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 Armée Française / French Armed Forces

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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 30 Juil 2017 - 21:55

Citation :
L’armée de Terre est un peu intéressée mais très préoccupée par le retour du service national


Posté dans Forces terrestres, Politique de défense par Laurent Lagneau Le 28-07-2017




Quand il était en campagne électorale, le président Macron avait défendu l’idée de rétablir la conscription sous la forme d’un « service militaire universel » d’une durée de seulement un mois, afin de permettre aux jeunes gens âgés de plus de 18 ans de faire « l’expérience de la mixité sociale et de la cohésion républicaine » et de « préparer leur entrée dans la vie professionnelle comme dans leur vie de citoyen. »

Depuis, cette proposition, malgré les coûts qu’elle suppose (15/20 milliards d’euros pour sa mise en place et à 2/3 milliards d’euros par an en rythme de croisière selon les chiffres avancés par M. Macron), a été confirmée par le Premier ministre, Édouard Philippe, lors de son discours de politique générale. À la différence près, cependant, qu’il n’est plus question de « service militaire » mais de « service national ».

Désormais, ce dossier est entre les mains de Genevièvre Darrieussecq, la secrétaire d’État auprès de la ministre de la Défense. Cela étant, ce « nouveau service national », pour reprendre l’expression de M. Philippe, suscite des réserves, résumées par un récent rapport du Sénat.

La première de toute est que ce retour de la conscription ne répond pas à un besoin militaire, son intérêt n’étant que social. Et si les armées sont effectivement concernées, il est estimé qu’elles devront fournir entre 16.000 à 18.000 encadrants, ce qui correspond à environ 21% des effectifs de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de l’armée de Terre. Aussi, la remontée en puissance de cette dernière ne pourrait qu’être remise en cause.

Qui plus est, comme l’a souligné son chef d’état-major (CEMAT), le général Jean-Pierre Bosser, lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, le 19 juillet, il n’est actuellement pas possible de porter les effectifs de la FOT au-delà de 77.000 soldats (d’ailleurs, c’est ce qui explique la décision de recruter 11.000 hommes de plus en 2015 : il aurait été impossible de faire davantage, par manque de place dans casernes).

Lors de cette audition, le CEMAT a évidemment a été interrogé sur ce « nouveau service national ». Et pour lui, c’est un « sujet sensible » qui « intéresse » et « préoccupe » l’armée de Terre.

Autant le dire tout de suite, l’intérêt du général Bosser pour le retour de la conscription que veut le pouvoir politique ne saute pas aux yeux. Du point de vue militaire, s’entend.

« Nous démontrons, au travers du service militaire adapté (SMA) et du service militaire volontaire (SMV), notre capacité à remettre debout certains jeunes et à leur redonner de l’autonomie pour pouvoir prendre un nouveau départ », a dit le CEMAT. Donc, « qualitativement », l’armée de Terre a « les compétences et le savoir-faire pour aider » les jeunes.

Seulement, les choses se compliquent dès lors qu’il faudra accueillir et héberger 600.000 à 700.000 jeunes tous les ans. « C’est 10 fois la force opérationnelle terrestre! Que se passe-t-il lorsque l’on est percuté par dix fois son poids? Si l’on nous dit qu’en cinq ans, nous aurons à former 700 000 personnes, comment ferons-nous? », a demandé le général Bosser.

Pour le moment, tant que les modalités de ce « nouveau service national » ne sont pas définies, on navigue à vue. L’on ignore ce que sera sa finalité exacte et ce que feront les conscrits, si les armées seront les seules concernées ou non, etc… Quoi qu’il en soit, pour le général Bosser, « un partage des tâches serait judicieux ».

« Déterminer la finalité du dispositif envisagé permettra ensuite de savoir qui fait quoi et donc de connaître la part dévolue aux militaires. En fonction de cette définition, nous serons en mesure de vous répondre si nous savons faire ou non et si oui, ce que nous ne pourrons plus faire », a expliqué le CEMAT.

« Ensuite, nous saurons combien de temps il nous faudra pour accueillir 700 000 jeunes, pour les nourrir, les loger, les habiller… Je ne me prononce donc pas sur ce choix politique car il ne m’appartient pas. J’ai certes un avis en tant que citoyen mais la balle est vraiment dans votre camp », a-t-il ajouté.

Enfin, le général Bosser a évoqué un point qui pourrait être anecdotique mais, in fine, ne n’est pas du tout : le bénéfice que les armées pourraient tirer de ce retour du service national en terme de… popularité.

« Aujourd’hui, nous employons des engagés volontaires, qui acceptent l’entraînement et les contraintes du service. Avec un service national, on accueillerait des garçons et des filles qui, pour certains, viendraient chez nous un peu contraints et forcés. Pour ma part, je ne souhaite pas revenir à ce que l’on a pu connaître dans les années 1970 ou 1980… Quoi qu’il en soit, la popularité ou l’impopularité de notre armée aurait un impact sur notre capacité à encaisser ce choc dans notre écosystème », a-t-il fait valoir.

http://www.opex360.com/2017/07/28/larmee-de-terre-est-un-peu-interessee-mais-tres-preoccupee-par-le-retour-du-service-national/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 30 Juil 2017 - 22:21

Citation :
Armée de Terre : Le programme Scorpion serait épargné par le coup de rabot sur le budget de la Défense


Posté dans Forces terrestres, Politique de défense par Laurent Lagneau Le 28-07-2017




Il est toujours désagréable de faire le rabat-joie. Mais il est en effet à craindre que la promesse du président Macron de porter le budget des Armées à 34,2 milliards d’euros (soit +1,8 milliard, selon lui) ne soit pas suffisante par rapport à ce qui avait été prévu par la Loi de programmation militaire 2014-2019 actualisée.

Déjà, il s’agira de rattraper la coupe de 850 millions d’euros effectuée cette année. « Diminuer les moyens décidés pour 2017 rendra d’autant plus difficile le financement de ceux de l’année 2018 », avait en effet prévenu Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’une audition à l’Assemblée nationale, peu avant les derniers arbitrages budgétaires.

Ensuite, comme l’a indiqué le président Macron, la provision pour financer les opérations extérieures passera de 450 à 650 millions d’euros. Et sur ce qu’il restera de la hausse annoncée, il faudra compter les 200 millions prévus pour le renforcerment de la protection des militaires (et honnêtement, on ne voit pas à quoi cette somme correspond.

Enfin, rien ne laisse supposer que les surcoûts des opérations extérieures et intérieures seront beaucoup moins importants en 2018 qu’en 2017 (et on n’est pas à l’abri d’une nouvelle intervention). Ce qui veut dire que les Armées devront vraisemblablement combler, encore une fois, la différence étant donné que pour le budget de l’an prochain, le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner (celui qui goûte peu la poésie « revendicative ») a d’ores est déjà averti qu’il fallait s’attendre « à des lendemains plus difficiles encore ».

Quoi qu’il en soit, la difficulté pour les armées est de pouvoir boucler l’exercice 2017. Comme l’on pouvait s’y attendre, car il est compliqué de faire autrement, l’effort de 850 millions d’euros demandés par le ministère de l’Action et des Comptes publics portera sur le programme 146, c’est à dire l’équipement des forces. Quels investissements seront concernés?

Lors de son passage devant les députés de la commission de la Défense, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre (CEMAT), n’a pas été en mesure de préciser les « secteurs concernés » par l’annulation des 850 millions de crédits. En tout cas, il n’a aucune inquiétude sur la poursuite du programme Scorpion (Synergie du contact renforcée par la polyvalence et l’infovalorisation), crucial car il vise à remplacer les véhicules blindés, dont certains affichent 40 ans de service.

Pour rappel, il s’agit d’acquérir 1.722 VBMR (*) lourds « Griffon » et 558 VBMR légers ainsi que 248 EBRC (**) Jaguar et 200 chars Leclerc rénovés. Pour le moment, 319 « Griffon » et 20 « Jaguar » ont d’ores et déjà été commandés. La notification du marché de développement et de production du VBMR léger est attendue pour 2018.

