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 Géopolitique Mondiale

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moro
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mar 30 Juin - 23:10

Certes l'Otan encercle la Russie ce qui est perçue par cette dernière comme une provocation, il n'en est pas moins que ce sont les russes qui ont agressé la Géorgie, et ce sont encore eux qui agressent l'Ukraine; par conséquent l'hypothèse que cela se reproduise en Estonie est fort probable et le scénario relaté dans l'article reste plausible.
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Hddou
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mar 30 Juin - 23:23

la rhétorique des américains disait que les missiles installé aux Balkans étaient contre l'Iran

Lis un peu sur les causes de la guerre en Géorgie? celle ci a d'bord attaqué l'enclave russe pour tester Poutine.

Encerclé un pays gazier et péotrolier veut dire l'asfixier, veut dire voler la valeur de ses ressources.

la sécurité intérieur du Maroc commence au Sénègal! imagines la Russie.

Si l'europe est en crise, c'est d'abord à cause des USA qui bloquent le commerce Russie-UE. et si les migrants viennent en europe en centaines de milliers c'est à causes du service après ventes des guerres US. et si des pays de l'europe de l'est qui valent rien économiquement entre dans l'UE c'est à cause des US.

les américains sont protégé chez eux par une mer immense qui les entourent!


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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mar 30 Juin - 23:51

Hddou a écrit:
la rhétorique des américains disait que les missiles installé aux Balkans étaient contre l'Iran

Lis un peu sur les causes de la guerre en Géorgie? celle ci a d'bord attaqué l'enclave russe pour tester Poutine.

Encerclé un pays gazier et péotrolier veut dire l'asfixier, veut dire voler la valeur de ses ressources.

la sécurité intérieur du Maroc commence au Sénègal! imagines la Russie.

Si l'europe est en crise, c'est d'abord à cause des USA qui bloquent le commerce Russie-UE. et si les migrants viennent en europe en centaines de milliers c'est à causes du service après ventes des guerres US. et si des pays de l'europe de l'est qui valent rien économiquement entre dans l'UE c'est à cause des US.

les américains sont protégé chez eux par une mer immense qui les entourent!


A l'époque l'ossetie du sud n'était pas une enclave russe mais province géorgienne à majorité russophone et les géorgiens combattaient des séparatistes dans cette province ainsi qu'en Abkhazie, on est d'accord  il faut faire attention à l'usage des mots qui déforment la réalité...

Dans ce mic mac chacun défend son bifteck, les russes ne sont pas des anges non plus je ne les défendrai pas bec et ongle et les occidentaux sont expansionniste et ce n'est pas nouveau; donc je ne vais pas trop débattre là dessus... Je me met en tant qu'observateur extérieur et je trouve qu'effectivement, ce serait intéressant de voir si Poutine est vraiment prêt à pousser sa logique de briser l'encerclement, en avançant ses pions aussi loin qu'en Estonie; au point de provoquer l'Otan dans son fief afin (ou en tout cas essayer) de semer la discorde au sein de cette organisation et à la pousser dans ces derniers retranchements et se trouver ainsi devant The Dilemma: La guerre ou la capitulation
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 1 Juil - 0:33

au dela de l'Estonie? vers oû, le next game, le vrai enjeu ça sera la mer arctique.

les USA savent que le jeu en Ukraine est game over. aucuns des pays voudra être un autre théatre d'opération ruineux. les USA jouent sur la psychologie de la peur des peuples à travers des médias oligarchique, et mettre dans le pouvoir des gens pro USA.

Poutine a déja brisé l'encerclement. son gaz sera en europe.

les USA essayent d'arranger les choses avec les Russes, même un sénateur américain a fait passé un amendement contre l'aide aux néo nazi en Ukraine!

les USA essayent de séparer Poutine de la Chine. mais l'effondrement est inévitable.

il s'agit pas de la capitulation, il s'agit que les américains acceptent d'être certe number One, mais pas the Only One, il y'a d'autres forces qu'il faut tenir en compte dans des régions du
monde.

la guerre totale a fini, il y'a que des guerres hybrides (mélanges de Daesh, Proxy, guerre économique...)

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 1 Juil - 8:02

Hddou a écrit:

les USA savent que le jeu en Ukraine est game over. aucuns des pays voudra être un autre théatre d'opération ruineux.

La guerre en Ukraine n'est pas finie je dirais même plus qu'elle est à son tout début

Citation :
la guerre totale a fini, il y'a que des guerres hybrides (mélanges de Daesh, Proxy, guerre économique...)

Je te trouve bien optimiste sur ce point là!! Entre les différentes crises mondiales (économiques, démographiques, alimentaires, monétaire etcc...) une guerre totale arrangerait bien quelques marionnettistes qui tirent les ficelles du fond de leur bunker anti-atomique climatisé et tout confort, leur théorie est simple: pour sauver la planète il faudra détruire une grande partie de l'humanité Rolling Eyes wait and see

PS: Tu as un certain parti pris envers les Russes donc je comprend ton point de vue et je le respecte Wink
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 2 Juil - 2:58

[quote=""]
a écrit:
Paul Craig Roberts sur la Grèce et les enjeux réels

Alors qu’un nouvel ultimatum expirant samedi a été lancé à Alexis Tsipras, ce qui se trame actuellement en Grèce va bien plus loin que le défaut d’un pays de 10 millions d’habitants. Ce qui est en jeu, c’est l’avenir de l’Union européenne dans une moindre mesure de la puissance américaine dans le monde. C’est en tout cas ce qu’estime Paul Craig Roberts :

« Le peuple grec et son gouvernement disposent d’une opportunité unique d’empêcher la 3e guerre mondiale. Tout ce que le gouvernement grec doit faire s’il est soutenu par son peuple c’est de faire défaut, se retirer de l’Union européenne et de l’OTAN et d’accepter l’offre russe.

Cela démarrerait le démantèlement de l’OTAN. Rapidement, l’Espagne et l’Italie suivraient. Le sud de l’Europe déserterait l’OTAN ainsi que l’Autriche, la Hongrie et la République tchèque. L’OTAN est le véhicule que Washington utilise pour provoquer un conflit avec la Russie. En cas de démembrement de l’Union européenne et de l’OTAN, la capacité de Washington de générer ce conflit disparaîtrait.


Le gouvernement grec comprend que ce qui est imposé à la Grèce n’est pas viable. Depuis le début de l’austérité, l’économie grecque a chuté de 27 %. Il s’agit d’une dépression. Il espère que les Allemands finissent par voir la lumière et comprennent que l’austérité ne permette pas de résorber la dette, que le gouvernement ne peut pas accepter des conditions qui envoient la population au tapis. (…)

Les Russes comprennent que la Grèce est pillée par l’Occident. Ils ont donc rencontré Tsipras en lui proposant un accord. Ils lui ont dit : nous vous financerons mais ne remboursez par les banques allemandes, hollandaises, les hedge funds de New York et le FMI. »

Eric King : Dr Roberts, ce que vous dites rejoint ce que vous déclariez le 4 février dernier (note : les phrases suivantes sont un résumé de l’original) que le cas de la Grèce va bien plus loin que les intérêts des banques créditrices. Cet intérêt, c’est la centralisation du gouvernement européen qui utilise la crise grecque pour renforcer sa puissance. En juin, vous avez également dit que les membres du gouvernement grec pourraient se faire assassiner s’ils décidaient de choisir le chemin de l’indépendance en évoquant les nombreux dirigeants qui ont été renversés par un coup d’État après avoir désobéi à Washington.

Depuis, cette tragédie grecque s’est développée et vous fûtes le premier à prédire que la Russie allait s’en mêler mais la Grèce n’a pas encore pris ces décisions souveraines, est-ce en raison de ces menaces ?

