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 AFRIQUE - toutes l'actualités

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jf16
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 30 Juin 2017 - 18:03

Citation :
Les nouveaux «diamants» de la guerre


30 juin 2017/Actualité Stratégie et politique




Les nouvelles technologies de la communication et les métaux rares dont elles dépendent pourraient bien être la source de nouveaux conflits au même titre que ceux nourris par le pétrole, les opiacés ou les pierres précieuses.

L’Afrique des Grands lacs a toujours été une source d’approvisionnement stratégique. Déjà lors de la Première Guerre mondiale, 75% du cuivre utilisé dans les munitions des Alliés en provenaient. Désormais cette zone concentre les principales ressources mondiales des quatre métaux incontournables pour la fabrication des composants des terminaux numériques : le tantale, le tungstène, l’or et le cobalt.

Alors que le prix des terres rares s’est effondré, celui de ces métaux a augmenté à la faveur de l’explosion du marché des équipements des internautes, qui a triplé en dix ans. Mais les revenus liés à leur exploitation par les économies informelles atteignent une proportion inquiétante. Elles s’appuient sur la protection de groupes armés, comme l’Armée de résistance du seigneur ou la Force démocratique de libération au Rwanda, et créent de fait un nouvel écosystème favorable à l’insécurité de régions entières.

Depuis 2013, la nébuleuse djihadiste est devenue l’un de ces acteurs. En plus de ses revenus liés, comme au nord de la RCA, au trafic de bois précieux ou d’animaux protégés, les traces d’un réseau shebab, allié au mouvement ougandais ADF, ont été identifiées au Nord Kivu, mais aussi en Tanzanie.

Le ministre congolais des Mines, Martin Kabwelulu, subit actuellement des pressions importantes de Washington pour éradiquer cette source de financement et faire appliquer la loi Dodd-Franck sur la traçabilité des métaux précieux qui alimentent les industries de haute technologie. L’Université de l’Alaska a récemment proposé de mettre en place un laboratoire destiné à tracer les minéraux provenant de zones de guerre. Mais en raison des enjeux de pouvoir liés à cette problématique, plusieurs pays du G20 souhaiteraient la création d’une structure plus indépendante.

http://www.ttu.fr/nouveaux-diamants-de-guerre/
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Ven 30 Juin 2017 - 23:08

Citation :
Côte d'Ivoire : mise en service du barrage hydroélectrique de Soubré


AFP 30/06/2017


La Côte d'Ivoire a officiellement mis en service vendredi le barrage hydroélectrique de Soubré, construit par la Chine pour résorber le déficit énergétique du pays, un des leaders africains de l'électricité.

Lors d'une cérémonie, le Premier ministre ivoirien Amadou Gon Coulibaly a procédé à la mise en marche d'une des quatre turbines qui composent cet ouvrage d'une puissance de 275 mégawatts. D'un coût de 331 milliards de FCFA (504 millions d'euros), la construction de ce barrage de quatre kilomètres de long, démarrée en 2013 dans le sud-ouest du pays, a été financée par la Chine à hauteur de 85%.

Le barrage de Soubré va "mettre à la disposition de nos ménages et de nos industries une énergie fiable, de bonne qualité, abondante, équitablement répartie sur l'ensemble du territoire national", a assuré M. Gon Coulibaly, évoquant une "forte et croissante demande, au taux de 10% par an en moyenne".

Avant Soubré, la fourniture d'électricité de la Côte d'Ivoire était assurée à hauteur de 75% par l'énergie thermique et le reste revenant aux barrages hydroélectriques.

Première puissance économique d'Afrique de l'Ouest francophone, la Côte d'Ivoire est engagée dans la reconstruction de son réseau depuis la fin de la crise post-électorale meurtrière de 2010-2011.

Les autorités projettent d'investir 18 milliards de dollars (15,7 milliards d'euros) dans le secteur d'ici 2030, financés en grande partie par le privé. Abidjan ambitionne de doubler sa production actuelle (2.000 MW) d'ici 2020.

Le gouvernement ivoirien avait augmenté en 2016 les tarifs de l'électricité, justifiant cette hausse par le fait que l'Etat continuait de subventionner l'électricité à hauteur de 60 à 80 milliards de FCFA (91,4 à 121,9 millions d'euros) par an. Ces augmentations avait provoqué en juillet 2016 des manifestations qui avaient dégénéré en violences dans plusieurs villes du pays.