« Quant à ce que cette coupe budgétaire ralentisse le développement du programme Scorpion, cela m’étonnerait beaucoup : c’est le programme qui a d’emblée attiré l’intérêt de la ministre, qui souhaite faire preuve de souplesse dans l’acquisition des équipements. Et il est vrai qu’en matière d’acquisitions d’équipements, l’armée de terre reste tout de même l’armée la plus ‘agile’ : construire des sous-marins ou des avions, ce sont des programmes qui s’inscrivent probablement plus dans la durée », a expliqué le général Bosser.

Seulement, si il serait étonnant que cette coupe ralentisse le programme Scorpion, serait-elle susceptible d’empêcher son accélération? Une accélération que le CEMAT défend avec ardeur car, justement, elle permettrait de faire des économies tout en augmentant le potentiel opérationnel et la protection de ses troupes.

L’argument du général Bosser est simple : au lieu d’investir des sommes importantes pour « reconstruire » des Véhicules de l’avant blindé (VAB) de 40 ans d’âge, usés jusqu’à la corde par les opérations (notamment au Sahel), autant utiliser cet argent pour avancer la livraison de leurs remplaçants, c’est à dire les Griffon.

« Va-t-on continuer à dépenser des sommes conséquentes pour reconstruire et réparer de vieux équipements, ou va-t-on investir cet argent dans l’acquisition d’équipements de nouvelle génération? », a en effet demandé le CEMAT. « Mais quelle sera la capacité des industriels à accélérer la cadence de livraison? S’ils savent le faire, à périmètre financier identique, on pourra s’interroger : faut-il reconstruire et régénérer un VAB, alors que pour un coût équivalent ou à peine supérieur, nous pourrons acquérir des VBMR légers ou des Griffon neufs et bien plus performants? », a-t-il insisté.

En tout état de cause, « la réponse est entre les mains des industriels qui ont besoin de visibilité horizontale », a continué le général Bosser. « Si on leur annonce une réduction de la reconstruction des VAB et une accélération du programme Scorpion, il leur faudra modifier leurs chaînes, les ouvriers devant s’adapter en conséquence – d’où toute l’importance de la loi de programmation militaire », a-t-il ajouté.

Mais si cette accélération du programme Scorpion est possible, alors il ne faudra pas hésiter. « Sauf à être amoureux des véhicules anciens… », a malicieusement glissé le CEMAT.


(*) Véhicule blindé multi-rôles
(**) Engins blindés de reconnaissance et de combat


http://www.opex360.com/2017/07/28/armee-de-terre-le-programme-scorpion-serait-epargne-par-le-coup-de-rabot-sur-le-budget-de-la-defense/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 30 Juil 2017 - 23:56

Citation :
La ministre française des Armées en déplacement dans le Sahel


AFP  30/07/2017


La ministre française des Armées, Florence Parly, est arrivée dimanche au Tchad, avant de se rendre au Niger et au Mali dans le cadre d'un déplacement de deux jours dans le Sahel où elle rencontrera aussi les militaires engagés dans l'opération Barkhane.

"Le commandant de la force Barkhane accueille la ministre des armées Florence Parly sur la base de N'Djaména au Tchad", selon un tweet de l'état-major des armées (EMA).

Mme Parly s'entretiendra notamment au Tchad avec le président Idriss Déby, au Niger avec le président Mahamadou Issoufou et au Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué du ministère. La ministre effectuera une partie de ce déplacement conjointement avec son homologue allemande, Ursula von der Leyen

Mme Parly "réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel", une force "appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de la région". "Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action", a souligné le ministère.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel: Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso. Cette force, qui devrait compter 5.000 hommes, nécessite un financement de 423 millions d'euros, loin d'être atteint. Les Etats-Unis notamment se sont montrés très réticents.

https://www.lorientlejour.com/article/1064948/la-ministre-francaise-des-armees-en-deplacement-dans-le-sahel.html  

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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 31 Juil 2017 - 14:34

Citation :
Au Tchad, la France promet à ses militaires des "moyens" contre les jihadistes


AFP 31/07/2017


La ministre française des Armées, Florence Parly, a commencé dimanche une tournée africaine au Tchad où elle assuré les militaires français engagés dans l'opération anti-jihadiste Barkhane qu'ils auront "les moyens nécessaires à l'exécution" de leur mission.

"Vous pouvez compter sur ma détermination pour que vous disposiez des moyens nécessaires à l'exécution de votre mission", a-t-elle déclaré devant le commandant de l'opération Barkhane établi à N'Djamena pour lutter contre les jihadistes en soutien avec les pays de la bande sahélo-saharienne.
"C'est mon combat, il est moins risqué que le vôtre, bien sûr, mais je veux vous le dire, car vous avez sans doute eu écho de récents débats parisiens", a-t-elle ajouté.

Le chef d'Etat-major de l'armée française Pierre de Villiers a démissionné de ses fonctions après s'être insurgé, à huis clos devant la commission de la Défense de l'Assemblée, contre les économies de 850 millions d'euros demandées à la Défense en 2017. Le 13 juillet, le président français Emmanuel Macron l'a sévèrement recadré devant toute la hiérarchie militaire, jugeant "pas digne d'étaler certains débats sur la place publique".

Mme Parly doit s'entretenir lundi avec le président Idriss Déby Itno, puis au Niger avec le président Mahamadou Issoufou et au Mali avec le président Ibrahim Boubacar Keïta, selon un communiqué du ministère. La ministre effectuera une partie de ce déplacement conjointement avec son homologue allemande, Ursula von der Leyen.

La France, présente dans la zone sahélo-saharienne avec 4.000 hommes engagés dans l'opération antijihadiste Barkhane, a poussé à la création d'une force militaire conjointe des pays du G5 Sahel: Mauritanie, Tchad, Mali, Niger et Burkina Faso.

Cette force, qui devrait compter 5.000 hommes, nécessite un financement de 423 millions d'euros, loin d'être atteint. Les Etats-Unis notamment se sont montrés très réticents.
Mme Parly "réaffirmera le soutien de la France à la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel", une force "appelée à jouer un rôle essentiel pour combattre le terrorisme et les trafics qui contribuent à l'instabilité de la région".
"Dans les entretiens communs qu'elles auront avec leurs hôtes, au Niger et au Mali, la ministre des Armées et son homologue allemande auront par ailleurs l'occasion de marquer leur appui en équipement et en formation à la force du G5, ainsi que leurs efforts actifs pour mobiliser les partenaires européens et internationaux en soutien de son action", a souligné le ministère.

https://www.lorientlejour.com/article/1065011/au-tchad-la-france-promet-a-ses-militaires-des-moyens-contre-les-jihadistes.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 31 Juil 2017 - 18:37

Citation :
5e régiment de cuirassiers

Exercice " Juillet Noir " pour l'escadron blindé du Royal Pologne et sa section d'infanterie. Noir comme le fanion des températures au cours de
cette semaine en plein désert avec des pics à 55 et 58 degrés.


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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 31 Juil 2017 - 20:23

Citation :
Armée de Terre : Un commandement dédié à l’assistance militaire opérationnelle verra le jour en 2018


Posté dans Forces terrestres par Laurent Lagneau Le 31-07-2017




Le dossier concernant les restructurations du ministère des Armées pour l’année 2018 précise que les mesures de réorganisation s’inscriront « dans la continuité » de celles prises en 2016, afin d’achever « le plan de transformation de l’armée de Terre ‘Au contact' ».

Seulement, ce dernier, dévoilé il y a maintenant deux ans, n’évoque à aucun moment la création du COM AMOT, un nouveau commandement spécialisé pour « l’Assistance militaire opérationnelle de l’armée de Terre ». Et pourtant, il doit bel et bien voir le jour en 2018, un échelon « préfigurateur » devant être mis en place d’ici le début du mois de septembre.

