Royal Moroccan Armed Forces
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 le polisario

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MessageSujet: le polisario   le polisario - Page 9 Icon_minitimeVen 3 Aoû 2007 - 15:18

Rappel du premier message :

des discutions sur le polisario.
je commence par la crise politique de polisario
le kenya le cap vert monte negro trois payes qui ont gelé ou tiré leur reconnaissance de la RASD
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MessageSujet: Re: le polisario   le polisario - Page 9 Icon_minitimeVen 3 Fév 2017 - 9:43

Un article un peu partisans mais qui donne pas mal de chiffre et d'informations intéressantes.

Le Monde Diplomatique a écrit:

La stratégie américaine et le conflit du Sahara occidental

Pourquoi M. Carter a choisi le Maroc

par Tony Hodges.

e 16 octobre dernier, le comité d’examen politique du Conseil national de sécurité, à Washington, a pris la décision d’accroître les fournitures d’armes des Etats-Unis au Maroc. Des fonctionnaires du département américain de la défense ont précisé que cette initiative permettrait notamment de livrer au Maroc des avions anti-insurrectionnels OV-10 Bronco et des hélicoptères Cobra, ceux-là mêmes qui avaient été utilisés pour la première fois au Vietnam. Les autorités de Rabat ne faisaient pas mystère de leur volonté de les employer au Sahara occidental contre les combattants du Front Polisario qui luttent pour l’indépendance de l’ex-colonie espagnole.

Apparemment, c’est un renversement de la politique américaine à l’égard de Rabat : en février 1978, l’administration Carter avait en effet suspendu provisoirement la livraison des Bronco et des Cobra à la suite d’une déclaration du roi Hassan II selon laquelle ces engins seraient utilisés au Sahara. Le changement est confirmé par cette précision apportée par un fonctionnaire américain : «  Cette décision signifie une volonté accrue de vendre au Maroc des armes adaptées à des opérations antiguérilla dans les régions désertiques du Sud - aussi bien au Sahara occidental qu’au Maroc proprement dit. Si nous avions voulu suivre notre politique précédente, nous n’aurions pas vendu au Maroc ce type d’armes (1).  »

Naturellement, l’initiative a fait l’objet de vives critiques de la part des nationalistes sahraouis. Mr. Bachir Mustapha Sayed, secrétaire général du Front Polisario, a accusé les Etats-Unis et la France (qui, de son côté, livre cinquante Mirage F-1 aux forces armées royales) de vouloir «  entreprendre une opération du type de l’intervention au Zaïre pour sauver le Maroc de la situation catastrophique où il est plongé  ».

Pour ceux qui ont suivi l’évolution de la politique américaine à l’égard du Sahara, cependant, la décision du 16 octobre est loin d’être en rupture radicale avec la politique passée ; elle représente au contraire un nouveau pas dans l’escalade de l’assistance au Maroc, le passage d’un soutien camouflé à un appui ouvert.

Officiellement, les Etats-Unis n’ont jamais reconnu les prétentions du Maroc à la souveraineté sur le Sahara occidental. Il s’agit d’une «  revendication que les Etats-Unis et la plupart des autres pays n’ont pas acceptée, précise un document officiel récent. Les Etats-Unis reconnaissent le pouvoir administratif du Maroc, mais non sa souveraineté sur cette zone (2)  ». Néanmoins, les informations disponibles confirment que les Etats-Unis ont approuvé l’accord signé à Madrid le 14 novembre 1975 et en vertu duquel l’Espagne transmettait le Sahara occidental au Maroc et à la Mauritanie sans consulter la population sahraouie. L’attitude américaine allait ainsi à l’encontre de résolutions successives des Nations unies prescrivant la tenue d’un référendum sur l’avenir du territoire, et d’un rapport publié par l’ONU en octobre 1975 et indiquant qu’une majorité écrasante de la population désirait l’indépendance et soutenait le Polisario. A l’époque déjà, de solides raisons stratégiques justifiaient la mise en sommeil des grands principes. Dès 1975, en effet, les Etats-Unis sont devenus le principal fournisseur d’armes du Maroc après la France.

