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 Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Mar 10 Mai 2011 - 12:52

lettre du capitaine daoudi au colonel de butler:









on parle du premier RTM dans un journal corse, le petit bastiais:




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Northrop
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Mar 10 Mai 2011 - 16:56

HS/vous avez surement entendu cet rumeur sur hitler que si son armée etait constitué de combattant marocains le monde sera a lui../HS

En tout cas dans un livre d'histoire j'avais lu que les Allemands redouté les Marocains qui les consideré comme des guerrier fantome car tres mobile et rapide dans les combats. Cool

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Mar 10 Mai 2011 - 17:32

Northrop a écrit:
HS/vous avez surement entendu cet rumeur sur hitler que si son armée etait constitué de combattant marocains le monde sera a lui../HS

En tout cas dans un livre d'histoire j'avais lu que les Allemands redouté les Marocains qui les consideré comme des guerrier fantome car tres mobile et rapide dans les combats. Cool

Pendant la première guerre mondial les allemands les surnommés "Les hirondelles de la mort".

Je me souviendrai toute ma vie du jour ou enfant je suis parti visiter Verdun ainsi que les fort de Vaux et Douaumont.

Le guide arrivé sur place nous dit: "Il y a parmi vous des enfants de parents marocain?" il rajouta alors, "vous pouvez être fière de vos ancêtres" et commença à nous raconter quelques faits d'armes.

C'était la première fois de ma vie que je me suis senti aussi fière de mes origines

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Northrop
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Mar 10 Mai 2011 - 17:50

Moi aussi il m'est arrivé la meme chose;

Un jour je travaillé dans une maison de retraite (ont branché des guenes d'electricité), et un vielliard me demandé mais origines en lui disant que j'etait Marocain, il m'a repondu que nous (Marocains) nous avons etait tres courageux pendant les 2 Guerres. Il m'avait dit que par rapport au Tunisiens et Algeriens nous etions les meilleurs car les Tunisiens se sauvé ou se caché a chaque bataille,les Algeriens etaient des feneants.

Il m'avait ajouté que nous etions de bon Sniper, meme en tant de guerre les Marocains n'arreté pas de chanter et la nuit le mechoui le thé etait une tradition..

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )    Dim 12 Juin 2011 - 1:38

Citation :
campagne d'italie

goumier brancardier du 4e tabor marocain. Hiver 1943-1944


Soldats marocains de la 2e DIM, avant l'offensive du 12 janvier 1944


colonne de goumiers marocains montant au front, dans les Abruzzes. 1944


tirailleurs marocains avancent vers de nouvelles positions sur le mont Pantano. décembre 1943


Goumiers marocains au nord-est de Monte Cassino. 29 décembre 1943


Tirailleurs marocains portant un de leur camarade gravement touché, lors des combats de janvier 1944


Goumiers marocains. janvier 1944


goumiers marocains défilant, après avoir libéré Marseille. août 1944







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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Mer 31 Aoû 2011 - 20:35

Le Comte Georges Boyer de la Tour, fils du chef emblématique des goums Moha ou la Tour qu'il avait eu avec une berbère des Aït Sarghouchen, est décédé le 26 de ce mois-ci.
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Ven 27 Juil 2012 - 17:17

A SALAM O ALAYKOM, BONJOUR A TOUS ET TOUTES.
TOUT D'ABORD JE VOUS REMERCIE DE M' AVOIR PERMIS DE ME JOINDRE A VOTRE SUPERBE SITE
JE SUIS FIER DE CETTE ARMEE MAROCAINE QUI S'EST DISTINGUE DANS LES DIFFERENTS CHAMPS DE BATAILLE
ET QUI A ECRIT L'UNE DES PLUS BELLE PAGE DE L' HISTOIRE SUR LE COURAGE ET LA DETERMINATION DU SOLDAT MAROCAIN.
MON BUT PREMIER EN REALITE C'EST LA RECHERCHE DU NOM DE FAMILLE D'UN DES ANCIENS MILITAIRES QUI ONT COMBATTU SOUS LE DRAPEAU FRANCAIS OU ESPAGNOL, CAR JE SUIS EN TRAIN DE FAIRE LA GENEALOGIE DU FILS DE CE GRADE MAIS JE NAIS QUE LA PHOTO ET LE NOM (MHEMED - MOHAMED), IL SEMBLE QU'IL ETAIT CAID A CHEFCHAOUEN AVANT DE PRENDRE SA PENSION DANS LA MEME VILLE, ON ME DIT QU'IL EST MORT DANS LES ANNEES 1970.
JE FRAPPE A VOTRE PORTE POUR ME DONNER DES PISTES OU DES IDEES POUR ARRIVER A CONNAITRE CE PERSONNAGE.
MERCI POUR VOTRE AIDE QUE LE TOUT PUISSANT VEILLE SUR VOUS TOUS

P.S.:
RAMADAN MOUBAREK SAID A TOUS
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Yakuza
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Sam 15 Juin 2013 - 11:32

Citation :
La France décore des soldats marocains

Le ministre français chargé des anciens combattants, Kader Arif, a remis, mercredi à Rabat, à trois vétérans marocains de l’armée française, les insignes de chevaliers de la Légion d’honneur de la République Française, en signe de reconnaissance de leur engagement auprès de la France


Le ministre Arif décore l’un des vétérans marocains mercredi à Rabat

Dans une allocution à cette occasion, le ministre Arif a indiqué qu’il s’agit là de rendre un hommage «fort, solennel, officiel et appuyé» au courage et à l’abnégation de ces soldats marocains qui, s font figure d’un pan précieux de l’histoire de l’Hexagone».A travers cette distinction, faite au nom du Président de la république, «la France tient à rendre un hommage tout particulier au courage des troupes marocaines engagées auprès de l’armée française, particulièrement lors des deux guerres mondiales», a-t-il dit.«C’est aussi grâce à la contribution de ces hommes, dont l’apport est fort vénérable, que la France s’était assise à la table des vainqueurs», a-t-il ajouté.

