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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 26 Juil 2012 - 20:22

Rappel du premier message :

Citation :
Renault Trucks Defense rachète le Français Panhard
Publié le 26 juillet 2012, à 18h23

Volvo a annoncé l'acquisition par sa filiale Renault Trucks Defense du constructeur de blindés légers Panhard, entamant la consolidation attendue de longue date du secteur de l'armement terrestre français.

La transaction, dont le montant n'est pas précisé, devrait être finalisée au quatrième trimestre 2012, une fois obtenu l'accord des autorités françaises, précise le constructeur automobile suédois dans un communiqué publié le 26 juillet.

Panhard a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 81 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation de 9,4 millions, et emploie environ 300 personnes.

Cette acquisition, qui permet à Renault Trucks Defense d'élargir sa gamme vers les blindés légers, donne naissance à un nouvel ensemble face à Nexter, le fabricant des chars Leclerc dans lequel Thales pourrait prendre une participation.

Nexter, qui avait discuté rapprochement avec RTD et Panhard l'an passé, s'est tourné vers des groupes hors de France, comme les allemands Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), l'italien Oto Melara (Finmeccanica) et le finlandais Patria.

La consolidation du marché de l'armement terrestre en France, voire en Europe, paraît de plus en plus souhaitable pour faire face à la concurrence internationale dans la course aux contrats dans les pays émergents au moment où les budgets de défense se réduisent en Europe.

RTD, qui affiche un carnet de commandes de 1,2 milliard d'euros dont les deux tiers en France, espère réaliser à terme la moitié de son chiffre d'affaires à l'export.

La division de Renault Trucks avait dit en juin tabler sur un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros d'ici 2015 contre 300 millions en 2011 grâce à une accélération de ses ventes à l'export et à la mise sur le marché de nouveaux blindés.

Panhard, spécialiste du véhicule blindé léger (VBL), dont 2 300 exemplaires sont en service dans 16 pays, est le plus petit des trois principaux acteurs du secteur en France, avec un chiffre d'affaires d'un peu moins de 100 millions d'euros en 2011, soit dix fois moins que Nexter.

Panhard a été racheté en 2005 à PSA par le fabricant de 4x4 Auverland, que Christian Mons dirigeait depuis 2001 après plus de dix ans chez Thomson-CSF, dont est issu Thales. La gamme d'Auverland a été intégrée à celle de Panhard, spécialisé dans les blindés jusqu'à 12 tonnes.

La famille Cohen détient 83 % de Panhard, Christian Mons 10 % et l'investisseur Pierre Delmas le solde.

(avec Reuters, par Cyril Altmeyer)

http://www.usinenouvelle.com/article/renault-trucks-defense-rachete-le-francais-panhard.N179482
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMer 14 Oct 2020 - 18:52

Citation :
14.10.2020

Arquus s'engage pour la préservation du patrimoine et lance une fondation


Industrie de defense Française - Page 37 459

Arquus a signé le 26 février 2020 une convention de partenariat avec le musée de l’Armée pour soutenir ses actions en faveur du patrimoine. Mais l'équipementier s'engage encore plus résolument dans cette voie puisqu'il a lancé un projet de fondation dédiée à la mise en valeur de son propre patrimoine.

Cette fondation, dirigée par Grégoire Verdon, aura pour vocation d'inventorier, mettre en valeur et présenter tous les objets et documents qui concourent à son histoire. Bien sûr, cette fondation fera la part belle à toutes les entreprises qui, en un siècle, ont contribué à l'avènement d'Arquus: Panhard, Berliet, Somua, Saviem, Renault, AML, ACMAT... Des entreprises installées en leur temps à Saint-Nazaire, Limoges, Marolles en Hurepox etc.

Industrie de defense Française - Page 37 359

La fondation devrait être inaugurée en juin 2021 mais déjà la phase de collecte des pièces a commencé. Les premiers véhicules ont été rassemblés sur le site de Garchizy, à une dizaine de kilomètres de Nevers (Nièvre). Sur ce site, trois bâtiments-ateliers ont été adaptés pour accueillir des véhicules qui retraceront l'histoire de l'équipementier et de sa filiation.

Parmi la quarantaine de pièces déjà sur place, neuf ont été prêtés par la famille Legueu (Paul Legueu a fondé ACMAT en 1954 et la société a été absorbée par Arquus en 2018).

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Selon Arquus, la fondation devrait rassembler au moins 80 véhicules "emblématiques", dont les plus récents produits par la société et certains prototypes. Le plus ancien daterait de 1898, une Panhard de l'armée de Terre, et de 1906 pour une Panhard-Genty (premier véhicule de combat).

Et plus tard? Peut-être un musée ouvert au public qui pourra découvrir le fonds Arquus...

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/10/12/arquus-s-engage-pour-la-preservation-du-patrimoine-21524.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMer 14 Oct 2020 - 18:57

Citation :
mercredi 14 octobre 2020

Rafale grecs : pour y comprendre quelque chose



Face à un futur client pressé (la Grèce), le minarm veut à la fois répondre dans les délais précisés, sans
(trop) impacter l'armée de l'air, qui doit fournir 12 de ses appareils. Pour cela, le minarm explique que Dassault Aviation va augmenter ses cadences actuelles, permettant de fournir plus vite une partie des 28 Rafale prévus à la livraison pour la France. Les six premiers Rafale de ce lot iront directement en Grèce.

Cette même source explique aussi que le contrat Ravel (verticalisation du MCO) fournit 10 Rafale en état de vol de plus à la France, et le minarm dit vouloir aussi injecter des euros frais (non quantifiés) pour remettre en vol des Rafale qui ne volaient pas, faute de pièces de rechanges (ou sans doute, d'euros).

Ainsi, et toujours selon cette source, l'impact du prélèvement des 12 Rafale d'occasion pour la Grèce serait, toute cette séquence se tient, très réduit.

Elle affirme qu'aujourd'hui, la disponibilité du parc Rafale français est de 50% : 74 des 143 actuellement attribués à la marine et à l'armée de l'air sont en état de voler (11 le font en opex). En 2025, 117 seraient capables d'être mis en vol, sur un total de 168 livrés à ce moment-là. Car selon le minarm, les 12 Rafale neufs annoncés comme devant être commandés d'ici la fin de cette année ne seront livrés qu'à partir de 2025, donc ne sont pas comptabilisés dans les 168.

https://lemamouth.blogspot.com/2020/10/rafale-grecs-pour-y-comprendre-quelque.html#more
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 15 Oct 2020 - 20:39

Citation :
Industrie de defense Française - Page 37 671
MCO : Dassault Aviation veut encore faire mieux © Dassault Aviation


 15/10/2020 18:36 | La rédaction

MCO : Dassault Aviation veut encore faire mieux



La mise en place de la verticalisation du MCO du Rafale a permis à Dassault, à la DMAé et aux Forces d'assurer une disponibilité des avions de combat meilleure que prévue.


Le Dassault Rafale entre les mains de RAVEL


Le bilan d'étape dressé par la ministre des Armées, Florence Parly, sur la réforme du maintien en condition opérationnelle (MCO) des matériels des Forces est l'occasion pour Dassault Aviation de souligner que la mise en place de la verticalisation du MCO des avions de combat Rafale de l'Armée de l'Air a permis d'assurer une disponibilité de 76 % des Rafale, mieux que les 73 % prévus par le contrat connu sous le nom de Ravel. A ce dernier, mis en place depuis 18 mois, vient de s'ajouter celui portant sur les avions de surveillance maritime ATL2.

Un outil numérique à venir

Dassault Aviation annonce que "la qualité de ce service va encore s’améliorer au fil du temps, comme prévu, avec notamment la mise en place d’un système d’information bâti en coopération avec les opérationnels par Dassault Aviation ; un outil qui s’appuie sur l’expertise de Dassault Systèmes en matière de gestion/analyse des données et qui sera basé sur sa technologie Cloud et son logiciel EXALEAD".

Le plateau physique permanent de la DMAé

Dans l'entretien accordé à Air & Cosmos par la directrice de la DMAé, l'ingénieure générale hors classe Monique Legrand-Larroche, (Cf. du numéro spécial MCO du 18 septembre 2020), cette dernière indiquait que les premiers retours du contrat Ravel étaient "positifs puisque le nombre d'aéronefs en attente de décision a été diminué par deux". Et de souligner l'efficacité du "modèle de plateau permanent" mis en place pour le MCO de l'Airbus A400M mais aussi du Dassault Rafale.


https://www.air-cosmos.com/article/mco-dassault-aviation-veut-encore-faire-mieux-23753
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeVen 16 Oct 2020 - 20:45

Citation :
Germany, France to spend €200 million on next-gen main battle tank

By Dylan Malyasov  Oct 16, 2020

Industrie de defense Française - Page 37 870  

Germany and France plan to spend hundreds of millions of euros on the Main Ground Combat System (MGCS) program in 2021 to develop a new generation of combat vehicles.

The Forces Operations Blog has reported that France and Germany are looking to spend €200 million for the benefit of the MGCS program in 2021. These funds will allow the three prime contractors, Nexter on the French side and KMW and Rheinmetall on the German side, to start the phase of the building demonstrators of future combat vehicles.

Between 2021 and 2025, the first Main Technological Demonstrators (MTD) will translate into technological solutions the combined functions in the multiplatform system. The design of a prototype by 2028 will follow and, assuming the schedule does not slip in the meantime, the first deliveries around 2035.

MGCS is first and foremost a team of vehicles similar to the Russian Armata family of combat vehicles. This team may involve manned and unmanned ground vehicles (UGVs) as well as unmanned air vehicles (UAVs).

As part of MGCS will develop the next-generation main battle tank to replace Leopard-2 and Leclerc in near future.

German Leopard-2 and French Leclerc MBTs were designed and developed in the 1970s and 80s and have been significantly upgraded since then. In 2012, France and Germany decided to launch a joint initiative that may lead to a joint program for designing and developing a new Main Ground Combat System (MGCS) in order to replace their tanks.

The general program of European next-generation combat vehicle is estimated at €1.5 billion.


Industrie de defense Française - Page 37 973

  https://defence-blog.com/news/army/germany-france-to-spend-e200-million-on-next-gen-main-battle-tank.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeVen 16 Oct 2020 - 21:03

Citation :
Thales Announces AirMaster C Ultra-compact Surveillance Radar for Helicopters, UAVs

 01:32 PM, October 16, 2020

Industrie de defense Française - Page 37 10a51
Thales AirMaster C radar


Thales today launched AirMaster C ultra-compact airborne surveillance radar to provide target detection capabilities for fixed-wing aircraft, helicopters and UAVs.

Responding to these rapid changes, Thales has developed the AirMaster C, a new surveillance radar with an ultra-compact, programmable 2D active antenna based on SiGe (silicon-germanium) technology. SiGe is much more energy efficient than other technologies used for AESA radars, and allows the radar to self-cool. Weighing less than 20 kilograms and housed in a single unit design, the radar has a 30% lower SWaP (size, weight and power) than the other radars in this class.

Multi-polarisation (a capability displayed by many cameras) will allow the radar to automatically select the optimal settings to maximise detection performance on each mission. The radar also offers a simultaneous short-range and long-range detection capability, similar to the human eye, for instantaneous surveillance. With its 2D navigation and weather modes, the AirMaster C will also provide valuable navigation support in all types of environments and weather conditions.

The AirMaster C is a smart software-defined radar designed to reduce aircrew workload. With its autonomous sensors, self-learning functionality and the ability to analyse and classify huge volumes of data, the radar can automatically adapt to different uses, terrains and environments. The AirMaster C builds on the innovative design and proven success of the Master series.

