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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 26 Juil 2012 - 20:22

Rappel du premier message :

Citation :
Renault Trucks Defense rachète le Français Panhard
Publié le 26 juillet 2012, à 18h23

Volvo a annoncé l'acquisition par sa filiale Renault Trucks Defense du constructeur de blindés légers Panhard, entamant la consolidation attendue de longue date du secteur de l'armement terrestre français.

La transaction, dont le montant n'est pas précisé, devrait être finalisée au quatrième trimestre 2012, une fois obtenu l'accord des autorités françaises, précise le constructeur automobile suédois dans un communiqué publié le 26 juillet.

Panhard a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 81 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation de 9,4 millions, et emploie environ 300 personnes.

Cette acquisition, qui permet à Renault Trucks Defense d'élargir sa gamme vers les blindés légers, donne naissance à un nouvel ensemble face à Nexter, le fabricant des chars Leclerc dans lequel Thales pourrait prendre une participation.

Nexter, qui avait discuté rapprochement avec RTD et Panhard l'an passé, s'est tourné vers des groupes hors de France, comme les allemands Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), l'italien Oto Melara (Finmeccanica) et le finlandais Patria.

La consolidation du marché de l'armement terrestre en France, voire en Europe, paraît de plus en plus souhaitable pour faire face à la concurrence internationale dans la course aux contrats dans les pays émergents au moment où les budgets de défense se réduisent en Europe.

RTD, qui affiche un carnet de commandes de 1,2 milliard d'euros dont les deux tiers en France, espère réaliser à terme la moitié de son chiffre d'affaires à l'export.

La division de Renault Trucks avait dit en juin tabler sur un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros d'ici 2015 contre 300 millions en 2011 grâce à une accélération de ses ventes à l'export et à la mise sur le marché de nouveaux blindés.

Panhard, spécialiste du véhicule blindé léger (VBL), dont 2 300 exemplaires sont en service dans 16 pays, est le plus petit des trois principaux acteurs du secteur en France, avec un chiffre d'affaires d'un peu moins de 100 millions d'euros en 2011, soit dix fois moins que Nexter.

Panhard a été racheté en 2005 à PSA par le fabricant de 4x4 Auverland, que Christian Mons dirigeait depuis 2001 après plus de dix ans chez Thomson-CSF, dont est issu Thales. La gamme d'Auverland a été intégrée à celle de Panhard, spécialisé dans les blindés jusqu'à 12 tonnes.

La famille Cohen détient 83 % de Panhard, Christian Mons 10 % et l'investisseur Pierre Delmas le solde.

(avec Reuters, par Cyril Altmeyer)

http://www.usinenouvelle.com/article/renault-trucks-defense-rachete-le-francais-panhard.N179482
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeMar 14 Juil 2020 - 19:46

Citation :
Jaguar EBRC prototype on display for French National Day

Defense News July 2020 Global Security army industry
Posted On  Tuesday, 14 July 2020 12:43  


The prototype of the EBRC Jaguar, one of the vehicles of the Scorpion program, was exhibited at the Invalides in the framework of the classic
military parade on the Champs Elysées, a parade considerably reduced this year because of the Covid-19 pandemic.

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Prototype of the EBRC Jaguar displayed at the Hôtel des Invalides, Paris, in the framework of the French National Day (Picture source: Twitter
account of the DGA)



Before being received by the DGA (French Defense Procurement Agency) and delivered to the armed forces, the EBRC Jaguar is in the trial phase at Biscarosse to test its functionalities. Tests were conducted on the tracks of DGA Missile Tests to verify the endurance of the Jaguar under sandy conditions similar to those encountered in external operations, on poor terrain with high rolling resistance. Experts from DGA Project Engineering, DGA Information Control and DGA Missile Tests are mobilized alongside those of DGA Land Techniques to qualify the performances. Protected, mobile, connected and well-armed, the Jaguar benefits from innovative equipment technologies that give it the ability to fight indifferently in a very wide range of environments. By 2030, 300 units will have been delivered to the French Army.

As it will jointly operate with the French army through the common CAMO programme (CApacité MOtorisée), the Belgian army will also receive 60 Jaguars. On June 22, 2017, the Belgian Council of Ministers gave its green light to a proposal of the Defense Ministry for launching the acquisition of two kinds of French-made armored vehicles under a US$1.2bn program: 60 EBRC Jaguars and 417 VBMR Griffon multirole armored vehicles.

https://www.armyrecognition.com/defense_news_july_2020_global_security_army_industry/jaguar_ebrc_prototype_on_display_for_french_national_day.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeLun 20 Juil 2020 - 18:11

Citation :
Artillerie : Le français Nexter annonce des progrès dans la mise au point de l’obus guidé « Katana »

par Laurent Lagneau · 20 juillet 2020


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Pour l’armée de Terre, permettre à ses régiments d’artillerie de tirer des munitions guidées avec leurs Camions équipés d’un système d’artillerie [CAESAr] est une priorité qui n’a pu qu’être confirmée par les retours d’expérience [RETEX] réalisés à l’issue de l’engagement de la « Task Force » Wagram en Irak, contre l’État islamique [EI ou Daesh].

Au Levant, l’organisation jihadiste avait été en mesure de mettre en oeuvre de nombreuses pièces d’artillerie récupérées dans les arsenaux syriens et irakiens, ainsi que des mortiers de conception artisanale et des canons montés sur des camions.

Ainsi, lors de son offensive lancée en vue de reprendre Mossoul [Irak], la coalition anti-jihadiste a dû subir jusqu’à 250 tirs ennemis par jours, ce qui l’a obligé à procéder à des tirs de contre-batterie. Or, il faut de la précision pour être efficient dans ce type d’exercice.

En outre, disposer de munitions guidées permet de réduire l’empreinte logistique et d’économiser le potentiel des « tubes » étant donné qu’atteindre une cible du premier coup réduit évidemment la consommation d’obus. Enfin, cela réduit le risque de dommages collatéraux, surtout quand il s’agit de manoeuvrer en zone urbaine, un écart de seulement 10 millièmes entraînant une erreur de 100 m pour un tir de 10 km.

D’où le développement, par Nexter, de la munition guidée de 155mm « Katana ». En 2018, à l’occasion du salon EuroSatory, l’industriel avait expliqué que cet obus guidé allait être conçu selon une « architecture spécifique » permettant de l’utiliser pour de « l’appui rapproché » et contre « tout type de cibles grâce à sa fusée multi-mode programmable pour fonctionner en proximétrie, à l’impact, ou avec un retard permettant la pénétration de la tête militaire. » Le tout en portant à 60 km la portée du CAESAr.

« Le guidage du projectile est assuré par une hybridation entre un récepteur de signaux GNSS [GPS, ndlr] et une unité de mesures inertielles. La précision métrique sera ultérieurement accessible par l’ajout d’un écartomètre semi-actif laser optionnel », avait avancé Nexter.

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Deux ans plus tard, le développement de l’obus « Katana » a progressé. Ainsi, deux campagnes d’essais « majeurs » ont été récemment conduites à la soufflerie S3MA de l’Office national d’études et de recherches aérospatiales [ONERA], à Modane.

« L’équipe technique 155mm KATANA a testé avec succès la fonction de guidage et le comportement balistique de la munition dans cette soufflerie capable de couvrir des vitesses allant de Mach égal à 0,1 à 6,05 », a ainsi indiqué Nexter, via un communiqué publié ce 20 juillet.

Dans un premier temps, ces essais ont porté sur la partie guidée du vol de l’obus, ce qui « a permis d’ affiner les modèles numériques et de tester différentes configurations de munitions dans l’ensemble du domaine de vol envisagé. » Ensuite, il s’est agi de confirmer le comportement de la munition durant la partie balistique du tir ainsi qu’à très hautes vitesses.

Ces essais ouvrent désormais la voie à des premiers « tirs pilotés », lesquels devraient avoir lieu d’ici la fin de cette année, a annoncé Nexter.

Photo : Nexter

http://www.opex360.com/2020/07/20/artillerie-le-francais-nexter-annonce-des-progres-dans-la-mise-au-point-de-lobus-guide-katana/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeMer 22 Juil 2020 - 19:35

Citation :
Une innovation française permettra aux avions militaires de se repérer avec précision sans GPS

par Laurent Lagneau · 22 juillet 2020


Industrie de defense Française - Page 36 _12f6361

Créée en 1957, la Société d’études et réalisations nucléaires [Sodern] n’est probablement pas l’entreprise française la plus connue du grand public. Et pourtant, cette filiale d’ArianeGroup, spécialiste de l’instrumentation spatiale, joue un rôle essentiel dans la dissuasion puisqu’elle fournit les générateurs de neutrons, utilisés comme amorce des armes nucléaires ainsi que les « viseurs d’étoiles » [ou viseur stellaire] qui équipent les missiles stratégiques M51.