Abordant la commémoration prochaine du centenaire de la première guerre mondiale, le ministre français a souligné qu’il sied, au cours de cette célébration, d’attribuer aux anciens combattants marocains, la place et la reconnaissance qui leur échoient dans le programme commémoratif de l’événement. Encore convient-il de pérenniser cette partie de l’histoire maroco-française, avec à l’appui un travail de transmission de la mémoire relatant la contribution des soldats marocains au sein des unités armées de la France. Le ministre français s’est, d’autre part, félicité de l’action commune et de l’esprit de synergie qui caractérise l’interaction entre son département et la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants, au service de la grande famille des anciens soldats marocains. Cette cérémonie, à laquelle a pris part le Haut-commissaire aux anciens résistants et anciens membres de l’armée de libération, El Mostafa El Ktiri, s’est déroulée en présence d’un parterre de personnalités militaires et civiles. Le ministre français avait, auparavant, co-présidé avec le ministre délégué auprès du chef du gouvernement chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdeltif Loudiyi, les travaux de la réunion de la commission mixte maroco-française relative aux anciens militaires et anciens combattants.
http://www.lesoir-echos.com/actualites-2/presse-maroc/la-france-decore-des-soldats-marocains/75304/

Citation :
Trois Marocains décorés chevaliers de l'Ordre national de la Légion d'honneur


Visite officielle du ministre français délégué chargé des anciens combattants.

Officiellement, ils étaient plus de 90.000 soldats marocains à avoir combattu aux côtés de la France lors de la Seconde Guerre mondiale et 40.000 Marocains à avoir participé à la Première. Des milliers ont versé leur sang pour la République française et, selon les dires de Kader Arif, ministre délégué chargé des anciens combattants, seule une vaingtaine de survivants sont aujourd’hui présents parmi nous.

Lors d’une visite de deux jours, et qui s’est achevée mercredi 12 juin 2013, Kader Arif a annoncé la création d’une commission mixte pour la préparation du centenaire de la Guerre de 1914 ainsi que du 70ème anniversaire de la Deuxième Guerre mondiale. A la fin de sa visite, le ministre délégué chargé des anciens combattants a décoré trois anciens soldats marocains de l’armée française.

Au grade de chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur, et dans une ambiance où l’émotion était palpable, ont été décorés, Ben Abbou Jilali, Mohamed El Harim et Ali El Fatehi.

«C’est la reconnaissance de ce qu’a été l’engagement des troupes marocaines dans ce cycle mémoriel qui est devant nous», souligne le ministre.  Par ailleurs, le devoir et la reconnaissance qu’à la France envers ces anciens combattants des guerres de 39-45 et d’Indochine, ainsi que d’autres n’ayant pas pu faire le déplacement, ne se limite pas à une décoration de chevalier d’ordre national de la Légion d’honneur.

Conscient de ce fait, et de cette «histoire collective» qui lie les deux pays, Kader Arif a fortement insisté sur la question de la revalorisation des pensions militaires versées aux anciens combattants marocains de l’armée française ainsi que celle du respect de la globalité de leurs droits sur les deux rives de la Méditerranée. Il est à noter que certaines pensions ont été bloquées depuis l’époque de la colonisation.

Blocage auquel la France et le Maroc s’attaquent depuis quelques années. «La décennie écoulée, la France a décidé de «décristalliser» ces pensions», précise-t-il tout en adressant à ce titre un message clair : «Nous n’oublions pas, nous n’avons pas envie d’oublier et il est de notre devoir de ne pas oublier».

ALM Le : 2013-06-14 N° : 2952

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Jeu 4 Juil 2013 - 19:23

merci YAKUZA pour ces bonnes nouvelles, mais cette reconnaissance et ces distinctions bien mérités par ces valeureux et courageux soldats, viennent un peu trop tard.
car la France attendait que nos braves guerriers disparaissent pour leur faire un hommage post-mortem, mais c'est la politique et aussi certains complexes qu'ont certaines nations de ne pas vouloir admettre ceux qui ont combattus avec eux et pour eux, qui ont donnés de leurs sangs et de leurs vies pour la liberté que les européens leurs doivent.
mais je ne vais pas m' étaler la dessus, espérons que les quelques malheureuses pensions qui sont octroyer aux familles de ces valeureux guerriers pourra adoucir leurs peines et ne pas faire oublier le sacrifice qu'on fait ces Hommes courageux.
encore une fois merci pour ces belles photos.
amitiés sincères
Mhemed Tangaou  is
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Dim 6 Oct 2013 - 12:07



reportage de france 2 sur les goumier marocains
http://www.francetvinfo.fr/goumiers-les-marocains-liberateurs-de-la-corse_426819.html
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RadOne
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Lun 9 Juin 2014 - 2:04

en ce week end de célébration du débarquement du 6 juin, je voudrais rendre hommage a ces valeureux combattants marocains (et au combattants de toutes les colonies) souvent injustement oubliés (ou reconnue trop tardivement) qui se sont battu pour libérer ce beau pays qui est la France et l'Europe du nazisme.

en voyant certain dérapage sur d'autre section de ce saint forum, je voudrais juste rappeler cette phrase, en cette occasion:

« C'est pour moi un plaisir tout particulier de vous féliciter des succès remarquables remportés sous votre commandement car, en saluant les Goums, je salue la renaissance de la France. »

— Extrait de la lettre du général Clark, commandant la Ve Armée anglo-américaine en Italie, au général Guillaume, commandant les goumiers, juin 194484 .
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Lun 9 Juin 2014 - 13:42

je pense que c'est plus lors du débarquement de Provence que l'ont va remémorer le combat des anciens

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Lun 9 Juin 2014 - 14:04

Il n'a pas eu des marocains en Normandie. Les Goumiers et Tirailleures ont été deployés par premier fois en Italie.

Les goums sont connus en France pour leur role à la Libération de Marseille et leur role avec les tirailleures en Alsace.