Notified by the French Armament General Directorate (DGA), preparatory studies are being carried out by Thales in collaboration with Airbus Helicopters for the integration of the AirMaster C on board the Guépard helicopter. This is the future light joint army helicopter, which will have to carry out a wide variety of missions for the three French armies.

https://www.defenseworld.net/news/28103/Thales_Announces_AirMaster_C_Ultra_compact_Surveillance_Radar_for_Helicopters__UAVs#.X4ntCKYw_IU
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeLun 19 Oct 2020 - 21:56

Citation :
La DGA, Thales et Safran lancent une plateforme pour accélérer l’innovation au profit du combattant

par Laurent Lagneau · 19 octobre 2020


Industrie de defense Française - Page 37 874

Les bonnes idées ne viennent pas toujours d’en haut, surtout quand il s’agit de trouver des solutions à des problèmes ou à des difficultés rencontrés en opérations ou dans le service courant. Fort de ce constat – et de son expérience – l’amiral Le Pichon fut à l’origine de la création de la « Mission Innovation Participative » [MIP] à la fin des années 1980, avec l’objectif de soutenir les innovateurs militaires.

Des centaines de projets ont ainsi pu être soutenus et financés dans le cadre de cette initiative. Et ces innovations, qui permettent de répondre à des déficits capacitaires et de gagner en efficacité, sont désormais utilisées au quotidien, comme par exemple l’application AUXYLIUM, qui a abouti un smartphone 4G crypté actique militaire permettant de se passer des radios tactiques en milieu urbain.

Autre exemple : les hélicoptères Tigre ne pouvaient pas communiquer par liaison satellitaire. Ce qui n’est plus le cas maintenant, avec le boîtier 2PHB mis au point par le Groupement aéro mobilité de la section technique de l’armée de Terre. Plus récemment, un brigadier-chef du 2e Régiment de Hussards [RH] a trouvé un moyen pour augmenter l’autonomie des Jumelles infrarouge toutes armes nouvelle génération [JIR TTA NG], alors jugée insuffisante, en mettant au point un câble permettant d’alimenter ce matériel avec une Pule Saft modèle 48. Résultant : un gain de 40 heures d’autonomie…

Désormais, la MIP a été remplacée par la Cellule innovation participative, mise en oeuvre par l’Agence de l’Innovation de Défense [AID]. Elle « apporte son soutien aux projets proposés par les innovateurs : financier [jusqu’à quelques dizaines de milliers d’euros], technique, administratif et juridique [propriété intellectuelle]. Les prototypes sont réalisés soit par l’innovateur lui-même, soit par une entreprise à laquelle il confie cette tâche, bien souvent une PME. »

Cela étant, toutes les idées pertinentes et innovantes étant bonnes à prendre, un nouveau programme vient de voir le jour. Appelé « CENTURION« , il vise à accompagner les « porteurs d’une innovation qui pourrait contribuer à la supériorité des combattants », du dépôt de leur projet à sa contractualisation auprès des groupes Safran et Thales. Il s’agit d’un « écosystème d’accompagnement et de financement dédié aux innovations pour le combattant. »

Si « votre projet est retenu en Comité Executif », alors « vous êtes contractualisé par Safran ou Thales pour sa réalisation au profit du Ministère des Armées. Vous êtes accompagnés par Safran ou Thales tout au long de la montée en maturité de votre innovation », est-il en effet expliqué sur le site « Centurion-combattant.fr ». « Le contrat de sous-traitance vers les partenaires innovants sera passé par l’une ou l’autre des entreprises constituant le GME [Groupement Momentané d’Entreprise ]. Cette entreprise devient le Parrain Industriel du partenaire innovant », y est-il ajouté.

Au moins une dizaine de « domaines d’intérêts » ont été définis, dont « positionnement et navigation », « aide à la mobilité », « observation », « énergie », « monitoring, « connectivité », « textiles fonctionnalisés », « interface innovantes », « armements » et « protections ».

http://www.opex360.com/2020/10/19/la-dga-thales-et-safran-lancent-une-plateforme-pour-accelerer-linnovation-au-profit-du-combattant/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMar 20 Oct 2020 - 19:21

Citation :
20.10.2020

Naval Group inaugure ses nouveaux bureaux de Port Adelaide (Australie)


Industrie de defense Française - Page 37 468

Naval Group a officiellement ouvert ses nouveaux bureaux de Port Adelaide (Australie) lors d'une cérémonie à laquelle participait Linda Reynolds, la ministre australienne de la Défense (photo Naval Group). Le discours de la ministre est à lire ici.

L'ouverture de cette "base" marque une nouvelle étape dans le programme de construction de 12 sous-marins au profit de la marine australienne et préfigure l'installation de Naval Group sur le site du Osborne South Naval Shipyard (le chantier naval proche d'Adelaide), comme l'a rappelé John Davis, le patron de Naval Group Australie.

Cette "base" pourra accueillir 350 personnes (elles sont déjà 250 sur place) qui pourront bénéficier des infrastructures proches (crèche, gym, magasins et autres commerces).

Industrie de defense Française - Page 37 581

L'inauguration de ces bureaux coïncide avec le prochain lancement des premiers appels d'offres. A cet effet un appel (le "Local Manufacturing Package Expression of Interest") a été lancé aux équipementiers locaux qui seront amenés à fournir 23 types d'équipements. Ces marchés, selon Naval Group, auront une valeur de 900 millions de dollars australiens.

Les entreprises australiennes ont jusqu'au 16 novembre pour manifester leur souhait de prendre part aux premiers appels d'offres.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/10/20/naval-group-21544.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 22 Oct 2020 - 19:33

Citation :
22.10.2020

Rénover les VBRG: l'exemple du blindé reconstruit par Turgis & Gaillard


Industrie de defense Française - Page 37 679

Le plan de renouvellement automobile (PRA) de la gendarmerie nationale 2021 prévoit une masse budgétaire permettant l'acquisition ou la rénovation de 45 engins blindés sur les crédits 2021 (voir mon récent post sur ce sujet). Cette option doit être validée par le directeur général de la gendarmerie nationale puis par le ministère de l'Intérieur et est conditionnée à l'adoption du PLF (projet de loi de finances) 2021.

Comme la rappelle la Direction générale de la gendarmerie, "l'acquisition d'engins neufs ou la rénovation d'engins existants (VBRG et VAB) ou une solution mixte sont trois options plausibles et qui devront être arbitrées. Si l'option d'engins neufs était retenue, un appel d'offres devrait alors être lancé par le service de l'achat, de l'innovation et de la logistique du ministère de l'intérieur (SAILMI) fin 2020 / début 2021".

Si l'option "rénovation" était choisie, la gendarmerie pourrait se tourner vers plusieurs prestataires dont Turgis & Gaillard qui a, sur fonds propres, reconstruit un VBRG dont voici la photo avant travaux:

Industrie de defense Française - Page 37 583

Jeune entreprise fondée en 2015, Turgis & Gaillard dispose de 275 employés répartis sur un site près de Toulon et d'autres à Grenoble, Blois, Briec (29), Lorient, Saint-Dizier et Lorient. L'entreprise a inauguré, il y a quelques jours, un nouveau site en Lozère où s'est installé sa filiale SEFIAM. Fournisseur de premier rang de Dassault Aviation pour les matériels de piste du Rafale et du Mirage 2000, SEFIAM fournit des systèmes de mise à poste de munitions, des bancs de test etc. Sefiam participe également à l’entretien des Falcon.

"En octobre 2018, j'ai proposé au général Lizurey, alors directeur général de la gendarmerie nationale de reconstruire un VBRG. Il a accepté", explique Patrick Gaillard, le directeur général de l'entreprise. La gendarmerie a livré un de ses blindés déclassé à l'entreprise en mars 2019. Les équipes de Turgis & Gaillard se sont alors mises au travail, d'abord pour voir sur quoi devait porter la reconstruction de ce véhicule dont même le châssis avait souffert.

L'enveloppe disponible pour ce chantier était de 200 000 euros HT. "On a voulu faire du mieux possible", explique Patrick Gaillard qui reconnaît un léger dépassement de l'enveloppe initiale. Mais il y avait du travail...

Il a fallu remplacer l'obsolète moteur Berliet; le choix s'est porté sur un moteur Iveco, de la gamme civile de façon à abaisser les coûts". Pour la même raison, les pièces en fin de vie ont été remplacées, autant que possible par des pièces achetées sur étagères. Le pont et la boîte de vitesse ont été conservés mais entièrement révisés.

Sur le plan tactique, "nous avons installé une climatisant et un blindage supplémentaire dans l'habitacle "pour protéger les personnels des tirs d'armes de grande chasse. Vitres et hublots ont été changés et le véhicule repeint.

Le VBRG ainsi reconstruit, et prêt pour une nouvelle carrière de 20 ans, a été livré en août 2019 puis testé à Saint-Astier et à Satory. La gendarmerie s'est dite satisfaite du résultat.

Industrie de defense Française - Page 37 470

Parallèlement au projet de Turgis & Gaillard, la société OMAT a effectué un travail similaire sur un VBRG et un VAB de la gendarmerie.

Ces initiatives confortent le camp des "rénovateurs" qui s'opposent à celui des "novateurs" partisans de l'achat d'un nouveau véhicule et soutenus par Arquus.

La décision entre du rénové, du neuf ou de l'hybride dépend aussi de l'évolution de la doctrine de maintien de l'ordre. Effectivement, comme on le reconnaît à la DGGN, "le choix de la future composante blindée découle du contrat opérationnel de la composante blindée de la gendarmerie. Ce dernier est en cours d'actualisation (état de la menace, spectre missionnel…). Il conditionne le volume d'engins à acquérir ou à rénover".

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/10/20/des-vbrg-reconstruits-21545.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMer 28 Oct 2020 - 18:16

Citation :
Le délégué général pour l’armement prêt à reconsidérer la relance de la filière des munitions de petit calibre

par Laurent Lagneau · 28 octobre 2020


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Depuis la fin des années 1990 et la fermeture de l’établissement de Giat Industries au Mans qui eut pour conséquence la perte de la capacité de produire des munitions de petit calibre, la France est bien obligée de s’en remettre aux importations pour approvisionner ses forces armées [et de sécurité intérieure]. Avec parfois des soucis avec la qualité des cartouches livrées.

Quoi qu’il en soit, la question de savoir s’il est opportun ou non de relancer en France la production de munitions de petit calibre revient désormais régulièrement dans le débat depuis quelques années. Mais la réponse fut invariablement la même : cela coûterait trop cher et la quantité de cartouches consommées par les armées serait « insuffisante » pour permettre à une telle filière d’atteindre l’équilibre économique, qui plus est dans un contexte concurrentiel. Contexte qui, d’ailleurs, fait qu’il n’y a aucun problème d’approvisionnement.

Cependant, en décembre 2015, deux députés – Nicolas Bays et Nicolas Dhuicq – contestèrent cette vision des choses dans un rapport avec des arguments qui firent mouche.

« La France serait-elle visionnaire en la matière alors que ses voisins ont pour la plupart conservé une industrie nationale de munitions de petit calibre qui alimente nos armées? Comment est-il possible de s’assurer qu’aucun de nos fournisseurs ne sera contraint de cesser ses livraisons en raison d’une législation nationale? Comment est-on certain d’un approvisionnement en cas de conflit majeur et pourquoi serions-nous dans ce cas les premiers servis? Pourquoi, si nos voisins parviennent à faire vivre une industrie de munitions de petit calibre, ne le pourrions-nous pas? », avaient demandé les deux parlementaires. Et d’en appeler à lancer une étude pour voir si la relocalisation d’une telle capacité de production était dans le domaine du possible.