Les intérêts « légitimes » de Madrid

En fait, ils n’avaient jamais pris clairement position quant à la décolonisation du Sahara occidental, même pendant l’occupation coloniale espagnole. En 1965, en 1966 et à nouveau en 1969, ils avaient refusé de voter les résolutions de l’Assemblée générale des Nations unies (pourtant adoptées à des larges majorités) demandant à l’Espagne de reconnaître le droit des Sahraouis à l’autodétermination et d’organiser un référendum. A chaque fois les Etats-Unis se sont abstenus, ménageant le régime franquiste qui les avait autorisés à installer en Espagne plusieurs bases militaires importantes. M. Nicholas Veliotes, fonctionnaire au département d’Etat, expliqua ainsi, en octobre 1977, la position américaine : «  Nous pensions que ces trois résolutions présentaient des défauts : bien qu’elles satisfassent les désirs de la population locale, elles ne respectaient pas suffisamment les intérêts légitimes de l’Espagne. Nos votes furent donc cohérents avec nos objectifs de politique générale de l’époque (3).  »

L’Espagne franquiste avait sans doute des intérêts au Sahara occidental (les réserves minérales du territoire récemment découvertes, et en passe d’être mises en exploitation, et la pêche côtière) ; mais ces intérêts n’avaient rien de « légitime » et ne donnaient aucun droit à la dictature franquiste pour s’accrocher à sa colonie. Mais, pour Washington, c’étaient les intérêts stratégiques américains en Espagne qui comptaient avant tout. Un traité de 1953 avait autorisé les Etats-Unis à construire en Espagne quatre grandes bases navales et aériennes, et plusieurs autres de taille réduite, pour un coût total de 465,6 millions de dollars. L’une d’entre elles, celle de Torrejon, à une vingtaine de kilomètres à l’est de Madrid, fut choisie comme quartier général de la seizième force aérienne américaine. A Rota, près de Cadix, sur l’Atlantique, les Etats-Unis décidaient, au milieu des années 60, de baser neuf sous-marins nucléaires pourvus chacun de cent soixante ogives. En échange, ils fournirent à l’Espagne pour presque quatre milliards de dollars d’aide économique et militaire de 1959 à 1974 (4).

Cette étroite relation stratégique rendait inopportune, du point de vue de Washington, toute manifestation d’hostilité à l’égard de Franco sur la question du Sahara. Mais, en 1974, c’est la politique espagnole elle-même qui changea. En avril, la dictature de Marcello Caetano au Portugal fut renversée, après plus de dix ans d’âpres combats en Angola, au Mozambique et en Guinée-Bissau. Le nouveau régime militaire à Lisbonne parvint rapidement à s’entendre avec les mouvements de libération locaux et accorda l’indépendance à ses cinq colonies africaines. L’Espagne, confrontée au Polisario sur le terrain depuis 1973, et à une pression croissante de la part des Nations unies, prit l’écroulement soudain de l’empire portugais comme une menace et annonça, pendant l’été 1974, qu’elle consentait, à la demande des Nations unies, à organiser un référendum. Immédiatement, le roi Hassan, craignant que ce référendum n’aboutisse à l’indépendance du territoire, se mit à poser des jalons diplomatiques et militaires pour son annexion.

Tout portait à croire, dès ce moment, que l’Espagne et le Maroc allaient entrer en conflit, y compris sur le plan militaire. En septembre 1975, le ministre espagnol des affaires étrangères, M. Pedro Cortina y Mauri, rencontre le fondateur et secrétaire général du Polisario, El-Ouali Mustapha Sayed ; on pensa alors que l’Espagne voulait passer la main aux guérilleros en tablant sur la faiblesse d’un éventuel gouvernement du Polisario pour préserver ses intérêts vitaux au Sahara, les mines de phosphate de Bou-Craa et l’accès à la pêche côtière ; c’est un peu la thèse que M. Andrew Young défendait à propos de l’Angola quand il soulignait que les intérêts économiques américains, et particulièrement Gulf Oil, n’avaient rien à craindre du M.P.L.A.

En octobre, le roi Hassan II mobilisait trois cent cinquante mille personnes dans la « marche verte » jusqu’à la frontière du Sahara occidental, menaçant de faire franchir ces limites si l’Espagne refusait de lui céder sa colonie. Au même moment, vingt mille soldats marocains étaient massés le long de la frontière.

Des diplomates américains furent dépêchés de part et d’autre pour apaiser les esprits. M. Alfred Atherton, secrétaire d’Etat adjoint, rencontra le roi Hassan II à Rabat le 22 octobre, et le général Vernon Walters, sous-directeur de la C.I.A., fut envoyé à Madrid. Ce dernier, qui avait déjà eu l’occasion de remplir des missions délicates, lors des pourparlers de Paris avec les Vietnamiens, par exemple, ou de la visite secrète de M. Kissinger en Chine en 1971, a déclaré en privé que la mission qui lui avait été confiée dans l’affaire du Sahara occidental était encore trop fraîche pour qu’il se sente en mesure d’en parler : «  Cela ferait apparaître le roi du Maroc et le roi d’Espagne comme des pions dans le jeu des Etats-Unis et cela ne serait dans l’intérêt de personne (5).  »