Généralement utilisé par les engins spatiaux, habités ou non, ainsi que par certains avions, un viseur stellaire est un instrument qui mesure les coordonnées d’une ou plusieurs étoiles pour ensuite les transmettre à un calculateur [souvent intégré au dispositif] afin de déterminer avec précision [de l’ordre de la seconde d’arc, soit 0,000277778 degré] une position ou une trajectoire par comparaison avec les éphémérides des étoiles et autres corps célestes enregistrées dans une base données.

Sur terre, un tel système n’est évidemment utile que pendant la nuit [et par temps clair]. Mais peut-être pas pour longtemps. En effet, la Direction générale de l’armement [DGA] a confié à Sodern ainsi qu’à Safran Electonics & Defense le soin d’étudier une solution pour permettre aux avions militaires de se repérer et de naviguer sans avoir recours à la géolocalisation par satellite [GPS ou Galileo], de tels systèmes pouvant être brouillés, la Russie ayant par exemple un certain savoir-faire en la matière.

Visiblement, Sodern a trouvé la solution, avec un viseur d’étoiles qui, associé à une centrale inertielle [qui intègre les mouvements d’un mobile pour estimer sa position], est en mesure de fonctionner pendant le jour. Des essais réalisés en 2019, d’abord au Pic du Midi [Pyrénées] puis sur le toit du siège de la Sodern à Limeil-Brévannes [Val-de-Marne] ont permis de démontrer la validité d’un tel concept et de franchir des jalons importants. Ce qu’a souligné Florence Parly, la ministre des Armées, lors d’une visite de l’entreprise, le 21 juillet.

« Dans le domaine des viseurs d’étoiles, vous ne cessez d’innover. C’est pourtant une science ancienne! Depuis l’Antiquité, l’homme se repère et trouve son chemin grâce aux étoiles. Ce principe ancestral, les viseurs d’étoiles de Sodern s’en inspirent dans l’espace, dans la nuit exoatmosphérique », a d’abord rappelé la ministre.

« Mais, pour la première fois dans l’histoire, Sodern développe un produit qui rendra ce principe applicable en plein jour », a continué Mme Parly. « Ces viseurs d’étoiles diurnes permettront à nos aéronefs d’effectuer leur mission même lorsque les solutions de positionnement par satellites ne sont plus disponibles, comme cela peut malheureusement arriver sur nos théâtres d’opérations », a-t-elle relevé.

« Grâce à vous, la France sera pionnière sur cette technologie d’avenir », s’est encore félicitée la ministre, avant d’assurer que la DGA continuera de soutenir la Sodern dans le développement de cette innovation, qui pourrait être disponible dans les 5 ans à venir. « Je ne doute pas que là aussi, vous saurez aller conquérir des marchés commerciaux pour transformer cet investissement en relai de croissance pour votre entreprise », a-t-elle ajouté. « C’est un peu ça, le génie français. Avec une volonté d’autonomie stratégique, l’industrie de défense française, soutenue par le ministère des Armées, parvient à développer des systèmes uniques au monde », a-t-elle fait valoir.

Par ailleurs, et outre sa contribution à la dissuasion nucléaire française, la Sodern est également impliquée dans le programme spatial militaire, en fournissant notamment les plans focaux des satellites d’observation.

Ainsi, selon Mme Parly, il y a quelques semaines, l’entreprise a livré le plan focal du satellite CSO-3, qui permettra de faire des prises de vue stéréo pour la cartographie 3D tout en offrant une très haute résolution. Et Sodern prépare déjà la suite, avec des travaux portant sur des technologies qui amélioreront la résolution des images avec un encombrement moindre. Mais ce n’est pas tout.

L’an passé, le ministère des Armées a publié une stratégie spatiale, qui prévoit notamment d’installer des caméras à bord des satellites militaires français pour détecter et, le cas échéant, attribuer, les actes suspects, inamicaux, voire hostiles dont ils pourraient faire l’objet. Ce projet a donc été naturellement été confié à la Sodern.

« En vous appuyant sur votre savoir-faire en matière de viseurs d’étoiles, vous avez conçu, à titre d’exemple, les détecteurs d’intrus qui constituent les yeux de nos futurs satellites de télécommunication Syracuse 4A et 4B », a en effet indiqué Mme Parly.

Photo : Place du NOSA à bord d’un Rafale B / Capture d’écran – Ministère des Armées

http://www.opex360.com/2020/07/22/une-innovation-francaise-permettra-aux-avions-militaires-de-se-reperer-avec-precision-sans-gps/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 23 Juil 2020 - 18:21

Citation :
 Covid-19 : Faute de plan de relance, l’automne risque d’être meurtrier pour l’industrie française de l’armement

par Laurent Lagneau · 23 juillet 2020


Industrie de defense Française - Page 36 _12f6369

Ce n’est pas l’été mais l’automne qui risque d’être meurtrier pour la base industrielle et technologique de défense [BITD] française. Tel est l’avertissement que viennent de lancer les députés Benjamin Griveaux et Jean-Louis Thiériot, chargés de conduire une « mission flash » au nom de la commission de la Défense. Et leurs conclusions rejoignent d’ailleurs en grande partie celles avancées la semaine passée par les sénateurs Pascal Allizard et Michel Boutant, pour qui « l’écosystème » de l’industrie de l’armement est en « danger », avec le risque de perdre irrémédiablement des compétences et des savoir-faire indispensables à l’autonomie stratégique de la France.

Ainsi, les deux députés parlent du risque d’un « effet de falaise » dès la rentrée. Plusieurs menaces planent en effet sur de nombreuses ETI/PME de la BITD française, souvent méconnues malgré leur importance dans la chaîne d’approvisionnement de équipements militaires proposés par les grands groupes du secteur. Et la situation sera très critique pour les entreprises spécialisées dans l’aéronautique, en raison des incertitudes liées à l’avenir du transport aérien civil.

D’après MM. Griveaux et Thiérot, « nombre de PME se trouvent dans une situation de trésorerie critique ». Pour le seul Groupement des industries françaises aéronautiques et spatiales [GIFAS], environ 25% des TPE aéronautiques « ont un bilan négatif depuis
déjà deux ans au moins », ce qui dissuade les banques de « prendre à leur compte les 10% du risque de crédit qui leur reviennent dans le dispositif de prêts garantis par l’État. » Et une cinquantaine de PME ont fait part de difficultés pouvant les mener vers le dépôt de bilan à plus ou moins brève échéance.

La chaîne de production du Rafale suscite ainsi des inquiétudes, alors qu’un « trou » dans le plan de charge est apparu, faute de nouvelles commandes à l’exportation. Le rapport cite trois PME en difficulté : Elvia PCB [circuits imprimés], Realmeca [usinage de haute précision pour pièces métalliques], et Novatech Technologie
[cartes électroniques].

D’autres secteurs sont affectés. Les rapporteurs évoquent le risque de défaillance d’un fournisseur de moteurs électriques « indispensables à la fabrication des tourelleaux télé-opérés », ce qui, s’il venait à se concrétiser, pourrait « gripper » le programme SCORPION de l’armée de Terre. La situation des aciéristes qui fournissent les matériaux indispensables à l’industrie navale [comme Aubert et Duval] ou encore celle des Constructions navales et industrielles de la Méditerranée (CNIM), qui fabriquent les silent blocks des sous-marins, est préoccupante.

Plusieurs facteurs font que l’automne sera difficile pour les industriels. En premier lieu, si ces derniers ont pu tenir le « choc » lors du confinement décidé en mars dernier, grâce à la mise en place de plans de continuité en relation avec la Direction générale de l’armement [DGA] et la non remise en cause des contrats en cours, la fin des aides publiques dont ils ont pu bénéficier, l’obligation de rembourser les prêts que certains ont souscrits durant cette période et la perspective d’une seconde vague de l’épidémie de covid-19, avec le maintien des mesures sanitaires strictes, constituent un cocktail potentiellement explosif.

Déjà, l’application de ces mesures sanitaires se sont traduites par une hausse de 10% à 20% des coûts de production. Ce qui se double par des « pertes de productivité inhérents au télétravail », qui risque d’être maintenu en cas de nouvelle vague épidémique, préviennent les rapporteurs. En clair, la compétitivité en prend un coup, sur fond d’incertitudes concernant l’exportation.

« Il est aujourd’hui très difficile de savoir si les prospects gelés par la crise sont simplement remis à plus tard, ou si les programmes risquent d’être annulés par les États clients en raison de
tensions budgétaires post-crise », soulignent MM. Griveaux et Thiériot. Qui plus est, la perte de compétitivité causée par la hausse des coûts de production n’aidera évidemment pas à conquérir de nouveaux marchés, d’autant que « selon l’ensemble des industriels interrogés […], c’est en France que l’activité industrielle a été le plus perturbée par la crise, à la différence notable de nos voisins du nord de l’Europe. »

Dans le même temps, la concurrence n’est pas restée les deux pieds dans le même sabot. « Avec la crise, nos concurrents se sont employés à démarcher activement les clients de l’industrie française. La crise survient d’ailleurs sur fond d’émergence de concurrents nouveaux, notamment dans les domaines où le ‘ticket d’entrée’ technologique est le moins élevé : l’armement terrestre et la construction navale », constatent les deux rapporteurs.

