Royal Moroccan Armed Forces


 
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 AFRIQUE - toutes l'actualités

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FAR SOLDIER
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 28 Déc 2017 - 20:04

youssef_ma73 a écrit:
Weah nouveau président du Libéria avec 61% des voix.

Bonne chose pour le Maroc. Weah est un grand ami de notre pays, et je pense même qu'il a déjà rencontré le Roi. Il viens souvent au Maroc dans un cadre privé ou public pour des événements. 
Le Liberia est un pays d'Afrique de l'Ouest, notre zone "d'influence".

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BOUBOU
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 28 Déc 2017 - 20:25

C'est surtout bon pour le Liberia.
félicitation et bon courage à lui.

Il faut que SM Le Roi envisage une visite dans ce pays...lors d'une prochaine tournée.

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L'homme sage est celui qui vient toujours chercher des conseils dabord, des armes on en trouve partout.

feu Hassan II.

https://www.youtube.com/watch?v=AbjNQ_5QvgQ
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 28 Déc 2017 - 21:22

Des dangers de l'aventure spatiale pour les pays africains :

Citation :
La Russie a perdu le satellite angolais AngoSat

L’agence spatiale russe Roscosmos a confirmé avoir perdu la connexion avec le satellite de télécommunications AngoSat. Le satellite angolais a été lancé au cosmodrome de Baïkonour le mardi 26 décembre.

Les représentants de Roscosmos ont rapporté à l’origine que la fusée Zenit-2SB avait réussi à installer le satellite en orbite. Cependant, la connexion au satellite a été perdue après sa séparation de l’étage supérieur. "tous les systèmes fonctionnaient normalement, cependant, le dernier contact a été perdu et la télémétrie a cessé de venir", a indiqué Roscosmos qui précise "La connexion peut être perdue en raison d’une défaillance de l’émetteur, d’une panne de batterie ou d’un ordinateur numérique"

Les experts ont précisé qu’ils espéraient pouvoir rétablir la connexion. "Il s’agit d’une situation normale, qui se produit parfois, bien sûr, il y a des chances que la communication et la télémétrie avec le satellite soient rétablies, et il continuera à fonctionner comme d’habitude".

On craint cependant que cela ne constitue un nouveau revers pour Roscosmos après que l’agence spatiale russe ait perdu son contact avec la fusée Soyouz 2.1b le 28 novembre dernier, quelques minutes après le lancement.

Le gouvernement angolais, qui a investi environ 320 millions de dollars dans le projet, AngoSat, conçu pour une mission de 15 ans, qui consistera à fournir Internet haute vitesse et la radio, la télévision et d’autres communications à l’ensemble de l’Afrique.

http://www.afrik.com/la-russie-a-perdu-le-satellite-angolais-angosat
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PGM
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 29 Déc 2017 - 10:40

M.Georges Weah, grand ami du Maroc et partisan de notre cause nationale devient le nouveau président Libérien

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 4 Jan 2018 - 12:19

Citation :
Se faire opérer en Afrique tue deux fois plus qu’ailleurs
AFP 03 Janv. 2018 à 21:46

Le taux de mortalité lors des opérations chirurgicales est deux fois plus élevé en Afrique qu’en moyenne dans le monde, ont affirmé mercredi des chercheurs dans une étude mettant au jour un fléau rarement discuté.

En théorie, la mortalité pourrait être moins élevée sur ce continent qu’ailleurs. Les patients y sont en effet plus jeunes et y subissent des interventions moins lourdes.


Mais d’après les auteurs de cette étude parue dans la revue médicale The Lancet, “près d’un patient sur cinq en Afrique a des complications après une opération”.

Et là où existent des chiffres comparables, à savoir dans la chirurgie non urgente, la mortalité atteint 1% sur le continent, contre 0,5% dans le monde.

L’étude est décrite comme la plus vaste et la plus fouillée sur la chirurgie africaine.

Elle a réuni plus de 30 chercheurs qui ont rassemblé les données de 247 hôpitaux dans 25 pays du continent, de l’Algérie à l’Afrique du Sud en passant par le Sénégal et les deux Congo. Ont été suivis les dossiers de 10.885 patients, dont un tiers ont subi une césarienne.

L’étude montre “qu’une pénurie de main-d’oeuvre et de ressources aboutissent à une chirurgie moins sûre dans la région. Pour améliorer ces résultats, elle appelle à une amélioration de la surveillance des patients pendant et juste après leur opération”, a souligné The Lancet.

Au total, 18,2% de ceux-ci ont connu des complications, et parmi eux presque un sur dix en sont morts. Pourtant, quatre patients sur cinq étaient considérés à risque faible, sachant leur jeune âge et leur bonne santé.

“Beaucoup de vies pourraient être sauvées par un suivi efficace des patients (…) Le résultat des opérations restera mauvais tant que le problème du manque de ressources ne sera pas réglé”, a affirmé le principal auteur, le Sud-Africain Bruce Biccard, de l’hôpital Groote Schuur au Cap.

D’autres experts se sont dits encore plus inquiets face à d’autres chiffres, exposant le besoin criant de chirurgie sur le continent.

L’Afrique ne connaît que 212 opérations pour 100.000 habitants par an, soit “20 fois moins” que nécessaire pour couvrir les besoins vitaux d’une population, ont relevé trois chercheurs.

Le continent compte 0,7 spécialiste de la chirurgie (chirurgiens, obstétriciens et anesthésistes) pour 100.000 habitants, loin des 20 à 40 qui seraient recommandés.

Si les patients meurent trop souvent, “l’absence de chirurgie en Afrique représente un tueur silencieux qui fait probablement plus de victimes”, ont déploré les chercheurs.

https://www.tsa-algerie.com/se-faire-operer-en-afrique-tue-deux-fois-plus-quailleurs/

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docleo
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 4 Jan 2018 - 12:37

L article en question

Citation :
Background
There is a need to increase access to surgical treatments in African countries, but perioperative complications represent a major global health-care burden. There are few studies describing surgical outcomes in Africa.

Methods
We did a 7-day, international, prospective, observational cohort study of patients aged 18 years and older undergoing any inpatient surgery in 25 countries in Africa (the African Surgical Outcomes Study). We aimed to recruit as many hospitals as possible using a convenience sampling survey, and required data from at least ten hospitals per country (or half the surgical centres if there were fewer than ten hospitals) and data for at least 90% of eligible patients from each site. Each country selected one recruitment week between February and May, 2016. The primary outcome was in-hospital postoperative complications, assessed according to predefined criteria and graded as mild, moderate, or severe. Data were presented as median (IQR), mean (SD), or n (%), and compared using t tests. This study is registered on the South African National Health Research Database (KZ_2015RP7_22) and ClinicalTrials.gov (NCT03044899).

Findings
We recruited 11 422 patients (median 29 [IQR 10–70]) from 247 hospitals during the national cohort weeks. Hospitals served a median population of 810 000 people (IQR 200 000–2 000 000), with a combined number of specialist surgeons, obstetricians, and anaesthetists totalling 0·7 (0·2–1·9) per 100 000 population. Hospitals did a median of 212 (IQR 65–578) surgical procedures per 100 000 population each year. Patients were younger (mean age 38·5 years [SD 16·1]), with a lower risk profile (American Society of Anesthesiologists median score 1 [IQR 1–2]) than reported in high-income countries. 1253 (11%) patients were infected with HIV, 6504 procedures (57%) were urgent or emergent, and the most common procedure was caesarean delivery (3792 patients, 33%). Postoperative complications occurred in 1977 (18·2%, 95% CI 17·4–18·9]) of 10 885 patients. 239 (2·1%) of 11 193 patients died, 225 (94·1%) after the day of surgery. Infection was the most common complication (1156 [10·2%] of 10 970 patients), of whom 112 (9·7%) died.

Interpretation
Despite a low-risk profile and few postoperative complications, patients in Africa were twice as likely to die after surgery when compared with the global average for postoperative deaths. Initiatives to increase access to surgical treatments in Africa therefore should be coupled with improved surveillance for deteriorating physiology in patients who develop postoperative complications, and the resources necessary to achieve this objective.

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John F. Kennedy: « Vous qui, comme moi, êtes Américains, ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays. Vous qui, comme moi, êtes citoyens du monde, ne vous demandez pas ce que les États-Unis peuvent faire pour le monde, mais demandez-vous ce que vous pouvez faire pour le monde. ».
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 5 Jan 2018 - 17:15

Citation :
Côte d'Ivoire: des tirs entendus dans un camp à Bouaké


AFP 05/01/2018


Des coups de feu ont été entendus dans la nuit de jeudi à vendredi dans un camp militaire de Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, ont rapporté des sources militaires et des habitants à l'AFP, invoquant un différent entre soldats.