Visiblement, alors ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian en était convaincu quand, en mars 2017, il « posa un acte de souveraineté nationale » [selon ses propos] il annonça la mise sur pied d’un montage industriel reposant sur une alliance entre NobelSport [spécialiste des munitions de chasse] et Thales, via sa filiale TDA Armements, avec la société Manurhin pour fournir les machines de cartoucherie.

Seulement, la Revue stratégique publié en octobre 2017 eut raison de cette volonté de relancer une production française de munitions de petits calibres. Et, régulièrement, le Délégué général pour l’armement [DGA], en reprit les arguments qui avaient été avancés jusqu’alors contre un tel projet… tout en ménageant une porte de sortie. Si une cette filière « devient une priorité stratégique, il faudra savoir exactement quel coût elle représente et comment nous pourrons la financer dans le cadre d’une LPM qui a déjà été bouclée », dira-t-il lors d’une audition parlementaire en octobre 2018.

Mais, un an plus tard, M. Barre donna l’impression d’avoir enterré définitivement ce projet. « Ce que je peux vous dire, c’est qu’il y a eu un débat sur l’opportunité de développer une filière de munitions de petit calibre en France. Nous avons estimé que ce projet ne se justifiait pas sur le plan économique. […] Or nous avons, pour acheter des munitions de petit calibre, des fournisseurs un peu partout dans le monde, y compris en Europe. Nous considérons donc que nous ne sommes pas dans une situation de dépendance et qu’il n’y a pas de risque pour notre souveraineté », fit-il valoir, en juillet 2019.

Puis, l’épisode de l’approvisionnement en masque durant l’acte 1 de la crise sanitaire liée à la covid-19 remit la question de cette filière française de munitions de petit calibre sur le tapis, en écho, d’ailleurs, aux questions posées trois ans plus tôt par MM. Bays et Dhuicq.

« Les produire chez nous est très confortable à la condition de maîtriser les coûts, les produire entre alliés est une solution médiane acceptable, moyennant une certaine vigilance. Mais s’il faut aller les acheter à l’autre bout du monde, ce n’est probablement pas raisonnable : nous offrons à nos adversaires des vulnérabilités ce qui réduit notre capacité de dissuasion », fit remarquer le général Thierry Burkhard, le chef d’état-major de l’armée de Terre [CEMAT], en s’adressant aux députés.

Pour autant, cette crise ne modifia pas la perception du DGA. « Le marché français des munitions de petit calibre est négligeable par rapport au marché mondial : si nous voulions être indépendants, cela nous coûterait très cher. Et plusieurs pays sont susceptibles de nous les fournir – Royaume-Uni, Suisse, Allemagne, Italie, Norvège, Israël, Émirats Arabes Unis, USA, Brésil », répondit-il. « La crise actuelle ne remet pas en cause l’analyse de la filière que nous avions menée en 2018 mais il faut se reposer la question de la souveraineté en des termes plus larges », avait-il conclu.

Débat clos? Pas vraiment… Dans leur rapport relatif à « la politique d’approvisionnement du ministère des Armées en ‘petits’ équipements », les députés André Chassaigne et Jean-Pierre Cubertafon, que tout oppose politiquement, revinrent à la charge, en usant d’un argument supplémentaire : l’adoption par les forces américaines du calibre 6,8 mm dans le cadre du programme Next Generation Squad Weapons, qui rendrait obsolète les munitions 5,56 mm OTAN.

Si les États-Unis « changent de calibre, ce dernier deviendra quasi nécessairement la norme Otan à laquelle tous devraient se plier » et pourrait devenir « par voie de conséquence, le standard européen. […] En France et en Europe, à terme, cela impliquerait de changer nos armements et de se doter de ce nouveau calibre, qu’aucune usine en Europe ne produit actuellement. Dans le cas contraire nous serions totalement dépendants des États-Unis », estimèrent-ils.

De nouveau interpellé sur ce sujet par M. Cubertafon lors de son dernier passage devant la commission de la Défense, à l’Assemblée nationale, M. Barre n’a pas exactement fait la même réponse que d’habitude.

« Nous avions étudié, en 2018, la possibilité de relancer la filière des petits calibres quelque part en France. Nous avions constaté que cela représenterait un coût économique significatif et que nous n’avions pas de difficultés à nous approvisionner sur le marché européen et international », a répondu, dans un premier temps, le DGA.

Mais, a-t-il continué, « nous avions suggéré de garder la question ouverte, tout en concluant un contrat de recherche et développement avec la société Nobel Sport visant à développer une catégorie de poudre à la performance améliorée et un processus industriel permettant d’être économiquement plus efficace. Ces travaux sont en cours et devraient franchir une première étape à la fin de l’année prochaine. »

Et ce que quand les résultats de cette étude seront connus que la question de relancer une filière nationale de munitions de petit calibre sera réévaluée. « Ce sera l’occasion de reconsidérer le dossier du petit calibre », a en effet lâché M. Barre.

En outre, s’agissant du calibre de 6,8mm, le DGA a précisé que « au regard du volet industriel du plan de relance, nous devrons, au plus tard en 2021, nous reposer la question » qu’il « soulève ». Et d’ajouter : « Si le calibre employé au sein de l’Otan devait changer, nous prendrions évidemment en considération ce paramètre dans la réflexion et les propositions de décisions. »

Photo : © armée de Terre

http://www.opex360.com/2020/10/28/le-delegue-general-pour-larmement-pret-a-reconsiderer-la-relance-de-la-filiere-des-munitions-de-petit-calibre/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMer 28 Oct 2020 - 20:50

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Turgis et Gaillard sur le MCO des Twin Otter © Turgis et Gaillard


 28/10/2020 08:45 | Jean-Marc Tanguy

Turgis et Gaillard sur le MCO des Twin Otter



Turgis et Gaillard a commencé à réaliser des visites périodiques de Twin Otter de l'Armée de l'Air et de l'Espace, en sous-traitance d'Inéo, titulaire du contrat.


Premier contrat dans le MCO

Turgis et Gaillard a commencé à réaliser des visites périodiques de Twin Otter de l’Armée de l’Air et de l’Espace (AAE), en sous-traitance d’Inéo, titulaire du contrat. Le groupe fondé en 2011 par Fanny Turgis et Patrick Gaillard décroche là une première grosse référence dans le domaine du MCO aéronautique, domaine dans lequel il affiche de solides ambitions. Un chantier a été réalisé sur une base aérienne de l’AAE, et un autre est engagé sur nouveau un site de production récemment racheté par Turgis et Gaillard. L’Armée de l’Air et de l'Espace détient cinq Twin Otter. La prestation était auparavant réalisée par Hop, en Bretagne.


Un bureau d'études : AAROK

Cette nouvelle référence signe la croissance du groupe Turgis et Gaillard, qui intègre désormais 260 salariés pour un chiffres d’affaires de 40 M€. Son activité couvre à la fois le MCO, la production et le développement de matériels neufs. Son bureau d’études AAROK a développé plusieurs concepts audacieux, pour l’emport de bombes sur un avion de transport, transformer des missiles sol-air en munitions sol-sol ou encore, un concept d’embarcations pour commandos. Le groupe a réalisé pour la gendarmerie un prototype de blindé VBRG rénové à coût maîtrisé.


Un porte-bombes pour le Dassault Rafale

Le groupe a d’ailleurs reçu la ministre des Armées dans sa nouvelle usine Sefiam, en Lozère. Florence Parly est venue saluer une des nouveautés, le chariot Sefiam 1602, un porte-bombes destiné notamment au Rafale. L’engin achève sa période de qualification d’ici la fin de l’année. La société fabrique aussi des composants de structures de l’ATL2, des éléments pour Safran Electronics & Defense, notamment d’autodirecteurs de missiles. En cinq ans, rien que Sefiam a doublé son chiffre d’affaires (à 5 M€) et son effectif (une quarantaine de personnes). Malgré sa taille réduite, Turgis et Gaillard n’a pas hésité à suivre Dassault Aviation en Inde, dans le cadre du « Make in India », en ouvrant un site sur place.

https://www.air-cosmos.com/article/turgis-et-gaillard-sur-le-mco-des-twin-otter-23782
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMer 28 Oct 2020 - 20:59

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Le programme « Hélicoptère de manœuvre NG » sort partiellement de l’ombre

Actualités Nathan Gain 26 octobre, 2020

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Le NH90 Caïman de l’ALAT, lui aussi concerné par le programme HM NG ?


MGCS, ARTEMIS, et maintenant HM NG : un nouveau programme majeur fait son apparition dans le budget 2021 du ministère des Armées. Rarement abordé, le sujet de l’« Hélicoptère de manœuvre nouvelle génération » a désormais sa propre sous-action, sur fond d’anticipation du remplacement des Puma de l’Armée de l’air et de l’espace (AdlAE).

Un appareil de la classe 10-12 tonnes

Le sujet HM NG est mentionné publiquement dès octobre 2018 par le CEMAAE, le général Lavigne. Celui-ci évoquait alors un successeur pour le seul Caracal, dont la mise à niveau interviendra à compter de 2026 pour mener « jusqu’aux années 2030-2040, date à laquelle le HM NG, hélicoptère de manœuvre nouvelle génération, dont les études sont prévues, devrait prendre le relais ».

Ce scénario est appuyé un an plus tard par le ministère des Armées, qui annonce par la même occasion le lancement d’études en cours de LPM et rajoutait le Cougar dans le lot des machines auxquelles pourrait succéder le HM NG. Le PLF 2021 renchérit à présent avec les Puma susceptibles d’être encore en service « à l’horizon 2030 » malgré leur remplacement progressif par le Caïman et, de manière moins définie, par le Caracal.

Selon le ministère des Armées, Caracal, Puma et Cougar laisseront place à « des appareils de la classe 10-12 T en cherchant une rationalisation du parc de chaque armée ». L’objectif d’un renouvellement entamé à partir de 2030 se heurte néanmoins à « l’incapacité de l’industriel à produire cette nouvelle plateforme avant l’horizon 2040 », souligne le ministère des Armées.

En 2018, Airbus Helicopters avait renoncé à poursuivre le développement de l’hélicoptère X6, successeur désigné de la famille H225. Une fois adapté à des applications militaires, l’hélicoptère X6 aurait pu être au segment lourd ce que devient le H160M (6 tonnes) pour celui du moyen tonnage. La baisse du cours du pétrole et la crise du secteur aéronautique, conséquences de l’épidémie de Covid-19, rendent plus qu’incertain le redémarrage d’un tel développement à moyen terme.

Des Caracal dans l’immédiat

Les Puma de l’AdlAE ne pouvant attendre 2040 pour être remplacés – l’âge moyen du parc dépassera alors les 60 ans -, l’une des phases préliminaires au lancement effectif du programme HM NG consiste donc en l’acquisition de huit Caracal annoncée en juin dans le cadre du plan de soutien aéronautique militaire.

Aussi surprenant soit-il, le rattachement de cette solution intérimaire à une sous-action HM NG avait été annoncé cette année. Pour le député Christophe Lejeune (LREM), rapporteur pour avis du programme 146 du PLF 2021, « il s’agit simplement de transcrire les mesures du plan de soutien au secteur aéronautique (…). Ainsi, il ne s’agit pas à proprement parler de financer des travaux relatifs au HMNG ».