Et certaints de ces mêmes concurrents bénéficient déjà de plans de soutien sectoriels, comme en Allemagne [10 milliards d’euros] et aux États-Unis, où les « dollars pleuvent » sur les industriels de l’armement.

En outre, un trou d’air dans les prises de commandes en 2020 aurait des conséquences pendant plusieurs années, avec notamment une baisse importante du chiffres d’affaires [ce qui signifie moins d’investissement… et donc moins de compétitivité].

Aussi, et à l’instar de leurs homologues du Sénat, MM. Griveaux et Thiérot plaident pour un plan de relance massif au profit de la BITD française. « Autant qu’une faute stratégique, ne pas mobiliser l’industrie de défense comme vecteur de relance serait une erreur économique », avancent-ils.

Il n’est pas question de reproduire le plan de soutien à l’aéronautique annoncé en juin dernier. S’il profite [un peu] aux armées, avec la commande 8 hélicoptères Caracal et l’accélération de certaines commandes, les rapporteurs estiment qu’il s’agit plus d’un « instrument de la politique de rebond, c’est à dire l’expression d’un choix consistant pour l’État à ne pas ‘ajouter de la crise à la crise’ par une réduction procyclique de ses dépenses d’investissement en 2020 ». En clair, il tient plus d’une rustine [avec des hypothèses optimistes] qu’autre chose.

Pour les députés, un plan de relance au bénéfice de la BITD doit « préserver une industrie dont l’existence comme l’excellence entrent pleinement dans ses intérêts stratégiques ». Et d’insister sur le fait qu’il est préférable de « prévenir la perte de capacités industrielles souveraines et critiques que peiner plus tard – souvent en vain – pour la pallier. » Et d’insister : « Un appui ponctuel à un industriel critique est généralement moins coûteux qu’un effort – assurément laborieux mais toujours incertain – de reconquête d’une compétence industrielle que l’on aurait laissé disparaître. »

En outre, les rapporteurs ont mis en avant « le multiplicateur keynésien » des dépenses de défense. « En tout état de cause, il paraît clair qu’à long terme, c’est-à-dire au-delà de cinq ans, les dépenses d’armement ont un effet multiplicateur plus favorable que la plupart des autres dépenses, car il s’agit de dépenses d’investissement, et non de fonctionnement [et] elles vont à des industriels français, dont la production comme les supply chains sont presque exclusivement françaises. » Et, selon la DGA, « le nombre d’emplois créé s’établit entre 7 et 7,5 emplois directs par million d’euros investi dans l’armement. »

Reste à voir comment pourrait se concrétiser un tel plan de relance. Les rapporteurs se défendent de proposer une « liste du père Noël » au profit des armées. Cependant, en plus d’un soutien indispensable  à l’innovation, via les bureaux d’études, ils parlent notamment de commander une vingtaine d’avions Rafale supplémentaires [un voeu exprimé par la Marine nationale et l’armée de l’Air], lancer au plus tôt la construction du porte-avions [nucléaire] de nouvelle génération, accélérer le remplacement des matériels obsolètes, dont l’entretien devient de plus en plus coûteux [comme, par exemple, les camion GBC 180 de l’armée de Terre] ainsi que certaines commandes [patrouilleurs, avions de surveillance maritime] ou encore accentuer le programme SCORPION dans certains domaines et refaire le stock des munitions ainsi que de pièces détachées.

 http://www.opex360.com/2020/07/23/covid-19-faute-de-plan-de-relance-lautomne-risque-detre-meurtrier-pour-lindustrie-francaise-de-larmement/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeSam 25 Juil 2020 - 18:53

Citation :
Naviris va réaliser une étude sur la refonte à mi-vie des frégates de défense aérienne françaises et italiennes

par Laurent Lagneau · 25 juillet 2020


Industrie de defense Française - Page 36 _12f6389

Un peu plus d’un mois après avoir obtenu, via l’Organisation Conjointe de Coopération en matière d’Armement [OCCAr], le soin de mener un programme de recherche technologique pour le compte de la France et de l’Italie, Naviris, la co-entreprise créée par Naval Group et Fincantieri a signé un nouveau contrat, portant cette fois sur une étude de faisabilité relative à la refonte à mi-vie des quatre frégates de défense aérienne [FDA] Horizon mises en oeuvre par la Marine Nationale [« Chevalier Paul » et « Forbin] ainsi que par la Marina Militare [« Andrea Dori » et « Caio Duilio »].

Comme le précédent, ce contrat a été notifié à l’entreprise franco-italienne par l’OCCAr.

« Nous sommes très fiers de la signature de ce contrat et souhaitons remercier, au-delà de l’OCCAr, notre client, la Segredifesa et la DGA [Direction générale de l’armement, ndlr] pour l’étroite collaboration franco-italienne qui a permis de parvenir à un tel résultat dans un délai si réduit et dans une période complexe pour l’organisation des échanges et le travail en coopération », ont commenté Guiseppe Bono et Claude Centofanti, respectivement Président et Directeur Général de Naviris. « La force de l’alliance entre Fincantieri et Naval Group est aussi renforcée par le soutien des ministres de la Défense de nos deux pays et nous nous en réjouissons », ont-ils ajouté.

Pour cette étude, qui doit durer 12 mois, Naviris va travailler avec étroite relation avec Leonardo, Thales, Eurosam, MBDA et Sigen, c’est à dire avec les principaux fournisseurs de systèmes de combat,
avec le soutien de Naval Group et de Fincantieri. La première phase se concentrera sur les capacités de défense aérienne des quatre frégates.

« L’objectif est d’identifier et analyser les modifications à apporter sur les frégates françaises et italiennes de la classe Horizon afin d’accroître leurs capacités jusqu’à la fin de leur cycle de vie. L’objectif à terme est d’offrir aux deux pays des configurations adaptées aux différents scénarios de menace répondant aux besoins des clients », explique Naval Group.

Devant être conduite dans un délai relativement court, cette étude « répondra au besoin de rationalisation des performances de ces frégates, de leur disponibilité et de leur maintenance », précise l’industriel. Et d’ajouter : « Naviris, dans son rôle de chef de projet, devra assurer la création de synergies entre les expertises des différentes entreprises, pour obtenir des résultats dans des délais resserrés. »

Pour rappel, le programme Horizon réunissait initialement la France, l’Italie et le Royaume-Uni. Mais Londres décida de faire cavalier seul, ce qui a par la suite donné lieu aux destroyers de Type 45 [ou classe Darins], qui partagent toutefois le système d’arme principal [le PAAMS, pour Principal Anti-Air Missile System, ndlr] avec les quatre frégates construites dans les années 2000 pour la Marine nationale [qui en voulait quatre] et la Marina Militare.

Photo : Frégate de défense aérienne Forbin (c) Marine nationale

http://www.opex360.com/2020/07/25/naviris-va-realiser-une-etude-sur-la-refonte-a-mi-vie-des-fregates-de-defense-aerienne-francaises-et-italiennes/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 30 Juil 2020 - 19:13

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Safran prévoit un chiffre d'affaires annuel en baisse "d'environ 35%" en 2020  

Par AFP            |    30/07/2020, 12:15  |  583  mots

Industrie de defense Française - Page 36 _12f6427
Un quart des salariés de Safran sont actuellement en chômage partiel et 14 sites fermés dans le monde en
raison du manque d'activité. (Crédits : Regis Duvignau)

     
"Nos activités ont été fortement affectées par cette crise au deuxième trimestre", observe le directeur général de Safran Philippe Petitcolin, cité dans un communiqué.  


Le motoriste et équipementier aéronautique Safran, affecté depuis mars par la crise du secteur aérien due à la pandémie de Covid-19, prévoit une baisse de son chiffre d'affaires ajusté "d'environ 35%" sur l'ensemble de l'année 2020.

Au premier semestre, le groupe a enregistré un recul de son chiffre d'affaires de 27,6% à 8,8 milliards d'euros, et une perte nette de 340 millions d'euros en raison d'effets comptables liés aux couvertures de changes, selon un communiqué publié ce jeudi.

Ajusté de ces effets comptables, le bénéfice net s'élève à 501 millions d'euros et le bénéfice opérationnel courant à 947 millions, en baisse de 49,7% comparé aux six premiers mois de 2019.