Dr Paul Craig Roberts : « c’est possible, les Grecs (gouvernement) savent peut-être qu’il leur est impossible de faire défaut si ce n’est au péril de leur vie. Cela leur a peut-être même été signifié clairement. (…) Je ne serais pas surpris d’apprendre qu’on leur ait tout simplement dit : « libre à vous de partir mais si vous le faites, vous êtes mort. » En cas de Grexit, il y a des chances que la Grèce débute un processus de démantèlement de l’OTAN. Ce faisant, les Grecs ont donc la possibilité de sauver la planète de la 3e guerre mondiale. »

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 2 Juil - 3:08

[quote="moro"]
a écrit:


Eastring vs Balkan Stream: The Battle for Greece


Russia favored a pipeline route that would reward Greece, Macedonia and Serbia, but the EU will want to link to Turkish Stream via EU and NATO members Romania and Bulgaria


Russia wasn’t bluffing when it said that Turkish Stream would be the only route for Ukrainian-diverted gas shipments after 2019 , and after dillydallying in disbelief for over six critical months, the EU has only now come to its senses and is desperately trying to market a geopolitical alternative.

Understanding that its need for gas must absolutely continue to be met by Russia for the foreseeable decades (regardless of trans-Atlantic rhetoric), the EU wants to mitigate the multipolar consequences of Russia’s pipeline plans as much as it feasibly can.

Russia wants to extend the Turkish Stream through Greece, Macedonia, and Serbia, in a project that the author has previously labelled as “ Balkan Stream ”, while the EU wants to scrap the Central Balkan route and replace it with one along the Eastern Balkans via Bulgaria and Romania, the so-called “Eastring” line.

Although Eastring could theoretically transit Caspian gas being shipped through the TAP pipeline, the proposal being thrown around most lately is for it to link to Turkish Stream instead, likely because the possibly projected 10-20 bcm a year from the former (Azerbaijan’s reserves may not be capable of meeting the demand without Turkmen assistance, which is far from assured at this point) is dwarfed by the guaranteed 49 bcm from the latter.

If Europe does intend for Eastring to connect to Turkish Stream, then Russian gas supplies would reach the continent regardless of the route involved (Central Balkans or Eastern Balkans), meaning that it’s a win-win for Russia…supposedly.

The strategic differences between Eastring and Balkan Stream are actually quite acute, and coupled with the implied motivational impetus revealed by the EU’s Eastring-Turkish Stream connective proposal in the first place, it means that they must be analyzed more in-depth before anyone jumps to a predetermined conclusion about Eastring’s ‘mutually beneficial’ nature.

The article begins by identifying the underlying strategic differences between Eastring and Balkan Stream. After having established that, it uses the acquired insight to interpret Brussels’ motivations and implied regional forecast for the Balkans.

Finally, it touches upon the prolonged Greek debt crisis to illustrate how the Hellenic Republic’s current turmoil has evolved into a Western attempt at indirectly forcing Tsipras out of office as punishment for his country’s energy cooperation with Russia.


Strategic Differences

One would be absolutely mistaken for assuming that Eastring and Balkan Stream are strategically similar projects, as even if they both ultimately transit Russian gas to Europe, they promote two completely different long-term visions on behalf of their European and Russian backers, respectively.

Eastring:

The EU envisions that this proposed route will eliminate any of the geopolitical advantages that Russia could potentially reap from Balkan Stream (to be described soon), stripping the pipeline down to nothing more than a skinny natural gas tube devoid of any impact or influence.

It’s capable of achieving this goal simply through the fact that the pipeline would be travelling through Bulgaria and Romania, two reliable EU and NATO member states whose political elite are firmly in the unipolar orbit.

As an added assurance that Russia could never use the Eastring for any intended multipolar purposes, the US plans to pre-position enough heavy weapons and equipment for 750 troops in both of the Eastern Balkan countries, further strengthening the sub-NATO Black Sea Bloc that it’s been building over the past couple of years.

If the US succeeds in sabotaging Balkan Stream and thus forces Russia to ultimately defer to Eastring as the only realistic Southeastern European alternative for shipping gas to Europe, then Moscow would be in just as miserable of a strategic position for its energy shipments as it was by relying on US-controlled Ukraine, thus negating the entire purpose of the Balkan pivot in the first place.


Balkan stream?
Balkan Stream:

The Russians take the entirely opposite approach to pipelines than the Europeans do, in that they understand the geopolitical utility behind them and seek to use such infrastructure investments as strategic instruments.

Balkan Stream can be understood as a multipolar counter-offensive into the heart of Europe , and it’s for precisely these reasons that Russia is completely averse to falling back on Eastring as its sole Southeastern European energy route to the EU.

Moscow plans on using Balkan Stream as a magnet for attracting BRICS investment into the Balkans and supplementing China’s Balkan Silk Road from Greece to Hungary. It’s thus no coincidence that American-supported Albanian terrorism has returned to the region after a decade-long hiatus and specifically targeted the Republic of Macedonia, the Balkan Stream chokepoint.

Russia is betting on Central Balkan transit for its proposed energy route because it knows that Serbia and Macedonia, both of which are not EU or NATO members, can’t be as directly dominated by the unipolar world as the US’ Bulgarian and Romanian satellites, and it also sees Greece as a ‘wild card’ that’s on the verge of falling out of favor with its Western overlords.

These factors in turn make the Balkan Stream route exceptionally attractive for Russian geostrategists, who correctly recognize that the three states along its path (Greece, Macedonia, and Serbia) represent the Achilles’ heel of unipolarity in Western Eurasia, which if given the proper push, can lead to the eventually collapse of the entire structure.

Reading Brussels’ Mind

The very fact that the EU is proposing Eastring as a possible component of Turkish Stream reveals quite a lot about what Brussels is thinking at the moment. Let’s take a look at what’s being expressed between the lines:

Russian Gas Is a Must:

Brussels acknowledges that it must receive Russian gas one way or another, and that the Southern Gas Corridor more than likely will not fulfill the EU’s future consumptive demands on its own (for both the EU as a whole and the Balkan region in particular).

The US also understands that this is the case, hence why it wants to engineer a scenario where Russia is forced to rely on the unipolar-dominated route through the Eastern Balkans so that the project is neutralized of any multipolar residual influence, and Washington can continue controlling Russian resource transit to Europe for the indefinite future.

Unipolar Vulnerability in the Central Balkans:

The proactive suggestion that the Eastern Balkans could substitute as an alternative pipeline path for Balkan Stream implies that the West admits the unipolar vulnerability that they have to a Russian route running through the Central Balkans.



This is because the successful construction of Balkan Stream would lead to a strengthening of Serbia’s geostrategic position through its emergence as a regional energy hub. Belgrade could then capitalize off of this advantage to slowly and strategically (not politically!) reintegrate the lands of the former Yugoslavia, albeit under indirect Russian multipolar influence.

As a result, the Balkans, the European region which has inarguably received the shortest end of the Euro-Atlantic stick, would be presented with an attractive, non-Western opportunity for co-development with BRICS.

Russia’s Balkan Stream would bestow them with secure energy supplies, while China’s Balkan Silk Road would grant them access to the larger global marketplace, thus threatening the economic stranglehold that the EU currently has over the peninsula.

If Europe is no longer economically alluring to the Balkan states (its cultural and political attractiveness is a thing of the past due to ‘gay marriage’ and Brussels’ excessive bullying over these past few years), then it loses the last of its soft power sway and the only alternative model becomes BRICS, which would use the region to cut a multipolar beachhead all the way up to the core of the continent before anyone realizes what happened.

Greek Unreliability:

The EU clearly does not see Greece, at least in its present leadership, as being a reliable geopolitical tool for its interests. While an Azeri-sourced pipeline through the politically fickle country is acceptable, one from Russia isn’t, as it can be used as a staging ground for further multipolar inroads through the Central Balkans that can lead to the rapid retreat of Brussels’ Balkan influence (as described in the grand strategic scenario above).

