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 Armée Française / French Armed Forces

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jf16
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 10 Oct 2018 - 21:43

Citation :
Armée de Terre : « Nous devons penser à la perspective de conflits de haute intensité », prévient le général Facon

Posté dans Forces terrestres par Laurent Lagneau Le 10-10-2018




Quand il prit les rênes du Pentagone, en 2001, Donald Rumsfeld s’attacha à mettre en place une nouvelle doctrine reposant sur la « révolution dans les affaires militaires » [RMA], selon laquelle la technologie permettait d’avoir un avantage décisif sur l’adversaire, tout en engageant des unités aux effectifs réduits mais à la fois plus souples et plus agiles. Et cela supposait donc un recours accru aux forces spéciales, dont d’ailleurs un livre paru en France peu après demandait si ces elles n’allaient pas être « l’avenir de la guerre ».

Évidemment, cette doctrine ne laissa pas insensible de l’autre côté de l’Atlantique, d’autant plus que, dans la France de 2008, notamment, il n’était question que de menaces terroristes, d’attaques informatiques, de risques NRBC et de prolifération nucléaire.

« Je refuse d’être le ministre qui prépare la guerre d’avant, le ministre de l’immobilisme ou de la politique de l’autruche. Notre outil de défense doit s’adapter au monde qui bouge et à l’évolution de la menace », affirma sur tous les tons et toutes les ondes Hervé Morin, alors ministre de la Défense.

Seulement, la guerre d’avant peut aussi ressembler beaucoup à celle d’aujourd'hui ou de demain… Et c’est ce que l’on retient de l’audition du général Pascal Facon, le commandant du Centre de doctrine et d’enseignement du commandement [CDEC], par les députés de la commission de la Défense, en septembre dernier [.pdf].

« Après des années marquées par des conflits asymétriques, nous devons penser à nouveau à la perspective de conflits de haute intensité, tant dans le domaine de la doctrine, que dans celui de la préparation opérationnelle des forces », a en effet conclu le général Facon. Et d’ajouter : « Cette possible reprise des combats de haute intensité nous impose d’augmenter les durées de formation, de nous entraîner dans un environnement où la supériorité aérienne est contestée, de combattre dans une ambiance NRBC – nucléaire, radiologique, bactériologique, chimique –, de mettre en œuvre des moyens de sauvegarde face à des moyens d’artillerie ennemis de plus en plus efficaces. »

Invité à faire un exposé sur les retours d’expérience des conflits au Levant, en Ukraine et dans la bande sahélo-saharienne [BSS], le général Facon a dégagé leurs grandes tendances.

« Dans l’est de l’Ukraine et au Levant, ce qui frappe, c’est le retour de la masse. Le conflit en Ukraine est, en effet, le plus important en Europe depuis la fin de la deuxième guerre mondiale », a-t-il dit. Et ce qu’il se passe dans le Donbass, où les forces gouvernementales ukrainiennes sont aux prises avec des séparatistes pro-russes, est « intéressant pour nous » au regard des « caractéristiques dimensionnantes, tant dans le domaine capacitaire que dans celui de la préparation opérationnelle. »

Aussi, pour le général Facon, « nous devons être prêts à nous engager dans un conflit approchant la haute intensité et les caractéristiques observées dans l’est de l’Ukraine », où les combats « ont opposé 30.000 Ukrainiens, déployant environ 2.000 véhicules blindés d’infanterie et 600 chars, faisant face à 2.000 combattants séparatistes équipés de véhicules blindés, souvent récupérés sur leurs adversaires. »

En septembre 2007, M. Morin avait déclaré : « On se rend compte aujourd’hui que 400 chars Leclerc ne représentent pas nécessairement l’équipement prioritaire pour nos armées. » Or, la guerre du Donbass dit tout le contraire. « L’Ukraine, c’est une bataille de blindés qui justifie la réflexion d’aujourd’hui sur l’après-char Leclerc, le programme Main Ground Combat System (MGCS) », a fait valoir le général Facon.

Le recours croissant à l’artillerie est aussi une caractéristique des conflits en Ukraine et au Levant, où 14.000 obus ont été tirés par les artilleurs français (avec leurs CAESAr) contre Daesh [État islamique, EI].

« Comme dans l’est de l’Ukraine, faute de la percevoir sur les théâtres du fait de l’asymétrie des forces, nous avons redécouvert la puissance de l’artillerie sol-sol et sol-air, l’effet de masse que cette arme procure dans des affrontements de haute intensité et la permanence des feux qu’elle assure. Ainsi, durant les affrontements en Ukraine, deux régiments ont ainsi été détruits à 70 % en l’espace de six minutes par des lance-roquettes multiples », a rappelé le commandant du CDEC, qui aussi constaté que « l’artillerie sol-air séparatiste a littéralement interdit, en détruisant les aéronefs ukrainiens, la libre disposition de l’espace aérien, pourtant indispensable pour assurer l’appui des troupes au sol. »

Aussi, le déni d’accès et la nécessité de disposer de capacités pour le contourner et accéder à l’espace de manoeuvres est, là aussi, crucial. « La puissance des feux indirects repose aussi sur des capacités dans le domaine des radars de contre-batterie et dans la lutte anti-drones, qui constitue le premier stade de la lutte permettant de se soustraire à la contre-batterie adverse », a par ailleurs expliqué le général Facon.

En outre, le maintien en condition opérationnelle des équipements est fondamental. Faute de quoi, « la masse ne sert à rien », a souligné le général Facon. Et pour cause : « sur le papier, les Ukrainiens disposaient d’une supériorité matérielle indiscutable avec 2 300 chars, 3 800 blindés et 3 100 pièces d’artillerie, mais, du fait des conditions de stockage de leurs matériels et de procédures de maintien en condition inappropriées, la disponibilité technique opérationnelle (DTO) n’excédait pas 60 % au début des combats », a-t-il relevé.

Un autre enseignement à tirer de la situation en Ukraine porte sur le niveau des pertes, largement supérieur à celui « de nos opérations actuelles », ce qui pose des questions sur la « force morale » et « l’endurance ». Cela vaut aussi pour l’Irak, où 6.000 soldats irakiens ont été tués durant la bataille de Mossoul, soit un taux de pertes de 13,5%).

« Certes, il y a toujours trop de morts et de blessés, mais cela signifie que nous devons, à l’aune de ce retour d’expérience, nous préparer à gérer un nombre important de blessés », a commenté le chef du CDEC.

S’agissant de la bataille de Mossoul, le général Facon estime qu’elle et un « cas d’école » et reste « à ce jour, la plus emblématique de ce que pourrait être la guerre de demain. » Et d’expliquer : « En 2050, les villes regrouperont 75 % de la population mondiale. Parmi cette population citadine, 1,6 milliard d’individus vivront dans des bidonvilles en 2025, dont 500 millions sur le seul continent africain. Aux 14 milliards d’objets qui y sont connectés en 2014 correspondront 50 milliards d’objets connectés en 2050. C’est un milieu complexe pour l’action militaire qui exige donc un haut niveau d’entraînement et d’équipement. »

À Mossoul, les forces irakiennes et la coalition anti-jihadiste ont aligné 90.000 soldats, face à « moins 5.000, peut-être 10.000, combattants » de l’EI, utilisant des capacités nivelantes (drones, équipes mobiles antichars, bulldozers suicide, etc) et sachant manoeuvrer.

« Le combat en zone urbaine requiert chez le combattant des ressources psychologiques encore plus importantes qu’à l’accoutumée. Les soldats ne se voient pas, développent un sentiment d’isolement lié à la méconnaissance de la position de leurs camarades. L’oppression physique est également plus forte du fait de l’environnement bâti. Mais, ce qui est le plus marquant – et la bataille de Mossoul l’a parfaitement montré – c’est la nécessité de prendre en compte la population civile toujours présente », a expliqué le général Facon.

« On estime généralement qu’un rapport de force de 1 à 6 au profit de l’assaillant est nécessaire dans la conquête d’une ville ; en l’espèce, celui de 1 à 10 paraît plus réaliste », a-t-il ensuite estimé. « Nous en tirons la conclusion que la mobilité et la précision sont des éléments déterminants, de même que la capacité à se déplacer dans un espace géographique urbain totalement remodelé, en permanence, par les destructions », a-t-il continué.