"Nos activités ont été fortement affectées par cette crise au deuxième trimestre", observe le directeur général de Safran Philippe Petitcolin, cité dans le communiqué. "Malgré les incertitudes entourant la seconde partie de l'année, nous visons une marge opérationnelle de 10% en 2020 et un 'cashflow' libre [flux de trésorerie] à nouveau positif au second semestre."

Réduction des effectifs

Confronté à l'effondrement du trafic aérien mondial et aux baisses de cadences de production décidées par les avionneurs, Safran est parvenu à maintenir sa marge opérationnelle à 10,8% au premier semestre (près de cinq points de moins qu'un an plus tôt).

Il a pour cela "considérablement renforcé" fin mars un plan d'adaptation mis en oeuvre face à l'impact de la crise du Boeing 737 MAX dont Safran fournit tous les moteurs.

Le groupe, qui employait 95.000 personnes dans 27 pays fin 2019, a ainsi fait baisser ses effectifs de 12% (14% en tenant compte des intérimaires).

En France, où il compte 45.000 salariés, Safran a conclu avec les syndicats un "accord de transformation d'activité" qui doit lui permettre de "passer les 12 à 18 prochains mois de crise en préservant les compétences et la compétitivité des activités françaises".

Ce plan comprend un dispositif d'activité partielle de longue durée (APLD) et des mesures d'incitation au départ en retraite pour 3.000 personnes.

Un quart des salariés de Safran sont actuellement en chômage partiel et 14 sites fermés dans le monde en raison du manque d'activité.

Baisse des dépenses

Au cours du semestre, le groupe a également taillé dans les coûts en baissant de 74% les dépenses d'investissement, de 17% ses coûts opérationnels et de 31% ses dépenses de recherche-développement.

Le soutien de 1,5 milliard d'euros annoncé par le gouvernement français pour soutenir l'innovation de la filière aéronautique dans les technologies de l'"avion vert" permettra toutefois "de maintenir un niveau d'activité de R&T (recherche-technologie) soutenu", prévoit Safran.

La propulsion aéronautique, qui représente la moitié de l'activité, a vu son chiffre d'affaires baisser de près d'un tiers sur la période.

Safran a ainsi livré 450 moteurs Leap, qui équipent tous les 737 MAX et plus de la moitié des Airbus A320. C'est presque moitié moins qu'un an plus tôt et le groupe s'attend à n'en livrer que "de l'ordre de 800" sur l'année, contre 1.736 l'an passé.

Les activités de services pour moteurs civils ont elles chuté de 66% au deuxième trimestre, quand une grande partie de la flotte aérienne mondiale était clouée au sol par la pandémie. La baisse devrait être "autour de 50%" sur l'année.

 https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/safran-prevoit-un-chiffre-d-affaires-annuel-en-baisse-d-environ-35-en-2020-853978.html    
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 6 Aoû 2020 - 19:43

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Optronique : Le rachat du français Photonis par l’américain Teledyne se précise, mais sous conditions

par Laurent Lagneau · 6 août 2020


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La mobilisation de 17 députés appartenant à toutes les sensibilités politiques de l’Assemblée nationale n’aura visiblement pas été suffisante. Pas plus que ne l’ont été les réticences du ministère des Armées à voir, une fois de plus, une pépite technologique française passer sous pavillon étranger, en l’occurrence américain. En effet; spécialiste des tubes amplificateurs de lumière, Photonis est sur le point d’être racheté par le groupe californien Teledyne, pour 500 millions d’euros. Mais sous conditions, précise le quotidien Les Échos, selon qui l’Élysée a pris le dossier en main.

Pourtant, le ministère de l’Économie s’était opposé « verbalement » à cette transaction. Et son titulaire, Bruno Le Maire, avait dit souhaiter une « solution industrielle française pour reprendre Photonis qui produit du matériel qui équipe l’armée française. »

Mais Photonis fait plus qu’équiper les forces françaises, même si cela ne représente que 6% de son chiffre d’affaires : l’entreprise est aussi un acteur de la dissuasion, en fournissant des composants au laser Megajoule, qui fait partie du programme « Simulation », ainsi qu’aux sous-marins nucléaires. En outre, elle est à l’origine d’innovations particulièrement intéressantes, comme avec la CMOS Kameleon, un caméra peuvent filmer en couleur pendant la nuit.

D’où les fortes réserves du ministère des Armées, qui, en plus, veut éviter de se retrouver dans un état de dépendance technologique par rapport à un groupe américain, par ailleurs proche du Pentagone.

Seulement, encore faut-il avoir les moyens de ses ambitions… Et, après avoir récemment laisser filer d’autres entreprises technologiques comme Souriau [connectique pour les environnements extrêmes et les applications sensibles], devenue désormais une filiale d’Eaton Corporation, ou encore comme HGH [technologies infrarouge] au fonds américain Carlyle, aucun dispositif efficace permettant d’éloigner tout risque de « prédation » n’existe actuellement. C’est ce qu’ont récemment souligné les sénateurs Pascal Allizard et Michel Boutant, dans un rapport sur l’avenir de la base industrielle et technologique de défense [BITD].

Ainsi, selon eux, il manque, en France, un ou des fonds de taille assez suffisante pour « s’aligner » sur les offres faites par des repreneurs étrangers souhaitant mettre le grappin sur des entreprises françaises jugées stratégiques.

« Le cadre français n’offre pas de solution institutionnelle d’envergure, qui aurait par exemple la forme d’un fonds souverain associant des crédits publics et privés pour prendre des participations dans les entreprises stratégiques et faciliter ainsi leurs tours de table. Plusieurs fois évoqué, un tel dispositif de capital-développement est encore à créer », ont ainsi fait valoir les deux parlementaires. En outre, ont-ils ajouté, il « ne permet pas de dissocier la propriété d’une entreprise du contrôle de ses activités stratégiques, à la différence de ce qui existe dans d’autres pays et notamment aux États-Unis avec en particulier le mécanisme de Special Security Agreement. »

Seulement, Photonis ne concentre pas ses activités uniquement en France : l’entreprise est également présente aux Pays-Bas [33% de son effectif] ainsi qu’aux États-Unis [15%]. Et, pour le secteur civil, elle est surtout réputée pour ses analyseurs de spectromètres de masse. Ce qui complique la donne. Ainsi, le 20 juillet, le journal « Les Échos » a fait part d’un soutien néerlandais à l’offre de Teledyne.

« Si la transaction n’est pas confirmée avec Teledyne, Photonis verra ses capacités de recherche et de développement, clé dans cet environnement compétitif, atteintes », a ainsi expliqué Ron Nulkes, le directeur de la Netherlands Industries for Defense and Security [NIDS]. « Nous avons déjà une très bonne expérience avec Teledyne Dalsa à Eindhoven aux Pays-Bas, qui est une entreprise innovante et dont l’emploi croît », a-t-il ajouté.

Sans fonds souverain de taille à contrer le groupe américain et sans solution industrielle française [Thales et Safran n’ayant aucun intérêt à reprendre Photonis], la marge de manoeuvre est donc très étroite.

D’après Les Échos, l’Élysée aurait donc tranché : Teledyne pourra mettre la main sur Photonis. Mais sous conditions. Ainsi, Bpifrance devra faire entrer au capital de l’entreprise et disposer d’un droit veto qu’il sera susceptible de faire valoir en cas de décision qui irait à l’encontre des intérêts français.

En outre, Teledyne devra accepter la mise en place d’un « comité de sécurité interne », avec des représentants du ministère des Armées ainsi que celui de l’Économie et des Finances. Ce dernier pourra également exercer un droit de veto sur toute décision sensible et il aura la mainmise sur certains contrats, sur lesquels le groupe américain ne pourra pas interférer, l’enjeu étant d’éviter d’être soumis à la norme ITAR, qui donne à Washington un droit de regard sur les ventes d’équipements militaires ayant des composants d’origine américaine. Enfin, aucune information sur l’utilisation des matériels fournis par Photonis aux forces françaises ne devra parvenir aux États-Unis.

Reste maintenant à voir si Teledyne acceptera ou non de telles conditions, dans la mesure où elles rendent la PME Photonis moins intéressante… Cela étant, ce « comité de sécurité interne » que compte imposer l’Élysée et qui ne concernera que les activités liées à la défense, est similaire au « proxy board » qu’exige le Pentagone quand l’un de ses fournisseurs se fait racheter par un groupe étranger.

Photo : Photonis

http://www.opex360.com/2020/08/06/optronique-le-rachat-du-francais-photonis-par-lamericain-teledyne-se-precise-mais-sous-conditions/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 3 Sep 2020 - 19:44

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 3 septembre 2020
Défense, sécurité et intelligence numérique

Le PFM, le pont flottant de CNIM, déployé en Côte d’Ivoire


Aout 2020 - Dans le cadre de l’accord de partenariat de défense entre la France et la Côte d’Ivoire, l’Armée Française déploie le pont flottant de CNIM à Abidjan, la plus grande ville du pays. Le PFM est mis en œuvre par le 6ème Régiment du Génie sur la lagune Ebrié.  

