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 Algérie: indépendance, rôle du Maroc.

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bansheequader
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Jeu 12 Mar 2009 - 23:57

vous avez raison !
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Alloudi
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 11:47

dr.watson1 a écrit:
Il y a qu'une commémoration commune entre l'Algérie et la Tunisie.
Il s'agit du Bombardement du village Tunisien de sakiet sidi Yousef le 8 Février (1958).
Le resultat pour l'Algérie est une "internationalisation du Conflit" grâce a la plainte de Bourguiba a l'ONU, Blocus par les tunisiens des bases Francaise, Renversement du Gouvernement Gaillard et retour de DeGaulle au pouvoir suivit d'un accord sur l'évacuation des troupes Française de Tunisie.

Je pense que cela vaut largement une commémoration entre nos deux pays.





Personne ne nie l'aide du Maroc pour l'indépendance de l'Algérie mais il ne faut pas non plus l'exagérer.



doc , il faudrait pas l exagérer ok....mais c est pas le plus condamnable, le plus condamnable , c est de la nier (ce que fait votre gvt) ou du moin essaye de faire!!!

ou même de salir cette aide (il etait question de H2 qui trempe avec les français, et du maroc qui rançonné les armes en destination des algériens Evil or Very Mad )!!!

mohime l aide marocaine a été conséquente , a l image de l aide tunisienne et égyptienne ( laquelle votre gvt essait de nié/salir aussi scratch )

alors qu on sait que l attaque française sur l Égypte en 56 était motivé par le désir français de punir Nasser de ses livraisons d armes à l Algérie !!!

(l histoiore du canal a été le catalyseur de l attaque)..!!

mohime.

"...faudrait pas exagérer une aide..." ne veut rien dire...!!!
une aide c est une aide ...même minime....!

ne pas la reconnaitre, voila une mauvaise attitude...! une attitude condamnable...ou du moin meprisable!
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 11:55

dr.watson1 a écrit:
Personne ne nie l'aide du Maroc pour l'indépendance de l'Algérie mais il ne faut pas non plus l'exagérer.
Exagérer, Doc ? Que vaut à ton avis le sang versé par les marocains qui ont rejoint le maquis algérien ?
De ta part, Doc, une telle remarque est navrante
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Alloudi
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 12:00

Le FLN du clan d'Oujda denonce l'aide Arabe à la révolution Algérienne

Révélations de Daho Ould Kablia sur la guerre d’indépendance

Pour le premier responsable de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (Malg) de la Révolution algérienne, Rabat, Tunis et Le Caire n’ont pas apporté la contribution en armes attendue pour la résistance contre l’occupation coloniale de l’Algérie et leur soutien était soumis à condition.


Suite aux récentes révélations de l’Égyptien Mohamed Haykal Hassanine, quant au rôle joué par Hassan II dans l’affaire du détournement de l’avion des cinq historiques du FLN par l’aviation française, et au démenti apporté à ce sujet par un des concernés de l’opération, Hocine Aït Ahmed, voilà un ancien responsable du Malg qui apporte son grain de sel au sujet de la nature de l’aide fournie par l’Égypte, le Maroc et la Tunisie à la Révolution algérienne. N’y allant guère avec le dos de la cuillère, Daho Ould Kablia a quasiment réduit à néant le soutien apporté par ces trois pays, tout en ajoutant qu’il était accompagné à chaque fois de conditions. Dans une conférence donnée jeudi à Alger, dont les détails ont été rapportés par le quotidien londonien Al Quds, sur l’histoire de la Révolution algérienne, le ministre délégué chargé des Collectivités locales, qui intervenait en sa qualité de responsable de l’Association des anciens du ministère de l’Armement et des Liaisons générales (Malg), affirmera qu’à l’exception de la Libye, sous l’ère du roi Idriss Senouci, le Maroc, la Tunisie et l’Égypte n’ont pas apporté l’aide espérée par l’Algérie. Citant des exemples, il révélera que le roi Mohammed VI avait donné son accord pour que soit remise gracieusement à la Révolution algérienne 5 000 pièces d’armements, mais son fils et prince héritier, Hassan II, avait exigé que lui soit payé en échange de la livraison une somme d’argent pour chaque pièce. Concernant toujours le Maroc, Daho Ould Kablia ajoutera que le même Hassan II avait posé comme condition le partage avec l’armée marocaine du contenu d’une embarcation remplie d’armes en provenance d’Allemagne, en contrepartie de son accord pour la laisser accoster dans la base navale de la marine royale marocaine et de permettre l’acheminement des armes jusqu’au commandement général ouest de l’Armée de libération nationale (ALN) à Oujda.
Quant à l’apport de la Tunisie, le responsable algérien révélera qu’elle a pris beaucoup plus qu’elle n’a donné à l’Algérie. Il dira que le président tunisien, Habib Bourguiba, exerçait toutes sortes de pressions sur le commandement de la Révolution algérienne à Ghardimaou, à la frontière commune entre les deux pays, ce qui a eu pour effet, selon l’orateur, d’empêcher le projet de création d’un centre d’entraînement des agents du renseignement sur le sol tunisien. Versant dans le détail, Ould Kablia indiquera que Bourguiba s’immisçait même dans le choix de la langue d’un discours avant sa diffusion par la radio Saout al-Arab. Abordant les relations de la Révolution algérienne avec l’Égypte, le responsable du Malg déclarera que toutes les aides qu’apportaient les Égyptiens étaient accompagnées de chantage sur de nombreuses questions. “Je conserve des documents personnels d’Ahmed Francis, le représentant du gouvernement provisoire de la République algérienne au Caire, en 1958, confirmant le refus des autorités égyptiennes de nous remettre des aides financières adoptées par la Ligue arabe pour soutenir les efforts de la Révolution algérienne. L’Égypte a procédé au remplacement de l’argent par des quantités de pommes de terre et de pois chiches”, a affirmé le ministre algérien. Dans le même ordre d’idées, il ajoutera que le président Gamal Abdel Nasser “a tenté d’imposer des ministres dans le gouvernement provisoire de la République algérienne, et notamment de mettre à sa tête Ahmed Ben Bella, qui se trouvait à cette période en détention”, en France, suite au détournement de l’avion transportant les cinq historiques du FLN en octobre 1956, alors qu’ils se rendaient du Maroc vers la Tunisie pour participer à une réunion des leaders des pays du Maghreb qui venaient d’accéder à l’indépendance au cours de la même année. Ould Kablia précisera que la direction de la Révolution algérienne avait refusé la politique du fait accompli que voulait imposer le raïs égyptien, d’où le transfert du siège du GPRA du Caire à Tunis. Il dévoilera que Fethi Dib, directeur du service du renseignement égyptien à cette époque, servait de courroie de transmission entre Nasser et les responsables algériens. Le président de l’Association des anciens du Malg, qui a rendu hommage à la Libye et à l’Irak, a insisté sur le fait que la Chine “était le premier pays à approvisionner l’Algérie en armements et en denrées alimentaires gratuitement, quant aux autres pays, dont la Yougoslavie de Tito et l’ex-URSS, nos relations étaient purement commerciales”. Par ailleurs, Dahou Ould Kablia dira que Abdelhafidh Boussouf était le fondateur de la première cellule du renseignement algérien, qui avait pour nom ministère de l’Armement et des Liaisons générales. Il indiquera que la majorité des personnalités, qui étaient à la tête du Malg, qui a formé 900 agents du renseignement spécialisés à travers 13 promotions, ont occupé après l’indépendance de l’Algérie des fonctions stratégiques au sein de l’État algérien. Voilà des vérités, certes amères, mais qui ne laissent plus de place aux assertions sans fondements des uns et des autres, qui ne cessaient de clamer qu’ils avaient aidé la Révolution, alors que la réalité est tout autre.