Ces huit Caracal seront livrés dans une version « light » seulement dotée des parties fixes des équipements spécifiques de ravitaillement en vol, d’autoprotection et d’armement axial. Les premières livraisons interviendront en 2023, avec cinq années d’avance sur le calendrier initial. Sur le plan financier, cette opération se traduit par 304 M€ en autorisations d’engagement en 2020 et une première tranche de 68 M€ en crédits de paiement l’an prochain.

Autre « surprise » : la cible totale comprend la livraison de 24 appareils, quand le besoin exprimé jusqu’alors était de 20 unités dont 12 potentiellement acquises par location-vente. Bien que non motivée dans le PLF 2021, cette majoration de la cible permettrait de remplacer la totalité des Puma et Super Puma de l’AdlAE par un parc d’ampleur équivalente.

Un périmètre élargi au NH90 ?

L’absence de solution industrielle avant 2040 ainsi que le « tonnage » envisagé pour le HM NG pourraient contribuer à accentuer le degré de rationalisation des parcs. Le périmètre du programme pourrait en effet « être élargi également au remplacement de l’ensemble des flottes NH90 TTH et NFH », souligne le ministère des Armées. Une logique sensiblement équivalente à celle adoptée pour le HIL Guépard, qui remplacera les Gazelle, Dauphin, Alouette III et Panther à partir de 2026.

Les NH90 Caïman de l’ALAT devraient entamer leur transition vers la configuration TFRA standard 2 au plus tard lors de leur rénovation à mi-vie, planifiée pour 2032-2035. Cette phase sera indispensable pour leur donner une capacité d’évolution au-delà de 2040 et réaliser ensuite une éventuelle jonction avec le futur HM NG.

Si elle est à prendre avec tout le recul nécessaire au vu du peu de données disponibles, cette recherche poussée d’une architecture commune aux trois Armées aurait logiquement une incidence positive sur les coûts d’acquisition et de possession du futur hélicoptère de manœuvre. Celui-ci suivra-t-il la trajectoire du Guépard ? Début de réponse, si tout concorde, d’ici 2025.

https://forcesoperations.com/le-programme-helicoptere-de-manoeuvre-ng-sort-partiellement-de-lombre/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 29 Oct 2020 - 19:27

Citation :
Rachat de Photonis : L’américain Teledyne revient finalement à la charge, après avoir obtenu un rabais

par Laurent Lagneau · 29 octobre 2020


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Mis en vente par le fonds d’investissement Ardian, Photonis, le numéro un mondial des analyseurs par spectromètrie de masse et spécialiste des systèmes de vision nocturne, a tout de suite suscité l’intérêt du groupe américain Teledyne, alors prêt à mettre 500 millions d’euros sur la table pour s’assurer du contrôle de la pépite techhnologique française [et de ses brevets].

Sauf que, au delà des technologies que l’entreprise française a développées dans le domaine de la vision nocturne, les activités de Photonis intéressent également la dissuasion nucléaire. D’où l’inquiétude exprimée par plusieurs parlementaires de divers horizons politiques face à la perspective de son rachat par Teledyne.

De son côté, le gouvernement a alors demandé à Thales ainsi qu’à Safran d’examiner la possibilité de reprendre Photonis. Seulement, ni l’un ni l’autre n’avait un intérêt à une telle opération. « On se trouve devant une version industrielle du dilemne du prisonnier : tous auraient intérêt à coopérer, mais aucun n’a intérêt à fournir seul l’effort », ont résumé les sénateurs Pascal Allizard et Michel Boutant, dans un rapport sur la base industrielle et technologique de défense [BITD] remis en juillet.

Cependant, l’arsenal juridique concernant les investissements étrangers dans les domaines stratégiques s’étant étoffé lors de ces dernières années, le gouvernement a ensuite imposé des conditions drastiques à Teledyne pour pouvoir mettre la main sur Photonis. Au passage, l’entreprise ayant des activités aux Pays-Bas, la partie néerlandaise ne s’est jamais opposée aux ambitions du groupe américain… Elle les a même encouragées, faisant mine de ne pas comprendre la réaction française.

Quoi qu’il en soit, parmi les conditions en question, Teledyne devait accepter l’entrée de Bpifrance au capital de Photonis [avec la possibilité d’user d’un droit de veto dans le cas de décisions allant à l’encontre des intérêts français] ainsi que la mise en place d’un « comité de sécurité interne » composé de représentants des ministère des Armées et de l’Économie. Enfin, toute communication vers les États-Unis d’informations sur les équipements livrés par Photonis aux forces françaises devait être interdite.

Pour Paris, ces restrictions visaient à préserver les secrets industriels concernant les programmes intéressant la dissuasion et éviter d’être à la merci de la norme ITAR, qui donne aux autorités américaines un droit de regard sur les ventes d’équipements militaires produits avec des composants d’origine américaine.

Fin septembre, dans un note envoyée à la Securities and Exchange Commission [SEC, le gendarme de « Wall Street »], Teledyne a indiqué avoir « volontairement accepté de retirer sa demande d’autorisation » pour le rachat de Photonis. Fin de l’histoire? Pas exactement… car dans le même document, le groupe américain a souligné que cette opération ne pouvait plus être réalisée à la valeur initialement proposée.

En clair, pour Teledyne, les conditions imposées par Paris rendaient l’opération trop onéreuse par rapport aux gains attendus. Et l’on pouvait alors supposer que la note adressée à la SEC était une manoeuvre visant à faire baisser le prix du rachat de Photonis, qui réalise un chiffre d’affaires annuel de 150 millions d’euros.

Et cette hypothèse aura été la bonne. En effet, le dossier a connu un nouveau rebondissement, le 26 octobre, quand Teledyne a annoncé avoir obtenu un « accord de principe » pour mettre la main sur Photonis, à prix de 425 millions d’euros, soit avec un rabais de 15%.

Immédiatement, huit élus, avec le député LR Julien Aubert comme tête de file, ont écrit au Premier ministre, Jean Castex, pour lui demander ce que le gouvernement entend faire après ce nouveau coup de théatre et suggérer de prendre en compte la Base industrielle et technologique de Défense [BITD] dans le plan de relance de l’économie, comme l’y avait invité les sénateurs Olivier Cadic et Cédric Perrin.

Ce qui, selon ces élus, permettrait à l’État de prendre le contrôle de Photonis et, au-delà, de créer un « fonds souverain stratégique de défense, sanctuarisé de l’actuel cadre juridique européen, en capacité de soutenir financièrement toutes les entreprises de notre BITD », étant entendu que les outils financiers actuels [ou à venir] comme Definvest [doté de 100 millions] et Definnov [doté de 200 millions et s’intéressant prioritairement au « start-up »] sont insuffisants.

D’ailleurs, plusieurs PME stratégiques se trouvent actuellement dans une position analogue à celle Photonis, quand elles ne sont pas dans de grandes difficultés. Tel est par exemple le cas d’Aubert et Duval, qui produit les aciers hautes performances destinés aux sous-marins, ou encore celui de CNIM [Constructions navales et industrielles de la Méditerranée].

Photo : © Photonis

http://www.opex360.com/2020/10/29/rachat-de-photonis-lamericain-teledyne-revient-finalement-a-la-charge-apres-avoir-obtenu-un-rabais/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeDim 1 Nov 2020 - 20:09

Citation :
L’avenir est incertain pour deux fabricants de composants critiques destinés aux sous-marins français

par Laurent Lagneau · 1 novembre 2020


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Alors que le programme de sous-marin nucléaire lanceur d’engin de 3e génération [SNLE 3G] est sur le point d’être lancé et que celui relatif aux sous-marins nucléaires d’attaque [SNA] de type Barracuda se poursuit, Naval Group, Thales et Framatome Défense s’appuient sur une chaîne de sous-traitants qui leur fournissent des éléments critiques. Tel est ainsi le cas de CNIM [Constructions navales et industrielles de la Méditerranée] et d’Aubert&Duval.

En effet, et au-delà des conséquences de la crise économique provoquée par la pandémie de covid-19, l’avenir de ces deux industriels est pour le moment incertain. Ainsi, fondée en 1856, l’entreprise CNIM est un acteur historique de la dissuasion nucléaire française étant donné que, depuis les années 1960 et la construction du SNLE « Le Redoutable », elle fournit les tubes lance-missile des sous-marins de la Marine nationale.

Cependant, CNIM est une entreprise duale, c’est à dire que ses activités sont militaires et civiles. Or, en raison de la défaillance de l’un de ses partenaires britanniques en 2019, elle se trouve désormais plongée dans de graves difficultés financières que la crise sanitaire n’a fait qu’amplifier. Et ses activités dans le domaine de la défense, qui se portent très bien, ne lui permettent pas de les compenser.

Si l’État lui a apporté un soutien, via deux prêts du Fonds de développement économique et social [FDES] et en lui accordant des reports de charges fiscales et sociales à hauteur de 21,5 millions d’euros ainsi qu’environ 134 millions d’euros de garanties et couvertures via Bpifrance assurance export, le groupe CNIM attend des offres fermes de nouveaux investisseurs d’ici la fin de cette année.

Lors de son audition devant les députés de la commission de la Défense, Joël Barre, le Délégué général pour l’armement [DGA] s’en est inquiété. La société CNIM « exerce une activité de défense et d’innovation technologique, que nous utilisons, parfois dans des domaines critiques – je pense aux tubes lance-missiles de nos sous-marins –, qui se porte bien économiquement. Malheureusement, ses comptes sont plombés par l’activité qu’elle conduit dans d’autres domaines, notamment la gestion des déchets », a-t-il commencé par rappeler. « Je ne sais comment la situation évoluera mais nous veillerons à ce que les activités qui relèvent de nos intérêts de défense soient préservées et reprises dans des conditions qui protègent notre souveraineté sur ces technologies critiques », a-t-il ensuite assuré.

Cela étant, selon la LettreA, Naval Group serait intéressé par la reprise de l’activité « tubes lance-missile » de CNIM. Reste à voir si une telle opération sera possible. En tout cas, elle laisserait de côté les autres activités de l’entreprise dans les domaines de la défense [robotique, optronique, navires amphibies, etc] et de l’espace.

Quant à Aubert & Duval, spécialiste des pièces métalliques à hautes performances utilisées par l’industrie de l’armement, la situation est différente, son activité étant « plombée » par les difficultés du secteur de l’aéronautique. Et, comme Photonis dans le domaine de l’optronique, cette entreprise doit être mise en vente par son actuel propriétaire, en l’occurrence Eramet, dont l’État est actionnaire à hauteur de 25,65% [via l’APE – Agence des participations de l’État].

Ainsi, en juin, Eramet a indiqué avoir lancé une « revue stratégique détaillée relative à filiale Aubert & Duval, dans laquelle toutes les options sont envisagées ». En clair, et afin d’assainir ses finances, une cession pure est simple est sur la table, alors que les conditions pour une telle opération sont loin d’être optimales. En effet, le fort ralentissement du secteur de l’aéronautique devrait se traduire pour cette entreprise par une baisse d’environ 20% de son chiffre d’affaires en 2020 par rapport à l’année précédente.

Devant les députés, M. Barre a évoqué la « réglementation relative aux investissements étrangers en France » [IEF] pour éviter de voir partir l’étranger les savoir-faire d’Aubert & Duval. Comme, d’ailleurs, pour Photonis, dont le rachat par l’américain Teledyne est assorti de conditions drastiques.

« Aubert & Duval représente un atout critique et stratégique pour nos matériels. Nous encourageons un tour de table de reprise avec, en particulier, les grands maîtres d’œuvre, utilisateurs des produits d’Aubert et Duval, que sont Safran, Airbus, Dassault etc. J’espère que ce montage émergera dans les semaines à venir », a précisé le DGA.

