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 Industrie de defense Française

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jf16
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 15 Oct 2012 - 17:09

Citation :
Objectif 2018 pour le PDL NG de Thales
Le 14/10/2012 à 09:28 | Par Guillaume Steuer


Le PDL NG pourrait remplacer Damocles (photo) à partir de 2018

C'est en 2018 que pourrait être livré le premier pod de désignation laser de nouvelle génération (PDL NG) développé par Thales, et dont 45 exemplaires devraient être commandés l'an prochain. Successeur désigné de la nacelle Damocles, ce PDL NG doit faire l'objet d'un développement pour lequel environ 450 M€ pourraient être engagés. Si son lancement est confirmé, il équipera les Rafale français (Air/Marine) et les Mirage 2000D à la fin de la décennie, et sera livré jusqu'en 2022.

Interrogés à ce sujet, la DGA et Thales n'ont pas été en mesure de fournir de commentaires. Pourtant, dès l'été 2012, le délégué général de l'armement Laurent Collet-Billon avait précisé qu'une "négociation avait été bouclée" avec Thales sur ce dossier.

Plusieurs marchés d'études amont avaient déjà été attribués à Thales pour travailler sur un nouveau pod, qui devait intégrer une caméra TV en plus d'un capteur infrarouge afin de faciliter la détection et l'identification de petites cibles dans des missions d'appui feu rapproché ou de renseignement non conventionnel (NTISR). C'était notamment l'objet du PEA Mastrid, notifié en 2009 pour 30 MEUR -- un programme dont il est impossible de savoir aujourd'hui quelles ont été les retombées concrètes, tant le sujet fait l'objet d'un "black-out" total en terme de communication.

A plusieurs reprises, les salariés de Thales Optronique Systèmes Aéroportés (TOSA) s'étaient émus de la rupture de plan de charge à venir si le contrat PDL NG n'était pas notifié. Un syndicat de la société précisait en février 2012 que 150 emplois en bureau d'études pourraient être supprimés dès juin 2012, et 100 emplois en production début 2014. Le lancement de l'opération l'an prochain devra être confirmé avant de lever totalement les craintes de ces salariés.

Les documents budgétaires associés au projet de loi de finances 2013 précisent que le PDL NG sera également "proposé à l'export". Sur ce marché très concurrentiel, bien occupé par les références que sont le Sniper américain (Lockheed Martin) et le Litening israélien (Rafael), le nouveau produit Thales aura fort à faire.

Historiquement, la vente de nacelles a toujours été étroitement associée à celle des avions de combat. Mais l'exemple récent des Emirats qui, déçus par les performances de la nacelle Damocles actuelle, avaient exigé l'intégration du Sniper américain, incite à la prudence. D'autant plus que l'Inde, qui ambitionne de recevoir ses premiers Rafale dès 2016 (soit avant que le PDL NG ne soit disponible), pourrait elle aussi être amenée à faire le choix d'une nacelle américaine… ou israélienne, comme elle l'avait fait dans les années 90 pour équiper ses Mirage 2000H.


http://www.air-cosmos.com/defense/objectif-2018-pour-le-pdl-ng-de-thales.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 16 Oct 2012 - 0:01

Citation :
SMX-26 : Le nouveau sous-marin de poche de DCNS
15/10/2012



Le SMX-26, nouveau concept de sous-marin de DCNS
crédits : DCNS

Un bâtiment de 40 mètres de long et 16 mètres de large, spécialement conçu pour s’approcher au plus près des côtes… Un navire pouvant évoluer dans des fonds d’une quinzaine de mètres seulement, avec des roues déployables pour se poser et demeurer une longue période, à l’affût de sa proie ou en mission de renseignement… C’est le nouveau concept de sous-marin conçu par DCNS. Baptisé SMX-26, il sera dévoilé au salon Euronaval, qui ouvrira ses porte le 22 octobre au parc des expositions du Bourget. Cet étonnant sous-marin, baptisé le « Caïman » par les ingénieurs français, fait partie des nombreuses nouveautés à découvrir dans notre second magazine spécial Forces Naval, qui paraitra le 22 octobre et que vous pouvez commander dès à présent sur Mer et Marine.





Le SMX-26 (© : DCNS)

http://www.meretmarine.com/fr/content/smx-26-le-nouveau-sous-marin-de-poche-de-dcns
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 17 Oct 2012 - 19:29

Citation :
Safran met la main sur l’équipementier américain Goodrich Electric Power Systems
17 octobre 2012 – 14:32

Le groupe français d’aéronautique et de défense Safran a trouvé un accord, le 16 octobre, pour reprendre les activités électriques de l’équipementier américain Goodrich, devenu depuis fin 2011 une filiale d’United Technologies Corporation. Le montant de l’acquisition de Goodrich Electric Power Systems (GEPS) s’élevera à 310 millions d’euros.

Cette opération vient après l’échec de Safran à racheter, l’an passé, un autre équipementier, en l’occurrence le français Zodiac. Pour le groupe aéronautique, il s’agit de se renforcer dans le secteur des équipements électriques, qui remplaceront à l’avenir les systèmes hydrauliques et pneumatiques des avions. Ces derniers seront ainsi à la fois plus fiables et plus légers, donc moins gourmands en carburant. Qui plus est, le coût de leur assemblage sera moins élevé.

Le marché des équipements électriques destinés à l’aéronautique est évalué, à terme, entre 4 et 5 milliards de dollars. D’où l’intérêt de Safran pour GEPS.

“L’évolution vers l’avion plus électrique constitue une évolution irréversible de l’industrie aéronautique qui lui ouvre de nouvelles opportunités” a ainsi expliqué Jean-Paul Herteman, le Pdg du groupe français. “Cette acquisition ciblée est parfaitement complémentaire avec nos activités électriques existantes (…) et en complète adéquation avec notre stratégie de développement axée sur la différenciation technologique. Elle permettra de réaliser des économies de R&D par rapport au développement en interne et d’accéder à des clients clés grâce à une expertise et une excellence reconnues” a-t-il ajouté.

En attendant, le rachat de GEPS par Safran devrait être finalisé d’ici la fin de cette année, voire au début 2013. La participation de l’entreprise américaine dans Aerolec, une société commune avec Thales qui fournit les systèmes électriques de l’appareil de transport européen A400M “Atlas”, est aussi concernée par cette opération.

A noter que Safran, via sa filiale Hispano-Suiza, a déjà obtenu le contrat visant à fournir le système de distribution électrique de l’avion de transport militaire KC-390, en cours de développement chez l’avionneur brésilien Embraer.

http://www.opex360.com/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 18 Oct 2012 - 17:07

Citation :
Défense : Renault Truck Défense cartonne en Egypte
Michel Cabirol | 18/10/2012, 12:25 - 246 mots

La filiale du groupe suédois AB Volvo a signé pour plus de 400 millions d'euros de contrats avec le Caire. Il a vendu des blindés légers et des camions.

Renault Trucks Défense (RTD) cartonne en Egypte. Depuis plus d'un an, le constructeur de blindés légers et de camions a signé pour plus de 400 millions d'euros de contrats avec Le Caire, selon nos informations. L'Egypte, l'une des premières armées du monde arabe, a un grand besoin de se rééquiper en matériel de défense. Elle vient même de s'offrir deux sous-marins allemands U-2009, en dépit des réticences israéliennes.

Les Egyptiens ont notamment acheté à RTD son modèle Sherpa Scout, l'un des modèles les plus appréciés par Le Caire. Appartenant à la famille de véhicules tactiques et blindés légers 4x4, il est conçu pour les forces légères (infanterie, parachutistes, infanterie de marine, sécurité intérieure...). RTD a également placé son autre modèle Sherpa, le Light Station Wagon. La filiale du groupe suédois AB Volvo a également vendu du MIDS, conçu pour les missions de sécurité intérieure et de maintien de l'ordre. Il est capable d'embarquer 12 hommes et tous leurs équipements sous protection. Enfin, RTD a vendu les camions militarisés de la famille Kerax qui comprend des porteurs et des tracteurs basés sur des véhicules commerciaux adaptés aux besoins spécifiques des forces armées. Ils sont adaptés aux missions logistiques et bénéficient du faible coût.

