Royal Moroccan Armed Forces
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 SCAF (Système de combat aérien du futur)

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MessageSujet: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeMar 12 Fév 2019 - 23:28

Rappel du premier message :

Citation :
L’Espagne va se joindre au programme franco-allemand de Système de combat aérien du futur

par Laurent Lagneau · 12 février 2019


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 00b852

Très tôt, l’Espagne fit savoir qu’elle n’entendait pas rester à l’écart du programme franco-allemand de Système de combat aérien du futur [SCAF], qui permettra de remplacer les Eurofighter et les Rafale à l’horizon 2040.

Seulement, il lui fut proposé un statut « d’observateur » étant donné que Paris et Berlin avaient convenu de mettre d’abord en place un « socle franco-allemand bien solide » avait d’ouvrir éventuellement le programme SCAF à d’autres partenaires européens.

Depuis, Dassault Aviation, désigné comme chef de file de ce projet, et Airbus ont obtenu, le 6 février, un contrat d’architecture et de concepts d’un montant de 65 millions d’euros. Le même jour, les motoristes Safran et MTU ont signé un accord de coopération industrielle pour la motorisation de l’avion de combat de nouvelle génération.

Désormais, ce socle « franco-allemand » étant bien établi, l’Espagne va pouvoir se joindre à ce programme. C’est, en tout cas, ce qu’a annoncé Madrid, le 11 février. En effet, la ministre espagnole de la Défense, Margarita Robles, doit signer à cette fin une lettre d’intention avec ses homologues française et allemande [Florence Parly et Ursula von der Leyen, ndlr] en marge de la prochaine réunion de l’Otan, prévue les 13 et 14 février.

Ensuite, un accord final entre la France, l’Allemagne et l’Espagne devrait être conclu d’ici le Salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, en juin. Selon la presse espagnole, Madrid ne viendrait pas les mains vides puisqu’il est question d’une participation financière de 25 millions d’euros pour les deux prochaines années.

Madrid a une bonne raison de rejoindre le programme SCAF. Via la SEPI [Società Spagnola Industrial Holdings], elle détient en effet 4,17% du capital d’Airbus, qui dispose de plusieurs sites et emploie plus de 10.000 salariés en Espagne. Ce qui fait, d’ailleurs, que l’Ejército del Aire compte acquérir un lot d’Eurofighter EF-20000 supplémentaires pour remplacer ses chasseurs-bombardiers F-18 Hornet les plus anciens d’ici 2022.

Cela étant, la France était jusqu’à présent réticente à accueillir un autre partenaire dans le cadre du programme SCAF. Mais finalement, le Délégué général pour l’armement, Joël Barre, avait confié au député Jean-Charles Larsonneur que cela ne constituait « en soi pas soi un problème de fond » tant que le « niveau d’ambition » de l’Espagne n’était « pas déraisonnable ».

En outre, la participation de l’Espagne permettra d’obtenir un financement du SCAF via le nouveau Fonds européen de défense. Pour espérer en bénéficier, il faut en effet présenter un « projet collaboratif associant au moins 3 participants issus de 3 États membres. »

Pour rappel, le programme SCAF vise à mettre au point un « système de systèmes » autour d’un avion de combat polyvalent de 6e génération, habité ou non, lequel devra travailler en réseau avec des drones [UCAV, MALE RPAS] ainsi qu’avec d’autres plateformes [AWACS, ravitailleurs, satellites].

http://www.opex360.com/2019/02/12/lespagne-va-se-joindre-au-programme-franco-allemand-de-systeme-de-combat-aerien-du-futur/  
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeMar 11 Fév 2020 - 20:14

Citation :
Le premier contrat de R&T du SCAF (avion de combat du futur) passe au grill du Bundestag

Par Michel Cabirol            |    11/02/2020, 12:32  |  764  mots


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f3234
Le parlement allemand a bizarrement (constitution allemande oblige) le "Go" entre ses mains pour faire décoller
ce programme européen (Allemagne, France et Espagne) vital pour la souveraineté européenne (Crédits :
Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa)
     
Le premier contrat de Recherche et Technologie du programme SCAF (Système de combat aérien du futur) doit être approuvé mercredi en principe par le Bundestag. Un contrat qui s’élève à 155 millions d'euros au total et financé à parité par la France et l'Allemagne.

Le programme Système de combat d'avion du futur (SCAF) est sur la piste d'envol. Et c'est le Bundestag, le parlement allemand, qui a bizarrement (constitution allemande oblige) le "Go" entre ses mains pour faire décoller ce programme européen (Allemagne, France et Espagne) vital pour la souveraineté européenne. Traversé par les jeux de la politique intérieure allemande et ouvert aux influences industrielles ainsi qu'à une volonté propre de peser sur ces grands programmes franco-allemands, le Bundestag devra donc approuver ou pas mercredi le premier contrat de R&T (Recherche et technologie) du SCAF. Enfin, il ne faut pas non plus négliger le fait que le ministère de la Défense puisse jouer en sous-main avec le Parlement allemand en vue de négocier de nouvelles contreparties avec la France.

Une chose est sure, le SCAF est prévu à l'ordre du jour du Bundestag de mercredi. C'est ce qui a été décidé mais le suspense est garanti jusqu'au tout dernier moment, le dossier pourrait être retiré par le gouvernement de l'ordre du jour si les recommandations du Parlement sur ce contrat donnaient lieu à de nouvelles surenchères. Il y a peu de temps encore, le gouvernement d'Angela Merkel était plutôt confiant sur ce calendrier. "Mais la prudence reste donc de mise", explique-t-on à Paris. Si tout a été négocié aux petits oignons par les étatiques (ministères des Armées et de la Défense) et les industriels, il est encore possible que des jeux politiques internes allemands parasitent le vote du contrat au Bundestag.


"Mesdames et messieurs les parlementaires du Bundestag, votre vote dans quelques jours sur le démonstrateur du SCAF, aura une importance décisive, et enverra un signal politique fort, sur la volonté de nos deux pays de construire l'Europe de la défense", avait lancé à Strasbourg le 5 février la ministre des Armées, Florence Parly en conclusion de son discours devant l'Assemblée parlementaire franco-allemande.