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Le PFM en configuration ferry naviguant au large d'Abidjan © Armée Française

Pour une période de plusieurs mois, le PFM sera déployé sur la lagune Ebrié de la ville d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Apportant son soutien au gouvernement local, l’Armée Française possède plusieurs emprises dont le camp de Port Boué et la base de La Bourgerie sur l’aéroport international d'Abidjan-Félix Houphouët Boigny. Le déploiement du pont flottant de CNIM permettra aux troupes françaises d’assurer une connexion de ces différentes emprises via la lagune.

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La ville d'Abidjan, entre terre, lagune et mer.


Déploiement d’un ferry PFM de 20 m

Un pont flottant rapide, simple, efficace

Rapide et facile à déployer, nécessitant peu de moyens logistiques et humain, manœuvrable à 360°, le PFM offre à l’Armée Française sur le terrain un avantage tactique certain et permettra aux militaires français d’avoir une liberté d’action sans précédents aux alentours d’Abidjan.

Nouvelles performances du PFM pour l’Armée Française

Pour répondre aux nouveaux enjeux de l’Armée Française, CNIM a optimisé les ressources humaines nécessaires au déploiement de son pont flottant – en fournissant une commande unique pour piloter les différents modules du PFM. CNIM a également réduit l’empreinte logistique et le temps de déploiement – en intégrant les rampes d’accès aux modules du ferry.



Vers un nouveau PFM MLC 90

Fort de son expérience dans le domaine du franchissement, CNIM développe actuellement un nouveau pont flottant, doté de l’ensemble des caractéristiques qui font la force du PFM actuel, et jouissant d’une capacité de franchissement accrue MLC 90. Article EDR - en anglais

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Vers une nouvelle génération de PFM © CNIM

https://cnim.com/medias/le-pfm-le-pont-flottant-de-cnim-deploye-en-cote-divoire#  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 3 Sep 2020 - 23:15

Il est magnifique le PFM.. système intelligent et simple.

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeLun 7 Sep 2020 - 19:59

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 Nexter parie sur l’artillerie augmentée pour capter d’autres marchés

Actualités  Nathan Gain  6 septembre, 2020  

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Le CAESAR 8×8, l’une des clefs de voûte du concept d’artillerie augmentée (Crédits : Nexter)



S’il est un marché dans lequel subsistent des opportunités commerciales, c’est bien celui de l’appui-feu. Champion européen du segment, Nexter peut désormais miser sur son concept « d’artillerie augmentée », un condensé d’innovations calibré pour répondre aux besoins exprimés en Europe et ailleurs.

La vague « artillerie » n’est pas encore passée

L’acquisition du CAESAR par le Danemark et sa récente sélection par la République tchèque démontrent que le renouvellement des parcs d’artillerie se poursuit. Toutefois, ces acquisitions parviennent difficilement à se concrétiser. Contrairement aux formations mécanisées, les éléments d’appui à l’engagement que sont principalement l’artillerie et la logistique briguent rarement les postes prioritaires des lois de programmation, visions stratégiques et autres plans d’investissements pluriannuels qui se multiplient en Europe depuis une décennie.

La question de l’appui-feu est trop souvent posée en fin de programmation, à condition que les fonds n’aient pas tous été captés entretemps par les grands programmes consommateurs de budgets. L’artillerie endosse parfois le rôle de variable d’ajustement pour compenser le choix de systèmes plus coûteux comme les véhicules de combat d’infanterie ou les chars de combat. Une logique dans laquelle la France ferait presque figure d’exception, avec la commande cette année du Griffon MEPAC et la livraison avant la fin de la LPM de 32 CAESAR supplémentaires pour remplacer les derniers AUF1 et homogénéiser ainsi le parc de l’armée de Terre.

En dépit de l’incertitude générée par la crise sanitaire, on estime chez Nexter que « le marché de l’artillerie reste prometteur. Après être passée au second plan durant des années, l’artillerie redevient prioritaire dans un contexte de renouvellement capacitaire global. Par exemple, toutes les artilleries ne sont pas encore passées au 52 calibre et la récente vague d’acquisition de ce calibre est loin d’être achevée ». Après Copenhague et Prague, d’autres opportunités pourraient se présenter dans les mois et années à venir, en tenant compte des calendriers nationaux. « Il reste des opportunités, même si l’épidémie de Covid-19 rabat certaines cartes. Le dernier conflit majeur dans l’est de l’Ukraine nous a fait redécouvrir le combat de haute intensité, auquel il faut apporter une réponse sur le plan capacitaire. Nexter accompagnera ces armées qui, aujourd’hui, ne sont pas suffisamment pourvues pour faire face à ce type de menace ». Si l’impact économique de la crise tend à changer la donne, la pression exercée depuis 2014 par l’OTAN continuera d’influencer la réorientation des ressources vers des investissements capacitaires.

La Suisse, le Royaume-Uni et la Belgique, entre autres, ont annoncé leur intention de se doter de systèmes d’artillerie modernes. Côté suisse, se pose dès à présent la question de l’avenir des  obusiers blindés M109 KAWEST WE et de leurs systèmes connexes dont le retrait est programmé pour 2025. Même son de cloche côté britannique, où la centaine de canons automoteurs AS-90 devrait être retirée du service opérationnel à l’horizon 2030. D’après le ministre d’État auprès du ministre britannique de la Défense, Jeremy Quinn, des travaux sont en cours pour identifier un système capable de répondre aux menaces des années 2050. La dernière mise à jour de la revue stratégique de défense et de sécurité nationale (SDSR) britannique, lancée en février et attendue à l’origine pour cette année, a depuis été gelée en raison de l’épidémie de Covid-19. Il faudra donc attendre 2021 et le lancement éventuel d’une consultation pour dessiner les contours du besoin britannique. Le voisin belge, enfin, envisage depuis 2016 et la publication de sa Vision stratégique de renouer avec une artillerie de longue portée. Une capacité pour laquelle la Défense belge prévoit de débloquer 48M€ entre 2027 et 2029 en surfant en toute logique sur le programme CaMo, fondateur d’une intégration poussée à travers toutes les lignes de développement capacitaire. « Nous espérons étendre ce partenariat à la capacité d’artillerie. Sommes-nous prêts à le faire ? Bien évidemment et nous en serions très fiers », assure-t-on chez Nexter. Le CAESAR correspondrait à l’évolution programmée d’une partie de l’artillerie belge vers « une batterie d’appui-feu indirect de précision, à longue portée, montée sur châssis et aérotransportable ».

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Exit le couple « pièce-munition », l’artillerie augmentée y joint des robots, des drones et de nouveaux systèmes
d’entraînement et de simulation (Crédits : Nexter)


Muscler l’offre pour capter d’autres marchés


Fort des 300 CAESAR vendus de par le monde, du million de km parcourus – dont 50 000 en opération – et des 100 000 coups tirés, Nexter n’a plus grand chose à prouver en matière de production ou d’intégration. Tout n’est pas produit par Nexter, mais le rôle et l’expérience de systémier-intégrateur permet au groupe de s’ouvrir à de nombreux sous-systèmes externes. Aujourd’hui, explique-t-on chez Nexter, « le CAESAR est vendu avec trois systèmes de navigation inertielle différents, dont ceux produits par les Français Safran et iXblue ». Le CAESAR peut en outre être associé à pratiquement n’importe quel C2 existant.

Mais le CAESAR doit aussi faire face à une concurrence rude. L’industriel versaillais mise désormais sur les robots pour multiplier les moyens d’observation d’artillerie, alléger la charge des servants et éventuellement assurer une partie de leur protection rapprochée. La simulation, également, améliore l’expérience des formations et des entraînements. L’artillerie dite « augmentée » est née, dépassant le traditionnel couple « arme-munition » pour intégrer de nouvelles technologies et optimiser la manœuvre et l’effet produit sur le terrain. Afin d’y parvenir, Nexter s’est appliqué à « chercher ce qui nous manque et que l’on pourrait apporter de façon à être plus performant ».

Pour la première fois, l’édition 2019 des Journées de l’artillerie a démontré l’utilité d’une intégration poussée de la robotique et de l’automatisation dans les trois dimensions, à commencer par le domaine aérien. « Nous ne produisons pas de drones mais nous sommes parfaitement capables de les intégrer dans notre chaîne. Parmi les systèmes présentés au Journées de l’artillerie augmentée d’octobre 2019, nous avons intégré le Spy’Ranger 330 de Thales », explique-t-on chez Nexter. Renommé « système de mini-drones de renseignement » (SMDR) par l’armée de Terre, il reprendra prochainement le rôle du DRAC au sein des batteries d’acquisition et de surveillance des régiments d’artillerie. Si la fonction drone est utilisée de longue date pour l’observation d’artillerie, le SMDR en triplera l’allonge à 30 km et dispose d’une nouvelle génération de voies jour/nuit en haute définition et d’une liaison de données sécurisée et miniaturisée.