If Greece were fully under unipolar control, or the West strongly felt that this would be the case by 2019, then there wouldn’t be a need to cut the country out of the mix.

Although there remains the possibility that a sliver of Greek territory could be used to construct a gas interconnector between the it and Bulgaria to facilitate Eastring, this still isn’t the same as a pipeline traversing half of the country’s northern territory and proceeding along a route that lays outside of unipolar control (unlike the proposed Bulgarian alternative).

Thus, Eastring’s proposal says a lot about the dismal geopolitical outlook that Brussels holds in regards to Greece’s 5-year forecast, although this conversely can be read as a confirmation of the multipolar opportunity that Russia had earlier identified in the country.

Balkan Proxy Wars:

More than anything, Brussels’ Eastring proposal can be read as a desperate backup plan to secure much-needed Russian gas supplies in the event that the US successfully renders Balkan Stream’s central peninsular route unfeasible through a series of destabilizing proxy wars.

As was earlier explained, the EU needs Russian gas no matter what (something that the US begrudgingly acknowledges), so it absolutely has to have a backup contingency plan on the table just in case something happens to Balkan Stream. The Russian coffers need the revenue, while the European factories need the gas, so it’s a natural relationship of mutual interest for both parties to cooperate via some route or another.

The contention, of course, comes down to which specific path the Russian gas will travel through, and the US will do everything in its power to make sure that it falls under the unipolar-controlled Eastern Balkans and not the multipolar-susceptible Central Balkans. As such, the ‘Battle for Greece’ is the latest episode of this saga, and the future route of Russian gas shipments to Europe presently hangs in the balance.

A (Greek) Fork in The Road

Although the debt crisis was long an issue since before Balkan Stream was even conceptualized, it’s now become intimately intertwined in the New Cold War energy drama unfolding in the Balkans.

The Troika wants to force Tsipras to capitulate to an unpopular debt deal that would surely lead to the rapid end of his premiership.

Right now, the main factor tying Balkan Stream to Greece is the Tsipras government, and it’s in Russia and the multipolar world’s best interests to see him remain in power until the pipeline can physically be constructed.

Any sudden or unexpected change of leadership in Greece could easily endanger the political viability of Balkan Stream and force Russia into relying on Eastring, and it’s for these reasons why the Troika wants to force Tsipras into an inextricable dilemma.

If he accepts the current debt conditions, then he’ll lose the support of his base and likely usher in early elections or fall victim to a revolt from within his own party. On the other hand, if he rejects the proposal and allows Greece to default, then the resultant economic catastrophe could kill all grassroots support for him and prematurely end his political career.

That’s why the decision to hold a national referendum on the debt deal was such a genius move, because it ensures that Tsipras has a chance of surviving the forthcoming political-economic firestorm over its democratically obtained results (which look to foretell a debt rejection and imminent default ).

With the people on his side (no matter how narrowly), Tsipras could continue presiding over Greece as it crawls into an uncertain and troubling forthcoming period. Additionally, his continued stewardship of the country and the personal chemistry that he has with the BRICS leaders ( especially Vladimir Putin ) could lead to them extending some form of economic assistance (probably through the $100 billion BRICS New Development Bank or equally large currency reserve pool ) to Greece after their upcoming summit in Ufa in early July, provided that he can hang on to leadership until then.

Thus, the future of Balkan energy geopolitics currently comes down to whatever happens in Greece in the near future. While it’s possible that a Greek Prime Minister other than Tsipras could continue moving forward with Balkan Stream, the likelihood is significantly less than if Tsipras stayed put in office.

Creating the conditions for his removal is the indirect way in which the US and EU prefer to influence the course of Russia’s future energy shipments through the Balkans, hence why such pressure is being applied on Tsipras at this moment.

His referendum proposal clearly took them all by surprise, since real democracy is practically unheard of in Europe nowadays, and nobody expected him to directly refer to his constituents prior to making one of the country’s most pivotal decisions in decades. Through these means, he can escape the Catch-22 trap that the Troika set for him, and in doing so, also save the future of Balkan Stream.

Concluding Thoughts

There’s more to the Eastring pipeline proposal than initially meets the eye, hence the need to unravel the strategic motivations behind in it in order to better comprehend its asymmetrical impact.

It’s clear that the US and EU want to neutralize the geopolitical applicability that Balkan Stream would have in spreading multipolarity throughout the region, which explains their tandem approach in trying to stop it.

The US is stoking the flames of violent Albanian nationalism in Macedonia in order to obstruct Balkan Stream’s intended path, while the EU is handily proposing an alternative route through the unipolar-controlled Eastern Balkans as a predetermined ‘way out’ for Russia.

Both Euro-Atlantic forces are conspiring together in indirectly trying to topple the Greek government through an engineered election or internal coup in order to remove Tsipras from office, knowing that this singular move would deal the greatest and most immediate blow to Balkan Stream.

While it’s not clear what will eventually happen with Tsipras or Russia’s pipeline plans in general, it’s irrefutable that the Balkans have become one of the main and repeated flashpoints for the New Cold War, and the competition between the unipolar and multipolar worlds in this geostrategic theater is only just beginning to play out.

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 2 Juil - 5:55

moro a écrit:
ce serait intéressant de voir si Poutine est vraiment prêt à pousser sa logique de briser l'encerclement, en avançant ses pions aussi loin qu'en Estonie; au point de provoquer l'Otan dans son fief afin (ou en tout cas essayer) de semer la discorde au sein de cette organisation et à la pousser dans ces derniers retranchements et se trouver ainsi devant The Dilemma: La guerre ou la capitulation

Citation :

La justice russe enquête sur la légalité de l’indépendance des pays baltes



Moscou souffle le chaud et le froid avec ses voisins baltes. Le 25 mai, le président du Parlement russe, Sergueï Narychkine, assurait dans un entretien à la télévision lettone vouloir des « relations normales avec les Etats baltes ». Précision importante, tant l’annexion de la Crimée par la Russie et sa politique agressive envers l’Ukraine ont inquiété son voisinage, M. Narychkine indiquait qu’il considérait les trois pays baltes – Estonie, Lettonie, Lituanie – comme « des pays indépendants et souverains ».

Un mois plus tard, c’est un signal bien différent qui est envoyé par Moscou. Mardi 30 juin, le parquet général russe a indiqué avoir ouvert une enquête visant à vérifier la légalité de la décision des autorités soviétiques de reconnaître, en 1991, l’indépendance des trois pays baltes qui faisaient auparavant partie de l’URSS.

Deux députés du parti au pouvoir Russie unie avaient annoncé mi-juin avoir adressé une demande en ce sens au procureur général de Russie, Iouri Tchaïka. Selon Evgueni Fiodorov et Anton Romanov, le Conseil d’Etat de l’URSS a reconnu, le 6 septembre 1991, l’indépendance proclamée par la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie un an auparavant, sans toutefois apporter à la Constitution de l’Union soviétique les amendements nécessaires. Les deux élus font en outre valoir que ce Conseil d’Etat de l’URSS, formé notamment par le président de l’Union soviétique et les présidents de toutes les Républiques de l’Union, était lui-même un organe inconstitutionnel.

Le rattachement de la Crimée à l’Ukraine jugé illégal

L’affaire sonne d’autant moins comme une blague que ce même parquet général avait jugé illégal, la semaine passée, le rattachement administratif de la Crimée à l’Ukraine en 1954. Le parquet, qui estimait pour arriver à cette conclusion qu’« en vertu de la Constitution de l’URSS, le Conseil suprême de l’Union soviétique n’avait pas le pouvoir de modifier le territoire des Républiques soviétiques », précisait toutefois qu’il n’était pas en mesure de saisir la justice pour réclamer la validation juridique de cette constatation, car il se serait agi de « contester une loi de l’URSS », un pays qui n’existe plus.

