Royal Moroccan Armed Forces
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 Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire

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MessageSujet: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeDim 22 Jan 2012 - 23:04

Rappel du premier message :

Citation :
Zhuge Liang alias Kong Ming


Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Zhuge-liang_a

Zhuge Liang (also known as Kong Ming) wearing his trademark "Taoist Priest" outfit and carrying his trademark "White Fan" (known also a renaissance man who enjoyed playing the game of Go and the lute).

Military Achievements

One of his famous exploits was advising Liu Bei to ally himself with Sun Quan, allowing him to win the principal battle of Chibi. Together the armies of Liu Bei and Sun Quan dealt a lethal blow to Cao Cao's plan to conquer China. As part of the spoils of war, Liu Bei captured the territories of Jingzhou.

His military victories were vast and ingenious. Like all geniuses, Zhuge Liang faced a major setback at the hand of his arch nemesis, Sima Yi (senior military leader of the Wei state), when Sima Yi prevented Zhuge Liang from capturing Luoyang (an important area in China). This would have assisted Liu Bei's goal of restoring the Han Dynasty.

At his deathbed, Liu urged his son Liu Chan to depend on Zhuge Liang's advice and also urged his prime minister to ascend the throne himself if the prince was unable to rule.

After Liu Bei's death, Zhuge Liang assisted his successor in governing the country for the next four years. He roused himself for vigorous efforts to make the country prosperous and was strict and fair in meting out rewards and punishments. Under Zhuge Liang, the Shu Kingdom became more prosperous and militarily stronger. This was due to Zhuge Liang's defeat of the attacks of the seven armies that were initiated by Cao Pi. He also subdued the southern barbarian king Meng Huo and then led six expeditions against the state of Wei in an attempt to fulfill Liu Bei's wish of restoring the Han Dynasty.

At the age of 54, Zhuge Liang passed away on the plains of Wuzhangyuan during a military campaign (234 AD), while attempting to re-conquer the land that was occupied by the kingdom of Wei. Before he even began this northern expedition, Zhuge Liang was sick and exhausted from the stress and the overwork created by his rival, General Sima Yi, and the ineffective leadership of Liu Chan. By the time Zhuge Liang reached the battlefield he was dead. His death immediately marked the downfall of the Shu Kingdom.

He once remarked himself as "to bend myself to a task and exert the life to the utmost." Even his rivals could not help admiring his great talent and his devotion to the country.

Zhuge Liang's Achievements

Upon his death, much of his writings on building military organizations and strategies were supposedly stolen or destroyed. The Way of the General is one of the few writings survived to be read today.

It has been rumored that that Zhuge Liang created Eight Dispositions (Ba Xing), battle tactics for military strategic and tactical deployment. The Eight Dispositions battle tactics are army formations that are said to be based on his reading of the I-Ching (Book of Changes).

Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Liang3

The technical attribute of the Ba Gua (eight trigrams) is supposed to be the essence behind Zhuge Liang's Eight Dispositions (Ba Xing) Battle Tactics.

Other stories described him as a mathematical and mechanical genius, credited with the invention of a multi-firing crossbow and a mechanical wooden ox (a four-legged wheel barrow with a shell of an ox) for transporting grain.

Much of his exploits can be found in the San Kuo Chih Yen-i (Romance of the Three Kingdoms), the great 14th century historical novel, where Zhuge Liang is one of the principal characters. As mentioned earlier, some of those events can be found in popular Chinese operas and plays where he is usually described as a favored character that fought against evil.

Those same plays also portrayed him as a Taoist magician who possessed many supernatural powers, from controlling the wind to foretelling the future. Much of his ability was based on his vast but confidential knowledge of military strategy, mechanical engineering, mathematics, geology, meteorology, and behavior psychology.

After Zhuge Liang passed on, stories about his wisdom (for example, Review in Longzhong, Borrowing the Eastern Wind, and Strategy of the Vacant City) were played out as Chinese opera stories. These have also been used as a learning guide for budding professional strategists. To many past and present scholars of China's history, he is considered to be the quintessence of embodied wisdom and intelligence.



Dernière édition par FAMAS le Sam 11 Aoû 2012 - 21:30, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeDim 2 Déc 2012 - 0:14

Citation :
Organisation & Stratégie

Selon les historiens de l’organisation, la forme organisationnelle la plus ancienne remonte à la découverte du feu il y a plus de 400000ans, en effet ce n’est qu’après la découverte des techniques d’entretien du feu pour les besoins basiques que les humains se sont mis à se constituer sous forme de communautés d’abord pour se protéger du froid et pour éloigner les animaux.

Petit à petit les communautés humaines ont commencé à s’organiser par une répartition de tâches notamment : la collecte du bois, la chasse, la garde… Naturellement tout un chacun s’est mis à se pencher vers la tâche où il fait preuve relativement mieux de productivité par rapport aux autres.