Une telle solution avait été envisagée dans le cas de Photonis, Thales et Safran s’étant vus demander d’examiner la possibilité d’une reprise du spécialiste de l’optronique. Mais ni l’un ni l’autre n’affichèrent leur intérêt pour un opération de ce type. « On se trouve devant une version industrielle du dilemme du prisonnier : tous auraient intérêt à coopérer, mais aucun n’a intérêt à fournir seul l’effort », avaient résumé les sénateurs Pascal Allizard et Michel Boutant, dans un rapport sur la base industrielle et technologique de défense [BITD], publié en juillet dernier.

Cela étant, il en ira sans doute autrement pour Aubert & Duval. Le 30 octobre, Philippe Petitcolin, directeur général de Safran, a déclaré qu’il regardait l’avenir de la filiale d’Eramet « avec intérêt » étant donné son statut de « fournisseur critique » auprès du groupe qu’il dirige. Selon la presse économique, une alliance avec Airbus et le fonds d’investissement Ace Aéro Partenaires pourrait même se former en vue d’un rachat.

Photo : Naval Group

http://www.opex360.com/2020/11/01/lavenir-est-incertain-pour-deux-fabricants-de-composants-critiques-destines-aux-sous-marins-francais/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeLun 2 Nov 2020 - 19:37

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Avec l’essor des « textiles intelligents », les uniformes seront-ils bientôt considérés comme des équipements sensibles »?

par Laurent Lagneau · 2 novembre 2020


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Il y avait les tissus en fibres naturelles. Puis sont apparues les fibres synthétiques, organiques et minérales. Désormais, il est question de « textiles intelligents » [ou e-textiles], conçus avec des matériaux innovants, comme les polymères à image de forme et incorporant des capteurs et autres composants électroniques et/ou informatiques. On parle alors de « fibres connectées », dont l’essor est par ailleurs appelé à s’accentuer avec l’Internet des objets [IoT].

Ainsi, Google s’est associé à Levi’s pour commercialiser une « veste connectée », intégrant une puce « Jacquard ». L’entreprise française Spinali Design propose quant à elle des gants « intelligents » et « connectés » pour lutter contre la covid-19 ainsi que des maillots de bain dotés d’une fonction de géo-localisation et d’un capteur mesurant la dose d’UV reçue afin de prévenir qu’il est temps de se passer de la crème solaire.

Plus fort encore : il est désormais possible d’intégrer une puce RFID [Radio Frequency IDentification] dans un fil servant à confectionner un vêtement.

Évidemment, de tels « textiles intelligents » sont susceptibles d’avoir des applications militaires, comme, par exemple, pour mesurer l’état de santé d’un soldat grâce à des capteurs intégrés dans sa veste de treillis. D’ailleurs, dans le Document de référence de l’orientation de l’innovation de défense [DrOID] de l’Agence de l’innovation de Défense [AID] les a identifiés parmi ses priorités en matière de recherche.

Selon la ministre des Armées, Florence Parly, plusieurs études dans ce domaine ont été lancées cette année, pour un coût de 1,2 million d’euros. L’effort se poursuivra l’an prochain, avec une enveloppe supplémentaire de 500.000 euros. « Nous sommes évidemment disposés à accentuer cet effort d’innovation en fonction des propositions que nous feront les industriels français du textile, en lien avec le ministère de l’industrie puisqu’il s’agit d’un sujet dual », a-t-elle indiqué, lors du débat sur les crédits de la mission « Défense », à l’Assemblée nationale, le 30 octobre.

Seulement, s’ils peuvent être une opportunité pour les Armées, ces textiles dits intelligent sont aussi susceptibles d’être une menace pour les opérations… Surtout si leur origine n’est pas contrôlée. Cet aspect a d’ailleurs fait l’objet de l’amendement n°3360, déposé par les députés François Jolivet et Aude Bono-Vandorme dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances initiale pour 2021.

« Les évolutions technologiques permettent d’ores et déjà d’implanter des moyens de géolocalisation indétectables à l’œil et au toucher dans les fibres textiles. Les ‘nouveaux’ textiles deviennent intelligents et sont géolocalisables par un GPS, une empreinte thermique ou une empreinte magnétique. Cela signifie que les uniformes, les tentes, ou les matériels qui comportent des tissus, des fibres peuvent être ‘infectés’ et donc repérables. C’est une menace potentielle pour la sécurité de nos soldats en opération », ont fait valoir les deux parlementaires dans leur exposé des motifs.

Aussi, ils ont proposé que les textiles de « toute nature » soient dorénavant considérés comme des « équipements de défense ou de sécurité au sens de l’article L 1113-1 du code de la commande publique », étant donné que le ministère des Armées et celui de l’Intérieur « ouvrent au monde entier les appels publics pour la confection d’uniformes lesquels sont considérés comme de simples vêtements. »

Cette qualification des textiles en « équipements de défense » permettrait ainsi de se prémunir contre les « tentatives d’utilisation de ces tissus à des fins offensives par des pays étrangers contre nos troupes. » Les États-Unis et la Chine sont déjà allés dans une telle voie.

Bien que retiré lors des travaux en commission, cet amendement a été discuté dans l’Hémicycle, sans pour autant être adopté, la ministre ayant plaidé pour son retrait.

« La question de sécurité que vous soulevez est évidemment très importante. Le commissariat, en lien avec l’état-major des armées, est forcément très attentif à tout risque en la matière. Nous cherchons autant que possible à nous approvisionner en textiles auprès de fournisseurs français et européens, mais je suis très favorable à ce que nous examinions ensemble, avec les fabricants français et européens, les moyens de renforcer ce qui est finalement un élément de souveraineté. Je comprends et même partage votre objectif. Sachez que nous allons y travailler », a fait valoir Mme Parly auprès des deux députés à l’origine de cet amendement.

« Je remarque […] qu’il n’y a aucune raison que la France se distingue des membres du G20 qui considèrent que la production de ces équipements est un acte de souveraineté, échappant à ce titre aux accords de libre-échange, et qu’une filière de production de ces nouveaux matériaux digne de ce nom doit être recréée dans notre pays », a toutefois répondu M. Jolivet.

Photo : Treillis F3 © armée de Terre

http://www.opex360.com/2020/11/02/avec-lessor-des-textiles-intelligents-les-uniformes-seront-ils-bientot-consideres-comme-des-equipements-sensibles/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMar 3 Nov 2020 - 20:30

Citation :
La réalisation du Système de lutte anti-mines futur est officiellement lancée

par Laurent Lagneau · 3 novembre 2020


Industrie de defense Française - Page 37 1253

Lancé en 2010 dans le cadre d’une coopération franco-britannique, le programme MMCM [Maritime Mines Counter Mesures] a été confié à Thales, avec ECA Group comme sous-traitant, sous l’égide de l’Organisation conjointe en matière d’armement [OCCAr]. Visant à mettre des drones pouvant être mis en oeuvre depuis la terre et/ou un navire dédié afin détecter et neutraliser les mines navales, il constitue l’un des quatre pilier du Système de lutte anti-mines futur [SLAM-F], appelé à remplacer l’ensemble des moyens actuellement mis en oeuvre par la Marine nationale dans ce domaine.

Dans le détail, ce système de drones navals doit se composer d’un robot télé-opéré [ROV] chargé d’identifier et de neutraliser les mines, de trois drones sous-marins [AUV] et d’un drone de surface qui, ayant le rôle de « bateau-mère », sera doté d’un sonar remorqué. Il sera complété par des Bâtiments de guerre des mines [BGDM] dédiés à la conduite et à la mise en œuvre de drones, des Bâtiments bases des plongeurs démineurs de nouvelle génération [BBPD NG] et un Système d’exploitation des données de guerre des mines [SEDGM].

Cet été, le SLAM-F a franchi un jalon important avec le succès d’une campagne d’essais représentatifs des missions que ce système de drones navals aura à effectuer. « La détection de la totalité des mines et la neutralisation parfaitement maîtrisée témoignent de la réussite de la mission de bout en bout et de la très grande performance des systèmes engagés », a ainsi fait valoir Thales, via un communiqué publié à l’époque. Et d’ajouter : « Avec le franchissement de cette nouvelle étape, le programme MMCM devient l’unique système-de-systèmes de ce type au monde. »

Concrètement, une fois qu’une mine est détectée, un drone sous-marin en prend des images pour ensuite les envoyer à sa base afin de l’identifier grâce à un algorithme d’intelligence artificielle. Dans le cas où elle représente une menace, un robot télé-opéré y placera une charge explosive pour l’éliminer. La décision de la « pétarder » reviendra à un marin. Par ailleurs, les capacités de détection seront sans commune mesure avec celles utilisées actuellement puisque ce système pourra repérer des objets 30 fois plus petit et neutraliser une mine jusqu’à 300 mètres de fond [contre une centaine aujourd’hui].

En mai dernier, la ministre des Armées, Florence Parly, avait indiqué que, d’ici la fin de cette année, elle déciderait la commande de quatre systèmes de drones anti-mines sur les huit que prévoit la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-25. Et c’est justement ce que son ministère vient de confirmer, ce 3 novembre.

« Florence Parly, ministre des Armées, a approuvé le 27 octobre 2020, le lancement en réalisation du programme d’armement ‘Système de lutte anti-mines futur’ [SLAM-F]. Ce nouveau système permettra aux marins d’opérer à distance de la zone de danger grâce à l’utilisation de drones sous-marins et de surface », a en effet annoncé le ministère des Armées, via un communiqué.

Selon la même source, si la réalisation du système de drones navals a été confiée à Thales et ECA comme principal sous-traitant français, l’organisation industrielle pour la livraison de 4 à 6 bâtiments de guerre des mines et de 5 nouveaux bâtiments bases pour plongeurs démineurs sera « progressivement définie lors de l’attribution des marchés afférents aux différents volets du programme. »

Les quatre premiers systèmes de drones naval anti-mines doivent être livrés avant 2024. Dans un premier temps, ils seront mis en oeuvre depuis la terre, au profit de la dissuasion [c’est à dire des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’Île-Longue]. Puis ils seront « à partir de bâtiments dédiés qui feront l’objet d’étapes ultérieures du programme SLAM-F », précise le ministère des Armées.

http://www.opex360.com/2020/11/03/la-realisation-du-systeme-de-lutte-anti-mines-futur-est-officiellement-lancee/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeLun 9 Nov 2020 - 20:06

Citation :
L’arme laser anti-drone française « HELMA-P » a fait des débuts prometteurs

par Laurent Lagneau · 9 novembre 2020


Industrie de defense Française - Page 37 7a43

Comme dans le nord de la Syrie et en Libye, plus tôt, cette année, les combats qui se déroulent actuellement au Haut-Karabakh montrent l’importance prise par les drones aériens, ces derniers pouvant aussi bien être efficacement employés pour viser des blindés et des convois logistiques que pour détruire des défenses aériennes. Et cela d’autant plus que tels appareils sont toujours difficiles à contrer.

Qui plus est, les groupes armés terroristes ont aussi rapidement compris l’usage qu’ils pouvaient faire des drones aériens. Ainsi, l’État islamique [EI ou Daesh] avait mis sur pied une filière de production de tels appareils qui, s’ils étaient rudimentaires, pouvaient produire des effets assez redoutables. Désignés « ABIEDs » [pour air-borne improvised explosive devices (ou ABIEDs], ces derniers ont été impliqués dans des centaines d’attaques durant le printemps 2017.