Un contrat signé en décembre en attente du Bundestag

Le travail entre les étatiques français et allemands a été bien fait (tout est parfaitement équilibré dans le programme entre la France et l'Allemagne) et plutôt rapidement. D'autant que le contrat a été déjà signé en décembre par les industriels, qui se sont mis d'accord sur le devis. Un contrat qui sera mis en vigueur bien évidemment sous réserve d'acceptation du Bundestag. Quel est ce dossier qui va passer mercredi au grill des parlementaires allemands ? C'est un contrat de R&T de 155 millions d'euros (soit 148 millions pour la tranche ferme et 7 millions pour la tranche optionnelle), financé à parité par la France et l'Allemagne (77,5 millions d'euros chacun) et d'une durée de 18 mois.

Ce contrat porte sur l'ensemble des cinq piliers du programme (avion, moteur, combat collaboratif connecté, drones et coordination du programme). Il doit faire travailler les industriels ensemble sur les technologies ainsi que sur leur maturation avec l'ambition de développer des démonstrateurs à l'horizon de 2026. Deux dossiers du SCAF (capteurs et furtivité) ont été remis à plus tard. Un premier contrat dit d'études de concept de 65 millions d'euros financé à parité avait signé en janvier 2019 avec une tranche ferme et une tranche optionnelle qui a été affermie fin octobre.

Vers un contrat de démonstrateurs

Ce premier contrat de R&T doit logiquement amener les industriels vers un deuxième contrat plus ambitieux, qui reste encore à définir par la France et l'Allemagne. Il doit être signé entre mi-21 et mi-22 et permettra avec des financements plus importants d'aller encore plus loin dans les travaux communs en vue de réaliser des démonstrateurs, dont notamment l'avion, le moteur, les drones et le combat collaboratif connecté. "Il y aura une stratégie complète de démonstration", souligne-t-on à La Tribune.
Le montant de ce futur contrat devrait s'élever à plus de 1 milliard d'euros au moins. Tout dépendra si la phase de démonstration est saucissonnée en plusieurs tranches comme le voudrait le Bundestag afin de contrôler au plus serré le programme SCAF et donc peser sur le discussions entre la France et l'Allemagne. Au total, l'Allemagne et la France devront mettre plusieurs milliards d'euros. Et là, le programme deviendra irréversible, ce qui affaiblira le pouvoir de nuisance du Bundestag. Mais d'ici là, la course de haies va se poursuivre pour les Français face aux Allemands, qui n'auront de cesse de vouloir se renforcer et acquérir des compétences qu'ils n'ont pas pour devenir la première industrie aérospatiale européenne.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-premier-contrat-de-r-t-du-scaf-avion-de-combat-du-futur-passe-au-grill-du-bundestag-839400.html
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeMer 12 Fév 2020 - 19:07

Citation :
  Malgré des réserves, les députés allemands ouvrent la voie à la mise au point d’un démonstrateur du SCAF

par Laurent Lagneau · 12 février 2020  


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 00b7a10

Étant donné que le président Macron est attendu le 15 février prochain en Allemagne, où il participera à la Conférence sur la sécurité de Munich, un vote négatif du comité des Finances du Bundestag [chambre basse du Parlement allemand, ndlr] au sujet du contrat de Recherche et technologie [R&T] relatif au Système de combat aérien du futur [SCAF] aurait été du plus mauvais effet.

Pour rappel, ce contrat, d’une valeur totale de 150 millions d’euros, aurait dû être attribué à Dassault Aviation et à Airbus Defence & Space [ADS] lors du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, en juin 2019.

Puis, les désaccords entre Paris et Berlin sur la politique en matière d’exportation d’armes ainsi que les atermoiements concernant le développement du char de combat du futur [également menée dans le cadre d’une coopération franco-allemande] eurent pour conséquence de retarder le dossier. Et il avait été alors dit que le contrat serait attribué en janvier 2020. Ce qui n’a donc pas été le cas puisque le Bundestag ne s’était pas encore prononcé, comme il est fondé à le faire quand il est question d’un investissement supérieur à 25 millions d’euros.

Or, un feu vert des députés allemands n’était pas forcément acquis d’avance. Au-delà des tracas politiques auxquels la ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, fait face [au point de renoncer à la chancelière Angela Merkel], certains élus ont fait part de leurs réticences à voter pour ce projet en l’étant, dans la mesure où il ferait une part trop belle à l’industrie française aux dépens de celles d’outre-Rhin.

Les tensions au niveau des motoristes appelés à participer au développement du SCAF, à savoir le français Safran et l’allemand MTU Aero Engines, en sont ainsi un exemples. Des membres du Bundestag estimèrent en effet que le partage industriel était trop à l’avantage de l’industriel français. Et cela même si l’expérience de MTU dans le domaine des moteurs d’avions de combat était des plus limitées. Finalement, un accord fut trouvé en décembre dernier.

Ces réserves des parlementaires allemands expliquent la tribune publiée en janvier dans les colonnes du Figaro par les chefs d’état-major des forces aériennes des trois pays impliqués dans le programme [France, Allemagne et Espagne] ainsi que les propos tenus récemment par Florence Parly, la ministre française des Armées, à leur endroit. En effet, elle leur avait expliqué que leur vote aurait une « importance décisive » et qu’il enverrait un « signal politique fort, sur la volonté de nos deux pays de construire l’Europe de la défense. »

Quoi qu’il en soit, ce 12 février, les députés allemands n’ont donc pas voulu prendre le risque de couper ce « signal politique fort » et de faire tanguer davantage la relation franco-allemande. En effet, à l’exception des élus Verts [le président Macron rencontrera leurs responsables à Munich, ndlr] et du parti Die Linke, ils ont débloqué les 77 millions d’euros de crédits nécessaires au développement d’un démonstrateur du New Generation Fighter, l’avion de combat de nouvelle génération sur lequel reposera le SCAF [qui mettra en réseau chasseurs-bombardiers, effecteurs, drones, satellites, etc… dans une logique de combat collaboratif].

« Nous allons le faire car nous ne voulons pas détériorer les relations franco-allemandes, et ce juste avant la venue du président français Emmanuel Macron ce week-end en Allemagne pour la Conférence sur la sécurité de Munich », avait pris soin d’expliquer, rapporte l’AFP, Rainer Brandl, le rapporteur du projet à la commission du Budget.

Cependant, ce feu vert s’accompagne de quelques conditions. Et cette victoire d’un jour pourrait ne pas avoir de lendemain… En effet, les députés allemands demandent des garanties pour que les intérêts des industriels d’outre-Rhin soient mieux pris en compte et que le projet de char du futur [Main Ground Combat System, MGCS], conduit par l’Allemagne, puisse avancer au « même rythme » que le SCAF.