Le premier défi qui s’imposait à l’Homme-communautaire est l’atteinte de la survie par une pacification de la menace des autres espèces et en général par une domestication de la nature à son service. Ceci s’est réalisé au travers à long processus d’accumulation d’expérience et de savoir-faire qui s’est principalement répercuté sur l’amélioration continue des outils de travail et sur la capacité de collecte et de stockage des aliments.

Face à une limitation des territoires et des ressources d’une-part et une évolution démographique soutenue de l’humanité d’autre-part la guerre intercommunautaire est devenue une chose inéluctable et donc la façon de la penser s’est imposée comme priorité majeure pour toute communauté, l’humain n’a pas tardé à devenir la pire menace pour ses congénères.
L’organisation est de ce fait d’abord un groupement humain où il y a répartition de tâches fonctionnelles ce qui entraîne forcément la répartition de pouvoirs et l’ hiérarchisation en-vue d’assurer chacune d’elles.

Cependant la raison d’être d’une organisation, sa forme et son ossature ne sont qu’une réponse jugée adéquate à des menaces et contraintes environnementales. Il est pratiquement rare de trouver une organisation existant pour elle-même.
L’armée, l’une des organisations les plus anciennes qui peut venir à l’esprit, ne tire la légitimité de son existence qu’à la suite à des menaces extracommunautaires et extraterritoriales jugées suffisamment importantes.

Autrement dit, toute forme organisationnelle n’est qu’une réponse stratégique à court-terme pour un ensemble de contraintes et menaces externes. Une réponse qui peut évoluer et changer de forme aussitôt que l’imposeront les contraintes environnementales.

L’interaction entre les contraintes environnementales d’une-part et les formes organisationnelles adéquates d’autre-part, pour y faire face en guise de réponse stratégique, ont depuis toujours occupé l’esprit et inspiré les stratèges.

A ce titre Sun Tzu l’auteur des « Treize-articles » disait que « La stratégie est comme l’eau qui fuit les hauteurs et remplit les creux ». En effet, L’illustration la plus parfaite sur la fluidité organisationnelle et la capacité d’une organisation de s’adapter aux variations environnementales est sans doute celle de l’eau.

Inodore et sans goût spécifique, l’eau a toujours tendance de prendre la forme du contenant, sous l’effet du froid elle gèle et sous une grande chaleur elle s’évapore...

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeDim 10 Mar 2013 - 0:51

Ma dernière réflexion publiée par libération: http://www.libe.ma/Aux-origines-de-l-humanite_a35950.html

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMer 18 Déc 2013 - 12:28

Citation :
Les États-Unis et la pérennité des générations d’armements. Un exemple pour nos armées ?

http://www.dsi-presse.com/?p=6352

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMer 25 Déc 2013 - 14:40

Citation :
Le XXIe siècle selon Saint-Augustin

http://m.slate.fr/story/81231/saint-augustin-moyen-orient

Par un amazigh, une référence historico-intellectuel occidental de surcroît... Like a Star @ heaven 

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeDim 15 Fév 2015 - 4:32

Citation :

Pourquoi la force militaire échoue ?

La supériorité numérique, technologique et la puissance de feu des armées modernes ne mènent forcément pas toujours à éradiquer une guérilla ou milice populaire bien inférieure sur tous les stades déjà cités .en effet l’échec de l’Otan à éradiquer les Talibans, la défaite Israélienne consécutive face au Hezbollah en 2006 ensuite face au Hamas en 2009 et 2014 sont autant d’exemples qui confirment le constat. Pourquoi les forts leur arrive-il de perdre ? et quelles sont les raisons qui permettent aux faibles de l’emporter des fois sont autant de questions qui intriguent les penseurs militaires occidentaux.  Après avoir analysé plus de 200 conflits asymétriques depuis 1800 dans son ouvrage « How the weak  Win wars » l’auteur américain Ivan Arreguin-Toft a conclu que le fort l’emporte en moyenne dans 71,5% des cas. L’analyse devient plus intéressante si on détail le chiffre et son évolution temporelle depuis 1800 jusqu’à nos jours, en effet de 1800 à 1849 le fort l’emporte à 88,2% des cas ; de 1850 à 1899 à 79,5% ; dans la 1ère partie du 20ème siècle le chiffre recule à 65,1% ensuite à 48,8% dans la période post 1950.

L’auteur tente d’expliquer le phénomène en concluant que l’interaction des stratégies suivis par le fort et le faible et le choix de la stratégie choisi face à son adversaire qui déterminent le sors du conflit, l’auteur identifie deux classes majeures de stratégies . « Stratégie directe » qui vise à détruire les capacités militaires de l’adversaire et « stratégie indirecte » qui vise à anéantir la volonté de combattre de l’ennemi et l’inciter à résigner.

On retiendra à Ivan Arreguin-Toft le mérite de prouver statistiquement le phénomène.la question n’est pas aisée puisque plusieurs facteurs peuvent mener à la victoire des uns ou à la défaite des autres.