Fabrication 100 % française

Le porte-parole de RTD confirme les informations de "latribune.fr" mais n'a pas souhaité commenter les montants des contrats. Il a également précisé que la fabrication de ces matériels serait "100 % française" sur deux sites de RTD, à Limoges (Haute-Vienne) et Fourchambault (Nièvre).

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20121018trib000725713/defense-renault-truck-defense-cartonne-en-egypte.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 18 Oct 2012 - 17:35

Citation :
DCNS vend des grilles d’appontage aux garde-côtes chinois
18/10/2012


Grille d'appontage sur une frégate française
crédits : DCNS

DCNS vient d’obtenir deux nouvelles commandes de grilles d’appontage pour hélicoptères et drones à voilure tournante. Elles équiperont les deux premiers patrouilleurs hauturiers issus d’un nouveau programme de la China Marine Surveillance (CMS) devant comprendre au moins 7 bâtiments de 1500 tonnes. La livraison des grilles est prévue début 2013 et portera à 11 le nombre d’équipements de ce type vendus par DCNS sur le marché chinois.

Fabriquées par le site DCNS d’Indret, près de Nantes, les grilles d’appontage de DCNS équipent 28 marines dans le monde. La première commande a été prise en 1971 lors du lancement du programme franco-britannique des hélicoptères Lynx. Parmi les grands clients de DCNS, on compte, en dehors de la marine française, les garde-côtes américains, dont 51 bâtiments sont équipés. « Les différents types de grilles en acier inoxydable usinées au centre de Nantes-Indret sont conçus pour répondre aux besoins de nos clients et durent la vie d’un navire. Nos produits ne cessent d’ailleurs d’évoluer pour répondre à l’évolution des attentes des clients. Ces derniers déploient de nouveaux matériels volants tels que les drones ou des hélicoptères d’emport de plus en plus lourds sur des navires qui eux deviennent de plus en plus compacts », explique Georges Thiery, directeur du centre DCNS de Nantes-Indret.


(© DCNS)

Des équipements de haute technologie

Les grilles d’appontages sont des pièces essentielles pour les opérations d’appontage et de décollage des hélicoptères et des drones sur les navires militaires. Elles permettent de sécuriser immédiatement l’hélicoptère sur le pont d’envol et augmentent sa capacité à apponter dans des conditions météorologiques difficiles. Ainsi, elles contribuent à assurer la sécurité du bâtiment, de son aéronef et, bien entendu, de son équipage.

Les grilles d’appontage sont des produits de haute technologie qui nécessitent, au préalable, une validation de la justification et de la définition de l’équipement par un organisme indépendant (Bureau Véritas) afin de garantir la tenue aux sollicitations mécaniques, à la fatigue, aux chocs et aux conditions climatiques. La maîtrise de l’approvisionnement des ébauches aux caractéristiques mécaniques élevées exigent des compétences de pointe en métallurgie. Un savoir-faire que DCNS met à profit également à travers l’usinage de précision, permettant d’obtenir ce design si particulier lié à l’interface grille/harpon. L’expertise DCNS en qualification de matériaux (notamment pour garantir la tenue à la corrosion grâce à un revêtement spécifique) garantit aux marines la mise à disposition d’une grille qualifiée offrant des performances élevées pendant toute la durée de vie du navire.


http://www.meretmarine.com/fr/content/dcns-vend-des-grilles-dappontage-aux-garde-cotes-chinois
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 22 Oct 2012 - 12:59

Citation :
Et si l'Egypte avait été le premier pays client du Rafale...

Michel Cabirol | 22/10/2012, 07:09 - 397 mots

Au début de l'été 2011, les militaires égyptiens envoient à Paris une "expression d'intérêt" pour le Rafale. Paris est alors embarrassé et Dassault Aviation n'est pas intéressé.


C'était au début de l'été 2011 peu de temps après que la pression de la rue égyptienne n'ait eu la tête d'Hosni Moubarak en février. A cette époque, les militaires, et notamment le maréchal Hussein Tantaoui, qui dirigeait le Conseil suprême des forces armées (CSFA), s'attendent à tout moment à rendre le pouvoir aux civils. Mais ils ont de l'argent. Et veulent le dépenser avant leur départ. "On s'est rendu compte qu'ils avaient plein de cagnottes", explique un bon connaisseur du dossier à "latribune.fr". Une autre source confirme que "qu'il y avait chez les militaires égyptiens une frénésie pour signer des contrats d'armement". Le Caire fait ainsi parvenir à Paris une "expression d'intérêt" pour l'avion de combat tricolore, le Rafale, selon des sources concordantes. Les militaires égyptiens s'offriraient bien entre 12 et 20 appareils.

Dassault Aviation pas intéressé

Une demande surprenante qui embarrasse, semble-t-il, la France. Toutefois Paris ne souhaite pas froisser l'Egypte avec qui elle discute d'autres contrats. Pour sa part, le constructeur du Rafale, Dassault Aviation, lui est beaucoup moins diplomate. Il n'est vraiment pas intéressé par cette opération d'autant qu'il cherche à recaser les Mirage 2000-9 des Emirats arabes unis (EAU) dans le cadre de la vente de 60 Rafale à Abu Dhabi. Pourquoi pas l'Egypte, qui a dans sa flotte des vieux Mirage 2000 à moderniser. Premier client export du monoréacteur conçu par Dassault Aviation, Le Caire s'était payé au début des années 2000 20 Mirage 2000 (16 Mirage 2000 EM et 4 Mirage 2000 BM) et avait reçu les premiers exemplaires en 1986. Pour autant, Paris commence à discuter avec Le Caire pour comprendre le besoin des militaires égyptiens. Des pilotes égyptiens essaieront même le Rafale. Mais cela n'ira pas plus loin.

La France réticente au regard du contexte géostratégique régional

L'administration française est très réticente à vendre le Rafale dans un pays encore à l'époque très instable avec la menace des Frères musulmans. En outre, Israël aurait été très opposé à cette vente à l'image de la récente acquisition de deux sous-marins allemands U-209 par l'Egypte. Berlin et Le Caire ont conclu à l'été 2011 cette vente pour un montant de 920 millions d'euros. Enfin, les Etats-Unis n'auraient vraisemblablement jamais permis au Caire de s'offrir des Rafale. Faut-il rappeler que les codes sources des F-16 égyptiens sont verrouillés par Washington. Ces appareils "ne peuvent plus voler quand ils s'approchent de la frontière israélienne", confirme un observateur.

http://far-maroc.forumpro.fr/post?t=3542&mode=reply
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 22 Oct 2012 - 13:52

Citation :
Entretien avec Patrick Boissier, président de DCNS
22/10/2012

Ces dernières années, le leader européen du secteur naval militaire a connu de profondes évolutions. Passé du statut d'administration à celui de société de droit privé en 2003, puis ayant vu son capital s'ouvrir à Thales quatre ans plus tard, DCNS s'est engagé, en 2009, dans un ambitieux plan de développement. Portée par Patrick Boissier, cette stratégie vise à consolider le groupe sur son positionnement historique, dans la perspective d'inéluctables rapprochements européens, tout en profitant des savoir-faire de DCNS pour diversifier l'activité vers de nouveaux horizon. Ainsi, en se lançant notamment sur les énergies marines renouvelables, DCNS n'a plus seulement vocation à aider les marines à sécuriser les océans, mais veut aussi participer à leur valorisation, au moment où les enjeux maritimes reviennent au premier plan des préoccupations économiques et géostratégiques. A l'occasion du salon Euronaval, Patrick Boissier revient avec notre consoeur Catherine Magueur, du Télégramme, sur la stratégie et les perspective de DCNS...

