensée se trouve une « kammouça » de « nafhates » (fantaisies, lubies, caprices), un écheveau de fils entremêlés, sans liaisons entre eux, dont aucun ne mène à l’autre… Le genre de décisions auquel vous faites allusion ne se discute pas en conseil des ministres, mais entre initiés et pratiquants de l’art de « je ne t’ai rien dit » et « tu as tout compris ». En termes factuels, je ne sais pas plus que ce que lit tout le monde dans les médias, mais j’ai assez observé les pratiques et les mœurs du pouvoir algérien depuis 1970 pour arriver à déceler ses « constantes ».

Des dizaines de milliers de milliards ont été accordés sous forme de crédits et de marchés à des « hommes d’affaires » au look d’ignares et de demeurés mentaux qu’on a utilisés, pour ces raisons justement, comme façades ou intermédiaires pour détourner l’argent du pétrole et en expatrier l’essentiel. Ces dernières années, on a vu des arrivistes acquérir des fortunes inestimables, des responsables cités dans des affaires de corruption protégés de toute poursuite, des voleurs innocentés et ceux qui les ont dénoncés ou arrêtés accusés de « complot »…

Diriez-vous que ces événements marquent de manière indirecte le début des présidentielles de 2019 ?

Je n’en sais rien, mais il est patent qu’un coup de volant vient d’être donné avec le dernier changement à la tête du gouvernement. Ce n’est pas forcément pour chercher des poux dans la tête de Sellal qui a tenu le rôle du bouffon pendant la fête, mais s’il faut en passer par-là alors son amour-propre souffrira quelque peu mais sans plus. Est-ce pour faire rentrer dans les caisses de l’État un peu du trop-plein d’argent amassé par les faux hommes d’affaires enrichis grâce à leurs accointances avec le sommet de l’État ? Pour construire une nouvelle image sur l’idée de « moralisation de la vie publique » qui servirait de tremplin à un cinquième mandat ? Pour prévenir des débordements populaires conséquents aux mesures d’austérité en cours de mise en place et qui toucheront fatalement le soutien budgétaire aux produits de première nécessité ? En tout cas, ces trois hypothèses concourent au même objectif : dédouaner le pouvoir suprême de ses responsabilités dans cette affaire comme dans celles qui l’ont précédée.

Allez-vous, vous-même, vous présenter une nouvelle fois lors de ce scrutin ?

Ce ne sera pas un scrutin, mais une formalité semblable aux messes électorales précédentes. Les électeurs algériens n’ont jamais choisi librement leur Président, tout au plus ont-ils entériné un choix fait par une poignée d’hommes aux commandes de l’armée et de ses services de renseignement. En ce qui me concerne, j’y ai cru un petit peu en 1995, jusqu’à ce que M. Zeroual, alors chef d’État en exercice, déclarât sa candidature contre toute attente. Une fois qu’il l’a fait publiquement au Palais des nations, j’ai demandé à le voir pour lui dire face à face, au siège de la présidence et en présence de son conseiller principal, le général Betchine, et de son chef de cabinet, ce que je pensais de sa décision. De retour à mon bureau, j’ai appelé les deux autres candidats en lice, feu Mahfoud Nahnah et Saïd Sadi. Ils sont venus séparément à mon bureau, je leur ai rapporté l’entretien que je venais d’avoir avec Zeroual et leur ai proposé de nous retirer ensemble de l’élection. Après de longues et vaines discussions, ils ont refusé.

Du point de vue économique, l’Algérie est-elle sur la bonne voie selon vous ?

L’Algérie n’a jamais été une seule minute depuis son accession à l’indépendance sur la bonne voie économique. L’économie n’a jamais été pour le système autocratique qui l’a dirigée, sous une forme ou autre (césarisme militaire, parti unique ou faux pluralisme démocratique), une finalité, un but, une dynamique sociale combinant facteurs de production, ressources naturelles, financières et humaines, en vue de créer une économie fonctionnelle et développer le pays, mais un ensemble de moyens gérés patriarcalement pour se maintenir au pouvoir en distribuant la rente quand le pétrole est au plus haut, et en recourant à la dette extérieure quand il est au plus bas.

Nous sommes toujours dans cette logique, dans ce cercle infernal qui a généré les tares que vous avez citées (fraudes de toute nature et à tous les niveaux, marché parallèle, corruption…). Nous avons déjà payé au prix fort l’ignorance mégalomaniaque de nos dirigeants entre 1962 et 1988, mais au lieu d’en tirer les enseignements et mettre à profit l’exceptionnelle embellie qui a duré de 2002 à 2014, le pouvoir l’a dilapidée et en a fait profiter les faux hommes d’affaires, la mafia politico-financière et tous ceux qui l’ont servie avec la plus grande servilité mais moyennant enrichissement illicite. Le pays est profondément gangrené…

La solution réside dans le changement de la perception de ce que devrait être une nation, un État et une économie. Les idées avec lesquelles est dirigée l’Algérie remontent aux années cinquante, tout autant que les hommes qui les portent et qui sont toujours aux commandes. Ce n’est pas une question de mesures techniques à suivre ou à remplacer, de savoir économique, mais de vision du monde. Nous n’avons jamais eu d’économie, mais seulement un tiroir-caisse où est placé l’argent du pétrole qu’une grand-mère jette par volées quand il y en a beaucoup et serre contre son cœur quand il n’y en a pas assez.