Au sol, le CAESAR peut faire appel à plusieurs auxiliaires robotisés. Un robot-mule chenillé, premièrement, a été modifié pour emporter, en totale autonomie, une dizaine d’obus et de charges depuis la zone de ravitaillement jusqu’à la pièce. Par ailleurs, cet outil  justifie le choix de Nexter et de l’armée de Terre de tourner le dos aux systèmes de chargement automatique pour son artillerie. Indispensable pour les blindés, le chargement automatique se révèle parfois contraignant pour les artilleurs. En effet, il leur est nécessaire de gagner du temps sur le chargement de l’obus adéquat et ceci pour garantir la permanence des feux.   Un obus éclairant, par exemple, n’aura aucune utilité de jour mais s’avérera indispensable de nuit et devra donc soit être ôté du lot d’obus pré-chargés, soit rajouté lorsqu’arrive l’obscurité, nécessitant une opération manuelle chronophage et épuisante pour les servants. Qui dit changement des munitions dit arrêt du système et vulnérabilité. Dans le cas présent, le robot-mule apporte une fonction supplémentaire en évitant une rupture dans la séquence de feu. Un second robot – l’OPTIO-X20 – assure la protection rapprochée des artilleurs. Ce robot, dévoilé il y a deux ans, est le fruit de l’intégration d’un tourelleau téléopéré (TTOP) ARX-20 sur la plateforme chenillée hybride THeMIS de l’Estonien Milrem. Une troisième plateforme vient renforcer le segment observation/reconnaissance sur la base d’un mât intégré et équipé de moyens de détection optiques.

L’évolution de l’appui-feu ne se limite pas au seul cadre opérationnel ; c’est pourquoi Nexter Training s’est penché sur l’usage de la simulation pour les missions de formation, d’entraînement et de maintenance. L’imagerie 3D avait été privilégiée au départ, mais celle-ci a rapidement montré ses limites car, toujours d’après Nexter, « elle laissait les opérateurs travailler dans un monde uniquement virtuel ». Depuis, le couplage de l’imagerie 3D et d’une maquette grandeur réelle du système améliore l’expérience des utilisateurs – une méthode déjà adaptée pour l’arme de 20mm. Très récemment, Nexter a reproduit l’expérience avec un dispositif représentant l’arrière du CAESAR. Le chef de pièce et son équipe sont certes dans un monde virtuel, mais tous vont appliquer les ordres et recréer les actions opérationnelles sur un « vrai » canon. « Cela ajoute des notions de mouvement et de poids susceptibles d’affiner le geste et de lui permettre de s’approcher au plus près de la réalité ». L’idée a d’emblée fait mouche, puisqu’ « un client présent aux Journées de l’artillerie l’a demandé pour un usage immédiat ».

Côté munitions, l’arrivée du 52 calibre il y a 10 ans a nécessité le renouvellement complet de la gamme. La munition LU 211 IM, par exemple, a été conçue pour répondre aux nouveaux impératifs de sécurité. « Muratisée », celle-ci est insensible aux agressions extérieures. « Nous l’avons testée avec un RPG. Nous pouvons y mettre le feu, elle n’explosera pas », assure-t-on chez Nexter. Non seulement cette capacité évite de propager une explosion accidentelle à d’autres obus, mais elle réduit considérablement les contraintes lors du transport et du stockage. Les visions évoluent aussi dans leur forme pour éviter qu’un gain de portée n’occasionne une baisse en termes de précision ou de létalité. Quant à l’obus guidé Katana dévoilé en 2018 au salon Eurosatory, « des tirs d’essais ont été réalisés, d’autres tests sont en cours. Les choses avancent et avancent bien. C’est encourageant ».

Encourageant, c’est le qualificatif privilégié par Nexter pour définir le travail accompli jusqu’à présent. Chez Nexter, on ne compte dès lors pas s’arrêter en si bon chemin. Dernièrement, son savoir-faire a été reconnu par l’Agence européenne de défense, qui l’a sélectionné pour participer au projet PILUM (Projectiles for Increased Long-range effects Using Electro-Magnetic railgun). Durant les deux prochaines années, Nexter et les huit autres membres du consortium PILUM travailleront à démontrer que « le canon à rails électromagnétique dispose du potentiel suffisant pour créer une rupture technologique dans l’appui d’artillerie à longue distance ». Toujours en cours de définition, l’édition 2021 des Journées de l’artillerie augmentée annonce quant à elle d’autres expérimentations propices à asseoir la position de Nexter dans le petit club des industriels innovants. « Nous sommes très attentifs aux évolutions technologiques actuelles, mais aussi à celles qui pourraient survenir dans le futur », conclut l’industriel.

https://forcesoperations.com/nexter-parie-sur-lartillerie-augmentee-pour-capter-dautres-marches/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeMer 9 Sep 2020 - 21:17

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Airbus Helicopters' H160 (Credit : Airbus HC/Eric Raz)

Safran’s new-generation Euroflir 410 EO/IR system chosen for French Navy’s H160 helicopters


Babcock France, an engineering firm that provides support services for government strategic forces, has selected the new-generation Euroflir™410 optronic (electro-optical) system from Safran Electronics & Defense as part of the contract awarded by French defense procurement agency DGA (Direction Générale de l’Armement) to provide four H160 helicopters to the French Navy for a period of ten years.

Xavier Vavasseur 09 Sep 2020

Safran press release



These four H160 rotorcraft from Airbus Helicopters will be part of an interim fleet that includes a dozen Dauphin N3 helicopters also fitted with the Euroflir™410. The H160s will be modified by Babcock to meet the French Navy’s evolving operational needs. Furthermore, feedback from the navy’s operations will be used to help design the military version of the H160, dubbed Guépard (“Cheetah”).

The Euroflir™410 NG is capable of detecting a ship’s registration number or a person in distress at a distance of several kilometers. It will boost the French Navy’s operational capabilities by enabling it to carry out at-sea Search & Rescue (SAR) missions from bases in Brittany (Lanvéoc-Poulmic) and along the English Channel (Cherbourg). The EuroflirTM 410 will provide unrivaled observation capability under any conditions of visibility, in large part due to its very-long-range multispectral telescope and high-performance line-of-sight stabilization. In addition to being fitted with a high-definition video camera (HDTV) and a medium-wave infrared (MWIR) imager, its multispectral architecture also includes supplementary cameras that are particularly well suited to severe maritime environments, namely near-infrared and shortwave infrared models.

This latest contract win confirms Safran’s European leadership in the highly demanding market segment for onboard optronics. The Euroflir™410 system is designed and produced in France by Safran. The first H160 helicopters outfitted with the Euroflir™410 will be delivered in 2022. Safran also supplies Arrano turboshaft engines for the H160, along with other major equipment items.

https://www.navalnews.com/naval-news/2020/09/safrans-new-generation-euroflir-410-eo-ir-system-chosen-for-french-navys-h160-helicopters/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 17 Sep 2020 - 22:10

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Le groupe français Thales pourrait fournir les radars des frégates taïwanaises de nouvelle génération

par Laurent Lagneau · 17 septembre 2020


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Le nombre de vaisseaux ne fait pas forcément la qualité d’une force navale. Ainsi, si l’on prend ce seul paramètre, la marine taïwanaise serait bien lotie, avec une vingtaines de navires de premier rang [frégates et contre-torpilleurs/destroyers compris]. Seulement, ces navires, qui ont, pour la plupart, servis sous pavillon américains, sont désormais anciens. Et si jamais la Chine envisage d’imposer un blocus à l’île [et que les États-Unis ne fassent rien], il est à craindre qu’ils ne soient pas de taille à le briser.

Le souci pour Taipei est qu’il lui est compliqué de moderniser ses forces armées, les fournisseurs potentiels, pour la plupart, étant soucieux de ménager Pékin afin de ne pas se couper du marché chinois. En outre, l’attitude des États-Unis dans ce domaine dépend du locataire de la Maison Blanche. Par le passé, le président Obama était plutôt réticent à livrer des équipements militaires à Taïwan, contrairement à son successeur, Donald Trump, dont l’administration a récemment autorisé [entre autres] la livraison de F-16 Viper aux forces aériennes taïwanaises.

En 2016, le gouvernement taïwanais a lancé un ambitieux plan de modernisation de ses forces navales, doté de près de 15 milliards de dollars. Il était alors question de confier, à l’industrie locale, la construction d’un navire d’assaut amphibie, de sous-marins, de mouilleurs de mines, de destroyers, de corvettes pour assurer la défense du littoral et de huit frégates de nouvelle génération.