Le 15 Aout c'est les notres...l'Opération Anvil Dragoon et le débarquement en Provence. Le sud français a été principalment liberé par les marocains.
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Ven 27 Juin 2014 - 1:29

Citation :

Article créé le 25/06/2014 Mis à jour le 25/06/2014

24 juin 2014



Kader ARIF, Secrétaire d’État auprès du Ministre de la Défense chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire et Abdeltif LOUDYI, Ministre délégué auprès du Chef du gouvernement marocain, chargé de l’Administration et de la Défense Nationale se sont rendus le mardi 24 juin à Valence.
Ce déplacement s’inscrivait dans le cycle de commémorations du Centenaire de la Première guerre mondiale. Au cours de ce déplacement consacré au 100e anniversaire du 1er régiment de Spahis, les deux Ministres ont inauguré l’exposition franco-marocaine « Les Spahis marocains dans la Grande Guerre » (Espace Jeanne de Flandreysy, Square Charles AZNAVOUR).



Spoiler:
 

http://www.drome.gouv.fr/24-juin-2014-a4327.html

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Mar 8 Juil 2014 - 18:55

RED BISHOP a écrit:
je pense que c'est plus lors du débarquement de Provence que l'ont va remémorer le combat des anciens

Citation :
Le Maroc associé à la célébration du 70e anniversaire du débarquement en Provence


http://www.medias24.com/NATION/DEFENSE/12969-Le-Maroc-associe-a-la-celebration-du-70e-anniversaire-du-debarquement.html
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Ven 15 Aoû 2014 - 22:25

Tabrisius a écrit:
Il n'a pas eu des marocains en Normandie. Les Goumiers et Tirailleures ont été deployés par premier fois en Italie.

Les goums sont connus en France pour leur role à la Libération de Marseille et leur role avec les tirailleures en Alsace.

Le 15 Aout c'est les notres...l'Opération Anvil Dragoon et le débarquement en Provence. Le sud français a été principalment liberé par les marocains.

Aujourd'hui...il y a 70 ans, l'autre D-Day:



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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Sam 16 Aoû 2014 - 0:31

Dommage q nos pseudo cineastres ne s'interessent nullement a cette epopee glorieuses de nos arrieres grans parrents
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Sam 16 Aoû 2014 - 13:17

Fox-One a écrit:
Dommage q nos pseudo cineastres ne s'interessent nullement a cette epopee glorieuses de nos arrieres grans parrents

quand les indépendances sont arrivés, beaucoup de ces pays ont considéré ces ex-soldats comme des auxiliaires du colon Français..d'ailleurs, le mot "goum" avait une connotation péjorative et ceux sont ces pays qui ont refusé que la France ne leur donne une bonne retraite dans leur pays car çà supposait les remercier d’avoir travaillé pour le colon .. Very Happy 

en plus il ne faut pas oublier qu'ils combattaient sous et derrière le drapeau de mama Franssa, aucun d'eux ne brandissait le drapeau de son "futur" pays !!

ne sachant ni lire, ni écrire; tous étaient destinés à des taches subalternes et le meilleur d'entre eux avaient un poste de "tirailleur" , d'ailleurs il n'y avait aucun pilote, artilleur, conducteur de char ou officier de marine ..etc...

donc il vaut mieux laisser ce sujet sous le tapis ..çà n'a rien de glorieux !!!

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Dim 17 Aoû 2014 - 20:24

Domage pour toi, ils ont deja fait un film reconnu internationalment



Et tu vien de dire qu'il n'y a riend de glorieux? on oublie vite que beacoup de nos grand péres ont étés des Tirailleures, des Goums...moi, si ça ne te derange pas, je glorifie ce que je veut...

Tu parle de taches subaltérnes? tu veut quoi? une promotion a géneral en deux jours? on sait qu'il etait des soldats de "deusiéme classe" pour les français, dans le débarquement de normandie, c'est connu que la section française etait purement "blanche" pour que les alliées ne leur disent pas trop que c'est les africains qui vont liberer la France. Domage pour eux, Province, Marseille, Alsace, etc. Les alliés ont pu voir que nos soldats, indigénes, etait les meilleures dans leur job, voir memme trop bon, et des histoires de violations etc ont etait multipliés exagéres par 1000 vu la peur qu'on donnait aux autres (a part des cas isolés en Italie, il y a pas eu de autres histoires de savagerie). Memme les allemands ont frapé un nom juste pour nous, les marocains...

Les americains sont fiéres de leur soldats, vivant ou morts, qui ont débarqué et parachuté en Normanie. Les russes sont fiéres de leur soldats, vivants ou morts, qui ont tenue téte au nazies en Stalingrad...pour quois pas nous? pourquoi ne pas étre fiére de notre role comme combatants dans la Ier GM, la IIéme GM, Indochine, Espagne, etc.?
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Dim 17 Aoû 2014 - 20:33

En effet tab, ces gens là sont des héros!!! Ils méritent notre respect et notre admiration, analphabètes car sortant de la plupart de la campagne.

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Dim 17 Aoû 2014 - 20:54

On est bien d'accord
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Dim 17 Aoû 2014 - 21:49

C'est typiquement la remarque de mec qui sont confortablement en haut parce que leur parent ont profité des sacrifices de certain qui ont été plus digne que les leurs...  Rolling Eyes 

Le mépris et l'arrogance à l'état brut  No 

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Lun 18 Aoû 2014 - 12:47

en réponse à Fox-One qui posait une question intéressante; j'ai essayé d'expliquer pourquoi ces ex-soldats n'ont jamais bénéficié d'une reconnaissance dans leur pays d'origine et ce depuis des décennies.

Citation :
Fox-One a écrit:  Dommage q nos pseudo cineastres ne s'interessent nullement a cette epopee glorieuses de nos arrieres grans parrents

je préfères plutôt rester sur le débat et répondre à Tabrisius qui a bien compris ma démarche :

- le film dont tu parles est un film Français, financé par la France, tourné par des acteurs Français, à destination du Public Français et à usage politique interne français ...

- et ce film français "Indigènes" n'est resté que 2 semaines à Casa et n'a intéressé pas grand monde au Maroc..

- dans tous les pays de provenance des tirailleurs et goumiers, aucun film sur eux n'a été tourné ...les seuls sujets de reportage concernent le problème des pensions militaires.

- je remontes loin dans mes mémoires, mais ni H2, ni M6 n'ont jamais décoré un goumier avec une médaille marocaine et pour sa contribution à la 2éme guerre mondiale . Peut-être que je me trompes mais je ne penses pas que le Maroc officiel ait jamais reconnu ou récompensé ces goumiers pour leur carrière Française ...??