"Cela impliquait des éléments du CCDO (centre de commandement de décision des opérations) et des éléments que nous n'avons pas pu identifier", a affirmé une source militaire sous couvert d'anonymat, sans plus de précision.
"Ça semble être une brève querelle entre policiers et CCDO. Il nous revient de façon récurrente qu'un élément du CCDO a essuyé un tir. Mais de qui on n'en sait rien", a annoncé une source proche de l'état-major des armées.
"Nous, militaires, n'envisageons aucun soulèvement. Il n'y a pas de raison de le faire. Les populations vaquent tranquillement à leurs occupations. Il n'y a absolument rien de grave. Nous demandons à notre tutelle de mettre tous les corps en uniforme sur le même pied d'égalité pour éviter des frustrations", a expliqué de son côté un soldat du 3e bataillon militaire.

Selon plusieurs habitants, "des coups de feu ont effectivement été entendu au centre ville". Mais vendredi matin, le calme régnait en ville.

Jeudi, le général Sekou Touré, chef d'état-major des armées ivoiriennes, a présenté "ses excuses à la Nation" pour les mutineries qui ont ébranlé le pays en 2017 et promis qu'en 2018 l'armée remplira "son devoir", à l'occasion de la cérémonie des voeux à la présidence ivoirienne.

D'anciens rebelles intégrés dans l'armée se sont mutinés en janvier puis en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) pour chacun des 8.400 d'entre eux. Cette crise a terni l'image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara et l'équipe gouvernementale.

Dans son allocution télévisée de Nouvel An, le président Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l'armée en une force "véritablement républicaine".
Fin décembre, un millier de militaires ont quitté l'armée dans le cadre d'une réforme.

De source militaire, l'armée ivoirienne comptait avant ce départ, 23.000 hommes du rang (dont 13.000 issus de la rébellion qui a tenu le nord du pays de 2002 à 2011), et 15.000 sous-officiers.
Les autorités avaient promu massivement des militaires du rang, en intégrant d'anciens rebelles. Les experts estiment qu'une armée doit avoir 20/30% de sous-officiers et 65/70% de militaires du rang.

https://www.lorientlejour.com/article/1092733/cote-divoire-des-tirs-entendus-dans-un-camp-a-bouake.html
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Lun 15 Jan 2018 - 17:39

Citation :
Le 5e plus gros diamant au monde découvert au Lesotho

 
Photo AFP/GEM DIAMONDS

AFP 15/01/2018

   
La société minière britannique Gem Diamonds a annoncé lundi avoir récemment extrait au Lesotho un diamant d'une masse exceptionnelle de 910 carats, déjà considéré comme l'un des cinq plus gros jamais découverts sur la planète.
Cette pierre, extraite de la très prolifique mine de Letseng, pourrait valoir jusqu'à 33 millions d'euros, a estimé dans une note l'analyste Ben Davis, du cabinet Liberum Capital.

"Depuis que Gem Diamonds a acquis la mine de Letseng en 2006, elle a produit quelques uns des diamants les plus intéressants au monde", s'est réjoui son PDG, Clifford Elphick.
"Ce diamant de pureté exceptionnelle est toutefois le plus gros extrait à ce jour de la mine de Letseng et illustre sa qualité, a ajouté le patron dans un communiqué.
Cette découverte a été saluée lundi matin à la bourse de Londres par une hausse de 14% du titre Gem Diamonds.

Petit royaume enclavé au cœur de l'Afrique du Sud, le Lesotho est l'un des pays les plus pauvres du monde.

Le plus gros diamant au monde est le Cullinan de 3.106 carats, qui avait été trouvé en Afrique du Sud en 1905. Il a été fractionné en plusieurs énormes pierres, dont les principales ornent le sceptre de sa majesté britannique et la couronne impériale qui font partie des joyaux de la Couronne britannique précieusement gardés à la Tour de Londres.

Le plus gros diamant jamais découvert depuis un siècle, d'un poids de 1.111 carats, a été extrait en 2015 d'une mine du Botswana.

https://www.lorientlejour.com/article/1094360/le-5e-plus-gros-diamant-au-monde-decouvert-au-lesotho.html
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Lun 15 Jan 2018 - 23:12

Citation :
Zimbabwe: l'armée a mis en garde Mugabe contre un "lynchage" à la Kadhafi


AFP 15/01/2018


Les militaires zimbabwéens ont fait pression sur l'ex-président Robert Mugabe pour qu'il se retire en lui indiquant qu'il risquait d'être "lynché", comme l'ancien dirigeant libyen Muammar Kadhafi, s'il s'y refusait, a raconté un de ses proches.

Au pouvoir depuis 1980, M. Mugabe, 93 ans, a quitté le pouvoir en novembre dernier après un coup de force de l'armée et d'importantes manifestations de rue.

"Les généraux nous ont envoyé un message assez effrayant en nous disant +allez voir le président et dites-lui de bien prendre conscience de la situation+", a raconté à la presse son ancien porte-parole George Charamba.


"La possibilité existait d'un scénario à la libyenne, où le président aurait été arraché de sa résidence et lynché", a précisé M. Charamba dans un entretien publié dimanche par l'hebdomadaire local Daily News Sunday.

Le colonel Kadhafi a été renversé en août 2011 par un soulèvement populaire conjugué à une intervention militaire aérienne des Etats-Unis, de la France et de la Grande-Bretagne.
En fuite, il a été tué deux mois plus tard par une foule en colère.

L'armée est intervenue au Zimbabwe après la destitution, sur injonction de la Première dame Grace Mugabe, du vice-président Emmerson Mnangagwa, favori pour succéder à M. Mugabe.
M. Mnangagwa a depuis été nommé président par intérim du pays, jusqu'aux élections générales prévues cette année.

M. Charamba, devenu le porte-parole du nouveau chef de l'Etat, a raconté au Daily News Sunday que Robert Mugabe avait tenté de sauver sa présidence en renommant M. Mnangagwa à son poste de vice-président.

A la fin de la crise, même Mme Mugabe a approuvé la décision de son mari de démissionner, a raconté M. Charamba.
"Même la Première dame y était favorable", a-t-il rapporté. "Quand un président ne contrôle plus les institutions qu'il est censé diriger, il y a un problème. Mais il faut noter que Mugabe n'a jamais refusé de démissionner, il voulait simplement le faire à sa façon", a précisé son conseiller.

https://www.lorientlejour.com/article/1094421/zimbabwe-larmee-a-mis-en-garde-mugabe-contre-un-lynchage-a-la-kadhafi.html
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mer 17 Jan 2018 - 18:59

Citation :
Une guerre entre l’Égypte, le Soudan et l’Éthiopie est-elle à craindre?

Posté dans Afrique par Laurent Lagneau Le 16-01-2018




En décembre, des centres de réflexion s’essaient à la prospective en tentant de déterminer les principales menaces auxquelles il faut de préparer pour l’année suivante. Ainsi, par exemple, le Council on Foreign Relations a placé l’éventualité d’un conflit dans la péninsule coréenne en haut de la liste.

Et de citer ensuite celle d’une confrontation armée entre l’Iran et les monarchies sunnites, voire entre la Chine et ses voisins, la rivalité entre la Russie et l’Otan, la situation en Syrie et en Afghanistan, la menace terroriste ou encore le risque d’une cyberattaque d’ampleur. Seulement, il n’est pas impossible qu’une autre région soit concernée par un conflit majeur en 2018.

Avec la présence de l’État islamique (EI) en Libye et dans le Sinaï, l’on peut penser que l’Égypte doit essentiellement faire face à la menace terroriste. Cela est vrai. Mais pas seulement. Deux autres risques sont en effet à prendre en considération.

Le premier concerne la construction, sur le Nil bleu, du barrage Grand Renaissance. Cet ouvrage, en passe d’être bientôt terminé, doit donnera à l’Éthiopie une capacité de de 15 000 gigawatts/heure chaque année, ce qui lui permettra de mettre un terme à la pénurie d’électricité et d’accélérer son industrialisation. Il s’agit donc d’un projet stratégique majeur pour Addis-Abeba.

Seulement, étant donné que sa mise en service va nécessiter la création d’un lac de 246 km de long (pour 67 milliards de mètre cube), l’Égypte s’inquiète pour le débit du Nil bleu… Et donc pour son approvisionnement en eau. D’où une négociation entre Le Caire et Addis-Abeba pour étaler le remplissage de façon à en limiter l’impact.

Or, l’Éthiopie veut aller vite afin d’arriver rapidement à une production optimale d’électricité. C’est à dire en moins de 5 ans. Mais le remplissage du lac de stockage dans un tel délai priverait l’Égypte d’environ 12% de ses besoins en eau (population, agriculture et industrie). Également concerné par ce dossier, le Soudan s’est rangé, en échange d’une partie de l’électricité qui sera produite par le barrage « Grande Renaissance », du côté des autorités éthiopiennes.

En décembre, le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, avait prévenu : le Nil est « une question de vie ou de mort » pour l’Égypte. Réponse d’Addis-Abeba : « Le barrage est aussi une question de vie ou de mort pour les Éthiopiens ». Depuis, les discussions sont au point mort. Dans ce contexte, Le Caire a amorcé un rapprochement avec l’Érythrée, pays avec lequel l’Éthiopie a été en guerre au début des années 2000 et qui n’entretient pas les meilleures relations qui soient avec le Soudan.