______________________________________________________


Vous présentiez il y a trois ans le plan Championship, visant à doubler le chiffre d’affaires de DCNS en 10 ans, tout en réduisant les coûts de 30% sur les 3 premières années. Où en est-on aujourd’hui ?
Trois ans après, DCNS est une entreprise qui sait où elle va car nous avons exprimé une vision et nous savons comment la réaliser. Nous avons fait évoluer la raison d’être historique de DCNS, qui consistait à fournir à la Marine nationale les moyens de remplir ses missions. Aujourd’hui, nous avons élargi cette raison d’être dans un contexte qui est celui de la maritimisation du monde, avec l’importance croissante, aussi bien économique que géostratégique, que prennent les océans et en particulier l’intérêt majeur que cela représente pour la France.

Aujourd’hui, DCNS invente des solutions de haute technologie pour sécuriser et valoriser les océans. Bien évidemment, la Marine nationale reste notre premier client, celui qui est le plus important pour nous, non seulement en termes de volume d’activité, mais aussi parce qu’en matière de technologie, ses programmes nous tirent vers le haut.

Quelle est votre stratégie ?
Il y a trois composantes. La première, c’est la croissance car une entreprise qui ne se développe pas est condamnée à disparaitre. Le deuxième volet consiste à améliorer en permanence notre performance pour être au meilleur niveau mondial afin d'offrir à nos clients la meilleure innovation, les meilleurs produits, les meilleurs services avec le respect de la qualité, des délais et des coûts exigés.

Le troisième volet part d’un constat, celui qu’en Europe, l’industrie navale de défense est encore extrêmement fragmentée, que cette situation ne pourra pas durer éternellement et qu’il faudra que, d’une manière ou d’une autre, il y ait des restructurations et des rapprochements. DCNS doit donc se trouver dans la meilleure situation possible pour participer à de futures alliances.

La croissance de votre activité est-elle au rendez-vous ?
Depuis 2009, l’activité de DCNS n’a cessé de croître : 2.4 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2009, 2.5 milliards en 2010, 2.6 milliards en 2011 et, pour 2012, même si l’année n’est pas encore terminée, la croissance sera au rendez-vous. Cette croissance, on peut aussi la voir au travers du carnet de commandes qui dépasse 14 milliards d’euros, soit l’équivalent de cinq années d’activité.

Cette croissance a été réalisée en conservant la Marine nationale comme client premier, mais aussi en nous développant sur le marché international, dont la part est de plus en plus importante. Ainsi, sur les 15 milliards d’euros de contrats signés ces trois dernières années, plus de 55% sont à l’international.

Comment parvenez-vous à augmenter la part de l’international ?
Nous avons élargi la gamme de produits et de services offerts à nos clients. Historiquement, DCNS réalise des bâtiments de premier rang, comme des frégates et des sous-marins. Avec Championship, nous nous sommes intéressés à un nouveau marché, celui des navires plus petits, qui est plus important en termes de volumes mais plus concurrentiel. Dans cette perspective, nous avons développé la gamme Gowind, allant de l’OPV à la corvette fortement armée. Pour les OPV, le premier patrouilleur du genre, L’Adroit, est désormais en service au sein de la Marine nationale et, pour les corvettes, nous avons récemment conclu un accord pour le design de bâtiments malaisiens.

Dans le même temps, nous avons également élargi notre gamme de services au-delà de la maintenance des navires avec par exemple des programmes de formation ou encore le soutien à la conception de bases navales.

Qu’en est-il de la diversification de l’activité de DCNS ?
Le développement d’activités connexes est le troisième volet de la croissance, avec pour objectif d’utiliser nos compétences en dehors du naval de défense. Nous avons identifié plusieurs marchés dans l’énergie avec deux applications principales : le nucléaire civil et les énergies marines renouvelables. Nous réalisons aujourd'hui une centaine de millions d’euros dans ces deux activités. Et nous investissons beaucoup en matière de R&D et de réalisation de démonstrateurs comme de prototypes. Pour les EMR, par exemple, nous travaillons sur quatre technologies, l’hydrolien, l'énergie des vagues, l’énergie thermique des mers et l’éolien flottant, avec de nombreux projets en cours. Et nous espérons bien qu’à la fin de la décennie, l’ensemble de nos activités dans l’énergie représentera un tiers du chiffre d’affaires du groupe.

Vous prônez également l’amélioration de la performance pour permettre la croissance…
Nous avons attaqué ce volet à différents niveaux. Tout d’abord sur la conception de nos plateformes, en travaillant sur des navires plus simples et plus économiques à construire, à tester, à entretenir et à exploiter. Pour cela, nous collaborons étroitement avec nos fournisseurs et sous-traitants, en les associant le plus en amont possible à la définition des navires. Avec eux, nous avons beaucoup travaillé sur le développement de solutions plus standardisées avec, quand cela est possible, le recours à des matériels sur étagère. Et nous avons des résultats spectaculaires puisque, sur certaines fonctions, les coûts ont été réduits de moitié, tout en répondant aux mêmes besoins.

En interne, nous avons également beaucoup œuvré dans nos sites industriels avec une volonté affichée d’améliorer la sécurité de nos collaborateurs, d’abord parce que c’est un impératif mais aussi parce que, lorsque nous travaillons sur la sécurité, nous agissons sur tout le reste. C’est un moyen et une mesure de la performance.

La gestion de l’encadrement a, également, profondément évolué chez DCNS…
Nous avons, en effet, développé l’orientation managériale de notre encadrement, qui a un rôle technique fondamental. C’est impératif car, si l’on n’est pas capable d’entraîner des hommes et des femmes qui remplissent différents rôles dans l’entreprise et qui sont sa principale richesse, on ne sera jamais efficace.

Trois ans après le lancement de Championship, vos objectifs sont-ils atteints ?
Ce serait prétentieux de dire cela car, lorsqu’on lance un programme, tout ne se passe jamais exactement comme on l’avait prévu. Il y a des domaines sur lesquels nous avançons moins vite que l’on souhaiterait mais d'autres où nous avançons plus vite. Ce que l’on peut dire c’est que, dans l’ensemble, nous sommes en ligne avec nos objectifs globaux, qu’il s’agisse de croissance ou d’amélioration de la performance. Et je suis confiant dans le fait que notre ambition de doubler notre chiffre d’affaires en dix ans sera atteinte.

La période est actuellement difficile pour les finances publiques, qui sont soumises à la rigueur budgétaire. Alors qu’un nouveau Livre Blanc sur la défense se profile, avez-vous des craintes ?
Les craintes ne servent à rien. Il y a une chose qui me semble fondamentale, c’est la prise de conscience des enjeux maritimes dans notre pays et des atouts que la France a dans ce domaine. Le concept de maritimisation n’avait sans doute pas assez été pris en compte dans le précédent Livre Blanc, mais nous pensons que cette fois ce sera le cas.

Le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a en tous cas souhaité que les enjeux maritimes aient toute leur place dans le prochain Livre Blanc. Cela vous rassure ?
Ce qui nous rend confiants pour l’avenir, c’est l’importance de la maritimisation, qui entraine une augmentation des missions de la Marine nationale, nécessitant d’importants moyens pour les remplir. Nous avons deux grands programmes majeurs, les Frégates européennes multi-missions, et les sous-marins nucléaires d’attaque du type Barracuda. Nous nous félicitons d'ailleurs que le Ministre de la Défense ait confirmé jeudi dernier à Lorient le programme FREMM. Quant aux Barracuda, les 6 ne sont pas encore commandés mais la marine a besoin d’au moins 6 SNA pour assurer ces missions, notamment la dissuasion. A ce propos, le Président de la République a d’ailleurs réitéré l’intangibilité de la dissuasion nucléaire, qui constitue une part importante de notre activité.

Vous risquez, en revanche, de subir des contraintes supplémentaires sur les crédits alloués à la maintenance de la flotte. Ces dernières années, DCNS a fait d’importants progrès en la matière. Pouvez-vous allez encore plus loin ?
Nous serons soumis à des pressions fortes. Oui, nous avons faits, et nous avons encore à faire, des efforts importants et à améliorer nos performances pour pouvoir remplir cette mission au profit de la marine à moindre coût.