L’Espagne et ses bases

Selon le roi Hussein, les Etats-Unis ont facilité le rapprochement entre le Maroc et l’Espagne. «  Les Etats-Unis étaient pris un peu en sandwich entre le Maroc et l’Espagne, a-t-il indiqué à un correspondant de la télévision américaine le 27 octobre 1975, le rôle des Etats-Unis était alors un rôle d’ami poussant le Maroc et l’Espagne à envisager une solution pacifique par le dialogue (6).  »

En outre, quand l’accord de Madrid fut signé par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie le 14 novembre 1975, les Etats-Unis lui apportèrent ouvertement leur soutien. «  Nous avions poussé toutes les parties en présence et nous pensions que l’accord de Madrid représentait un pas sérieux dans ce sens  », explique M. Veliotes au Congrès en octobre 1977 (7). «  Toutes les parties en présence  »... sauf les Sahraouis.

Quand, le 10 décembre 1975, deux résolutions contradictoires furent soumises au vote de l’Assemblée générale des Nations unies, les Etats-Unis s’abstinrent sur la résolution 3458 A qui demandait à nouveau qu’un référendum soit organisé ; ils votèrent, par contre, la résolution concurrente (3458 B) soutenue par le Maroc «  parce qu’elle tenait compte de l’accord de Madrid et que nous pensions à l’époque que cet accord offrait la meilleure base d’un règlement pacifique ultérieur  », précisa M. Veliotes (Cool.

Le secrétaire d’Etat Kissinger croyait, semble-t-il, que l’accord de Madrid renforcerait la stabilité du Maroc et de l’Espagne. Le régime de Hassan II avait en effet été ébranlé au début des années 70 par des grèves ouvrières et des manifestations d’étudiants répétées, et le roi lui-même avait échappé de peu à l’assassinat lors des deux coups d’Etat montés par des officiers mécontents en 1971 et 1972. En jouant habilement la carte nationaliste, en exploitant le sentiment patriotique du peuple marocain, il s’assura un large soutien populaire dans sa tentative réussie de récupérer une «  partie usurpée du territoire marocain  » des mains de l’Espagne colonisatrice. Les deux partis de gauche du pays, l’Union socialiste des forces populaires, plutôt sociale-démocrate, et le Parti du progrès et du socialisme, favorable à Moscou, qui avaient précédemment accusé le roi de collaborer avec Franco, applaudirent à la prise du Sahara occidental, considérée comme une grande victoire anti-coloniale.

Les Etats-Unis ne pouvaient manquer de se réjouir de ce renouveau de soutien pour une monarchie qui, depuis l’indépendance en 1956, avait reçu plus d’un milliard de dollars d’aide américaine, davantage que tout autre pays d’Afrique, hormis l’Ethiopie de Hailé Sélassié. Le régime de Hassan II était alors, comme aujourd’hui, un ami de l’Occident ; il avait, en général, approuvé la diplomatie menée par M. Kissinger au Proche-Orient, et autorisé les Etats-Unis à maintenir leurs bases au Maroc (si elles furent fermées en septembre 1978, c’est que les Etats-Unis n’en avaient plus besoin).

M. Kissinger devait aussi s’inquiéter de l’avenir de la péninsule Ibérique. Le Portugal, en 1974-1975, était en plein bouleversement politique et l’avenir des bases américaines dans ces pays était loin d’être assuré. Or, le Portugal était le seul pays européen à avoir accepté que les avions américains transportant des fournitures militaires à Israël pendant la guerre de 1973 se posent sur son territoire pour se ravitailler en combustible (à la base de Lajes dans les Açores).

La révolution au Portugal et l’avenir incertain de la base de Lajes ; la traditionnelle instabilité de l’Italie ; les restrictions imposées à l’époque aux bases américaines en Turquie ; tout cela donnait une importance accrue aux bases des Etats-Unis en Espagne, dont le bail venait justement à expiration en septembre 1975. L’Espagne négocia une aide économique et militaire massive des Etats-Unis en échange du renouvellement des accords sur les bases. Aux termes du traité d’amitié et de coopération signé à Madrid le 24 janvier 1976 par MM. Kissinger et José Areilza, ministre espagnol des affaires étrangères, les Etats-Unis obtiennent un nouveau bail de cinq ans pour leurs bases et promettent en retour de fournir à l’Espagne soixante-douze avions F-16 et une aide équivalent à plus d’un milliard de dollars (dont soixante quinze millions de dons, six cents millions de prêts pour l’armée espagnole, quatre cent cinquante millions d’aide économique), somme qui démontre amplement l’importance de l’enjeu stratégique.