Aussi, pour le chef du CDEC, face au retour des conflits de haute intensité, « nous devons disposer d’une capacité à générer et à entretenir une masse, pour conserver une réserve permettant de prolonger une action ou de réagir à celle de l’adversaire. » Et cela passe également par le « renouvellement de nos matériels par des capacités de quatrième génération. »

http://www.opex360.com/2018/10/10/armee-de-terre-nous-devons-penser-a-la-perspective-de-conflits-de-haute-intensite-previent-le-general-facon/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 11 Oct 2018 - 20:22

Citation :
Mars Attaque

A Djibouti, campagne d’évaluation du système d’armes missile moyenne portée (SA MMP) en milieu semi-désertique et depuis la mer
"Les résultats de tirs de cette campagne en milieu chaud autorisent la projection du SA MMP dans le cadre de la mission Barkhane, dans les semaines à venir."


 
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 12 Oct 2018 - 18:04

Citation :
jeudi 11 octobre 2018

Le MMP, le missile qu'aiment déjà les FS



On le savait depuis quelques jours, les commandos marine ont effectué deux tirs de missile moyenne portée (MMP) depuis la mer, mais on faisait encore de gros mystères sur l'endroit, le nombre de tirs, et le vecteur maritime utilisé par le tir air-mer.

Deux photos en disent plus long : on voit sur l'une une Ecume dotée d'un lanceur à l'arrière sur l'affût 12,7 mm. C'est le configuration qui a été utilisée pour les deux tirs partis de la mer, vers la terre (Djibouti) pour l'un et vers la mer pour l'autre. Les deux cibles cherchées ont été touchées, les 10 et 13 septembre (ce que ne dit pas la photo).

L'autre cliché montre un tireur au sol dont les équipements laissent plutôt entendre qu'il s'agit là aussi d'un opérateur des forces spéciales.
Le MMP présente nombre d'avantage pour les FS, qui ont fait grosse consommation d'un missile à l'esprit identique (le Javelin) au Levant, face à Daech. Les stocks devenaient faméliques, il était temps que le MMP entre en service. Des esprits chafouins avaient même évoqué le rachat de Javelin.

Seul problème, seulement utilisé par la France pour l'instant, le MMP sera assez signant.
Les premiers MMP sont désormais prêts à l'emploi en BSS. L'histoire ne dit pas, qui des forces spéciales ou conventionnelles, tirera le premier.

http://lemamouth.blogspot.com/2018/10/le-mmp-le-missile-quaiment-deja-les-fs.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 12 Oct 2018 - 21:04

Citation :
12e régiment de cuirassiers

[Préparation opérationnelle du 2e escadron]
Déployés sur le camp de Canjuers depuis deux semaines les béliers du 2e escadron ont réalisé des tirs de niveau 6 (niveau peloton avec 4 chars) et niveau 5 (niveau escadron avec 13 chars). Fortement animés par l’Esprit Leclerc, nos cuirassiers ont combiné leurs tirs avec une importante manœuvre interarmes incluant ; les chasseurs du 16e Bataillon de Chasseurs, les sapeurs du 13e régiment du génie et les artilleurs du 40e Régiment d'Artillerie
 

PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 12 Oct 2018 - 21:15

Citation :
501e régiment de chars de combat

[Patrouille en MASSTECH]

Depuis août 2018, le 501e régiment de chars de combat compte 12 #MASSTECH parmi ses nouveaux équipements. Ils ont été déployés pour la première fois sur le terrain à la faveur du 5ème escadron qui en a perçu huit pour leur POD-DO en région Pas-de-Calais.
Rappelons que le MASSTECH vient remplacer petit à petit dans nos unités le Ô combien célèbre P4 connu pour sa rusticité depuis de nombreuses années.
Beau défi alors pour ce nouveau véhicule léger polyvalent qui n’a pas attendu de faire ses preuves chez nos rapaces du 5ème escadron.
Tous s’accordent à dire que le MASSTECH est une belle plus-value dans leur quotidien de combattant ; équipements de désenlisement, barre de remorquage, caméra de recul, galerie de toit, cric, compresseur portable ou encore direction assistée... Toutes ces options viennent faciliter le travail de nos soldats ainsi que leur confort pour les soulager au quotidien dans leur mission.



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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 14 Oct 2018 - 18:13



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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 15 Oct 2018 - 22:10

Un Caracal ravitaille avec un C-130 espagnol.


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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 16 Oct 2018 - 21:27

Citation :
5e régiment de dragons a ajouté 3 photos.

Au revoir AMX 30 !
Ils étaient entreposés dans un espace réservé en zone technique. Les phares éteints, les freins serrés et les soupapes sèches. Depuis plusieurs mois, ils attendaient leur reversement. La semaine dernière, c’était le grand départ pour eux. Chargés sur des camions du 8e RMAT ils ont pris la route, les derniers AMX 30 du 5e régiment de dragons. « Adieu vieux colonel général, tu as bien servi… » Mais bon, place au Leclerc quand même!



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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 17 Oct 2018 - 18:32

Citation :
3e Régiment de Hussards


PHOTOS:
 
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 17 Oct 2018 - 23:50

Citation :
La DGA s’intéresse aux catapultes électro-magnétiques dans le cadre des études sur le futur porte-avions

Posté dans Forces navales, Technologie par Laurent Lagneau Le 17-10-2018




Pour faire décoller les Rafale et autres E-2C Hawkeye, le porte-avions Charles de Gaulle utilise une catapulte à vapeur, constituée d’un sabot, d’une élingue (ou d’une barre métallique pour les avions les plus récents) et d’un tube situé sous le pont d’envol.

Ainsi, pour « catapulter » un avion, on accroche son train avant par l’élingue au sabot, qui est lui même relié au tube. Ce dernier reçoit alors de la vapeur à haute pression. Propulsé vers l’avant, le sabot entraîne l’avion, avant d’être stoppé par un frein hydraulique quand il arrive au bout du pont d’envol. Puis, continuant sur la lancée, l’appareil peut alors décoller.

Mais ce système vit peut être ses dernières années, étant donné que la nouvelle classe de porte-avions américains [classe Gerald R. Ford, ndlr] utiliseront des catapultes électro-magnétiques, appelées EMALS [Electromagnetic Aircraft Launch System].

Le principe est presque identique à celui des catapultes à vapeur, sauf qu’il repose un moteur à induction linéaire utilisant des courants électriques, lesquels gênèrent des champs magnétiques. En théorie, ce dispositif permet de faire décoller des aéronefs (avions ou drones) emportant une quantité plus importante de carburant et de munitions et d’augmenter la fréquence des catapultages. En outre, les contraintes mécaniques sont moins importantes, tant pour la structure du navire que pour la cellule des aéronefs catapultés.

Visiblement, le système EMALS intéresse la Direction générale de l’armement [DGA], dans le cadre des études préparatoires relatives au futur porte-avions de la Marine nationale, appelé à remplacer le Charles-de-Gaulle.



En effet, le responsable des programmes navals au sein de la DGA, l’ingénieur général de l’armement Laurent Sellier, a confié au site Navy Recognition que des « discussions préliminaires » concernant les catapultes EMALS avaient commencé, durant l’été, avec la partie américaine. D’après la même source, il ne s’agit que d’un dialogue « technique » et « aucune décision ferme » de doter le futur porte-avions français avec un tel dispositif n’a encore été prise.

Le choix du mode de catapultage est un élément essentiel étant donné qu’il aura des incidences sur la consommation en énergie du futur porte-avions. Mais les discussions évoquées par le responsable de la DGA ne sont pas une surprise, le dispositif EMALS ne manquant pas de partisans en France.