Détentrice d'un monopole de distribution, la Compagnie ivoirienne d'électricité (CIE), privatisée en 1990 et propriété du groupe franco-africain Eranove, fournit le courant à 1,3 million d'abonnés ivoiriens, et exporte vers le Ghana, le Togo, le Bénin, le Burkina et le Mali.

https://www.lorientlejour.com/article/1060006/cote-divoire-mise-en-service-du-barrage-hydroelectrique-de-soubre.html
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Lun 3 Juil 2017 - 19:41

Citation :

L’Union Africaine promet le libre-échange continental avant la fin de cette année 2017


« Avec la mise en place de la Zone de libre-échange continale, l’Afrique toute entière ne sera qu’un marché unique de 1,3 milliard de consommateurs où les produits circuleront et s’échangeront librement », assure le président du Niger, Mahamadou Issoufou, chargé par ses pairs de rendre ce projet effectif dans les meilleurs délais.

Pour Albert Muchanga, Commissaire au Commerce et à l'Industrie de l'Union africaine, cet horizon est très proche : « Nous sommes convaincus que nous aurons un marché intégré et commercialement viable à la fin de cette année » a-t-il déclaré ce vendredi à Addis Abeba, à l’occasion de la 31ème session ordinaire du Conseil exécutif de l'UA.

L’UA estime que l’effectivité de ce libre échange permettra, d’ici 2021, de doubler la part du commerce interafricain de 14 à 28%, un gain annuel pour le continent évalué à 35 milliards de dollars.

Mahamadou Issoufou en est convaincu : « Nous pouvons mettre fin au paradoxe d’une Afrique qui regorge d’énormes ressources naturelles et dont les populations sont les plus pauvres du monde, une Afrique exportatrice de matières premières sans aucune transformation et dont les pays sont victimes de la détérioration des termes de l’échange, une Afrique dont la contribution au commerce mondial est marginale.»

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Lun 3 Juil 2017 - 22:50

Citation :

Le lifting sévère de la politique africaine de la France



On se doutait bien un peu que la politique africaine d’Emmanuel Macron ne serait plus celle de François Hollande. La marginalisation d’un Jean Yves Le Drian très amer aux Affaires Etrangères, cornaqué par un fidèle de l’Elysée comme directeur de cabinet, ainsi que la transformation du ministère de la Défense en un simple ministère des Armées confiée à une proche de Lionel Jospin, Florence Parly, formée … aux finances publiques, montraient clairement qu’il ne s’agissait plus de confier les clés de la politique africaine de la France au général Pugat, chef d’état major particulier de Nicolas sarkozy puis François Hollande,  et aux siens.

Adieu à la Françafrique

Mais ce dimanche 2  Juillet à Bamako, Emmanuel Macron a franchi un pas supplémentaire. On sent désormais le poids de ses conseillers Afrique, de brillants technocrates formés à Bruxelles et à New York aux idées de bonne gouvernance et de respect des droits de l’homme. Sur fond d’une culture anglo saxonne

Dans le discours qu’il a adressé aux chefs d’Etat du G5 le dimanche 2 juillet à Bamako, Emmanuel Macron a prévenu les présidents présents (Niger, Mali, Mauritanie, Burkina et Tchad) qu’il recherchait des objectifs et des résultats. On est loin du sentimentalisme d’un Hollande expliquant en 2013 au Mali au milieu des soldats qu’il avait vécu « le plus beau jour de sa vie ».

Avis de tempète

« Ce sera à vous et à vos armées, a tranché Emmanuel Macron; de convaincre que le G5 peut être efficace dans le respect des conventions humanitaires. Les résultats doivent être au rendez vous pour convaincre nos partenaires ». Comprenons, « je suis prêt à aller chercher de l’argent à Bruxelles et à Berlin pour maintenir le niveau de l’aide actuelle, mais à vous de prouver que cet argent sert vraiment la lutte anti terroriste et ne connait pas quelques pertes en ligne du fait des bakchichs prélevées par les gouvernements en place.

Et ce n’est pas tout. « La bonne gouvernance » est désormais à l’ordre du jour. Alors que « Papa Hollande, à l’ancienne, fermait les yeux sur les présidences à vie et les atteintes aux libertés de ses amis de l’Internationale socialiste comme Issoufou le nigérien ou IBK le malien, le ton a changé. Il faut, affirme le président français, mener « des réformes constitutionnels ».