Mais l’avenir politique de l’Espagne était, lui aussi, incertain. Franco mourut six jours après la signature de l’accord de Madrid. La gauche et les mouvements nationalistes du Pays basque et en Catalogne étaient puissants et il n’était pas sûr que le roi Juan Carlos réussirait à transformer sans heurts l’Espagne de la dictature en une démocratie bourgeoise libérale.

La pire faute qu’aurait pu commettre le gouvernement de Madrid à ce moment-là, aux yeux de Washington, aurait été de se lancer dans une confrontation ouverte avec le Maroc. C’est ce que soulignait, en octobre 1975, M. Lewis B. Ware, auteur d’un mémoire sur le Sahara occidental, rédigé pour l’université de l’armée de l’air américaine : «  A l’heure où le Portugal est déchiré par des troubles internes dans le sillage de la décolonisation du Mozambique, et où l’Espagne elle-même est au bord d’un changement de régime qui doit faire face à des pressions constantes de la gauche s’inspirant de l’expérience portugaise, toute instabilité politique au Sahara pourrait bien déstabiliser l’ensemble de la péninsule Ibérique (9).  » Selon M. Ware, l’instabilité en Espagne aurait des conséquences fâcheuses pour les intérêts stratégiques américains : «  Dans la mesure où une situation coloniale inextricable a pu avoir de telles conséquences pour le Portugal, et pourrait en avoir pour l’Espagne, les Etats-Unis se trouvent dans une situation inconfortable vis-à-vis de leurs deux alliés de la péninsule Ibérique. Nos lignes de ravitaillement vers Israël via nos bases aux Açores et sur le territoire de l’Espagne se trouvent en effet menacées. Pendant la guerre d’octobre 1973, le Portugal fut le seul pays de l’OTAN à autoriser les avions de transport américains à faire escale sur une de leurs bases, celle de Lajes aux Açores. Dans l’hypothèse d’une prise du pouvoir par les communistes ou par une coalition à dominante communiste à Lisbonne, le Portugal se retirerait à coup sûr de l’OTAN et refuserait à l’aviation américaine le droit d’atterrir sur son territoire pour ses opérations vers le Proche-Orient. De telles éventualités ne nous laissent que l’Espagne sur qui compter (10).  »

L’auteur concluait ainsi sa mise en garde : «  La situation dans la Méditerranée occidentale attire à nouveau l’attention sur les problèmes que les Américains doivent affronter s’ils acceptent une stratégie globale fondée sur les critères du linkage et de la puissance. Si l’on tient pour valable le raisonnement selon lequel les événements en une région du monde sont inéluctablement liés à ce qui se passe ailleurs en un cycle sans fin de causes et d’effets sociopolitiques cumulatifs, alors sans l’amitié du Portugal et de l’Espagne les Etats-Unis risquent de voir disparaître leur dernier moyen d’influencer l’issue d’un autre conflit israélo-arabe, la pression militaire directe sur les belligérants... En ne condamnant pas l’exécution des terroristes basques et en ignorant le droit à l’autodétermination du peuple sahraoui, les Etats-Unis ont fait preuve de tolérance à l’égard des régimes les plus réactionnaires au nom d’une politique globale (11).  »

Défendre le Maroc en cas de guerre ?

Dans ces conditions, la tâche prioritaire à laquelle devait s’attacher le roi Juan Carlos, pour Washington, était d’assurer la transition vers l’après-franquisme et surtout d’éviter de se laisser entraîner dans un conflit difficilement maîtrisable avec le Maroc. Mais les Etats-Unis firent plus que soutenir l’accord de Madrid ; ils fournirent aussi au Maroc les moyens militaires nécessaires à la conduite de sa guerre contre les Sahraouis, sous le prétexte que les armes livrées serviraient à défendre le Maroc en cas de guerre avec l’Algérie. Prétexte peu convaincant : car si une guerre devait éclater entre l’Algérie et le Maroc, ce serait d’abord la conséquence de la guerre d’annexion marocaine au Sahara occidental.

Un programme massif de rééquipement et de modernisation fut lancé. De 1974 à 1975, les accords de vente d’armes américaines au Maroc, au titre des « ventes militaires à l’étranger » (" Foreign Military Sales « , F.S.M.  ), passèrent, en valeur, de 8,2 à 296 millions de dollars (voir tableau 1) . Le rythme se ralentit quelque peu par la suite, mais l’ampleur reste supérieure à ce qu’elle était avant la guerre du Sahara. Pour 1980, les prévisions officielles font état de 80 millions de dollars de ventes d’armes. Quant aux livraisons proprement dites, au titre des F.M.S., elles sont passées d’une valeur de 2,4 à 89,1 millions de dollars entre 1975 et 1978. L’aide financière américaine pour faciliter les achats de matériel militaire aux Etats-Unis s’est accrue également, les prêts garantis par le gouvernement fédéral passant de 3 à 45 millions de dollars entre 1974 et 1979.