À commencer par le directeur des applications militaires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), François Geleznikoff, qui, en 2016, laissa entendre que le catapultage électromagnétique permettrait « d’améliorer les choses » car les « pics d’énergie qu’il demande nécessitent des dispositifs d’accumulation d’énergie dont le chargement peut être lissé dans le temps ». Et d’ajouter : Ainsi, « on charge de l’énergie dans le temps, ce qui fait donc moins de pics de besoin qu’avec la vapeur. »

Cela étant, faut-il encore que le système EMALS fonctionne… Or, leur mise au point ne s’est pas faite sans problème. Un récent rapport du Congrès américain avait mis en cause sa fiabilité. Et le président Trump ne manqua pas de critiquer la complexité de ce nouveau dispositif. « C’est très compliqué. Il faut être Albert Einstein pour comprendre. […] Cela « coûte des centaines de millions de dollars et ce n’est pas bon », avait-il lancé, en mai 2017, avant d’estimer que l’US Navy devait revenir à « la foutue vapeur ».

http://www.opex360.com/2018/10/17/la-dga-sinteresse-aux-catapultes-electro-magnetiques-dans-le-cadre-des-etudes-sur-le-futur-porte-avions/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 18 Oct 2018 - 16:25

RIP
Citation :
Barkhane : Décès accidentel d’un miliaire du 14e Régiment d’infanterie et de soutien logistique parachutiste


Posté dans Afrique, Forces terrestres, Opérations par Laurent Lagneau Le 18-10-2018




Ce 18 octobre, le ministère des Armées a annoncé le décès accidentel, au Mali, du caporal Abdelatif Rafik, du 14e Régiment d’infanterie et de soutien logistique parachutiste [RISLP], une unité recréée en juillet à Toulouse.

Selon les explications données par l’armée de Terre, le caporal Rafik, qui venait de rejoindre Gao en tant que pilote de camion logistique de type PPLOG [Porteur Polyvalent Logistique], se trouvait dans un atelier avec deux de ses camarades pour effectuer des actes de maintenance quand un pneu a explosé accidentellement. Violemment projeté au sol, il a été très sérieusement blessé.

Pris immédiatement en charge par l’antenne médico-chirurgicale militaire de Gao, le caporal Rafik n’a pu être sauvé, en dépit des soins prodigués par les médecins. Ses deux camarades ont été placés sous surveillance médicale.

Originaire de Bergerac [Dordogne], Abdelatif Rafik, né le 15 septembre 1995, s’était engagé au Régiment de soutien du combattant, implanté à Toulouse, à l’âge de 18 ans. Elevé à la distinction de 1ère classe en février 2015, il connut sa première opération extérieure quelques mois plus tard, au Liban, où il servit en qualité de gestionnaire des approvisionnements.

Doté de « grandes qualités militaire et humaines » et décrit par sa hiérarchie comme étant « efficace, dynamique et rigoureux », Abdelatif Rafik fut promu caporal en octobre 2016. En décembre de la même année, il fut envoyé en Centrafrique pour sa seconde opération extérieure, puis, en juin 2017, au Mali, au titre de l’opération Barkhane. De retour d’Afrique, il enchaîna avec une mission « Sentinelle ».

Titulaire de la médaille d’outre-mer avec agrafes « Liban », « République centrafricaine » et « Sahel », de la médaille de la Défense nationale échelon bronze, agrafe train et mission d’opérations extérieures et de la médaille de la protection militaire du territoire, le caporal Rafik était célibataire.

Pour rappel, la mission du 14e RISLP est de soutenir le combattant partout où il est engagé, dans plusieurs domaines (traitement et approvisionnement en eau, gestion des vivres opérationnels, expertise technique des matériels, etc). Disposant d’un effectif de 1.000 militaires, il se compose de 7 unités élémentaires, dont 5 spécialisées dans le soutien de l’homme et d’une compagnie aéroportée.

http://www.opex360.com/2018/10/18/barkhane-deces-accidentel-dun-miliraire-du-14e-regiment-dinfanterie-et-de-soutien-logistique-parachutiste/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 19 Oct 2018 - 18:52

Citation :
Un marin du BPC Dixmude gravement blessé par l’accident d’un hélicoptère NH-90 de l’armée de Terre

Posté dans Forces navales, Forces terrestres, Otan par Laurent Lagneau Le 19-10-2018




Via un communiqué publié dans la soirée du 18 octobre, soit près de 24 heures après les faits, l’État-major des armées [EMA] a indiqué qu’un hélicoptère NH-90 TTH « Caïman » de l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] a fait un « posé dur » sur le pont du Bâtiment de projection et de commandement [BPC] Dixmude alors qu’il venait de décoller pour un vol d’entraînement.

L’accident s’est produit alors que le navire de la Marine nationale, qui doit prendre part à l’exercice de l’Otan « Trident Juncture 18 », se trouvait à 70 nautiques (130 km) au large de Dunkerque. Au moment des faits, les conditions météorologiques étaient a priori bonnes (vent de nord de 10 nœuds, mer calme).

« L’équipage a pu sortir indemne de l’hélicoptère. Quatre marins travaillant sur le pont d’envol ont été blessés, dont un grièvement », a précisé l’EMA.

Immédiatement pris en charge par l’équipe médicale du BPC Dixmude, le marin le plus gravement touché a été évacué par l’hélicoptère NH-90 NFH de la Marine nationale basé à à Maupertus [Manche] vers l’hôpital d’instruction des armées [HIA] « Percy » de Clamart, en région parisienne. Cette évacuation a été réalisée en coordination avec le Centre Régional Opérationnel de Surveillance et de Sauvetage [CROSS] Griz-Nez.

Le NH-90 de l’ALAT a subi des dommages importants, son rotor ainsi que sa cellule ayant été touchés. La structure du BPC Dixmude aurait également subi quelques dommages. Le navire doit rejoindre la base navale de Brest, ce 19 octobre, afin de réaliser les constatations dans le cadre des enquêtes annoncées par l’EMA.

Il reste maintenant à voir les conséquences de cet accident sur la participation du BPC Dixmude à l’exercice Trident Juncture, pour lequel la France devrait être le 2e contributeur de l’Otan en termes d’effectifs et de capacités engagés.

Pour rappel, les premiers essais d’appontage d’un NH-90 TTH de l’ALAT eurent lieu en décembre 2012, déjà à bord du BPC Dixmude [voir photo], dans le cadre d’une campagne de navalisation conduite par le groupement aéromobilité de la Section technique de l’armée de Terre.

Photo : Marine nationale

http://www.opex360.com/2018/10/19/un-marin-du-bpc-dixmude-gravement-blesse-apres-laccident-dun-helicoptere-nh-90-de-larmee-de-terre/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Ven 19 Oct 2018 - 20:42

Citation :
Forces Aériennes

[A400M] Les capacités tactiques de l'A400M "Atlas" poursuivent leur montée en puissance ! Le CEAM 00.330 a mené hier une expérimentation "terrains sommaires"
sur la piste en herbe du Détachement air 278 Ambérieu-en-Bugey.

Travaux préparatoires, maintien en condition opérationnelle du terrain, prises de mesures après chaque mouvement de l’A400M sur la piste…Encore une fois, le 25e
régiment du génie de l'air était aux premières loges !

 
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Dim 21 Oct 2018 - 20:55

Citation :
Le général Bosser voudrait plus d’avions pour épauler les hélicoptères de l’Aviation légère de l’armée de Terre

Posté dans Forces terrestres par Laurent Lagneau Le 21-10-2018




Actuellement, l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] dispose de cinq avions Pilatus PC-6 pour des missions menées au profit des unités du Matériel, de 8 TBM-700 et de 2 Cessna F406 Caravan II. En janvier, son chef, le général Michel Grintchenko [COMALAT], avait expliqué qu’il serait plus pertinent de recourir davantage à des appareils à voilure fixe qu’à des hélicoptères pour mener certaines missions.

« Pourquoi ai-je besoin d’utiliser un hélicoptère […]? Parce que j’ai quelque chose à faire sur le terrain et que j’ai besoin d’atterrir sur une zone restreinte. Si je n’ai pas besoin de faire quoi que ce soit sur le terrain [comme lors de missions de surveillance ou d’appui aérien rapproché], alors pourquoi n’utiliserais-je pas plutôt un avion? C’est beaucoup moins cher », avait en effet déclaré le général Grintchenko, lors de l’IQPC Military Helicopter conference.

Finalement, la Loi de programmation militaire 2019-25 ne prévoit pas l’acquisition d’avions pour l’ALAT. Pour autant, le général Jean-Pierre Bosser, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] n’a pas abandonné cette idée, qui reposerait probablement sur l’achat de quelques PC-12 Pilatus.

« S’agissant de la stratégie des voilures fixes, la comparaison du coût de l’heure de vol du NH90 avec celui du Pilatus est sans ambiguïté; de fait, pour certaines missions, on pourrait très bien utiliser un Pilatus pour des missions actuellement conduites avec un NH90 », a en effet confié le général Bosser, lors d’une récente audition relative à « l’entrée de l’armée de Terre dans la LPM 2019-25 ».