IBK au piquet

L’avertissement d’Emmanuel Macron s’adresse particulièrement au président malien IBK porté au pouvoir par la France en 2013  et qui n’a guère avancé depuis sur « des accords de paix » avec des mouvements dissidents du Nord Mali, tels qu’ils avaient été prévus à Alger en 2015. Prudemment, le chef de l’Etat français parle de « décentralisation » pour ne pas lâcher un gros mot comme autonomie qui pourrait effrayer une majorité de la population malienne hostile aux touaregs minoritaires du Nord du Mali. Mais il ne s’agit plus, selon lui, « de faire semblant de faire».

A bon entendeur salut! La réthorique anti terroriste qui se mord la queue ne sera pas celle de l’Elysée. « Les assassins », affirme Emmanuel Macron, se sont nourris de nos faiblesses,  de nos hypocrisies, des complexes du passé, de notre inefficacité collective ». On l’aura compris, le droit d’inventaire selon Macron concernera, et plus vite qu’on pensait, la politique africaine de la France.

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mar 11 Juil 2017 - 22:42

Citation :

Renouvellement au sein de la Cedeao : la guerre des places est lancée


En marge du sommet de l’UA, les représentants des États membres de la Cedeao ont ferraillé à huis clos toute la journée du dimanche 2 juillet sur la question du renouvellement (prévu pour février 2018) de la présidence et de tous les commissaires de l’organisation ouest-africaine.

Le nombre de ces derniers passant de 15 à 9, les rivalités n’en sont que plus aiguisées… L’actuel président de la Commission, le Béninois Marcel de Souza, a proposé trois options : deux d’entre elles consisteraient à confier la présidence au Bénin, la troisième, à la Gambie. Soutenu par une partie des pays de la Cedeao, qui soupçonnent de Souza de vouloir se maintenir à son poste, Abidjan ne l’entend pas de cette oreille et demande que la présidence soit transmise selon l’ordre alphabétique.

Après le Bénin, ce serait au tour de la Côte d’Ivoire (le Cap-Vert n’étant pas à jour de ses cotisations). Faute de consensus, la question sera tranchée par les chefs d’État lors du sommet de Lomé, en décembre.

JA

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mer 12 Juil 2017 - 20:05

Citation :
Paris réaffirme que le Tchad est un "pays ami" après des critiques de l'opposition


AFP 12/07/2017


La France considère le Tchad comme un pays "ami et partenaire", a indiqué mercredi le Quai d'Orsay au lendemain d'une lettre ouverte de l'opposition tchadienne dénonçant le "soutien" de l'Occident au président tchadien Idriss Déby Itno, qui gouverne le pays d'une main de fer depuis 1990.

"Le Tchad est un pays ami et partenaire, avec lequel nous entretenons une coopération dense et diversifiée", a déclaré la porte-parole du Quai d'Orsay Agnès Romatet-Espagne, ajoutant que le président français Emmanuel Macron avait reçu mardi Idriss Déby à l'Elysée. Cette rencontre n'a donné lieu à aucune déclaration.

La branche jeunesse du principal parti d'opposition de l'Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR) a dénoncé mardi le "soutien" des Occidentaux, et particulièrement de la France, au président Déby, réélu pour un cinquième mandat en avril 2016 après des élections contestées.

Partenaire stratégique de la France et de l'Occident dans la lutte contre le jihadisme au Sahel, le Tchad - l'un des pays les plus pauvres au monde - traverse une crise économique aggravée par la baisse des cours du pétrole en 2014.

"Nous saluons son engagement déterminé dans la lutte contre le terrorisme dans le Sahel et dans le bassin du lac Tchad, et soutenons un développement inclusif au bénéfice de la population tchadienne", a ajouté la porte-parole du Quai d'Orsay. "La France est attachée, partout dans le monde, au respect des libertés fondamentales. Nous promouvons cette approche dans nos échanges bilatéraux réguliers avec le Tchad", a-t-elle assuré.

https://www.lorientlejour.com/article/1061997/paris-reaffirme-que-le-tchad-est-un-pays-ami-apres-des-critiques-de-lopposition.html
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Jeu 13 Juil 2017 - 8:23

Citation :

Soros l’Africain : enquête sur les réseaux du milliardaire américain


Philanthrope, homme d’affaires, lobbyiste… George Soros, milliardaire américain, admiré par certains, vilipendé par d’autres, est omniprésent sur le continent. Qui est vraiment l’homme qui a tissé l’un des réseaux les plus puissants de la planète ?