Ainsi, la semaine passée, Khartoum a décidé de fermer sa frontière avec l’Érythrée, annoncé l’état d’urgence dans deux de ses États de l’est et déployé des milliers de soldats, pour, officiellement, lutter contre le trafic d’armes illégales.

Par ailleurs, il faut faire avec les influences étrangères, à savoir l’Arabie Saoudite et les Émirats arabes unis côté égyptien, ainsi que, côté soudanais, le Qatar et la Turquie. Le 25 décembre, à l’occasion d’une visite du président turc, Recep Tayyip Erdogan, Khartoum a concédé l’île de Suakin à Ankara, avec la possibilité d’y établir une base militaire donnant sur la mer Rouge, stratégique pour Le Caire (Canal de Suez oblige).



Or, les rapports entre l’Égypte et la Turquie ne sont pas au beau fixe, notamment en raison du soutien apporté par les autorités turques aux Frères musulmans. Cette annonce sur la concession de l’île de Suakin à Ankara a donc donné lieu à de nouvelles tensions diplomatiques entre Le Caire et Khartoum, alors déjà « plombées » par le litige portant sur le triangle frontalier de Halayeb.

Cette zone, riche en minerais, est gérée administrativement par l’Égypte depuis 2000, quand le Soudan retira ses dernières troupes de cette région contestée. Seulement, Kharthoum en revendique toujours la souveraineté et renouvelle régulièrement ses plaintes auprès des Nations unies.

Aussi, dans ce contexte, le président al-Sissi a adressé, le 15 janvier, une mise en garde à ses voisins. « L’Égypte ne fera pas la guerre à ses frères », « ne conspire pas et ne s’ingère pas dans les affaires des autres », a-t-il dit, lors d’un discours télévisé. « Les habitants du Soudan, d’Éthiopie et d’Égypte avaient besoin d’investissements, pas de guerres », a-t-il continué.

« Mais en même temps, il nous est demandé de préserver la vie de 100 millions d’Égyptiens », a ajouté le président égyptien, après avoir évoqué la puissance militaire de son pays et en affirmant « prononcer ces mots comme un message à nos frères au Soudan. »

http://www.opex360.com/2018/01/16/guerre-entre-legypte-soudan-lethiopie-a-craindre/
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Shugan188
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Dim 21 Jan 2018 - 19:24

Le Maroc s'invite malgré lui dans la nomination du nouveau chef du service de renseignement extérieur nigérian
https://independent.ng/nia-top-staff-retirees-may-petition-buhari-abubakars-appointment/
Citation :

NIA: Top Staff, Retirees May Petition Buhari Over Abubakar’s Appointment

Our Correspondents
3 minutes
President Muhammadu Buhari;

Barring any last minute change of mind, some senior and retired officers of the National Intelligence Agency (NIA) may soon send in a petition to President Muhammadu Buhari on what they claim would be the “irreparable damage” the country could suffer should the administration ignore the uproar that greeted the appointment of Ahmed Rufai Abubakar as Director-General of NIA.

This is happening in the wake of more revelations that the new DG failed his promotion examination as a director and could not have advanced beyond his last position as deputy director of the agency.

Respite had come his way when he was fortuitously seconded to the United Nations office in Dakar, Senegal, where he worked with former ECOWAS chief, Mohammed Ibn Chambers.

“He could have retired at the level of a deputy director; he failed the promotion examination to the directorate cadre but somehow was seconded to the United Nations office.

“The challenge right now is that he is coming to superintend an agency unmeritoriously,” a staff of the agency revealed.

INDEPENDENT reported on Tuesday that the appointment of Abubakar might lead to the mass retirement of professionals in the agency while others who would not want to be led by an “inferior” colleague would voluntarily exit the service.

A retiree of the agency has a more compelling reason to join the agitation.

He said the government could not afford to gloss over the serious implications of the filial relationship which the new NIA DG has with some nations such as Morocco and Chad.

According to him, Abubakar’s sojourn as DG NIA is capable of throwing the country into needless diplomatic and foreign policy dilemma.

The source pointed to an ongoing push by the kingdom of Morocco to seek ECOWAS membership, a move Nigeria has vehemently resisted, adding that Abubakar’s filial relationship with Morocco may confuse a well-thought-out response to the issue.

According to him, “This controversy has long been a problem surrounding Kingibe, and now his former aide who is stepping in as DG.

“Some of these issues have been behind some of Nigeria’s foreign policy dilemma.

“You find that people would, from the inside, be scheming for Morocco, a North African country that wants to join ECOWAS, for whatever reason.

“This is why they are derisively called, in the diplomatic circles, ‘the draftsmen of fertilizer and Titus Sardine diplomacy’. The appellation came because of their relationship with Morocco.”

D'aprés cet article il été affecté au Maroc ou il s'est marié avec une marocaine .
https://independent.ng/abubakars-appointment-dg-nia-contravenes-agencys-rule/
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Adam
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mar 6 Fév 2018 - 18:07

OrientalReview a écrit:

Russia Might “Pivot To Africa” With “Mercenaries”


The upcoming draft proposal to legalize private military companies (PMCs, a.k.a. “mercenaries”) in Russia could give the country a competitive edge over its rivals by helping it carve out a valuable and much-demanded niche as a reliable security provider, thus enabling it to later leverage its strategic advantage to reap energy, mineral, economic, and other “rewards” in incentivizing the Kremlin to undertake a full-on “Pivot to Africa”.

RT reported that Russian parliamentarians are going to submit a draft proposal in the coming weeks to legalize the “mercenary” industry, which is officially referred to as “private military companies” (PMCs), with the outlet arguing that this step is long overdue and would simply amount to Russia keeping pace with other Great Powers. That said, it’s bound to generate considerable international attention if it passes owing to the Mainstream Media’s War on Russia, with conspiratorial accusations likely emerging in its wake in an attempt to pin the blame for all levels of global unrest from Afghanistan to Africa on the shoulders of Russian “mercenaries”. Accepting that there will likely be a flood of negative and mostly inaccurate reporting surrounding this topic, it’s much more worthwhile to concentrate on the “positive” aspects of what the legislative proposal could entail in the long term for Russia’s grand strategy.

Making Sense Of Mercenaries

The first thing that needs to be done is for the reader to abandon what might be their preexisting moral aversion to “mercenaries” and recognize that this element of “plausibly deniable” force projection by states is now part and parcel of today’s world, for better or for worse. The PMC industry has long been used by governments to indirectly exert influence in “sensitive” regions or contexts, relying on the fact that it’s ultimately a “private” company doing the work in order to eschew responsibility for the fighters’ actions if something “goes wrong”, like what infamously occurred with Blackwater in 2007 during the American occupation of Iraq. In addition, governments don’t have an obligation to publicly report on PMC casualties, so contracting their services means that they can keep the “official” casualty count low in order to avoid inciting public opposition to the given operation at home. That, however, is only relevant insofar as the respective campaign is common knowledge, which sometimes isn’t the case.

Other than amplifying the combat capabilities of openly deployed military forces in a conflict theater, PMCs also serve a very valuable role in having the said armed forces indirectly partake in missions abroad that haven’t been officially declared, whether through the media or even to the country’s own citizens per whatever its legal procedures may be. This “work flow” is possible because many “mercenaries” are former members of the state’s military, some of whom still retain contact with this body and could conceivably coordinate with it, as has often been suspected is the case. Not only that, but former intelligence agents and other “deep state” operatives are sometimes employed in this industry as well, thus making it an unofficial extension of a country’s power apparatus if “properly” applied. Taken together, the abovementioned two main qualities of PMCs make them desirable assets for all Great Powers, which explains why Russia is finally stepping up to the plate to wield this tool of national power.

The African Angle

There had previously been reports of Russian “mercenaries” in Syria even before the country officially began its 2015 anti-terrorist intervention there, and similar claims have recently popped up in Bosnia and might even be outright invented for Afghanistan in the future in order to concoct a “politically convenient” fake news narrative there, but the most pertinent of which to focus on in the course of this article is what Stratfor recently said about the African angle of this topic. The private intelligence firm alleged that the Kremlin dispatched the “Wagner Group” to Sudan and the Central African Republic, and while this assertion can’t be independently verified, it would indeed have a certain logic to it, especially in light of Russia’s latest strategic interactions with these countries.

To brief readers who might not have been keeping an eye on Russian-African relations, Russia was invited by Sudan to establish a military base on the Red Sea, and the country also successfully lobbied the UNSC to partially lift its arms embargo on the Central African Republic so as to facilitate Moscow’s arms transfers to this war-torn country. The author wrote about both of these developments last month in two articles titled “Here’s Why Russia Might Set Up A Red Sea Base In Sudan” and “Why Does Russia Want To Sell Arms To The Central African Republic?”, which can concisely be summarized as Russia’s desire to establish a strategic presence in the indispensable country along China’s African Silk Road and to lay the security groundwork for later “balancing” continental affairs through future involvement in various peace processes, respectively.

Having these objectives in mind, it makes perfect sense why Russia might have actually dispatched “mercenaries” to those two African states in order to assist with those missions, but considering that PMCs might soon be legalized, regulated, and possibly even promoted within Russia, it’s very likely that this is just the first step in a larger “Pivot to Africa” that will be unfolding in the coming years, and one which desires much more tangible dividends than those already mentioned.