Ce nouveau COM AMOT sera adossé à l’État-major spécialisé de l’outre-Mer et de l’étranger (EMSOME), qui a vu le jour le 1er juillet 2016 en lieu et place de « l’École militaire de spécialisation de l’outre-mer et de l’étranger. »

Actuellement dirigé par le général Philippe Delbos, l’EMSOME, qui doit rejoindre l’École militaire, à Paris, a la responsabilité organique de 11 unités terrestres déployées outre-Mer et à l’étranger. Il « garantit leur performance en lien de coordination avec les commandements interarmées (COMIA) et les commandements et directions de l’armée de Terre. »

L’Assistance militaire opérationnelle (AMO) se définit, selon le général Houïtte de La Chesnais, le major-général de l’armée de Terre, comme « l’appui à nos forces partenaires, partout dans le monde auprès desquelles nous sommes engagés en opération. » Elle consiste à « à former, organiser, conseiller, entraîner, équiper voire accompagner militairement un pays tiers dans un cadre bilatéral, interministériel ou éventuellement multinational et dans un environnement hostile ou semi-hostile » et doit être comprise comme « une véritable coopération entre les forces armées françaises et les forces armées du pays en question dans une logique de transmission. »

Or, l’AMO est un savoir-faire historique de l’armée de Terre. D’où la création de ce COM AMOT afin de l’organiser « structurellement » pour répondre le mieux possible aux besoins dans ce domaine.

Ainsi, la création de ce commandement dédié, qui sera dirigé par le colonel Alain Vidal, ancien commandant de l’unité de commandement et de coopération opérationnelle des éléments français au Sénégal, vise, explique le général Delbos, à augmenter les capacités de l’armée de Terre à « préparer, planifier, conduire une opération de montée en puissance et d’accompagnement des armées de nos partenaires. »

Ce nouveau commandement, qui comptera une trentaine de personnels quand sa montée en puissance sera achevée, permettra aussi à l’armée de Terre d’avoir une « vision globale » et un « référent unique » de l’assistance militaire opérationnelle. Et l’une de ses tâches sera d’assurer le suivi des expertises au sein des forces terrestres françaises.

« Avec ces procédures, quand nous aurons un besoin particulier, nous pourrons les détenir et les déployer rapidement. C’est le COM AMOT qui aura cette vision globale et anticipée du besoin lui permettant de proposer l’organisation à mettre en place, les formations à préparer, etc. », souligne le général Delbos.

Une autre mission du COM AMOT sera « d’aider nos partenaires à prévenir les crises le plus en amont possible afin d’éviter que nous intervenions directement. Si jamais les crises arrivent, il faut pouvoir les maîtriser, en complémentarité des forces du pays partenaire. Nous devons donc renforcer ces capacités afin d’être plus fort dans cette phase préventive et donc moins engagé directement », continue le chef de l’EMSOME. Et cela, en relation avec la Direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du ministère des Affaires étrangères et les différents organismes interarmées.

Actuellement, l’armée de Terre fournit notamment une assistance militaire opérationnelle aux pays du G5 Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane ainsi qu’à l’Irak, avec deux détachements auprès de la 6e Division d’infanterie irakienne et de l’Iraqi Counter Terrorism Service (ICTS).

http://www.opex360.com/2017/07/31/armee-de-terre-un-commandement-dedie-lassistance-militaire-operationnelle-verra-le-jour-en-2018/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 1 Aoû 2017 - 21:40

Citation :
Quatre soldats français ont été blessés au Mali alors que Mme Parly effectue une tournée au Sahel


Posté dans Afrique, Opérations par Laurent Lagneau Le 01-08-2017




« Vous pouvez compter sur ma détermination pour que vous disposiez des moyens nécessaires à l’exécution de votre mission », a déclaré Florence Parly, devant les militaires de l’opération Barkhane, N’Djamena, lors de sa première étape d’une tournée dans la bande sahélo-saharienne. « C’est mon combat, il est moins risqué que le vôtre, bien sûr, mais je veux vous le dire, car vous avez sans doute eu écho de récents débats parisiens », a-t-elle ajouté, en évoquant à demi-mots la démission du général Pierre de Villiers, alors chef d’état-major des armées (CEMA).

Combat moins risqué que celui que mène au quotidien les soldats de la force Barkhane… Mme Parly ne croyait, hélas, pas si bien dire. Le lendemain, quatre militaires français ont été blessés par un engin explosif improvisé (IED) ayant endommagé le véhicule blindé à bord duquel ils circulaient dans le nord du Mali. L’un d’eux a dû être rapatrié en France en raison de ses blessures, a précisé, rapporte l’agence Reuters, le ministère des Armées, d’habitude très discret dans ce type de circonstances.

Mais c’est la ministre elle-même qui a évoqué ce fait devant les militaires français déployés à Niamey pour notamment mettre en oeuvre les 5 drones MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance) MQ-9 Reaper de la force Barkhane.

Au Niger, Mme Parly a retrouvé la ministre allemande de la Défense, Ursula von der Leyen. Une occasion pour afficher une unité de vue sur la stabilité au Sahel et le renforcement de la coopération militaire franco-allemande en Afrique.

Selon la Deutsche Welle, la radio publique d’outre-Rhin, le déplacement de Mme von der Leyen à Niamey visait surtout à renforcer « l’influence militaire de l’Allemagne dans la région et particulièrement au Niger, un pays qui constitue un point stratégique dans la lutte contre le terrorisme.

« Sur les projets qu’on a ensemble dans la lutte contre le terrorisme, on va par exemple amener des camions, des téléphones satellites, des motos pour la mobilité et la communication. On a également discuté du G5 Sahel, la force conjointe qui va être établie et on a discuté comment on peut soutenir cette force conjointe », a expliqué la ministre allemande, après avoir rencontré Kalla Moutari, son homologue nigérien.

La tournée sahélienne de Mme Parly vise également à assurer le soutien de la France à la Force conjointe du G5 Sahel (FCG5S), officiellement lancée le 2 juillet à Bamako, avec 5.000 hommes fournis par le Mali, le Tchad, le Niger, la Mauritanie et le Burkina Faso.

Cette force conjointe doit jouer un rôle que d’aucuns espèrent « essentiel » dans la lutte contre les groupes jihadistes et les trafics qui déstabilisent la bande sahélo-saharienne. Et, visiblement, le président Macron est impatient de la voir à l’oeuvre.

« J’ai assuré le président (Mahamadou) Issoufou du soutien extrêmement fort de la France à cette initiative », a dit Mme Parly, avant de préciser que le « souhait » du président Macon « est que les premières opérations » sur le terrain de cette force conjointe du G5 Sahel « puissent avoir lieu si possible en octobre. »

« Nous sommes convaincus que c’est la force G5 Sahel qui trouvera la solution aux problèmes de la région, même si bien sûr l’opération Barkhane reste aux côtés de cette force G5 », a encore affirmé la ministre française aux côté de Mme von der Leyen.

Si les militaires français appuieront la FCG5S, il n’en reste pas moins qu’il faut encore régler un point crucial : son financement. Évidemment, les 50 millions d’euros promis par l’Union européenne (UE) ne suffiront pas étant donné que le budget nécessaire à son fonctionnement est évalué entre 400 et 500 millions.

Pour la ministre allemande de la Défense, « il faudra trouver d’autres partenaires européens. » Et d’ajouter que « l’Italie, l’Espagne et d’autres ont déjà marqué leur intérêt. »

Quant à la France, elle a déjà promis une contribution de 8 millions d’euros, en plus de son appui militaire. Et Mme Parly a annoncé qu’une conférence des donateurs sera organisée à Berlin, à la mi-septembre, « afin d’abonder les moyens dont disposera la force conjointe G5 Sahel. »

D’après une source diplomatique citée par Reuters, les États-Unis devraient être sollicités. Mais la partie est loin d’être gagnée. « Il faut leur proposer un ‘business model’ qui leur permettrait de contribuer (…) dans un cadre bilatéral. Ils veulent couper dans les contributions aux organisations internationales, mais ils ont plus de latitude en termes de budget d’aide bilatérale, donc il faut trouver une formule », a-t-elle expliqué.

http://www.opex360.com/2017/08/01/quatre-soldats-francais-ont-ete-blesses-au-mali-alors-que-mme-parly-effectue-une-tournee-au-sahel/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 1 Aoû 2017 - 23:13

Citation :
Marine Nationale

La Résolue rejoint la Guyane
Après un mois de traversée depuis Brest, le patrouilleur léger guyanais (PLG) La Résolue a rejoint son sistership La Confiance. Bâtiments de dernière
génération spécifiquement conçus pour la Guyane pour remplacer les patrouilleurs P400[SFL1] , ces deux PLG seront engagés très prochainement
dans la protection du port spatial européen de Kourou et dans la lutte contre la pêche illicite (LCPI) en mettant en œuvre de jour comme de nuit des
systèmes de détection et de coercition performants.