Un opposant équato-guinéen, un homme d’affaires sulfureux d’origine libanaise, un avocat français réputé et un milliardaire américain, tous alliés dans le but de déstabiliser un régime africain : le scénario déroulé ce 27 juin par l’ancien mercenaire britannique Simon Mann devant les juges ébahis de la 32e chambre correctionnelle de Paris est digne des plus grandes intrigues hollywoodiennes.

« En 2011, j’ai prévenu le président Obiang que Severo Moto, Ely Calil, William Bourdon et George Soros envisageaient de déstabiliser la Guinée équatoriale », lance ce personnage tout droit sorti d’un SAS de Gérard de Villiers. La « bombe » a eu l’effet escompté par la défense : les frasques du vice-­président de Guinée équatoriale, Teodoro Nguema Obiang Mangue, jugé notamment pour blanchiment et recel de fonds publics dans le premier procès dit des biens mal acquis (BMA), ont cédé la place à la thèse d’un complot ourdi par des puissances étrangères – et dont, bien sûr, Teodorín serait une victime collatérale.

Soros, l’homme de la situation

George Soros, à la tête d’une fortune estimée par le magazine américain Forbes à 25 milliards de dollars (22 milliards d’euros), ne devrait pas s’émouvoir outre mesure d’avoir été ainsi jeté en pâture.

À 86 ans, ce natif de Budapest, en Hongrie, en a vu d’autres et est toujours admiré par des générations de spéculateurs pour l’un de ses principaux faits d’armes : avoir fait « sauter » la Banque d’Angleterre en 1992 en misant contre la livre sterling, empochant 1 milliard de dollars en une nuit et forçant Londres à dévaluer.

Un parcours remarquable

Les rumeurs les plus folles qui circulent à son sujet sont donc à la hauteur de ce personnage, qui aime à cultiver le secret. Philanthrope avec l’Open Society Foundations (OSF), businessman à travers le Soros Fund Management (20 % de rentabilité en moyenne par an), lobbyiste adossé à l’un des réseaux les plus puissants de la planète… Qui est vraiment George Soros, né György Schwartz en 1930 ?

Homme complexe aux multiples facettes, il fait l’objet de vives critiques – dont il n’a apparemment cure –, depuis sa Hongrie natale, où le président Viktor Orbán l’a récemment vilipendé (alors qu’il a lui même bénéficié d’une bourse Soros), jusqu’aux États-Unis, sa terre d’adoption depuis 1956 et où ses relations avec Donald Trump sont exécrables, en passant par Israël, où les nationalistes les plus radicaux l’accusent d’antisémitisme – un comble pour ce Juif ashkénaze qui a subi le nazisme.

Une vidéo largement diffusée sur la Toile depuis mars par le Français d’origine béninoise Kemi Seba est symptomatique du « Soros bashing » ambiant : pêle-mêle, durant treize minutes et sans apporter l’ombre d’une preuve, le polémiste « afrocentriste » habitué des plateaux sénégalais lie le milliardaire aux Printemps arabes, à l’assassinat de Kadhafi, mais aussi aux mouvements citoyens comme Y’en a marre.

Soros VS Wade

Figure de proue des manifestations qui ont émaillé la présidentielle sénégalaise de 2012 (Abdoulaye Wade briguait un troisième mandat dont la légalité était très contestée), Y’en a marre avait défrayé la chronique trois ans plus tard à cause d’une photo sur laquelle George Soros, entouré de militants, apparaissait vêtu d’un tee-shirt du collectif.

Polémique née l’année où le mouvement citoyen recevait son premier financement de l’Open Society Initiative for West Africa (Osiwa, branche ouest-africaine de l’OSF).

Beaucoup y ont vu les preuves de l’implication de Soros dans l’éviction d’Abdoulaye Wade. Sauf que le scénario ne tient pas face à la chronologie des faits, la visite de Soros à Dakar remontant en réalité à 2013, bien après l’élection présidentielle et la création du mouvement, et bien avant la subvention de l’Osiwa. Un non-événement, donc, si l’anecdote n’avait pas été manipulée.