« Ces drones, d’une autonomie moyenne de 3h, peuvent emporter environ 2kg de charge utile, à une vitesse maximale de 110km/h. Des drones bombardiers peuvent larguer verticalement des grenades de 40mm avec un corps moulé ad hoc, mais ils peuvent aussi emporter des grenades dégoupillées dans des bocaux
dont l’éclatement fait exploser l’IED [engin explosif improvisé, ndlr] », résumait ainsi une note Centre d’études, réserves et partenariats de l’armée de l’Air – Centre d’études stratégiques aérospatiales [CERPA-CESA], en septembre 2019.

Lors de sa dernière audition au Sénat, le général François Lecointre, le chef d’état-major des armées [CEMA], a souligné l’importance de cette menace. « Le recours de plus en plus important aux drones est inquiétant et nous devons le prendre en compte. Au-delà de l’emploi de drones que l’on peut trouver dans le commerce avec l’emport d’explosifs ou de grenades, comme on a pu le voir sur certains théâtres d’opérations, nous constatons aujourd’hui l’emploi de technologies de plus en plus sophistiquées, accessibles aux groupes armés terroristes ou aux ennemis dits ‘asymétriques », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter : « Ces drones, qui ne sont pas si sophistiqués, constituent une menace importante. Cette situation nous pousse à investir dans la recherche et à développer l’innovation en matière de défense et de lutte anti-drones. Cette menace, qui peut évidemment s’exercer sur le territoire national, est prise très au sérieux par l’État-major des armées et par l’état-major de l’armée de l’Air. Nous allons nous doter de meilleures capacités de détection, d’action et de neutralisation. »

En matière de lutte anti-drones, les projets ne manquent pas. Et quasiment tous les modes opératoires possibles et imaginables font l’objet de recherches, qui ne donnent pas forcément les résultats attendus. En juin dernier, le Pentagone en a évalué une quarantaine, pour finalement n’en retenir que huit. Un an plus tôt, l’US Army avait indiqué avoir déployé le système Howler, reposant sur le radar KuRFS et le drone « rôdeur » Coyote, fournis par Raytheon.

En France, l’une des capacités anti-drones repose sur le système BOREADES, livré par CS Group au ministère des Armées dans le cadre du projet MILAD [Moyens de lutte anti-drones]. Les informations sur ce dispositif sont confidentielles. Mais on sait qu’il est en mesure de brouiller et de leurrer le système de navigation d’un drone, jusqu’à permettre d’en prendre le contrôle.

Seulement, l’idéal serait de pouvoir neutraliser n’importe quel type de drones, du rudimentaire au plus évolué. D’où le projet mené par l’entreprise française CILAS [ Compagnie industrielle des lasers, filiale d’Ariane Group], avec le soutien de l’Agence de l’innovation de Défense [AID] et la Direction générale de l’armement [DGA].

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Appelé HELMA-P, il vise à mettre au point une arme laser capable de suivre un drone en vol et de le détruire. Une première campagne de tests a récemment été menée sur le site de la DGA « Essais de Missiles » à Biscarosse. Et les résultats sont « prometteurs », indique l’AID, ce 9 novembre.

« Le système HELMA-P, installé sur trépied, a été expérimenté en conditions opérationnelles réelles. Les résultats se sont montrés prometteurs dès la 1ère semaine, notamment en raison du temps de neutralisation qui s’est avéré très court », affirme en effet l’AID. « Plusieurs tirs dits « fichants » [tirs vers le sol] ont été réalisés à une distance allant jusqu’au kilomètre sur différents modèles de drones. Ils ont permis de démontrer une bonne efficacité du système HELMA-P avec la destruction en vol de plusieurs drones », précise-t-elle.

Quatre autres semaines d’essais sont prévus d’ici la fin 2020 et 2021. Il s’agira d’évaluer l’arme laser conçue par CILAS contre d’autres modèles de drones, et dans des conditions différentes, notamment d’altitude.

Selon l’AID, l’objectif avec HELMA-P est de pouvoir disposer prochainement d’un système laser « polyvalent » non seulement pour détruire les drones mais aussi pour neutraliser les moyens optroniques de l’adversaire, voire les roquettes et les obus de mortier. Et ce système « pourrait aussi participer à l’autoprotection d’un porteur terrestre », a-t-elle aussi estimé.

À noter que CILAS est à la tête du programme européen TALOS [Tactical Advanced Laser Optical System], lequel vise à développer un laser de grande puissance compact devant être en mesure de neutraliser rapidement des cibles en mouvement [y compris les drones].

Photos : #1 Vue d’artiste © CILAS #2 Système HELMA-P © Direction générale de l’armement

http://www.opex360.com/2020/11/09/larme-laser-anti-drone-francaise-helma-p-a-fait-des-debuts-prometteurs/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMer 11 Nov 2020 - 20:08

Citation :
11.11.2020

Des équipes d'Arquus marquent l'Armistice en poursuivant le travail sur deux sites


Industrie de defense Française - Page 37 6104

L'équipementier Arquus annonce que "par solidarité avec l’armée de Terre et afin de pouvoir mettre des équipements essentiels à sa disposition le plus vite possible", des équipes poursuivent leurs activités en ce 11 novembre, jour de l’Armistice de 1918.

"L’effort supplémentaire fourni en ce 11 novembre, jour de l’Armistice, est l’occasion de rendre hommage aux hommes et aux femmes qui œuvrent chaque jour sur tous les théâtres d’opérations, et de leur manifester l’entier dévouement de l’entreprise", a expliqué l'entreprise dans un communiqué.

Sur le site Arquus de Marolles-en-Hurepoix (photo ci-dessus Arquus), "70 collaborateurs d’Arquus sont présents". Ils travaillent en particulier sur les VBL et PVP.

Par ailleurs, toujours à Marolles, des équipes du site sont présentes dans le cadre d’une formation à la maintenance de VBL et de PVP.

A Saint-Nazaire, le site conserve également des équipes au travail ce 11 novembre. Une dizaine d'employés assurent des missions de mise à disposition de véhicules légers de liaison VT4 et de camions TRM10000 et TRM2000.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/11/11/des-equipes-d-arquus-marquent-l-armistice-en-poursuivant-le-21605.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 12 Nov 2020 - 18:10

Citation :
Huit entreprises françaises derrière une future puce militaire européenne

Actualités Nathan Gain 12 novembre, 2020

Industrie de defense Française - Page 37 1075
(Crédits: AED)



La semaine dernière, une vingtaine d’entreprises ont jeté les bases d’une filière européenne de systèmes sur puce (SoC) destinés à des applications militaires. À la tête de ce consortium soutenu par l’Agence européenne de défense (AED), la filiale grenobloise de STMicroelectronics, groupe d’origine franco-italienne précurseur dans le domaine des semi-conducteurs.

Ils sont partout mais personne ne les voit. « Ils », ce sont les systèmes sur puce, ou « system-on-a-chip » (SoC) en anglais. Ce composant électronique de la taille d’une pièce de monnaie réunit sur un même socle des fonctions très diverses comme un ou plusieurs microprocesseurs, de la mémoire, une puce graphique, un circuit radio (Bluetooth, WiFi, etc) ou encore des capteurs opto-électroniques et chimiques. Les gains en volume, en poids et en consommation d’énergie ont contribué à les rendre incontournables sur nos smartphones, tablettes et autres montres connectées… ainsi que sur les micro- et nano-drones, systèmes de communication militaires et sur certains équipements du soldat débarqué.

L’utilisation prolongée de SoC dans des conditions opérationnelles dégradées ajoute une couche d’exigences techniques et sécuritaires auxquelles seuls des fournisseurs non-européens sont capables de répondre pour l’instant, souligne l’AED. L’approvisionnement de ces composants critiques reste donc soumis aux nombreuses régulations de type ITAR susceptibles d’imposer des restrictions d’usage aux utilisateurs finaux. C’est à cette vulnérabilité que s’attaquera en priorité le projet EXCEED (trustEd and fleXible system-on-Chip for EuropEan Defence applications).

EXCEED rassemble 19 entreprises européennes et de Norvège, dont la moitié est basée en France. STMicroelectronics sera ainsi épaulé par quelques géants de la BITD tels que MBDA France, Safran Electronics & Defense, ArianeGroup et plusieurs filiales de Thales. En tant que chef de file, STMicroelectronics bénéficiera d’un financement maximal d’environ 2 M€. Mais la part du lion, soit plus de 2,5 M€, reviendra à la société NanoXplore (Hauts-de-Seine). Fondé en 2010, ce spécialiste français des dispositifs SoC durcis a déjà collaboré avec la DGA, l’ESA et le CNES.

Financé jusqu’à hauteur de 12 M€ par le biais de l’Action préparatoire pour la recherche de défense (PADR), EXCEED participera à créer une « chaîne d’approvisionnement européenne d’une famille de SoC programmables [PsoC], reconfigurables, modulaires et fiables ». Au terme d’une phase initiale de 3 ans, le consortium industriel devra être en mesure de fournir un démonstrateur de capacité moyenne, membre intermédiaire d’une future famille de SoC « Made in EU ».

Une attention particulière sera placée sur la protection de l’architecture du SoC face aux attaques et intrusions. Aux industriels d’explorer des concepts émergents, comme les fonctions physiques non-clonables, afin d’accéder au panel le plus large d’applications, des systèmes radios, de positionnement et navigation, aux liaisons de données, moteurs de chiffrement, et autres contrôles de guidage.

https://forcesoperations.com/huit-entreprises-francaises-derriere-une-future-puce-militaire-europeenne/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 19 Nov 2020 - 23:10

Citation :
Sauvegarde de la BITD: des entreprises « insauvables » et un soutien à pérenniser

Actualités  Nathan Gain  19 novembre, 2020  

Industrie de defense Française - Page 37 7a57
La ligne de production de VBL Ultima d’Arquus, à Marolles-en-Hurepoix. A noter que ces véhicules adoptent
maintenant le camouflage Scorpion brun terre de France (Crédit : Arquus)



Les députés ont à nouveau pris le pouls de la filière défense, cette fois en présence de l’ingénieur général de l’armement de classe exceptionnel (IGCEA) Vincent Imbert, pilote de la Task Force « Sauvegarde de la BITD »* de la DGA. Des 4000 entreprises de toutes tailles composant ce secteur, plus d’une centaine sont en mauvaise posture tandis que d’autres sont suffisamment résilientes pour participer à la consolidation du secteur. A contrario, une dizaine d’entre elles sont considérées comme « insauvables ».


« Globalement, toutes les sociétés ont souffert de la crise. Elles ont toutes vues une perte de leur chiffre d’affaires de l’ordre de 15 à 20% », indique l’ingénieur général de l’armement (IGA) François Mestre, du service des affaires industrielles et de l’intelligence économique de la DGA. Les raisons sont identifiées : indisponibilité de personnels critiques, retards sur les approvisionnements et la production synonymes de pénalités, incertitudes à l’export, etc. La liste est longue, et continuera de s’accroître à mesure que la crise sanitaire perdure.


Environ 10 à 15% du millier d’entreprises auditées in situ par la Task Force ont requis l’ouverture d’un chantier de remédiation. Pour un tiers d’entre elles, l’action s’est focalisée sur l’accompagnement de la trésorerie, essentiellement par un accès facilité aux prêts garantis par l’État. Une dizaine sont quant à elles considérées comme « insauvables ». Ce sont des sociétés « qui allaient déjà mal avant le déclenchement de la crise » et pour lesquelles les mesures de sauvetage n’auraient rien changé. Les entreprises les plus fragiles ne sont finalement pas celles dont le chiffre d’affaires dépend pour majorité d’un seul maître d’œuvres, qui aura pour intérêt d’y faire attention. Du côté de la DGA, l’inquiétude porte davantage sur les petites structures stratégiques à la clientèle élargie, « parce que chacun estime que c’est l’autre qui doit faire l’effort ».