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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 2 Aoû 2017 - 20:27

Citation :
Nouvelle-Calédonie : La frégate de surveillance Vendémaire intercepte 1,4 tonne de cocaïne


Posté dans Forces navales, Gendarmerie par Laurent Lagneau Le 02-08-2017




Régulièrement, les ministres du Budget successifs se félicitent de la saisie d’importantes cargaisons de drogue dans les départements et territoires d’outre-Mer, grâce à l’action conjugués de leurs services (les douanes), de ceux du ministère de l’Intérieur (police et gendarmerie) et de la Marine nationale. Mais si le budget des armées continuent de faire l’objet de coupes budgétaires, cela risque de ne pas durer aussi longtemps que les impôts : les frégates de surveillance impliquées dans ces missions de lutte contre les trafiquants ont déjà plus de 25 ans tandis que les hélicoptères Alouette III embarqués à leur bord ont 40 ans de moyenne…

Tel est le cas de la frégate de surveillance Vendémiaire, affectée aux Forces armées de Nouvelle Calédonie. Le 27 juillet, ce navire de la Marine nationale a ainsi intercepté une cargaison de 1,4 tonne de cocaïne qui se trouvait à bord de l’Afalina, un voilier croisant au large des îles Tonga, dans le Pacifique sud.

Cette saisie a été faite dans le cadre d’une enquête commencée quelques jours plus tôt en raison du comportement douteux de l’équipage de l’Afalina qui, malgré une avarie, voulait rejoindre directement l’Australie depuis le canal de Panama. En outre, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières avait établi que l’un des quatre membres de l’équipage de ce voilier, battant pavillon de Gibraltar, avait déjà été suspecté, par le passé, de trafic de drogue.

Finalement, les soupçons ont été confirmés après l’intervention de la frégate Vendémiaire, qui a donc intercepté le voilier, précédemment repéré par un avion de surveillance maritime. À bord du voilier, l’équipe de visite a trouvé 1,4 tonne de cocaïne pure. Un record pour la région (le précédent, datant de 2012, était de 200 kilos « seulement »). D’après la gendarmerie de Nouvelle-Calédonie, la valeur marchande de cette marchandise serait de 200 millions d’euros.

Les quatre membres de l’équipage, de nationalité lituanienne et lettone, ont été placés en garde à vue dès leur arrivée à Nouméa. Selon l’AFP, ils sont « entendus par la gendarmerie, en liaison avec les offices centraux des Etats-Unis et de l’Australie, chargés de la lutte contre le trafic de stupéfiants. »

Quant à la cargaison interceptée par le Vendémiaire, elle a été brûlée dans les fours de l’usine de la Société Le Nickel (SLN), implantée à Nouméa. « C’est une procédure classique, on nous avait déjà demandé dans le passé de détruire des armes, des pièces de monnaie ou du cannabis », a expliqué un cadre de cette entreprise auprès de l’AFP.

http://www.opex360.com/2017/08/02/nouvelle-caledonie-la-fregate-de-surveillance-vendemaire-intercepte-14-tonne-de-cocaine/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 3 Aoû 2017 - 16:26


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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 3 Aoû 2017 - 17:09

RIP

Citation :
mercredi 2 août 2017

Un sous-officier du 3e RPIMa tué par son VAB



Un sous-officier du 3e RPIMa a perdu la vie ce jour au camp de Caylus. Il y effectuait un entraînement dans le cadre de sa préparation opérationnelle, si l'on en croit l'armée de terre, qui n'évoque pas l'opex qui devait suivre cette mise en condition. Son communiqué est en fait extrêmement laconique dans la description des faits.

Ce qui est décrit comme un accident est intervenu en fin de matinée, alors que le VAB qui transportait apparemment le sous-officier évoluait sur une piste présentée comme dédiée au roulage. Le sous-officier (chef de groupe, chef de section ou son adjoint) n'était pas le pilote (fonction assurée par des EVAT).

Le véhicule s'est retourné, écrit l'armée de terre, sans qu'on puisse pour l'instant en comprendre plus : ce type d'évènement dans une tel camp est difficile à comprendre. Aucun autre occupant ne semble avoir été blessé.
Une enquête a été ouverte annonce l'état-major, néanmoins, en pareil cas, ce sont au moins deux enquêtes distinctes (sinon trois) qui sont menées (commandement, technique, judiciaire).
Le camp de Caylus est un des sites privilégiés où s'entraîne prioritairement la 11e BP, située dans cette région. Il vient de reprendre les traditions du 6e RPIMa.

Le 3e RPIMa est dans un cycle de préparation à la projection : des éléments étaient déployés il y a peu au CENZUB. Seuls les GCP du régiment sont très régulièrement déployés en BSS, dans le cadre du GCP Cobra.
Les morts à l'entraînement sont rares, même chez les parachutistes mis au contact d'un risque supplémentaire avec la 3D. En juin 2012, un parachutiste du 8e RPIMa s'était tué lors d'un saut en secteur civil. En octobre 2012, deux militaires de la DGSE avaient été tués par une explosion. En août 2014, un parachutiste du 1er RTP, le brigadier Hugues Lanaspèze (24 ans) avait perdu la vie lors d'un saut d'entrainement. En mai 2016, c'est un parachutiste du 13e RDP qui était mort lors d'un exercice.

Enfin, plusieurs élèves officiers de Saint-Cyr ont perdu la vie ces dernières années, dans des conditions qui restent, dans certains cas, à éclaircir par la justice.

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/08/un-sous-officier-du-3e-rpima-tue-par.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 3 Aoû 2017 - 18:49

Citation :
Marine Nationale a ajouté 5 photos.

[VOTRE DÉFENSE COMMENCE AU LARGE🛡️⚓️]
Retour de patrouille d'un SNLE qui assure à la mer la permanence de la dissuasion nucléaire.
Crédit photos : JP.Pons © Marine Nationale

PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 4 Aoû 2017 - 18:48

Citation :
Général Lanata : « L’armée de l’Air fait face à des fragilités qui affectent l’ensemble de son système de combat »


Posté dans Forces aériennes, Politique de défense par Laurent Lagneau Le 04-08-2017




L’armée de l’Air est à l’os. Tel est le message qu’a fait passer son chef d’état-major, le général André Lanata (CEMAA), aux députés de la commission de la Défense, en leur rappelant que leur rôle « dépasse celui de la reconnaissance » puisqu’il leur « appartient aussi de décider du maintien à niveau des capacités […] en donnant notamment aux aviateurs les moyens indispensables à la réussite des missions qui leur sont confiées. »

Et il a été beaucoup question des moyens lors de l’audition du CEMAA par les députés. Ainsi, contrainte budgétaire oblige, au cours des 10 dernières années, l’armée de l’Air a perdu 18.400 postes, fermé 17 bases aériennes, dont celle, emblématique, de Dijon, et divisé par deux le nombre de ses commandements ainsi que le format de l’aviation de chasse.

Pour maintenir ses capacités, l’armée de l’Air a dû se transformer radicalement tout en continuant à honorer des engagements sans cesse plus importants. Ce qui fait que son contrat opérationnel, tel qu’il avait été défini par les Livres blancs sur la Défense de 2008 et de 2013, est aujourd’hui largement dépassé alors que, rappelons-le, ses moyens ont été drastiquement réduits et que les opérations tendent à se « durcir ».

Pour « faire face » (*), l’armée de l’Air ne cesse donc de se réorganiser et de se transformer, en adaptant sons système de commandement et de contrôle, en revoyant la formation de ses équipages [programme FOMEDEC pour « formation modernisée et d’entraînement différencié des équipages de chasse », ndlr], en optimisant sa logistique, en favorisant l’innovation [avec l’Air Warfare Center de Mont-de-Marsan, ndlr], en lançant le projet de Smart Base, en développant ses partenariats internationaux, scientifiques et industriels ou encore en cherchant à adapter en permanence le maintien en condition opérationnelle (MCO) de ses aéronefs afin pallier aux conséquences du rythme opérationnel intense auquel ils sont soumis.