pas d aide arabe....ou a lors on met l accent sur les desacords...etc ou sur de sois disant chantages(qui reste a prouver).
et generalement on se rend compte que c est critiques du fln , c est que de la mythomanie...comme l histoire de h2 ou tous le monde juré qu h2 etait un traitre...etc!!!

hamdolilah qu un membre detourné dans l avion du fln a l epoque et venue mettre a nu ce mensonge!!!

lmohime....a chacun de se faire son avis, mais pour moi c est une attitude meprisable de la part des bac-10...et ceux qui adherent a leurs discours!


peut importe les dessaccords entre les pays ajourd hui, salir ce qui à était fais par ces pays par le passé, nier les fait, "minimisé" le sang verser...etc...est une des attitude les plus vils...de la part de politiciens...!!

car quand ont se penche sur la questions, ont remarque que ces condamnation , c est remise en cause a l encontre de tels ou tels pays, ne sont qu un jeu politique...!!!

et pour les pays dont l aide est remise en questions, salir cette aide (meme la plus minime, meme si une seule personne de ce pays est morte dans ce conflit, ) fait l effet d un coup de poignard!!!


imaginons que demain france et usa s embrouile, et que les francais remtte en cause l aide us....!!!


c est un peu la meme chose!
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El Hassan
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 17:16

dr.watson1 a écrit:
Les Chars sont de simple EBR-45 Blindés legers de reconnaissance

Je ne sais pas si vous avez fait attention à ce que notre Doctor a écrit:
Les chars: sont de simple, sous entendu qu'ils (chars) n'ont apporté aucune aide. Une façon comme une autre pour dire: personne ne nous a aidé !

Pour avoir une idée sur ce que sont les "Marocains" d'Algérie, je vous propose l'Article de Saad Lounes, journaliste Algérien
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El Hassan
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 17:17

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La double trahison des Marocains qui gouvernent l’Algérie

«Sommes-nous vraiment gouvernés par des algériens ?» Cette lancinante question, tout citoyen qui a eu affaire à l'administration, à la justice ou au pouvoir se l'est déjà posé à maintes reprises comme un éternel refrain. Au fil des générations depuis 1962, la rumeur publique a accusé tour à tour «hizb frança» (parti de la France), les DAF (déserteurs de l'armée française), les harkis et tous les services de renseignement réunis (Mossad, KGB, CIA, DGSE, etc.) de se cacher derrière la Sécurité Militaire (SM) le cœur du pouvoir algérien.

Cette douteuse et malsaine impression que les dirigeants de l'Etat n'aiment ni l'Algérie, ni son peuple a toujours plané autour de la relation gouvernants-gouvernés. On a tous remarqué cette malsaine habitude des membres de la nomenklatura qui, dès qu'ils n'occupent aucune fonction officielle, «fuient à l'étranger» dont ils ne consentent à revenir que pour occuper un nouveau poste. D'où les appellations de «mercenaires» ou de «coopérants» dont ils ont été affublés par les nombreux cadres algériens dont la promotion a été barrée ou sabotée par ces pontes du régime.

Les Marocains du MALG de Boussouf

La vérité vient enfin d'être révélée par un de ces hommes de l'ombre qui font et défont les institutions du pays selon leur bon vouloir. Le journal le Soir d'Algérie (1) a ouvert ses colonnes à son honorable correspondant Med Chafik Mesbah, ancien officier du DRS, qui a interviewé le colonel Ali Hamlat, ancien responsable des services techniques de la SM. D'après l'auteur, ce témoignage a été rédigé en 1999 sous le titre explicite : «Voilà comment sont nés les services secrets algériens», mais il ne le révèle que maintenant sans expliquer la raison de ce retard. Le colonel Hamlat lève donc «le voile sur cette première promotion des cadres de la Wilaya V, dont les membres ont, effectivement, constitué, pour la plupart, l'ossature du MALG». A la question «Sur le plan social, quelle était l'origine des membres de cette promotion Larbi Ben M'hidi?», Hamlat répond sans hésitation : «Tous étaient issus, en règle générale, de familles de réfugiés, de fonctionnaires au service du gouvernement marocain ou, accessoirement, de commerçants et d'agriculteurs établis au Maroc de longue date. La petite bourgeoisie, pour utiliser une formulation marxiste». Selon lui : «Le recensement effectué par l'Association des anciens du Malg a permis de situer à soixante-douze le nombre de stagiaires de cette promotion.» Leur directeur de stage Khelifa Laroussi, mystérieux adjoint du mystérieux Boussouf, et père du golden boy déchu Rafik Khalifa, leur avait décrété : «Vous êtes les futurs ministres de l'Algérie indépendante!» Selon les dires du colonel Hamlat, Boussouf leur avait déjà tracé les feuilles de route du contrôle de l'ALN, de la guerre de libération et … du futur Etat algérien : «La première concernait la mission de contrôle au sein des unités de l'ALN. Ce contrôle était indispensable pour maîtriser l'évolution de la lutte armée et répondre aux exigences du combat et du commandement. D'autant que la qualité de l'encadrement militaire des unités était à parfaire au regard des faibles qualifications des moudjahidine de la première heure. La seconde se rapportait à la nécessité d'exploiter utilement la masse d'informations recueillies… par tout moyen disponible. En rapport avec les transmissions, mais aussi des informations recueillies auprès de prisonniers et toute autre source susceptible d'améliorer notre capital documentaire.»