Face aux contraintes de coûts, n’êtes vous pas tentés, comme d’autres industries, de délocaliser certaines activités ?

Nous nous développons fortement à l’international et cela se traduit par de l’activité en France. Cette activité est d’autant plus importante que l’un de nos leviers d’amélioration de la performance - et là nous contrastons avec la tendance générale – ce n’est pas d’externaliser, ce n’est pas de délocaliser. Nous avons, au contraire, annoncé une démarche inverse, ce que j’ai appelé la « ré-internalisation compétitive ». Nous partons en effet du constat que, si l’on veut être moins cher, on est tenté de confier une partie du travail à des sous-traitants, par exemple dans des pays à bas coûts. Certes, cela réduit le prix de la part que vous achetez, mais, en parallèle, le coût de ce que vous continuez à faire augmente puisque vous amortissez moins bien vos coûts fixes, alors que vous ne pouvez pas embaucher et, par conséquent, vous ne pouvez pas renouveler vos compétences. Donc, nous avons pris le parti inverse et pour améliorer la compétitivité, nous faisons plus de choses en interne sans augmenter nos moyens mais en améliorant notre efficacité. Ce que l’on produit est donc moins cher, on amortit mieux nos coûts fixes, on peut embaucher et renouveler nos compétences. C’est exactement ce que nous faisons.

La construction de L’Adroit, un patrouilleur que vous avez réalisé sur fonds propres à Lorient, dans un chantier dédié, est une illustration de cette stratégie…

On aurait pu, en effet, se dire que c’était un bateau relativement plus facile à faire et donc que nous pouvions sous-traiter la réalisation de sa coque dans un chantier d’Europe de l’Est. Nous avons préféré le faire à Lorient avec nos moyens industriels. Nous avons complètement réorganisé notre façon de faire, en travaillant étroitement avec les sous-traitants et les fournisseurs, en remettant en cause notre façon de concevoir le navire, en remettant en cause l’organisation du travail et l’organisation du temps de travail, avec la participation du personnel et des partenaires sociaux. Le résultat est là puisque nous avons construit un bateau 30 à 40% moins cher et nous l’avons réalisé en moins de deux ans, alors que traditionnellement, nous aurions plutôt mis trois ans et demi.

Ce concept de ré-internalisation est original dans la période actuelle, tout comme le sont les nombreux recrutements chez DCNS ?
Nous assistons à un véritable changement dans l’histoire de DCNS, et avant de DCN, qui au fil des années avait vu ses effectifs décroître fortement. Or, depuis 2009, cette tendance a non seulement cessé, mais les effectifs ont commencé à ré-augmenter. Ainsi, nous allons dépasser cette année les 13.000 collaborateurs et, ce qui est remarquable, c’est que l’essentiel de nos personnels travaille en France.

Combien de personnes recrutez-vous chaque année et sur quels types de métiers ?
Nous embauchons entre 700 et 800 personnes par an, en partie pour renouveler les départs en retraite, qui sont au nombre de 400 à 500. Depuis cinq ans, notre effectif augmente donc d’environ 300 personnes chaque année. Nous recrutons tous types de métiers. Il y a évidemment des évolutions et nous avons par exemple de plus en plus d’ingénieurs systèmes, mais nous avons toujours besoin de compagnons, capables de réaliser des navires.

J’ajoute que nous souhaitons augmenter le taux de féminisation, qui est aujourd’hui de 20%. Notre objectif est d’embaucher au minimum 25% de femmes chaque année.

Parlons maintenant de l’Europe de la défense et du rapprochement de l’industrie navale européenne. On en parle depuis des années, en citant notamment l’exemple d’Airbus dans l’aéronautique, mais rien n’a vraiment bougé. Comment l’expliquez-vous ?
Le naval de défense est un domaine dans lequel les rapprochements ne se font pas naturellement, comme dans d’autres métiers. Ailleurs, les entreprises se rationalisent naturellement car elles y ont intérêt. Il y a par exemple des synergies liées à la taille de l’outil industriel, l’effet de série ou encore la reprise de parts de marché ou de marques. Dans l’industrie navale, rien de tout cela ne fonctionne.

Pour autant, si on regarde le panorama mondial de l’industrie navale, nous avons un gros tiers de l’activité aux Etats-Unis, avec un petit nombre d’acteurs, un autre petit tiers en Europe, avec de nombreux acteurs, et beaucoup de nouveaux acteurs, notamment en Asie.

Nous avons donc plus de concurrents à l’international alors que le marché européen se contracte. Dans ce contexte, je pense que l’Europe ne peut plus se permettre de développer simultanément cinq programmes de frégates, trois programmes de sous-marins ou deux programmes de torpilles. Il va falloir que des rapprochements s’opèrent. Ce ne sera pas facile, car encore une fois ce n’est pas naturel. Pour y arriver, il faudra la conjonction d’une volonté industrielle et d’une volonté politique. Nous voulons en tous cas être prêts à évoluer dans ce sens et, pour y parvenir, DCNS doit être dans la meilleure position possible.

Voyez-vous des rapprochements à court terme ?
Nous nous efforçons de voir dans quels domaines il est possible de faire quelque chose avec d’autres Européens. Nous travaillons actuellement sur le secteur des torpilles, avec les Allemands d’ Atlas Elektronik. J’espère que nous parviendrons, dans ce domaine sensible, à constituer une société commune. Elle serait à 50% française et à 50% allemande, sans volonté hégémonique de part et d’autre. Cela aurait des retombées extrêmement positives pour l’industrie européenne car cette alliance servirait d’exemple.

Avez-vous un calendrier pour ce rapprochement franco-allemand sur les torpilles ?
Il est difficile d’avancer une date car c’est un dossier complexe dans lequel il faut faire converger les deux parties. Mais les discussions avancent.

Des rapprochements franco-français sont ils également à l’ordre du jour, par exemple avec les chantiers STX France de Saint-Nazaire ?
Nous développons des synergies avec STX France et nous travaillons déjà ensemble sur les grands navires. C’est le cas des bâtiments de projection et de commandement mais aussi pour les futurs bâtiments logistiques de la marine. Nous avons travaillé sur un projet et nous faisons une offre commune pour remplacer les pétroliers-ravitailleurs français.

Et concernant les plus petits chantiers ? Ils sont nombreux en France, une restructuration est-elle souhaitable ?
Dans le domaine des petits navires, il est vrai qu’il y a beaucoup d’acteurs et, dans le contexte actuel, il est certain que l’on ne pourra pas continuer ainsi. Il faudra bien qu’en France il se passe quelque chose…

http://www.meretmarine.com/fr/content/entretien-avec-patrick-boissier-president-de-dcns
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 25 Oct 2012 - 20:02

Citation :
Renault Trucks Défense, ACMAT et Panhard présents à Euronaval
25/10/2012



Signe de l’importance grandissante des opérations amphibies, l’industrie terrestre s’intéresse de plus en plus au secteur naval. Ainsi, pour la première fois, Renault Trucks Défense, Panhard et ACMAT sont présents au salon Euronaval, qui se déroule jusqu'au 26 octobre au parc des expositions du Bourget, près de Paris. Les deux groupes français, qui travaillent actuellement à leur rapprochement, présentent différents véhicules. C'est le cas du Sherpa FS Light de Renault Trucks Défense, un 4x4 blindé de 4 places conçu notamment pour les forces spéciales. Filiale de RTD depuis 2006, ACMAT, de son côté, présente sur le stand le Bastion PATSAS, un blindé de reconnaissance et d’infanterie tout terrain de 15 tonnes en charge et 5 places, fortement armé et lui aussi optimisé pour les opérations commandos.


Le Sherpa FS Light (© : RTD)

Le Bastion PATSAS (© : ACMAT)

Les participants au salon Euronaval peuvent également découvrir le PVP de Panhard, exposé sur le stand de Marck, société spécialisée dans les uniformes et équipements pour les armées et forces de sécurité. Le petit véhicule protégé de Panhard est en cours de livraison aux forces armées françaises pour remplacer notamment les P4, et désormais régulièrement présent sur les bâtiments de débarquement de la Marine nationale. Ceux-ci mettent par ailleurs en œuvre, via leurs engins de débarquement, le VBL (véhicule blindé léger), produit par RTD et poursuivant son évolution.


