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 Qu'est devenue la marine Est-allemande?

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MAATAWI
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MessageSujet: Qu'est devenue la marine Est-allemande?   Mar 10 Nov 2009 - 11:23

Citation :
Après la chute du mur de Berlin, qu'est devenue la marine est-allemande ?


La corvette indonésienne Wiratno (type Parchim), ex-Perleberg en RDA
crédits : COLLECTION FLOTTES DE COMBAT - ALIDE

10/11/2009

A l'occasion du 20ème anniversaire de la chute du mur de Berlin, nous revenons, aujourd'hui, sur le sort de la Volksmarine, l'ex-flotte armée par l'Allemagne de l'Est. Ce dossier a été réalisé en collaboration avec Bernard Prézelin, auteur de Flottes de Combat. Alors que les Berlinois commencent à démolir, le 9 novembre 1989, le « mur de la honte », la réunification des deux Allemagnes intervient 11 mois plus tard, en octobre 1990, avec l'intégration de la République démocratique allemande dans la République fédérale d'Allemagne.
Dans le cadre de ce processus, le cas des forces militaires de l'ex-RDA est réglé au plus vite. Globalement, les officiers généraux et officiers supérieurs sont mis, d'office, à la retraite. Ils sont, en effet, jugés « irrécupérables » idéologiquement, après quatre décennies de guerre froide. Les autorités allemandes décident, dans le même temps, de se débarrasser progressivement des matériels d'origine soviétique, utilisés par les forces armées de l'Est.


La frégate Rostock, du type Koni (© : DROITS RESERVES)

La RDA aligne 115 bâtiments de combat

A la veille de la chute du mur de Berlin, la Volksmarine (marine du peuple) dispose d'environ 115 bâtiments de combat, totalisant un déplacement de près de 40.000 tonnes. Il s'agit d'une flotte côtière, dépourvue de sous-marins mais alignant de nombreux dragueurs de mines. Amenée à intervenir en Baltique, elle doit opérer, en cas de conflit avec l'Ouest, en support de la flotte soviétique et de la marine polonaise.
Après la réunification, il est décidé de ne pas conserver la plupart de ces bateaux, qui sont désarmés en 1990. Il en va de même pour l'aéronautique navale, composée en 1989 de 21 hélicoptères Mi-14, Mi-8 et Mi-6 dédiés à la lutte anti-sous-marine, l'appui et le transport.
Seules trois corvettes (type Parchim) et deux dragueurs de mines (type Kondor II) sont maintenus provisoirement afin d'assurer, sans trop de « brutalité », l'intégration des marins est-allemands qui poursuivent leur carrière militaire au sein de la nouvelle Allemagne réunifiée. Il s'agit de jeunes officiers, d'officiers mariniers et de quartiers-maîtres à l'esprit considéré comme « plus ouvert » que celui de leurs aînés.


Corvettes indonésiennes du type Parchim (© : DROITS RESERVES)

Le « coup » indonésien

Construites en URSS et cédées à la RDA entre 1978 et 1985, les trois frégates du type Koni (95 mètres, 2000 tonnes), sont désarmées et termineront à la démolition. Se pose en revanche le cas des 16 corvettes lance-missiles du type Parchim, mises en service en 1983 et 1984. Longues de 72 mètres pour un déplacement de 1200 tonnes en charge, ces navires, spécialement conçus pour le combat littoral et la lutte anti-sous-marine, disposent d'une tourelle double de 57mm, deux systèmes surface-air SA-N-5, 4 tubes lance-torpilles et deux lance-roquettes. Pour les raisons d'intégration des équipages que nous avons évoquées précédemment, trois d'entre-elles sont incorporées provisoirement, en 1990 et 1991, dans la marine fédérale. Puis, en 1992, le gouvernement allemand réussi un coup de maître en vendant l'ensemble de la série à l'Indonésie. Djakarta achète, au passage, les 14 navires de débarquement (LST) du type Fosch I et Fosch II, ainsi que 10 dragueurs du type Kondor II. L'acte de cession de ces bâtiments est signé en juillet 1992 par les deux Etats, malgré les réserves émises par le patron de la marine indonésienne, qui craint à l'époque des problèmes de fiabilité sur les matériels ex-soviétiques.