Nombreuses sont celles pour qui les PGE, avances de paiement et autres aides étatiques et régionales sont maintenant en partie ou totalement consommés. La cartographie réalisée par la Task Force a par ailleurs mis en évidence une centaine d’entreprises « excessivement confiantes » vis à vis de la situation économique. Celles-ci n’étaient en effet « pas conscientes du fait que la situation pouvait perdurer et se sont imaginées que, une fois arrivé le déconfinement, tout allait repartir comme avant », regrette l’IGCEA Imbert. Une soixantaine ont déjà fait l’objet d’un second audit afin d’évaluer les possibles conséquences de cette erreur d’estimation. Trois ont nécessité un plan de remédiation, preuve que l’accalmie n’est pas encore à l’horizon.


Les effets de la crise « sont déjà multiples et s’amplifieront dans les mois à venir au sein d’un nombre croissant d’entreprises, principalement les PME et les ETI », avertit l’IGCEA Imbert. Il apparaît donc « souhaitable et possible d’aller plus loin (…) parce que la situation évolue rapidement ». La phase d’urgence clôturée, la DGA doit maintenant « entretenir cette cartographie et continuer à garder le lien », explique-t-il. Elle conserve notamment une petite équipe d’une dizaine d’agents répartis sur le territoire. À Paris et dans les régions, ce dispositif perdurera « au moins aussi longtemps que la crise sera là de manière à répondre aux besoins au cas par cas », souligne de son côté François Mestre.


Jusqu’à présent, les aides apportées l’ont été en réaction aux à des situations critiques. Elles doivent maintenant « être renforcées et poursuivies » de manière plus proactive. Par sa mise à jour régulière, la cartographie de la BITD doit permettre de sonner l’alerte avant que certaines firmes se retrouvent en difficulté. « Il s’agirait alors d’identifier non pas des entreprises mais des secteurs en difficulté et de définir à partir de là les mesures qui permettraient à des entreprises consolidatrices de renforcer la résilience de l’ensemble du secteur », estime l’IGCEA Imbert. Environ 25 établissements présentent des perspectives de croissance qui font d’elles de potentiels piliers auxquels d’autres peuvent venir s’adosser. Une approche conjointe réunissant la DGA, la Direction générale des entreprises (DGE) et de Bpifrance est en cours de façon à définir des profils consolidateurs et des entreprises qui accepteraient d’être consolidées dans des secteurs jugés sensibles.


En dépit d’un contexte économique défavorable, le PLF 2021 du ministère des Armées est conforme à la trajectoire budgétaire fixée dans la loi de programmation militaire. Plus de 22 Md€ seront investis dans les équipements, dont la majorité se traduira en nouvelles commandes au profit des entreprises françaises. Selon l’IGCEA Imbert, la réussite de cette « relance par la LPM » nécessite néanmoins que « le ruissellement des maîtres d’œuvres vers les sous-traitants de la BITD se fasse bien entendu dans les meilleures conditions et avec la plus grande efficacité possible ». Idem pour les financements à l’innovation, essentiels pour des activités de R&D « parmi les plus contraintes par la situation actuelle parce que le retour sur investissement est plus lointain ». Aux grands groupements industriels de s’assurer que les 900 M€ investis l’an prochain dans l’innovation et les 200 M€ promis par le futur fonds DEFINNOV – entretemps rebaptisé Fonds Innovation Défense – profitent aussi aux petites structures.


Même s’il ne présente aucun tropisme « défense », le plan de relance économique 2020-2022 de la France est vecteur d’opportunités pour la filière défense, et plus encore pour les sociétés duales. Avec le soutien de la DGE, le ministère des Armées a d’ores et déjà soutenu avec succès quelques dizaines de candidatures. Sur le volet aéronautique du plan, 70 des 116 propositions retenues proviennent de la BITD. « De même, sur la partie électronique, sur 11 lauréats, il y en a neuf qui relèvent de la BITD et des entreprises que nous avons identifiées », détaille le pilote de la Task Force.

Reste la question du soutien à l’exportation (SOUTEX). Avec plus de 8 Md€ de contrats engrangés en 2019, le marché export est essentiel afin « de prolonger les séries, de développer la compétitivité, d’entretenir l’outil de conception et de production et de mutualiser les coûts de MCO dans la durée ». Si la France a enregistré quelques succès cette année, « les répercussions de la crise Covid-19 sur l’entrée en vigueur en 2020 de certains contrats ou la réalisation de certains prospects sont à craindre », estimait fin octobre le ministère des Armées. Si ce dernier n’a pas remis en cause son plan d’équipement, ce n’est peut-être pas le cas de tous les pays clients de la France. Cet asynchronisme, tant dans les décisions financières que dans la gestion de la crise sanitaire, le ministère des Armées ne le maitrise pas. La marge de manœuvre est limitée, mais la DGA s’y est engouffrée en tirant parti du rapprochement opéré avec d’autres institutions. De part l’étendue de son réseau à l’étranger, la direction générale du Trésor a ainsi été mise à contribution pour aider à débloquer certains contrats. Le plan de relance comprend par ailleurs un volet SOUTEX à destination des PME et ETI. Là encore, l’intervention de la DGA dans la constitution et la défense des dossiers de candidature pourra s’avérer précieuse pour les petites entités moins habituées à naviguer dans les méandres de l’administration française.



*Mise en place début mai, cette Task Force rassemble une centaine d’agents de la DGA, de la DGE, de l’agence des participations de l’État (APE), du service de l’information stratégique et sécurité économiques, du conseil général de l’économie, de l’industrie et de l’énergie et des technologies (CGEIET) et de la Banque publique d’investissement (Bpifrance). S’y ajoutent des acteurs moins visibles, comme la direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD).


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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeLun 30 Nov 2020 - 17:17

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Immervision, une lentille d’origine française au Pentagone

Actualités Nathan Gain 29 novembre, 2020

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Un exemple de lentille panomorphe grand angle (Crédits : Immervision)



Un capteur d’origine française sur des drones opérés par les militaires américains, c’est peut-être pour bientôt. Fondé il y a 20 ans en France, le leader de la vision intelligente grand angle Immervision a été retenu par la Defense Innovation Unit (DIU) du Pentagone pour concevoir une caméra destinée à être intégrée sur un micro-drone.


Établie sous l’impulsion de Jean-Claude Artonne, ancien pilote de l’Armée de l’Air, Immervision est à l’origine de la première lentille panomorphe capable de saisir et d’enregistrer des images à 360°. Mais l’entreprise décolle réellement après son déménagement au Québec en 2003, décision qui lui permet de se rapprocher de son marché, principalement en Amérique du Nord et en Asie, et de profiter d’outils d’intégration des entreprises et d’un régime fiscal avantageux pour les activités de R&D. Des smartphones aux véhicules, Immervision s’est progressivement faite un nom grâce à plusieurs produits parmi les plus innovants du secteur, dont panomorphEYE, une caméra stéréoscopique à 180° qui s’inspire de la vision humaine.

Ces compétences uniques ont su capter l’attention de la DIU, dont le programme Blue sUAS de création d’un catalogue fédéral de micro-drones a déjà sourit au Français Parrot. Depuis septembre 2020, sa solution Parrot ANAFI-USA-Gov/mi répond, avec quatre autres systèmes, au besoin exprimé par les agences américaines pour l’acquisition de systèmes certifiés, disponibles sur étagère et peu onéreux.

L’InnovationLab d’Immervision y ajoutera une nouvelle caméra grand angle de vision par ordinateur optimisée pour un fonctionnement sous faible luminosité et en vol autonome. Une fois intégrée aux plateformes sélectionnées pour Blue sUAS, cette solution sécurisée et durcie combinera une résolution augmentée bord à bord et une distorsion contrôlée, garantissant une meilleure compréhension de la situation.

« Nous sommes très honorés que la DIU ait choisi l’InnovationLab d’Immervision pour créer cette caméra innovante à vision grand angle générée par ordinateur », explique Alessandro Gasparini, vice-président exécutif des opérations et directeur commercial d’Immervision. C’est un en effet un succès majeur pour ce labo lancé en juin dernier avec pour objectif de permettre aux clients de « développer leur propre propriété intellectuelle en tirant parti de l’expertise d’Immervision et des équipements optiques de pointe permettant d’analyser, de valider, de tester et de développer des solutions de vision adaptées au marché ».

https://forcesoperations.com/immervision-une-lentille-dorigine-francaise-au-pentagone/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeJeu 3 Déc 2020 - 15:59

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeLun 14 Déc 2020 - 19:38

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ARQUUS annonce le premier tir d’un Missile Moyenne Portée par un véhicule « Sabre » destiné aux forces spéciales

par Laurent Lagneau · 14 décembre 2020


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Dérivé du Sherpa Light, le véhicule tactique 4×4 « Sabre » est la version « export » du Poids lourd des Forces spéciales [PLFS] développé par Arquus pour les besoins des unités françaises relevant du Commandement des opérations spéciales [COS]. Avec son moteur de 265 chevaux et sa très grande autonomie, il est notamment doté d’une circulaire de grand diamètre qui permet de mettre en oeuvre tous les types d’armes, dont le Missile Moyenne Portée [MMP] de MBDA.

Du moins fallait-il s’en assurer pour en être convaincu. Ce qui vient d’être fait. « MBDA a procédé au premier tir d’un Missile MMP depuis un poste de tir fantassin monté sur la circulaire d’un véhicule Sabre d’Arquus, dans le cadre d’une campagne de tirs qui s’est déroulée avec le soutien de l’armée de Terre et de la Direction
Générale de l’Armement [DGA] », a en effet annoncé ARQUUS, ce 14 décembre, via un communiqué.

Cet essai a été effectué sur le camp militaire de Canjuers, en mode « accrochage avant tir » contre un char situé à 3.500 mètres de distance, avec un rapide basculement en mode « tire et oublie » pour permettre au Sabre de quitter sa position après le départ de l’engin.

« Le système MMP a démontré la précision de sa chaine d’acquisition de cible et la qualité de sa chaine de guidage avec un coup au but, sans intervention de l’opérateur », explique l’industriel, qui également fait état de « multiples engagements simulés à poste, sur des cibles fixes ou mobiles, avec évolution du véhicule sur le terrain d’essais. » Ce qui a permis de valider les études d’ergonomie et de sécurité.

De son côté, MBDA a cité le tireur de l’armée de Terre sollicité pour cette première. « L’installation de tir est sûre, l’ergonomie adaptée à une visée aisée et le lancement s’est déroulé sans aucune gêne du tireur et de façon toujours aussi discrète », a-t-il dit, lors du débriefing.

Pour rappel, le MMP est un missile dit de 5e génération pouvant traiter aussi bien des cibles « chaudes » que « froides », grâce à un autodirecteur bi-bande visible/infrarouge non refroidi. Intégrant de plusieurs technologies, dont la charge multi-effets, la liaison de données haute performance par fibre optique, le traitement d’image, les interfaces homme-machine, etc, il affiche une portée maximale de 5.000 mètres. En outre, il servira de base au projet européen EU BLOS vise à développer une famille de missiles de type TAVD [Tir Au-delà de la Vue Directe, TAVD]. Il est actuellement en dotation au sein de l’armée de Terre, qui l’a déployé au Sahel.

« Véritable atout pour les Forces Spéciales qui évoluent sur de grandes distances, le MMP permettra un réapprovisionnement en munitions supplémentaires par aérolargages », n’a pas manqué de faire valoir MBDA.