L’Algérie a changé en apparence, le paysage s’est beaucoup transformé, plusieurs générations se sont succédées, des centaines de ministres et une douzaine de Premiers ministres se sont relayés aux postes de direction visibles, mais les vrais conducteurs et surtout les idées-motrices qui les animent sont les mêmes qu’au temps de Messali Hadj. C’est à travers l’activité économique que les nations se forment, apprennent à travailler ensemble, à compter les uns sur les efforts des autres, et développent ainsi au fil des siècles un sens de l’intérêt commun, une conscience sociale, politique et nationale. Les idées patriotardes de l’époque de Messsali Hadj se sont mélangées avec une religiosité islamo-populiste de bas étage pour donner une mentalité providentialiste, irresponsable, tendue non pas vers les réalisations historiques, mais vers une fausse notion de l’au-delà et du paradis gagné à coups de ruses de Djouhaet de comptes de boutiquier.

Ce que l’on observe en économie se constate aussi en politique étrangère où c’est aussi le désert, où nous avons fait l’unanimité totale contre nous aussi bien au Maghreb qu’au Sahel. Nous sommes encerclés de partout, aucune amitié et bon voisinage sur lesquels nous pourrions compter : la question du Sahara occidental ne bouge pas, la Tunisie a confié sa sécurité extérieure à l’OTAN, les Français ont récupéré les dossiers malien, sahélien et libyen…. Il ne nous reste que notre « khéchinisme », notre esprit de Djouha qui n’a fait de dupes que dans nos rangs et de victimes que nous… Où va-t-on comme çà ? Nous ne serons bons qu’à fournir les recrues des prochaines organisations du type « État islamique », Aqmi ou autres bandes criminelles.

Vous étiez vous-même ministre du Commerce. Un des premiers changements opérés par Tebboune, est la réduction drastique des importations. Bonne ou mauvaise idée dans le contexte actuel ?

Ce n’est ni un changement de politique économique, ni une idée, bonne ou mauvaise, ni un sens de l’intérêt public, ni un acte de gestion, mais une obligation, une contrainte, un réflexe naturel…. C’est une conséquence inévitable d’une gestion épicière. Les recettes s’étant contractées, il faut réduire les dépenses. C’est aussi bête que cela.

Il ne faut y voir ni bonne gouvernance, ni science, ni sagesse, ni sursaut de conscience… C’est le degré zéro de l’intelligence, la nécessité faisant loi. Il va en découler non seulement des restrictions dans la consommation, ce qui n’est pas un grand mal, mais des restrictions dans l’importation d’intrants et d’équipements sans lesquels notre rachitique appareil manufacturier aura des difficultés à tourner, ce qui se traduira par des fermetures d’ateliers, d’usines, de PME, et donc des pertes d’emplois en cascade et des pénuries en tous genres comme à l’époque des « souks el-fellah ». Sans parler de l’inévitable corruption inhérente à l’octroi administratif des licences d’importation.

Une autre question d’actualité : vous avez dû suivre le débat autour de la question des immigrants. Quelle est votre perception personnelle du sujet ? Soutenez-vous les propos d’Ahmed Ouyahia et Abdelkader Messahel ?

Quel débat ? On a lu dans la presse des déclarations populistes et blessantes détachées de toute analyse d’un phénomène profond et structurel qui va bouleverser la géopolitique mondiale dans les décennies à venir. Je vise le phénomène migratoire qui jettera sur les mers, les routes et les déserts des dizaines de millions de personnes. Ce phénomène tient à deux facteurs, l’un humain, l’autre naturel.

Le facteur naturel, c’est bien sûr le réchauffement climatique qui va faire disparaître des pays en entier et conduire leurs populations à chercher l’asile et du travail dans les pays épargnés ou jugés riches.

Le facteur humain, ce sont les guerres et la mauvaise gestion économique de pouvoirs illégitimes qui mènent des politiques de terre brûlée pour demeurer à la tête de leurs pays sans égard pour leur sort et pour les problèmes qu’ils créent aux pays de destination de leurs migrants illégaux.

Dans le premier cas, nous allons avoir affaire à des peuples sans pays, et dans le second à des pays sans peuples. L’Algérie est exposée aux deux périls : elle peut être envahie par des migrants venus du Sud, comme elle peut voir ses propres « harragas » passer de quelques centaines actuellement à des millions suite à la faillite économique qui nous guette et au désordre qui s’ensuivra. Cent Tebboune n’y pourront alors rien !