« Le programme de l’avion de chasse, piloté par les Français, progresse vite, alors que celui du char est à la traîne », a fait valoir un député allemand auprès de l’AFP. Sur ce point, le retard pris par le MGCS est largement dû à l’attitude de Rheinmetall, qui a chamboulé le partage industriel tel qu’il était prévu en annonçant son intention de prendre le contrôle de Krauss Maffei Wegmann, le partenaire du français Nexter Systems.

Cela étant, cette exigence n’a pas vraiment de sens car les deux projets sont foncièrement différents en termes d’enjeux et ils ont chacun leur calendrier propre. Aussi, il ne faudrait pas qu’elle devienne un prétexte, à l’avenir, pour justifier une remise en cause du SCAF…

« Les questions programmatiques fondamentales telles que les droits de propriété intellectuelle et le rôle futur de l’Espagne dans le programme ne sont toujours pas suffisamment claires », a résumé l’écologiste Tobias Lindner. Or, a-t-il continué, « ces questions sont très importantes pour garantir que l’avion puisse également être entretenu en Allemagne et, si nécessaire, développé davantage d’ici quelques décennies. »

Après l’étude de concept, le vote du Bundestag va donc permettre aux bureaux d’études des industriels impliqués de mettre au point un démonstrateur, d’ici 2026, au mieux. Mais ce projet, au regard des investissements qu’il suppose, sera toujours à la merci des députés allemands, dès qu’il s’agira de débloquer de nouveaux fonds.

http://www.opex360.com/2020/02/12/malgre-des-reserves-les-deputes-allemands-ouvrent-la-voie-a-la-mise-au-point-dun-demonstrateur-du-scaf/
 
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeJeu 13 Fév 2020 - 18:13

Citation :
SCAF : un vote du Bundestag en trompe l’œil ?

Par Michel Cabirol (avec AFP) | 13/02/2020, 6:00 | 686 mots


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f3d43
Les parlementaires allemands dictent leurs conditions à l'avancement du programme SCAF.
(Crédits : Dassault Aviation / Eridia Studio / V. Almansa)


Le Parlement allemand a validé un premier contrat de R&T dans le cadre du programme du Système de combat aérien du futur (SCAF). Un programme crucial pour la souveraineté des deux pays qui reste soumis aux conditions des parlementaires allemands.


Le Bundestag a approuvé mercredi le premier contrat de Recherche et Technologie du programme SCAF (Système de combat aérien du futur) d'une durée de 18 mois (phase 1A), une étape cruciale pour le lancement du successeur du Rafale et de l'Eurofighter. Un contrat qui s'élève à 155 millions d'euros au total et financé à parité par la France et l'Allemagne. Mais la façon dont s'est déroulé le vote laisse un goût amer. "Nous allons le faire car nous ne voulons pas détériorer les relations franco-allemandes, et ce juste avant la venue du président français Emmanuel Macron ce week-end en Allemagne pour la Conférence sur la sécurité de Munich", a expliqué à l'AFP avant le vote le rapporteur du projet à la commission du Budget, Rainer Brandl.

De bien mauvaises raisons pour approuver un contrat aussi important même si en France on se satisfait quand même du vote. La citation "A chaque jour suffit sa peine" colle à merveille à la coopération franco-allemande sur le SCAF. Cela confirme que la France doit se préparer à une véritable course de haies face aux oukases réguliers des parlementaires allemands influencés par les industriels allemands, MTU ainsi que le groupement industriel composé d'Hensoldt, Rohde & Schwarz, ESG et Dielh.


"Le parlement allemand vient de valider une étape cruciale pour le système de combat aérien du futur qui équipera les armées espagnole, allemande et française. Les voyants sont au vert pour développer un prototype d'avion de combat, qui volera en 2026", s'est réjoui dans un Tweet la ministre des Armées, Florence Parly.

Une technologie clé revendiquée par les Allemands?

En outre, les parlementaires allemands, qui depuis le début craignent que les industriels français soient trop dominateurs dans le projet, ont posé des conditions. Ils veulent en particulier qu'un autre projet militaire franco-allemand d'envergure, le programme de char MGCS (Main Ground Combat System), dont les Allemands sont chefs de file, progresse au même rythme que celui de l'avion du futur. Les deux projets doivent avancer "en parallèle", indique une résolution également votée mercredi sur le sujet. Sauf que c'est du côté allemand que cela bloque en raison des revendications démesurées d'un industriel allemand Rheinmetall...

Sur le SCAF, le programme est pourtant parfaitement équilibré industriellement au sein des cinq piliers. L'avion de combat (NGF, Next Generation Fighter) est sous maîtrise d'oeuvre de Dassault Aviation, le moteur sous celle de Safran tandis que le combat collaboratif connecté et les drones sont sous maîtrise d'oeuvre d'Airbus. Enfin, la coordination du programme est partagé entre Dassault Aviation et Airbus. Pourtant les députés ont demandé des garanties pour que les intérêts des entreprises allemandes du secteur technologique soient mieux pris en compte dans le développement du projet. Ainsi, l'une des recommandations du Bundestag pourrait concerner la revendication par les Allemands d'une des technologies clés du SCAF... C'est bien pour cela que le vote du Bundestag est en trompe l'œil.

Et l'Espagne ?

La prochaine étape majeure du programme sera l'intégration de l'Espagne ainsi que l'implication de fournisseurs supplémentaires à partir de la Phase 1B, qui sera lancée à l'issue du succès de la Phase 1A. Car ce premier contrat de R&T doit logiquement amener les industriels vers un deuxième contrat plus ambitieux, qui reste encore à définir par la France et l'Allemagne. Il doit être signé entre mi-21 et mi-22.
Pour l'intégration de l'Espagne dans le SCAF, les industriels discutent déjà entre eux même si la guerre entre Airbus et Indra, le champion espagnol choisi par Madrid pour coordonner les industriels locaux au détriment du constructeur européen, n'est pas encore terminée. "Airbus n'a toujours pas accepté ce point", assure-t-on à La Tribune. Les industriels français et allemands devront faire de la place à Indra, qui ne sera pas a priori présent dans les cinq piliers, mais aussi au motoriste ITP et le groupe d'ingénierie et de technologie Sener, notamment.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/scaf-un-vote-du-bundestag-en-trompe-l-oeil-839577.html
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeMer 19 Fév 2020 - 20:46

Citation :
SCAF : les sept exigences du Bundestag pour surveiller le programme franco-allemand

Par Michel Cabirol            |    19/02/2020, 6:00  |  939  mots

SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f3d49
Les industriels allemands et français doivent faire de la place aux industriels espagnols dans le programme
SCAF (Crédits : Dassault Aviation / Loan Charleau)


     
Lors de l'approbation du contrat de R&T pour le programme SCAF, le Parlement allemand a formulé sept exigences auprès du gouvernement Merkel. Sept exigences qui font monter la pression sur le bon déroulement de ce programme vital pour la souveraineté européenne.