Quant au véhicule Sabre, il affiche un PTAC de 11 tonnes. Bénéficiant d’une excellente mobilité, il est permet de mener des opérations de longue durée en toute autonomie, grâce à des réservoirs additionnels. Pouvant être configuré en fonction du profil de la mission, il est susceptible de recevoir des kits de protection, des systèmes d’armes et de communication supplémentaires. « Le Sabre est destiné aux marchés export, où il a d’ores et déjà obtenu quelques succès », assure ARQUUS.

Photo : © Laurent Guichardon/MBDA, via Arquus

http://www.opex360.com/2020/12/14/arquus-annonce-le-premier-tir-dun-missile-moyenne-portee-par-un-vehicule-sabre-destine-aux-forces-speciales/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeMar 15 Déc 2020 - 18:04

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Safran progresse dans la mise au point d’un armement air-sol modulaire de 1.000 kg destiné au Rafale F4

par Laurent Lagneau · 15 décembre 2020


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L’Armement Air-Sol Modulaire [AASM, ou Hammer] se compose d’un kit de guidage et d’un autre dit « d’augmentation de portée » qui se montent sur le corps d’une bombe, généralement de 250 kg. Il permet ainsi à un chasseur-bombardier comme le Rafale d’atteindre avec une très grande précision une cible depuis une distance de sécurité et quelles que soient les conditions météorologiques.

Il existe trois versions de l’AASM : INS/GPS [guidage inertiel hybridé GPS], INS/GPS/IR [guidage inertiel/GPS complété d’un guidage terminal à imageur infrarouge] et INS/GPS Laser [guidage inertiel/GPS complété d’un guidage terminal laser, ce qui permet de détruire des cibles mobiles].

Or, actuellement, Safran Electronics & Defense travaille sur un AASM pouvant s’adapter sur le corps d’une bombe de la gamme des 1.000 kg, comme la BLU109 [dit « Bunker Buster » pour sa capacité à détruire les abris souterrains] ou la Mk84.

Et, visiblement, ce projet avance bien car, la semaine passée, l’industriel a annoncé le succès des deux premiers tirs de séparation de l’AASM dans sa version 1000kg à partir d’un Rafale, au centre DGA Essais en vol de Cazaux.

« La dynamique de séparation observée lors de ces deux tirs a été conforme aux simulations. Ces essais de validation industrielle ont permis de vérifier le bon séquencement de l’ensemble des éléments du support et de l’armement ainsi que le mécanisme d’ouverture des ailes du kit d’augmentation de portée. La réussite de ces tirs de séparation va permettre en 2021 la réalisation des premiers tirs fonctionnels de mise au point et de qualification de l’AASM 1000 kg », explique Safran Electronics & Defense.

Cet AASM 1000 kg est issue d’un AASM de 250 kg avec un kit d’augmentation de portée spécifique. Il conserve ainsi la « forte intégration fonctionnelle avec le Rafale, notamment en ce qui concerne la conduite de tir et les possibilités de paramétrage. »

À terme, le Rafale pourra emporter trois AASM 1000kg. « Le domaine de tir stand-off est largement élargi grâce à l’emploi de son propulseur », précise Safran, qui espère sa qualification en 2022 pour une mise en service sur le standard F4 du chasseur-bombardier de Dassault Aviation.

Photo : © Dassault Aviation, via Safran

http://www.opex360.com/2020/12/15/safran-progresse-dans-la-mise-au-point-dun-armement-air-sol-modulaire-de-1-000-kg-destine-au-rafale-f4/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeVen 18 Déc 2020 - 18:46

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Optronique : Paris ferme définitivement la porte à un rachat de Photonis par l’américain Teledyne

PAR LAURENT LAGNEAU · 18 DÉCEMBRE 2020


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Depuis plus d’un an, la mise en vente par le fonds Ardian du groupe français Photonis, numéro un mondial des analyseurs par spectromètrie de masse et spécialiste des systèmes de vision nocturne, a donné lieu à maints rebondissements.

Dans un premier temps, la Direction générale de l’armement [DGA] avait dit chercher une solution pour éviter de voir passer cette pépite technologique française sous pavillon étranger. Car, outre le fait qu’elle a quelques trains d’avance dans le domaine de la vision nocturne, avec notamment la CMOS Kameleon, une caméra qui permet de filmer en couleur pendant la nuit, cette entreprise produit aussi des tubes de puissance pour les communications et fournit des composants au laser Mégajoule, qui fait partie du programme « Simulation » de la dissuasion nucléaire, aux satellites et aux sous-marins nucléaires.

En fait de solution, la DGA demanda à Thales et à Safran de faire une offre pour reprendre Photonis. Un « pis-aller », pour les sénateurs Pascal Allizard et Michel Boutant, auteurs d’un rapport sur base industrielle et technologique de défense [BITD] remis en juillet. Et pour cause : les deux groupes sollicités n’avaient aucun intérêt à se lancer dans une telle opération. « On se trouve devant une version industrielle du dilemne du prisonnier : tous auraient intérêt à coopérer, mais aucun n’a intérêt à fournir seul l’effort », résumèrent les parlementaires.

Alors que plusieurs députés, de tous les bords politiques, se sollicitèrent le gouvernement pour éviter à Photonis le même sort que Latécoère [passé sous pavillon américain], Teledyne sortit du bois en faisant une offre de plus de 500 millions de dollars. Évidemment, s’opposer au rachat d’une entreprise est toujours un mauvais signal envoyé aux investisseurs. Aussi, il fut rapporté que le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, s’était oppose « verbalement » au projet du groupe américain.

Puis, durant l’été, le gouvernement mit des conditions drastiques au rachat de Photonis, imposant l’entrée au capital de Bpifrance, avec un droit de veto susceptible d’être utilisé en cas de décision allant à l’encontre des intérêts de la France, la mise en place d’un « comité de sécurité interne », composé de représentants du ministère des Armées et de celui de l’Économie, et l’interdiction d’envoyer aux États-Unis toute information relative aux équipements livrés aux forces françaises.

En septembre, Teledyne fit connaître auprès de la Securities and Exchange Commission [le « gendarme » boursier américain, ndlr] son intention de renoncer à Photonis, estimant que le prix de son rachat était trop élevé au regard des exigences imposées par les autorités françaises. En réalité, il s’agissait d’une manoeuvre pour contraindre le fonds Ardian à baisser le prix de vente.

En effet, le 26 octobre, Teledyne annonça avoir obtenu « un accord de pricinpe » pour le rachat de Teledyne pour 425 millions d’euros, soit avec un rabais de 15%.

Les choses en étaient restées là jusqu’à ce 18 décembre, avec la déclaration de Florence Parly, la ministre des Armées. Ainsi, a-t-elle annoncé, « l’État travaille avec des acteurs industriels et financiers français à une solution de reprise nationale permettant de préserver la souveraineté de Photonis, entreprise essentielle aux opérations militaires françaises. » Et d’ajouter : « L’offre de rachat de Photonis par l’industriel Teledyne n’a pas fait l’objet d’un agrément au titre de la réglementation relative aux investissements étrangers en France. »

Pour la ministre, cette décision traduit la « volonté de protection des intérêts stratégiques de la France, dont Photonis fait partie, tout en assurant la pérennité de cette entreprise d’excellence. »

Reste maitenant à voir quelle alternative sera trouvée. Est-ce que Thales et Safran se sont laissé convaincre? Un autre fonds d’investissement français est-il intéressé?

Quoi qu’il en soit, la France n’est pas la seule à vouloir préserver ses fleurons technologiques des appétits étrangers. L’Allemagne également, alors que, traditionnellement, l’État fédéral se garde d’intervenir dans les affaires des entreprises. Selon Reuters, le gouvernement allemand a en effet décidé l’acquisition d’une participation de 25,1% au capital de l’électronicien de défense Hensoldt, qui avait été cédé par Airbus au fonds KKR en 2017 et introduite en Bourse en septembre dernier. Objectif? Protéger le groupe des visées chinoises. Au début du mois, et nom de la sécurité nationale, Berlin avait également mis son veto au rachat d’IMST oar Addsino, une filiale du groupe de défense public China Aerospace Science and Industry Corporation.

Photo : © Photonis

http://www.opex360.com/2020/12/18/optronique-paris-ferme-definitivement-la-porte-a-un-rachat-de-photonis-par-lamericain-teledyne/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 37 Icon_minitimeSam 9 Jan 2021 - 18:10

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Permettant de se passer du GPS, le système français « Vision » a passé des essais prometteurs

PAR LAURENT LAGNEAU · 9 JANVIER 2021


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Permettre à un aéronef de se repérer sans recourir aux signaux de géolocalisation par satellite [GPS ou Galileo], susceptibles d’être sensible au brouillage : tel est l’enjeu du projet Vision, confié par la Direction générale de l’armement [DGA] à Safran Electronics & Defense et à Sodern, spécialiste des viseurs stellaires [ou viseurs d’étoiles], indispensables aux missiles stratégiques M51.

Sur le papier, le principe du projet Vision est simple : il consiste à associer une centrale inertielle à un viseur stellaire. En pratique, l’affaire est beaucoup plus compliquée.

Pour rappel, un viseur stellaire est utilisé par les engins spatiaux pour mesurer les coordonnées d’une ou de plusieurs étoiles et les transmettre à un calculateur afin de déterminer, avec une précision de l’ordre de la seconde d’arc [soit 0,000277778 degré] une position ou une trajectoire par par comparaison avec les éphémérides des étoiles et autres corps célestes enregistrées dans une base données.

Sur Terre, un tel système ne peut être utilisé que de nuit et par temps clair. Sauf qu’il sera sans doute possible d’y remédier grâce aux innovations que porte le projet Vision.

La première, développée par Safran Electronics & Defense, constitue une « rupture technologique », selon l’Agence de l’Innovation de Défense [AID]. Il s’agit d’une centrale inertielle à Gyroscope Résonnant Hémisphérique encore plus précise et fiable que celles actuellement disponibles, tout en ayant une consommation et un encombrement plus faibles.

La seconde, mise au point par Sodern, est une viseur stellaire intégrant « des traitements d’images et des technologies innovantes », ce qui permet de « de détecter et d’identifier des étoiles de jour, en dépit de la luminance élevée du ciel. » Comme l’explique l’AID, cela « permet de fournir une mesure corrigeant la position de la centrale inertielle, et cela même en pleine journée. »

La première phase du projet Vision vient de se terminer. Et les essais réalisés au sol et en vol sont particulièrement prometteurs. Cette campagne s’est déroulée en trois étapes.

La première a consisté à réaliser des tests fonctionnels en pleine journée, sur le banc CIRE de la DGA Maîtrise de l’Information [DGA MI]. Puis des essais en altitude ont été effectués à l’observatoire du Pic du Midi, avec le concours du CNRS. Et « la capacité du démonstrateur à poursuivre de 4 à 5 étoiles à différents endroits de la voute céleste, de jour comme de nuit, a été démontrée », explique l’AID.

Enfin, le système Vision a fait l’objet de quatre vols d’essais [trois de jour et un de nuit] à bord d’un avion ATR42 du Service des Avions Français Instrumentés pour la Recherche en Environnement [SAFIRE]. Ce qui a permis de démonter sa viabilité à bord d’un aéronef. « De nombreuses étoiles ont été accrochées et poursuivies de manière fine par le démonstrateur, tout au long des trajectoires de vol et une estimation précise de la position de l’avion a pu être obtenue », conclut l’AID.

Photo : © DGA MI

http://www.opex360.com/2021/01/09/permettant-de-se-passer-du-gps-le-systeme-francais-vision-a-passe-des-essais-prometteurs/
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