- on sait également qu'après l’indépendance du Maroc, le Mouvement National était "anti-goums" car les Tabors Marocains étaient souvent utilisés par la France pour mater les indépendantistes marocains,
- toutes les gréves ouvrières et estudiantines des années 60-70 étaient matées par les Goums , il fallait attendre les années 80 pour voir arriver les CIM.
- On l'oublie aussi, mais les goumiers Marocains ont également été utilisés par Mama Franssa,  lors de l’insurrection de Sétif en Algérie et je ne fais pas de dessin sur la manière dont ils ont agi ..(comme les autres)

- on ne peut comparer des soldats auxiliaires d'une armée avec des soldats d'un pays souverain (USA, Russie etc...) , pendant cette guerre, aucune fois, le drapeau Marocain n'a été hissé ou salué par ces goumiers, le seul drapeau qu'ils saluaient, était le drapeau de la France !!
- et quand on compare les auxiliaires marocains de l'armée espagnole et ceux de la France, je m’interroges un peu , de l'Espagne nous avons gagné un Capitaine Général (4 étoiles) puis Maréchal (Meziane) et plusieurs promus de l'Académie Militaire de Tolède , venant de France , rien que des gradés subalternes et qui vont pour beaucoup évoluer  rapidement vers le "métier" de putschistes.

Si je me trompes sur certains points, merci de me corriger et merci d'avance de laisser mes parents (décédés) et nos parents à nous tous , tranquilles et loin des débats virtuels sur internet.

Si on veut bien analyser une situation, il faut toujours sortir des images d’Épinal et savoir qu'il y a du positif et du négatif..
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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Lun 18 Aoû 2014 - 14:00

Citation :
mes parents (décédés)

Lah yarhamoum   


pour les goum ce qui ma le plus frappé c est l image de guerrier intrepide qui à surpris plus d une fois que se sois les alliés ou les force de l axe.

en dehor des consideration politique, ce que je retient, c est que sur le plan militaire, il ont combattu il se sont montrés feroce face à l ennemie (aucun goum fait prisonnier durant toute les campagne) et encore une fois demontré la valeur du marocain qui n est plus à prouvé sur le champ de bataille (desert, tranchés [1GM], montagne foret, les notre se distingue toujours) ,

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MessageSujet: Re: Les Goumiers Marocains (de 1908 à 1956 )   Lun 18 Aoû 2014 - 15:40

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70E ANNIVERSAIRE DU DÉBARQUEMENT DE PROVENCE : LES GOUMS MAROCAINS SE BATTENT POUR MARSEILLE



Les goums, regroupés en tabors, ont été parmi les meilleures compagnies de l’armée d’Afrique. Après la campagne d’Italie, ces redoutables troupes marocaines débarquent en Provence et sont lancées dans la bataille pour Marseille.

Le 15 août 1944, les trois groupes de tabors marocains, cantonnés dans les villages du sud de la Corse depuis leur retour de l’île d’Elbe ou leur arrivée d’Italie et destinés à participer au débarquement en Provence, sont réunis sur les plages longeant la baie d’Ajaccio.

Au début, tout va bien, les Marocains restent aux emplacements assignés ; puis, énervés par la longueur de l’attente, ils ne cessent de s’agiter, de se déplacer, et les cadres éprouvent beaucoup de mal à maintenir un semblant de discipline. Si l’affectation des renforts aux différentes unités entraîne une certaine confusion, un grand désordre suit la distribution d’accessoires américains (les uns gratuits, les autres remboursables), tels que pipes, tabac, cigarettes, articles de caoutchouc, peignes, brosses à dents, miroirs de poche, poudre pour les pieds, poudre contre les poux, etc. Bien vite la crème à raser sert à barbouiller le visage du voisin et les rouleaux de papier hygiénique sont irrésistiblement transformés en serpentins, alors que les rations K et les boîtes U allouées pour les prochains jours sont absorbées sans discernement.

La visite inopinée du général Guillaume provoque un apaisement momentané. Il tient à s’entretenir avec les montagnards dans leur dialecte, pour leur plus grande satisfaction.

Le 17 août, les formations sont fractionnées « par bateau » et dirigées vers les « Allées ». A partir de là, le mouvement va s’accélérer. Il faut se conformer au planning, la marine américaine se souciant de conduire les opérations avec ponctualité.

Le 18 août au soir, l’embarquement s’effectue, sans incident, à bord de LST, mais aussi sur des paquebots comme le Prince Baudouin, de l’armement belge, et le Prince Henry, battant pavillon canadien.

Les goumiers, se jugeant « grands capables » en matière maritime, font preuve d’assurance sans pour autant abandonner leur joviale turbulence. Ils sont partout où ils ne doivent pas être : dans les cuisines, dans les postes réservés aux équipages, sur les plates-formes de DCA. Ils ouvrent les vannes des pompes à incendie ; les plus malins font même fonctionner les extincteurs, dont la mousse blanche se répand sur le pont. Les marins alliés sont d’abord amusés puis agacés, et un commandant de navire va confier au chef d’état-major avoir eu souvent à transporter des passagers facétieux, mais comme ceux-là jamais !

Avec l’aube, la côte se dessine au loin ; les goumiers, bien qu’ayant peu dormi, sont bien réveillés, sentant venir les affaires sérieuses : groupés autour des gradés français, ils guettent à la dérobée sur leur visage des signes d’émotion.

Le débarquement s’effectue à Cavalaire, Saint- Tropez, la Nartelle, Beauvallon et autres plages du Var.

Les documents remis au départ laissent prévoir un emploi des tabors dans les Maures et l’Esterel, mais l’ennemi a déjà entamé un vaste mouvement de repli et les troupes américaines motorisées ont dépassé Draguignan.

Le groupement Leblanc reçoit l’ordre de nettoyer le massif de la Sainte-Baume, puis de foncer sur Marseille en contournant la ville par le nord, de manière à l’attaquer par l’ouest. Le général de Lattre décide — ce à quoi les Allemands ne s’attendent pas — son investissement avant même la chute de Toulon.