Reaping The “Rewards”

Russian servicemen did an astounding job defeating Daesh in Syria, and their newfound global renown could understandably make them highly sought-after “mercenary” assets all across the world, and especially in the conflict-strewn and volatile regions of resource-rich Africa. While establishing a strategic presence in part of the continent and playing a role in conflict resolution processes are both very important, they don’t in and of themselves bring any physical “rewards” for Russia, which is why this multipolar Great Power will probably also leverage its PMC appeal for more “earthly” gains, perhaps quite literally.

In particular, Russia might reach an agreement with its trusted Chinese global partner to protect the Silk Roads – especially those in Africa – in exchange for lucrative commercial contracts along it, which could in many cases result in energy or mining deals that eventually lead to a further and more robust Russian presence in the continent. Moscow, after all, would be fulfilling a vital function for Beijing by “informally” flexing its military muscles in the most Hybrid War-prone part of the world. It might sound condescending that Russia would work through China in clinching African deals instead of the host states themselves, but it’s already the case that Beijing controls a sizeable amount of the continent’s extractive industries and is therefore the most logical actor for Moscow to engage with on this front.

Even so, Russia doesn’t want to be China’s “junior partner” in Africa forever, especially since it’s prospectively slated to assume a disproportionately important role in protecting its global paradigm-changing New Silk Road assets, which is why Moscow will probably roll out a comprehensive “mercenary”-led policy there in the near future following the expected legalization of the PMC industry. To explain, Russia is regarded as the most “neutral” Great Power interested in Africa, and to that end its “mercenary” services would already be in high demand in principle, not even accounting for the battle-tested value that its former servicemen could provide to any client.

Coupled with Russia’s toolkit of “military” and “balancing” diplomacy, PMCs could transport, guard, and possibly even employ Russian weaponry provided to conflict-plagued states in order to help their governments shape the battlefield situation to the point where international-(and Russian-) mediated political solutions can be considered, possibly even including the implementation of “Identity Federalism”. So long as Moscow takes the lead with each of these moves or is involved to an important extent, then Russia could quickly play the part of “Africa’s Guardian” in helping to safeguard peace and security there more reliably than any other country.

The ultimate “reward” for this service would be for the host governments themselves to favor Russian companies over Chinese ones in the dispensation of future contracts regardless of the sphere that they’re in, with an eye on eventually making Moscow one of their strategic partners in order to counterbalance any real or imagined fears of being “dominated” by Beijing. This win-win outcome would see Russia and China entering into a “friendly” and complementary multipolar competition with one another in Africa that would work out to every party’s benefit by diversifying their relationships and solidifying stability in the continent.

Concluding Thoughts

Russia is in the midst of a global Great Power resurgence that’s seeing it exert its influential reach into all corners of the world, which naturally includes Africa as well. However, it’s this continent where Russia’s sway is weakest following the strategic retreat that Moscow undertook in the last days of the Soviet era, and from which it has yet to fully recover. In the two and a half decades since, Russia has lagged far behind all of its competitors in Africa, meaning that the only hope for it to catch up is to unveil a totally new and ambitious vision that satisfies a valuable demand and can subsequently be leveraged for tangible “rewards”, hence the policy of using “mercenaries” to stabilize the situation in many resource-rich states and create the conditions for Russia to reap favorable contracts afterwards.

Unlike its American, French, or British counterparts, the Russian military and its PMC offshoots aren’t regarded as having any regional political interests that would “warrant” them partaking in destabilizing measures; to the contrary, Russia’s continental interests are entirely in securing Africa’s stabilization and therefore facilitating commercial, extractive, and public works contracts for its companies. This latter realpolitik motivation is much like China’s, though with the notable exception being that Beijing is unable to provide the level of indirect “mercenary” security assistance that Moscow can, thus increasing Russia’s appeal. On top of that, Russia already has extensive diplomatic experience in promoting a “fair” and “compromised” settlement to the War on Syria, something which sets it apart from all other Great Powers and adds value to its participation in resolving the continent’s crises.

African states are aware that their loyalty and resources are being contested by the West (mostly the US and France in this context) and China, and they’re eager to find a viable third partner in order to “balance” between the two and hopefully obtain the best benefits from each of them. India and Japan, which are teaming up to construct the “Asia-Africa Growth Corridor” (also known as the “Freedom Corridor”), can’t offer the hard infrastructure projects that China can and are mostly marketing their soft infrastructural development strategies (healthcare, schools, job training, etc.), which doesn’t differentiate them much from the competition and therefore disqualifies them as substantial “third partners”. Turkey, while having its own unique attractiveness primarily in its “Islamic Democracy” governing model and sizeable economic investments, doesn’t have any relevant security experience in Africa apart from Somalia and lacks the leading conflict resolution capacities that Russia has.

All of this leads to the conclusion that Russia is far better suited to play the role of African countries’ third “balancing” partner than any other state, and that these governments’ embrace of Moscow could actually come to embody a 21st-century iteration of the “Non-Aligned Movement” in their continent’s New Cold War context. Instead of being firmly in the Western or Chinese ‘camps’, these states could straddle the two by reaching out to Russia and having the unparalleled security and diplomatic assistance that it can offer to them aid in striking a manageable “middle ground”. This is even more poignant of a point when it comes to conflict-wreaked or Hybrid War-prone countries such as Sudan, the Central African Republic, and many others, as they more so than any of their African peers desperately need the security and diplomatic services that only Russia can provide, and Russia of course needs their partnership as the first step to comprehensively commencing its “Pivot to Africa”.

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mer 14 Fév 2018 - 23:04

Citation :
Violents combats après une incursion de l'armée rwandaise en RDC



De violents combats ont éclaté mardi dans l’est de la République démocratique du Congo après une incursion de l’armée rwandaise en territoire congolais, a appris mercredi l’AFP de sources militaires congolaises.

“Nos troupes ont mené des combats sur le sol congolais à la frontière avec le Rwanda au pied du mont Nikeno”, dans le territoire de Rutshuru dans la province du Nord-Kivu (est), a déclaré à l’AFP le major Guillaume Djike, un porte-parole de l’armée congolaise.

“Il y a eu des morts de part et d’autre”, a déclaré à l’AFP un haut gradé de l’armée de la RDC, sous couvert d’anonymat.

Il semble s’agir d’un problème de démarcation frontalière et le mécanisme conjoint de vérification des frontières (une structure régionale basée à Goma, capitale du Nord-Kivu) a été saisi pour enquête.

“ Il y a eu des morts de part et d'autre”

Le mont Nikeno, où se sont déroulés les combats, est situé à environ 200 mètres de la frontière entre la RDC, le Rwanda et l’Ouganda.

Différend frontalier ou confusion avec le M23?

Selon une source militaire dans la région, les FARDC (armée congolaise) en patrouille se sont heurtés à des positions de l’armée rwandaise à une centaine de mètres à l’intérieur de la RDC. Il y a eu échange de tirs, puis Kigali et Kinshasa se sont parlé.

L’armée avait d’abord cru se battre contre des ex-M23, avant de constater que c‘était des soldats de l’armée rwandaise, a expliqué le major Djike.

Le Mouvement du 23 mars (M23) est le dernier avatar de la rébellion à dominante tutsi soutenue par le Rwanda et l’Ouganda en RDC. Il avait été vaincu par les FARDC appuyées par les Casques bleus en 2013, après dix-huit mois de guérilla au Nord-Kivu.

Plusieurs centaines de ses combattants avaient alors trouvé refuge en Ouganda, où ils ont été cantonnés dans la base militaire de Bihanga et au Rwanda.

L’Est congolais est déchiré par des conflits armés depuis plus de vingt ans. Des dizaines des groupes armés soutenus parfois par des pays voisins se battent pour le contrôle des zones riches en ressources naturelles.

AFP

http://fr.africanews.com/2018/02/14/violents-combats-apres-une-incursion-de-l-armee-rwandaise-en-rdc/?utm_term=Autofeed&utm_campaign=Echobox&utm_medium=AfricanewsFR&utm_source=Facebook
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 15 Fév 2018 - 23:45

L'Ethiopie, un pays où nous investissons plusieurs milliards de dollars et où les égyptiens jouent la carte de la déstabilisation interne pour ralentir le remplissage du barrage de la renaissance..

Je ne sais pas si nous avons des plans pour sécuriser nos intérêts là bas??

BBC a écrit:

Ethiopia PM Hailemariam Desalegn in surprise resignation


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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 16 Fév 2018 - 11:49

Citation :
Je ne sais pas si nous avons des plans pour sécuriser nos intérêts là bas??

nous passons par l'ONU (minurso) pour faire valoir notre droit de circulation à Guerguerate Very Happy , alors, sécuriser nos intérêts en Ethiopie, me semble clairement hors de portée.

il n'y a pas pas plus de 2/3 pays capables de sécuriser leurs intérêts au delà de leur frontières.