VBL débarquant sur une plage depuis un chaland (© : DR)

VBL en "navigation" (© : RTD)

Par leur présence à Euronaval, Renault Trucks Défense, ACMAT et Panhard espèrent séduire les marins, notamment étrangers. Car, si en France les infanteries de marine dépendent de l’armée de Terre, dans de nombreux pays, ces unités sont directement rattachées aux flottes. La présence au Bourget de nombreuses délégations étrangères est donc l’occasion de faire valoir auprès de ces visiteurs, par exemple d’Europe, d’Amérique latine, du Moyen-Orient et d’Asie, les véhicules militaires conçus dans l’Hexagone.

http://www.meretmarine.com/fr/content/renault-trucks-defense-acmat-et-panhard-presents-euronaval
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 25 Oct 2012 - 20:24

Citation :
La nouvelle Gowind Combat de DCNS
25/10/2012


Corvette du type Gowind Combat
crédits : DCNS

DCNS a récemment vendu son design Gowind Combat à la Malaisie, qui va faire construire par le chantier local Boustead Naval Shipyard jusqu’à 6 corvettes de 2400 tonnes. Ces bâtiments de 102 mètres de long, entièrement conçus aux normes militaires, peuvent être particulièrement armés. Ils peuvent, en effet, mettre en œuvre jusqu’à 8 missiles antinavire Exocet MM40 Block3, un système surface-air VL Mica (8 à 16 missiles), une tourelle de 76mm (ou de 57mm), deux canons télé-opérés de 20 à 30mm, des torpilles, par exemple MU90, ainsi qu’un hélicoptère et des drones. Dotée d’un système de combat SETIS, la Gowind Combat est équipée d’un mât intégré, abritant notamment un radar tridimensionnel, ainsi que de puissants moyens de guerre électronique. Mais elle embarque aussi un sonar de coque et un sonar remorqué (pouvant aller jusqu’au Captas 4) lui conférant de solides capacités en matière de lutte anti-sous-marine.

Armée par un équipage de 65 marins, avec la capacité d’accueillir 25 passagers, par exemple des forces spéciales, cette corvette constitue le haut de gamme de la famille Gowind, de DCNS, qui comprend, à l’autre bout du spectre, le patrouilleur hauturier (OPV) L’Adroit, bâtiment construit aux normes civiles, simple et moins armé, dédié aux missions d’action de l’Etat en mer.


Gowind OPV à gauche et Gowind Combat à droite (© : DCNS)

Gowind OPV et Gowind Combat au second plan (© : DCNS)


http://www.meretmarine.com/fr/content/la-nouvelle-gowind-combat-de-dcns
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Ven 26 Oct 2012 - 17:11

Citation :
L’acquisition de Panhard finalisée par Renault Trucks Defense
26 octobre 2012

Entamées au cours de l’été 2011, les discussions portant sur le rachat de Panhard par Renault Trucks Defense viennent d’aboutir, ce qui marque le premier pas de la consolidation du secteur français de l’armement terrestre, laquelle est, pour certains analystes, nécessaire pour faire face à la concurrence européenne ainsi qu’à celle des pays émergents.

En juin dernier, à l’occasion du salon de l’armement terrestre EuroSatory, le Pdg de Panhard, Christian Mons, avait qualifié de “compliquées” les discussions en vue d’un accord. “Ce sont les négociations finales d’un vendeur qui veut le meilleur prix pour son produit et un acheteur qui veut acheter le moins cher possible. La route était plus longue que nous nous attendions” avait renchérit Gérard Amiel, le directeur général de RTD, par ailleurs filiale du groupe suédois Volvo.

Et manifestement, cela a valu le coup d’attendre. D’après le communiqué annonçant la finalisation de l’opération, RTD déboursera seulement 62,5 millions d’euros pour mettre la main sur Panhard, alors que la direction de ce dernier tablait sur 80 millions, soit l’équivalent de son chiffre d’affaires réalisé en 2011. “Cette acquisition n’a pas d’impact significatif sur les résultats du groupe Volvo ni sa situation financière” fait d’ailleurs valoir le texte.

Ce rachat est stratégiquement importante pour RTD étant donné que la gamme des véhicules conçus et fabriqués par Panhard est complémentaire à la sienne. D’autre part, il s’agit également d’atteindre l’objectif fixé par sa maison-mère Volvo, qui est de porter son chiffre d’affaires de 300 à 700 millions d’ici 2015, le tout dans un contexte marqué par une baisse des dépenses militaires en Europe ainsi qu’outre-Atlantique ainsi par une forte concurrence dans le secteur de l’armement terrestre.

Cela étant, il reste encore du chemin à faire pour RTD pour atteindre une taille comparable aux autres poids lourds du secteur, comme Nexter, BAE Systems, General Dynamics, Rheinmetall ou encore Krauss-Maffei Wegmann.

Enfin, ce rachat ne devrait pas mener à un démantèlement de Panhard, une entreprise qui a “120 ans d’histoire” et qui est “incontestablement un joyau de l’industrie française”, pour reprendre les mots de Christian Mons.

http://www.opex360.com/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 27 Oct 2012 - 16:47

Cette version de MICA pour sous-marins a été l'une des nouveautés présentées à Euronaval 2012.

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Lun 29 Oct 2012 - 21:45

Citation :
Modernisation des Atlantique 2 : Les industriels ont remis leur copie


crédits : MARINE NATIONALE

Les industriels impliqués dans le projet de modernisation des avions de patrouille maritime de la Marine nationale ont remis fin juillet leur dossier au ministère de la Défense. A l’issue d’ultimes négociations, celui-ci doit notifier le marché début 2013, afin que le premier appareil soit livré à l’aéronautique navale française en 2017. Alors que les marins craignaient que les contraintes budgétaires menacent ce programme, son inscription au projet de loi de finances a été vécue comme un soulagement au sein de l’aéronautique navale, mais aussi de la force océanique stratégique, dont la sécurité repose notamment sur l’action des Atlantique 2.

Ces derniers mois, le projet initial, porté industriellement par Dassault Aviation, Thales, DCNS et le Service industriel de l’aéronautique (SIAé) a évolué. A l’origine, la marine souhaitait une modernisation en trois étapes. D’abord le traitement des obsolescences, puis dans un second temps la mise en place d’un nouveau système de mission et de nouveaux équipements, et enfin l’ajout d’une capacité d’autoprotection. Mais, finalement, les deux premières étapes ont été fusionnées.


Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)

Traitement des obsolescences et nouveaux équipements

Le chantier devrait donc directement intégrer, au-delà du traitement des obsolescences, l’installation d’un nouveau système central (calculateur de contrôle de mission) en lieu et place du Loti et le remplacement des principaux matériels. L’actuel radar Iguane pourrait, notamment, être remplacé par un radar à antenne active dérivé de la filière RB2A (AESA) développée par Thales pour équiper le Rafale. Une nouvelle boule optronique sera également mise en place, ainsi qu’un système acoustique de dernière génération. Pour gérer ces équipements, les anciens pupitres feront place, dans la carlingue, à de nouvelles consoles de visualisation. Pour mener à bien ce chantier majeur, les appareils seront, in fine, totalement vidés. Toutefois, les ATL2 ne changeront pas extérieurement, aucune modification de structure n’étant prévue. Comme son prédécesseur, le nouveau radar sera, par exemple, logé dans l’appendice rétractable situé en position ventrale.


Un Atlantique 2 à Djibouti (© : MARINE NATIONALE)

La refonte des Atlantique 2, livrés à 27 exemplaires à la marine française entre 1989 et 1997, permettra aux avions d’être mis aux standards les plus récents, tout en voyant leurs capacités nettement accrues en termes de détection, notamment sous-marine. Ils seront, ainsi, en mesure de traiter simultanément les signaux de plusieurs bouées acoustiques numériques, aux performances bien plus importantes que celles de leurs aînées. Le nouveau radar et la nouvelle boule optronique offriront, par ailleurs, de bien meilleures possibilités de détection et d’identification de cibles au dessus de l’eau.