Le général Sudre gomme facilement plusieurs systèmes défensifs, mais, le 20 août au soir, ne peut pénétrer dans Aubagne, protégée par un dense réseau de mines et par des armes antichars. Son infanterie, composée de zouaves, ne se sent pas suffisamment forte pour débloquer à elle seule la situation. Le 2e GTM se voit confier cette mission. Les deux éléments de l’unité, formés des 1er et 15e tabors, aux ordres du colonel Boyer de Latour, et du 6e tabor, conduit par le colonel Edon, sont déposés en camions non loin de l’agglomération. Ils doivent la contourner : le 1er tabor, débordant les zouaves, exercera sa pression par le sud-ouest et le 15e tabor par le nord.

A 13 heures le 21 août, l’action démarre sur un terrain où abondent les jardinets, les vignes et les vergers, clôturés de haies ou de grillages métalliques.

Le 74e goum se dirige vers la gare et le 47e doit atteindre la ville, après avoir forcé les défenses des Boyers et des Sollans. Le 39e est en réserve.

Les premières positions opposées aux goumiers du capitaine Méheut plient facilement ; mais d’autres, plus resserrées, sont fermement tenues. Les engins du tabor ne parviennent pas à leur imposer silence. Le 47e goum infléchit sa marche vers la droite et le PC du tabor qui le suit se trouve agressé vigoureusement par un élément ennemi. On en arrive vite au corps à corps ; le jet des grenades se mêle aux rafales des pistolets-mitrailleurs.

Les officiers, les sous-officiers, les ordonnances, les plantons se battent furieusement, de même que les brancardiers et le personnel des transmissions. La mêlée devient effrayante, l’adjudant-chef Dulard, sur le point d’être abattu par deux soldats allemands — son revolver s’étant enrayé —, est sauvé par le caporal radio Michel, qui abat ses adversaires à bout portant. On voit même un serveur de la popote, Ou Mana, s’emparer de la seule arme dont il peut disposer, une pelle-bêche avec laquelle il tue un adversaire d’un coup en pleine tête. La section de mortiers se précipite au secours de ses camarades, provoquant le repli des assaillants : 19 d’entre eux restent sur le terrain et les 10 hommes faits prisonniers sont en plus ou moins bon état.

Le 47e goum a beaucoup souffert. L’adjudant-chef Leblanc et l’adjudant Mercier, arrivés avec le renfort sur la plage d’Ajaccio, sont tués dès leur premier combat.

Une patrouille réussit à s’infiltrer entre les positions, bouscule un fort parti allemand et capture plusieurs soldats ennemis. Le commandant Hubert, estimant l’attaque de la ville possible, lance le 39e goum, soutenu par les deux autres, en direction des premières maisons. La lutte est chaude et une section, audacieusement engagée, est décimée. Six hommes sont tués dont le moqqadem Ali Ou Mohamed, gradé chevronné et exemplaire. L’entrée dans Aubagne, d’abord prudente, homme par homme, s’effectue asssez vite en masse, provoquant l’enthousiasme des habitants. Près du cimetière, une tentative pour détruire une résistance pourvue d’artillerie est stoppée malgré l’assistance fournie par les Sherman du 2e régiment de cuirassiers. Le goum et le PC s’organisent en point d’appui fermé, et toute la nuit essuient un harcèlement qui leur cause des dommages ainsi qu’aux Aubaniens.

Les autres goums, le 47e et le 74e, pénètrent seulement le lendemain dans la cité libérée : plusieurs batteries sont neutralisées non sans peine, les servants et les goumiers sont contraints de se fusiller littéralement par-dessus les clôtures.

Un coup de main de nuit finit par aérer la position. Dans le même temps, le 1er tabor a entamé un mouvement depuis le sud et, dès 14 heures, le 3e goum se heurte à une défense farouche. Il est très vite bloqué, puis pratiquement disloqué. Son chef, le capitaine Chapelard, est mortellement atteint ainsi que le lieutenant Huguet. Il s’ensuit un flottement parmi les supplétifs.

Une section, celle de l’adjudant Buisson, est complètement encerclée. Elle sollicite de l’aide : on lui en enverra dès que possible, mais il lui est recommandé de ne pas tenter de rejoindre le gros ; déplacement dangereux et sans portée tactique.

Le goum se replie sur le PC du tabor, et le commandant Meric ordonne de tenir sans envisager le moindre repli ; ses hommes sont pourtant l’objet d’un tir de « minen » à cadence accélérée. Le tir à peine terminé, des Allemands se dressent à quelques dizaines de mètres et attaquent au pistolet-mitrailleur et la grenade. Deux d’entre eux sont éliminés par l’adjudant Le Tonnelier, qui sera grièvement blessé par la suite. Les 59e et 60e goums, soutenus par des chars, font pression à gauche : fructueuse manœuvre dont l’effet immédiat est de rompre l’encerclement de la section Buisson. Sur ce champ de bataille, les dépouilles des officiers du 58e goum sont retrouvées : des Allemands et des Marocains gisent presque les uns contre les autres. Mouloud, l’agent de liaison, toujours prêt pour les tâches les plus audacieuses, mourant complètement défiguré, demande à être reconduit dans son douar ; El Kabir, soldat intrépide, expire dans d’affreuses souffrances, les deux jambes broyées ; le sergent-chef Clenet est là aussi, sans vie ; un Allemand agonise sur une clôture grillagée ; le capitaine Litas, déjà touché par un éclat d’obus au cou — en relevant ses blessés et ses morts —, est atteint d’une décharge qui lui sera fatale.

A la nuit, le colonel Boyer de Latour s’installe avec le 6e tabor sur les collines dominant la route Aubagne-Marseille. Le 1er GTM a dépassé la Sainte-Baume vidée d’Allemands : les derniers se sont rendus aux FFI dont l’action, déclenchée au moment du débarquement, s’est révélée efficace.

Les blindés de la 1ère DB sont immobilisés devant Peypin et Cadolive. Les hommes du colonel Leblanc doivent faire sauter ces verrous. L’attaque se produit le 22 août, à 15 heures.