Adrew Mack revient quant à lui à l’expérience française en Indochine suivi 20ans après par celle des Etats-Unis au Vietnam dans « Why big nations lose small wars :the politics of asymmetric conflict ». l’auteur explique que la victoire politique des faibles n’implique pas forcément défaite militaire du fort mais plus tôt incapacité de celui-ci de justifier le coût financier et humain de son implication que cela soit aux yeux de ses troupes pour garder leur moral au haut niveau ou au yeux de son peuple dont le soutien de l’effort de guerre est déterminant. Selon l’auteur le conflit pour le faible est une question de survit alors que le fort peut jeter l’éponge à partir du moment qu’il perçoit que son projet de guerre n’est plus rentable alors pour limiter les dégâts il se retire.

Jeffrey Record revient sur la question en se focalisant beaucoup plus sur la manière des Etats-Unis à penser et mener la guerre, selon lui les décideurs politiques de son pays ne considèrent pas la guerre comme instrument politique mais comme une alternative à celle-ci ,un pas de non retour qui doit forcément conduire à une victoire quelque soit le prix même si l’utilisation de la force punitive devient stérile tout en fermant les yeux sur les issues politiques pour la résolution des conflits. Pour lui la victoire militaire n’est jamais une fin en soi si elle ne conduit pas à atteindre l’objectif politique préalablement établi par le fort à ce titre l’auteur revient sur l’échec politique américain en Iraq.

Sun Tzu l’auteur de l’art de la guerre soulignait que « l’invincibilité se trouve dans la défense, et la possibilité de victoire se trouve dans l’attaque » en effet cette citation cache beaucoup de vérités qui restent réalistes jusqu’à nos jours, une relecture des 13articles de suntzu d’un œil contemporain peuvent donner explication voire prédire le sors de conflits présents et futures.

Selon SunTzu 6 paramètres peuvent mener à la victoire ou causer la défaite :

1 .La volonté de combattre dont l’intensité résulte de la cause qui sera perçue comme légitime ou illégitime que ça soit au yeux des troupes des deux antagonistes ou à l’égard de la population civile qui habite dans le territoire disputé.

Exemples de victoire du fort face au faible :victoire de l’Espagne contre l’organisation terroriste ETA, victoire de l’ANP algérienne face au GIA.
Exemples de perte du fort face au faible : la France en Indochine et en Algérie.

2. La supériorité numérique

3. La discipline qui conditionne la compétence tactique

4. Les armes ou bien la technologie utilisée par les uns et les autres : la portée des armes, mobilité et précision de tire et le rapport coût/efficacité par rapport à l’antagoniste, il ne sert à rien de gaspiller par exemple un missile de l’Iron dome Israelien à 200K USD le missile pour contrer un obus du Hamas de type Grad de 10% le prix

5. La géographie : une guérilla opère plus aisément dans un environnement montagneux (exemple : taliban,hezbollah…), une jungle tropicale(FARC, Vietcong…). Par contre la guérilla est défavorable à découvert en terrain aplati désertique où il n’est pas aisé de surprendre l’ennemi (sahara marocain cas du Polisario)

6. Le climat : généralement un territoire où il fait difficile d'opérer en hiver est toujours favorable à la guerre asymétrique (exemple : echec de Napoléon et des Nazis à envahir la Russie, le cas des Talibans en Afghanistan, le cas des Tchétchènes…)

Analyse de quelques conflits en se basant sur les 6 paramètres cités ci-dessus :
Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 150215043101374383

l’échec cuisant de l’Otan en Afghanistan qui rappel  la mésaventure de l’URSS dans le même pays 11 ans au paravent, laisse apparaître plus d’une question sur les raisons de l’échec de la force militaire face à un ennemi faible matériellement. Une fois de plus la pensée militaire est amené à donner des explications tangibles et élaborer des modèles et théories qui peuvent aider les politiques à décider des guerres futures et les faire sortir de l’indécision pour pacifier les menaces urgentes que représentent certaines organisations asymétriques comme l’Etat Islamique en Iraq, Les Houtis au Yémen et BokoHaram au Nigéria…


Bibliographie :
How theWeakWinWars, Ivan Arreguin-Toft
http://www.fd.unl.pt/docentes_docs/ma/aens_MA_20004.pdf

Why Big nations lose small wars, Andrew Mack
http://web.stanford.edu/class/polisci211z/2.2/Mack%20WP%201975%20Asymm%20Conf.pdf

Why the strong lose, Jeffrey record
http://strategicstudiesinstitute.army.mil/pubs/parameters/Articles/05winter/record.pdf
Source :http://lepeeetlebouclier.blogspot.com/2015/02/pourquoi-la-force-militaire-echoue.html
Auteur : Famas.