Le contraste du mode de vie des «malgaches» (*) reconnu par Hamlat est déjà significatif de la différence d'état d'esprit entre les moudjahiddines de l'intérieur et les «planqués» de l'extérieur. «Ces lycéens et étudiants vivaient, au Maroc, dans des conditions de vie parfaitement pacifiques et heureuses. Des conditions qui étaient tout à fait déséquilibrées, cependant, par rapport à celles de leur peuple et de leurs frères étudiants qui mourraient en Algérie.» Le colonel Hamlat cite quelques noms connus de cette fameuse promotion des Marocains du MALG : Hadjadj Malika, Miri Rachida, Saliha Ould Kablia, Hamid Ghozali, Abdessmed Chellali, Berri Mustapha, Mohamed Semache, Kerzabi Smail, Abdallah Khalef (Kasdi Merbah), Abdelkader Khalef (Kamal), Mustapha Khalef (Kamel), Ali Tounsi (Ghaouti), Ahmed Zerhouni (Ferhat), Hadj Azzout (Nacer), Mohamed Laâla (Kaddour), Chérif Belkacem (Djamel), Abdelaziz Maoui (Sadek), Noureddine Delleci (Rachid), Abdelhamid Temmar (Abdenour), Abdallah Arbaoui (Nehru), Hassen Bendjelti (Abderazak), Ahmed Bennai (Hassan), Sid-Ahmed Osman (R'zine), Abderrahim Settouti (Bouzid), Khelladi Mohamed (Tahar), Boualem Bessaïeh (Lamine), Mohamed Morsly (Abdelaziz), etc…

Hamlat cite aussi les noms de deux riches familles marocaines qui ont offert leurs maisons et leurs fermes pour abriter les stages du MALG. Il s'agit des familles Benyekhlef et Bouabdallah. L'un des fils Bouabdallah, Abdelouahid est officier du DRS et député à l'APN. Il est actuellement Pdg d'Air Algérie, après avoir été celui de l'ANEP, CNEP, COSIDER.

Le colonel Hamlat raconte l'engouement des jeunes marocains ou soi-disant «Algériens de longue date» qui ont rejoint les cellules du FLN disséminées à travers le Maroc. En fait, la plupart d'entre eux militaient déjà dans les cellules lycéennes du parti nationaliste marocain de l'Istiqlal de Allel El Fassi. Bouteflika était même responsable de la cellule de son lycée à Oujda. Leur transfert naturel dans les rangs du FLN a été facilité par l'esprit révolutionnaire maghrébin, l'idéal du réveil musulman contre le joug colonial et l'ambition de libérer la riche Algérie dont les colons avaient fait un eldorado. Il faut rappeler que cet engouement nationaliste en faveur de la guerre de libération existait aussi à travers tout le monde arabe. Au Liban, Irak, Syrie, Egypte, etc. des jeunes manifestaient dans les rues et voulaient s'enrôler dans les rangs de l'ALN. Ce phénomène existe encore de nos jours chez les jeunes musulmans qui se sont engagés en Afghanistan, Bosnie, Tchétchénie, Irak, etc. Il est connu que de nombreux européens et arabes ont combattu aux côtés des moudjahiddines de l'ALN et du FLN. Ils n'en ont pas pour autant dissimulé leur origine, comme l'ont fait en masse les marocains recrutés par Boussouf dans l'objectif de prendre le pouvoir.


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El Hassan
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 17:18

Suite ....

Qui était vraiment Abdelhafid Boussouf ?

En lisant l'interview, on ne peut s'empêcher de remarquer que M.C. Mesbah déroule «sous les paroles» du colonel Ali Hamlat toute une démonstration savante comme si Boussouf réfléchissait déjà en 1955 comme un stratège d'aujourd'hui qui avait tout prévu. La conception stratégique et futuriste de l'opération de formation, le professionnalisme de son organisation et son déroulement, «l'intuition psychologique» de Boussouf, la «profusion de moyens dont il a pu disposer au Maroc»… prête aujourd'hui à sourire. D'où donc Boussouf tenait-il ce professionnalisme et cette redoutable efficacité ? On est encore très étonné de ses choix très judicieux de collaborateurs professionnels, tous DAF, comme le «technocrate» Laroussi Khalifa, l'officier de transmission Omar Tellidji et le baroudeur Abdallah Arbaoui. Etait-il donc un «prophète» ou un génie de la formation et de l'organisation militaire ? Ou plutôt a-t-il été lui-même formé, encadré et coaché et par qui ? Pourquoi Boussouf a-t-il recruté ses stagiaires et agents uniquement au Maroc et n'a-t-il pas fait venir des volontaires de toutes les régions d'Algérie? Voilà les vraies questions que devrait poser aux autres et se poser à lui-même Chafik Mesbah dans le flot de sa phraséologie débridée. 50 ans et plusieurs assassinats et règlements de comptes après l'indépendance, il y en a assez de cette insupportable suffisance qui consiste pour les malgaches à faire passer Boussouf pour un génie supérieur aussi bien à toute la génération militante qui a généré le 1er Novembre, qu'à toute l'intelligentsia militaire française qui sortait d'une capitalisation militaire de plusieurs guerres.

Sans oublier que les leaders de la guerre de libération tombaient comme des mouches sur dénonciation ou dans des embuscades ou sur des repérages de leurs appareils de transmission fournis par la logistique de Boussouf… quand ils n'étaient pas appelés au Maroc pour y être assassinés comme le regretté Abane Ramdane. Sans compter l'énigmatique détournement d'avion qui a neutralisé cinq dirigeants historiques de la révolution qui, à part Mostefa Lacheraf, ont connu des destins très douloureux dès leur libération. Tout cela dans une étonnante impunité, ou plutôt une tolérante protection dans un Maroc sous protectorat français. Les nombreux et illustres historiens français de la guerre d'Algérie n'ont pas abordé ces questions qui fâchent. Il appartient toujours aux historiens algériens de fouiller un peu mieux les méandres de notre histoire de libération… si on les laisse faire.