Le cas sénégalais n’est pas une exception, et pour cause. Disposant d’une fortune colossale qu’il redistribue depuis quatre décennies (il a dépensé à ce jour 12 milliards de dollars dans des activités philanthropiques), il est partout, notamment en Afrique, où le fonds Leapfrog Investment, dont il est l’un des principaux actionnaires, entend notamment investir quelque 800 millions de dollars dans les prochaines années, en particulier dans la banque et les assurances.

Soros et l’Afrique, une histoire qui dure

Les liens de Soros avec le continent remontent à 1979, année de la création de sa fondation Open Society Institute (qui deviendra en 2010 l’OSF) et de l’octroi de bourses aux étudiants noirs de l’Université du Cap alors que sévit l’apartheid.

Traumatisé par le nazisme et la dictature communiste, Soros a très tôt mis ses moyens au service de la lutte contre les régimes autoritaires, en Europe de l’Est comme ailleurs dans le monde. Parfaitement rodée, la méthode allie bourses universitaires, développement de médias libres, appuis logistiques à l’opposition, rapports sur les Droits de l’homme via des ONG qu’il finance…

Dès le début des années 1980, il tisse des liens avec des élites africaines, qui n’hésiteront pas à le solliciter pour leur carrière politique. C’est le cas de la présidente libérienne Ellen Johnson-Sirleaf. Cette proche faisait partie des 500 invités au troisième mariage du milliardaire, avec Tamiko Bolton, de quarante et un ans sa cadette, le 20 septembre 2013 dans sa vaste propriété de Bedford.

Johnson-Sirleaf a connu Soros lorsqu’elle était en exil aux États-Unis et occupait le poste d’économiste à la Banque mondiale. Près de vingt ans plus tard, en 2001, elle est la première responsable d’Osiwa. En 2005, alors farouche opposante au dictateur Charles Taylor – emprisonné à la Cour pénale internationale (CPI, créée avec le soutien de Soros) –, elle contribue à la création de la West Africa Democracy Radio (WADR), financée par l’Osiwa et basée à Dakar. L’année suivante, elle est élue présidente du Liberia.

Des liens avec ADO

Le lancement de la WADR est appuyé par un autre opposant, l’Ivoirien Alassane Dramane Ouattara (ADO). Le tombeur, en 2011, de Laurent Gbagbo (lui aussi jugé par la CPI) ne se considère pas comme un intime du milliardaire, mais les deux hommes se rencontrent régulièrement en marge des sommets internationaux, comme à New York en septembre 2014, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU.

Leurs liens prennent racine en 1999, lorsque ADO est directeur général adjoint du FMI, où il a également connu Jeffrey Sachs, un ami de Soros. Sachs tient une place centrale dans le dispositif Soros, tout comme l’ancienne secrétaire d’État américaine Madeleine Albright et l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair.

Il est intervenu auprès de nombreux gouvernements africains, dont ceux du Nigeria et du Ghana. Jeffrey Sachs a également fourni ses services pour le compte de Soros à São Tomé-et-Príncipe. En 2004, alors que les spéculations vont bon train sur les potentielles réserves d’hydrocarbures au large de ce petit archipel de 300 000 âmes, le président Fradique de Menezes fait appel aux bons offices du milliardaire.

Il lui dit vouloir établir un cadre législatif pour gérer au mieux les futurs revenus pétroliers. Alors directeur de l’Institut de la Terre à l’université Columbia, Sachs débarque avec une armée de conseillers pour plancher sur ce projet. Mais, selon un proche témoin de l’époque, « Sachs s’est vite rendu compte que, derrière, la volonté politique n’existait pas. Le président Fradique de Menezes était surtout préoccupé par sa proximité avec Soros ».

Milliardaire et industrielle

Les ressources naturelles sont depuis longtemps une préoccupation du spéculateur. Il est notamment à l’origine de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie), signée à ce jour par 52 pays dont 25 africains.

Sur ce terrain, deux affaires illustrent son implication. En 2013, l’ONG Oxfam (financée par l’OSF) et le Réseau des organisations pour la transparence et l’analyse budgétaire (Rotab, financée par l’Osiwa), tous deux membres de la coalition Publish What You Pay (également financée par Soros), présentent « Areva au Niger : à qui profite l’uranium ? », un rapport qui fait grand bruit. Doit-on y voir la main directe de l’Américain ? Si oui, dans quel dessein ?