Le 65e goum, suivi des 4e et 101e du 3e tabor du colonel de Colbert, appuie l’action du CC2 du colonel Kientz sur la RN8 lois, au moment où les 12e et 63e du 12e tabor, commandés par le chef de bataillon Leboiteux, enlèvent les hauteurs surplombant la chaussée aux abords de Peypin. En fin de journée, le 12e goum, dont le chef, le capitaine Gilbain, a été grièvement blessé, atteint le sud de Cadolive et le 64e goum ratisse les environs immédiats.

Aux abords de Fabregoules, le 2e tabor du commandant Roussel contraint les survivants du 934e régiment d’infanterie du colonel Westphal à mettre bas les armes en dépit de leur opiniâtreté. Le 1er bataillon de ce régiment essaie d’enrayer l’avance du 2e GTM : il ne peut pourtant l’empêcher de rejoindre les limites du camp de Carpiagne. Le long de la côte, le 10e tabor du commandant Boulet-Desbareau refoule les opposants et entre successivement à La Ciotat et à Cassis. Le déferlement des troupes françaises porte un rude coup au plan de couverture de Marseille conçu par le général Schaefer. La perte d’Aubagne, trop rapide à son gré, le conduit aux conclusions les plus pessimistes, aggravées chaque jour par l’impossibilité où il se trouve d’exercer son commandement, les liaisons étant devenues impraticables.

L’étau se resserre autour des protections immédiates de Marseille. Au sud, les 10e et 17e tabors et de forts éléments du 9e du 3e GMT traversent l’ensemble rocheux de la Gardiole pour enlever, le 25 août, Montredon et les châteaux de Nantes et de Guise. Des combats de rues résolument conduits leur permettent d’occuper le Redon, Mazargues, et Vieille- Chapelle où le 17e tabor est un moment arrêté par un ennemi bien retranché. Les goumiers du colonel Massiet du Biest s’activent vers Bonneveine, le mont Rose et l’Escalette pour obliger les défenseurs du fort Napoléon à hisser le drapeau blanc aux premières heures du 28 août.

Le 2e GTM arrive, quoique contrarié par de puissantes contre-attaques, à mettre la main sur Saint- Marcel et Saint-Cyr. Le 15e tabor s’établit à la Pomme, tandis que les autres obtiennent la reddition du commandant de la zone sud, le général Boje, avec son PC et un matériel considérable. Le 25 août, le 2e GTM est au rond-point du Prado et procède méthodiquement à l’encerclement du parc Borelli et de l’hippodrome, confiés au bataillon de réserve allemand. Ces deux positions sont défendues énergiquement, pourtant elles cèdent le jour suivant.

Le 27 août, le 2e GTM contrôle le quartier de l’Endoume, les Malmousques et la caserne d’Audéoud. Il se glisse jusqu’au Vieux-Port et soumet le fort Saint-Nicolas à ses feux, croisés avec ceux du 3e RTA.

Dès le 23 août, des tirailleurs algériens et des cuirassiers campent sur la Canebière et le général de Monsabert est conduit par des FFI au quartier général de la XVe région militaire, où le général Guillaume vient le retrouver.


Combats pour Marseille

Une situation étrange se crée : les éléments français ayant pénétré en ville sont entourés par des forces plus nombreuses et très supérieures en moyens de feu. Le 1er GTM doit faire appel à toutes ses ressources pour dominer les lignes allemandes de la périphérie nord. Les champs de mines posent des problèmes aux assaillants, et des opérations sont montées pour écarter ce danger. Le 2e tabor atteint le Moulin-du-Diable ; le 3e va renforcer les tirailleurs du 7e, aux prises avec des Allemands résolus et bien protégés dans le fort de Foresta ; et le 12e tabor arrache de haute lutte le château de la Nerthe défendu avec non moins de fermeté. Le lendemain, les trois tabors exercent une forte pression sur Septèmes et cherchent à percer par Saint-Antoine en direction de la mer, provoquant l’évacuation des blockhaus du Moulin-du-Diable.

26 août, dès l’aube, la manœuvre d’encerclement « Tante Rose » se poursuit. Les goumiers éprouvent des difficultés pour surmonter les résistances, le capitaine de Boisanger engage les sections Serin, Larousse et Frugier du 65e goum. Quelques Allemands sont faits prisonniers, mais le combat ne diminue pas d’intensité. Des tranchées ennemies part « feu d’enfer » ; dans le village où les assaillants ont beaucoup de peine à pénétrer, des grenades à manche sont lancées par paquets. Elles sont expédiées des toits, des fenêtres, de la moindre embraye, par-dessus les murs. De Boisanger, suivi de son ordonnance, se porte en avant : tous deux sont immédiatement abattus ; quatre goumiers veulent secourir leur officier, ils sont successivement blessés. Plus tard, le sergent-major La Fleur des Poids pourra, avec quelques volontaires, ramener le corps du capitaine. Le lieutenant Lammens, qui a pris le commandement du goum, reçoit, au début de l’après-midi, l’ordre de se replier sur la lisière d’un bois, épreuve nécessaire mats pleine de risques : les Allemands ne cessent de pilonner la position au mortier, tout en gardant bien de donner l’assaut, le glacis n’offrant aucune dissimulation.

Le 63e goum Salvy attaque en direction de la Marinière. La section Lecuyer, en pointe, est soudainement stoppée par un feu nourri provenant d’une tranchée dont les occupants obéissent à une action de retardement. En effet, peu après ils essaient de se réfugier dans le faubourg. Le tir des Marocains les conduit à regagner prestement leur abri. Plusieurs tentatives ayant abouti au même insuccès, ils optent pour un stratagème bien éculé : ils agitent un drapeau blanc portant une croix rouge. Les goumiers s’en laissent pas conter et soulignent leur incrédulité de rafales de leurs armes automatiques. Le drapeau reparaît dès que le tir cesse. Ce manège se poursuit jusqu’au moment où le chef de section fait taire les siens, leur demandant d’attendre une nouvelle sortie des occupants afin de se rendre compte de l’état de leurs blessures. C’est sans étonnement qu’ils voient un groupe détaler en direction de l’agglomération. La rapide intervention des trois fusils-mitrailleurs contraint les fuyards à se plaquer au sol pour un long moment.