L’annonce du parquet russe a d’ores et déjà provoqué des réactions courroucées de la Lituanie, qui l’a qualifiée de « provocation ». « Notre indépendance a été obtenue par le sang et avec les sacrifices du peuple lituanien. Personne n’a le droit de la menacer », a souligné la présidente lituanienne, Dalia Grybauskaite, dans un communiqué. Sur un ton plus léger, le père de l’indépendance du pays, Vytautas Landsbergis, a estimé que Vilnius disposait d’éléments questionnant la légalité de l’Etat russe. « Qu’est-ce que c’est que cet Etat qui a détrôné son tsar et l’a tué, ainsi que ses enfants ? » a ironisé M. Landsbergis.

Incidents frontaliers

Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a pour sa part indiqué ne pas être au courant de cette nouvelle procédure. « Je n’ai pas entendu parler d’une telle demande, a-t-il déclaré à des journalistes à Vienne. Je ne sais qu’une chose, c’est que nous avons des relations diplomatiques avec les pays baltes. »

Depuis plusieurs mois, et malgré de fréquents incidents frontaliers, Moscou semble soucieux de rassurer ses voisins baltes sur ses intentions. Il n’est pas à exclure que la démarche initiée par les députés Fiodorov et Romanov l’ait été sans validation du Kremlin. Même si elle est devenue, sous la présidence de Vladimir Poutine, une simple chambre d’enregistrement, la Douma est souvent utilisée pour présenter toutes sortes de propositions, reflétant souvent la ligne la plus dure du régime russe.

Mais l’initiative met surtout en évidence la vague révisionniste qui s’est abattue sur la Russie. En novembre 2014, Vladimir Poutine s’interrogeait à haute voix sur « ce qu’on peut bien reprocher » au pacte Molotov-Ribbentrop, cet accord signé en 1939 entre l’URSS et l’Allemagne nazie et dont un protocole secret ouvrait la voie à l’invasion par Staline d’une partie de l’Europe orientale, pays baltes y compris.

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/07/01/des-magistrats-russes-mettent-en-doute-la-legalite-de-l-independance-des-pays-baltes_4666234_3214.html
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 4 Juil - 13:56

Citation :
Pour une nouvelle "grammaire des civilisations"
Par Jean-François Fiorina, Directeur adjoint de Grenoble Ecole de Management, Directeur de l’ESC Grenoble

De quoi le monde actuel est-il le nom ? Derrière une actualité bouillonnante, souvent tragique, quelles sont les grandes forces à l’œuvre qui, entre « constantes et changements », structurent réellement les événements ?

Du drame des « migrants » aux incertitudes pesant sur la zone euro, en passant par le renouveau jihadiste et la chronique instabilité africaine, les grandes questions d’actualité attestent de la prégnance de la géopolitique. Elles donnent à voir aussi la singularité des peuples et des cultures.

Trois ouvrages récents permettent de stimuler les réflexions nécessaires. Le manuel Géopolitique de l’Europe, de Gérard-François Dumont et Pierre Verluise (Puf, février 2015), L’Afrique est- elle si bien partie ? de Sylvie Brunel (Sciences Humaines Editions, octobre 2014), et le manifeste Géoculture, un « plaidoyer pour des civilisations durables » proposé par Olivier Hanne et Thomas Flichy de La Neuville (Lavauzelle, février 2015).

Des ouvrages qui, mis bout à bout, laissent à penser que le « choc des civilisations » n’est en rien une fatalité. Bonne lecture et bel été !

C’est dans le manuel d’histoire des classes de Terminale, publié chez Belin en 1963, que le grand historien Fernand Braudel aborde le concept de civilisation. Il estime qu’à un premier niveau, une civilisation se définit par au moins quatre réalités fondamentales: un espace, une société, une économie et un système de mentalités collectives.

L’ensemble de ces éléments et de leurs interactions forment une « grammaire » car « c’est, en effet, un langage, une langue plutôt, avec laquelle il importe de se familiariser ».

Mais si les civilisations sont des structures spatiales, sociales, économiques et mentales, elles sont également autre chose: « les civilisations sont des continuités »? en ce sens où « parmi les coordonnées anciennes (certaines) restent valables aujourd’hui encore ».

Bref, « une civilisation, ce n’est donc ni une économie donnée, ni une société donnée, mais ce qui [...] persiste à vivre en ne se laissant qu’à peine et peu à peu infléchir », sur la longue durée. Cette notion de pérennité dans le temps long, qui rejoint pour partie l’analyse géopolitique, est essentielle pour comprendre les grands enjeux contemporains.

De la civilisation européenne à « l’Europe des doutes »

Publié aux Presses universitaires de France dans la collection Major bien connue des étudiants, la Géopolitique de l’Europe de Gérard-François Dumont et Pierre Verluise est certes un manuel.

Il en présente toutes les qualités documentaires et didactiques pour qui veut approfondir sa connaissance d’une réalité que les auteurs font très justement exister « de l’Atlantique à l’Oural », la Russie d’Europe entretenant des échanges nourris (quoique parfois contrariés) « avec son horizon occidental, via divers réseaux de communication aériens, maritimes, ferrés ou via les hydrocarbures ».

Regroupant 28 des 44 États du continent, l’Union européenne y tient une place essentielle. Comme le prouve l’actualité, « l’Europe est à l’orée de choix importants entre deux projets politiques »: celui du Marché commun centré sur le développement des échanges commerciaux, et celui de la zone euro qui nécessite des « mécanismes de régulation interne pour supporter les effets centripètes de l’intégration et pour contrebalancer les déséquilibres induits. »

L’approche des auteurs est intensément géopolitique dans la mesure où elle intègre les facteurs structurants dans la longue durée « braudélienne ».

Ainsi de la géographie : l’isthme européen est de caractère maritime, un caractère dual qui assure aux Européens « la capacité à se projeter au-delà des mers » et, dans le même temps, « qui peut susciter l’envie », c’est-à-dire grossir les flux d’immigration extra-européenne.

La démographie est tout aussi importante, car « l’hiver démographique » que connaît l’Europe a deux conséquences. D’une part, l’effacement progressif des valeurs propres à la civilisation européenne, car « la capacité d’une génération moins nombreuse à recevoir un héritage intellectuel et culturel est inévitablement moindre que celle d’une génération plus nombreuse ».

D’autre part, l’accentuation des flux migratoires (« la dépopulation peut être un encouragement aux migrations ») avec l’apparition, « dans le cas où les politiques sont inadaptées et où les rapports entre des immigrés et la société d’accueil sont mauvais », de ce que l’historien britannique Arnold Toynbee appelait, dans son analyse du déclin des civilisations, les « schismes horizontaux entre des classes mélangées sur le plan géographique mais séparées sur le plan social ».

Il s’agit à l’évidence d’un risque sérieux, même si les auteurs proposent heureusement des scénarios prospectifs moins sombres.

L’Afrique, enjeu du XXIe siècle


Principal pourvoyeur des flux d’émigration, le continent africain mérite une attention d’autant plus soutenue qu’il est régulièrement promis au décollage, voire à un destin de « futur moteur de l’économie mondiale » (cf. note CLES n°164, 25/06/2015).

Spécialiste des questions de développement, géographe et économiste, Sylvie Brunel s’attache à ce paradoxe: L’Afrique est-elle si bien partie?

Primé au festival 2015 de géopolitique de Grenoble, cet ouvrage est capital pour qui veut comprendre la complexité africaine, et son avenir proche.