« Je suis donc parfaitement d’accord, au point que j’avais envisagé ce sujet en début de loi de programmation et je ne l’ai pas oublié. Pas plus que les ballons, puisque nous évoquons la troisième dimension ; il existe donc des perspectives intéressantes sur lesquelles nous travaillons », a ajouté le CEMAT.

S’agissant des « ballons », le général Bosser a voulu probablement parler des nouveaux moyens de transport qui intéressent le Commandement Logistique des Forces [COMLOG]. Parmi les concepts étudiés figure celui de Navette aérienne de transport automatique de containers (NATAC), développé par la société française Voliris. Le drone cargo de GRIFF Aviation pourrait être également une solution.

Quoi qu’il en soit, interrogé sur le fait que l’ALAT ne disposera toujours pas d’hélicoptères lourds de transport à l’issue de l’exécution de la LPM 2019-25, le général Bosser a déploré une « lacune importante », par ailleurs souligné par l’engagement de trois CH-47D Chinook de la Royal Air Force [RAF] au profit de la force Barkhane, au Sahel.

« Nous n’avons pas cette capacité. Il s’agit d’un choix fait lors de la construction de la loi de programmation militaire », a indiqué le CEMAT, avant de renvoyer la balle à l’armée de l’Air…

« La question doit aussi être posée à l’armée de l’Air qui, au cours de la construction de la LPM, avait envisagé de s’équiper d’hélicoptères lourds, qui sont très coûteux et ne sont pas nécessairement compatibles avec le modèle économique d’un pays tel que la France, alors que certains de nos alliés en disposent », a en effet lâché le général Bosser.

Enfin, toujours au sujet de l’ALAT, le CEMAT a expliqué que, compte tenu du fait que la LPM 2019-25 ne prévoit pas la livraison d’hélicoptères interarmées légers [mais de passer les premières commandes, ndlr], les Gazelle tiendront un rôle primordial.

« La Gazelle reste l’hélicoptère [d’attaque] qui dispose de la meilleure disponibilité technique opérationnelle et qui offre donc le volume d’heure de vol le plus conséquent pour l’entraînement de nos pilotes. Nous cherchons donc à faire de cette contrainte de parc vieillissant une opportunité en cherchant à optimiser l’utilisation de ce parc », a expliqué le général Bosser.

http://www.opex360.com/2018/10/21/le-general-bosser-voudrait-plus-davions-pour-epauler-les-helicopteres-de-laviation-legere-de-larmee-de-terre/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 22 Oct 2018 - 17:54

Citation :
22.10.2018

Le BPC Dixmude reprend la mer en direction de la Scandinavie




C’est ce lundi après-midi que le bâtiment de projection et de commandement Dixmude quittera Brest et reprendra la mer en direction de la Norvège où se tient l'exercice Trident Juncture.

Le BPC avait regagné Brest après le crash d’hélicoptère qui a eu lieu sur son pont d'envol, le 17 octobre, vers 22h30, blessant grièvement un marin et légèrement trois autres.

Samedi, le NH-90 du 1er RHC a été gruté par une barge de la base navale de Brest. Cette manoeuvre a ainsi permis de dégager le pont d’envol sur lequel l'hélicoptère était couché sur le flanc. Des expertises ont aussi eu lieu.

Comme la Marine l'a confirmé à mes collègues du marin, "le pont d'envol a été endommagé par le choc mais superficiellement, et l’intégralité des plots hélicoptères restent donc utilisables pour l’exercice de l’Otan à venir".

Le groupement tactique embarqué de la 9e BIMa comprend, notamment, des éléments du 126e RI, une section du 6e régiment de génie d’Angers et des artilleurs du 11e Rama de La Lande d’Ouée. Deux Tigre sont également du périple.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/10/22/le-dixmude-reprend-la-mer-en-direction-de-la-scandinavie-19736.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Lun 22 Oct 2018 - 22:55

Citation :
Samedi, le NH-90 du 1er RHC a été gruté par une barge de la base navale de Brest. Cette manoeuvre a ainsi permis de dégager le pont d’envol sur lequel l'hélicoptère était couché sur le flanc.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2018/10/22/le-dixmude-reprend-la-mer-en-direction-de-la-scandinavie-19736.html

Citation :


https://www.ptisidiastima.com/%cf%83%cf%85%ce%bd%cf%84%cf%81%ce%b9%ce%b2%ce%ae-%ce%b5%ce%bb%ce%b9%ce%ba%ce%bf%cf%80%cf%84%ce%ad%cf%81%ce%bf%cf%85-%ce%bd%ce%b7-90-%ce%ba%ce%b1%ce%b9-%cf%83%ce%b5-%ce%b3%ce%b1%ce%bb%ce%bb%ce%b9/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 23 Oct 2018 - 17:11

Citation :
Florence Parly annonce le successeur du porte-avions Charles de Gaulle

Publié le 23/10/2018 à 11h07. Mis à jour à 11h28 par SudOuest.fr avec AFP.



Le Charles de Gaulle est le fleuron de l'aéronautique française. ©AFP


En marge du salon Euronaval, la ministre des Armées a officialisé le lancement de la phase d’étude du renouvellement du bâtiment militaire.

La ministre des Armées Florence Parly a annoncé mardi le lancement du programme de futur porte-avions de la France, qui succédera au Charles-de-Gaulle, avec une phase d’études de 18 mois, lors du salon du secteur naval de défense Euronaval.

"Le Charles de Gaulle aura besoin d’un successeur (…) C’est pourquoi je suis fière, aujourd’hui, ici, au Bourget, lors de ce salon Euronaval, de lancer officiellement le programme de renouvellement de notre porte-avions", a déclaré Florence Parly. "Cette étape numéro un, qui se lance aujourd’hui, c’est la phase d’étude", a-t-elle précisé. Le montant du projet sera de 40 millions d’euros, précise une source gouvernementale.

Fin de la phase d’étude en 2020

La France dispose d’un unique porte-avions, le Charles-de-Gaulle, qui a vocation à terminer sa vie active autour de 2040. Il subit depuis début 2017 à Toulon une vaste rénovation longue de 18 mois, qui doit lui donner une seconde vie pour les 20 prochaines années. Le Charles-de-Gaulle reprendra ensuite la mer et doit se rendre dans l’océan Indien en 2019.

La phase d’étude, qui s’achèvera en 2020, doit permettre ensuite d’établir l’architecture du futur porte-avions et de poser les bases de l’organisation industrielle nécessaire pour le bâtir dans les délais et les coûts, a souligné Florence Parly.

Cette phase servira à examiner les menaces que le futur porte-avion devra affronter et les missions qu’il devra accomplir, mais aussi son dimensionnement et notamment sa capacité d’accueillir l’avion de combat du futur, le Scaf, lancé en coopération avec l’Allemagne en 2017.

Mode de propulsion et catapultes électromagnétiques

La période d’étude permettra aussi d’étudier le mode de propulsion, nucléaire ou classique, de ce porte-avion de nouvelle génération, et les nouvelles technologies qu’il sera capable d’accueillir, notamment les catapultes électromagnétiques, déjà utilisés par la marine américaine. Le Charles-de-Gaulle, à propulsion nucléaire, est doté de catapultes à vapeur pour les avions au décollage.

Enfin, la phase d’étude sera mise à profit pour déterminer les innovations à bord du futur porte-avions. "Faisons de ce porte-avions, une véritable base avancée de notre marine, aiguillon de notre innovation", a déclaré Mme Parly.

Ce porte-avions de nouvelle génération devrait rester en service jusqu’en 2080.

https://www.sudouest.fr/2018/10/23/florence-parly-annonce-le-successeur-du-porte-avions-charles-de-gaulle-5504702-10407.php
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 23 Oct 2018 - 19:08

Citation :
L’étude sur le futur porte-avions de la Marine nationale devra répondre à trois questions

Posté dans Forces navales par Laurent Lagneau Le 23-10-2018




À l’occasion de l’ouverture du salon Euronaval, ce 23 octobre, la ministre des Armées, Florence Parly, a donné le coup d’envoi officiel de la phase d’étude portant sur le prochain porte-avions de la Marine nationale, lequel succédera au Charles-de-Gaulle.