Le LST Teluk Gilimanuk, ex-Hoyerswerda, du type Frosch I (© : DR)

Outre les corvettes du type Parchim, encore opérationnelles aujourd'hui, l'Indonésie acquiert donc 10 dragueurs de mines du type Kondor II, dont un pour cannibalisation. Lancés entre 1970 et 1973, ces bateaux de 56.75 mètres affichent un déplacement de 470 tonnes en charge. Neuf sont toujours opérationnels.
Il en va de même pour les 12 bâtiments de débarquement du type Fosch I et les 2 du type Fosch II, admis au service actif entre 1976 et 1979. Longs de 90.7 mètres pour un déplacement de 1900 tonnes, ils peuvent embarquer 650 tonnes de matériels et disposent d'une porte et d'une rampe à l'avant.


Corvette du type Tarantul I (© : DROITS RESERVES)

L'US Navy dissèque une Tarantul

En 1989, la RDA alignait plusieurs séries de bâtiments construits en URSS. C'était le cas des 14 patrouilleurs lance-missiles de 39 mètres du type OSA I, transférés à l'Allemagne de l'Est en 1966. Sans intérêt, ces unités ont été ferraillées. En revanche, les Occidentaux s'intéressaient aux fameuses corvettes lance-missiles du type Tarantul. Construites à Saint-Pétersbourg, 5 bateaux de ce type (Tarantul I) avaient été transférés entre 1984 et 1986. Longues de 56 mètres pour un déplacement de 540 tonnes en charge, ces corvettes, capables de filer 35 noeuds (deux turbines à gaz et deux moteurs diesels) embarquaient 4 missiles antinavire SS-N-2C, un canon de 76.2 mm, un système surface-air SA-N-5 et deux canons multitubes de 30 mm. Afin d'évaluer les capacités de ces navires, l'une des cinq Tarantul I est-allemandes a été récupérée par la marine fédérale puis transférée à la marine américaine. L'US Navy l'a incorporée quelques temps comme « bâtiment d'expérimentation », ce qui constituait une aubaine pour étudier, de plus près, la construction navale et la technologie soviétique.


Le Vanguardia, ex- Otto Von Guericke (© : COLLECTION FLOTTES DE COMBAT)

L'Uruguay reprend des dragueurs et un navire de sauvetage de sous-marins

Au début des années 1990, la cession des navires de l'ex-Volksmarine va bon train. En novembre 1991, un contrat est signé avec l'Uruguay pour la vente de plusieurs bateaux. Montevideo récupère quatre dragueurs du type Kondor II. Trois sont toujours en service, le quatrième, le Valiente (ex-Eilenburg) ayant coulé en 2000 suite à une collision avec un cargo. La marine uruguayenne reprend également l'Otto Von Guericke (devenu Vanguardia), un navire de sauvetage de sous-marins construit en Pologne en 1976. Ce bateau de 72.6 mètres est équipé d'un caisson de décompression et d'une cloche de plongée En effet, si la RDA n'alignait pas de sous-marin, au sein du bloc de l'Est, elle devait pouvoir porter assistance aux bâtiments soviétiques et polonais opérant en Baltique. Le Vanguardia est toujours opérationnel.
En dehors de ces navires, l'Uruguay a également repris un remorqueur côtier, l'ex-Y 1655, devenu Banco Oriz. Ce vétéran, en service depuis 1959, mesure 30 mètres de long et navigue toujours.


Dragueur du type Tarantul I (© : DROITS RESERVES)

La Tunisie, un autre gros repreneur

La Tunisie a, pour sa part, acquis 6 dragueurs du type Kondor I, dont l'ex-Warnemünde, utilisé par la marine est-allemande comme navire espion. D'abord armé par les garde-frontières allemands, ce bateau a été transféré en 2000, tout comme l'ex-Ashrebshoop, versé en 1997. Les autres ont changé de pavillon dès 1992. Admis au service actif en 1969 et 1970, ces six dragueurs de mines mesurent 52 mètres de long pour un déplacement de 360 tonnes. Ils sont toujours opérationnels, tout comme 5 vedettes ex-allemandes du type Bremse (22.6 mètres, 40 tonnes), achetées en juin 1992.