A bord d'un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)

Enjeu stratégique

Pour la France, la refonte de ces appareils constituent un enjeu stratégique puisque les ATL2 sont indispensables à la protection des sous-marins nucléaires lanceurs d’engins basés dans la rade de Brest. Ces appareils sont, aussi, des outils très précieux pour la sécurisation des approches maritimes, la lutte anti-sous-marine (au moment où on constate une prolifération des sous-marins dans le monde) et même les interventions au dessus de la terre. Leurs capacités de détection et d’écoute sont, de plus, mises à profit pour recueillir des renseignements, par exemple pour les besoins du contre-terrorisme et la localisation d’otages. De même, en océan Indien, ils rendent les plus grands services dans la lutte contre la piraterie.


A bord d'un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)


Exocet AM39 dans la soute d'un Atlantique 2 (© : MARINE NATIONALE)

Ces avions, que l’on considère souvent comme des « frégates aériennes », sont à même de remplir toutes ces missions grâce à leur grande autonomie (18 heures et 4300 milles), leurs importantes capacités d’emport en senseurs et armes (torpilles MU90, missiles antinavire Exocet AM39) et leurs puissants moyens de traitement et d’analyse des données recueillies. Un ensemble de capacités qui peut être exploité au mieux grâce à la présence, à bord, d’un véritable équipage de spécialistes, constitué de13 hommes, indispensable pour mener à bien des opérations aussi complexes que la chasse au sous-marin.


Atlantique 2 avec AM39 et torpille en soute (© : MARINE NATIONALE)

Maintenir les ATL2 jusqu’en 2030

Très attendu, le lancement du programme de modernisation des ATL2 ne concernera pas l’intégralité de la flotte. Mais les militaires espèrent qu’elle portera sur 22 appareils, ce qui permettra de maintenir la capacité de patrouille maritime de la Marine nationale jusqu’en 2030, date à laquelle un nouveau moyen de PATMAR devra entrer en service. Dans cette perspective, des études ont d’ailleurs été récemment lancées, notamment pour réfléchir à l’intégration de drones dans certaines missions.

En attendant, il n’est pas inutile de rappeler que la France est devenue le seul pays d’Europe à conserver, techniquement et opérationnellement, la maîtrise complète de son outil de patrouille maritime. Alors que l’Italie n’a pas prévu de remplacer ses vieux Atlantic par de nouveaux avions du même gabarit mais par des ATR 72 ASW, l’Allemagne et les Pays-Bas, notamment, s’appuient sur des P-3C Orion américains pour lesquels aucune grande mise à niveau n’est encore envisagée. Si l’Espagne a quand à elle décidé de moderniser ses P-3 avec un programme dans lequel est impliqué Airbus Military pour le système de mission, la Grande-Bretagne a, en revanche, fait une croix sur sa PATMAR avec l’abandon en 2010 de la modernisation des Nimrod, qui dépendaient de la Royal Air Force et non de la Royal Navy. Une décision considérée par tous les spécialistes comme très regrettable et dont la première conséquence est de fragiliser la dissuasion nucléaire britannique, en baissant le niveau de protection des SNLE de la Royal Navy, particulièrement lorsque ces bâtiments partent en patrouille ou rentrent de mission.


Atlantique 2 survolant un sous-marin français (© : MARINE NATIONALE)


http://www.meretmarine.com/fr/content/modernisation-des-atlantique-2-les-industriels-ont-remis-leur-copie
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 30 Oct 2012 - 18:21

Citation :
Couach dévoile un concept de vedette furtive pour commandos


crédits : COUACH


Le chantier girondin Couach a travaillé sur un nouveau concept de bateau furtif à grande vitesse spécialement dédié à la mise en œuvre de forces spéciales. Baptisé High Speed Craft 25, ce navire de 25 mètres peut atteindre la vitesse de 50 nœuds grâce à deux moteurs de 2600 cv chacun. Présentant une autonomie de 500 milles à 35 nœuds, il est armé par un équipage de 5 personnes et peut embarquer 18 commandos. Ces derniers sont mis en œuvre au moyen de deux embarcations rapides situées à l’arrière et pouvant être lancées simultanément en moins d’une minute. Doté de solides moyens de communication d’un système optronique avec caméra infrarouge monté sur un mât télescopique, le HSC 25 dispose, côté armement, d’un canon télé-opéré de 20 à 30mm à l’avant, ainsi que de quatre mitrailleuses de 7.62mm sur l’arrière. Extrêmement légère, la coque, réalisée en matériau composite à base de carbone et blindée aux endroits sensibles, renferme des locaux spécialement conçus pour l’embarquement de forces spéciales. Un compartiment séparé de la timonerie accueille les soldats et leur matériel, avec des sièges absorbeurs de chocs, des sanitaires et un réfrigérateur pour améliorer le confort. A proximité se trouve un espace fermé doté de quatre bannettes et pouvant servir à l’accueil de civils, d’infirmerie ou pour d’éventuels prisonniers.

Le HSC 25 a été imaginé pour effectuer des patrouilles discrètes ou des raids nautiques et terrestres, par exemple dans le cadre d’infiltration de commandos ou de libération d’otages

http://www.meretmarine.com/fr/content/couach-devoile-un-concept-de-vedette-furtive-pour-commandos
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mar 30 Oct 2012 - 22:51

Citation :
Les Philippines achètent cinq patrouilleurs garde-côtes à la France

MANILLE, 30 oct 2012 (AFP) -
Les Philippines vont acquérir cinq patrouilleurs français pour quelque 90 millions d'euros destinés notamment à la surveillance de zones disputées en mer de Chine méridionale, ont annoncé mardi les garde-côtes philippins.

Un navire de 82 mètres et quatre de 24 mètres doivent être livrés d'ici 2014, a indiqué le contre-amiral Luis Tuason, chef de l'indigente flotte des garde-côtes du vaste archipel philippin, sans autres précisions.

Ils doivent permettre d'assurer des patrouilles en mer de Chine orientale, appelée par Manille mer des Philippines occidentales.

"Quand nous patrouillons en mer des Philippines occidentales, nous rencontrons des vagues énormes et des eaux agitées, nous avons besoin de plus gros bateaux", a-t-il justifié dans un communiqué.

Selon le porte-parole des garde-côtes, le capitaine de corvette Armand Balilo, le bateau de 82 mètres est "un vaisseau très endurant capable d'affronter le gros temps".

Riche en ressources halieutiques et en hydrocarbures, la mer de Chine méridionale, qui s'étend sur 3 millions de km2, est bordée au nord par la Chine et Taïwan, à l'est par les Philippines, au sud par Bornéo et à l'ouest par le Vietnam.

La Chine revendique la totalité de la mer et de ses archipels, les Spratleys et les Paracels, situés sur les grandes voies maritimes empruntées par les cargos, entre l'Asie du Sud-Est et l'Europe ou le Moyen-Orient.

Les Philippines et la Chine se disputent en particulier les archipels des Spratleys et des Paracels.

http://www.marine-oceans.com/actualites-afp/3891-les-philippines-achetent-cinq-patrouilleurs-garde-cotes-a-la-france
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 31 Oct 2012 - 20:16

Encore une belle réussite de Thales :

Citation :

Le GM400, présenté au Bourget, est né dans le sud de Paris, où il est aussi fabriqué (photo Jean-Marc Tanguy)



Double victoire pour Thales : l'électronicien installe son radar 3D tout numérique GM406 sur un point stratégique de l'armée de l'air, à Nice, tout en décrochant aussi une enveloppe de MCO sur trois ans. On ne l'apprend que ce soir, mais le marché a en fait été notifié le 7 septembre dernier.