La ministre des Armées Florence Parly va signer jeudi à l'Hôtel de Brienne le contrat portant sur la réalisation des démonstrateurs du Système de combat aérien du futur (SCAF) en présence de son homologue allemande, la ministre de la Défense, Annegret Kramp-Karrenbauer, et du secrétaire d'Etat auprès de la ministre de la Défense espagnole, Ángel Olivares Ramírez. Cette signature fait suite à l'approbation mercredi dernier par le Bundestag du premier contrat de Recherche et Technologie (R&T) du programme SCAF d'une durée de 18 mois (phase 1A). Une étape cruciale pour le lancement du successeur du Rafale et de l'Eurofighter.

Ce contrat s'élève à 155 millions d'euros au total et financé à parité par la France et l'Allemagne. Il concerne le développement le design de base du programme (démonstration, certification, conception de la gestion des données), le design de base de l'avion (architecture système, données aérodynamiques, intégration des armements, configurations de démonstration), les systèmes (motorisation, capteurs et intégration), la Simulation et l'environnement (conduite des essais et intégration, cohérence de l'ensemble), les premières briques de maturité technologique, dont réduction de la signature en phase supersonique, et, enfin, la conduite de la production.

Les sept exigences du Bundestag

Mais pour voter ce budget, le Bundestag a formulé, outre un développement parallèle des projets SCAF et du char du futur (MGCS), sept exigences auprès du gouvernement fédéral. Le Parlement allemand a demandé au ministère de la Défense de présenter un rapport complet sur le projet MGCS, et plus particulièrement, sur la consolidation du secteur de l'industrie terrestre allemande (Rheinmetall et Krauss-Maffei Wegmann) lors d'une session de la commission de la défense et de celle du budget prévue le 4 mars prochain (1). Au-delà, il souhaite la mise en place d'une gestion interministérielle afin de superviser les deux projets SCAF et MGCS (2) ainsi que la publication de comptes-rendus trimestriels afin que les membres des commissions de la défense et du budget puissent suivre l'avancement des deux projets (3).

Le gouvernement est appelé par le Bundestag à définir pour les deux projets les technologies-clés nationales et a prendre des mesures pour que leur conception, leur production et leur disponibilité pour l'Allemagne soient garanties (4). Elles concernent les technologies issues des participations allemandes en tant que comme chef de file ou partenaire principal, dans les projets nationaux et internationaux dans des programmes technologiques et de démonstrateurs. Pour la R&T qui peut être utilisable dans le civil, des mesures similaires doivent être prises (ainsi que des structures créées à cette fin) par le ministère de la Défense, le ministère de l'Economie, le ministère de la Recherche & Développement, comme, par exemple, le programme de recherche aéronautique au Ministère de l'Economie (5).

Par ailleurs, le Parlement allemand souhaite que l'accord conclu en 2013 entre Airbus (EADS à l'époque) et le gouvernement allemand sur la protection des intérêts essentiels de sécurité, soit actualisé au regard du projet SCAF (6). Enfin, il a donné au gouvernement allemand jusqu'au 17 juin prochain pour répondre sur les points 2 à 6 (7).

Une véritable course de haies

Le Bundestag entend mettre la pression sur le gouvernement allemand pour protéger les intérêts industriels de l'Allemagne. Il exprime les mêmes inquiétudes exprimées dans sa lettre du 14 juin 2019 : inquiétudes sur la domination française, sur les retards allemands dans les deux programmes et exigences de l'égalité des droits intellectuels, de la parité dans tous les domaines avec la France, et du juste retour militaire et civil des investissements en Allemagne. Pour le Bundestag, les deux projets doivent être développés de concert même s'ils sont de nature et de complexité différentes. "Les Allemands cherchent à renforcer ou à réacquérir des compétences où ils n'étaient pas en pointe", constate un bon observateur.

De nouvelles inquiétudes ont également été exprimées lors du débat au Parlement : rôle de l'Espagne, question sur les droits de propriété intellectuelle, rôle de Rheinmetall dans la consolidation terrestre. Autant de dossiers qui pourraient parasiter le bon déroulement du programme SCAF. Ce qui est sûr c'est que les industriels français et allemands vont devoir faire de la place à Indra, le champion espagnol choisi par Madrid pour coordonner les industriels locaux, mais aussi au motoriste ITP et au groupe d'ingénierie et de technologie Sener, notamment. Les discussions sont déjà engagées entre eux.
Sur la propriété intellectuelle, la France et l'Allemagne ont trouvé un accord cadre où chaque industriel pourra protéger la propriété intellectuelle de ses compétences. Ce qui veut dire que Safran par exemple ne sera pas obligé par exemple de transférer à MTU ses compétences sur les parties chaudes du moteur. En revanche, toutes les compétences nécessaires à l'établissement des études en commun sont partagées dans un cadre de droit d'usage. Clairement, tout ce qui est créé en commun par les industriels dans le cadre de la coopération (Airbus/Dassault Aviation ou Safran/MTU par exemple), appartient de manière conjointe aux entreprises. Ce qui veut dire aussi que tout ne se fera pas en commun et donc ne se partagera pas. En outre, les Etats peuvent s'en servir pour leurs besoins de défense. En revanche, pas question pour les industriels de transférer vers le civil des savoir-faire s'ils n'en ont pas la propriété intellectuelle.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/scaf-avion-de-combat-du-futur-les-sept-exigences-du-bundestag-allemand-840019.html  
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeJeu 20 Fév 2020 - 19:09

Citation :
Paris et Berlin entérinent l’accord pour la mise au point d’un démonstrateur de l’avion de combat du futur

par Laurent Lagneau · 20 février 2020


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f3270

Une semaine après que les députés allemands ont débloqué, avec quelques réserves, les crédits nécessaires à la poursuite du programme relatif au Système de combat aérien du futur [SCAF], Paris et Berlin doivent entériner, ce 20 février, l’accord permettant de lancer la phase 1A, c’est à dire celle ouvrant la voie à la mise au point d’un démonstrateur visant à valider la faisabilité de ce projet ambitieux.