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 16 Fév 2018 - 17:02

M.Georges Weah président du Libéria arrive ce jour au Maroc pour une visite privé de 4 jours.
https://www.bladi.net/george-weah-visite-privee-maroc,50886.html

Beau geste par ailleurs de la Turquie dont le président Erdogan a offert un avion flambant neuf au Pdt du Liberia qui ne disposait pas d'avion pour ses déplacements .

http://www.imatin.net/article/politique/liberia-george-weah-comment-la-turquie-a-court-circuite-la-cote-d-ivoire_102403_1518708226.html

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 16 Fév 2018 - 18:07

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mer 28 Fév 2018 - 10:49

La Turquie ambitionne d'augmenter son commerce avec l'Afrique de 25 à 100 milliards $ d'ici 2023.

Erdogan déclare:

Citation :
Bien que notre histoire avec le continent remonte à plus d'un millier d'années, nous avons négligé l'Afrique au siècle dernier. Nous n'avons pas eu l'opportunité de nous ouvrir au continent parce que nous étions occupés à résoudre nos problèmes internes. Au cours des 15 dernières années, nous avons mis fin à cette négligence. Le processus qui a commencé en 2005, que nous avions placé comme l'année de l'Afrique africaine, nous l'avons accéléré. Avec des visites et des échanges mutuels, nous avons soigné nos relations avec nos frères africains. Aujourd'hui, l'Afrique accueille des investisseurs, des coopérants, des organisations humanitaires et des volontaires partout sur le continent. Des étudiants africains étudient aussi dans notre pays où des entrepreneurs du continent viennent aussi faire des affaires. Notre partenariat économique est solide et nous allons l'approfondir dans des domaines tels que le tourisme, la culture, le commerce, la défense, l'éducation. J'espère que nous continuerons dans le même sens à l'avenir" . Recep Tayyip Erdogan.

Citation :
Commerce triangulaire Maroc-Turquie-CEDEAO : Dakar, porte d’entrée vers une Zone de libre-échange

Le rêve de faire du Sénégal « un pays d’interconnexion » de ses investissements en Afrique charrie la volonté d’Ankara d’établir une Zone de libre-échange avec une CEDEAO qui ouvre ses portes au Maroc. Cela, au lendemain du rejet de son projet d’adhésion à l’Union européenne. C’est tout le sens qu’il faut donner à cette visite, à Dakar de Erdogan, qui intervient dans un contexte de renforcement de la présence turque sous nos cieux.

En tournée en Afrique de l’Ouest, Recep Tayyip Erdogan, un aréopage d’hommes d’affaires dans ses valises, sera dans la capitale sénégalaise ce mercredi. Cela, dan un contexte où on assiste à un accroissement, sans précédent, du volume des échanges entre les deux pays. Embellie constatée, conjointement, le 21 décembre 2017, par le ministre turc de l’Economie, Nihat Zeybecki, et son homologue, Alioune Sarr, à la faveur de la dernière édition de la FIDAK.

Lors de cette rencontre à Dakar, la Turquie avait exprimé son souhait de faire de la capitale sénégalaise « sa porte d’entrée » pour l’établissement d’une Zone de libre-échange avec l’Afrique de l’Ouest.    

L’argentier de l’Etat turc avait, à l’occasion, fait part de la volonté d’Ankara d’augmenter sensiblement le nombre de vols et cargos de Turquie Airlines. Compagnie qui capitalise déjà sur une flotte de 300 avions. Le but est, selon le ministre de l’Economie, de faire du Sénégal « un pays d’interconnexion des investissements turcs en Afrique ». La position de Dakar est d’autant plus stratégique pour l’hôte de Macky Sall que le nouvel aéroport international Blaise Diagne de Diass est géré par un consortium d’entreprises turques (Summa-Limak), qui a terminé le chantier.

Il faut préciser que cette offensive de Recep Tayyip Erdogan se mène parallèlement aux manœuvres devant déboucher sur l’adhésion du Maroc (lié à la Turquie depuis 2004 par un accord portant sur une Zone de libre-échange) à la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).  Les prévisions indiquent que cette adhésion permettra, le cas échéant, de faire de cet espace économique ouest-africain la seizième (16e) puissance au monde, juste avant la Turquie, avec un PIB avoisinant les 745 milliards de dollars.  

Ainsi, renforcée par le Royaume chérifien, la CEDEAO servira de tremplin à la Turquie pour aller à la conquête d’un vaste marché continental.

De 2,5 milliards de dollars il y a une quinzaine d'années, le volume des échanges commerciaux entre la Turquie et l’Afrique tourne autour de 25 milliards de dollars en 2018. L’objectif d’Ankara est de tripler ce volume, avec une focalisation sur la sous-région.

Toute la question est maintenant de savoir si les Turcs, à travers cet intérêt qu’ils attachent à l’Afrique, ne sont pas en train de procéder à un redéploiement stratégique avec le rejet, réitéré par Emmanuel Macron le mois passé, de leur projet d’adhésion à cette Union européenne, qui, par ailleurs, accroît sa présence sur le continent avec les APE.

https://www.dakaractu.com/Commerce-triangulaire-Maroc-Turquie-CEDEAO-Dakar-porte-d-entree-vers-une-Zone-de-libre-echange_a147971.html

Citation :
Erdogan le Turc, de retour sur le continent africain

Le président turc a entamé ce lundi une nouvelle tournée en Afrique qui va le conduire au Maghreb et en Afrique de l’Ouest. Du 26 février au 2 mars, Recep Tayyip Erdogan qui est accompagné d’une importante délégation d’hommes d’affaires turcs, se rendra ainsi en Algérie, en Mauritanie, au Sénégal et au Mali. Au menu, le renforcement des partenariats économiques dans la droite ligne de l’ambition de la Turquie de se positionner en acteur majeur sur le continent, une stratégie qui tient à cœur au chef de l’Etat turc sous la houlette de qui, la Turquie est devenue un partenaire stratégique de l’Afrique.

Le président turc est de retour en Afrique pour une nouvelle tournée de cinq jours, du 26 février au 2 mars. C'est par Alger où il est arrivé ce lundi 26 février que Recep Tayyip Erdogan entamera sa tournée qui le conduira par la suite en Mauritanie, au Sénégal puis au Mali. A la tête d'une importante délégation d'officiels et surtout d'hommes d'affaires, Erdogan abordera avec ses pairs des pays qu'il visitera, « des questions essentiellement économiques » selon un communiqué de la présidence turque qui a été publié à la veille du déplacement.

A u menu de la visite et pour chaque étape, des visites avec ses homologues mais aussi des échanges avec les acteurs économiques et les investisseurs à l'occasion de la tenue de forum d'affaires ainsi que la signature de plusieurs accords de partenariats et de contrats pour les entreprises turques. « Il s'agit de renforcer davantage les liens étroits qui nous unissent avec ces pays et en particulier conclure de nouveaux accords pour de nouveaux projets, dans le cadre de notre partenariat économique et commercial», a ajouté un porte-parole de l'Ak Saray, la présidence turque.

De quoi donc conforter la présence des entreprises turques qui opèrent sur le continent et dont l'influence, ces dernières années, a connu un développement sans précédent et dans presque tous les domaines (BTP/infrastrcutures, agro-business, industrie, énergie, services, éducation...). Selon les chiffres du ministère turc de l'économie, l'Afrique représente près de 21% du chiffre d'affaires des entreprises turques à l'international avec une part de l'Afrique du Nord qui pèse 19%.

L'Afrique de Ouest, nouvelle priorité de la Turquie en Afrique
En Afrique de l'Ouest et particulièrement au Sénégal et au Mali, la visite du président turc a une forte valeur symbolique. Bien que l'influence de la Turquie ne se dément point au vu de la présence de ses entreprises ainsi que de ses investissements, c'est la première fois qu'il se rend en sa qualité de chef d'Etat dans ces pays, tout comme c'est le cas en Mauritanie. Elle conforte cependant, la place qu'occupe la CEDEAO dans la stratégie d'expansion turque. En 2016 déjà, le président Erdogan était en Afrique de l'Ouest, en Côte d'ivoire, au Ghana, au Nigeria et en Guinée.

La nouvelle tournée en Afrique intervient juste après la tenue, les 22 et 23 février à Istanbul, du premier Forum économique entre la Turquie et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO).

Lire aussi : Turquie-Afrique : Ankara veut s'affirmer en puissance montante sur le marché africain

Erdogan l'Africain
La Turquie continue donc d'étendre son influence économique sur le continent et surtout le président Erdogan n'entend point stopper la voilure. Le 12 février dernier, Istanbul a déjà accueilli la deuxième conférence ministérielle de suivi de la coopération Turquie-Afrique organisée par l'Union africaine (UA) et le ministère des Affaires étrangères turc, ce 12 février à Istanbul et qui en plus de l'état des lieux de la coopération, devrait préparer la tenue du troisième sommet de partenariat entre la Turquie et l'Union africaine qui est prévu en 2019.