Seulement, et ce n’est propre à l’armée de l’Air (l’armée de Terre et la Marine nationale connaissent une situation identique), il arrive un moment où il devient très compliqué d’aller plus loin, surtout quand une Loi de programmation militaire est taillée « au plus juste ».

« Aujourd’hui, ces efforts ne suffisent plus – je vous le dis car j’en ai fait le constat », a lancé le général Lanata à l’adresse des députés. « En dépit de considérables efforts d’adaptation, l’armée de l’air fait face à des fragilités qui affectent l’ensemble de son système de combat : déficit en personnels, lacunes capacitaires, vieillissement des parcs d’aéronefs, faiblesse des stocks de rechanges ou de munitions, équipements de mission en nombre insuffisant », a-t-il expliqué.

D’autant plus qu’il faut « durer ». « La situation actuelle est claire : nous sommes engagés sur trois théâtres d’opérations extérieures alors que les contrats opérationnels n’en prévoient qu’un, engagés à partir de 3 bases aériennes projetées au lieu d’une, avec 20 avions de combat au lieu de 12 », a rappelé le général Lanata. Et le tout avec une « intensité d’engagement trois à quatre fois supérieure à la norme d’activité annuelle pour les avions de chasse. »

Et cela n’est pas sans conséquences sur équipements, bien sûr, mais aussi et surtout sur « la condition des personnels et le moral. » Et le général Lanata de résumer : « En un mot, nous grignotons progressivement nos capacités opérationnelles, et le dispositif s’use. Cela ne se voit pas immédiatement, mais je n’ai aucun doute sur les conséquences à court terme du phénomène que je vous décris. »

« Voilà pourquoi la charge opérationnelle actuelle nécessite d’augmenter les moyens », a continué le CEMAA. D’abord pour « réduire les lacunes capacitaires, qui freinent nos opérations, et redonner […] une ‘épaisseur’ suffisante à notre dispositif pour être capables de durer ». Ensuite, pour « ajuster nos formats à la réalité des engagements constatés ou décidés », en fonction des choix qui seront faits.

(*) Devise du capitaine Georges Guynemer

http://www.opex360.com/2017/08/04/general-lanata-larmee-de-lair-fait-face-des-fragilites-qui-affectent-lensemble-de-son-systeme-de-combat/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 4 Aoû 2017 - 21:20

Citation :
Faute d’investissements rapides, l’armée de l’Air risque le déclassement


Posté dans Forces aériennes, Politique de défense par Laurent Lagneau Le 04-08-2017




En juin 2008, un collectif d’officiers anonyme, appelé « Surcouf », diffusa, par l’entremise du Figaro, une tribune acerbe pour dénoncer les recommandations faites dans le Livre blanc sur la Défense qui venait juste d’être publié. Recommandations faisant l’objet d’une « communication politique » qui, selon eux, « ne saurait masquer la réalité d’un véritable déclassement militaire de notre pays, dans un monde bien plus dangereux qu’hier. »

Près de 10 ans plus tard, ce « déclassement » annoncé par le collectif Surcouf guette l’armée de l’Air, à en juger par les propos que son chef d’état-major, le général André Lanata (CEMAA), a tenus lors d’une audition devant les députés de la commission de la Défense.

Devant déjà, dixit le CEMAA, faire face « à des fragilités qui affectent l’ensemble de son système de combat » qui sont la conséquences des politiques menées lors de ces 10 dernières années (suppression de 18.000 postes et de 17 bases aériennes, format de l’aviation de chasse divisé par deux, vieillissement des matériels, etc…), l’armée de l’Air risque, faute d’investissements rapides, de se retrouver en seconde division par rapport aux autres forces aériennes, qu’elles soient alliées ou non.

Premier point d’attention, pour le général Lanata : la modernisation, tant en qualité qu’en quantité, de l’arsenal aérien et anti-aérien des « grands États », lesquels mettent « en oeuvre des stratégies de déni d’accès, qu’ils disséminent ensuite au niveau régional, de l’Asie à la Méditerranée », comme le font actuellement la Russie et la Chine. D’où « la prolifération des systèmes de défense sol-air de type S300-S400, y compris sur des théâtres d’opérations régionaux », qui est « très significative ».

Aussi, pour le CEMAA, le « risque de perte de notre supériorité aérienne vis-à-vis de nos adversaires potentiels – d’une importance essentielle […] – est réel. » Tout comme l’est celui « du déclassement vis-à-vus de nos partenaires et alliés, qui se modernisent plus vite que nous », a-t-il souligné.

« L’avion de chasse F-35, avion furtif de dernière génération qui entre actuellement en service dans plusieurs armées de l’air européennes, mais aussi en Australie, constitue l’une des illustrations de ce risque de déclassement », a estimé le général Lanata.

« J’observe une pression très importante de l’industrie aéronautique américaine en Europe, avec le déploiement progressif d’un avion de combat de dernière génération, le F-35. Ce dernier change la donne sur le plan des capacités opérationnelles en raison, principalement, de sa discrétion […] et de ses capacités de connectivité : il connecte massivement des informations avec les autres appareils du système de combat aérien », a relevé le général Lanata.

Or, a-t-il prévenu, « dans moins de 5 ans, cet avion constituera le standard de référence pour être capable de participer aux scénarios d’engagement les plus exigeants. Il nous revient, aujourd’hui, de décider si nous souhaitons continuer à prendre part, demain, aux engagements de ce type. ».

En clair, l’armée de l’Air devrait songer, sans tarder, à se doter d’un avion de combat répondant aux mêmes standard que le F-35 du constructeur américain Lockheed-Martin… Car, a dit le CEMAA, « un pays qui n’est pas au niveau technologique est déclassé. »

« Il l’est vis-à-vis de ses partenaires car il lui est de ce fait impossible d’entrer en premier avec eux, par exemple ; il l’est aussi, évidemment, vis-à-vis de ses adversaires, face auxquels il sera forcément confronté à une situation d’infériorité donc à de grosses difficultés opérationnelles, pour parler pudiquement », a-t-il expliqué.

Et, certains pays alliés de la France, comme le Royaume-Uni, ont un train d’avance. Depuis 2010, « les Britanniques ont lancé une modernisation relativement rapide et ambitieuse de leurs forces aériennes, qui les place très sensiblement en avance sur nous », a relevé le général Lanata.

Le fait est : la Royal Air Force aligne 14 ravitailleurs A-330 MRTT neufs (l’armée de l’Air en attend seulement 12, dont 9 ont été commandés), de six AWACS (4 pour la France), d’une flotte de transport « composée d’une palette de moyens récents » (C130, C17, A400M) et de moyens de surveillance conséquents. En outre, elle disposera d’une « flotte de chasseurs composée uniquement d’avions de quatrième et de cinquième génération (Eurofighter et F35) » quand celle de son homologue française sera plutôt composée d’appareil de génération antérieure (Mirage 2000 et Rafale).

Même l’Australie a pris de l’avance, « avec à peu près les mêmes types d’équipements : moyens de ravitaillement, de surveillance et de guerre électronique de dernière génération ; acquisition du F-35 etc », a fait valoir le CEMAA.

« Que l’on soit surclassé par les États-Unis n’est pas surprenant; que l’on commence à l’être par des partenaires équivalents est une autre affaire », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le général Lanata a indiqué que les forces [aériennes] russes font l’objet d’une attention particulière, « non seulement parce qu’elles disposent d’équipements performants mais aussi parce qu’elles les cèdent ensuite à des pays tiers, situés notamment dans des régions d’intérêt pour nos forces. » Et elles aussi, comme leurs homologues chinoises, se dotent (ou entendent le faire) d’avions de 5e génération (Sukhoï T-50 pour les Russes, J-20 et J-31 pour les Chinois).