« Pour rendre durable la croissance africaine, des politiques volontaristes de redistribution sont nécessaires. Certains pays obtiennent des résultats encourageants, y compris parmi les plus pauvres. Mais la plupart continuent de tolérer qu’un petit nombre se réserve le meilleur au détriment de l’immense majorité, négligeant leurs paysans et la jeunesse montante des villes. Les détournements et la prévarication privent d’avenir ceux qui n’appartiennent pas au cercle restreint des privilégiés. »

Avec pour conséquence d’entretenir un « rêve de l’exil » aux effets pervers, dans la mesure où « la migration sélectionne l’audace et l’esprit d’entreprise », au détriment des sociétés locales.

Sylvie Brunel rappelle cependant que le phénomène migratoire est d’abord intra-africain. Mais aussi qu’il provoque des bouffées xénophobes d’une violence insoupçonnée, en Afrique (vis-à-vis des exilés zimbabwéens par exemple) comme en Europe.

L’autre conséquence des injustices et du « mépris » qui touchent la majorité des populations est l’attisement d’une violence croissante : « La rancœur grandit au cœur des villes, tandis qu’un foyer de tensions mine l’intérieur du continent. L’insécurité des confins déstabilise de nombreux pays, menace la paix et la croissance des littoraux arrimés à la mondialisation ».

Sylvie Brunel récuse cependant toute fatalité: « La solution appartient aux Africains. Selon les choix que ses propres dirigeants effectueront, elle basculera dans un chaos généralisé, ou elle saura au contraire montrer au reste du monde ce que signifie vraiment le terme développement durable : une société solidaire, entre jeunes et vieux, cadets et aînés, ruraux et urbains, où le lien compte plus que le bien, et qui sait unir les traditions passées à la modernité la plus inventive et la plus audacieuse qui soit, dans un continent doté d’une nature plus généreuse que nul autre endroit au monde. »

Pour un respect mutuel des civilisations

Comment développer une « intelligence du monde » lorsque celui-ci peut paraître si sombre et chaotique ? Par la « géoculture », répondent Olivier Hanne, chercheur associé à l’université d’Aix-Marseille, et Thomas Flichy de La Neurville, professeur à l’ESM de Saint-Cyr Coëtquidan.

Leur « plaidoyer pour des civilisations durables » prend acte des fondamentaux qui structurent les relations internationales : « l’ affirmation des cultures et la volonté de puissance ». Tandis que « la négation du facteur culturel a déjà débouché sur des échecs spectaculaires pour l’Occident », tout particulièrement en Irak et en Syrie, « l’enracinement dans une culture est loin d’être une illusion ».

Pour la plupart des pays non occidentaux en tout cas, en Afrique et en Asie tout particulièrement, l’identité reste le moteur d’une vue du monde dont l’ethnicité et la religion restent le socle intangible.

Quant à l’exercice de la puissance, elle repose sur des critères objectifs qui ne sont pas davantage caducs: « l’estime collective de soi », « le dynamisme en matière d’innovation et de travail » et « le dynamisme démographique prolongé sur des générations entières ».

Par l’acceptation de cette réalité, l’approche géoculturelle se veut un principe d’équilibre et finalement de paix : « L’analyse géoculturelle, qui s’intéresse aux équilibres situés sous la surface des affrontements sensibles, aboutit logiquement au refus du ‘choc des civilisations’ et à la valorisation de leur coopération, car seules les cultures pérennisent la paix, sauf si on les nie. Après tout, les forces déstabilisatrices sont aujourd’hui les sociétés technicistes qui, habiles prestidigitatrices, font passer la ruine des civilisations vives pour un progrès ».

Et les auteurs de conclure : « L’objectif n’est pas de devenir une quelconque grande civilisation mais bien d’assumer sa propre culture, en respectant la façon dont elle s’est construite ».

Ce qui est le meilleur moyen de respecter les cultures autres, en refusant notamment la tentation de l’intervention et l’aventurisme militaire, en acceptant aussi que toute civilisation est vouée à devenir hybride et à changer, lentement, au contact des autres.

On pourra contester certaines analyses de cet essai. Il n’en demeure pas moins que le concept de « civilisation durable » apparaît comme une voie originale, et pratique, pour un authentique « dialogue des civilisations ».

Source: CLES: Comprendre les enjeux stratégiques (Juillet 2015)

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 16 Juil - 10:36


L'Iran et le pétrole au moyen orient...

[curl=http://m.huffpost.com/fr/entry/7801032]http://m.huffpost.com/fr/entry/7801032[/url]



http://www.capital.fr/bourse/actualites/iran-les-entreprises-tricolores-s-engouffrent-dans-la-breche-apres-l-accord-historique-1054863



Voilà un meilleur relais de croissance que le marché russe...
Que pensez vous de l'idée que les dégâts de stuxnext ont été beaucoup plus désastreux pour les installations iraniennes la conduisant a comprendre qu'ils fallait négocié la fin du projet nuke.



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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mar 21 Juil - 20:54

Citation :

5 défis que pose tranquillement la Chine à l’Occident



L'Empire du Milieu s'est imposé comme un pays incontournable sur bien des aspects, depuis la chute des économies occidentales en 2008. Après être devenu le moteur économique du monde quand l'Ouest pansait tant bien que mal ses plaies financières, la Chine a construit son hégémonie sur plusieurs autres domaines. Elle s'est affranchie de l'Occident sur des valeurs éthiques, l'a dépassé sur le plan sportif, le menace en terme de cybersécurité et s'intéresse de plus en plus aux zones d'Asie du Sud-Est...

L'article en entier:

http://www.atlantico.fr/decryptage/5-defis-que-pose-tranquillement-chine-occident-francois-bernard-huyghe-jean-vincent-brisset-agatha-kratz-jean-claude-perrin-2242678.html
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Ven 31 Juil - 11:17

Moscou va livrer des missiles à l'Iran
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2015/07/30/97002-20150730FILWWW00313-moscou-va-livrer-des-missiles-a-l-iran.php

La Russie semble vouloir se tailler la part du lion dans le rééquipement de l'armée iranienne

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 5 Aoû - 18:09

a écrit:
Remaniement de la plate-forme énergétique de l’Eurasie, Iran, Chine et Pipelineistan

Pipelineistan – le premier échiquier de l’énergie eurasienne – ne dort jamais. Récemment, c’est la Russie qui a marqué des points sur tous les fronts ; deux contrats de gaz monstres scellés avec la Chine l’année dernière ; le lancement de Turk Stream en remplacement de South Stream; et le doublement de la capacité du Nord Stream vers l’Allemagne.


Maintenant, avec les sanctions contre l’Iran enfin en voie probable de disparition d’ici la fin de 2015 ou le début de 2016, tous les éléments sont en place pour la renaissance de l’un des feuilletons les plus spectaculaires du Pipelineistan, auquel je m’intéresse depuis des années : la concurrence entre les gazoducs IP (Iran-Pakistan) et TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde).

L’IP de $7,5 Mds est bloqué depuis des années maintenant – une victime du Grand Jeu des puissances géopolitiques. IP était à l’origine IPI, relié à l’Inde ; l’Inde et le Pakistan ont cruellement besoin de l’énergie iranienne. Et la pression implacable des administrations successives Bush et Obama ont effrayé l’Inde qui avait freiné le projet au début. Et, pour finir les sanctions contre l’Iran ont tout bloqué pour de bon.

Maintenant, le ministre pakistanais du Pétrole et des Ressources naturelles Shahid Khaqan Abbasi jure que l’IP va redémarrer. Le tronçon iranien du pipeline de 1 800 km a déjà été construit. IP part de l’immense champ de gaz de Pars Sud – le plus grand du monde – et se termine dans la ville pakistanaise de Nawabshah, près de Karachi. L’importance géopolitique de ce cordon ombilical d’acier reliant l’Iran et le Pakistan ne pouvait pas être plus évidente.

Entre en scène – qui d’autre? – la Chine. Les entreprises de construction chinoises ont déjà commencé à travailler sur le tronçon entre Nawabshah et le port stratégique de Gwadar, près de la frontière iranienne.