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Ayant envahi le Sahara occidental, le Maroc découvrit que la guerre avec le Polisario serait longue et coûteuse, et qu’elle risquait de déboucher sur une confrontation ouverte avec l’Algérie. Le roi Hassan envoya alors son ex-premier ministre, M. Karim Lamrani, en mission spéciale aux Etats-Unis à la fin du mois de janvier 1976. M. Lamrani fut reçu par M. Kissinger le 29 janvier. Deux semaines plus tard, le secrétaire d’Etat annonçait au Congrès que le gouvernement s’apprêtait à vendre au Maroc un escadron de vingt-quatre avions F-5 E. pour une valeur de 120 millions de dollars. Un représentant du département d’Etat déclarait le 20 février suivant : » Nous ferons de notre mieux pour empêcher un affrontement entre l’Algérie et le Maroc, mais s’il y a la guerre, je pense que nos sympathies iront aux Marocains. Si nous devons choisir, nos engagements internationaux nous lient au Maroc. Le feu vert donné aux ventes d’avions en est la preuve (12). « Finalement, le Maroc n’acheta pas les F-5 E, mais commanda cinquante Mirage F-1 à la France ; les Américains avaient néanmoins abattu leur jeu.

M. Kissinger organisa également de nombreux transferts d’armes en provenance d’Iran vers le Maroc et la Mauritanie, via la Jordanie, bien qu’une partie de ces transferts, approuvés par le département d’Etat, ne pût se faire en raison, semble-t-il, de l’opposition croissante de certains généraux jordaniens (13) (le tableau 2 donne la liste complète des transferts triangulaires d’armes au Maroc et à la Mauritanie approuvés par le département d’Etat entre novembre 1975 et novembre 1976).

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Il est de notoriété publique que les armes fournies par les Etats-Unis ont été, et sont encore, utilisées par le Maroc au Sahara occidental. Les autorités américaines ne cherchent pas à le dissimuler ; en 1978, les Etats-Unis adressèrent une protestation au roi Hassan concernant l’emploi d’avions F-5 dans des opérations anti-guérillas au Sahara : en effet, un traité signé en 1960 entre Washington et Rabat interdit au Maroc de faire usage des armes fournies par les Etats-Unis à des fins non défensives hors de ses frontières reconnues ; or, les Etats-Unis ne reconnaissent pas officiellement la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental. A cette protestation, le Maroc rétorqua qu’il avait payé ses F-5 et qu’il entendait les utiliser là où bon lui semblait. Les Etats-Unis ne prirent aucune mesure de représailles.

Ils avaient de bonnes raisons de ne pas insister outre mesure dans cette affaire ; ils craignent en effet que le roi Hassan ne soit renversé s’il n’arrive pas à consolider sa main-mise sur le Sahara. L’armée marocaine, qui a déjà tout un passé de rébellion, est actuellement démoralisée, frustrée par ses insuccès dans cette guerre, par l’humiliation que lui fait subir la guérilla. Les chiffres officiels, de source marocaine, font état de pertes très lourdes par les troupes royales lors des engagements des derniers mois : quatre-vingt-deux morts à Bir-Enzarem (11 août) ; cent vingt et un à Smara (6-7 octobre) ; cent quarante et un à Mahbes (14 octobre). En 1979, et pour la première fois depuis le début de la guerre, le Polisario a réussi à occuper brièvement des villes tenues par les Marocains - en particulier Tan-Tan, capitale provinciale du Maroc méridional, non loin de la route principale qui va d’Agadir à El-Aioum, qui avait déjà été attaquée à trois reprises l’an dernier. En outre, l’armée marocaine s’est vue obligée d’évacuer toutes ses anciennes bases au nord-est du Saguiet-El-Hamra, entre Smara et la frontière algérienne.

Pendant ce temps, les dépenses militaires absorbent une part croissante du budget marocain, aggravant ainsi la récession causée par la baisse du prix des phosphates, principal produit d’exportation du Maroc. La guerre, la baisse des recettes du phosphate, l’inflation importée et divers autres facteurs ont provoqué une diminution du niveau de vie des masses, qui explique la vague de grèves en 1979. La corruption des élites, les criantes inégalités sociales, la décision prise un peu trop vite par Hassan II d’accueillir le chah d’Iran en exil au début de l’année dernière, ont fait monter la vague de mécontentement à l’égard du régime.