La Sécurité Militaire sous contrôle des Marocains du MALG

Pendant que les valeureux moudjahiddines tombaient au champ d'honneur dans les maquis algériens, les «marocains du MALG» se formaient et s'entraînaient avec «l'armée des frontières». Dès la proclamation de l'indépendance le 5 juillet 1962, le clan d'Oujda fomente son premier coup d'Etat en destituant violemment le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) basé à Tunis et impose un authentique marocain à la tête de l'Etat. Ahmed ben Mahjoub ben Embarek dit Ben Bella est un marrakchi de père et de mère. Sa biographie officielle le fait naître à Maghnia, mais le culte du mensonge du pouvoir algérien est tel qu'il est permis d'en douter. Il a longtemps caché sa marocanité comme une tare avant de l'avouer publiquement. Une des impostures les plus cocasses des gouvernants algériens est à mettre à son actif. Lors de la guerre des sables de 1963 lancée par Hassan II, il s'était écrié : «Hagrouna el marrakchia!» Mais durant le court épisode Ben Bella, qui fut destitué par le coup d'Etat du 19 juin 1965, et à l'ombre de Boumediene qui était ministre de la défense, les marocains du MALG ont pris toutes les commandes de la Direction de la Sécurité Militaire en la structurant. Le directeur de la SM Kasdi Merbah, assassiné en 1993, a été présenté jusqu'à aujourd'hui comme un kabyle né à Beni Yenni et ayant vécu au Maroc. C'est un mensonge d'Etat. De son vrai nom, Abdallah Khalef, c'est un authentique marocain dont la famille est originaire et vit encore à Sidi Kacem. Il a étudié à Fès, où il serait né et où il a connu ses futurs compagnons du MALG. Il a dirigé la SM depuis sa création en 1963 jusqu'à 1979. Son 1er adjoint, le colonel Nourredine Zerhouni dit Yazid est également un authentique marocain, ainsi que son frère Ferhat, également haut responsable à la SM. S'il y a bien une famille qui ne peut nier son origine marocaine, c'est la famille Zerhouni dont le nom vient du djebel Zerhoun accolé à la ville Moulay Idriss Zerhoun, située à 25 km de Meknès, devenue ville sainte depuis qu'elle abrite le sanctuaire du fondateur de la dynastie Idrisside, Idrîs Ier.


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El Hassan
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 13 Mar 2009 - 17:18

Malgré l'évidence de son origine, Nourredine Zerhouni continue de mentir comme il respire. Dans un récent article biographique édulcoré et narcissique sur son parcours où il se vante d'avoir enrôlé en 1962 le sous-lieutenant d'artillerie Mohamed Mediene futur général Toufik, il décrit «une enfance tunisienne (il est né en 1937 à Tunis) et une adolescence marocaine (dans la région de Fès)». (2) Le journaliste d'origine marocaine comme son nom l'indique, Chérif Ouazani, a oublié que dans un précédent article laudateur, il avait écrit 10 ans plus tôt avec un certain Mohamed Sifaoui que «Zerhouni était né en 1938 au Maroc». (3) Zerhouni, bras droit de Kasdi Merbah, l'avait aidé à structurer la SM, dirigé la Direction du Renseignement extérieur (DRE), géré le contre-espionnage et créé le Service Action commandé par le sinistre Abdallah Benhamza. Ce tortionnaire, qui avait fait des aveux à la presse par la suite, était chargé de réprimer durement les opposants communistes et berbéristes. Kasdi Merbah, les frères Zerhouni, Ali Tounsi et tous les marocains formés par Boussouf et structurés dans la SM ont semé la terreur au sein de la population. Après l'éviction de Merbah, Zerhouni prend la tête de la SM de 1979 à 1982. A la suite de quoi, il fut nommé ambassadeur à Mexico puis Washington avant de prendre sa retraite en 1989.

Après l'élection de Bouteflika en 1999, Zerhouni le rejoignit à la présidence avec l'ambition de devenir ministre de la défense. Face au refus catégorique des généraux d'avoir leur ancien patron comme chef, il s'octroya le ministère de l'intérieur. Cela fait maintenant 10 ans qu'il sème de nouveau la terreur dans toute l'Algérie et en particulier en Kabylie, région qu'il déteste particulièrement. Il est secondé pour cela par son compatriote le marocain Dahou Ould Kablia, né en 1933 à Tanger, qui est actuellement ministre des collectivités locales. Il est aussi le président de l'association des anciens du MALG et s'est révélé être un lamentable négationniste qui s'est permis récemment de nier l'aide arabe en la qualifiant de mythe. Zerhouni peut compter également sur son ami d'enfance Ali Tounsi, originaire lui aussi de la région Fès-Meknès, et qu'il a trouvé installé à la tête de la DGSN depuis 1995. Auparavant, le colonel Ali Tounsi faisait partie de l'équipe dirigeante des marocains de la SM en qualité de responsable de la sécurité de l'armée, avant d'être radié des effectifs en 1983. Afin que les policiers de base ne sachent rien du passé de leur chef, le site de la DGSN ne mentionne absolument rien sur la biographie d'Ali Tounsi.

Le culte du secret qui couvre le passé et le présent de la carrière des dirigeants militaires n'a pas permis aux journalistes, ni aux historiens de déceler leur véritable origine. Eux savent tout sur tous les algériens et les algériens ne savent rien sur eux. Plusieurs générations d'officiers de la SM ont fait des enquêtes d'habilitation sur les cadres de la Nation sans se rendre compte que leurs propres chefs n'étaient pas algériens. On citera à titre d'exemple le cas du général Salim Benabdallah dit Slim, «né en 1938 à l'Ouest». De la même génération que Zerhouni, il a occupé des fonctions stratégiques en qualité de Directeur des Relations Extérieures au MDN de 1990 à 1996. Cette structure du renseignement coiffe l'ensemble des attachés militaires affectés dans les ambassades algériennes. En 1999, Bouteflika lui confie la direction du protocole en voulant faire de lui le maître de la sécurité à la présidence en coiffant la direction de la sécurité et la protection présidentielle (DSPP). Le DRS l'en a empêché en maintenant à la présidence un autre «Marocain du MALG» le général Hassan Bendjelti dit Abderrezak Tetouan, dont le «mensonge officiel» fait croire qu'il est le seul officier supérieur originaire du sud, en raison de son bronzage prononcé.

On finira ce tableau par le plus illustre des marocains, le président de la république Abdelaziz Bouteflika, né à Oujda en 1937. Ancien ministre des affaires étrangères de 1963 à 1979, il a toujours menti sur ses origines marocaines. La biographie officielle le faisait naître à Tlemcen, notamment dans le document distribué aux membres de l'ONU, lorsqu'il fut élu président de l'assemblée générale en 1974. Ce n'est que récemment que l'imposture a été dévoilée sur sa naissance et sa vie à Oujda où vit encore une partie de sa famille. Le mensonge public continue à faire croire que son père serait originaire de Tlemcen ou d'Aïn Temouchent. L'aura de l'immense chef d'Etat charismatique et populaire qu'était Houari Boumediene a ravalé toute cette faune d'espions et de diplomates au rang de fourmis travailleuses à son service et au service du pays. Son sens inné des équilibres du pouvoir et son nationalisme farouche a longtemps camouflé les réelles origines de son entourage sécuritaire et diplomatique passé maître dans l'art du mensonge et de la mystification. Après son décès en 1978 (par empoisonnement selon certaines révélations), les Marocains du MALG ont connu des flottements dans l'ombre du président Chadli Bendjedid, avant d'occuper en force le devant de la scène depuis l'élection de Bouteflika en 1999.