La Chine finance le tronçon pakistanais de l’IP. Et pour une raison très sérieuse ; l’IP, pour lequel Gwadar est une plaque tournante, est essentiel dans le jeu sur le long terme : le couloir économique Chine-Pakistan à $46 Mds, qui reliera finalement Xinjiang dans le golfe Persique via le Pakistan. Oui, une fois de plus, nous sommes exactement dans le sillage de la Nouvelle Route de la Soie.


Les travailleurs au Kazakhstan complètent une section d’un pipeline de gaz d’Asie centrale
La prochaine étape concernant Gwadar sera essentielle pour la stratégie énergétique de la Chine ; une extension de l’IP jusqu’au Xinjiang. Voilà un défi logistique énorme, impliquant la construction d’un gazoduc dans une géologie difficile, défiant l’autoroute du Karakoram .

L’IP continuera à se laisser influencer par la géopolitique. La Banque asiatique de développement basée au Japon, fortement influencée par les États-Unis (BAD) a commis un prêt de $30 Mio pour aider Islamabad à construire son premier terminal méthanier. La BAD sait que le gaz naturel iranien est une option beaucoup moins chère pour le Pakistan que les importations de GNL [gaz naturel liquéfié, NdT]. Et pourtant, l’agenda de la BAD est essentiellement américain : on vire l’IP, et on soutient à plein le TAPI.

Cela implique, dans un avenir proche, la forte possibilité que le Pakistan comptera de plus en plus sur la banque gérée par la Chine (AIIB) pour le développement de ses infrastructures plutôt que sur la BAD.

Récemment, le champ de l’IP est devenu encore plus encombré avec l’arrivée de Gazprom. Gazprom veut aussi investir dans l’IP – ce qui signifie que Moscou se rapproche d’Islamabad. Cela fait partie d’un autre stratagème géopolitique clé : le Pakistan étant admis comme membre à part entière, aux côtés de l’Inde, de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), chose qui va se produire aussi bientôt avec l’Iran. Pour le moment, la collaboration entre la Russie et le Pakistan est déjà évidente dans un accord pour construire un gazoduc de Karachi à Lahore.

Parlez au (nouveau) Mollah

Avec tous ces mouvements que devient le TAPI ?

Le TAPI $10 Mds est un feuilleton qui remonte à la première administration Clinton. Voilà ce que le gouvernement américain a toujours voulu des talibans ; un accord pour construire un gazoduc vers le Pakistan et l’Inde en contournant l’Iran. Nous savons comment tout s’est horriblement crashé.

La mort du mollah Omar – peu importe quand cela s’est produit – peut modifier la donne. Pas pour le moment, ce serait difficile parce qu’il y a une offensive d’été des talibans en cours, et les pourparlers de réconciliation en Afghanistan ont été suspendus.

Quoi qu’il arrive maintenant, tous les problèmes qui affligent le TAPI restent là. Le Turkménistan – adepte de l’auto-isolement, idiosyncrasique et peu fiables tant qu’il ne traite pas avec la Chine – est un mystère quant au volume de gaz naturel qu’il détient vraiment, la sixième ou la troisième plus grande réserve du monde?

Et l’idée de dépenser des milliards de dollars pour construire un pipeline traversant une zone de guerre – de l’ouest de l’Afghanistan à Kandahar, pour ne pas mentionner la traversée d’un Baloutchistan sujet à des attaques séparatistes – n’est que pure folie.

Les majors de l’énergie restent malgré tout dans le jeu. Le français Total semble être en tête, avec des entreprises russes et chinoises pas loin derrière. L’intérêt de Gazprom dans le TAPI est la clé – parce que le pipeline, s’il est construit, sera certainement relié à l’avenir à d’autres qui font partie de l’ancien réseau immense d’énergie de l’Union soviétique.

Pour compliquer encore les choses, il y a la relation houleuse entre Gazprom et le Turkménistan. Jusqu’à la récente et spectaculaire entrée en scène chinoise, Ashgabat dépendait principalement de la Russie pour commercialiser le gaz turkmène, et dans une moindre mesure, l’Iran.

Dans le cadre d’un méchant litige en cours, Turkmengaz accuse Gazprom d’exploitation économique. Alors, quel est le plan B? Une fois de plus, la Chine. Pékin achète déjà plus de la moitié de toutes les exportations de gaz turkmène qui circule à travers le gazoduc d’Asie centrale vers la Chine ; sa pleine capacité est de 55 milliards de mètres cubes (mmc) par an, dont seule la moitié est utilisée pour le moment.

La Chine aide déjà le Turkménistan à développer Galkynysh, le deuxième plus grand champ de gaz au monde après South Pars en Iran.

Et inutile d’ajouter que la Chine est autant intéressée à acheter plus de gaz en provenance du Turkménistan – via le Pipelineistan – qu’à partir de l’Iran. Le Pipelineistan colle parfaitement avec la stratégie privilégiée de la Chine Tout sauf le détroit de Malacca ; pour acheter un maximum d’énergie aussi loin de l’US Navy que possible.

Donc, le Turkménistan est tenu de se rapprocher de plus en plus de Pékin par sagesse énergétique bien comprise. Cela laisse dans les limbes l’option turkmène de fournir l’UE, dans la mesure où Bruxelles a courtisé Ashgabat pendant des années.

La chimère du pipeline de l’UE est un tronçon Pipelineistan à travers la mer Caspienne. Il ne se fera pas, pour un certain nombre de raisons ; d’abord le différend de longue date sur le statut juridique de la mer Caspienne – est-ce un lac ou une mer? – ne sera pas résolu de sitôt ; ensuite la Russie ne veut pas ; et enfin le Turkménistan n’a pas les infrastructures Pipelineistan nécessaires pour expédier tout ce gaz de Galkynysh vers la mer Caspienne.

Considérant tout ce qui précède, il est facile d’identifier le véritable vainqueur de tous ces jeux de pouvoir pour le verrouillage du Pipelineistan, bien au-delà des pays pris individuellement ; c’est une intégration plus poussée de l’Eurasie. Et si loin de l’ingérence occidentale.

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 8 Aoû - 12:35

Citation :

L'effondrement du prix du pétrole et la dégringolade des cours de l’or expliquent le bouleversement du monde


Les deux valeurs vedettes de la croissance du siècle dernier n’ont plus la cote. L'or noir est en solde et on brade l'or jaune que personne ne veut plus. C'est, pour le monde entier, un vrai bouleversement.

a chute du prix du pétrole et l’effondrement des prix de l'or n’ont jamais été aussi spectaculaires dans l’histoire économique. Même dans les pires moments de dépression. Ces deux phénomènes marquent à quel point les modèles économiques ont changé sur l'ensemble de la planète.

L'or, qui depuis l'origine des temps et dans toutes les civilisations, a toujours été l’indicateur de richesse et le garant du pouvoir comme de la sécurité contre les aléas de la vie.

L'or, cette relique barbare comme disait Staline mais qui l'accumulait comme aucun dictateur ne l’a fait avant lui… L'or qui représente pour beaucoup le seul plan retraite sécurisé, l'or est depuis six mois, descendu de son piédestal.

Quant au pétrole, c'était depuis un siècle ce qui alimentait le moteur de la croissance industrielle. Pendant un siècle on a mesuré avec inquiétude l’évolution des réserves mondiale. Pendant un siècle ces réserves ont dessiné la géopolitique de la planète. On était pauvre ou riche, faible ou puissant selon qu'on avait ou pas du pétrole. Et si on n'avait pas de pétrole, fallait avoir des idées mais les idées n’étaient pas fertiles à tous les coups. Et pour les mettre en œuvre, il fallait … du pétrole. L'or noir a gouverné le monde pendant un siècle.