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeDim 15 Fév 2015 - 12:59

farewell a écrit:
Citation :
Le XXIe siècle selon Saint-Augustin

http://m.slate.fr/story/81231/saint-augustin-moyen-orient

Par un amazigh, une référence historico-intellectuel occidental de surcroît... Like a Star @ heaven 

Merci, c'est exactement ça. On se dirige vers un scénario de l'antiquité tardive.
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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeDim 15 Fév 2015 - 13:36

Merci Famas pour l'article très intéressant Smile

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMar 21 Avr 2020 - 13:58

atlas a écrit:
rafi a écrit:
Bonjour,

"Mode HS on"
La supériorité d'une force militaire ne se mesure pas au nombre de soldats présents à l'effectif mais au type de matériel détenu et en mesure d'être utilisé dans un délai restreint avec la plus grande efficacité possible pour un type d'engagement déterminé et au niveau d'entrainement de celles et ceux qui les mettent en oeuvre.
"Mode HS off"

Théorie...

L'effectif est une donnée communément admise..!!
Front russe  Ww2
Guerre d'Indochine
Guerre de Corée

Iswandlana en 1879
Khartoum en 1882

Etc rtc


Qualité du matériel... Char Tigre  contre Sherman et  T 34


Etc etc...
L'efficacité d'une troupe, c'est la conjugaison  de plusieurs facteurs.. :Morale, commandement et dotation.. Mais le nombre importe beaucoup..
Sauf exception dûe à configuration espace (affaire des Spartiates)


Mais effectivement HS


Si le nombre a été concluant sur le front de l'est face à l'armée allemande, il n'en a pas été autant en Corée face aux contingents de l'ONU.
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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMar 21 Avr 2020 - 15:15

rafi a écrit:
atlas a écrit:
rafi a écrit:
Bonjour,

"Mode HS on"
La supériorité d'une force militaire ne se mesure pas au nombre de soldats présents à l'effectif mais au type de matériel détenu et en mesure d'être utilisé dans un délai restreint avec la plus grande efficacité possible pour un type d'engagement déterminé et au niveau d'entrainement de celles et ceux qui les mettent en oeuvre.
"Mode HS off"

Théorie...

L'effectif est une donnée communément admise..!!
Front russe  Ww2
Guerre d'Indochine
Guerre de Corée

Iswandlana en 1879
Khartoum en 1882

Etc rtc


Qualité du matériel... Char Tigre  contre Sherman et  T 34


Etc etc...
L'efficacité d'une troupe, c'est la conjugaison  de plusieurs facteurs.. :Morale, commandement et dotation.. Mais le nombre importe beaucoup..
Sauf exception dûe à configuration espace (affaire des Spartiates)


Mais effectivement HS


Si le nombre a été concluant sur le front de l'est face à l'armée allemande, il n'en a pas été autant en Corée face aux contingents de l'ONU.

ben c'est faux…..
On est revenu a un statut quo après menace d'utilisation de l'arme nucléaire par les US et après des bombardements massifs sur les lignes de ravitaillements NC


autre exemple , guerre d Indochine et du Vietnam ensuite, OU LE NOMBRE L'EMPORTE sur la qualité du matériel, des hommes peut être pas ( ARVN)

allez pour l'histoire


CAPITAINE D'ANJOU à CAMERONE, ou à 70 contre 2000 h MEXICAINS ( ils succombèrent sous le nombre mais pour une gloire éternelle )


non, l'histoire ne démontre pas cette affirmation….
dernier exple, le massacre des 8 légions romaines a CANNES CONTRE HANNIBAL( SUD Italie ) ( pourtant troupes d'élites et super équipées )


je suis d'accord sur le qualitatif, mais il faut des hommes pour tenir le terrain… APRES , évidemment que le commandement et le moral vont faire la différence ( histoire de la 2è armée égyptienne faite prisonnière par une brigade ou une division israélienne sur le CANAL en 73 )

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMar 21 Avr 2020 - 19:47

Plus ou moins. Les pays qui possèdent l'arme nucléaire ont-ils supprimé leurs forces armées, ont-ils cessé de participer à des conflits ou d'en créer ? Non, bien sûr.

N'importe quel "trouffion" peut occuper un terrain après qu’il a été conquis militairement (par d'autres), la question est : pendant combien de temps et à quel coût ?

Contrairement à ce que l'on pourrait croire, lors de guerre du Vietnam, les effectifs de l'ARVN et de ses alliés étaient bien supérieurs à ce que pouvaient aligner l'APV et le Front de libération du Sud-Vietnam.