Une autre résistance beaucoup plus solide se dévoile sous la forme d’une ligne de blockhaus, dont chaque élément fait l’objet d’un siège en règle. L’un d’eux, bien défilé, est d’une approche hasardeuse. L’adjudant-chef Lecuyer demande au moqqadem Lahssen, baroudeur confirmé, d’essayer de le réduire. Celui-ci choisit, pour l’accompagner dans cette impossible aventure, trois camarades marmoucha. Tous les quatre, ils réussissent, en faisant preuve d’une habileté et d’une témérité incroyables, à pénétrer dans l’ouvrage et à vider avec promptitude les chargeurs de leurs pistolets-mitrailleurs, tuant 14 défenseurs et blessant les autres. Un peu plus loin, un jeune moqqadem du 62e, qui étrenne ses galons gagnés en Italie, Mimoun Ou Kaci, est mortellement blessé au moment où il se portait seul, grenades en mains, à l’attaque d’un blockhaus. Il meurt le 27 août à l’hôpital de Saint-Zacharie. Il était l’exemple presque insolent du courage.

L’artillerie allemande ne ménage pas les tabors jusqu’au moment où le 4e goum, le capitaine de Combarieu en tête, réussit l’exploit d’anéantir la batterie de 75 mm d’Ensuès et celle du Niolon avec ses pièces de 220 mm établies sous bunker.

Dans l’après-midi, alors que l’on se mitraille à faible distance, un jeune garçon en tenue « feldgrau » sans arme, son casque à la main, se précipite vers nos lignes, escorté de rafales allemandes, en hurlant : « Ne tirez pas… je suis Alsacien. »

Non seulement le jeune déserteur de la Wehrmacht se rend à ses compatriotes, mais encore il entend les aider sur-le-champ. Monté sur un char, ne s’étant pas même donné la peine de changer d’uniforme, il le dirige vers les points d’appui où servent ses anciens camarades dont il connaît les emplacements.

Le poste radio du tabor intercepte une communication. Comme elle est en » clair », on peut se faire une idée du potentiel de combativité encore offert par les assiégés :

— Envoyez G., ou le moral des hommes pourrait s’en ressentir. Demandez à l’île de se montrer plus active… La venue des sous-marins est-elle confirmée ?… Les hommes sont anxieux et commencent à ne plus croire à l’évacuation… Ils ont une grande confiance dans l’artillerie de l’île. Si elle tombait, tout espoir disparaîtrait… Quelles sont les nouvelles ?

Le PC de la 244e division allemande se veut rassurant :

— Pas de changement ou presque… Le fort tient toujours, de même que la caserne et les installations portuaires. En résumé, peu de pertes. L’envoi des sous-marins est confirmé… Pour G., impossible pour le moment… Faites au mieux… Les Français sont peu nombreux et n’ont pas de moyens… Pour relever le moral de la troupe et l’engager à résister, insistez sur la présence devant elle des Marocains en manteaux qui tuent les prisonniers…

A 17 heures, deux blessés allemands tenant un drapeau blanc se présentent devant les lignes françaises. Ils apportent un message du colonel von Hanstein à son homologue français, sollicitant une ambulance pour évacuer des blessés graves, ceux- ci ne pouvant pas recevoir de soins par manque de praticiens et de médicaments.

Le colonel Leblanc envoie au point prévu un véhicule sanitaire et son secrétaire, le sergent-major Siret. Plusieurs va-et-vient sont exécutés le jour même et le lendemain, permettant ainsi à une cinquantaine de soldats ennemis d’être dirigés en ambulances vers les hôpitaux de l’arrière.

L’avance reprend avec l’aide de Sherman et de tanks destroyers. Dans la journée du 27 août, le Verduron, dernier bastion de la résistance du secteur nord, est conquis. Les Allemands luttent avec l’énergie du désespoir, et capitulent seulement après avoir rendu inutilisables leurs armes lourdes. Le 28 août, sur le Vieux-Port, à 8 heures, le général Schaefer remet son épée au général de Monsabert.

Le 29 août, les hommes « couleur d’écorce », selon l’expression d’Edmonde Charles-Roux, défilent dans la cité phocéenne avec leurs compagnons de la 3e division d’infanterie algérienne et de la 1ère division blindée. Les goumiers participent ainsi à la joie populaire de la France, nation protectrice et alliée.

La violence des goums a fait merveille contre les combattants ennemis, mais au fil de leur progression, les Marocains feront cruellement souffrir les populations civiles, italienne et allemande, laissées sans défense



Les goums (1908-1956)

Créés par le général d’Amade, qui avait observé en Tunisie tout l’intérêt des troupes supplétives. Les goums, venus du Sud algérien avec le corps expéditionnaire, en étaient la preuve visible.

Le 1er novembre 1908, dans son ordre n° 100, le commandant en chef des troupes débarquées à Casablanca fixait les règles, la composition et l’utilisation des forces auxiliaires : les goums, les cavaliers du Guich et les cavaliers de tribus. Les goums constituaient l’élément le plus homogène des nouvelles formations. Les cavaliers du Guich devaient devenir plus tard les Mokhaznis, collaborateurs immédiats des chefs de bureau des A.I., les Affaires indigènes.

Les cavaliers de tribus formeront les harkas. Les uns et les autres rendront les meilleurs services tout au long de la pacification et, par la suite, au protectorat puis au Makhzen. Une circulaire de la même année commandait le recrutement régional : elle indiquait que les goumiers devaient vivre avec leurs familles, groupés dans des douars à proximité des postes.

Etablis à la limite de la dissidence, ils appliquent la politique de la tache d’huile du maréchal Lyautey. Ils opéreront groupés pour la première fois en 1911, sous les ordres du commandant Simon, pour concourir à la délivrance du sultan Abd El Aziz, enfermé dans Fez par les tribus rebelles. Après avoir joué un rôle important dans la guerre de 1939 à 1945, les goumiers vont se battre avec vaillance en Indochine, tant dans le Delta qu’en haute région. Notamment sur la RC 4. Ils participeront à des opérations de police en Algérie, avant d’être transférés aux forces armées royales du Maroc.