Cet accord, qui aurait dû entrer dans les faits à l’occasion du dernier salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget et qui était attendu avec impatience par Dassault Aviation et Airbus Defence & Space, a en effet été signé à l’occasion d’une visite à Paris d’Annegret Kramp-Karrenbauer, la ministre allemande de la Défense. Étant donné que la France assure la maîtrise d’oeuvre de ce projet, le Délégué général pour l’armement [DGA], Joël Barre doit notifier ensuite les contrats aux industriels concernés. Enfin, une lettre d’intention sera également signée avec l’Espagne, qui doit intégrer le programme d’ici quelques mois.


Citation :
Décollage pour l’Europe de la Défense 🇪🇺🇫🇷🇩🇪🇪🇸! La signature du contrat pour le démonstrateur du #SCAF est le point de départ d’une coopération scientifique et industrielle ambitieuse qui permettra de doter nos armées respectives de moyens de combat aériens de nouvelle génération pic.twitter.com/zOtPLKbm5w

— Françoise Dumas (@fdumasdeputee) February 20, 2020



Pour rappel, le SCAF est un « système de systèmes » qui vise à mettre en réseau différents types d’aéronefs et d’effecteurs autor d’un nouvel avion de combat, appelé pour le moment « New Generation Fighter » [NGF], dont le développement a été confié à Dassault Aviation, avec Airbus DS comme partenaire principal.

La phase 1A nécessite un investissement de 150 millions d’euros, assumé à 50-50 par la France et l’Allemagne. Dans le détail, 91 millions d’euros seront destinés au NGF. Les études portant sur les moteurs de cet appareils, confiées à Safran et à MTU Aero Engines bénéficieront d’une enveloppe de 18 millions d’euros.

Confiée à Airbus et à MBDA, la mise au point des effecteurs connectés [ou « remote-carriers »], c’est à dire des drones qui accompagneront le NGF pour désigner les cibles, réaliser des missions de reconnaissance et/ou de guerre électronique ou encore pour saturer les défenses adverses, disposera d’une enveloppe de 19,5 millions d’euros.

En outre, 14,5 millions d’euros seront flêchés vers le système de combat collaboratif, qui permettra de connecter l’ensemble des aéronefs [et satellites] et les centres de commandement entre-eux. Ce travail doit être assuré par Airbus et Thales. Enfin, 6 millions d’euros seront destinés à financer les travaux relatifs à la cohesion globale du programme.

Pour le moment, l’Espagne a déjà engagé 2 millions d’euros dans les études amont du programme. Sa participation devrait s’élever à 45 millions d’euros dans le courant de l’année 2020. Cette somme viendra s’ajouter aux 150 millions investis par la France et l’Allemagne.


Citation :
Ce matin à Paris, Allemagne, Espagne et France entérinent leur décision de développer le démonstrateur du futur avion de combat européen dans le cadre du SCAF, avec pour objectif un premier vol en 2026 🇪🇸🇩🇪🇫🇷🇪🇺 pic.twitter.com/wKFHVbCYlt

— Florence Parly (@florence_parly) February 20, 2020


Au total, le programme SCAF devrait exiger 4 milliards d’euros d’investissements d’ici à 2025. Et 8 milliards d’ici à 2030. Ce qui le mettra à la merci d’un mouvement d’humeur des députés allemands, ces derniers ayant un droit de regard dès lors que le montant d’une enveloppe budgétaire dépasse les 25 millions d’euros.

Or, pour débloquer la phase 1A, les parlementaires d’outre-Rhin ont exprimé plusieurs exigences, dont une lie le sort du SCAF au projet de char de combat du futur [MGCS], pour lequel l’Allemagne assure la conduite. Pour eux, les deux programmes doivent avancer au « même rythme », ce qui n’a pas vraiment de sens étant donné que leur nature, leur complexité et leurs enjeux sont différents. Et ils ont aussi exigé des garanties pour préserver les intérêts de l’industrie allemande face à son homologue française tout en s’interrogeant sur le rôle que tiendra l’Espagne.

Sur ce point, Airbus conteste toujours la décision de Madrid de faire du groupe Indra le maître d’œuvre national du programme SCAF. La semaine passée, lors de la présentation des résultats du groupe qu’il dirige, Guillaume Faury a parlé d’une « erreur qui doit être corrigée ».

Mais il n’en est pas question pour le gouvernement espagnol, pour qui sa décision est « définitive et bonne pour l’intérêt national ». Ce que confirme évidemment Fernando Abril-Martorell, le Pdg d’Indra, qui a défendu un choix « très logique », allant dans « l’intérêt général » dans les colonnes du quotidien El Espanol, le 19 février.

Quoi qu’il en soit, la route sera encore longue. Mais comme le disait Sénèque, « ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, mais parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

http://www.opex360.com/2020/02/20/paris-et-berlin-enterinent-laccord-pour-la-mise-au-point-dun-demonstrateur-de-lavion-de-combat-du-futur/
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeVen 21 Fév 2020 - 22:25

Citation :
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SCAF : Airbus et MBDA collaborent sur les remote carriers © Airbus


 21/02/2020 16:04 | BOQUET Justine

SCAF : Airbus et MBDA collaborent sur les remote carriers



Alors que le jeudi 19 février, la DGA a officiellement notifié les contrats de démonstrateurs aux industriels du programme SCAF, Airbus et MBDA ont détaillé l'organisation de leur collaboration sur le plan des Remote Carriers.

Airbus, industriel principal sur le programme de démonstrateur des remote carriers, est venu préciser le 20 février la façon dont seront conduits les travaux de développement avec son partenaire MBDA. Chacun des industriels capitalisera sur son expérience afin de participer au projet remote carrier. C'est ainsi que le missilier européen se concentrera sur les vecteurs de petite et moyenne taille et qu'Airbus mobilisera ses équipes sur les drones de grande et moyenne taille, ainsi que sur la connectivité et l'aspect combat collaboratif, grâce à son expérience dans le champ du man-unmanned teaming (collaboration entre plateformes habitées et inhabitées). « MBDA dispose d'une expertise unique dans le lancement, le vol et l'autonomie des petits et grands missiles », rapporte ainsi Airbus.

Remote carriers.