L'Alerta, ex-Jasmund (© : PENUELAS)

L'Espagne reprend le principal bateau espion de la RDA

L'un des transferts les plus étonnants suite à la réunification de l'Allemagne sera l'achat par la marine espagnole, en 1992, de l'ex-Jasmund. Mis en service en 1985, ce bâtiment du type Darss, long de 76.5 mètres pour un déplacement de 2300 tonnes, était le navire collecteur de renseignements de la marine est-allemande. Doté d'importants moyens d'écoute, il aura donc passé les quatre premières années de sa vie active à espionner l'OTAN, avant de « passer à l'Ouest ». Rebaptisé Alerta et modernisé par l'Espagne, il est encore en service et est toujours armé comme collecteur de renseignements.


Vedette maltaise du type Bremse (© : DROITS RESERVES)

Cap Vert, Guinée, Jordanie, Malte, Pologne...

Alors que le Cap Vert et la Guinée Bissau achètent, chacun, un dragueur de type Kondor I (aujourd'hui désarmés), Malte a acquis trois unités de ce type à l'Allemagne, toutes étant aujourd'hui retirées du service. Les deux vedettes ex-allemandes de 22.6 mètres du type Bremse, construites en 1972 et 1973, ont quant à elles été désarmée cette année, puisque remplacées par des vedettes commandées chez Austal. La Jordanie a également armé, dans les années 90, des bâtiments du type Bremse, mais ces bateaux ne sont plus en service.
On notera, aussi, la vente à la Turquie, en 1996, de l'ex-Koos, un remorqueur côtier de 31 mètres de long construit à Berlin et acheminé par voie fluviale jusqu'à Warnemünde en 1990. Ce bateau navigue toujours sous pavillon turc.
Enfin, la Pologne récupèrera 3 patrouilleurs lance-missiles de 48.9 mètres du type Sassnitz, en achèvement au moment de la chute du mur de Berlin. Ces bateaux, mis en service entre 1992 et 1995, sont toujours opérationnels.


Le Wustrow (© : COLLECTION FLOTTES DE COMBAT)

Quelques survivants encore en service dans la Bundesmarine

L'essentiel de la flotte ex-allemande a donc été rapidement vendue, alors que la plupart des autres bâtiments, souvent trop anciens, ont été ferraillés. En dehors des trois corvettes et deux dragueurs incorporés brièvement après la réunification puis cédés à l'étranger, la marine fédérale a conservé quelques « vestiges » de la Volksmarine. Ainsi, elle arme toujours deux remorqueurs côtiers de 31 mètres et 320 tonnes, les Wustrow (ex-Zander) et Dranske (ex-Kormoran), mis en service en 1989. La Bundesmarine compte également le petit remorqueur Warnow (15 mètres, 25 tonnes), mis en service dans la flotte ex-allemande en 1974. Par ailleurs, 2 bâtiments caserne de l'ex-RDA sont toujours opérationnels. Construit en 1984 et 1985, les Altmark (ex-H 72) et Wische (ex-H 31), de 89.4 mètres de long et 2400 tonnes, sont les derniers survivants d'une série de 7. Dé-motorisés et sans armement après leur incorporation dans la marine fédérale, ils sont dotés d'ateliers et servent à héberger les équipages lors des périodes de carénage des navires.


Le Wische (© : COLLECTION FLOTTES DE COMBAT)

Enfin, les garde-côtes allemands arment encore deux ex-patrouilleurs de la RDA. Du type Sassnitz, les Neustrelirtz (ex-591) et Bad Düben (ex-593) étaient achèvement au moment de la chute du mur. Lancés en 1987 et 1990 aux chantiers Peenewerft de Wolgast, ils ont été admis au service actif en 1990 et 1996. Ils mesurent 48.9 mètres de long pour un déplacement de 428 tonnes. Enfin, toujours chez les garde-côtes allemands, le Börde (ex-GS 50), dernière vedette de 23 mètres du type Bremse encore en service en Allemagne, a été désarmée cette année.
source:http://www.meretmarine.com/article.cfm?id=111595

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Anassfra93
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MessageSujet: Re: Qu'est devenue la marine Est-allemande?   Mer 30 Sep 2015 - 23:13

Torpilleur rapide Projekt 63 / 63.300 Iltis Type LTS

Torpilleur rapide Projekt 131 / 131.400 Libelle Type KTS

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