La gloire remplace rarement une victoire, ce n'est qu'un pis-aller, une forme de communication à destination du perdant. Même si cela n'ôte rien à un autre critère dont ont usé les légionnaires de Danjou à Camerone : le courage, or celui-ci ne s'enseigne pas et peut aller de pair avec un autre critère qu'est le sens du sacrifice qui ne s'enseigne pas non plus.
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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeJeu 22 Avr 2021 - 17:08

Lieutenant-colonel Rémy Hémez - IFRI a écrit:

TO SURVIVE, DECEIVE: DECOYS IN LAND WARFARE


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In a black-and-white photo seen in many books and newspapers to illustrate the deception integral to the D-Day invasion, four men carry a 30-ton Sherman tank near what seems to be a barrack. This famous image is bizarre. Of course, what it shows is an inflatable tank, a decoy that was used in the vast and complex deception operation around the 1944 Normandy landings. Land tactical decoys are dummy equipment like armored vehicles, bridging capabilities, artillery pieces, and radars or installations (buildings, bridges, and runways) intended to deceive enemy observers. Their use has been standard in warfare since ancient times. Among the countless examples, relatively contemporary decoys include the Quaker guns of the U.S. Civil War, which were logs simulating artillery pieces; “horses” made of wood and blankets used by the British at the Battle of Megiddo in September 1918; the construction by Her Majesty’s Sappers of 8,400 dummy vehicles and devices of all kinds for Operation Bertram in 1942; and, more recently, various decoys to deceive enemy aircraft used by the Iraqis in 1990 and 1991, the Serbs in Kosovo in 1999, the self-styled Islamic State group in Syria and Iraq, the Houthis in Yemen, and Armenians and Azerbaijanis in Nagorno-Karabakh in 2020. Unsurprisingly, major potential adversaries of Western countries have kept a place for decoys in their armed forces: China seems well equipped and appears to give decoys a prominent place in its maneuvers, for example, and North Korea is reportedly using decoys intensively to protect its equipment and plans to use them extensively in warfare. Faithful to its longtime military doctrine of maskirovka, or deception, Russia pays special attention to decoys and even has a dedicated unit (the 45th Independent Camouflage Regiment) stationed near Nakhabino in the Moscow region.

Western armies, however, appear to have dropped decoys from their inventories. The main reason is that for too long, they have benefited from “operational comfort” and, in particular, undisputed air superiority during interventions abroad. That has to change if Western armies are serious about preparing for clashes with sophisticated peer or near-peer adversaries that, themselves, not only make regular use of deception and decoys but — more importantly — also have the means to observe and detect their enemies, as the conflicts in Crimea and Donbass in 2014 and 2015 have shown. In the words of Gen. Thierry Burkhard, French Army chief of staff, who is committed to restoring the French Army’s ability to take on peer threats, “For too long, we’ve disregarded the use of ruse. It begins with the tactical maneuver of the company, which must systematically try to deceive the enemy, and it continues with the equipping of our units with decoy means.” Nevertheless, while the value of deception is widely accepted, operationalizing it on the ground has proved difficult. The challenge is that we have entered an era of “fatal visibility.” Detection means are increasingly powerful. For instance, hyperspectral radars make it possible to detect not only what is visible on the surface but also the nature of the materials and the classification of soils, gases, spectral anomalies, and so on. In domain of the radar imagery, the use of interferometry can detect activity such as the passage of vehicles. In addition, sensors can be equipped with artificial intelligence. Indeed, as more sensor-equipped devices are generating greater amounts of data, AI can be an efficient tool to systematically label, process, and analyze this information. All this, coupled with the ever-increasing size of military units’ electromagnetic footprint — due to their use of, among other things, more and more signal systems, radars, geolocation means, and active protection systems — and a democratization of remote-strike means (including loitering ammunition), makes the use of decoys both more complex and more essential. As it is now harder to hide or camouflage equipment, decoys have become even more important.

Commanders use decoys in a maneuver to attract the attention of the enemy while pursuing a variety of objectives. First, an army can employ decoys to increase the survivability of installations, units, or equipment, primarily in the face of air threat (drones, planes, helicopters) and indirect fire. This is because decoys provide alternative targets and can therefore decrease the adversary’s chance of hitting real targets. They also cause opponents to consume ammunition, a significant effect given the cost of some ammunition and, often, the low volumes stored.

Second, decoys can be used to deceive the adversary, particularly aerial reconnaissance, about the number and location of weapons, units, and equipment. There can be multiple desired effects: to intimidate or dissuade action in a sector; to appear more numerous than is really the case; to replace equipment or service members on the contact line and to make it appear that the real units are still there when in reality they are repositioning; to create a false unit to pose a threat in one direction and thus distract the enemy from the main action; to attract enemy fire to force adversaries to reveal their positions and expose them to fire; and to set up artificial obstacles (decoy improvised explosive devices, mines, etc.) to slow an enemy’s progress or channel an enemy in a particular direction.

Decoys are one of the most effective tools in deception operations. A study by the U.S. Army carried out at the end of the 1980s used Janus, a program capable of simulating a combined warfare up to the brigade level that was developed at the end of the 1970s, to simulate the combat of two armored companies (28 tanks in total) against a Soviet tank regiment. The study found that units equipped with decoys were more efficient, with a 28 percent improvement in their ability to detect opponents due to the enemy’s reactions to decoys. Friendly forces lost 18.3 percent fewer tanks and destroyed 4.5 percent more enemy tanks. This was especially evident when units placed decoys in front of actual tanks but less so when the decoys were deployed behind or among the tanks. This study also concluded that deploying more than one decoy per real tank did not bring better results and, with four decoys for a tank, could be counterproductive because the deception attempt was more obvious to the enemy.