Thales avait déjà gagné un GM406 pour protéger la Guyane, dont les moyens radar étaient notoirement insuffisantes, notamment dans le cadre de la lute contre l'orpaillage et la protection du CSG de Kourou.
La famille GM400 a déjà été vendue en Allemagne, en Estonie, en Finlande, en Malaisie, en Slovénie, au Canada ainsi que dans plusieurs pays qui ne souhaitent pas que cela se sache.

http://far-maroc.forumpro.fr/t3534p525-tensions-turco-syriennes#262388
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 1 Nov 2012 - 17:59

Citation :
ainsi que dans plusieurs pays qui ne souhaitent pas que cela se sache.
Maroc inclu Laughing

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 1 Nov 2012 - 18:50

Yakuza a écrit:
Citation :
ainsi que dans plusieurs pays qui ne souhaitent pas que cela se sache.
Maroc inclu Laughing

Yakuza, il y a écrit "qui ne souhaitent pas que cela se sache" alors chute.

Question bête, mais pourquoi cacher l achat d un radar de ce type sachant que cela peut servir de dissuasion.
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 1 Nov 2012 - 19:06

bof,depuis qu´on l´a decouvert ce n´est plus le cas
http://far-maroc.forumpro.fr/t3419-ground-master-403-radar-systems-for-morocco-radars-gm403-pour-le-maroc

pour ta question,disons que c´est un melange de culture maladive de mutisme et une illusion de surprises cachés..

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Jeu 1 Nov 2012 - 19:21

ou pour eviter le mauvais zeuye cyclops Laughing

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 10 Nov 2012 - 9:05

Citation :

Thales : le groupe rachète les activités de visualisation sur casques de Gentex

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Le 05/11/2012 à 20h18
(Boursier.com) -- Thales a signé un accord définitif portant sur le rachat des activités de systèmes de visualisation sur casques pour pilotes de l'entreprise Gentex Corporation, activités regroupées sous le nom de 'Visionix'. Cette société conçoit, développe et fournit sur le marché mondial des systèmes de visualisation sur casque (HMD, Helmet Mounted Display) et des technologies associées de détection de posture et de mouvement de pilote, également applicables dans de nombreux autres domaines. Visionix est implanté à Aurora dans l'Illinois et à Billerica dans le Massachussets.

L'acquisition de Visionix permettra à Thales de proposer une technologie HMD alliant performances et faible coût : un atout à l'heure où le marché connaît de fortes contraintes budgétaires. L'association de la technologie de détection de posture de Visionix (commercialisée sous la marque InterSense) avec le système viseur de casque Scorpion donnera naissance à une solution idéale pour les pilotes. Les intégrateurs bénéficieront ainsi d'un système rapidement déployable et économique à l'achat et en exploitation.

Visionix deviendra une filiale de Thales Communications, Inc., société du Groupe Thales USA qui travaille pour le ministère américain de la Défense. L'activité restera domiciliée à Aurora (Illinois) et à Billerica (Massachussets) et l'actuelle équipe de direction sera maintenue en poste. Le rachat est conditionné par l'obtention de certaines approbations réglementaires.

"Cette acquisition est en parfaite adéquation avec notre stratégie. Elle permet à Thales de compléter son portefeuille global de solutions de viseur de casque pour toutes les plateformes, qu'elles soient à voilure fixe ou tournante. Les technologies innovantes et éprouvées développées par Visionix seront pour nous un apport crucial" se réjoui Michel Mathieu, directeur de la division Avionique de Thales. "Cette nouvelle dynamique va accentuer notre capacité à soutenir efficacement les combattants, leur permettant de bénéficier d'une meilleure appréciation de la situation tactique, y compris dans les conditions les plus difficiles" ajoute Allan Cameron, PDG de Thales USA et de conclure : "Cette acquisition va également contribuer à réaliser nos objectifs de croissance sur le marché américain de la Défense".
http://www.boursier.com/actions/actualites/news/thales-le-groupe-rachete-les-activites-de-visualisation-sur-casques-de-gentex-505328.html?sitemap

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 10 Nov 2012 - 9:14

Citation :

Quatrième client pour CAESAR
SAMEDI NOVEMBRE 10, 2012 05:40
Les français Nexter Systems fournira ses pièces d'artillerie automotrices système CAESAR (Camion Equipe d'ONU Système d'Artillerie) de l'armée indonésienne, qui équipera deux régiments d'artillerie. L'industrie locale devraient coopérer à l'élaboration du programme associé. Ainsi, le pays tiers vers lequel exporter ce système d'arme, après la Thaïlande et l'Arabie saoudite, son dernier client le plus important. Dans le passé, le constructeur a livré 20 pièces de 105mm remorqué LG1 Mk II l'armée indonésienne.

Le CAESAR comprend principalement un morceau de 155 mm. 52-calibre monté sur un 6x6 véhicule tactique lourd, qui a également installé, entre autres, la tactique des médias, le système de navigation inertielle, une vitesse de mesure et de direction de tir et de commandement et de contrôle. Dans la configuration de gala thaïlandais et a le Sherpa camion Renault Trucks Defense moyen (RDT). Pour la Garde nationale saoudienne utilise un Unimog U5000 Daimler châssis avec cabine Soframe (Victor Barreira MS).


PHOTO: CAESAR armée française lors d'une manifestation dans le camp militaire de Canjuers mai 2012 (photo Victor Barreira MS).
http://translate.google.com/translate?langpair=auto%7Cfr&u=http%3A//www.defensa.com/index.php%3Foption%3Dcom_content%26view%3Darticle%26id%3D7335%3Acuarto-cliente-para-el-caesar-%26catid%3D56%3Aindustria%26Itemid%3D164
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 14 Nov 2012 - 14:56

Citation :
Défense : le drone de combat Neuron de Dassault fera son premier vol d'ici à fin novembre

Michel Cabirol | 14/11/2012, 06:09 - 520 mots

Le démonstrateur de drone de combat de l'avionneur tricolore, le Neuron, devrait faire son premier vol d'ici à la fin novembre. Cette campagne d'essais en vol permettra de tester les qualités aéronautiques de l'UCAV et de mesurer sa furtivité.


Le Neuron de Dassault Aviation, un démonstrateur d'UCAV (Unmanned combat air vehicle ou véhicules aériens non habités de combat), va enfin faire son premier vol... qui a été repoussé ces derniers mois à plusieurs reprises pour des raisons de sécurité maximale. Il "devrait faire son premier vol en novembre 2012", a annoncé officiellement le chef d'Etat-major de l'armée de l'air, le général, Denis Mercier. Mais une mauvaise météo pourrait repousser ce premier vol, qui "permettra de tester les qualités aéronautiques de l'engin et de mesurer sa furtivité", selon le délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon. Fin septembre, le directeur général de Dassault Aviation, Eric Trappier, expliquait que le Neuron "va voler dans quelques semaines". Interrogé mardi par La Tribune, Dassault Aviation, qui ne veut prendre aucun risque avec le démontrateur Neuron fabriqué à un seul exemplaire, se refuse à donner une date définitive.

Ce programme, réalisé par un consortium industriel européen (Grèce, Italie, Espagne, Suède, Suisse) réuni autour de l'avionneur tricolore, "pourrait se poursuivre jusqu'en 2014", a-t-il expliqué. "Nous poursuivons les travaux sur le démonstrateur technologique Neuron", confirme le DGA. Ce drone de combat est un programme qui a coûté 406 millions d'euros. Pour sa part, la Grande-Bretagne a développé le projet Taranis.

Du Neuron à Demon

Partenaires dans les drones de combat, la France et la Grande-Bretagne ont lancé un nouveau projet "fédérateur européen", le DEMON "sous leadership franco-britannique, qui vise à tirer les enseignements de NEURON et TARANIS et d'élaborer un démonstrateur plus abouti qui sera un véritable système d'armes", a expliqué Laurent-Collet-Billon. Selon lui, "c'est une affaire majeure qui vise à assurer le maintien des compétences européennes en matière d'aviation de combat". C'est d'ailleurs une voie que les Américains suivent sous la direction de la DARPA, précise-t-il. "Cela demandera des crédits budgétaires, mais c'est atteignable. C'est un domaine qui pourrait légitimement mobiliser des crédits du fonds d'investissement d'avenir", assure-t-il. La France et la Grande-Bretagne coopèrent dans le cadre d'un programme d'études amont (PEA), pour la construction d'un démonstrateur de drones de combat.