L'expérience de MBDA dans le domaine des missiles et celle d'Airbus dans celui des drones et de la connectivité permettront d'appréhender l'ensemble des enjeux liés aux remote carriers, ces vecteurs pouvant à la fois être employés comme de l'armement ou comme des drones. Ces drones d'accompagnement pourront être de tailles multiples et être mis en œuvre selon des modes opératoires différents. Ils seront principalement employés pour venir saturer les défenses ennemies et perturber les radars, afin de permettre aux chasseurs de mener leurs missions. Les risques de détection et d'engagement des avions de combat devraient ainsi se retrouver limités.

https://www.air-cosmos.com/article/scaf-airbus-et-mbda-collaborent-sur-les-remote-carriers-22620
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeSam 22 Fév 2020 - 21:32

Citation :
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SCAF : la connectivité des systèmes sera assurée par Airbus et Thales © Airbus


 21/02/2020 17:01 | BOQUET Justine

SCAF : la connectivité des systèmes sera assurée par Airbus et Thales



Airbus et Thales ont signé un accord afin de mener conjointement le développement de l'Air Combat Cloud du SCAF.

Qui dit système de systèmes, dit connectivité. En effet, le SCAF rime avec combat collaboratif et échange de données entre les différentes plateformes intégrées. Airbus et Thales ont donc signé un accord le 20 février, officialisant leur collaboration sur le volet Air Combat Cloud du SCAF. Une première phase de démonstrations sera conduite au cours des 18 prochains mois, dans le cadre du contrat Phase 1A du SCAF. Les travaux qui seront réalisés lors de cette première étape serviront de base aux développements futurs.

Données.

Un travail important attend donc désormais les deux industriels, au regard de l'avancée technologique qui caractérise les vecteurs du SCAF. Que ce soit le NGF (nex generation fighter), les remote carriers (drones d'accompagnement) mais également toutes les plateformes d'ores et déjà existantes, ces aéronefs collectent une quantité de plus en plus importante de données. Celles-ci doivent être triées, traitées et analysées, afin de fournir une information enrichie aux opérationnels et les aider dans leur prise de décision. « Au sein du SCAF, l'Air Combat Cloud va, en temps réel, connecter et synchroniser toutes les plateformes et permettre de traiter et distribuer l'information afin d'améliorer la connaissance situationnelle et permettre la conduite d'opérations en collaboration », détaille Thales.

https://www.air-cosmos.com/article/scaf-la-connectivit-des-systmes-sera-assure-par-airbus-et-thales-22622
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeVen 15 Mai 2020 - 0:25

Citation :
Franco-German FCAS Sets Up Expert Commission For ‘Responsible Use’ of Technologies

 10:42 AM, May 14, 2020

SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f1211
European Future Combat Air System (FCAS) illustration



For the first time in the aerospace industry, the French-German Future Combat Air System (FCAS) program has set up an Expert Commission on the responsible use of technologies while developing a networked fighter jet by 2040.

A Future Combat Air System will use technologies such as artificial intelligence (AI), big data analytics, crypto components or human-machine interaction. While this opens up new opportunities for security policy and the military, it also poses challenges of an ethical and legal nature.

The objective of the Expert Commission, scheduled to meet in October this year, is to ensure that the European air defense system meets the mission requirements of the 21st century, while at the same time guaranteeing that the system is under the full control of a responsible human operator at all times and whatever the circumstances, a statement on the recently launched FCAS Forum website says.

When Airbus and German organization Fraunhofer teamed up to lay the technological foundations for FCAS, a concept emerged where information technology and engineering science design methods are used to advance the operationalization of ethical and legal principles.

The result of this joint initiative is the 'Arbeitsgemeinschaft Technikverantwortung' (Expert Commission on the responsible use of technologies) to provide systematic support and guidance during FCAS development. Its goal is to determine ethical guidelines based on international law and to ensure their technical implementation.

This means that for the first time in the history of the Federal Republic of Germany, a major defense policy project is being accompanied from the very beginning by an intellectual struggle surrounding the technical implementation of fundamental ethical and legal principles - also referred to as 'ethical and legal compliance by design.'

https://www.defenseworld.net/news/26982/Franco_German_FCAS_Sets_Up_Expert_Commission_For____Responsible_Use____of_Technologies#.Xr3CM6Yw_IU
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeVen 19 Juin 2020 - 21:20

Citation :
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Défense : trois Armées de l'Air s'impliquent dans le SCAF © Airbus


 19/06/2020 14:06 | La rédaction

Défense : trois Armées de l'Air s'impliquent dans le SCAF



Après la première étape industrielle décidée au début de l'année 2020, les Armées de l'Air française, allemande et espagnole lancent la phase opérationnelle.


SCAF : étape opérationnelle


Le programme SCAF pour "Système de combat aérien du futur" vient de franchir une étape opérationnelle majeure avec la signature de deux documents relatifs au SCAF et aux programmes nationaux de l'aviation de combat, antérieurs au SCAF, qui en jalonnent la route par le général Philippe Lavigne, le général Ingo Gerhartz et le général Javier Salto, respectivement chefs d’état-major des armées de l’Air française, allemande et espagnole. Et en qualité de chefs d’armée de l’Air, ils apportent leur expertise opérationnelle à l’équipe projet tri nationale et au comité de direction du SCAF.

Favoriser interopérabilité

Signés à l’issue d’une visioconférence tenue le 7 mai dernier, ces documents permettent de dégager une vision tripartite – dénommée compréhension commune des besoins en connectivité – afin de favoriser l’interopérabilité des moyens au sein des trois armées de l’Air et avec leurs partenaires multinationaux. Le chemin de la connectivité est ainsi tracé vers le système de combat de “nouvelle génération” SCAF ainsi qu'une définition commune des critères opérationnels concourant à l’évaluation des architectures pouvant répondre aux besoins opérationnels du SCAF qui seront proposées par l’industrie.

Vols de démonstrateurs en 2026

Les prochains jalons du programme SCAF sont tournés vers la convergence des architectures composées d’avion de combat de nouvelle génération et des drones aux capacités multiples, pour lesquels, des démonstrateurs devraient pouvoir voler en 2026.

https://www.air-cosmos.com/article/dfense-trois-armes-de-lair-simpliquent-dans-le-scaf-23259
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeSam 18 Juil 2020 - 19:43

Citation :
Le Sénat veut rendre « irréversible » le projet de Système de combat aérien du futur

par Laurent Lagneau · 18 juillet 2020


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f6329

En juillet 2017, Emmanuel Macron et Angela Merkel annoncèrent le lancement de deux coopérations majeures dans le domaine de l’armement, à savoir le Système de combat aérien du futur [SCAF], confié à la France, et le « char du futur » [Main Groud Combat System – MGCS], devant être développé sous l’égide de l’Allemagne.