L'affaire des «magistrats faussaires»

Le système de cooptation des nominations en Algérie a introduit de nombreux marocains dans les rouages stratégiques de l'Etat. Un des plus célèbres est l'actuel directeur de cabinet de la présidence Moulay Mohamed Guendil El Meknessi qui n'aurait acquis la nationalité algérienne qu'en 1972. Avant d'être nommé à de si hautes responsabilités par Bouteflika, il a longtemps été la cheville ouvrière du ministère de l'intérieur dont il a grimpé tous les échelons (chef de daïra, wali, chef de cabinet, directeur, secrétaire général). Les «moins menteurs» de ces très hauts fonctionnaires d'origine marocaine font situer leur lieu de naissance à Tlemcen. Comme Tlemcen est une «sœur de Fès» dont les relations remontent à plusieurs siècles, avec des «mariages mixtes» entre les deux villes, la marocanité des Tlemcéniens est une évidence historique et géographique que seul le tracé frontalier colonial a pu brouiller virtuellement.Deux Algériens courageux ont essayé de lever une partie du voile de cette imposture historique imposée au peuple algérien : Benyoucef Mellouk et Abderrahmane Mahmoudi. Mellouk est une sorte de Don Quichotte algérien qui a révélé à ses supérieurs l'affaire des «magistrats faussaires» dès 1986. Alors qu'il était chef du service contentieux au ministère de la justice, il a découvert des anomalies dans le passé et la carrière de certains magistrats originaires du Maroc et en a déduit que les diplômes et attestations d'anciens moudjahiddines figurant dans leurs dossiers étaient faux. Il détient toujours 132 dossiers et une liste de 328 noms d'imposteurs qu'aucun responsable algérien ne veut voir. Il a été jeté deux fois en prison.

Abderrahmane Mahmoudi a quant à lui été le seul journaliste courageux qui a écouté Mellouk et rendu publique cette affaire en 1992, une très mauvaise année malheureusement. Mahmoudi fut d'abord jeté quelques mois en prison en même temps que Mellouk, puis placé sous contrôle judiciaire durant plusieurs années. Il fut contraint de fermer son journal l'hebdo Libéré après l'attaque d'un «commando terroriste» qui a mitraillé trois de ses employés dont son frère. Mahmoudi est décédé en février 2007 des suites d'un cancer foudroyant. Quant à Mellouk, il continue à vivre une insupportable pression psychologique en prêchant dans le désert de la presse algérienne et en frappant à des portes qui ne s'ouvrent jamais, surtout celle de la présidence.

La double trahison des Marocains du MALG

On comprend mieux maintenant l'impuissance et l'illégitimité de Bouteflika, Zerhouni, des ministres marocains et même des «Marocains du MALG» face à l'omnipotence de l'appareil du DRS. L'importation des réflexes makhzéniens et d'allégeance ont construit autour de la SM un système qui s'est auto bloqué. (4) Seul un séisme de forte intensité dans une faille du système peut débloquer les faux rapports de force qui s'annulent. Cette faille s'appelle aujourd'hui le général Toufik qui a jeté le déshonneur et l'opprobre sur toute l'armée avec toutes les exactions ignobles qu'il a commises depuis 18 ans. Tout le monde attend qu'il démissionne ou qu'il se suicide après la révélation de l'énorme scandale de l'enlèvement et l'assassinat des moines de Tibhirine, comme tout soldat qui doit assumer seul l'infamie de ses actes. 50 ans après l'indépendance, on peut mesurer aujourd'hui les dégâts de la double trahison des Marocains du MALG à l'égard de leurs deux pays. Ils ont érigé un mur d'incompréhension et de camouflage entre les Algériens et les Marocains, deux facettes d'un même peuple. A tel point qu'il y a quelques malheureux kabyles qui se croient encore seuls au monde au fond de leur puits et ignore que le Maroc est peuplé d'authentiques berbères. Au lieu de revendiquer une illusoire «autonomie de la Kabylie», ils seraient plus inspirés d'aller rendre visite à leurs frères jumeaux du Maroc et de militer pour une «Union du Maghreb Berbère». Le mensonge, l'imposture et le maintien dans l'ignorance du peuple algérien est un crime de haute trahison. Mais la plus grave trahison qu'ont commise ces Marocains qui gouvernent en Algérie s'est faite et continue à se faire envers leur propre pays. Ils ont d'abord commis le double crime des diasporas de 1975. Le soutien militaire et logistique au front Polisario a provoqué un exode massif de sahraouis vers Tindouf. A ce jour, près de 160.000 Sahraouis sont dispersés dans six camps de toile distants les uns des autres de plusieurs kilomètres en plein désert. Des Sahraouis naissent et grandissent dans ces camps et sont abrutis par la chaleur aride et une propagande d'un autre âge. Cela fait plus de 30 ans que ça dure sans aucun espoir de solution. Et cela fait aussi plus de 30 ans que le Polisario est toujours dirigé par le marrakchi Mohamed Abdelaziz, considéré par les Marocains comme un imposteur et un renégat.

L'autre crime a été la déportation violente en 1975 de 40.000 familles marocaines (300.000 à 350.000 personnes) qui vivaient en Algérie et ont été expropriés de leurs biens. En référence à la Shoa juive, les marocains déportés appellent ce crime la Chouha de 1975, ce qui veut dire grande honte en dialecte marocain. Enfin une des hautes trahisons des Marocains au pouvoir à Alger est cette fermeture de la frontière terrestre depuis août 1994, qu'ils refusent toujours d'ouvrir malgré les demandes insistantes de leurs frères du Maroc.

Le fils du général de Gaulle a rapporté dans son dernier livre «Mon père De Gaulle», une confidence lourde de sens faite par son père : «Nous avons laissé 140.000 harkis infiltrés dans les rangs de l'ALN». Etait-ce au nez et à la barbe du «génie» Boussouf et de ses «Marocains du MALG».