Mais avant d’aborder ce sujet, la ministre a tenu à souligner que, désormais, « l’océan est plus que jamais au centre des enjeux et des incertitudes de notre monde ». Aussi, a-t-elle continué, « il nous faut donc, plus que jamais, maîtriser les flots » car « la paix et la sécurité se construisent au large. »

« Aujourd’hui, la Chine agit en mer de Chine méridionale comme dans une mer intérieure tandis que dans le golfe de Guinée ou au large de la corne de l’Afrique, les pirates et bandits pillent les ressources, font fuir les opportunités, enrayent le développement. Il faut que la mer reste un espace de liberté, que son accès y soit garanti, la liberté de navigation, assurée », a expliqué Mme Parly.

Conformément à la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25, Mme Parly a donc lancé « officiellement le programme de renouvellement de notre porte-avions », avec le début de la phase d’étude, dont l’enjeu sera de « déterminer ensemble ce que nous voulons et comment nous le voulons. »

Cette phase d’étude, qui durera 18 mois, aura à répondre à au moins trois questions. La première, a avancé Mme Parly, portera sur les « menaces » que ce futur porte-avions aura à affronter. « De ces réponses, nous pourrons déduire les contraintes d’emploi, les besoins en termes de systèmes de combat et l’articulation nécessaire avec son escorte », a-t-elle précisé.

La seconde question concernera les caractéristiques de ce navire annoncé, « en fonction de ce que sera l’état de l’art technologique en 2030 » (ce qui donne une idée de l’année où débutera éventuellement sa construction). Évidemment, ce porte-avions devra être en mesure de mettre en oeuvre le Système de combat aérien du futur [SCAF], un programme mené en coopération avec l’Allemagne (et objet de désaccords, apparemment, avec Airbus Defence & Space).

« Le mode de propulsion, nucléaire ou classique, sera examiné. Nous devrons prendre en compte, aussi, les ruptures technologiques à venir. Je pense, par exemple, à la révolution que représentent les catapultes électromagnétiques« , a continué Mme Parly.

Sur ces deux points, le choix d’une propulsion classique et celui de catapultes à vapeur seraient surprenants.

« En répondant à cette question, nous devrons toujours garder un oeil sur les coopérations que nous pourrions mener. Des coopérations pour le navire lui-même, peut-être, mais aussi des coopérations pour permettre au porte-avions nouvelle génération d’accueillir des aéronefs de nos partenaires européen », a ensuite affirmé Mme Parly.

En Europe, pour le moment, deux pays ont (ou auront) des chasseurs-bombardiers capables d’opérer depuis le pont d’un porte-avions, à savoir le Royaume-Uni et l’Italie, avec le F-35B [version STOVL, c’est à dire à décollage court et à atterrissage vertical, ndlr]. Lors de son allocution, Mme Parly a indiqué qu’elle aurait très bientôt des annonces à faire, après avoir rencontré Elisabetta Trenta, son homologue italienne. Une coopération dans le domaine aéronaval serait-elle déjà dans les tuyaux, alors que les relations entre Rome et Paris sont à couteaux tirés en ce moment et que l’idée d’un rapprochement entre Naval Group et Fincantieri battrait de l’aile?

Quoi qu’il en soit, a poursuivi la ministre, « ce porte-avions pourra servir jusqu’aux dernières décennies du XXIe siècle, nous ne pouvons pas nous permettre de le concevoir avec un horizon étriqué. »

Justement, la dernière question à laquelle devra répondre cette phase d’étude concernera l’innovation. « Ne limitons ni notre horizon, ni notre imagination. Nous ne devons pas refaire à l’identique, mais chercher les capacités les plus ingénieuses, les plus utiles et les plus efficaces. Faisons de ce porte-avions, une véritable base avancée de notre marine », a plaidé Mme Parly.

« Nous devrons être réalistes mais ambitieux. Et grâce à ces études approfondies, imaginatives et rigoureuses, nous pourrons établir l’architecture de ce futur porte-avions et poser les bases de l’organisation industrielle nécessaire pour le bâtir en respectant les délais et les coûts », a-t-elle encore fait valoir.

Quant au nombre de porte-avions qui pourraient être construits, la ministre ne s’interdit rien. « Par ces études, nous pourrons déterminer, aussi, le nombre d’unités dont la France et l’Europe auront besoin à terme. Ne mettons pas la charrue avant les bœufs, le temps est à la conception, pas encore à déterminer combien de navires sont nécessaires », a-t-elle affirmé.

http://www.opex360.com/2018/10/23/letude-sur-le-futur-porte-avions-de-la-marine-nationale-devra-repondre-a-trois-questions/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 23 Oct 2018 - 20:43

Citation :
Parly annonce la commande de pétroliers ravitailleurs pour la Marine

Par  AFP   — 23 octobre 2018 à 12:18  


Le pétrolier ravitalleur de la Marine française La Somme, photographié en 2004 dans la mer Rouge Photo ERIC FEFERBERG. AFP
 

   
Parly annonce la commande de pétroliers ravitailleurs pour la Marine

La ministre des Armées Florence Parly a annoncé mardi la commande de pétroliers ravitailleurs de la Marine nationale et la modernisation des avions de patrouille Atlantique 2, lors du salon Euronaval.

«Nous avons besoin d’une flotte logistique forte, renouvelée, efficace», a déclaré Florence Parly, sans préciser le montant de la commande.

«La loi de programmation militaire permettra donc de disposer de quatre pétroliers ravitailleurs de nouvelle génération. C’est la garantie de notre pleine opérationnalité, c’est-à-dire de l’autonomie des forces déployées, donc de notre pleine souveraineté.»

Ce programme appelé FLOTLOG (pour Flotte Logistique) se fera en coopération avec l’Italie dans le cadre du rapprochement annoncé en septembre 2017 entre Naval Group et l’italien Fincantieri. Les navires seront basés sur un design de conception italienne, mais sous maîtrise d’ouvrage du constructeur français.

«Naval Group et les Chantiers de l’Atlantique pourront ainsi renouveler notre flotte de pétroliers ravitailleurs, et deux d’entre eux seront livrés avant 2025», a indiqué Florence Parly.

La ministre, qui doit rencontrer dans la soirée de mardi son homologue italienne Elisabetta Trenta, a indiqué que des annonces pourraient intervenir à cette occasion. Elles pourraient concerner la création d’une coentreprise entre Naval Group et Fincantieri, que les patrons des deux groupes appellent de leurs vœux.

«Je crois que sur les mers, la France et l’Italie ont beaucoup à gagner à unir leurs forces, à travailler ensemble», a indiqué Florence Parly. «Je crois que nous avons intérêt à gagner les appels d’offres ensemble plutôt qu’à les perdre séparément. Je crois que nous avons intérêt à faire le choix de l’Europe, à multiplier nos capacités et élargir notre horizon», a-t-elle ajouté en estimant que «la France et l’Italie ont beaucoup à faire ensemble en matière d’industrie navale.»

Concernant les avions de patrouille maritime Atlantique 2, la ministre a indiqué qu’ils seraient modernisés en profondeur et plus nombreux, avec 18 rénovations annoncées au lieu des 15 prévues dans la LPM précédente.

En termes de livraisons, elle a indiqué que dès 2019, deux bâtiments de soutien et d’assistance hauturiers, une frégate multimissions à Brest, un patrouilleur léger antillais, un bâtiment multimissions, deux Atlantique 2 rénovés et deux hélicoptères NH90 seront livrés à la Marine. «Voilà ce que j’appelle le renouveau de nos Armées», a-t-elle lancé.

Ces annonces sont intervenues en parallèle de celle du lancement du programme de futur porte-avions de nouvelle génération, qui succèdera au Charles-de-Gaulle.

https://www.liberation.fr/futurs/2018/10/23/parly-annonce-la-commande-de-petroliers-ravitailleurs-pour-la-marine_1687250  
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 24 Oct 2018 - 20:32

Citation :
24 oct. 2018 |Par Emmanuel Huberdeau

Euronaval 2018 : Commande des six derniers ATL2 rénovés


18 ATL2 seront rénovés. © Emmanuel Huberdeau



La DGA à commandé la rénovation de six ATL2, portant la commande totale à 18 appareils comme le prévoyait la LPM.

La ministre des armées Florence Parly a annoncé la commande de six ATL2 rénovés. Ils s’ajoutent ainsi aux douze modernisations déjà commandés. Au total ce sont donc 18 ATL2 qui seront modernisés avant 2025. Le passage de 15 à 18 rénovations avait été annoncé dans la loi de programmation militaire 2019-2025.