Pour ces dernières, le National Chung-Shan Institute of Science & Technology [NCSIST] devait développer leur système de combat et donc leur radar à antenne active et à balayage électronique. Seulement, sans aide extérieure, une telle tâche est compliquée…

Et, d’après la presse taïwanaise, le radar AESA mis au point par le NCSIST est trop imposant pour ces frégates de nouvelle génération. Et pas qu’un peu puisqu’il faudrait augmenter leur masse de 1.500 tonnes [soit la porter à 6.000 tonnes contre 4.500…]. Comme il est a priori exclu de revoir les plans de ces navire et que, même s’il est en hausse constante, le budget taïwanais de la Défense reste contraint, notamment au regard des autres priorités à financer, la solution serait donc de solliciter des industriels étrangers…

Ainsi, d’après le site d’information taïwanais Up Media, auraient été sollicités l’américain Raytheon, qui pourrait proposer le SPY-6, et le français Thales, dont le radar Sea Fire 500 équipera les Frégate de défense et d’intervention [FTI] de la Marine nationale. À noter que ce dernier a d’autres systèmes dans son catalogue, comme le radar AESA NS-200 [portée de 400 km] et le radar NS50, qui présente l’avantage d’être moins coûteux.

Si, par le passé, Thales a connu quelques déboires dans ses contrats d’armement avec Taiwan [voir la fameuse affaire dite des « frégates de Taïwan », ndlr], l’électronicien a récemment obtenu quelques contrats dans l’île, en particulier dans le domaine des transports.

Quoi qu’il en soit, si l’industriel français est retenu pour équiper les frégates taïwanaises de nouvelle génération, il faudra s’attendre à de vives protestations de Pékin à l’égard de Paris, comme cela a récemment été le cas quand l’entreprise DCI-DESCO a obtenu un marché de 24 millions d’euros pour fournir de nouveaux lance-leurres destinés à remplacer les systèmes AMGL-1C Dagaie Mk2 des six frégates légères furtives de la marine taïwanaise.

Photo : Radar Sea Fire – Thales

http://www.opex360.com/2020/09/17/le-groupe-francais-thales-pourrait-fournir-les-radars-des-fregates-taiwanaises-de-nouvelle-generation/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeVen 18 Sep 2020 - 18:22

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Mars Attaque  

VBL Ultima, par Arquus
130 ch moteur DW10F PSA + boite auto Mercedes
Renforcement / remplacement suspension AR AV, modif circuit de freinage
Camo Brun Terre de France
PTAC 5,2T
Chargé utile à 1,3T      


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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeLun 21 Sep 2020 - 17:20

Arquus AREG  

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeLun 21 Sep 2020 - 18:24

Citation :
21 September 2020

CERBAIR unveils Chimera C-UAS system

by Victor Barreira



French company CERBAIR is seeking overseas customers for its new Chimera man-portable counter-unmanned aircraft system (C-UAS), which is designed to address small-UAS (sUAS) threats.

According to the company, the Chimera is designed to be a highly mobile and easy-to-operate all-weather C-UAS combining sUAS detection, localisation, and neutralisation features. It can provide ground forces with protection against all types of sUASs that rely on proprietary radio-frequency communications protocols as well as Wi-Fi for control.

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MBDA subsidiary CERBAIR has developed the Chimera man-portable C-UAS system. (CERBAIR)

The system comprises an 8 kg antenna box equipped with an omnidirectional very high frequency (VHF) antenna, electronics, and Bren-Tronics rechargeable lithium-ion battery, which powers a 60 cm-long, 5 kg effector equipped with a directional antenna.

The antenna box is used to detect sUAS threats via an omnidirectional analysis of the surrounding radio frequency spectrum. This method enables the operator to visualise the wireless communications information signature shared between the threat and its operator. The C2 interface is used to classify and identify the target.

After the sUAS is confirmed as a threat, a beyond visual line of sight (BVLOS) electromagnetic disruption signal is transmitted from the handheld effector at the target to neutralise it.

The Chimera is managed using a proprietary command and control (C2) software interface based on Google’s Android operating system. The platform-agnostic software can be operated using a commercial-off-the-shelf (COTS) tablet and plugged into the operator’s tactical vest.

The antenna box can be transported in a dedicated backpack and attached to a tactical vest with Modular Lightweight Load-carrying Equipment (MOLLE) system.

The system was developed between 2018 and 2020 with technical assistance from MBDA. Assembly is being undertaken by another MBDA subsidiary, Matra Électronique.

https://www.janes.com/defence-news/news-detail/cerbair-unveils-chimera-c-uas-system
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeLun 21 Sep 2020 - 20:45

Citation :
Arquus dévoile l’ARMIS 6×6, possible successeur du camion GBC180 de l’armée de Terre

par Laurent Lagneau · 21 septembre 2020


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La Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25 prévoit de lancer le projet « Successeur poids lourds », afin de remplacer, à terme, les camions GBC-180 qui, intensivement utilisés, sont actuellement les « bêtes de somme » de l’armée de Terre. Sur les 7.000 véhicules attendus, 80 devront avoir été livrés d’ici 2025 [au passage, un tel programme aurait été un bon candidat au plan de relance…]

Aussi, Arquus se prépare activement pour ce programme. En juin, l’industriel avait ainsi présenté une nouvelle gamme de camions militaires qui, appelée ARMIS, devait alors se décliner en trois versions [4×4, 6×6 et 8×8].

Depuis, les travaux ont progressé. Ainsi, le 17 septembre, à l’occasion de la « Journée Arquus », sur les pistes d’essais de Satory, le groupe a organisé une démonstration de l’ARMIS 6×6, qu’il présente comme étant le « fleuron » de sa nouvelle gamme logistique et tactique.

Développé sur fonds propres, avec le soutien du Groupe Volvo, et intégrant des technologies d’origine civile, l’ARMIS 6×6 est monté sur un châssis spécialement réhaussé et durci. Ce qui lui donne des facilités en tout-terrain et en franchissement. Doté, pour le moment, d’un moteur 11L de 460 chevaux [norme d’émission Euro 5] proche de celui qui équipera l’Engin blindé de reconnaissance et de combat [EBRC] Jaguar, il est capable de « passer des rampes à 50% », assure Arquus.

En outre, plusieurs innovations technologiques lui ont été intégrées avec le souci de lui donner une très bonne mobilité. Ainsi, sa boîte de vitesses est munie de l’option Ultra Low Crawler, qui lui permet de faire des arrêts en pleine pente en toute sécurité. Il est également équipé de l’ATC [Automatic Traction Control], un dispositif développé par Volvo qui gère « automatiquement l’engagement des ponts afin d’optimiser la mobilité du véhicule, permettant des capacités de très haut niveau au meilleur coût d’usage. »

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« Le pilote conserve la décision, avec la possibilité d’enclencher les blocages de différentiel manuellement. Cette technologie assure une meilleure prise en main du véhicule, des économies de carburant ainsi que des contraintes réduites pour les ponts et les pneumatiques », explique Arquus.

Pouvant être blindée selon la norme Otan « STANAG 4569 », la cabine de ce camion peut accueillir trois sièges. Configurée selon les standards de l’armée de Terre [supports et housses d’armes, logements pour les systèmes de communication et autres équipements], elle est dotée d’écrans de contrôle pour permettre à l’équipage d’assurer le contrôle de tourelleaux télé-opérés [TTO] et du Battlefield Management System [BMS].

En fonction des missions, l’ARMIS 6×6, pensé pour accueillir les systèmes de communication et d’information du programme SCORPION, peut en effet être armé de tourelleaux téléopérés de la gamme Hornet [proposée par Arquus, ndlr].

« Son plateau multifonction est en mesure de transporter des personnels de façon sécurisée et ergonomique, du fret, des systèmes ou des shelters. Modulaire, il peut prendre en charge de nombreuses versions et configurations, assurant efficacité, simplicité d’utilisation et liberté tactique pour le commandant sur le terrain », explique encore l’industriel.

Enfin, l’ARMIS 6×6 a été conçu en prenant en compte, dès le début, le Maintien en condition opérationnelle [MCO], avec la possibilité de l’équiper de HUMS [Health and Usage Monitoring System, c’est à dire des capteurs qui suivent en temps réel l’était d’un composant] et selon une architecture ouverte, qui permettra de lui intégrer les dernières innovations en matière de robotisation, de téléopération et d’optimisation de l’énergie.