Saâd Lounès

31 Juillet 2008
http://saadlounes.unblog.fr/tag/lalgerie-gouvernee-par-des-marocains/
------------------------------------------------------

PS: Juste une petite remarque aux modo, j'ai utilisé l'adjectif Ingrat en parlant de l'Algérie, Ingrat n'est pas une insulte, c'est un Adjectif.
Ingrate: Qui n'est pas reconnaissant
C'est juste un adjectif pour décrire un état !
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 31 Juil 2009 - 20:17

C'est a propos de la guerre d'Algerie, je ne trouvais pas ou le poste' et je ne crois pas que ca vaut un nouveau sujet.

Citation :

Lectures d'été : les stratégies irrégulières en 32 leçons... dont celle du colonel Goya sur l'Algérie

La revue Stratégique, dirigée par Hervé Coutau-Bégarie, publie un quadruple numéro de 740 pages entièrement consacré aux "guerres irrégulières". En 32 articles, un vaste champ est couvert, de l'Antiquité à nos jours, des Camisards à la guerre napoléonienne d'Espagne. On ne dira jamais assez l'incroyable travail que réalise Hervé Coutau-Bégarie à la tête de son Institut de stratégie comparée pour promouvoir la connaissance et la réflexion en matière de stratégie militaire. Ce numéro (publié avec l'aide la CEIS) en est une illustration remarquable, comme en témoigne le sommaire que l'on peut consulter ici.

Impossible de résumer la richesse d'un tel numéro, que l'on peut picorer - chaque article faisant en moyenne une vingtaine de pages. Comment fut pacifiée l'Afrique byzantine au VIème siècle ? Que sait-on de la manière de faire la guerre en Hongrie à l'époque moderne ? Quel fut le rôle des francs-tireurs durant la guerre de 1870 ? Plus près de nous, on lira par exemple une contribution sur la guerre du Rif (Jan Pascal) ou le rôle de l'appui aérien aujourd'hui (Olivier Zajec).

"Difficile de parler de modèle français de contre-guerilla..."

Le colonel Michel Goya (1) y publie un article courageux sur "les incohérences de la contre-guérilla française pendant la guerre d'Algérie"."la brutalité des Africains (l'armée d'Afrique - ndlr), Cet officier, qui vient d'obtenir une chaire à
Saint-Cyr, pointe "les maladresses des métropolitain
s et les illusions des coloniaux". Alors que les théories de la contre-insurrection reviennent à la mode avec l'Afghanistan, son introduction mérite d'être lue :

"On reparle beaucoup d'une école militaire française de la contre-guérilla en Algérie pour s'en inspirer ou la vouer aux gémonies. La vérité est qu'il y a surtout eu une conjonction de plusieurs courants de pensée, souvent contradictoires, qui, au prix de sacrifices considérables (10 morts chaque jour pendant plus de sept ans, 2% du Produit intérieur brut par an), est parvenue certes à briser l'organisation militaire du FLN en Algérie et à obtenir le sentiment d'une adhésion de la population musulmane. Mais ce résultat précaire, rendu inutile par les choix politiques du général de Gaulle et largement mythifiée avec le temps, a été acquis au prix d'une profonde crise morale interne et de la dégradation de l'image de l'armée au sein de la nation française. Dans ces conditions, il apparaît difficile de parler de "modèle" français de contre-guerilla".


http://secretdefense.blogs.liberation.fr/defense/
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Samyadams
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Sam 1 Aoû 2009 - 2:25

Sujet trés interessant Léo, merci Cool
Le débat sur la question du contrôle des populations d'un pays occupé me fait toujours sourire. Si tout le monde reconnaît l'importance de l'adhésion des populations et l'inefficacité des moyens militaires pour l'obtenir, personne ne veut soulever la question des besoins de ces populations et des moyens à mettre en oeuvre pour parvenir à les couvrir Rolling Eyes Pourtant, les Américains sont déjà parvenus à sécuriser l'Europe de l'ouest contre la contagion communiste en mettant en oeuvre le plan Marshall et ne mettant pas de bâtons dans les roues des gouvernements européens qui ont mis en place des systémes de sécurité sociale au profit de leurs citoyens et garantis les droits sociaux de leurs travailleurs. Mais c'est devenu tellement contraire aux sacros saints perceptes du libéralisme Neutral
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Lun 12 Oct 2009 - 15:14

decidement ce Forum regorge de Thread plus interessant les uns quye les autres
Concernant le role ( primordial ) joué par le Maroc pendant la Guerre d'Algerie , il faut souligner que Mohamed V n'a pas hesiter a jouer son trone en refusant de transiger sur son soutien a la cause de l'Independance Algerienne , ce qui demontre son courage poliutique quand on sait que le Protectorat faisait le jour et la nuit dans le Royaume ( je fait allusion bien sur a la tentative de remplacer les Alaouites par Thami El Glaoui ). Parallelement , la rebellion du FLN a permit d'accelerer le recouvrement de la souveraineté Maroc ( et Tunisienne ) , la France de Mendes de pouvant pas se permettre une guerre sur 03 fronts .
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Lun 12 Oct 2009 - 22:12

Ce fut la belle époque! après, la guerre froide a tout changé (ou prèsque)...
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Lun 12 Oct 2009 - 22:25

Raptor a écrit:
Ce fut la belle époque! après, la guerre froide a tout changé (ou prèsque)...
oui tu as raison Raptor, je ne sais si vous avez déjà vu la mission de "chahid ala elassr" ( Témoin de l'époque ) sur Aljazzira avec le Dr Abdelhadi Boutaleb ( ancien ministre des Médias, de l'éducation..., conseiller du Feu Hassan II.... ), l'important c'est qu'il raconte tous les différentes événements de ce temps là d'une façon trés objective, et vous pouvez bien constater d'ou vient tous les problémes qui se trouvent entre les deux pays.

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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 12:49

je trouve vraiement deplorable les discours que vous alimentez de part et d'autres oui la population marocaine a aidé l'algerie pendant la guerre, oui la guerre d'algerie a permis au maroc et a la tunisie d'avoir leur independance et c'est tant mieux et non la monachie de l'époque n' a rien fait pour aidé les moudjahidines c'est le peuple marocain et ce n'est pas la même chose alors arrêter de vous prendre la tête de qui a fait quoi dieu seul en est temoin.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 13:18

che a écrit:
je trouve vraiement deplorable les discours que vous alimentez de part et d'autres oui la population marocaine a aidé l'algerie pendant la guerre, oui la guerre d'algerie a permis au maroc et a la tunisie d'avoir leur independance et c'est tant mieux et non la monachie de l'époque n' a rien fait pour aidé les moudjahidines c'est le peuple marocain et ce n'est pas la même chose alors arrêter de vous prendre la tête de qui a fait quoi dieu seul en est temoin.