La rénovation de l’ATL2 a été confiée à Dassault Aviation et Thales avec la participation de Naval Group et du Service industriel de l’aéronautique (SIAé). Il s’agit d’une modernisation importante de ces appareils de patrouille maritime. Elle comprend l’integration du radar Searchmaster, d’une boule optronique Wescam MX20 et ainsi qu’une refonte du système de mission.

Un premier ATL2 est en cours de modification et devrait être livré à la Marine en 2019. Une première capacité opérationnelle pourrait intervenir en 2020. La mise en service définitive de l'ATL2 rénové doit être prononcée en 2021 lorsque la Marine aura réceptionné trois appareils.

http://www.air-cosmos.com/euronaval-2018-commande-des-six-derniers-atl2-renoves-116465
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 25 Oct 2018 - 14:13

Citation :
jeudi 25 octobre 2018

Les suites de l'accident du Dixmude



Le BPC est parti pour son exercice en Norvège, mais l'enquête suit son cours, et les blessés subissent les suites du crash d'un Caïman de l'armée de terre. Un blessé grave reste toujours hospitalisé, il aurait explique-t-on reçu "plusieurs éclats". Trois blessés plus légers qui avaient été pris en compte en hôpital militaire sont sortis hier selon l'état-major de la marine.
Sur les causes de l'accident, l'EMM refuse de se prononcer, se réfugiant derrière les enquêtes en cours.

Le contexte du vol était plutôt favorable (mer calme et peu de vent, pas de difficultés particulières). Des éléments de compréhension devraient être disponibles assez rapidement. Le type d'appareil n'était en tout cas pas en cause, puisque la flotte n'a pas été groundée une minute. L'erreur humaine reste donc à identifier : à bord de l'appareil, ou sur le pont.

http://lemamouth.blogspot.com/2018/10/les-suites-de-laccident-du-dixmude.html
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Jeu 25 Oct 2018 - 21:16

Citation :
Les Forces aériennes de la gendarmerie n’envisagent pas de se doter à nouveau d’avions légers

Posté dans Gendarmerie par Laurent Lagneau Le 25-10-2018




L’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] regarde avec intérêt l’éventualité d’acquérir davantage d’avions légers pour assurer des missions à coût moindre par rapport au recours à des hélicoptères. Au moment de sa création, dans les années 1950, cette dernière disposaient de tels appareils, comme le Piper L-18, le Cessna L-19 où encore le Nord 3400 pour des vols de liaison et d’entraînement ainsi que pour le repérage de cibles pour l’artillerie, la reconnaissance, la surveillance, le ravitaillement, l’évacuation sanitaire et le transport de commandos.

Les Forces aériennes de la Gendarmerie nationale (FANG) ont également utilisé, entre 1972 et 1994, des avions légers tels que le Cessna U206F et le Nord 3400. Aussi a-t-elle étudié la possibilité de s’en procurer à nouveau.

Lors de l’audition du directeur de la Gendarmerie nationale, le général Richard Lizurey, par la commission de la Défense, à l’Assemblée, le député Thomas Gassilloud a évoqué le sujet.

« Les forces aériennes de la gendarmerie comptent actuellement quelque cinquante hélicoptères », a-t-il commencé par rappeler. « Dans les années 1990, elles comptaient également des avions légers, du type Cessna. Alors que ces avions sont plus robustes, moins chers, ont un plus grand rayon d’action et sont plus rapides, ils ont cependant été abandonnés. Compte tenu des missions de la gendarmerie, transport de personnes, observation…, ne serait-il pas pertinent de se doter à nouveau d’avions de ce type? », a en effet demandé le parlementaire.

Selon le général Lizurey, une étude a été menée pour voir s’il était pertinent pour les FANG d’utiliser des avions légers « dans le cadre du dispositif ultramarin de la gendarmerie. »

Finalement, a indiqué le DGGN, il en est ressorti qu’une « telle dotation ne répondrait nullement aux besoins de la gendarmerie et engendrerait des difficultés supérieures aux bénéfices espérés pour le ministère de l’Intérieur. »

Ainsi, parmi les inconvénients, le général Lizurey a évoqué « l’absence de ressources en pilotes d’avion, obligeant à leur faire suivre une formation dispendieuse en temps et en argent », « l’absence d’infrastructures adaptées et de compétences en MCO [Maintien en condition opérationnelle, ndlr], nécessitant une externalisation coûteuse » et « la capacité de transport trop limitée de ces appareils, 4 personnes dont le pilote, qui ne répond pas aux besoins de la gendarmerie ».

« Dans l’hypothèse où nous aurions exceptionnellement besoin d’un avion léger, nous ferions alors appel aux armées, avec lesquelles nous sommes toujours fortement liées pour notre soutien et notre projection sur les théâtres d’opération », a ajouté le DGGN, pour qui les hélicoptères restent les vecteurs aériens les plus adaptés aux missions de la gendarmerie (renseigner, maintenir l’ordre, enquêter et secourir). » Et de conclure : « Il n’est pas envisagé de développer une autre flotte d’aéronef, si ce n’est celles des drones. »

Par ailleurs, la disponibilité des 56 hélicoptères de la gendarmerie (15 EC-145, 15 EC-135 et 26 Écureuils) reste excellente, avec un taux de 90%. De quoi faire pâlir d’envie les pilotes de l’ALAT, de la Marine nationale et de l’armée de l’Air…

« Notre conception de l’entretien des appareils privilégie l’autonomie : dans chaque section aérienne, le travail des pilotes et des mécaniciens permet d’atteindre ce taux de disponibilité de 90% », a expliqué le général Lizurey.

« En outre-mer, nous avons mis en place depuis de nombreuses années un système de maintien en condition opérationnelle local. Contrairement à la sécurité civile, nous ne faisons pas revenir les appareils en métropole. Cela limite les coûts de transport comme les périodes d’indisponibilité. Nous recevons également l’appui très efficace de la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense [désormais Direction de la maintenance aéronautique, DMAé, ndlr] », a-t-il encore précisé.

http://www.opex360.com/2018/10/25/les-forces-aeriennes-de-la-gendarmerie-nenvisagent-pas-de-se-doter-a-nouveau-davions-legers/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mar 30 Oct 2018 - 20:53

Citation :
La France a-t-elle vraiment besoin de porte-avions ?

Par Michel Cabirol            |    30/10/2018, 6:56  |  1031  mots


Le porte-avions est avant tout un outil politique puis stratégique, qui possède une capacité d'entraînement
auprès des partenaires européens de Paris. (Crédits : Reuters)

     
Le porte-avions reste avant tout un instrument politique de puissance. Il a également une forte capacité d’entraîner des coopérations opérationnelles en Europe.


Alors que la ministre des Armées Florence Parly a lancé la semaine dernière les études pour la construction d'un nouveau porte-avions, la France en a-t-elle nécessairement besoin ? Les armées ont démontré pendant 18 mois - le temps de la modernisation du Charles-de-Gaulle à Toulon - qu'elle pouvait se passer sur le plan opérationnel d'un tel bâtiment. Et alors même que la France intervient depuis plusieurs mois sur plusieurs fronts dans des opérations extérieures (OPEX) de forte intensité.

Cette rénovation donnera au porte-avions la capacité de poursuivre son activité pendant une vingtaine d'années, jusqu'à un terme situé entre 2035 et 2040. Mais cette capacité sera-t-elle aussi déterminante à cet horizon-là et, surtout au-delà (2040-2080) dans un contexte de ruptures technologiques majeures (missiles hypersonique, les armes à énergie dirigée...). En outre, le prochain porte-avions devra être capable d'accueillir le successeur du Rafale, le système des systèmes SCAF (avions pilotés, drones...).

Des moyens pour se passer d'un porte-avions mais...

Le chef d'état major de la Marine nationale, l'amiral Christophe Prazuck confirme que la France n'a pas été démunie sans son porte-avions. "Que fait-on quand on n'a pas de porte-avions ? Nous sommes moins puissants mais sommes-nous démunis ? Non !", avait-il assuré devant la commission de la défense en octobre 2017. Ainsi, la France a eu recours par exemple avec plus ou moins de réussite à des missiles de croisière MdCN (frégates multimissions) ayant une portée d'environ mille kilomètres pour aller frapper le régime syrien. Tout comme, les BPC (Bâtiments de projection et de commandement) ont déjà servi de plateforme pour les hélicoptères de l'armée de terre pendant l'opération Harmattan pour aller frapper la Libye.