La C.I.A., qui avait été incapable de pressentir l’ampleur de l’opposition au chah d’Iran, a averti le président Carter que les jours du roi Hassan sur le trône du Maroc sont comptés. Sur la chaîne américaine de télévision A.B.C., le 28 octobre dernier, les téléspectateurs américains en ont eux aussi été informés par une citation extraite d’un rapport de la C.I.A. : » Il est probable que le roi continuera à mal diriger le pays. Dans cette hypothèse, Hassan perdra le contrôle des événements, probablement en l’espace d’un an, et peut-être même son trône. «

Les Etats-Unis ont d’étroits contacts avec ceux des officiers de l’armée marocaine qui seraient les successeurs les plus probables du roi Hassan, par le truchement du Bureau de liaison Maroc-Etats-Unis (Morocco - United States Liaison Office, MUSLO) composé d’un groupe de techniciens militaires américains chargés sur place de surveiller les livraisons de matériel militaire américain et d’évaluer les besoins marocains. Un rapport du gouvernement américain ne fait pas mystère du rôle ainsi dévolu au MUSLO : » Notre ambassadeur (à Rabat) exprima l’avis que le MUSLO joue un rôle très utile dans la gestion du programme d’aide à la sécurité intérieure du pays, et qu’il a établi de bonnes relations avec les autorités militaires marocaines. Ces relations pourraient se révéler précieuses, puisqu’elles représentent la principale voie d’accès des Etats-Unis à l’armée marocaine qui serait en ce pays la source essentielle de pouvoir si quelque chose arrivait au roi (14). «

L’intérêt principal des Etats-Unis est de sauvegarder le trône de Hassan. Mais, si cela devenait impossible, ils devraient alors favoriser le transfert du pouvoir à des forces conservatrices, favorables au maintien de l’alliance avec les puissances occidentales. Car ils ont trois bonnes raisons de redouter un changement radical dans le pays. Tout d’abord, ils apprécient le rôle du roi en faveur de la détente entre Israël et l’Egypte. Le souverain n’avait pas rompu les relations diplomatiques avec les Etats-Unis pendant la guerre d’octobre ; il a ensuite aidé à nouer les contacts entre MM. Menahem Begin et Anouar El Sadate. La décision prise au début de 1979 par Rabat de se joindre aux autres pays arabes qui avaient décidé de rompre leurs relations diplomatiques avec l’Egypte fut un geste destiné à ménager le soutien des pays arabes (et en particulier de l’Arabie Saoudite) à la cause marocaine au Sahara ; le département d’Etat ne s’en est pas alarmé outre mesure.

Une autre raison tient à ce que le Maroc est prêt à jouer un rôle de gendarme régional en Afrique. Par deux fois, en 1977 et 1978, le roi Hassan a envoyé mille cinq cents soldats au Shaba pour aider à mater la rébellion armée des opposants à la dictature de Mobutu. Transportées chaque fois au Zaïre par des avions de l’armée américaine, les troupes marocaines ont joué, aux yeux des Américains, un rôle décisif pour stabiliser le pouvoir d’un des plus proches alliés de l’Occident (sinon des moins embarrassants). Aucun autre Etat africain, à l’exception de l’Egypte aujourd’hui, ne dispose à la fois de la volonté politique et de la capacité militaire d’intervenir hors de ses frontières pour aider de telle manière à sauver des régimes pro-occidentaux. Il y a enfin la situation géographique du Maroc, sur le détroit de Gibraltar, qui est l’une des routes maritimes les plus importantes du monde. Le roi n’a jamais refusé les facilités d’escale à la VIe flotte américaine dans ses ports en eau profonde.

Lors d’une réunion au Congrès sur l’aide militaire et économique au Maroc en mars 1978, M. Nicholas Veliotes a dressé la liste assez impressionnante des services rendus :

» Quand cela était important pour notre sécurité nationale, le père du roi Hassan nous a autorisés à conserver des bases aériennes construites au Maroc dans les dernières années du protectorat français.

«  Bien que notre présence militaire actuelle soit des plus réduites, le gouvernement a accepté le principe de l’implantation d’une base de relais spatiaux sur son territoire .

» Les navires de la VIe flotte ont toujours été bien accueillis dans les ports marocains

«  Dans plusieurs enceintes internationales, le gouvernement marocain prend des positions qui convergent avec les nôtres, même quand elles ne sont pas partagées par de nombreux pays du tiers-monde. Le Maroc a soutenu, à de nombreuses reprises, les propositions américaines aux Nations unies.

» Sur les questions qui se posent dans la région, le roi Hassan est depuis longtemps partisan d’un règlement modéré du conflit israélo-arabe. Il a apporté son soutien critique à nos initiatives de paix au Proche-Orient.

«  Le soutien rapide et public qu’il a accordé aux entretiens du président Sadate à Jérusalem a favorisé les prolongements de cette initiative. Le Maroc a également joué un rôle modérateur dans le contexte africain  » (15).