La Turquie soigne donc ses relations avec le continent où Erdogan ambitionne de positionner son pays comme l'un des acteurs majeurs, un engagement qu'il porte depuis le tournant des années 2000, à l'époque où il était déjà Premier ministre. C'est sous sa houlette que l'influence turque en Afrique a connu un nouveau souffle qui depuis n'a cessé de prendre de l'ampleur. Ainsi de 2005 à ce jour, le nombre d'ambassades turques en Afrique est passé de 12 à 41 et on compte à ce jour plus d'un millier d'entreprises turques opérant sur le continent dont des poids lourds (Turkish Airlines, Summa &Limmak Holding, Ayka Textile, Arçelik, Agromaster,...). Cette dynamique s'est d'ailleurs accompagnée d'une expansion des investissements turcs en Afrique avec des échanges entre la Turquie qui sont passés de moins de 100 millions de dollars dans les années 200 à plus de 20 milliards actuellement. Istanbul ambitionne désormais de le porter à 100 milliards d'ici les cinq prochaines années c'est-à-dire à l'horizon 2022 et pour ce faire, ne compte pas lésiner sur les moyens.

Afin d'accompagner ces ambitions, le président turc ne ménage point les visites en Afrique. Depuis trois ans qu'il est arrivé à la présidence il a déjà effectué plus d'une vingtaine de visites officielles dans autant de pays du continent comme c'est le cas en décembre dernier où il s'est rendu notamment au Soudan, au Tchad et en Tunisie. Erdogan ne fait d'ailleurs aucun mystère de ses ambitions africaines et à la veille de son nouveau déplacement, il n'a pas manqué d'en planter le décor en réaffirmant sa volonté de renforcer son partenariat avec les pays du continent.

« Bien que notre histoire avec le continent remonte à plus d'un millier d'années, nous avons négligé l'Afrique au siècle dernier. Nous n'avons pas eu l'opportunité de nous ouvrir au continent parce que nous étions occupés à résoudre nos problèmes internes. Au cours des 15 dernières années, nous avons mis fin à cette négligence. Le processus qui a commencé en 2005, que nous avions placé comme l'année de l'Afrique africaine, nous l'avons accéléré. Avec des visites et des échanges mutuels, nous avons soigné nos relations avec nos frères africains. Aujourd'hui, l'Afrique accueille des investisseurs, des coopérants, des organisations humanitaires et des volontaires partout sur le continent. Des étudiants africains étudient aussi dans notre pays où des entrepreneurs du continent viennent aussi faire des affaires. Notre partenariat économique est solide et nous allons l'approfondir dans des domaines tels que le tourisme, la culture, le commerce, la défense, l'éducation. J'espère que nous continuerons dans le même sens à l'avenir" . Recep Tayyip Erdogan.

Dans sa stratégie d'expansion, Istanbul tient particulièrement à mettre en avant le partenariat économique. Cependant, avec son influence de plus en plus grandissante sur le continent, la Turquie étend son positionnement géostratégique alors qu'elle s'affirme de plus en plus comme une puissance régionale en devenir sur la scène internationale. Derrière l'opération de séduction d'Erdogan, des intérêts géopolitiques en jeu puisque d'autres domaines sont également en jeu dans l'alliance que le pays est en train de nouer en Afrique.

En plus des investissements et autres dons ainsi que de son réseau diplomatique de plus en plus étoffé, la Turquie se manifeste aussi sur les questions de défense, avec une base militaire en Somalie et une autre en projet au Soudan. Désormais, elle entend aussi jouer un rôle dans la lutte contre le terrorisme en mettant à profit son expertise en au service de certains pays confrontés au même fléau comme cela sera le cas au Mali où Erdogan abordera la question avec son homologue IBK.

https://afrique.latribune.fr/politique/leadership/2018-02-27/erdogan-le-turque-de-retour-sur-le-continent-africain-769899.html

Citation :
Turquie-Afrique : Ankara veut s'affirmer en puissance montante sur le marché africain

Sans « mégaphone », la Turquie s’implante sur le Continent. Discrète mais efficace, l’offensive d’Ankara s’appuie sur un plan de bataille bien préparée par le patronat soutenu par la diplomatie. Mais le déploiement de la Turquie en Afrique, c’est d’abord une lutte pour accroître ses parts sur le marché africain. A l’horizon 2022, la Turquie veut porter ses échanges commerciaux à 100 milliards de dollars. Et les rencontres et sommets s’enchaînent pour atteindre cet objectif.

En 2016, le consortium turc Summa et Limmak Holding a raflé la fin des travaux au groupe saoudien Binladin Group(SBG), aux prises avec l'Etat sénégalais sur un avenant pour la construction du nouvel aéroport. La colère dans les sphères économiques à Riyad n'y change rien. La holding turque est gestionnaire de l'aéroport pour 25 ans.

De 100 millions de dollars en 2000 à 100 milliards en 2022
Cette victoire illustre bien l'ambition d'une Turquie embusquée pour la moindre opportunité économique ou commerciale sur le Continent. Réunion après conférence, le pays de Recep Tayyip Erdoğan veut tirer parti de sa présence en Afrique. Au milieu des puissances qui se découvrent une vocation africaine, la Turquie n'entend pas jouer les seconds rôles. Ankara étoffe sa voilure et prépare la suite de son débarquement sur le marché africain.

Dans un alliage qui mêle diplomatie et économie, la dernière illustration de cette volonté d'Ankara est la deuxième conférence ministérielle de suivi Turquie-Afrique organisée par l'Union africaine(UA) et le ministère des Affaires étrangères turc, ce 12 février à Istanbul. Réunion au sommet pour renforcer la présence économique turque en Afrique.

Qualifiée de « fructueuse » par le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, la rencontre turco-africaine d'Istanbul devrait être la rampe de lancement pour la Tuskon, le patronat de la Turquie, afin « accroître ses investissements et ses relations avec l'Afrique ». Et ce n'est pas le chéquier qui les fera reculer.

En s'appuyant sur la cinquantaine de dessertes africaines de Turkish Airlines, les actions de la Tika, son agence de développement, son réseau d'une quarantaine de représentations diplomatiques et sa présence militaire accrue, la Turquie entend gagner plus de parts de marchés sur le Continent. Dans les années 2000, les échanges commerciaux avec l'Afrique dépassaient à peine 100 millions de dollars.

Ce temps est désormais révolu. Dans ses 24 visites sur le Continent au cours desquelles il embarque les hommes d'affaires turcs, Recep Tayyip Erdoğan a placé la Turquie sur l'échiquier des puissances commerciales étrangères en Afrique avec des échanges qui atteignent aujourd'hui 20 milliards de dollars.

Une segmentation sous-régionale appelée à se généraliser
Dans la foulée des tournées africaines du président turc, ce trend haussier devrait se poursuive à la faveur de l'offense des entreprises turques dans le BTP, le textile, l'agroalimentaire, la transformation, la santé et même l'électronique. L'ambition de la Turquie est de porter à 100 milliards dollars, la valeur de ses échanges commerciaux avec l'Afrique à l'horizon 2022.

Le projet a déjà emprunté le chemin de la réussite avec une stratégie bien étudiée pour une conquête par région géographique. Après cette réunion à Istanbul, l'on s'achemine les 12 et 13 février vers le Premier Forum économique entre la Turquie et la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest(CEDEAO), décrite comme la zone économique la mieux intégrée du Continent avec 16 pays membres -et peut-être bientôt plus avec l'intégration du Maroc, de la Tunisie et de la Mauritanie.

La réunion avec la CEDEAO ne sera que la répétition générale d'une stratégie turque de segmentation géographique pour mieux déployer son offensive économique avant une homogénéisation de cette stratégie sur tout le Continent. Des prémices qui préparent le prochain Sommet Turquie-Afrique prévu en 2019 qui place la Turquie au rang de puissance montante sur le Continent.

https://afrique.latribune.fr/economie/strategies/2018-02-14/turquie-afrique-ankara-veut-s-affirmer-en-puissance-montante-sur-le-marche-africain-768388.html

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mer 28 Fév 2018 - 13:34

Citation :

La Chine réinvente les politiques anti-terroristes en Afrique



Maggie Gue et Mike Wang, deux experts et universitaires régulièrement consultés par les dirigeants chinois, estiment que la force à elle seule n’endiguera pas le terrorisme dans le monde. Une leçon pour les occidentaux !





Le contre-terrorisme international est passé, au cours des récentes décennies, d’une stratégie d’éradication à une stratégie d’endiguement. Héritées de la Guerre Froide, les politiques actuelles consistent ainsi essentiellement à mettre en place des barrières physiques par la force. Même si elles peuvent temporairement réduire le nombre de victimes et diminuer le pouvoir de nuisance des organisations terroristes, elles ne font bien souvent que repousser le problème ailleurs et forcent ces organisations à utiliser de nouvelles tactiques.

Ainsi au Nigeria, même si les morts attribués à Boko Haram ont diminué de 80% en 2016 grâce aux actions militaires de la force multinationale, 13 organisations terroristes indépendantes sont encore actives dans le pays dont Boko Haram qui s’est scindée en trois groupes.