To be effective, the use of decoys should follow a few basic rules. First, it should stick to this equation: A decoy must be less expensive than the equipment it simulates and require fewer materials and less time and effort to set up than the materials than the time and effort it will cost the adversary to detect or destroy it. Therefore, decoys must above all simulate high-value and often less-mobile targets (headquarters, ground-to-air batteries, bridging equipment, etc.).

Second, if the enemy is to be convinced that they are real, decoys must obviously be realistic. It’s not enough for the decoy to look like the object it’s simulating. It also needs to “look” to radar or other sensors like the object, with a multispectral signature as faithful as possible to that of the simulated equipment. For the sake of precision, it is also desirable for each decoy to explode or burn like real equipment — hence the usefulness of adding fire or explosion simulators.

Finally, a high-fidelity decoy is not enough. Its environment must be realistic, too, as deception is “a large-scale movie production.” There are many factors to be consider to ensure that no clues betray the presence of decoys. For instance, the camouflage of decoys’ camouflage must be plausible, meaning neither too effective nor non-existent. The place where decoys are deployed must be realistic, which means, especially, that it conforms to doctrine. It is also essential to ensure a minimum human presence (which is also useful for maintenance of the decoys, such as replacing batteries). Various devices can further strengthen the authenticity of the simulation such as lights, smoke, or even sound devices to broadcast, for example, engine noise.

Beyond the matter of the credibility of the decoy, we must not lose sight of the fact that deploying a mediocre one or failing to set up the “scene” can create an additional risk. An adversary who detects a deception will be more inclined to make a greater effort to find the real target. However, beyond this risk, the use of decoys usually contributes to the success of a maneuver: If the enemy does not suspect that there are some decoys, he can be deceived; if the adversary has knowledge of the enemy’s decoying abilities, he will waste time on checks.

Decoys can be either basic — visual-only or do-it-yourself devices by a unit, for example — or elaborate. The tactical relevance of their design depends in particular on the time and equipment available to the unit and, above all, on the sensors available to the enemy. In fact, given the evolution of detection means, there is a clearly increasing need for more multispectral decoys — dummies of a combat vehicle, for instance, that not only simulate an actual vehicle visual but also its thermal, radar, electromagnetic, or acoustic signatures.

Several companies now offer products of this type, among them Fibrotex (Israel), Rusbal (Russia), Saab (Sweden), Tempestini (Italy), Lubawa (Poland), and Inflatech (Czech Republic and Russia). Their decoys combine the visual appearance (realistic up to a distance of 100 meters for the most efficient) with a thermal signature (by integrating, for example, resistors and conductive fabrics), infrared signature, or even radar signatures. They can be 2D or 3D, inflatable, or made of wood or metal panels. The decoys frequently can be disassembled. Their weight and size vary. For example, an Inflatech inflatable SA-17 weighs 58 kilos (128 lbs) and the T-80 weighs 37 kilos (81.6 lbs). Decoys usually need a truck for transportation, although 10 metal tanks made by the Australian company GaardTech fit, disassembled, in a sea container. There are also models based on a trailer, like the T-72 of the Belarusian company, Minotor-Service, which weighs 3.5 tons and deploys in 20 minutes. The price of a multispectral decoy varies widely but remains affordable. To simulate a main battle tank costs from €30,000 to €150,000 ($36,000 to $180,000). In the end, this is modest compared to the price of a modern tank: In 2001, the Cours des Comptes estimated the overall unit cost of the French Leclerc tank to be €15.9 million ($19.1 million).

We can distinguish four major technological trends related to future decoys. First, with the development and spread of electronic warfare capabilities, the electromagnetic signature of a decoy is essential. Munition-launched electronic warfare systems are another option, for example the Silent Impact, which uses a 155-millimeter munition shell as a delivery mechanism for “cyber-electromagnetic attack” payloads in flight and a parachute to stay aloft for extended periods and on the ground after it lands. This payload can also be employed as a decoy imitating radar and weapons systems and communications. As of today, one of the most effective deceptive courses of action is probably to reproduce the command networks of a headquarters to limit the enemy’s capacities to identify and target the real headquarters. By 2030 or 2040, decoys, possibly air-droppable and capable of replicating the electromagnetic signature of a headquarters or vehicles, may be common.

In addition, land decoys, while traditionally fixed, may be mobile and remotely operated. The advantages are many. Robotic decoys are more readily usable in offensive courses of action because it is easier to get them to move at the speed of the real equipment in the maneuver (adapting decoys’ use to the speed of the maneuver has been a challenge in the past). Also, their mobility will reinforce their realism. Targets reproducing certain signatures and remotely operated from a distance up to 20 km (12.5 miles) using a tablet already exist, such as those made by GaardTech. With a few modifications, these could be used in combat to deceive an opponent.