Sur ce point, « s’appuyant notamment sur l’expérience du PEA VAB Electer, Arquus travaille actuellement à la mise au point de versions éco-responsables pour l’ensemble de ses gammes, offrant par là-même de nouvelles capacités tactiques sur le terrain », précise l’industriel.

http://www.opex360.com/2020/09/21/arquus-devoile-larmis-6x6-possible-successeur-du-camion-gbc180-de-larmee-de-terre/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 36 Icon_minitimeJeu 24 Sep 2020 - 20:25

Citation :
Les députés insistent pour recréer une filière française de munitions de petit calibre

par Laurent Lagneau · 24 septembre 2020


Industrie de defense Française - Page 36 _12f6511

Depuis qu’il n’existe plus de capacités de production de munitions de petit calibre en France, avec la fermeture de l’établissement de Giat Industries au Mans, à la fin des années 1990, les forces françaises sont contraintes de s’approvisionner auprès de fournisseurs étrangers, ce qui n’a pas toujours sans causer de problèmes, notamment au niveau de la qualité des cartouches livrées.

Pour autant, quelques voix se firent entendre pour rétablir une capacité en France de production de telles munitions. Mais il leur fut répondu que la viabilité économique d’un tel projet ne pouvait être garantie, la consommation des forces françaises étant insuffisante, et qu’il n’y avait aucune difficulté à s’approvisionner à l’étranger.

On en resta là jusqu’à la publication, en décembre 2015, d’un rapport qui, rendu par les députés Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq, remit cette affaire sur le tapis, en insistant sur la nécessaire « sauvegarde de l’indépendance et de la souveraineté de nos approvisionneme


Comment la France pourrait être certaine d’être approvisionnée en munitions de petit calibre « en cas de conflit majeur »?, demandèrent les deux parlementaires, pour qui rétablir une filière de production en France exigerait un investissement de 100 millions d’euros, avec une rentabilité assurée « à partir d’une production annuelle de 60 millions de cartouches sous réserve qu’un niveau de commandes constant soit assuré durant les cinq premières années. »

De tels arguments firent-ils mouche? En tout, alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian s’empara du dossier et décida de recréer une capacité de production française de munitions de petit calibre, via un montage associant NobelSport [une entreprise bretonne spécialiste des cartouches pour la chasse et le tir sportif, ndlr], Thales [via sa filiale TDA Armements] et la société Manurhin, producteur de machines de cartoucheries. « Nous venons de poser un acte de souveraineté nationale […] C’est du made in France dans l’action et pas seulement dans le discours », s’était-il réjoui, en mars 2017, après la signature d’un protocole d’accord entre les acteurs concernés.

Mais cet « acte de souveraineté nationale » ne passa pas la Revue stratégique publiée quelques mois plus tard, cette dernière ayant considéré que la production de munitions de petit calibre n’était pas un enjeu décisif. Et d’aligner les mêmes arguments qui furent opposés par le passé : une viabilité économique non garantie ainsi que la possibilité de s’approvisionner à l’étranger. En outre, juridiquement, il aurait été compliqué pour la France de justifier une non-mise en concurrence au niveau européen, de telles munitions étant considérées comme des « consommables » non stratégiques.

Depuis, la crise liée à la pandémie de covid-19 a fait rebondir le débat, la question des masques étant passée par là. Ainsi, lors d’une audition à l’Assemblée, le général Thierry Burkhard, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT] a estimé que, s’agissant des munitions de petit calibre, « les produire chez nous » serait « très confortable à la condition de maîtriser les coûts, les produire entre alliés [serait] une solution médiane acceptable, moyennant une certaine vigilance. Mais s’il faut aller les acheter à l’autre bout du monde, ce ne [serait] probablement pas raisonnable » car, dans ce cas, « nous offrons à nos adversaires des vulnérabilités ce qui réduit notre capacité de dissuasion. »

Pour autant, le Délégué général pour l’armement [DGA], Joël Barre, est resté sur la position qu’il fait valoir depuis 2017. « Le marché français des munitions de petit calibre est négligeable par rapport au marché mondial : si nous voulions être indépendants, cela nous coûterait très cher » et la « crise actuelle ne remet pas en cause l’analyse de la filière que nous avions menée en 2018 mais il faut se reposer la question de la souveraineté en des termes plus larges », dira-t-il aux députés.

Pour autant, ces derniers ont de la suite dans les idées. Dans un rapport relatif à « la politique d’approvisionnement du ministère des Armées en ‘petits’ équipements » [et qui a été adopté à l’unanimité par leurs collègues de la commission de la Défense, ndlr], les députés André Chassaigne [PCF] et Jean-Pierre Cubertafon [Modem] sont revenus à la charge, avec de nouveaux arguments.

En premier lieu, les rapporteurs estiment que l’idée de recréer une filière française de production de munitions de petit calibre doit être « réexaminée à l’aune de trois nouveaux facteurs de contexte ».

« L’analogie avec les masques est frappante : dans les deux cas, l’État a pu considérer qu’il s’agissait de matériels à faible valeur ajoutée, pour lesquels on pourrait toujours s’approvisionner à l’étranger, logique qui a montré ses limites lorsqu’elle est mise en œuvre à flux plus ou moins tendus », soulignent MM. Cubertafon et Chassaigne, avant de préciser que, en outre, et s’agissant des munitions, les « les importations ne sont possibles qu’en l’absence d’embargo. »

Quant aux 100 millions d’euros d’investissements nécessaires à un tel projet, et s’ils reconnaissant que c’est une somme « importante », les deux députés estiment que l’on doit relativiser ce montant au regard de celui du plan de relance de l’économie [doté de 100 milliards, ndlr] et envisager l’hypothèse qu’un « autre acteur européen » pourrait être intéressé de « co-investir », ce qui « aurait l’intérêt pour lui de se placer sous le régime français de licences d’exportation, réputé moins aléatoire que d’autres. »

« Pour mémoire, l’État vient de créer 20 points de PIB de dette en trois mois et lance un plan de relance de 100 milliards d’euros : est-il vraiment à 70 ou 100 millions d’euros près? », demandent les rapporteurs.

Par ailleurs, font-ils remarquer, « l’industrie de défense a été frappée assez durement par la crise, et les crises ouvrent souvent la voie à des consolidations industrielles et notamment au niveau européen afin d’instaurer un consortium européen sur le secteur des munitions. » Or, poursuivent-ils, « dans le paysage européen, l’industrie d’armement terrestre française est en position de minorité face aux Allemands. » Aussi, « tout ce qui peut ‘faire grossir’ le ‘made in France’, que ce soit en croissance interne ou en croissance externe [un partenariat étroit avec FN Herstal ou un autre tel qu’un italien] irait dans le sens d’un rééquilibrage franco-allemand dans le secteur de l’armement terrestre, et permettrait donc à l’industrie française d’aborder la perspective de consolidations européennes dans une position moins déséquilibrée », plaident MM. Cubertafon et Chassaigne.

Mais telle n’est pas leur dernière cartouche. En effet, actuellement, le calibre standard des armes utilisées au sein de l’Otan est le 5,56 mm. Or, outre-Atlantique, il est question de recourir à un calibre de 6,8mm, dans le cadre du programme Next Generation Squad Weapons.

Aussi, préviennent les rapporteurs, « l’apparition et la généralisation d’un nouveau calibre » au sein des forces américaines pourrait « avoir un impact important sur les standards Otan », dont les États-Unis sont « la nation-cadre par excellence ». Et s’ils « changent de calibre, ce dernier deviendra quasi nécessairement la norme Otan à laquelle tous devraient se plier » et pourrait devenir « par voie de conséquence, le standard européen. »

Et les députés d’insister : « En France et en Europe, à terme, cela impliquerait de changer nos armements et de se doter de ce nouveau calibre, qu’aucune usine en Europe ne produit actuellement. Dans le cas contraire nous serions totalement dépendants des États-Unis. » D’où la solution, selon eux, de « conserver la 5.56 ou de développer notre propre calibre » ce qui toutefois ferait prendre le risque « de ne plus être interopérable avec nos alliés américains et otaniens et être ‘en retard d’une guerre’ sur les technologies de munition. »

Cela étant, « sur le développement de nouveaux calibres, la relance d’une filière petit calibre française nous permet d’être présent, dans quelques années, sur ce sujet des petites munitions en cas d’évolutions du marché liées au développement des nouveaux calibres », font valoir MM. Chassaigne et Cubertafon.

En conclusion, les deux députés ont donné le détail des avantages que procurerait une filière française de munitions de petit calibre : affirmation de la souveraineté nationale dans un secteur sensible, réindustrisation de notre pays, création d’emplois [en particulier en Bretagne], association modèle d’un grand groupe et d’une PME [si ce n’est pas Thales, un grand partenaire européen, avancent-ils], investissement innovant introduisant une évolution technologique importante en matière de type de poudre utilisée dans les munitions métalliques et enfin, investissement d’avenir permettant à notre base industrielle de défense d’être présente dans la compétition future sur le marché des petits calibres de demain.

Reste maintenant à voir ce qu’en dira la Direction générale de l’armement [DGA]… et le gouvernement.

Photo : © armée de Terre

http://www.opex360.com/2020/09/24/les-deputes-insistent-pour-recreer-une-filiere-francaise-de-munitions-de-petit-calibre/
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