De la même manière, alors que l’Etat Islamique est proche de la défaite militaire en Irak et en Syrie, l’organisation étend ses activités à d’autres pays, prend de nouvelles formes et est à l’origine de la majorité des récentes attaques dans les pays de l’OCDE. Touchant de plus en plus de pays – 77 en 2016, un record sur les 17 dernières années –, toujours meurtrier avec plus de 26 000 victimes en 2016 et utilisant de nouvelles techniques de terreur, le terrorisme nécessite donc une nouvelle approche d’endiguement : la constitution d’une barrière douce basée sur la compréhension, l’acceptation et le développement en lieu et place de la force.

Comprendre, sans excuser

Comme Tolstoï l’a écrit, « “Toutes les familles heureuses le sont de la même manière, les familles malheureuses le sont chacune à leur façon.” Même les personnes que l’on peut qualifier de « terroristes » partagent la même définition du bonheur que les gens « ordinaires ». Ils sont devenus « terroristes », car la société ne leur a pas donné les possibilités d’atteindre ce bonheur. Dans les pays développés, l’inégalité croissante, l’exclusion sociale, la faillite des politiques d’immigration, d’éducation et la difficulté à changer le cours de son existence a généré un sentiment de désespoir chez de nombreuses personnes.

Par ailleurs, l’incapacité des pays occidentaux à remettre en question leurs politiques et messages sur le plan aussi bien national qu’international a accentué les antagonismes religieux, communautaires et culturels. Le ressentiment à l’égard de la société prédominante s’est donc accru chez certaines personnes aux profils très variés et a pris une forme de plus en plus concrète et violente. L’organisation terroriste apparait pour elles comme un lieu où elles peuvent trouver de l’espoir et des nouveaux objectifs, à l’opposé de la société prédominante. En revanche, pour les personnes vivant dans les pays en voie de développement, rejoindre le terrorisme est plus une nécessité qu’un choix et répond le plus souvent à un instinct de survie. Ainsi, dans des régions où plus de 25 ou 50% de la population vit avec moins de 1,9 dollars par jour, l’Etat Islamique (IS) disposait à son apogée d’un pouvoir d’attraction extraordinaire en promettant à ses combattants un salaire de base de 50$ par mois, de la nourriture, un logement, des subventions complémentaires pour femmes et enfants et la possibilité de conserver 80% des fruits de leur pillage.

Le terrorisme est donc une question sociale et reflète de manière réaliste les problématiques de la société. De plus, il bénéficie aujourd’hui d’une audience globale grâce à internet et a décuplé sa capacité à se propager. Par conséquent, afin de garantir le succès d’une politique de contre-terrorisme, les terroristes et aspirants terroristes doivent être convaincus qu’ils peuvent atteindre le bonheur dans le monde prédominant et non dans le monde imaginé par des organisations terroristes. Pour que cela soit possible, comme évoqué précédemment, il est nécessaire de contenir le terrorisme par une barrière douce de compréhension, d’acceptation et d’efforts de développement. Les pays développés doivent ainsi travailler à la réduction des inégalités sociales, l’assimilation et la réduction des antagonismes afin que les personnes aient le sentiment d’être impliquées activement dans la société et de s’en approprier les valeurs.

Concernant les pays en voie de développement, l’accent doit être mis sur la promotion des économies locales grâce à d’avantage de projets de développement qui permettront de réduire la dépendance des individus aux revenus et avantages tirés du terrorisme. Plus facile à lancer car nécessitant moins de moyens financiers et opérationnels qu’un grand projet public par exemple, la promotion basée sur des projets à dimension réduite permet de cibler les besoins les plus urgents de chaque communauté dans des délais raisonnables.

Dans le nord du Tchad par exemple, là où les précipitations annuelles sont généralement inférieures à 30cm, la plupart des gens choisissent de devenir terroriste car ils ne peuvent avoir accès à de l’eau potable tout au long de l’année. Pourtant, des réserves d’eau souterraines existent en abondance à moins de 10m de la surface et il suffirait de mettre en place des stations d’eau équipées de pompes solaires pour diminuer grandement l’influence des organisations terroristes et ériger cette barrière douce. Comme autre exemple, on peut citer Bamako au Mali, où des centaines de jeunes font des études d’économiste ou de juriste, se retrouvent désœuvrés par manque de débouchés et deviennent des proies faciles pour la radicalisation.

En mettant en place une barrière douce constituée de programmes de formation et d’accompagnement mieux adaptés aux besoins du marché, il serait alors possible de faire reculer plus efficacement le terrorisme.

Plus difficile à mettre en place car pénalisé par des institutions moins efficaces, de graves problèmes sociaux, des régimes violents ou des conflits intenses, l’endiguement du terrorisme dans les pays en voie de développement doit être privilégié. Par ailleurs, la promotion basée sur les projets dans ces régions ne pourrait pas fonctionner sans des mesures de pacification et de protection appropriées, l’implication des politiques locaux et l’autodétermination.

Enfin, alors que la guerre contre le terrorisme s’intensifie partout dans le monde, les attaques terroristes sont de plus en plus décentralisées et la difficulté à les contenir a augmenté en conséquence. Le monde doit donc prendre conscience que les barrières douces sont en réalité plus solides et plus imperméables que les barrières rigides basées sur la force. Des synergies doivent être trouvées entre les gouvernements, les organisations internationales et les initiatives individuelles. Toute personne qui se sent responsable de l’évolution du monde, souhaite de meilleurs lendemains, ressent de l’injustice pour les défavorisés et ne veut pas voir des attaques terroristes se produire, doit participer à l’élaboration des barrières douces.

#Source

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 1 Mar 2018 - 22:43

MAP a écrit:

Commission de la CEDEAO: l’Ivoirien Jean-Claude Brou succède à Marcel de Souza


jeudi, 1 mars, 2018 à 20:41



Abuja – Au terme de deux ans à la tête de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), Marcel de Souza a cédé son fauteuil, jeudi à Abuja, à son successeur, l’Ivoirien Jean-Claude Kassi Brou.

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 2 Mar 2018 - 10:39

Erdogan continu sa tournée africaine en Mauritanie et au Sénégal, de nombreux accords et traités signés.

Ici en Mauritanie:












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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mar 6 Mar 2018 - 8:37

Après la tournée d'Erdogan en Afrique, c'est au tour de Sergueï Lavrov  (Russie) et Rex Tillerson (USA) de visiter le continent.

Citation :


Afrique : chassé-croisé de Sergueï Lavrov et Rex Tillerson sur le continent



Le chef de la diplomatie russe en tournée africaine cette semaine : le retour de Moscou sur le continent a été annoncé par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères qui s’est bornée à citer les pays où Sergueï Lavrov va se rendre, sans plus de précisions. Au même moment, le département d'Etat américain a prévu une tournée de Rex Tillerson dans plusieurs pays africains
L’annonce en avait été faite de manière très laconique, le 2 mars 2018, par la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères. «Le ministre se rendra la semaine prochaine sur le continent africain», des visites sont prévues en Angola, Namibie, Mozambique, Zimbabwe et l’Ethiopie, avait indiqué Maria Zakharova à la station de radio «Dit Moscou».

L'Afrique fait désormais partie des priorités de Moscou

Aucune indication n’avait été fournie sur les objectifs d’un tel retour de la diplomatie du Kremlin sur le continent, mais il s’inscrit dans le cadre de la diversification des relations extérieures engagée par Vladimir Poutine, et l’Afrique fait désormais partie de ses priorités, comme l’explique un expert russe dans un point de vue publié par l’agence Sputnik.

Sous le titre «la Russie en Afrique : le grand retour», Mikhaïl Gamandiy-Egorov écrit, sur le site Sputnik, qu’après les relations intenses de la période soviétique, puis la perte de vitesse enregistrée après le chute de l’URSS, «l’heure est au renouveau des relations».

«Si l'espace eurasiatique, ainsi que celui du Proche-Orient, représentent indéniablement un intérêt de premier plan pour la Russie, il n'en reste pas moins que l'Afrique et l'Amérique latine font partie également des grands projets de Moscou à l'international», explique encore cet entrepreneur, grand partisan du partenariat Afrique Russie.

Des Etats riches en hydrocarbures et ressources minières

Selon lui, après le resserrement des liens d’alliance stratégique avec l’Algérie et de coopération militaro-technique et civile avec le Maroc, ainsi que la construction, dans un avenir proche, de centrales nucléaires en Afrique du sud et en Egypte, «on arrive désormais à l'étape où la présence russe s'élargira certainement à toutes les parties de l'Afrique», explique-t-il.

D’où la visite de Sergueï Lavrov dans les cinq états subsahariens mentionnés, riches en hydrocarbures ou en ressources minières (or, uranium, diamants, cuivre ou cobalt).

Un déplacement qui intervient en tout cas, peu de temps après les déclarations du chef de la diplomatie de Vladimir Poutine, le 11 février 2018, accusant Washington de tenter d’exclure la Russie de plusieurs marchés dans le monde, dont les marchés africains.