Des opérations qui ont montré toutefois leurs limites. Dans le premier cas, les frappes des MdCN ont permis de détruire un stock d'armes chimiques mais, comme l'avait rappelé le chef d'état-major de la Marine (CEMM) en octobre 2017, "cela ne permet pas de renouveler des frappes pendant trois mois comme le fait un porte-avions". Dans le second cas, le rayon d'action des hélicoptères qui est beaucoup plus limité que celle des Rafale du porte-avions, impose au BPC de rester en zone côtière.

Autre moyen, bien plus efficace qui permet de se passer d'un porte-avions, les bases aériennes déployées à l'étranger à proximité des conflits (10 heures de rayon d'actions). A cet égard, Paris a déjà négocié et installé des bases aériennes en Jordanie et aux Emirats Arabes Unis pour aller frapper Daech, tout comme l'armée de l'air dispose de bases en Afrique (Tchad et Niger à Niamey). Des bases aériennes qui mettent à portée des Mirage et des Rafale les cibles pour un ratio coût/efficacité performant. Proche du Mali et au centre du G5 Sahel, la base aérienne de Niamey permet par exemple d'intervenir en 1 heure dans tous les espaces de la bande sahélo-sahélienne. Le porte-avions "n'est pas concurrent mais complémentaire des bases aériennes projetées qui, elles, sont tributaires d'autorisations diplomatiques", avait fait valoir en juillet 2017 l'amiral Christophe Prazuck.

Le porte-avions, un outil politique

Le porte-avions, une base aérienne mobile, apporte aujourd'hui un plus. Sans porte-avions, la France est "moins puissante", avait affirmé l'amiral Christophe Prazuck. Un tel navire, aujourd'hui unique en Europe (hors Grande-Bretagne qui aura deux porte-avions), est "une capacité qui fait la différence, pour reprendre l'expression du Premier ministre Édouard Philippe", avait-il expliqué le CEMM. Les Etats-Unis et la Chine l'ont bien compris. Pékin pourrait avoir cinq porte-avions en 2030, dont trois à propulsion nucléaire, et Washington souhaite repasser à douze porte-avions (contre onze actuellement).

Pourquoi ? Un tel navire est avant tout un outil politique puis stratégique, qui possède une capacité d'entraînement auprès des partenaires européens de Paris. Clairement, c'est un instrument à la double vocation guerrière et diplomatique. "Je n'ai aucun doute non plus quant à la valeur politique et à la force symbolique d'un porte-avions", a confirmé l'amiral Prazuck. Ainsi, les trois fois où le Charles-de-Gaulle a été déployé pour aller frapper Daech, il a toujours été accompagné par des navires européens - allemands, belges, britanniques et italiens. Le porte-avions reste un atout dans la volonté de la France de promouvoir l'Europe de la défense.


"Sans porte-avions, nous perdrons notre leadership militaire en Europe, notre capacité à entraîner nos partenaires", a estimé le chef d'état-major de la Marine.

Le Charles-de-Gaulle est bien sûr aussi un outil de projection de puissance. Il en a fait la démonstration avant sa rénovation : il a permis à partir de sa position en Méditerranée orientale de frapper Daech depuis les attentats de 2015. "Chaque fois que notre pays a été touché par des attentats, une des réponses a consisté à faire appareiller le Charles de Gaulle pour aller frapper les endroits d'où ces attentats avaient été pensés et commandités", a constaté l'amiral Prazuck. Le Charles-de-Gaulle avait permis de tripler le nombre d'avions présents sur zone contre Daech. Mais cette présence est une volonté politique.

Un prix prohibitif ?

Le porte-avions est-il à la portée d'un budget de la défense français. A priori oui sauf catastrophe budgétaire majeure. Et s'il y a une volonté politique, il y aura forcément un sillage pour le remplaçant du Charles-de-Gaulle. Le coût est évalué "à 4,5 milliards d'euros, ce qui représente - étalé sur 10 ans - 0,02 % du PIB...", a analysé en octobre 2017 le CEMM. Loin, très loin derrière celui du porte-avions USS Gerald R.Ford qui a coûté aux États-Unis la somme record de 12,9 milliards de dollars.
"Cela étant, c'est un investissement extrêmement lourd qui demande une programmation et une volonté affirmée. Donc une décision politique", avait-il expliqué en juillet 2017. Mais calculé à la tonne, une frégate coûterait deux fois plus cher et un sous-marin quatre fois plus. La Marine a remporté une première manche avec le lancement des études du prochain porte-avions mais elle devra encore convaincre de la nécessité d'un tel outil en 2080.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/la-france-a-t-elle-vraiment-besoin-de-porte-avions-795036.html  
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Mer 31 Oct 2018 - 23:13

Citation :
La flotte d’hélicoptères de l’armée de l’Air va-t-elle tenir le coup d’ici sa modernisation, en 2028?

Posté dans Forces aériennes par Laurent Lagneau Le 31-10-2018




« Il faut que ça vole! », avait lancé Florence Parly, la ministre des Armées, en décembre 2017, soit au moment d’annoncer la réforme du Maintien en condition opérationnelle aéronautique [MCO Aéro], avec la création de la Direction de la Maintenance aéronautique [DMAé] comme pilier.

Et cette réforme n’a pas le droit à l’erreur étant donné les choix faits à l’occasion de la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Ainsi, rappelle le député Jean-Jacques Ferrara, rapporteur pour avis sur les crédits de l’armée de l’Air, les « hélicoptères constituent sans nul doute le parent pauvre » de ce texte. Notamment ceux utilisés par les aviateurs.

Et pour cause : la LPM a reporté la livraison des nouveaux Hélicoptères interarmées légers [HIL qui seront des H160M d’Airbus Helicopters] à l’horizon 2028. Et la commande d’une douzaine d’appareils de manoeuvre a également été renvoyée à plus tard. Ce qui signifie que l’armée de l’Air ne recevra aucun hélicoptère neuf pendant la durée de la LPM 2019-25, alors que ceux qu’elle a en parc affichent une moyenne d’âge déjà honorable. Du moins pour certains.

En outre, les taux de disponibilité technique de ces appareils n’est pas satisfaisante. Au premier semestre 2018, celle des hélicoptères de manœuvre ou moyens s’est élevée à 38,5% tandis que celle des hélicoptères est tombée de 45,5 à 43,5%.

« Il faudra donc compter sur une amélioration de la disponibilité des matériels, et espérer qu’ils ‘tiennent' » d’ici 2028, a donc estimé M. Ferrara dans son rapport.

La décision de reporter la livraison des HIL concerne également la Marine nationale et l’Aviation légère de l’armée de Terre [ALAT], qui a aussi des soucis de disponibilité avec ses appareils. La première a opté pour la location d’appareils pour remplacer ses Alouette III tandis que la seconde va prolonger la durée de vie de ses Gazelle.

L’armée de l’Air attend 40 hélicoptères interarmées légers, afin de remplacer ses Fennec, utilisés notamment pour les missions dites MASA (mesures actives de sûreté aérienne). Ces appareils devront être ravitaillables en vol et seront armés d’un canon de 20mm et de roquettes guidées pour assurer des missions d’appui au sol (comme cela fut le cas en Centrafrique, lors de l’opération Sangaris). Il est aussi question de les doter d’un canon de 7,62 mm. « Nous voulons que le H160M soit capable de détecter et de neutraliser les avions légers et les drones », avait récemment expliqué un officier de la Brigade aérienne d’appui et de projection.

Par ailleurs, le remplacement des deux Caracal détruits en opération semble toujours poser un problème. Si l’un est en cours de réparation (le chantier doit durer deux ans), l’autre a été jugé irrécupérable. Normalement, il aurait dû être remplacé en 2017. Mais la coupe de 850 millions d’euros décidée en juillet de cette année-là a compliqué la donne. Reprogrammée pour 2018, la commande n’a toujours pas été passée.