Depuis deux ans maintenant, on s'est aperçu que la planète regorge de stocks au point de ne plus savoir qu’en faire. Les prix se sont effondrés. Les pays producteurs voient poindre à l'horizon le spectre de la misère. Pour eux, l’horreur quoi ! Enfin presque !

Les faits et les chiffres d’abord. Au début de ce mois d’aout, le métal jaune est tombe a son plus bas depuis plus d’un an… Au début janvier, il se négociait à 1300 dollars l'once. Cette semaine il est tombe à moins de 1080 dollars. Avec un dollar plus cher, c'est tout dire ! Il a légèrement remonté, vendredi dernier mais ça ne change rien au phénomène de long terme.

L’once d'or est l'unité de poids d'or fin utilisée dans le monde entier. Il y a 31 onces dans 1 kilo d'or soit 31.1034768 grammes par once… Une once pèse donc 31 grammes… Et au cours actuel, un gramme d'or vaut donc moins de 35 dollars.

Le prix a donc chute de 25 % environ en un an, les stocks d’or ont perdu un quart de leur valeur et selon les analystes du monde entier, ils pourraient dégringoler encore beaucoup plus, en dessous des 1000 dollars d'once.

Les marchand d’or ne le disent pas parce qu'ils ne veulent pas effrayer leurs clients , mais l’or placement, que l’on estimait plus solide qu' un plan-retraite, l’or en lingot qu' on cachait autrefois dans les caves ou dans les coffres n'est plus considérée comme une valeur refuge ; les investisseurs qui recommandaient aux riches de posséder un tiers de leur fortune en or, ont changé d’avis. Pour tout le monde, les taux d’intérêt vont forcément remonter un jour, ce qui dévalue le lingot puisque l'or ne produit rien. Par ailleurs, toutes les banques centrales du monde se sont progressivement débarrassée de leurs stocks d'or parce qu'elles se sont aperçues que l'or ne servait à rien. C’est évidemment le cas de la Chine qui en avait des stocks considérable et qui les a progressivement échangés depuis 5 ans contre des devises étrangères, du dollar et de l’euro. Il n'y a que l’Inde qui doit encore posséder des réserves importantes mais ce sont des réserves privées, détenues par des familles dont on ne connait pas les montants de richesse.

Alors, il y a évidemment un mystère sur l’état des stocks d'or monétaires dans le monde. Cet état, est globalement stable depuis des années car l’essentiel de la production est destinée à l’industrie et notamment dans les nouvelles technologies …

Il y a un autre mystère qui porte sur la sincérité des autorités gouvernementales quand elles déclarent leurs réserves… L’Inde et plus encore la Chine, sans parler de beaucoup d’états africains, sont sans doute intérêt aujourd'hui a dire qu'ils vendent beaucoup pour faire baisser le prix de l’or… afin d’en racheter. Moralité, il existe d’autres moyens que l’or de se protéger, le métal jaune n'est plus la star mondiale des valeurs refuge, mais il n y a aucune raison de penser que les prix vont s’effondrer. L’or va se stabiliser autour d’une valeur purement économique impactée par la seule demande de l’industrie et de la bijouterie, mais ça restera une valeur rare et chère. Donc les lingots, et les Louis d’or garderont l’essentiel de leur valeur… tant qu’on n’aura pas besoin de les liquider.

Le cas du pétrole est beaucoup plus particulier. D'abord parce que le pétrole n'a qu’un siècle à peine et son utilité est purement liée aux technologies. Depuis un an, depuis juillet 2014, le prix mondial du pétrole a diminué de moitié. Cette baisse spectaculaire et rapide est imputable à trois séries de facteurs.

D'abord le ralentissement de la croissance économique liée à la crise de 2009 /2010. Quand les usines tournent moins vite et que les automobiles restent au garage, on consomme évidement moins de pétrole.

Ensuite, le marché est sans doute impacté par le réchauffement climatique. Non pas parce que le réchauffement ferait baisser mécaniquement la consommation. Si on se chauffe moins, on va tierce davantage sur la climatisation et la dépenses d'énergie est aussi forte. Le réchauffement climatique, et les émissions de gaz à effet de serre ont incité les acteurs à rechercher des modèles de fonctionnement plus économes en énergie fossiles.

Enfin, la découverte de nouveaux gisements, de nouvelles réserves de pétrole et de gaz, ont accru l’offre mondiale pour une demande qui s’est plutôt réduite. La découverte des gaz et pétrole de schistes a décuplé l’offre. Les Etats-Unis sont ainsi devenus les premiers exportateurs de pétrole du monde.

Alors ce phénomène est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise nouvelle c’est que la baisse brutale des prix du pétrole a déprécie la valeur de beaucoup d’entreprises internationales ? L’ensemble des industries liées au secteur pétrolier aurait perdu 1300 milliards de dollars en un an. Or la perte de valeur boursière a beau être virtuelle, elle revient à appauvrir ceux qui en font les frais et à hypothéquer leur potentiel de développement. Un investisseur américain comme Carl Icahn, l’héritier de la famille Fiat, particulièrement "success full" sur les bourses américaines a perdu les 3/4 de la valeur de l’une de ses holding spécialisées Chesapeake, soit 1,5 milliard de dollars sur 2 milliards l'année dernière. Il est évident que sa capacité d’action s'en trouve amputée d'autant.

Ceci étant, la baisse durable du prix du pétrole est aussi une très bonne nouvelle dans la mesure où elle apporte de la productivité à l’industrie. La fonction de production s'en trouve améliorée par la baisse des coûts. La compétitivité aussi. Le problème c’est que les marchés nourris au lait concentré du pétrole cher sont moins dynamiques. Les rapports de force géopolitique peuvent également changer. Les états pétroliers ont moins de recettes. Ils vont donc avoir moins de moyens et de pouvoirs dans le monde. Ça n’est pas forcément une mauvaise nouvelle.

http://www.atlantico.fr/decryptage/effondrement-prix-petrole-et-degringolade-cours-or-expliquent-bouleversement-monde-jean-marc-sylvestre-2273649.html

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 8 Aoû - 13:03

si ni l'or jaune ou noir ne sont des valeurs refuges et sûre, sur quoi se sont rabattus les investisseurs?

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L'homme sage est celui qui vient toujours chercher des conseils dabord, des armes on en trouve partout.

feu Hassan II.

http://www.youtube.com/watch?v=AbjNQ_5QvgQ
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 8 Aoû - 14:02

c'est un bluff! l'or vs $!
https://www.moneymetals.com/news/2015/08/06/china-gold-hoarding-000747


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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 8 Aoû - 17:21

Hddou a écrit:
c'est un bluff! l'or vs $!
https://www.moneymetals.com/news/2015/08/06/china-gold-hoarding-000747


Bingo !!!!! Hddou Like a Star @ heaven Jamais et jamais l'or degringole quand le petrole l'etait,ce jeux est juste pour ramener la valeur du dollar la ou elle etait versus l'or et bouster l'economie US et paye vite la dette US,n'oubloier pas que l'or du monde entier est a fort knox????????
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 8 Aoû - 17:56

a écrit:


Then another potential explanation was offered by Telegraph's Ambrose Evans-Pritchard who late today quoted Sharps Pixley's analyst Ross Norman as saying that "the level of gold reserves announced by China massively understates the country’s true holdings. “We think they have at least twice as much, maybe even 4,000 tonnes,” he said. "Sharps Pixley said a “seismic change” is under way in the bullion markets as economic power shifts to the East, boosting gold prices over time."

A division of the People’s Liberation Army mines gold and transfers the metal to the Chinese finance ministry, acting outside normal commercial channels. The government also buys gold directly from Chinese producers. This is an internal transaction and is therefore not necessarily recorded in China’s external reserves.
Then AEP goes on to quote David Marsh, from the monetary forum OMFIF, who said "China would risk unsettling the world gold market if it revealed bullion reserves of 2,000 or 3,000 tonnes. This might be interpreted as an unfriendly move against the dollar at a "delicate time."