Le SCAF est un « système de systèmes » dont la pièce maîtresse sera le New Generation Fighter [NGF], c’est à dire un nouvel avion de combat appelé à remplacer, à partir de 2040, les actuels Rafale et autres Eurofigter Typhoon. Cet appareil évoluera aux côtés d’effecteurs déportés [ou « remote carriers »], capables de leurrer, voire de saturer les défenses adverses, de collecter du renseignement ou encore de mener des missions de guerre électronique. Et cela grâce à un « cloud de combat », qui permettra par ailleurs de connecter plusieurs plateformes différentes [aéronefs, satellites, drones, etc] entre-elles.

Depuis l’annonce faite par M. Macron et Mme Merkel, Dassault Aviation et Airbus Defence and Space ont conclu un accord de coopération, les exigences opérationnelles communes à la France et à l’Allemagne ont été définies [HCORD – High level command operations requirements document], des lettres d’intention ont été signées et l’Espagne a rejoint ce programme.

Puis, une première étude commune de concept, d’une valeur de 65 millions d’euros, a été confiée à Dassault Aviation et à Airbus afin de « conceptualiser les différentes capacités du SCAF et à jeter les bases de leur définition et industrialisation future, en vue d’une capacité opérationnelle complète à l’horizon 2040 » tandis que Safran Aircraft Engines et MTU Aero Engines ont jeté les bases de leur coopération. Et l’accord-cadre relatif au programme SCAF a été signé par la France, l’Allemagne et l’Espagne à l’occasion du salon de l’aéronautique et de l’espace du Bourget, en juin 2019.

Enfin, une autre étape, déterminante, a été franchie en février 2020 avec la signature d’un contrat de 155 millions d’euros pour la phase 1A du programme, ce qui ouvre la voie à la mise au point d’un démonstrateur. Seulement, le Bundestag [chambre basse du Parlement allemand] a traîné les pieds pour autoriser le lancement, pourtant très attendu, de cette phase. En effet, ce dernier a son mot à dire pour chaque investissement supérieur à 25 millions d’euros. Aussi est-il en mesure de bloquer ce projet s’il estime qu’il ne va pas dans le sens qu’il souhaite…

Or, les élus du Bundestag craignent que le SCAF fasse une part trop belle à l’industrie aéronautique française au détriment de celle d’outre-Rhin [en revanche, que les industriels allemands puissent avoir la mainmise sur le MGCS aux dépens de leurs homologues française ne semble pas les empêcher de dormir…].

« Les Allemands redoutent l’influence et le poids d’un complexe militaro-industriel français expérimenté. Mieux encore, il semble qu’ils n’aient pas la même compréhension que nous des enjeux de l’autonomie stratégique. Les Français, quant à eux, interprètent l’attitude des Allemands comme l’expression d’une volonté de développer prioritairement leur industrie nationale et acquérir de nouvelles compétences afin de préserver les emplois et soutenir leur tissu industriel », a ainsi relevé la sénatrice Hélène Conway-Mouret, lors de l’examen en commission d’un rapport sur le SCAF [.pdf], co-écrit avec Ronan Le Gleut.

La crainte de la France n’est pas infondée : ainsi, comme le rappelle M. Le Gleut, le « Bundestag a conditionné son accord pour le contrat de février dernier à la définition par le gouvernement allemand des ‘technologies-clés nationales’ qui devront être totalement disponibles pour l’Allemagne. » Et d’ajouter : « Nous savons que ce pays veut monter en puissance sur l’aéronautique et le spatial mais la philosophie d’un tel programme n’est pas de permettre un rattrapage technologique. »

Mais, plus généralement, étant donné que d’autres investissements seront évidemment nécessaires par la suite [il est question d’un coût prévisionnel de 4 milliards d’euros d’ici 2026 pour le démonstrateur, puis de 8 milliards d’ici 2030], le SCAF sera donc à la merci du Bundestag. Et donc à d’éventuels retards, voire blocages. Ce qui ne pourrait qu’être préjudiciable tant au niveau capacitaire [dont opérationnel] qu’économique. En outre, cela peser le risque d’un abandon du programme, ce dernier n’étant pour le moment pas irréversible.

« Le SCAF est essentiel et structurant pour les prochaines décennies. L’engagement financier actuel, avec un premier contrat de 65 millions d’euros pour l’Étude de concept commun puis
un second contrat de 155 millions d’euros pour la phase 1A du développement du démonstrateur, reste pourtant trop limité pour prévenir tout retour en arrière », soulignent en effet Mme Conway-Mouret et M. Le Gleut.

Aussi, poursuivent-ils, comme « les négociations, qui ont abouti à l’accord franco-allemand sur la première phase du programme, ont été laborieuses », la « vigilance reste de mise pour que le programme ne connaisse pas de blocage définitif ou de retard trop important. Dans ce contexte, les douze prochains mois seront cruciaux pour trouver un nouvel accord, notamment sur la question de la propriété industrielle et sur le pilier ‘furtivité’, et accélérer la mise en œuvre du programme. »

D’où les propositions que les deux sénateurs ont formulées dans leur rapport. La principale consiste à « privilégier la signature début 2021 d’un contrat-cadre global pour poursuivre le développement du démonstrateur du SCAF jusqu’en 2025/2026, plutôt qu’une succession de contrats exigeant une validation politique réitérée. »

« Le programme ne résistera pas à des blocages et des retards à répétition. C’est pourquoi nous prônons la signature d’un contrat-cadre global en début d’année prochaine, pour engager les financements nécessaires aux phases ultérieures du développement du démonstrateur, ce qui aura pour conséquence de rendre ainsi le programme quasi-irréversible. Il s’agit de passer de l’ordre de la centaine de millions à celui du milliard d’euros », a expliqué Mme Conway-Mouret en commission.

Cela étant, il n’est pas certain qu’une telle mesure soit applicable, au regard des principes parlementaires allemands…

La seconde proposition vise à « améliorer la compréhension réciproque entre les trois partenaires [France, Allemagne et Espagne] ainsi qu’à « définir et publier une ‘stratégie industrielle conjointe de défense’ comportant une programmation prévisionnelle des projets conjoints. » Ce qui pourrait limiter le risque de blocage de la part du Bundestag.