Ce déclassement, qui viendra si aucun investissement n’est rapidement fait pour y remédier, aura des conséquences sur la crédibilité de la dissuasion nucléaire, dont l’armée de l’Air assume la composante aéroportée (avec la FANu, du côté de la Marine nationale).

http://www.opex360.com/2017/08/04/faute-dinvestissements-rapides-larmee-de-lair-risque-le-declassement/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 4 Aoû 2017 - 21:35

Citation :
70% des militaires du rang de la spécialité « fusiliers commandos de l’Air » ne rempilent pas


Posté dans Forces aériennes, Politique de défense par Laurent Lagneau Le 04-08-2017




Si l’armée de l’Air peut, aujourd’hui, assumer des missions sans cesse plus nombreuses et exigeantes alors qu’elle a été « essorée » par les vagues de restructurations successives qui ont affecté le ministère des Armées (18.500 postes en moins, format de l’aviation de combat réduit de moitié, etc…), elle le doit en grande partie à ses personnels. Et lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, son chef d’état-major (CEMAA), le général Lanata, leur a rendu un hommage appuyé.

« Je peux vous assurer que les aviateurs que je commande allient un très haut niveau de savoir-faire technologique à un enthousiasme remarquable, une discipline et une loyauté sans faille, une rusticité, une débrouillardise et une expérience opérationnelle rare, une générosité et un sens du service qui forcent l’admiration, y compris chez nos alliés », a dit le CEMAA aux députés.

Pour aurant, les ressources humaines constituent un sujet sensible pour le général Lanata. « Le déficit en personnel constitue selon moi la principale lacune capacitaire de l’armée de l’air, donc la priorité des priorités. J’estime que nous sommes allés trop loin dans les déflations d’effectifs et que certains métiers font désormais l’objet d’une trop forte tension », a-t-il affirmé.

Ainsi, a-t-il souligné, le « nombre de pilotes de chasse et de mécaniciens, par exemple, particulièrement mis à contribution, ne suffit pas à soutenir l’engagement actuel dans la durée », d’autant plus que « nous avons du mal à fidéliser ces personnels en raison du rythme opérationnel, de la difficulté que nous avons à les entraîner, mais aussi, il ne faut pas l’oublier, face à la concurrence du secteur aéronautique privé. »

Mais d’autres spécialités sont dans le même cas. « Le même phénomène affecte les spécialistes des systèmes d’information, les contrôleurs aériens, les spécialités du renseignement, des niches de compétences essentielles à la conduite de nos opérations », a avancé le CEMAA, qui a également insisté sur les difficultés constatées sur les « spécialistes de la sécurité et de la protection des bases aériennes. »

« À la suite des diminutions d’effectifs décidées dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP), 40 % des sites de l’armée de l’air ne disposent plus de personnel de protection dédié. Devant la bascule du contexte sécuritaire en 2015, nous avons été contraints de renforcer considérablement la protection de nos bases, alors que nous ne disposions plus des fusiliers commandos, spécialistes de la protection, en nombre suffisant », a expliqué le général Lanata.

Résultat : le rythme imposé à ces unités de protection est insoutenable, ce qui a des conséquences sur leur fidélisation. « 70 % des fusiliers commandos militaires du rang ne renouvellent pas leur premier contrat et quittent l’institution », a indiqué le CEMAA. Aussi, a-t-il continué, « nous sommes obligés de recourir à des tours de garde par le personnel de toutes spécialités pour assurer la sécurité et la protection de nos emprises. »

Et là, on entre dans un cercle vicieux, puisque ce personnel sollicité pour une mission qui n’est pas originellement la sienne « fait ensuite défaut dans les ateliers de réparation des avions, dans les tours de contrôle, dans les centres de commandement. » Ce qui a deux conséquences immédiate : la capacité à réaliser les missions s’en trouve limitée et cela « provoque des tensions supplémentaires, alors que la pression des opérations génère déjà un absentéisme important. » Évidemment, tout cela n’est pas sans conséquence sur le moral des aviateurs.

« Les hommes et les femmes de l’armée de l’air sont la clef de ses réussites en opérations, la clef de son dynamisme et de sa transformation, la clef de notre crédibilité opérationnelle, gage de reconnaissance internationale qui conduit par exemple à l’exportation du Rafale. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre cette richesse, qui se trouve aujourd’hui en danger », a prévenu le général Lanata.

« J’estime donc capitale l’augmentation du format des ressources humaines de l’armée de l’air, indissociable d’un plan d’amélioration global et ambitieux de la condition du personnel […]. Cette question doit être appréhendée largement et porter sur les rémunérations, […], l’état des infrastructures, le niveau des pièces de rechanges, la nécessité de disposer d’équipements en nombre suffisant, la reconnaissance des services rendus, le logement, les familles – autant de thèmes qui contribuent au sentiment de pouvoir réussir la mission et vivre dans des conditions acceptables », a plaidé le général Lanara. Sera-t-il entendu?

http://www.opex360.com/2017/08/04/70-des-militaires-du-rang-de-la-specialite-fusiliers-commandos-de-lair-ne-rempilent-pas/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Sam 5 Aoû 2017 - 22:22

Citation :
Un soldat français inhumé en France, 60 ans après sa mort en Algérie


AFP 05/08/2017


Six décennies après sa mort pendant la guerre d'Algérie, un soldat français a été exhumé du sol algérien, rapatrié et enterré samedi à Argelès-sur-mer, dans le sud de la France, une première selon l'armée.

Les honneurs militaires ont été rendus samedi matin à la cathédrale d'Elne au sergent Jean Vilalta, du 2e régiment d'Infanterie coloniale, tombé en juillet 1956 à l'âge de 22 ans, a constaté un correspondant de l'AFP.

L'opération d'exhumation et de rapatriement d'un soldat français mort en Algérie est une première en France.

"C'est une première et certainement une dernière", selon le lieutenant-colonel Christophe Corréa, délégué départemental des armées. "Cela a pu se faire car le corps a été exhumé d'une nécropole française. Il faut obtenir l'autorisation de l'Etat algérien et de l'Etat Français", a-t-il dit, invoquant les difficultés des démarches et le coût très lourd pour les familles.

Il reste, d'après lui, entre 300 et 400 soldats français enterrés en Algérie, tandis que plus de 15.000 sont morts au combat de 1954 à 1962 pendant le conflit algérien.

Le gouvernement algérien a accepté en juin dernier d'accorder l'exhumation et le rapatriement des restes de Jean Vilalta, enterré à Oran, après "plus de quatre ans de négociations menées par les familles", selon le délégué départemental des armées.

https://www.lorientlejour.com/article/1065892/un-soldat-francais-inhume-en-france-60-ans-apres-sa-mort-en-algerie.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 6 Aoû 2017 - 20:12



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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 6 Aoû 2017 - 22:29

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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 7 Aoû 2017 - 20:42

Citation :
La Marine nationale obtient de bons résultats dans la lutte contre la pêche illicite en Guyane


Posté dans Forces navales par Laurent Lagneau Le 07-08-2017




Á l’occasion de l’arrivée en Guyane de la Résolue, le second patrouilleur léger guyanais (PLG), l’État-major des armées (EMA) a livré quelques chiffres intéressants au sujet de la lutte contre la pêche illicite dans les eaux guyanaises.

Il s’agit-là, au même titre que l’orpaillage clandestin, d’un véritable fléau : les pêcheurs guyanais se voient, en quelque sorte, retirer le pain de la bouche par leurs homologues venus du Brésil et du Surinam, lesquels utilisent des filets dérivants interdits par la législation française et n’hésitent pas à recourir à la violence quand ils sont « contrariés ».

Jusqu’en 2016, la lutte contre la pêche illégale passait par une coopération accrue avec les autorités brésiliennes et surinamiennes ainsi que, évidemment, par des contrôles réguliers (et parfois mouvementés) dans les eaux guyanaises qui, le cas échéant, donnaient lieu à des amendes qui n’empêchaient nullement les contrevenants de récidiver.

D’où le déploiement de la Caouanne, une Embarcation remonte-filets (ERF). Sachant qu’un filet de 2.500 mètres coûte 10.000 euros au minimum, l’idée était de frapper les pêcheurs illégaux au portefeuille en récupérant leurs filets dérivants.

Résultat : en 2016, 274 kilomètres de filets ont été « neutralisés ». Soit un manque à gagner de plus d’un million d’euros pour les contrevenants. En outre 39 « tapouilles » ont été déroutées. Et la tendance pour le premier semestre de cette année est la même. « L’effort de répression est resté tout aussi important », avance l’EMA.