Les drones de combat dans le ciel en 2030?

Pour le général Mercier, "les Rafale devront commencer à être remplacés à partir de 2030. Ce calendrier est identique dans d'autres pays. C'est un sujet important pour l'Europe qui devrait nous guider rapidement à des réflexions sur les futures plates-formes de combat, notamment sur les aspects industriels". Sur le plan opérationnel, à l'horizon 2030 "se pose la question des rôles respectifs qui seront assignés aux avions de combat et aux drones armés", souligne le chef d'état-major de l'armée de l'air.

Pour autant, estime-t-il, "le créneau exact d'emploi des drones armés n'est pas encore bien défini. On s'oriente très vraisemblablement sur une utilisation mixte pilotée et non pilotée". Sur cette réflexion opérationnelle, un groupe d'études européen travaille "actuellement sur ce point". Et de rappeler une évidence pas encore comprise par tout le monde: "le prix d'un drone de combat sera le même que pour un avion de combat, donc le drone de combat jetable pour pénétrer les défenses adverses n'est pas un concept réaliste". Il rappelle que "les missiles de croisière sont plus efficaces pour cela quand on a identifié les cibles".

http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/20121113trib000730732/defense-le-drone-de-combat-neuron-de-dassault-fera-son-premier-vol-d-ici-a-fin-novembre.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 14 Nov 2012 - 17:28

Citation :
MBDA pose la première pierre de son usine de déconstruction de missiles

Le missilier français investit 12 millions d'euros à Bourges (Cher) dans une nouvelle unité de désarmement de munitions complexes.

Un an après l'attribution d'un marché de destruction de 36 000 munitions par l'OTAN, le missilier MBDA entame la phase opérationnelle. Le groupe européen, contrôlé par BAE, EADS et Finmeccanica, a posé mercredi matin 14 novembre la première pierre d'un bâtiment dédié, à Bourges (Cher), sur le site du Subdray, où il est déjà implanté. Cette unité qui emploiera une vingtaine de salariés représente un investissement de 12 millions d'euros. C'est la première du genre en France. Elle entrera en service dès 2013.

Ce marché fait suite à la ratification par la France en 2010 du traité d’Oslo, qui bannit les armes à sous-munitions et oblige les États signataires à les détruire d’ici 2018. Le gouvernement avait demandé à MBDA de prendre en main cette mission pour la France.

Sur place, les armes seront désactivées et démantelées, à raison de 2 500 tonnes par an. Dans le cas des roquettes et des missiles, les propulseurs passeront dans un four, apte à résister à d'éventuelles explosions. L'air du bâtiment sera traité, afin de recycler les émanations gazeuses.

Fort de 10 000 salariés et d'un chiffre d'affaires supérieur à 3 milliards d'euros, MBDA compte trois usines en France : deux à Bourges (Cher) et une à Selles-Saint-Denis (Loir-et-Cher).

http://www.usinenouvelle.com/article/mbda-pose-la-premiere-pierre-de-son-usine-de-deconstruction-de-missiles.N186164
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Sam 17 Nov 2012 - 18:42

Citation :
Après Panhard, Renault Trucks Defense s'intéresse au rachat de Nexter


Renault Trucks Defense (RTD) a tout de même précisé qu'un rapprochement avec Nexter ne pourrait se faire qu'à condition de la revente à terme de son activité de munitions.


RTD, filiale du suédois Volvo, a bouclé le 25 octobre dernier l'acquisition du fabricant de blindés légers Panhard, dans un mouvement attendu de consolidation du marché de l'armement terrestre.

En pleine expansion, le groupe s'intéresse toujours à son concurrent Nexter, constructeur du char Leclerc, et regarde aussi du côté du finlandais Patria, a confirmé son président Gérard Amiel aux journalistes le 14 novembre.

Cette acquisition devrait aider RTD à atteindre son objectif de 700 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2015 - contre 253 millions en 2011 - avec une part à l'exportation portée à 50-60% comparé à environ 10% l'an passé.

Une consolidation du marché de l'armement terrestre en France, voire en Europe, paraît de plus en plus souhaitable pour faire face à la concurrence internationale dans la course aux contrats dans les pays émergents au moment où les budgets de défense se réduisent.

"Nous avons plusieurs dossiers en cours d'examen mais qui ne se concrétiseront pas nécessairement à court terme", a dit Gérard Amiel lors d'une conférence de presse, observant que l'intégration de Panhard dans RTD devrait prendre deux ans.

Il a cependant précisé que la vocation du groupe n'était pas de fabriquer de l'armement, un domaine "extrêmement spécifique" réservé aux spécialistes, et qu'il préférait rester sur son coeur de métier, la construction de véhicules.

Un rapprochement avec Nexter ne pourrait se faire qu'à condition de la revente à terme de son activité de munitions, a précisé Gérard Amiel à des journalistes, rappelant que des discussions avaient achoppé l'an dernier précisément sur ce point.

Le gouvernement précédent avait envisagé l'apport de la division de munitions de Thales à celle de Nexter en échange d'une montée de l'équipementier dans le capital du constructeur du char Leclerc à hauteur de 10 à 25%. Mais ce projet est gelé depuis l'élection présidentielle.

Gérard Amiel a également dit à des journalistes avoir des "échanges" avec le finlandais Patria, une alternative à Nexter pour un scénario de rapprochement.

RTD et Nexter coopèrent depuis un an sur le programme de véhicule blindé multirôle (VBMR) destiné à remplacer l'actuel véhicule de l'avant blindé (VAB) dans l'armée française.

Gérard Amiel a dit ne pas s'attendre à un appel d'offres sur ce programme d'ici le dernier trimestre 2013, soit avec deux ans de retard sur le calendrier initial.

Le gouvernement aura d'ici-là publié début 2013 le Livre blanc de la défense, base de la loi de programmation militaire qui fixera les lignes directrices des grands programmes pour la période 2014-2019.

(avec Reuters, Cyril Altmeyer, édité par Jean-Michel Bélot)

http://www.usinenouvelle.com/article/apres-panhard-renault-trucks-defense-s-interesse-au-rachat-de-nexter.N186190
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Mer 21 Nov 2012 - 16:50

Citation :
Batteries: le français Saft décroche un contrat avec l'armée américaine


Le fabricant français de batteries Saft a annoncé avoir remporté un contrat pouvant aller jusqu'à 98 millions de dollars sur cinq ans (76,5 M EUR) pour équiper l'armée américaine. En vertu de ce contrat signé avec la Defense Logistics Agency, Saft va fournir des batteries au lithium-dioxyde de soufre (Li-SO2) "à l'armée de terre, de mer et de l'air américaine ainsi qu'au corps des Marines", indique le groupe dans un communiqué.

Ces batteries, dont Saft a déjà vendu une grande quantité aux Etats-Unis ces dernières années, ont de multiples applications militaires portables, dans les radiocommunications et les systèmes de surveillance adaptées aux "missions critiques", précise le fabricant.

Le 2 octobre, la filiale US de Saft avait déjà décroché un contrat de 11,4 millions de dollars:
SAFT America Inc., Valdese, N.C., was awarded contract SPM7LX-12-D-0094. The award is a fixed price with economic price adjustment, indefinite quantity type contract with a maximum $11,431,162 for non-rechargeable, lithium sulfur dioxide batteries. There are no other locations of performance. Using military services are Army, Navy, Air Force, and Marine Corps. There were four solicitations with two responses. Type of appropriation is fiscal 2012 Defense Working Capital Funds. The date of performance completion is Aug. 31, 2013. The contracting activity is the Defense Logistics Agency Land and Maritime, Columbus, Ohio.



http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2012/11/20/batteries-le-francais-saft-decroche-un-contrat-avec-l-armee.html
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