Preuve de tes dires Question

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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 13:53

che a écrit:
je trouve vraiement deplorable les discours que vous alimentez de part et d'autres oui la population marocaine a aidé l'algerie pendant la guerre, oui la guerre d'algerie a permis au maroc et a la tunisie d'avoir leur independance et c'est tant mieux et non la monachie de l'époque n' a rien fait pour aidé les moudjahidines c'est le peuple marocain et ce n'est pas la même chose alors arrêter de vous prendre la tête de qui a fait quoi dieu seul en est temoin.
Tu connais bien mal feu Mohammed V, Che, il était trés différent de son fils et successeur feu Hassan II. Et dis toi bien que je ne cherche pas à défendre la monarchie marocaine, mais j'ai eu la chance de discuter avec des vieux avant qu'ils ne meurent qui ont cotoyé Feu Mohammed V. Dieu sait tout Che, je te l'accorde, mais le Maroc n'était pas dépeuplé à l'époque et il y avait bien des témoins de tout ces évenements. S'ils n'ont pas publié leurs mémoires, ils ont quand même raconté ce dont ils ont été témoins. Mohammed V était de la ville école et avait une perception des choses trés différente de son fils. Il avait bel et bien apporté tout son soutien à la cause algérienne à laquelle il croyait. Encore une fois, n'oublie pas Che, que l'on parle d'une autre génération d'hommes, dont les convictions étaient différentes de ceux d'aujourd'hui. Mohammed V n'était même pas de la génération des leaders du FLN à l'époque, il était de l'âge de leurs péres. Et en tant que Sultan de la veille époque, il se sentait responsable envers les fréres algériens et estimait qu'il était de son devoir de musulman de les aider. Notre probléme est que nos dirigeants ont fait une relecture du passé à la lumiére des problémes d'aujourd'hui et ont intoxiqué l'esprit des jeunes avec leur histoire réecrite selon leur vision actuelle des choses. Au lieu de dire la vérité, à savoir que les choses se passaient plutôt bien entre marocains et algériens avant et juste aprés l'indépendance de nos deux pays, avant que ca ne se détériore, ils ont préféré falsifier l'histoire pour dénier au Maroc et aux Marocains tout soutien à la cause algérienne, ou du moins en minimiser l'importance. C'est idiot. D'abord parce qu'il n'y pas que les historiens officiels et que des témoignages crédibles du passé peuvent réapparaîtrent quand les dirigeants politiques s'y attendent le moins. Ensuite parce que c'est contre-productif et une véritable insulte envers l'avenir. Non seulement ces imbéciles ont réussi à inculquer la haine du voisin à toute une génération qui ne sait de cette époque que ce qu'on lui a raconté à l'école, mais en plus, cette méfiance réciproque rend difficile la mormalisation des relations entre les deux pays. Et plus le temps passe, plus les deux peuples s'éloignent l'un de l'autre. Avoue, Che, que c'est une attitude criminelle envers l'avenir de la région. Non seulement cette génération de dirigeants politiques ne veut pas régler les problémes en suspens entre les deux pays, mais ils veulent aussi s'assurer que ces problémes ne seront pas réglé à l'avenir en distillant la haine entre les deux peuples. A nous de ne pas tomber dans le panneau, ne serait ce que pour rendre hommage à la veille génération qui croyait réellement à l'entente et la complémentarité entre les deux pays. Ce sont ceux là qu'on doit prendre comme exemple, pas les va-t'en-guerre de la génération suivante.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 14:30

che a écrit:
je trouve vraiement deplorable les discours que vous alimentez de part et d'autres
Je trouve ton intervention encore plus déplorable

Citation :
la guerre d'algerie a permis au maroc et a la tunisie d'avoir leur independance
Ooooh! Comme c'est gentil! Merci de nous avoir aidé, parce que l'Istiqlal, le Mouvement National, Allal Benabdallah, le marché de Casa, les communistes marocains, le Manifeste de 1944, Aix... (etc), tout cela n'etait que du décor, "en vous attendant"! Laughing

Citation :
la monachie de l'époque n' a rien fait pour aidé les moudjahidines c'est le peuple marocain
Ahem... On dirait que la lobotomie fonctionne á merveille sur certains! Laughing

Citation :
arrêter de vous prendre la tête de qui a fait quoi dieu seul en est temoin.
J'te ferai remarquer que tu es le seul á te prendre la tete sur ce thread Laughing
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 18:22

il est vraie que feu mohamed 5 , je ne connais que trés peu je m'en escuse mais est ce irrealiste de ma part de dire que la guerre d'algerie a permis au maroc et la la tunisie de se decoloniser tu crois que la france allait se battre sur 3 fronts a la fois de plus la france avait decouvert le petrole et il y avait les essais nucléaire, je n' ai pas dit que l' algerie a liberer le maroc simplement que la guerre d'algerie a contribué a desserer l'etau sur la tunisie et le maroc et c'est tant mieux.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 18:31

samyadams je suis d'accord avec toi j'ai discuté avec des anciens marocains qui m'expliquaient qu'ils ont aidé les fréres algeriens c'est ce que je voulais dire les initiatives personnel ont été plus nombreuse, il est vrai que mohamed 5 etait une autre pointure que son fils, une autre epoque je le reconnais et je n'ai jamais remis en question la resistance marocaine comme le dit toons je me permetrai pas de salir la memoire de ses hommes tombé en combat.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 19:55

che a écrit:
samyadams je suis d'accord avec toi j'ai discuté avec des anciens marocains qui m'expliquaient qu'ils ont aidé les fréres algeriens c'est ce que je voulais dire les initiatives personnel ont été plus nombreuse, il est vrai que mohamed 5 etait une autre pointure que son fils, une autre epoque je le reconnais et je n'ai jamais remis en question la resistance marocaine comme le dit toons je me permetrai pas de salir la memoire de ses hommes tombé en combat.

La ou tu fais fausse route Che, c'est que le Maroc et la Tunisie n'étaient pas des Etats "colonisés" mais sous "protectorat" contrairement à l'Algérie.
La différence? Les français savaient depuis le début que leur présence était limité dans le temps, alors que l'Algérie c'était la France.
Quand tu arriveras déjà à conceptualiser dans ta tête ce point la alors on pourra passer au niveau d'après dans le débat, le rôle jouait par le Maroc dans la guerre de libération algérienne.