Pour Ali Idrissa, coordinateur national du Rotab, « la question ne se pose même pas ! ». Il précise : « L’Osiwa fait des appels à propositions, nous y répondons. À aucun moment on ne nous a demandé d’écrire un quelconque rapport. »

En Guinée, l’affaire du mont Simandou, l’une des plus importantes réserves de fer au monde, révèle cependant des méthodes moins orthodoxes (comme nous le révélons dans cet article : Bras de fer de titans entre Soros et Steinmetz autour d’une mine géante en Guinée).

Ami de George Soros depuis au moins 2010 – les deux hommes s’appellent de temps en temps –, le président Alpha Condé s’est appuyé sur le milliardaire pour faire le ménage dans le secteur minier à son arrivée au palais de Sékoutoureya. Soros dépêche alors à Conakry, en 2011, le cabinet d’avocats DLA Piper, dont fait partie son ami de trente ans Scott Horton.

Le Franco-Israélien Beny Steinmetz s’en souviendra longtemps : alors qu’il était le principal actionnaire de la mine à travers BSGR, des soupçons de corruption révélés durant l’enquête de Horton l’écarteront définitivement du pays.

L’histoire serait banale si elle n’avait pas un relent de revanche personnelle. Soros et Steinmetz s’étaient en effet déjà affrontés en 1998 en Russie lors d’un appel d’offres. Le second l’avait emporté sur le premier dans des conditions pour le moins opaques. Depuis, Soros et Steinmetz se détestent cordialement.

Les ressources africaines : Le pactole de Soros

Les mines africaines ont également fourni à Soros l’occasion de réaliser un autre de ses plus beaux coups financiers. Au début de 2016, il achète 19,41 millions d’actions du minier Barrick Gold (notamment présent au Mali, au Burkina, au Kenya et en Tanzanie à travers sa filiale Acacia Mining), puis en revend 94 % alors que l’action a grimpé de 191,46 %.

Il effectue une plus-value nette de 127 millions de dollars en… quatre-vingt-dix jours. Alors qu’Acacia Mining est interdit d’exportation en Tanzanie, accusé par les autorités de sous-déclarer ses quantités d’or produites.

Il lutte contre les régimes autoritaire

Chez Soros, le business ne s’embarrasse pas d’éthique. « Le personnage a, il est vrai, un côté schizophrène », admet Vincent Barbé, coauteur des Réseaux Soros à la conquête de l’Afrique. « Mais ce qu’il faut aussi comprendre, c’est qu’il est capable de rappeler à l’ordre certaines de ses connaissances si leurs actions ne vont plus dans le sens de ses objectifs », poursuit-il.

Ellen Johnson-Sirleaf elle-même en a fait les frais. En 2015, Global Witness, ONG soutenue par l’OSF et dont Alexander, l’un des fils du milliardaire, est un des administrateurs, publie un rapport soupçonnant la firme Golden Veroleum, spécialisée dans l’huile de palme, d’avoir corrompu les autorités pour obtenir des terres en pleine crise Ebola. La Libérienne s’est fait publiquement sermonner par Alexander.

Autre chef d’État ayant connu un revirement « sorosien », le Sud-Africain Thabo Mbeki. Arrivé au pouvoir en 1999, le successeur de Nelson Mandela intègre Soros à un conseil économique aux côtés d’autres hommes d’affaires internationaux, pensant pouvoir compter sur le soutien inconditionnel de son ami américain. Mais, dès décembre 2000, le milliardaire accuse Mbeki d’aider Robert Mugabe à rester au pouvoir, alors qu’il rend ce dernier responsable du climat délétère entretenu dans la région, qui rend peu propice le développement des affaires.

Celui qui se dit « guidé par le bien public » est ainsi motivé à la fois par la réussite financière et par la lutte contre les régimes autoritaires, obstacles selon lui au développement humain. De là à le soupçonner d’utiliser tous les moyens dont il dispose pour provoquer des alternances à son profit, il n’y a qu’un pas que l’ancien mercenaire Simon Mann n’a pas hésité à franchir.