D’autant plus que l’arrivée des patrouilleurs légers guyanais (La Confiance et La Résolue), en remplacement des P-400, apporte une plus-value opérationnelle non négligeable, notamment quand il s’agit de surprendre les tapouilles pêchant illégalement dans les eaux guyanaises.

« Après l’embarcation relève-filets l’année dernière, on monte cette année encore d’un cran notre arsenal répressif avec les patrouilleurs légers guyanais », commentait récemment le général Pierre-Jean Dupont, commandant des Forces armées en Guyane (FAG). « Des moyens lourds sont mis en œuvre, les illégaux doivent faire le constat que venir pêcher dans nos eaux, ce n’est pas une opération rentable pour eux », avait-il ajouté.

Cela étant, tient à souligner l’EMA, cette « efficacité de la lutte contre la pêche illicite tient d’abord à la mobilisation efficace de l’ensemble des acteurs concernés : Préfecture, Procureur de la République, Forces armées en Guyane (FAG), Douane, gendarmerie nationale, Service mixte de Police de l’environnement, le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage Antilles-Guyane (CROSS–AG), direction de la mer, conservateurs des réserves, pêcheurs de Guyane (notamment le comité des pêches maritimes et des élevages marins). »

http://www.opex360.com/2017/08/07/la-marine-nationale-obtient-de-bons-resultats-dans-la-lutte-contre-la-peche-illicite-en-guyane/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 8 Aoû 2017 - 20:51

Citation :
93e RAM a ajouté 6 photos

[OPÉRATIONNEL] [POUR DES RAISONS ÉVIDENTES DE SÉCURITÉ, MERCI DE NE PAS IDENTIFIER LES PERSONNELS]
Dans le cadre de la sécurisation de la l'Opération BARKHANE, les artilleurs de montagne de la batterie des écrins du 93e RAM réalisent des tirs d’obus éclairants et fumigènes en mortier de 120 mm.
Ces tirs interviennent dans le cadre de la sécurisation de l’emprise et de la lutte contre les attaques indirectes. En alerte permanente, les artilleurs sont pleinement opérationnels et prêts à déclencher des tirs pour protéger la Force BARKHANE.


PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 9 Aoû 2017 - 19:28

Citation :
09.08.2017

Agression des soldats du 35e RI: la section antiterroriste s'est saisie de l'enquête



La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête sur les militaires du 35e RI renversés à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) par une voiture qui a pris la fuite. Les militaires étaient déployés dans le cadre de l'opération Sentinelle. Il s'agit de la 3e attaque contre Sentinelle depuis janvier 2017.

Selon Yves Lefebre, secrétaire général du syndicat Unité police Force ouvrière, l'auteur voulait "tuer". "Un individu stationne son véhicule de marque BMW de couleur très foncée, noire, à proximité du lieu de passage des militaires qui sortent de leur casernement pour rejoindre leur véhicule ou leur patrouille, ils sont à pied", a-t-il expliqué à Reuters. "Et au moment où ils passent, le véhicule fonce à contre-sens ostensiblement vers eux pour les percuter."

La ministre des Armées, Florence Parly, a précisé dans un communiqué que sur les six militaires du 35e régiment d'infanterie de Belfort blessés, trois l'ont été plus grièvement, "sans que leur pronostic vital ne soit engagé". Elle s'est rendue à leur chevet en compagnie du ministre de l'Intérieur.

L'enquête, ordonnée notamment pour "tentatives d'assassinats sur personnes dépositaires de l'autorité publique en lien avec une entreprise terroriste", a été confiée à la Direction régionale de la police judiciaire (DRPJ), à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Le parquet antiterroriste avait déjà été saisi dimanche après que un homme interpellé près de la Tour Eiffel ait déclaré aux enquêteurs qu'il voulait commettre un attentat contre un militaire et qu'il était en lien avec un membre de l'État islamique.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/08/09/agression-des-soldats-du-35e-ri-la-section-antiterroriste-s-18452.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 9 Aoû 2017 - 19:35

Citation :
France : Joël Barre succède à Laurent Collet-Billon à la DGA


Reuters 09/08/2017


Le gouvernement a annoncé mercredi la nomination de Joël Barre au poste de Délégué général pour l'armement (DGA), le troisième remplacement dans le secteur de la défense depuis l'arrivée d'Emmanuel Macron à l'Elysée en mai.

Joël Barre, 62 ans, dont la nomination a été annoncée à l'issue du conseil des ministres par le porte-parole du gouvernement, Christophe Castaner, était directeur général délégué du Centre national d'études spatiales (Cnes) depuis 2012.

Il aura la lourde tâche de succéder au charismatique Laurent Collet-Billon, né en 1950, qui n'a pas été reconduit pour un quatrième mandat et a quitté ses fonctions le 30 juin après neuf années en poste. C'est son adjoint, Vincent Imbert, qui assurait l'intérim.

Le départ de Laurent Collet-Billon est le troisième dans la défense depuis l'élection d'Emmanuel Macron, après la nomination au Quai d'Orsay de Jean-Yves Le Drian, le très influent ministre sortant de la Défense, et la démission fracassante du chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, en juillet.

Joël Barre, qui avait démarré sa carrière à la Délégation générale de l'armement, se retrouve à un poste clé, la DGA étant à la fois chargée d'équiper les armées et de promouvoir les exportations de matériel militaire, comme celle de l'avion de combat Rafale de Dassault Aviation.

Il devra notamment contribuer à la préparation de la prochaine Loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2019-2025. Malgré une réduction en 2017, le budget de la Défense devrait atteindre 2% du PIB en 2025, selon l'objectif fixé par Emmanuel Macron.

https://www.lorientlejour.com/article/1066459/france-joel-barre-succede-a-laurent-collet-billon-a-la-dga.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 10 Aoû 2017 - 17:21

Citation :
mercredi 9 août 2017

Joel Barre à la DGA : de gros défis



Dans le coeur des militaires, secteur mal-aimés, on trouve Louvois, mais aussi la DGA, soupçonnée de ne pas en faire assez pour les armées alors qu'elle mobilise 9700 civils et militaires (l'équivalent de 10 régiments...) pour la conduite de programmes, les essais et la préparation de l'avenir. Elle doit détenir l'expertise technique, donc avoir des profils aussi bons, sinon meilleurs que ceux de l'industrie (ils sont néanmoins moins bien payés).

Evidemment, pas un seul de ceux qui critiquent la DGA ne souhaiterait l'intégrer ou reprendre la mission au pied levé : pour autant, cela ne doit pas empêcher les uns et les autres de mieux travailler ensemble, ce qui sera sans doute un des chantiers du nouveau DGA, Joel Barre, qui a oeuvré dans la direction de programme du missile nucléaire ASMP, mais aussi et surtout, hors de la DGA.

Certains y verront un avantage, d'autres s'inquiètent déjà des données que le nouveau DGA va devoir ingurgiter avant de comprendre l'hydre qu'il doit désormais piloter.

Parmi les griefs les plus régulièrement envoyés vers la DGA, le temps parfois trop long qu'il faut pour traduire un fiche d'expression de besoin en un matériel utilisable. Quelquefois, la DGA cocoricote même, livrant un matériel en avance... avant de devoir le reprendre pour qu'il soit opérationnel. Ce fut le cas par exemple pour les Casa 235-300 il y a quelques années.

Plus récemment, les 25 VLFS du COS ont dû retourner chez le constructeur, alors qu'ils avaient été jugés bons pour le service. Evidemment, ces affaires, qui ne sont pas rares, interrogent les militaires.

Les journalistes l'ont aussi constaté, pour leur part : la DGA ne brille pas par sa transparence. Il lui reste donc à entrer dans le 21e siècle, la DMA, c'est terminé...

http://lemamouth.blogspot.fr/2017/08/joel-barre-la-dga-de-gros-defis.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 11 Aoû 2017 - 23:09

Citation :
11.08.2017

L'ex-légionnaire né à Dakar a gagné ses galons d'officier à Coëtquidan


Lu en dernière page d'Ouest-France ce matin ce portrait d'un jeune diplômé de l'EMIA de Saint-Cyr Coëtquidan, au parcours atypique:



http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/08/11/l-ex-legionnaire-de-dakar-18457.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 14 Aoû 2017 - 17:43

Citation :
Opération Sentinelle : adaptation, oui ; suppression, NON

Par Olivier Audibert-Troin | 11/08/2017, 19:11


(Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)


Avec la nouvelle attaque de Levallois-Perret, le débat sur le devenir de Sentinelle rebondit.. Par Olivier Audibert-Troin, ancien député, membre de la commission de la Défense nationale, co-auteur du rapport sur la présence des forces armées sur le territoire national.