The third structuring technological trend, in the longer term, is that with the contribution of AI, robotic decoy formations could reproduce the movements of certain units. The GaardTech tablet already makes it possible to move together several targets in training. In the future, an armored column could carry robots and, at some point in its movement, set them on a different route in order to deceive about where it is going to attack. On a general level, it is likely that the frontier between decoys and combat robots will become growingly blurred since robotic decoys would serve both to confuse the adversary and to assault him.

The fourth technological trend concerns the increasingly crucial role that aerial drones should take — and particularly their use in swarms — for tactical decoy, whether it is to simulate a unit or saturate the opponent’s sensors and strike tools (ground and air systems, surveillance networks, operators in charge of interceptions, etc.). For example, one or more drones could reproduce the electromagnetic and radar signature of transport or attack helicopters and thus create the false appearance of a reconnaissance or a heliborne operation. Drones equipped with radar reflectors, circulating on the battlefield and in the rear, could generate multiple false alerts and, in particular, confuse the common operational picture of an adversary.

In addition, we should also point out a promising but not mature technology for decoys: holography. Scientific research is making significant progress with volumetric 3D holograms and other types that emit sounds and can be “touched.” In the longer term, holography would therefore be able to create convincing visual decoys. However, it will first have to become portable and have a sufficiently large display and a suitable resolution.

Finally, as an alternative and complementary option to deceive, it is also possible to modify the visual, thermal, radar, or electromagnetic signature of a vehicle or an installation so that adversaries confuse them with others. This is the model of the 722 “sunshields” that were employed during Operation Bertram”: canopies made of a wooden frame and canvas to visually transform tanks (Crusader, Valentine, Grant, Stuart, and Sherman tanks) into less threatening-looking three-ton trucks. This was also the path taken by the Taiwanese army when it experimented with the transformation of an infantry fighting vehicle into a crane to blend into an urban environment (though camouflaging a military vehicle into a civilian one can be qualified as perfidy). In this spirit, one could imagine equipping certain vehicles with modification kits that would allow them to be transformed into a decoy.

The development of detection and protection systems favors a renewed use of decoys. Indeed, in recent years, to increase survivability, attention has turned to active protection systems to avoid the impact of a potential aggression by neutralizing or deflecting it from a distance. This kind of equipment uses three main types of detectors: radar, passive listening to enemy radars, and laser and missile launch. Since, they must, in a truly short time, detect a threat, classify it, possibly calculate an interception point (for “hard kill” systems), and employ countermeasures, these active protection systems involve extensive automation. This automation of detection and protection offers new opportunities. A visual decoy coupled with a firing simulator (range finder, laser illuminator, or even smokey missile) could make the active protection system react automatically or semi-automatically. Even without really firing at vehicles, this type of decoy would create confusion and result in a loss of confidence in the self-protection systems.

With the planned advent of collaborative combat in most advanced armies, the impact could be even greater. For the French Army, when stage two of the Scorpion program is completed, the collaborative combat concept will mean that a new information system will link armored fighting vehicles (Jaguar, Serval, Griffon, and the modernized version of the Leclerc tank); aviation support units; and artillery batteries in one centralized information-sharing network designed to automatically distribute alerts, targeting information, and other data between vehicles, robots and drones. The goal is to optimize mutual support functions. Part of this concept is based on automatic detection and reactions: A vehicle detecting an aggression should automatically transmit the information to the other ones present in the area. Consequently, the latter could automatically direct its detection and firing systems on the target. The goal is to obtain a collective response in “reflex time.” If a decoy triggers a semi-automated reaction for an entire unit, it could find itself stuck, potentially disorganized, and at the mercy of indirect fire.

In general, the deployment of automated processing (detection, or even automatic or assisted identification, for instance, or fusion of sensors) makes realistic multi-band decoys even more useful. These decoys will provide all the signals that the algorithm expects without any room for the doubt that a human operator might have. The trend toward robotic, multispectral decoy formations further reinforces decoys’ relevance for tomorrow’s warfare and offers new tactical perspectives.

The acquisition of decoys and the monitoring of innovation in this area should therefore be a priority. As such, it might be a good idea to commit to investing — for each weapons program — up to 1 percent of the total cost of developing the weapon to the creation and acquisition of a corresponding decoy. The army should then promote the use of these decoys, writing a doctrine of deception explaining and encouraging their use and deploying them during exercises. Finally, it would be a good idea to create a specialized unit, in particular to bring together less-common decoys (bridges, ground-to-air equipment, and so on) and to serve as a center of excellence.

With these steps, Western armies can add an indispensable tool to their panoply of techniques to surprise, deceive, and survive.

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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMar 27 Avr 2021 - 17:42


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MessageSujet: Re: Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire   Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Icon_minitimeMer 7 Juil 2021 - 21:48

The International Institute for Strategic Studies a écrit:

Armed UAVs: an asset, but not alone all-conquering


Stratégie militaire et grands stratèges de l'histoire - Page 3 Bayrak10

While the 2020 Armenia−Azerbaijan conflict over Nagorno-Karabakh provided ample evidence of the value of armed UAVs and loitering munitions, the impact of such systems should neither be underestimated nor overestimated, argue Douglas Barrie and Niklas Ebert.