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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Mar 18 Juil 2017 - 19:39

Citation :
La Chine offre 800 tonnes de riz destinées aux personnes en détresse en RCA

Publié le mardi 18 juillet 2017 | Agence Centrafrique Presse


© Autre presse par DR
Félix Moloua ,Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération internationale.



Bangui - Le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, Félix Moloua, a exprimé la gratitude du gouvernement et du peuple centrafricain à l’Ambassadeur de Chine en République Centrafricaine, Ma Fulin, et a promis que la cargaison de riz offerte gracieusement ira directement aux bénéficiaires, lors de la remise officielle de ce don, lundi 17 juillet 2017, à Bangui.

L’objectif de ce don est de secourir les personnes déplacées et également atténuer la pénurie alimentaire en République Centrafricaine, un pays qui peine à sortir d’une longue période de crise.

Le Ministre Félix Moloua a salué l’attention que la Chine accorde aux problèmes centrafricains et surtout la détermination des autorités chinoises à aider les autorités centrafricaines à surmonter les effets de la crise.

Il a fait remarquer que s’il n’y avait pas cette crise larvée, les quelque 15 millions de m² de terre arable dont dispose la République Centrafricaine pourraient être mis en valeur dans le but de subvenir aux besoins de sa population.

Pour l’Ambassadeur Ma Fulin, ce don témoigne, une fois de plus, le sentiment d’amitié du gouvernement et du peuple chinois envers le peuple centrafricain.

Il s’est réjoui de ce que, en dépit de la crise, les Centrafricains recherchent, sans cesse, la réconciliation nationale, la stabilité politique et la reconstruction socioéconomique du pays.

Il a réitéré l’engagement de la République Populaire de Chine de rester aux côtés de la République Centrafricaine dans la réalisation de son redressement.


Alain-Patrick Mamadou / ACAP


http://news.abangui.com/h/59047.html
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Hier à 17:52

Citation :
Emprunts cachés: le FMI somme le Mozambique de fournir des explications


Maputo, 20 juil 2017 (AFP) -


Le Fonds monétaire international (FMI) a sommé jeudi le Mozambique de fournir les "informations cruciales manquantes" quant à l'utilisation de plus de 2 milliards de dollars d'emprunts contractés en secret par le gouvernement.

A l'issue d'une mission menée du 10 au 19 juillet, l'institution internationale a exprimé jeudi dans un communiqué son insatisfaction quant à l'absence persistante d'explications sur la destination exacte des emprunts contractés par le gouvernement mozambicain.

"Des questions cruciales quant à la destination des sommes empruntées demeurent sans réponse", relève le FMI.

Les experts du FMI "ont exhorté le gouvernement à prendre des mesures pour combler les lacunes en matière d'informations et à améliorer son plan d'action visant à renforcer la transparence".

Le porte-parole du ministère des Finances du Mozambique, Domingos Chapungo, a déclaré que le gouvernement ne ferait pas de commentaire dans l'immédiat sur les déclarations du FMI.

Entre 2012 et 2014, trois entreprises à capitaux publics liées aux services secrets et au ministère de la Défense mozambicains ont emprunté secrètement auprès de banques étrangères - dont Credit Suisse - quelque 2 milliards de dollars pour acheter du matériel de surveillance maritime et des navires.

Le gouvernement s'était alors abstenu de demander l'autorisation au Parlement, comme l'exige pourtant la Constitution.

La révélation de l'affaire en avril 2016 avait suscité la colère des principaux bailleurs de fonds du pays qui avaient gelé leur aide budgétaire, plongeant le Mozambique dans une profonde crise économique et financière.

En juin dernier, un audit indépendant réalisé par le cabinet Kroll Associates UK à la demande du bureau du procureur mozambicain, comparant le prix des équipements facturés aux entreprises à des prix estimés par un expert indépendant, avait pointé du doigt des "incohérences", relevant qu'au moins 500 millions de dollars de dépenses sur les 2 milliards de dettes cachées demeuraient inexpliquées.

Le rapport du cabinet d'audit soulignait également le "rôle déterminant" joué par le fournisseur des équipements, le groupe Privinvest Shipbuilding, dirigé par l'homme d'affaires franco-libanais Iskandar Safa. M. Safa est notamment propriétaire des Constructions mécaniques de Normandie, qui ont fourni 30 chalutiers et patrouilleurs.