«Les sanctions prises contre notre complexe militaro-industriel sont de toute évidence une concurrence déloyale et peu scrupuleuse, parce qu'outre l'introduction de sanctions, les États-Unis courent à travers le monde et demandent aux pays d'Amérique Latine, d’Asie et d'Afrique de renoncer à l'achat de matériels militaires et d'armements russes par l'intermédiaire de leurs ambassadeurs», avait expliqué Sergueï Lavrov à la chaîne Rossiya 1.

Tout en faisant cela, «les Américains compensent le manque d’équipements correspondant dans tel ou tel pays», s’était encore insurgé le ministre russe, dénonçant «une exclusion brutale du marché par le biais de méthodes de chantage et d’ultimatums».


Une tournée de Rex Tillerson sur le continent, au même moment

La veille de l’annonce du déplacement de Sergueï Lavrov sur le continent, le département d’Etat américain en faisait autant pour son homologue, Rex Tillerson.

Le chef de la diplomatie américaine doit effectuer lui aussi, du 6 au 13 mars 2018, sa première tournée officielle africaine depuis sa prise de fonction. Un premier contact direct après la crise provoquée par l'abus de langage du président Trump sur les pays africains, qui le mènera au Tchad, à Djibouti, en Ethiopie, au Kenya et au Nigeria.

Rex Tillerson «entend discuter des moyens pour nous de travailler avec nos partenaires pour lutter contre le terrorisme, favoriser la paix et la sécurité, promouvoir la bonne gouvernance et encourager un commerce et des investissements mutuellement avantageux», précise le communiqué du département d'Etat.


http://geopolis.francetvinfo.fr/afrique-chasse-croise-de-serguei-lavrov-et-rex-tillerson-sur-le-continent-181009

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mar 13 Mar 2018 - 17:54

Citation :
La Somalie rejette un accord sur le port de Berbera au Somaliland

Mogadiscio, 13 mars 2018 (AFP) -


Le Parlement somalien a déclaré "nul et non avenu" un accord tripartite signé au début du mois entre la République autoproclamée du Somaliland, l'Ethiopie et le groupe émirati DP World concernant le port de Berbera, qui a fait monter la tension entre Mogadiscio et le gouvernement somalilandais.

Le géant de l'industrie portuaire Dubai Ports World (DP World) est depuis 2016 concessionnaire du port de Berbera, stratégiquement situé sur le golfe d'Aden, au Somaliland, dans le nord-ouest de la Somalie.

Le 1er mars, DP World et les gouvernements éthiopien et somalilandais ont signé un accord donnant à l'Éthiopie 19% des parts du port. DP World en conserve 51% et le Somaliland 30%.

Cet accord a suscité la colère de Mogadiscio, qui considère toujours le Somaliland comme partie intégrante du territoire somalien et nourrit un antagonisme historique avec l'Éthiopie.

Le Somaliland s'est déclaré indépendant du reste de la Somalie en 1991, mais n'est officiellement reconnu par aucun pays.

Lundi, le Parlement somalien a déclaré l'accord anticonstitutionnel et donc "nul et non avenu". "Seul le gouvernement fédéral de Somalie peut s'engager dans des accords internationaux", a-t-il fait valoir dans une résolution.

"Tous les ports et aéroports du pays sont propriété de la Nation et (...) personne ne peut revendiquer de manière privée leur possession", a ajouté ce texte, adopté par 168 députés sur 170.

Cette résolution va jusqu'à interdire à DP World d'opérer où que ce soit en Somalie. "La compagnie DP World a intentionnellement violé la souveraineté de la Somalie, et elle est donc complètement interdite d'opérations en Somalie", indique le texte.

Le groupe émirati gère actuellement aussi le port de Bossaso, dans la région semi-autonome du Puntland, dans le nord-est de la Somalie.

DP World prévoit d'investir 442 millions de dollars (359 MEUR) pour développer le port de Berbera, stratégiquement situé à l'entrée de la mer Rouge.

L'Éthiopie, qui n'a pas d'accès direct à la mer et dépend pour l'instant essentiellement du port de Djibouti pour son commerce, contribuera aussi à l'amélioration des infrastructures portuaires de Berbera.

Le ministre somalilandais des Affaires étrangères, Sacad Ali Shire, a défendu aussi bien l'accord signé en 2016 avec DP World que le nouvel arrangement trouvé avec l'Éthiopie.

"L'accord était bilatéral, à l'origine entre DP World et le Somaliland, et l'un comme l'autre ont le droit de vendre leurs parts si l'autre partie l'accepte. C'est la base sur laquelle l'Éthiopie a été autorisée à nous rejoindre", a-t-il déclaré dimanche.

Mais la décision du Parlement somalien risque d'aggraver les tensions. Avant même que ce texte ne soit voté, le président somalilandais, Muse Bihi Abdi, avait adopté une attitude de grande fermeté à l'égard de Mogadiscio.

"Nous sommes prêts à défendre notre souveraineté face à cette invasion", avait-il déclaré la semaine passée, après que le gouvernement somalien eût réagi violemment à la signature de l'accord.

"Le Somaliland a le droit de décider dans quels accords il s'engage, sans consulter qui que ce soit", avait-il argué.

DP World est aussi au coeur d'un différend avec Djibouti concernant le terminal de conteneurs de Doraleh, par lequel transite l'essentiel du trafic marchand vers l'Éthiopie.

Le gouvernement djiboutien a annoncé fin février avoir résilié le contrat de concession attribué à DP World, au nom des "intérêts supérieurs de la nation". L'émirat de Dubaï a répliqué en accusant Djibouti d'avoir saisi "illégalement" le terminal.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/15986-la-somalie-rejette-un-accord-sur-le-port-de-berbera-au-somaliland
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Lun 16 Avr 2018 - 23:46

Citation :
Centrafrique : la garde rapprochée russe du président Touadéra

16 avril 2018 à 12h17

Par Pacôme Pabandji




Une quarantaine d’éléments des forces spéciales russes ont été affectés à la garde rapprochée du président Faustin-Archange Touadéra. Ils font partie des militaires russes déployés en Centrafrique pour une « mission de formation et de sécurisation » dans le cadre d’une livraison d’armes en janvier 2018.

Depuis la mi-mars, des militaires russes assurent la protection rapprochée du président Centrafricain. Il s’agit d’une section de forces spéciales russes assurant la « première ceinture » de la garde rapprochée de Faustin-Archange Touadera. « Nous avons jugé nécessaire de renforcer la sécurité autour du président et les Russes, avec qui nous entamons une coopération militaire, sont les mieux placés », précise une source proche du président.

L’information est confirmée par le directeur de cabinet du président centrafricain, Firmin Ngrebada qui ajoute que « ce dispositif vise à renforcer la capacité des forces armées centrafricaines à protéger le président ». Considéré par plusieurs diplomates en poste à Bangui comme « la main qui a finalisé l’arrivée des Russes dans le pays », Firmin Ngrabada assure à Jeune Afrique que « les décisions viennent du président ».

Les Russes devant la Minusca

Les soldats russes ont fait leur première apparition officielle aux côtés du président centrafricain le 30 mars, lors de la célébration des deux années de son quinquennat organisée dans le grand stade de football de Bangui. Depuis la transition avec Catherine Samba-Panza, la sécurité présidentielle était confiée aux Casques bleus rwandais déployés dans le cadre de la Minusca. Désormais, lors des déplacements présidentiels, ce sont les éléments des forces spéciales russes qui ouvrent la voie, devant les Rwandais et les forces centrafricaines.

« Ils travaillent à tous les niveaux et ils sont là pour observer et former la garde présidentielle centrafricaine dans cette tâche », a déclaré à Jeune Afrique Albert Yaloké-Mokpem, porte-parole de la présidence, qui insiste sur le fait que ce dispositif « fait partie du package de la formation à l’endroit des forces centrafricaines ».

Mi-décembre, après de longues négociations avec le Conseil de sécurité de l’ONU, la Russie avait été autorisée à livrer un stock d’armement à la Centrafrique. Les autorités russes avaient alors obtenu une exemption à l’embargo sur les armes imposé au pays depuis le début de la crise, en 2013. La première cargaison a été livrée fin janvier.

Craintes de coup d’État

En faisant appel à la Russie pour assurer sa sécurité, Touadéra serait en outre « conscient des choses qui se manigancent contre lui depuis l’accord militaire avec la Russie », commente un autre conseiller du président, qui pense que « des occidentaux sont capables d’organiser la chute de Touadéra ».


Dans la nuit du 8 au 9 avril, l’attaque qui a visé le camp Fidel – une base des Casques bleus située à quelques mètres de la résidence présidentielle – a renforcé les craintes de coup d’État, largement relayées sur les réseaux sociaux.

Signe de la nervosité qui s’est emparée alors de Bangui, au lendemain de l’attaque, plusieurs riverains ont assuré à Jeune Afrique avoir vu une colonne de véhicules remplis d’éléments de la garde présidentielle patrouiller dans les environs du palais et de la résidence de Touadéra. Selon nos sources à la présidence, d’autres éléments des forces spéciales russes sont attendus dans les prochains jours en vue de renforcer la sécurité autour du président.

http://www.jeuneafrique.com/551743/politique/centrafrique-la-garde-rapprochee-russe-du-president-touadera/
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