Cependant, la détermination du montant de l’aide militaire au régime marocain a donné lieu à de vifs débats au Congrès et au gouvernement. En particulier, la décision du président Carter de livrer des avions anti-insurrectionnels OV - 10 aurait été critiquée par M. Cyrus Vance. L’une des raisons invoquées à l’encontre de cette politique est que le soutien militaire à la guerre du roi Hassan donne une mauvaise image des Etats-Unis, surtout en Afrique ; un principe fondamental - le droit à l’autodétermination - est en jeu au Sahara occidental, et ce droit a été reconnu par toutes les organisations internationales, de l’ONU à l’O.U.A.. Dix-neuf Etats africains ont formellement reconnu la République démocratique arabe sahraouie, qui a des chances de l’être bientôt par l’O.U.A.

Une autre limite découle des intérêts économiques croissants des Etats-Unis en Algérie, pays qui est le plus proche allié du Polisario et qui a, de surcroît, un contentieux frontalier avec le Maroc. L’Algérie offre aux firmes américaines, beaucoup plus que le Maroc, des occasions de contrats lucratifs. A la différence du Maroc, frappé par la récession, elle dispose d’une économie en expansion, fondée sur le pétrole et le gaz naturel, dont elle détient les plus grandes réserves du monde après l’U.R.S.S. et l’Iran. Les exportations américaines en Algérie ont dépassé cinq cents millions de dollars en 1977 et continuent de progresser (voir tableau III). On le sait, ce sont des entreprises américaines qui achètent la plus grand partie du gaz naturel liquéfié produit par les trois usines construites en application du programme algérien de développement des hydrocarbures.

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S’aliéner l’Algérie

Selon le département du commerce, " les Algériens sont fondamentalement bien disposés à l’égard de la technocratie américaine et du commerce avec les Etats-Unis... Des occasions d’affaires apparaissent en particulier dans le secteur de l’équipement des communications, de la construction, des projets agricoles et de l’infrastructure médicale. Le programme algérien de développement des hydrocarbures devrait intéresser particulièrement les firmes américaines en raison de l’avance de notre pays dans ce domaine et des énormes investissements (33 milliards de dollars d’ici à l’an 2005, la moitié de cette somme représentant des coûts en devises) qui sont en cours ou prévus " (16).

Ce sont de telles considérations qui avaient poussé M. Carter à suspendre provisoirement, en février 1978, la vente des vingt-quatre avions OV-10 Bronco et des vingt-quatre hélicoptères Cobra au Maroc. Aujourd’hui, pourtant, devant les difficultés militaires croissantes du roi Hassan, la Maison Blanche a opté pour une attitude plus hardie et plus ouvertement pro-marocaine en donnant le feu vert à la livraison de ces matériels... à la grande déception de ceux qui, comme M. Andrew Young, ne croient pas que cette évolution de la politique américaine serve les intérêts stratégiques des Etats-Unis. L’ancien ambassadeur aux Nations unies a en effet déclaré en novembre que la décision de fournir au Maroc des armes anti-insurrectionnelles n’était " pas de nature à servir les intérêts stratégiques globaux des Etats-Unis ". Il a critiqué " la vue tout à fait simpliste qui fait de l’Algérie un pays de gauche sous influence soviétique, et du Maroc un pays conservateur allié à l’Occident. La réalité est plus complexe. L’Algérie est notre partenaire commercial principal dans cette région et nos échanges avec elle atteignent presque 4 milliards de dollars par an. Ce n’est pas rendre service à notre industrie ni à nos entreprises que de nous aliéner l’Algérie " (17).

Le département d’Etat a tenté de justifier l’escalade des ventes d’armes en faisant valoir que les forces armées royales en ont besoin pour défendre le sud du Maroc contre le Polisario, thèse qui rappelle les arguments avancés par l’Elysée pour justifier les bombardements des Jaguar en Mauritanie en décembre 1977. Un représentant du département d’Etat a ainsi déclaré : " Il est clair maintenant, surtout depuis que le Polisario traverse le territoire du Sahara occidental pour attaquer des objectifs militaires et autres à l’intérieur des frontières historiques du Maroc, que notre attitude revient à refuser au Maroc les armes dont il a besoin pour se défendre " (18). A quoi, bien sûr, le Polisario peut rétorquer que ses attaques à l’intérieur du Maroc ne sont que la riposte à l’invasion du Sahara occidental par le Maroc.

La fourniture au Maroc des OV-10 et des Cobra est assortie d’une autre décision : celle d’autoriser Hassan II à utiliser ces armes au Sahara occidental. La clause restrictive de 1960 n’est pas appliquée, et un représentant du département d’Etat à qui on demandait s’il y avait des conditions aux ventes d’armes au Maroc a répondu qu’il ne le pensait pas (19).