TSA

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MessageSujet: Re: Actualités Algeriennes   Hier à 20:31

Des nouvelles de notre voisin zazair source El Watan. Incha'Allah Rabbi yzidhoum ! Un autre mandat de boutef pour creuser encore !

Citation :
Port commercial El Hamdania : «arnaque» pour un mégaprojet

La réalisation du grand port commercial centre à El Hamdania (Tipasa) a été annoncée en grande pompe par l’ex-Premier ministre, Sellal Abdelmalek, qui, au passage, faut-il le souligner, ignorait totalement l’emplacement du site par rapport à la ville de Cherchell.


Il suffit de se référer à ses déclarations publiques aux micros des médias nationaux. Le chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, avait présidé le Conseil des ministre le 30 décembre 2015, au cours duquel la décision définitive relative au projet du grand port commercial centre d’El Hamdania a été prise. En réalité, le président de la République n’a pas eu droit à un dossier sérieux et exhaustif sur ce projet.

Les ministre, qui avaient présenté le projet avaient menti au président de la République. Le coût du projet a été avancé alors que l’étude n’avait pas eu lieu. Le bureau d’études sud-coréen (Yuil engineering Co Ltd) engagé pour ce mégaprojet qui avait sous-traité avec des bureaux d’études algériens, a été évincé par un bureau d’études chinois, car les responsables chinois étaient venus à Alger, 17 jours après la réunion du Conseil des ministres, pour officialiser l’accaparement de ce mégaprojet.

L’Algérie a rapidement confié la construction du port, mais a cédé surtout la gestion de cette immense infrastructure portuaire aux Chinois pour une durée de 35 années. Les opérateurs chinois China State Construction Corporation (CSCEC) et China Harbour Engineering Company (CHEC) s’occupent de ce projet, grâce à la complicité algérienne qui demeure incrustée dans les rouages de l’administration centrale.

Inutile de s’attarder sur les caractéristiques techniques prévues pour ce «futur second» port commercial de l’Afrique. Moult paramètres n’avaient pas été pris en considération dans l’étude présentée aux hautes autorités du pays. Plusieurs mois après la décision politique, les mensonges sont à présent mis à nu. Le scénario de l’arnaque se confirme de plus en plus avec le temps, d’autant plus que la crise financière s’est installée dans notre pays. «Le coût du projet du port commercial centre El Hamdania annoncé dans la fiche technique ne tient pas compte de beaucoup de paramètres, le montant sera supérieur à celui que les hautes autorités du pays avaient déclaré», nous confirme un haut cadre du secteur. Les délais de sa réalisation ne seront pas respectés.

«En ce moment de crise économique, il n’y pas la fumée blanche pour le grand port commercial centre», nous lance un directeur au fait du projet. Les arguments avancés par Abdelmalek Sellal et ses ministres concernés par ce mégaprojet n’étaient que de la poudre aux yeux. L’ancien Premier ministre est arrivé à convaincre «nos amis chinois» à s’engager dans ce mégaprojet. Les Chinois sont à présent assurés du volet juridique. La décision de réalisation de ce projet est politique.

Les Chinois sont gagnants dans l’affaire du mégaprojet. Pourtant, le respect des différents schémas nationaux d’orientation et de planification qui s’inscrivent d’une manière cohérente avec le Schéma directeur de l’aménagement du territoire (SNAT), le Schéma directeur de l’aménagement du littoral SDAL), le SDAM Schéma directeur de l’aire métropolitaine (SDAM) n’a pa été respecté et les concepteurs du projet n’en ont pas tenu compte. La gestion prudente des ressources financières et celle des environnements naturels et les monuments historique, des paramètres qui n’ont pas été pris en considération par «les intermédiaires officiels», avant qu’ils ne présentent au chef de l’Etat le dossier d’un mégaprojet aussi stratégique pour l’avenir de notre pays. Le nouveau ministre des Travaux publics et des Transports devra se pencher sérieusement pour débusquer ceux qui étaient à l’origine de l’arnaque de ce mégaprojet. Certes, la décision politique avait été prise. Ni le montant du projet ni le délai de réalisation ne seront respectés. Juridiquement, les Chinois disposent de documents officiels pour accaparer le site.

Le mégaprojet de ce port sera une véritable rampe de lancement pour l’économie algérienne. Mais au prix où vont les choses, les Chinois en position de force ne vont pas lâcher leur proie aussi. Beaucoup de richesses de divers secteurs (culture, pêche, forêt, agriculture, environnement, tourisme, habitat, travaux publics) vont disparaître. Les responsables locaux des secteurs concernés par la «catastrophe» n’avaient pas été consultés avant la décision politique. Les réserves existent, mais Sellal et ses ministres avaient imposé le silence aux cadres locaux. Le président Bouteflika avait signé. Il n’est plus question de faire marche arrière. «Il faut tout revoir dans l’intérêt de notre pays», rappelle cet expert. La construction de ce projet demeure vitale pour le pays, mais pas au prix proposé Sellal et ses ministre, c’est une arnaque qui ne dit pas son nom.

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