Selon le FMI, qui prévoit pour le Mozambique une croissance du PIB de 4,7% en 2017 contre 3,8% en 2016, "la dette publique du pays, essentiellement libellée en devises étrangères, demeure critique et le Mozambique a failli dans le remboursement de plusieurs échéances".

Dans son communiqué, le FMI ne dit rien quant à la reprise éventuelle de son aide financière au Mozambique.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/14916-emprunts-caches-le-fmi-somme-le-mozambique-de-fournir-des-explications
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MessageSujet: Re: AFRIQUE - toutes l'actualités   Hier à 19:44

Nicolas Teisseyre Analyste au Cabinet Roland Berger a écrit:

Investissements, gare à l’afro-optimisme excessif


Ces dernières années, le débat public a eu tendance à présenter l’Afrique comme le relais de croissance à court terme des entreprises mondiales, et notamment françaises. Les opportunités sont bien réelles, mais elles sont à appréhender au regard des spécificités de l’Afrique et des défis qui peuvent freiner son développement économique, en intégrant les facteurs exogènes récents – chute du cours des matières premières, tensions géopolitiques, risques sécuritaires, crises humanitaires…

Ceux-ci rendent peu pertinente l’utilisation d’indicateurs classiques pour évaluer le potentiel de développement du continent. Le développement de l’Afrique est souvent comparé à celui de l’Asie du Sud-Est dans les années 1990, fondé sur l’émergence d’un marché intérieur – des classes moyennes qui consomment – et/ou des bassins d’emploi attractifs pour les entreprises.

Mais ce modèle ne s’applique que partiellement aux réalités africaines. L’émergence d’une classe moyenne qui travaille et consomme n’est pas aussi rapide qu’anticipé. En effet, entre 1990 et 2010, la tranche de population qui s’est principalement développée est celle ayant un pouvoir d’achat de 2 à 4 dollars par jour, donc limité du point de vue des institutions internationales.

Par ailleurs, cette approche se révèle peu utile aux investisseurs. Là où les marchés sont structurés et l’environnement favorable, les opportunités de croissance sont maintenant limitées. Et ailleurs, il paraît trop compliqué ou risqué d’investir. Une autre conception de la classe moyenne et des indicateurs spécifiques sont nécessaires pour mieux définir le modèle de développement du continent africain et évaluer ses perspectives de croissance.

Ainsi, une classe moyenne constituée d’individus consacrant un minimum de 30 % de leur revenu disponible à des besoins secondaires – comme l’éducation supérieure, la communication, l’accès aux services financiers et aux services de santé – est par exemple plus pertinente pour le continent africain.

En s’éloignant des grilles d’analyse classiques des opportunités de croissance en Afrique, Roland Berger a identifié huit pays à fort potentiel de développement à l’horizon 2030 : le Nigeria, l’Éthiopie, la Tanzanie, le Mozambique, le Kenya, l’Angola, la Côte d’Ivoire et l’Égypte. Une sélection basée sur deux critères : la croissance de la population d’une part et les investissements en infrastructures d’autre part.

Ces indicateurs traduisent le potentiel de développement du pays et sa capacité à offrir un environnement favorable à l’émergence d’autres secteurs et attractif pour les investisseurs étrangers. Les huit pays sélectionnés concentrent 48 % de la croissance totale de la population entre 2010 et 2035 et 50 % des investissements prévus sur le continent pour l’infrastructure publique de base (routes, électricité, accès à l’eau et télécommunications), soit 105 milliards de dollars.

Il faut aussi souligner la nécessité d’intégrer les écosystèmes locaux pour favoriser la réussite des stratégies de développement. Ces pays sont complexes. Impossible de se développer seul sur ces marchés sans partenariat avec des acteurs locaux capables de donner les clés de la réussite (contenu local, ressources humaines pertinentes, relations avec les pouvoirs publics, conception des produits…). C’est ainsi, de mon point de vue, que le développement en Afrique devra être envisagé : sensible aux spécificités sociales et environnementales locales, pragmatique et surtout partenarial.

Après une décennie 1990 marquée par le fatalisme voire le catastrophisme, les années 2010 font place à « l’afro-optimisme ». Les opportunités existent bien en Afrique, mais pour pouvoir les saisir, il faut se prémunir contre un enthousiasme excessif et être conscient des risques en envisageant le continent dans toute sa complexité et ses nuances.

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