Avant même la réunion du comité d’examen politique le 16 octobre à Washington, M. Carter avait relâché ces restrictions. Encouragé par le gouvernement, le Sénat américain avait voté l’été dernier une augmentation des crédits pour financer les ventes d’armes au Maroc, qui sont passées de 30 millions de dollars en 1977 à 45 millions de dollars pour l’année budgétaire 1980. Avant même de décider de livrer les Bronco et les Cobra, Washington prévoyait que la valeur des contrats de vente d’armes avec le Maroc passerait de 30 millions de dollars en 1979 à 80 millions en 1980. En février 1979, le département d’Etat a approuvé la vente de six hélicoptères Chinook CH-47 qui, comme les Bronco et les Cobra avaient été largement utilisés au Vietnam. En mars, il donna le feu vert à la livraison de pièces détachées (pour une valeur de 2,4 millions de dollars) destinées à l’entretien des avions F-5 et C-130 déjà sur place, et à l’envoi de munitions (pour 3 millions de dollars) destinées aux F-5 : décision révélatrice, quand on pense aux protestations officielles de l’époque contre l’emploi des F-5 au Sahara occidental. En mai, le département d’Etat approuvait un projet de la firme américaine Northrop Page Communications concernant la mise au point d’un système de détection électronique, d’une valeur de 200 millions de dollars, pour aider le Maroc à localiser l’ennemi dans le désert. M. Reda Guedira, membre du Conseil royal marocain et l’un des plus proches conseillers du roi, a tenu à exprimer sa satisfaction devant la générosité de M. Carter dans une interview accordée peu de temps après la visite à Rabat de M. Charles Duncan, secrétaire adjoint de la défense, en juin dernier : " La position des Etats-Unis a beaucoup évolué parce que les responsables américains saisissent mieux le sens véritable du problème du Sahara dans son contexte. Cette meilleure compréhension les a amenés à revoir leur position tant sur le plan du principe qu’au niveau des faits. La meilleure preuve en est que, malgré les restrictions budgétaires générales aux Etats-Unis, les crédits militaires au Maroc ont augmenté de 50 %. Ce qui est énorme dans le contexte américain et souligne le caractère de l’attitude actuelle des Etats-Unis " (20).



(1) Africa News , du 2 novembre 1979.

(2) Congressional Presentation on Security Assistance Program for F.Y. 1980, Washington, 1979, page 449.

(3) The Question of Self-Determination in Western Sahara, Hearings before the Subcommittees on International Organizations and on Africa of the Committee on International Relations, House of Representatives, 95e Congrès, 1re session, 12 octobre 1977, U.S. Government Printing Office, Washington, 1977, page 66. M. Nicholas Veliotes était, à cette époque, l’un des responsables du Bureau du Proche-Orient et de l’Asie méridionale au département d’Etat.

(4) The Defense Monitor, Center for Defense Information, Washington, vol. V, n° 2, février 1976.

(5) Africa News, 2 novembre 1979.

(6) Discours de S.M. Hassan II. La lutte pour le parachèvement de l’intégrité territoriale, ministère d’Etat chargé de l’information, Rabat, page 58.

(7) The Question of Self-Determination in Western Sahara, op. cit., page 39.

(Cool Ibid., page 39.

(9) Lewis B. Ware, Decolonization and the Global Alliance in the Arab Maghrib : The Case of Spanish Sahara, Directorate of Documentary Research, Air University Institute for Professional Develpment, Maxwell Air Force Base, Alabama, 1975, page 3.

(10) Ibid., pages 43-44.

(11) Ibid., page 46. L’exécution, en septembre 1975, de cinq nationalistes basques provoqua l’indignation du monde entier.

(12) New York Times, 22 février 1976.

(13) New York Times, 23 mai 1976.

(14) Profiles of Military Assistance Advisory Groups in 15 Countries, Study by the Staff of the U.S. General Accounting Office, Doc ID-78-51, septembre 1978, pages 70-71.

(15) Economic and Military Assistance Programs in Africa , Hearings before the Subcommittee on Africa of the Committee on International Relations, House of Representatives, 95e Congress, 2e session, in Foreign Assistance Legislation for Fiscal Year 1980, 3e partie, U.S. Government Printing Office, Washington, 1978, page 150.

(16) World Trade Outlook for Near East and North Africa, U.S. Department of Commerce, Washington, septembre 1978.

(17) International Herald Tribune, 9 novembre 1979.

(18) Africa News , 2 novembre 1979.

(19) The Observer , 28 octobre 1979.

(20) Jeune Afrique , 11 juillet 1979.


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