« La commande d’un tel appareil était attendue par les forces. Il n’y a pas lieu de douter de la volonté de la ministre de procéder à cette commande, qui semble plutôt bloquée par Bercy. Il est toutefois plus que temps de mettre un terme aux tergiversations », a commenté M. Ferrara.

http://www.opex360.com/2018/10/31/la-flotte-dhelicopteres-de-larmee-de-lair-va-t-elle-tenir-le-coup-dici-sa-modernisation-en-2028/
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MessageSujet: Re: Armée Française / French Armed Forces   Sam 3 Nov 2018 - 17:09

Citation :
Les députés ont adopté le budget des armées pour 2019 par 61 voix contre 3

Posté dans Politique de défense par Laurent Lagneau Le 03-11-2018




« La défense! C’est la première raison d’être de l’État. Il n’y peut manquer sans se détruire lui-même », avait lancé le général de Gaulle, lors d’un discours prononcé à Bayeux en 1952. Pour autant, le 2 novembre, à l’Assemblée nationale, beaucoup de députés devaient avoir mieux à faire que d’assister aux débats portant sur les crédits que prévoit d’allouer le projet de loi de finances 2019 au ministère des Armées… puisque seulement 75 d’entre-eux [sur 577] ont pris part au vote ayant conclu la discussion. (Cela étant, le travail parlementaire étant ainsi organisé, il n’y a là rien de bien surprenant : le budget de la Justice, par exemple, ayant réuni encore moins de députés dans l’Hémicycle)

Sans surprise, le budget du ministère des Armées pour 2019, d’un montant de 35,9 milliards d’euros [en hausse de 5% par rapport celui de 2018, soit +1,7 milliard], a largement été adopté, avec 61 voix contre 3 [sur 64 suffrages exprimés].

« Cette adoption très large est un signal fort pour nos Armées, celui de la remontée en puissance », a salué Florence Parly, la ministre des Armées. Dans l’Hémicycle, elle avait évoqué un « budget de reconquête, qui nous place parfaitement sur la trajectoire prévue de consacrer 2% de notre PIB à la défense d’ici 2025 » contre 1,82% l’an prochain.

Fort de son expérience, le député François Cornut-Gentille [LR], rapporteur spécial de la commission des Finances, a appelé à la « vigilance ». « Nul ne peut nier que l’effort est significatif, mais le passé nous apprend que toutes les premières annuités budgétaires de LPM respectaient les lois de programmation, les difficultés n’intervenant que plus tard », a-t-il souligné.

Par ailleurs, lors des débats, plusieurs amendements ont été discutés. Le n°631, défendu par le député Jean-Jacques Ferrara [LR], portait sur le remplacement de l’un des deux hélicoptères Caracal perdus en opération au cours de ces dernières années. Normalement, un nouvel appareil aurait dû être commandé l’an passé. La coupe budgétaire de juillet 2017 ayant contrarié ce projet, la commande avait été reprogrammée pour 2018. Seulement, elle n’a toujours pas été notifiée.

D’où cet amendement. « Je vous sais convaincue de l’utilité de cet hélicoptère employé par nos forces spéciales au Sahel, en particulier, où elles sont de plus en plus engagées. […] Je sais que vous menez d’âpres discussions avec Bercy mais, s’il vous plaît, n’attendons pas un dégel budgétaire pour être à la hauteur des engagements de nos forces en opérations extérieures. Prenons une décision, renouvelons cet hélicoptère », a plaidé M. Ferrara en s’adressant à la ministre.

« J’avais pris en effet l’engagement, que je réitère, d’étudier le moyen, dans le cadre de la gestion et non en modifiant les crédits proposés en loi de finances initiale, de remplacer l’hélicoptère détruit en 2014 », a répondu cette dernière. Pour autant, le remplacement de ce Caracal ne semble pas prioritaire à ses yeux.

« N’oubliez pas tous les efforts consentis […] pour renforcer l’ensemble des moyens des forces spéciales. Par ailleurs, le programme de rétrofit des hélicoptères Caracal prendra fin au second semestre 2019, ce qui améliorera la disponibilité de cette flotte.
Enfin, le programme d’adaptation des 10 NH- 90 au profit des forces spéciales, prévu par la loi de programmation militaire, contribuera à améliorer la situation », a expliqué Mme Parly, avant de demander un « tout petit peu de patience ».

Cex explications n’ont pas convaincu M. Ferrara, ni, apparemment son collègue Jean-Charles Larsonneur [LaREM]. « L’adaptation des NH90 ne concerne que les hélicoptères de l’armée de Terre. De plus, certaines spécificités du Caracal ne seront pas disponibles sur ces NH90 adaptés. Ainsi du ravitaillement, qui permet de franchir la limite des 200 kilomètres – le Caracal peut intervenir au Maghreb depuis la métropole – ou pilote automatique en cas de ‘poser poussière’, une possibilité que le NH90 n’offrira jamais », a-t-il souligné.

Cela étant, comme l’a rappelé Jean-Jacques Bridey [LaREM], le président de la commission de la Défense, personne (ou presque) ne conteste la nécessité de remplacer ce Caracal. Seulement, l’amendement de M. Ferrara n’étant pas gagé financièrement [il faudrait 40 millions d’euros], il s’y est opposé.

« Vous gagez votre amendement, qui représente 40 millions d’euros, sur le budget de la défense. Et là, je ne suis plus d’accord! Ce n’est donc pas contre Bercy que vous vous battez. Vous demandez aux députés d’opérer un choix alors que les chefs d’état-major ont proposé des équilibres, et que Mme la ministre a pris les décisions. Cela, nous ne pouvons pas l’accepter », a fait valoir M. Bridey.

« Sur un budget de 15 milliards d’euros, il serait sans doute possible de trouver 40 millions pour assurer le remplacement des Caracal. Mais d’autres arbitrages ont eu lieu. J’entends Mme la ministre nous assurer qu’elle est consciente de l’urgence. J’entends aussi que la disponibilité des différents hélicoptères sera améliorée. Allons dans ce sens : c’est l’esprit de la Loi de programmation militaire, comme de celui du projet de loi de finances pour 2019 », a conclu le président de la commission de la Défense.

Et, finalement, le remplacement de ce Caracal, destiné à l’Escadron d’hélicoptère 1/67 Pyrénées de l’armée de l’Air, attendra… À moins que les sénateurs fassent rebondir le débat quand ils examineront les crédits de la mission Défense pour 2019.

Par ailleurs, il avait annoncé et il l’a fait. Le député Thomas Gassilloud [LaREM] a déposé l’amendement n°662 visant à remplacer la tenue de sport de l’armée de Terre. Un sujet qui tient particulièrement à coeur le chef d’état-major de cette dernière, le général Jean-Pierre Bosser.

« Je souligne un impératif : nous devons gagner la bataille de la fidélisation, sous peine de rendre inutiles les investissements consentis pour la formation et l’entraînement des jeunes recrues de la force opérationnelle. […] La durée moyenne du contrat d’un engagé volontaire est aujourd’hui de quatre ans et demi ; nous souhaiterions qu’elle atteigne huit ans. Or la formation coûte cher – au moins, d’après nos calculs, cent fois plus qu’une tenue. […] La LPM fait beaucoup pour gagner cette bataille de la fidélisation » mais « le projet de renouvellement des tenues de sport apporte un complément – clef en main –, modeste mais symbolique, à ces actions », a souligné M. Gassilloud.

Finalement, le député du Rhône a retiré son amendement après la réponse de Mme Parly. « Nul ici ne conteste l’intérêt de votre amendement […] ni la réalité du besoin qu’il vise à satisfaire : l’habillement du personnel est important pour la qualité du travail, mais aussi pour la sécurité en opération. C’est pour cette raison que nous avons prévu d’allouer 234 millions d’euros à l’habillement dans les armées », a-t-elle rétorqué.

« Nous avons choisi de donner la priorité à la sécurité des combattants et à leur protection. […] Tous ces équipements sont très attendus de nos militaires, car ils peuvent sauver des vies. Je ne suis pas insensible pour autant à la question des tenues de sport. Nous allons chercher des solutions. Mais vous comprendrez […] que nous ne pouvons pas résoudre tous les problèmes en même temps. Nous devons donner la priorité à certains », a ajouté la ministre, qui toutefois pris l’engagement d’apporter une « réponse à cette question dès que possible. »

http://www.opex360.com/2018/11/03/les-deputes-ont-adopte-le-budget-des-armees-pour-2019-par-61-voix-contre-3/
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