Armed uninhabited aerial vehicles (UAVs) were sometimes painted as Azerbaijan’s war-winning capability in the 2020 Nagorno-Karabakh conflict. However, any overemphasis on this factor risks missing more enduring lessons on offer, which include the importance of timely intelligence, surveillance and reconnaissance (ISR), and that – in the absence of appropriate tactics – technological advantage can still be squandered.

The short war from September to November 2020 between Armenia and Azerbaijan provided ample evidence of the value of armed UAVs and loitering munitions, and also of the costs involved in not developing both passive and active countermeasures to such systems. But it does not usher in an era of armed-UAV supremacy over land systems such as the main battle tank or other armoured vehicles, nor does it mean that the asymmetric ownership of armed UAVs will make the outcome of any other future conflict inevitable.

A learning experience

Several, though not all, of the uninhabited systems and loitering munitions used in the 2020 war were already in Azerbaijan’s inventory and had been used in fighting between Azerbaijan and Armenia in 2016, but to far less effect. They appear to have been used by Azerbaijani forces in a piecemeal or stand-alone fashion during the clashes which occurred over four days in April 2016. This does not seem to have been the case in 2020 when Azerbaijan used UAVs and loitering munitions in a coordinated fashion, embedding them in a wider campaign plan. Indeed, there were indications of mission rehearsal in the run-up to the war. The use of armed UAVs in general, and in the Nagorno-Karabakh war in particular, were issues of discussion at an IISS–Europe workshop on the subject held on 21–22 June 2021.

The primary armed UAV now in Azerbaijan’s inventory is the Turkish Bayraktar TB2. Ankara is Baku’s main military partner and there is a close relationship between the two countries, formalised by the 2010 Agreement on Strategic Partnership and Mutual Support. The TB2s may have been delivered only after mid-2020, lending weight to suggestions that their use was supported, if not carried out, by Turkish personnel. The closeness of the military relationship between the two countries was on display with a parade held in Baku on 10 December 2020 to celebrate Azerbaijan’s victory, at which Turkish President Recep Tayyip Erdoğan was present alongside Azerbaijan’s President IIham Aliyev. Turkish ground forces also took part in the event.

The number of TB2 UAVs procured has not been made public, nor the number of associated MAM (‘Smart Micro Munition’) guided weapons. The effectiveness of the combination, however, when operated as part of a wider coordinated campaign was clear from UAV footage made available on social media by Azerbaijan’s defence ministry. This showed a variety of Armenian ground-based air-defence systems, armoured vehicles and artillery being struck. Less clear was whether the TB2 was always the source of the weapon being used for the attack, or if the TB2 was instead employed for targeting support and battle-damage assessment for artillery, mortar or rocket fire.

Given its size, the MAM munition has a small warhead, including high-explosive-blast-fragmentation or armour-piercing options. However, in some video footage, the detonation associated with the target did not always appear consistent with the size of the warhead, again suggesting not all of the TB2 footage showed use of the MAM munition. What was evident was Azerbaijan’s overall success in destroying or nullifying Armenia’s admittedly limited surface-to-air missile systems right from the outset of the campaign. This subsequently allowed Azerbaijani UAVs to be operated against only a limited threat.

Smart procurement

Azerbaijan’s UAV operations are split at least between the Air Force and the State Border Service, with the latter associated with the TB2 as well as with the Israeli Elbit Hermes 450 and Hermes 900 medium-altitude long-endurance systems. The Air Force’s inventory includes the Israel Aircraft Industries’s Heron. While the Israeli military is known to operate armed UAVs, there is no public indication that air-launched munitions have also been provided to Azerbaijan. Azerbaijan’s Israel-supplied UAVs instead appear to be used only in an ISR role. So far, Israel is not known to have exported an armed UAV to any country.

While Azerbaijan’s Israel-supplied UAVs appear to be unarmed, Israel has provided Azerbaijani forces with the Harop loitering munition with at least three of the nine-round launch vehicles in service with the State Border Service. The smaller Aeronautics Orbiter 1K loitering munition, which has a 3 kg warhead and a 150-minute endurance at speeds of up to 70 knots, is also in Azerbaijan’s inventory, along with the Elbit SkyStriker and the Turkish STM Kargu rotary-wing loitering munition.

While the impact of armed UAVs and loitering munitions in the most recent Armenia–Azerbaijan conflict over Nagorno-Karabakh should not be underestimated, it should also not be overestimated. Baku’s success was built on a solid platform of ISR, intelligence preparation of the battlespace, appropriate and well-executed tactics, and significant external support.

Armenia also seemed ill-prepared to meet the challenge, irrespective of Azerbaijan’s build-up of such capabilities. Drawing universal lessons from such a singular conflict would court considerable risk.

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