Enfin, Mme Conway-Mouret et M. Le Gleut plaident pour une accélération du SCAF dans le cadre des « plans de relance de l’activité économique postcoronavirus », afin qu’il puisse être opérationnel avant 2040. Cela permettrait de « griller la politesse » au projet britannique « Tempest » et donc de lui damer le pion à l’exportation. Et justement, s’agissant de cette question, les deux parlementaires proposer d’inciter l’Allemagne à signer avec l’Espagne « un accord relatif aux exportations d’armements similaire à celui signé avec la France. »

Cependant, il faudrait que ces propositions puissent trouver rapidement un écho favorable… Car le fenêtre de tir est réduite en raison des calendriers électoraux de part et d’autre du Rhin, avec des échéances en 2021 en Allemagne et en 2022 en France. Les prochaines « élections législatives allemandes […] introduisent un élément d’incertitude supplémentaire. Nous devons en être conscients.

Si jamais cette coopération européenne devait capoter, que se passerait-il? D’après Mme Conway-Mouret, les industriels français ont dit être capables de réaliser le SCAF seuls. Si ces derniers ont effectivement les savoir-faire nécessaires, il n’en reste pas moins que les coûts d’un tel programme sont trop importants pour être supportés par un seul pays [des estimations établissent une fourchette allant de 50 à 80 milliards d’euros, contre 40,7 milliards pour le programme Rafale], en raison de sa complexité technologique [futivité, moteurs plus puissants, connectivité, intelligence artificielle, etc]. En outre, a souligné la sénatrice, ce projet a une dimension politique dans la mesure où il offre « l’opportunité de faire avancer la défense européenne » et de « développer standards d’interopérabilité » propres aux Européens.

Illustration : MBDA

http://www.opex360.com/2020/07/18/le-senat-veut-rendre-irreversible-le-projet-de-systeme-de-combat-aerien-du-futur/
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MessageSujet: Re: SCAF (Système de combat aérien du futur)   SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 Icon_minitimeMar 11 Aoû 2020 - 18:24

Citation :
Airbus a testé avec succès une technologie clé pour le Système de combat aérien du futur

par Laurent Lagneau · 11 août 2020


SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f6459

Mené dans le cadre d’une coopération associant la France, l’Allemagne et l’Espagne, le programme « Système de combat aérien du futur » ne vise pas seulement à mettre au point un nouvel avion de combat [le « New Generation Fighter », NGF] sous la direction de Dassault Aviation.

Il consiste aussi à développer un « système de systèmes », c’est à dire un réseau intégrant des capteurs, des aéronefs, de n’importe quel type et de générations différentes, ainsi que des « effecteurs connectés » [ou « Remote Carriers »], sorte de drones pouvant réaliser des missions de reconnaissance et de guerre électronique tout en pouvant éventuellement saturer des défenses adverses.

D’où l’importance des technologies devant permettre aux différents éléments du SCAF de communiquer entre eux. Et cette partie du programme relève d’Airbus Defence & Space, qui a profité de l’exercice de liaisons de données tactiques « Timber Express« , organisé par la Bundeswehr [forces armées allemandes, ndlr] en juin dernier, pour effecter des expérimentations.

Cet exercice, qui s’est tenu à Jagel [Schleswig-Holstein], où est basé l’escadron 51 « Immelman », doté de chasseurs-bombardiers PANAVIA Tornado ECR [reconnaissance et guerre électronique, ndlr], a mobilise des Eurofighter EF-2000, un P-3C Orion de la Deutsche Marine, un E-3A Awacs de l’Otan, une frégate néerlandaise croisant en mer Baltique, et des forces spéciales ainsi que des unités de guerre électronique allemandes.

Sur son site Internet, et avant de donner le coup d’envoi de cet exercice dont la finalité était de faire échanger, en temps réel, des données entre tous les systèmes engagés afin qu’ils pussent avoir une « image commune » d’une situation aérienne donnée, la Bundeswehr avait indiqué qu’Airbus Airbus Helicopters et Hensoldt allaient tester, pour la première fois, la liaison 16 [L16 – standard de liaison de données de l’Otan pour échanger des informations tactiques, ndlr] avec un hélicoptère H145M, précisant qu’il s’agissait d’un « point de départ pour améliorer cet appareil dans sa mission de transport pour les forces spéciales ». Et aucun mot n’avait été dit au sujet de l’expérimentation que s’apprêtait alors à réaliser Airbus.

SCAF (Système de combat aérien du futur) - Page 2 _12f6458

Il aura fallu attendre plus d’un mois après la fin de l’exercice « Timber Express » pour apprendre qu’Airbus avait franchi un jalon important dans le programme SCAF après avoir expérimenté avec succès la technologie qui permettra de faire communiquer entre eux des avions de combat avec des effecteurs connectés.

« Au cours de l’exercice, les effecteurs connectés, qui utilisent actuellement le ‘Compact Airborne Networking Data Link’ [CANDL] ont été connectés avec succès à la Liaison 16, la liaison de données tactique opérationnelle des forces armées », a en effet indiqué Airbus, le 6 août.

« Les effecteurs n’étaient pas seulement visibles de tous les avions de combat de la Luftwaffe étant donné qu’ils pouvaient également recevoir et exécuter des ordres sans qu’il ait été nécessaire d’apporter des modifications techniques aux appareils » poursuit Airbus, pour qui il s’agit « d’une première en Europe et une nouvelle étape vers un système de combat aérien futur. »

En outre, ajoute l’industriel, une autre étape a été franchie avec la « démonstration de l’interopérabilité avec le concept Otan d’opérations coopératives ESM [CESMO] », qui compile les données obtenus par différents capteurs afin de localiser en temps réels les menaces potentielles en matière de guerre électronique. Or, Airbus dit avoir « réussi à intégrer un effecteur connecté en tant que composant à part entière du réseau de reconnaissance CESMO », les données collectées ayant été « fusionnées en temps réel » avec celles obtenus par d’autres moyens, notamment les Tornado ECR.


Citation :
DYK:German #Eurofighters were part of the first demonstration of the #interconnectivity of remote carrier technology in a multi-data link environment with real fighter aircraft
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— Eurofighter Typhoon (@eurofighter) August 7, 2020

http://www.opex360.com/2020/08/11/airbus-a-teste-avec-succes-une-technologie-cle-pour-le-systeme-de-combat-aerien-du-futur/
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