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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Ven 16 Oct 2009 - 21:30

ma tête va trés bien, que ce soit un protectorat ou un departement francais le colonisateur se comporte de la même façon, alors ne joue pas sur les mots avec moi s'il te plaît, ne viens pas me parler de niveau superieur c'est un debat et non une thése, je sais trés bien que le maroc etait sous protectorat simplement je le dit pour la derniere fois le declenchement de la guerre d'algerie a accéleré le processus de decolonisation.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Sam 17 Oct 2009 - 1:02

le maroc a joué un role preponderant dans l'independance de l'algerie ,meme si quelques un nie ce fait historiquement notoire

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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Sam 17 Oct 2009 - 23:12

che a écrit:
ma tête va trés bien, que ce soit un protectorat ou un departement francais le colonisateur se comporte de la même façon, alors ne joue pas sur les mots avec moi s'il te plaît, ne viens pas me parler de niveau superieur c'est un debat et non une thése, je sais trés bien que le maroc etait sous protectorat simplement je le dit pour la derniere fois le declenchement de la guerre d'algerie a accéleré le processus de decolonisation.
La Guerre d'Algérie a t-elle influé sur le processus d'indépendance du Maroc ? Oui et non, Che. En fait, il y a bien une différence entre la colonisation de l'Algérie et la mise sous protéctorat du Maroc. Je ne cite pas le cas de la Tunisie que je ne connais pas assez bien pour l'inclure dans le raisonnement. Le Maroc a été occupé par les Français bien aprés l'Algérie. La France avait déjà cumulé un longue expérience en matière de colonisation en Afrique comme en Asie avant de mettre les pieds au Maroc. Et Lyautey était bien plus qu'un général, mais un véritable as de l'exploitation impérialiste. Si l'Algérie a été colonisée selon la conception classique du terme, pour devenir une partie des territoires sous la souveraineté de l'occupant, la présence française au Maroc a été mise en place par Lyautey dans un tout autre esprit. Plus question de penser en termes d'extension territoriale, mais d'exploitation économique. Et là, toute la donne change. Ce qui compte le plus pour les banquiers et capitaines d'industrie français, ce n'est pas de voir le territoire de leur pays s'étendre autant que possible, mais d'engranger un max de profits. L'entreprise coloniale française en Afrique et en Europe a toujours été réalisée selon les vielles conceptions impériales d'extension territoriale. On commencait par détruire l'ancien systéme politique du pays occupé, cas de l'Algérie, et il fallait donc installer une nouvelle administration pour gérer et exploiter les territoires conquis. Ca coûtait beaucoup de temps et d'argent. Car, exactement comme l'a si bien expliqué Machiavel dans son "Prince", il faut beaucoup de temps et d'efforts pour faire oublier à la population soumise qui la gouvernait auparavant et lui faire accepter ses nouveaux gouvernants. Les Britanniques avaient testé une approche différente, sous l'impulsion des rcihes familles qui détenaient le contrôle de la célébre "Compagnie des Indes". Pas question de détruire l'ancien systéme politique, il suffisait de le briser militairement pour lui faire accepter sa continuité en contrepartie de sa soumission. D'ou tous les Marhadjahs qui sont restés à la tête de leurs petits royaumes, alors que la réalité du pouvoir était détenue par les Britanniques.
C'est un mode d'exploitation colonialiste efficace et peu couteux, avec plus de profits et moins de charges que le systéme français. C'est le systéme que Lyautey a appliqué au Maroc.
Si, sur le plan économique, il n'y a pas de différence fondamentale entre les deux systémes, il y en sur les plans juridique, politique et socio-culturel. L'Algérie était colonisée, le Maroc était placé sous protectorat, l'Algérie était administrée directement par les Francais, le Maroc a gardé la totalité de son ancien systéme d'administration territorial, celui des Caïds dans les campagnes et des Pachas dans les villes, mais contrôlé et manipulé par les Français. Les colons français ont beaucoup pesé sur la société algérienne, ils l'ont entiérement chamboulée et profondément marquée, au Maroc, Lyautey a veillé dés le début à ce que les colons n'intérférent pas beaucoup avec la population autochtone. Même aprés son départ, son mode de gouvernance du Maroc a longtemps perduré.
Le plus interessant dans cette comparaison, c'est que du fait de son mode d'exploitation impérialiste différent de celui de l'Algérie, le Maroc a obtenu son indépendance de manière beaucoup moins violente et compliquée que son voisin de l'est. La négociation politique a vite pris le pas sur la confrontation armée. En Algérie, l'indépendance a été obtenue avec beaucoup plus de douleur. L'entrée du Maroc dans la nouvelle ére s'est faite là encore avec beaucoup moins de violences et de réglements de compte qu'en Algérie. La continuité monarchique a servi a stabiliser la situation au Maroc, alors qu'en Algérie, les compagnons d'armes d'hier sont devenus les ennemis politiques d'aujourd'hui et en avant les luttes sanguinaires pour le pouvoir.
Si l'on doit parler de l'influence de la guerre d'Algérie sur le processus d'indépendance du Maroc et de la Tunisie, on peut aussi tenir compte de la guerre d'Indochine et de la défaite française qui a beaucoup marqué les esprits dans l'hexagone. De ce point de vue, on peut également tenir compte de l'impact des mouvements indépendantistes à travers le monde sur le processus d'indépendance du Maroc, à des degrés divers, puisque d'e manière directe ou indirecte, tous ces mouvements ont influés les uns sur les autres. Quand une délégation du parti de l'Istiqlal marocain a rendu viste à Hô Chi Minh, ils lui ont demandé conseil pour mener à bien l'insurrection armée. Il a ri un bon moment avant de leur dire que lui même s'était inspiré de Abdelkrim El Khattabi pour planifier et mener l'insurrection viêtnamienne.
Il est certain que les mouvements indépendantistes maghrébins ont influés les uns sur les autres, d'ailleurs je crois même qu'il existait un comité de coordination entre eux. Jusqu'à quel point chacun à influé sur les autres, de quelle manière, jusqu'à quel point ca été profitable ou au contraire nocif, il n'est possible de le savoir que si un travail dans ce sens est mené par des historiens des trois pays maghrébins guidés par le seul souci d'objectivité. Je crois que ce n'est pas prêt d'arriver.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Dim 18 Oct 2009 - 2:45

Ou on peut parler de la raison principale qui a fait que le Maroc se retrouve sous protectorat.
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MessageSujet: Re: Algérie: indépendance, rôle du Maroc.   Dim 18 Oct 2009 - 2:51

quelle est cette raison?

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