Co-auteur du rapport parlementaire "le rôle des armées sur le territoire national : après l'heure de la riposte, le temps des choix politiques" (Assemblée Nationale juin 2016), je souhaite rappeler ici, alors qu'à nouveau le débat devient public sur le devenir de l'opération Sentinelle, quelques pistes proposées alors, pour l'adaptation de notre dispositif. L'ensemble de ces propositions a été approuvé à l'unanimité par la commission de la Défense Nationale à l'Assemblée en juin 2016.

Il convient de rappeler en préambule que, de tout temps, l'armée française a participé à des opérations de sécurité au profit des populations civiles sur le territoire national (catastrophes naturelles, surveillance feux de forêt,...) la plus connue de ces opérations étant VIGIPIRATE avec quelques 3.000 hommes dont 1.000 militaires déployés sur le territoire national depuis 20 ans (1995). De même, nos armées assurent la défense aérienne et maritime du territoire (Posture Permanente de sûreté aérienne et Posture Permanente de sauvegarde maritime). En fait, ce sont près de 12.000 militaires qui oeuvrent au quotidien au maintien de notre sécurité pour l'accomplissement de leurs différentes missions.

Sur-emploi des forces armées

Avec les attentats de Charlie Hebdo, nous sommes entrés dans le "temps long" et le déploiement massif de nos soldats sur le territoire national (TN). Jamais nos armées n'avaient été autant sollicitées jusqu'alors sur une telle durée tant à l'extérieur (OPEX) que sur le territoire national (OPINT). Ce "sur-emploi" de nos forces, l'urgence de leur déploiement (10.000 hommes en six jours) et la faiblesse de nos effectifs posent bien sûr la question de l'adéquation des moyens alloués à nos armées.

Les recrutements importants effectués par le ministère en 2015 et 2016 ne seront que pleinement opérationnels en cours d'année. Disons le tout de go, ces recrutements restent encore insuffisants puisque l'Armée de Terre estime à 1.050 les recrutements annuels (pendant 5 ans à effectuer) afin de pallier à l'ensemble des missions. Les choix du Président de la République de geler 850 millions d'euros du budget 2017 et de ne pas procéder à de nouveaux recrutements est à la fois incompréhensible et s'avérera (si ce choix est maintenu !) une erreur de jugement grave de conséquences.

Sentinelle, un dispositif qui a déjà évolué

Après une première année de déploiement, Sentinelle avait déjà fait l'objet de critiques, et des adaptations nécessaires à l'efficacité de la mission ont été mises en place :

- Inversion de la proportionnalité entre gardes statiques et postures dynamiques (aujourd'hui 80% de la mission est dynamique)
- Participation de nos armées au renseignement de zone
- Harmonisation des moyens de communication entre Forces de Sécurité Intérieure (FSI) et force Sentinelle
- Condition des personnels (logement, armement, solde) prise en compte
- Amélioration des flux d'information et des prises de décision entre l'Intérieur et la Défense
- Meilleure prise en compte du savoir-faire de nos armées.

Nos soldats sont-ils devenus des cibles ?

Avec la nouvelle attaque de Levallois-Perret, le débat sur le devenir de Sentinelle rebondit. Bien sûr et le nier serait ridicule. Néanmoins, replaçons les choses dans leur contexte. C'est l'uniforme, symbole de l'autorité régalienne qui est une cible (militaires, policiers, gendarmes, pompiers...) Retirer nos soldats du territoire national, c'est déplacer le problème sur d'autres uniformes !

Autres arguments entendus : c'est aux FSI de veiller à la sécurité sur le territoire national. Certainement ; dans le rapport précité, nous évoquions d'ailleurs un passage de témoin dans la durée avec la montée en puissance des effectifs FSI sur le territoire national et le "repli" en conséquence, ne nos soldats, avec, néanmoins, un double bémol.

D'abord, rappeler qu'une force militaire en soutien de nos FSI restera indispensable. "L'ultima ratio", le dernier recours d'un Etat, reste toujours l'armée. Ensuite, les conséquences budgétaires : nous avons démontré dans notre rapport la différence de l'ordre de 1 milliard d'euros par an selon que la mission soit effectuée par 7.000 militaires ou 7.000 policiers. Ainsi, les dépenses du titre 2 s'élèveraient à 2,44 milliards pour la police et à 1,53 milliards pour l'armée de terre, du fait, notamment, des statuts différents.

A l'heure où la dépense publique reste très contrainte, voilà une donnée qui ne devrait pas laisser de marbre nos gouvernants, sauf à baisser la garde inconsidérément.

Vers une plus grande autonomie de nos soldats

Quelles sources d'amélioration ? Si nos forces armées ne sont jamais primo-intervenantes sur le territoire national, il convient certainement, dans le respect de ce principe, de faire évoluer notre doctrine vers une plus grande autonomie de nos soldats.

De la même façon, l'exploitation de l'information d'intérêt opérationnel est une des conditions de succès et de sécurité de tout engagement militaire. Il convient donc d'aller encore plus loin sur la quête d'informations (renseignement) par nos militaires sur le territoire national. Tout comme l'effort doit être poursuivi en matière de cyber-défense (érigée en posture permanente des Armées).

Alors que le Président de la République a décidé la mise en place d'une task-force à l'Elysée pour piloter la lutte anti-terroriste, je rappelle que nous avions proposé la création d'un centre interministériel d'opérations sur le territoire national, car les crises appellent une réponse interministérielle pour la planification et la conduite des opérations. Ce centre opérationnel pourrait planifier « à froid » la réaction à différent scénario de crise et assurer la conduite des opérations sur le territoire national.

Piège politique

Enfin, comment sortir du piège « politique » de la réduction des effectifs sentinelle sur le territoire national ? Aujourd'hui, du fait de la menace, la prise de décision de « réduction de la voilure » reste un acte périlleux politiquement pour nos dirigeants sans solution physique de remplacement.

Afin de sortir de ce piège nous avons proposé que dans le cadre d'un nouveau dispositif législatif tendant à réformer l'Etat d'urgence (instauré par la loi en 1955 !), le nombre de militaires déployés sur le territoire national dans le cadre de Sentinelle, corresponde automatiquement au degré réel de menace.

En reprenant les degrés d'alerte du plan VIGIPIRATE, un nombre déterminé de soldats à déployer correspondrait automatiquement au niveau de la menace.

La sécurité, première de nos libertés

Il conviendrait alors de revoir le nombre de degrés (actuellement 3 degrés dans VIGIPIRATE :

- Posture de base : 1.000 militaires
- Posture de vigilance renforcée : maxi 7.000 militaires
- Posture alerte attentat : 10.000 militaires).

En conclusion, si l'engagement de nos armées sur le territoire national fait l'objet d'un encadrement juridique strict et ancien, organisé de façon à garantir le caractère subsidiaire et temporaire du recours aux armées, le maintien d'un niveau de menace élevé dans notre pays, la faiblesse des effectifs et le statut des FSI, le cadre contraint des budgets, ne permettent pas une suppression du dispositif Sentinelle dans l'immédiat.

Dans l'attente d'un profond réarmement de nos fonctions régaliennes, nous devons donc veiller à donner plus de latitude à nos armées sur le territoire national afin que s'exprime plus encore leur savoir-faire sans apparaître comme de simples supplétifs des FSI, tout en veillant à ne pas causer de « trou capacitaire » dans les missions de base assignées à nos armées.

Ceci passe bien évidemment par un effort budgétaire soutenu tant au niveau du ministère de la Défense que celui de l'Intérieur. La sécurité, première de nos libertés, a un coût, nous devons l'assumer.

___
Par Olivier AUDIBERT-TROIN,
Ancien Député, membre de la commission de la Défense nationale, co-auteur du rapport sur la présence des forces armées sur le territoire national


http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/sentinelle-adaptation-oui-suppression-non-746918.html
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