Général Guillaume (1895 – 1983)

Augustin Guillaume, fils d’un médecin de Guillestre, dans les Hautes-Alpes, entre à Saint-Cyr en novembre 1913 et en sort le 31 juillet 1914. Il appartient à la promotion « La Croix du Drapeau ». Affecté au 16e BCP, il est engagé sur l’Yser, où il est fait prisonnier. Au camp de Neisse, il est le compagnon du capitaine de Gaulle. Après la Victoire, il exécute une mission à l’armée d’Orient puis gagne le Maroc, où il passera la plus grande partie de sa carrière. L’admirateur de la montagne est séduit par l’Atlas et par les populations berbères. Il s’éloigne du Maghreb pour être attaché militaire adjoint à Belgrade et pour suivre les cours de l’École de guerre. 1939 le trouve à l’état-major de l’Inspection des troupes d’Afrique du Nord.

L’année suivante, il prend la direction des Affaires politiques à Rabat et organise le camouflage des goums. Ils sont prêts pour la reprise des hostilités. En janvier 1943, il se voit confier un sous-secteur dans les Abruzzes. A partir du Garigliano, il commande les goums jusqu’à Rome et à Sienne. C’est à la tête de ses fidèles qu’il débarque en Provence et enlève Marseille avec le général de Monsabert. Lorsque celui-ci est nommé général de corps d’armée, il prend le commandement de la 3e DIA. Avec elle, il participe aux dures campagnes des Vosges, d’Alsace, sauve Strasbourg menacé au début de janvier 1944, puis entre en Allemagne où il sera commandant en chef après un séjour à Moscou comme attaché militaire. Il est, de 1951 à 1954, résident général au Maroc.

Nommé chef d’état-major général des forces armées, il démissionne en 1956. Rentré à Guillestre, il en sera maire, continuant à s’intéresser à ses anciens camarades marocains et français.

Les goumiers pendant la Seconde Guerre mondiale

En 1940, dès la déclaration de guerre de l’Italie, deux groupes de supplétifs marocains sont envoyés dans le Sud tunisien. Ils sont rejoints par quatre « fezza ». Un de ces groupes de partisans effectuera un coup de main exemplaire sur un poste frontière ennemi. Rentrés au Maroc, les goums s’organisent en vue de la Revanche. Quelques semaines après le débarquement américain en Afrique du Nord, deux groupes de tabors marocains, le 1er du commandant Leblanc et le 2e du commandant Boyer de Latour opèrent en Tunisie. Les goumiers font preuve d’un allant et d’un courage qui impressionnent les Alliés : ainsi le général Patton demande qu’un tabor (ce sera le 4e du capitaine Verlet) lui soit affecté pour la campagne de Sicile. Il y représentera l’armée française.

Le 2e GTM entre dans la composition du corps de débarquement en Corse, de même que les commandos du colonel Gambiez ; comme eux, ils seront joints à la 9e DIC pour conquérir l’île d’Elbe.

Le 4e GTM, successivement confié aux colonels Soulard et Gauthier, puis le 3e GTM, entraîné par le colonel Massiet du Biest, sont engagés dans la rude campagne d’hiver dans les Abruzzes. Rejoints par le 1er GTM, ils se lancent avec les forces amies à l’assaut de Rome. En juillet 1944, ils s’emparent de Sienne et terminent leur action en Italie par cette belle victoire.

Les 1 er, 2e et 3e GTM débarquent en août en Provence et, avec des éléments de la 3e DIA, libèrent Marseille. Il se battent ensuite dans les Alpes, les Vosges, l’Alsace. Ils sont avec le général Guillaume, qui les conduit depuis Vénafro, pour préserver Strasbourg d’une offensive allemande.

Le 4e GTM, avec son nouveau chef le colonel Parlange, vient prendre la place du 3e, rappelé au Maroc. Avec les autres GTM, il franchit le Rhin à Spire : début d’une campagne qui se terminera dans le Tyrol pour les uns et par la prise de Stuttgart pour les autres.

Structure des goums :

• Groupe de tabors marocains (GTM) : de la valeur d’un régiment, est formé de trois (tabors, d’un goum de commandement et de son état-major, soit environ 2 500 hommes, gradés français compris. Il dispose de 150 chevaux et de 400 mulets (les chevaux ont été renvoyés au Maroc après la campagne d’Italie).

• Tabor : correspond à un bataillon. Il comprend 4 goums dont un de commandement et d’engins, soit 700 hommes, gradés français compris, 40 chevaux et 120 mulets.

• Goum : des unités portant ce nom existaient en Afrique du Nord avant même la venue des Turcs. Le goum équivaut à une compagnie, soit 170 hommes, gradés marocains compris, deux officiers et huit sous-officiers. Il se décompose de la façon suivante : 1 groupe de commandement, 1 groupe de mitrailleuses, 3 sections d’infanterie, 30 muletiers. Il dispose de 10 chevaux et de 30 mulets.

Grades :

• Melazem : correspond à adjudant — ce grade était utilisé dans les mehalla chérifiennes.

• Moqqadem aouel : premier moqqadem, correspond au grade de sergent-chef.

• Moqqadem : correspond à sergent. Ce nom est un titre makhzen. Il est réservé à un chef de douar ou à un adjoint de cheikh.

• Maoun : correspond au grade de caporal.



Costume traditionnel du goumier

Khiout : coiffure constituée par un écheveau de laine brune.

Djellàba : manteau de couleur uniforme depuis le début de la campagne d’Italie; avant, les goums avaient des djellàba de couleurs différentes, de fabrication locale. Talghéouine : bas de laine grossière couvrant la jambe depuis la cheville jusqu’au genou.

Nail : chaussures à lanières.

Équipement au combat

Le goumier portait le casque de modèle anglais, le ceinturon de toile américain avec bretelles de suspension et cartouchières, une musette française. Il disposait du fusil américain Garant de 7,5 mm ou du pistolet-mitrailleur Thomson. Il avait aussi le poignard d’assaut américain. L’armement collectif comprenait des FM français modèle 24/29 de 7,5 mm, des mitrailleuses américaines de 7,5 mm et des mortiers de 60 mm et de 81 mm.

http://theatrum-belli.org/

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" les orphelins d'aujourd'hui seront les guerriers de demain !!! " GAZA


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