And from a purely logical standpoint, it would be far more sensible for the PBOC to reveal just a fraction of its gold holdings, whether it was to stabilize its stock market or to boost its chances of SDR admission, than to expose the entire vault, especially if it wanted to buy more: it doesn't take rocket surgery to realize that one can buy more assets for cheaper, if one is not exposed as amassing a huge position in a given asset.

So the next question is if China does indeed have more gold than is represented, and if the PBOC is simply exposing its holdings one month at a time for whatever reason (especially since we know the PBOC did not buy 600+ tons in the month of June), then where is this gold "hidden" or, rather, where did all of China's gold - the thousands of tons both mined domestically and imported over the past five years - go?

One answer is presented by Louis Cammarasno in the following Smaulgld blog post:

"The Case Of China's Missing Gold"

The People’s Bank of China Updates Its Gold Reserve Holdings
Chinese Gold reserves jump 604 tons from 1,054 tons last reported in 2009 to 1,658 tons.
Many gold observers ask – ‘Is that it’?
Since 2009 China has mined over 2,000 tons of gold and imported over 3,300 tons of gold through Hong Kong*.
Where did it all go?
The Case of China’s Missing Gold

On July 17, 2015, the People’s Bank of China (PBOC) updated its gold reserves holdings for the first time since 2009. The PBOC reported adding 604 tons of gold to their reserves bringing the total from 1,054 tons to 1,658 tons.

The PBOC announcement was widely anticipated as a pre-requisite of China’s application for inclusion in the International Monetary Funds’ (IMF) Special Drawing Rights (“SDRs”).

China’s announced gold reserves are a respectible amount, but far lower than what many gold observers believe China has.

1,658 Tons of Gold – Good Enough For the IMF?

Having large gold reserves are not required to be in the SDR. England is in the SDR and has just over 310 tons of gold.

We have argued that China’s primary objective is not acceptance into the SDR but rather to establish a viable parallel international financial structure to rival the IMF.

We think China holds a portion of its gold at the PBOC as reserves with the rest held elsewhere in China.

The PBOC’s updated gold reserves are five times more than England’s and certainly enough to show the financial heft required for admission to the SDR. The PBOC doesn’t need to report thousands of tons of gold to get into the SDR and they don’t need to upstage their largest single country trading partner, the United States at this point (whose stated gold reserves are 8,135 tons).

China’s recent update to its gold holdings put it in fifth place among gold holding nations.

How China Reported The Update to its Gold Reserves

The PBOC’s addition of more than 600 tons of gold to their reserves showed up as a single entry in June 2015!

Unlike Russia that reports increases in its gold reserves monthly (that we catalogue here), the PBOC chose to include all of the increase in its gold reserves since 2009 in just one month.


The People’s Bank of China supposedly added 1,943,000 ounces of gold (approx 600 tons) to its reserves in June.

How Much Gold is There in China?

The additional amount of gold that the PBOC reported doesn’t seem to square with publically available reports on the amount of Chinese gold production and imports.

Chinese Mining Production

China is now the world’s largest gold mining nation and exports virtually none of it.

China has produced over 2,000 tons of gold since 2009.

Chinese Mining Reserves

There’s plenty more where that came from!

On June 25, 2015, Zhang Bignan Chairman and Secretary General of the China Gold Association presented this slide at London Bullion Market forum indicating that China’s gold mining reserves were approximately 9,800 tons.

According to the Chairman and Secretary General of the China Gold Association, China has over 9,800 tons of gold in mining reserves.

Chinese Gold Imports

China has also ramped up its gold imports significaly since 2009. From 2010 to May 2015 net Chinese gold imports through Hong Kong were well over 3,300 tons.

Chinese gold imports through Hong Kong have amounted to over 3,300 tons since 2009.

*China also imports an undisclosed, but large amount of gold through Shanghai.

Chinese Gold Trading on the Shanghai Gold Exchange

In addition to massive gold production and imports, China also operates the Shanghai Gold Exchange (SGE) a major physical gold trading hub. Withdrawals of physical gold on the SGE to date in 2015 are well over 1,200 tons and over 9,000 tons since January 2009.


Withdrawals of physical gold on the Shanghai Gold Exchange are well over 1,200 tons year to date in 2015.

Who’s Got the Chinese Gold?

If Chinese gold mining production and imports through Hong Kong and Shanghai don’t end up at the PBOC, where is it?

The Chinese People

A good portion of Chinese gold is with its citizens. The famed gold crazed “Da Ma” or Chinese housewives who buy any dip in gold prices supposedly hold a good portion of the nation’s gold. Some estimate that Chinese citizens hold thousands of tons of gold. One estimate claims Chinese citizens hold 6,000 tons of gold.

Chinese State Owned Banks

Perhaps another chunk of the Chinese nation’s gold is held in other state owned banks, not necessarily with the PBOC, such as the Agricultural Bank of China, Bank of China, China Construction Bank, China Development Bank and Industrial and Commerical Bank of China all located, like the PBOC, in Beijing, China.

Chinese Sovereign Wealth Fund

The China Investment Corporation (CIC), also located in Bejiing, is a sovereign wealth fund responsible for managing part of the People’s Republic of China’s foreign exchange reserves. The CIC has $746.7 billion in assets under management and reports to the State Council of the People’s Republic of China.

Off Balance Sheet Accounting?

The CIC lists $225.321 billion in finacial assets and about $3.130 billion of “other assets” on its balance sheet. It’s possible that some of these “assets” are in the form of gold.

The CIC has three subsidiaries: CIC International (responsible for internatonal equity and bond investments), CIC Capital (direct investments) and Central Huijin (equity investments in Chinese state owned financial institutions and state owned enterprises).

Central Huijin owns significant equity stakes in each of: Agricultural Bank of China (40.28%), Bank of China (65.52%), China Construction Bank(57.26%), China Development Bank (47.63%) and Industrial and Commerical Bank of China (35.12%).

For a gold backed Chinese Remnimbi 1,658 tons of gold reserves are insufficient, but for admission to the SDR are perfectly adequate.

If indeed China holds gold with the CIC and/or with any of the Chinese state owned banks, the PBOC could roll up that gold on to its own balance sheet in order to show more gold reserves quickly and easily in one month with a single entry

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Mer 12 Aoû - 17:56

BOUBOU a écrit:

L’État profond en Amérique


Avant-propos du traducteur : Avec son aimable autorisation, j’ai traduit cet article de Philip Giraldi, un ancien officier de la CIA devenu un commentateur dissident de la politique étrangère états-unienne. Cette analyse m’a semblé intéressante au regard de l’actualité. En effet, le concept d’« État profond » est en train de se populariser : aux États-Unis, il désigne un système de gouvernance informel, occulte et démocracide dont Wall Street est l’épicentre. J’ai moi-même tenté d’appliquer ce concept à la France, dans un article publié par DeDefensa.org et influencé par Peter Dale Scott, dont je suis le traducteur. Philip Giraldi m’a indiqué ne pas connaître cet auteur ; néanmoins, sa définition de l’État profond américain est proche de celle du Dr. Scott.

Dans cet article, M. Giraldi explique d’abord ce qu’est l’État profond turc, montrant dans quelle mesure le patriotisme peut devenir un prétexte pour subvertir la démocratie et satisfaire des intérêts particuliers. Il décrit ensuite l’État profond américain, en déplorant le fait que ses acteurs soient attirés par le profit au détriment de l’intérêt général, de la démocratie et de la sécurité collective. Ainsi, il dénonce notamment la surveillance de masse, la dérégulation financière, la corruption politique et la guerre globale contre le terrorisme. Il est donc intéressant de connaître l’opinion d’un ancien officier de la CIA sur l’actuel système de gouvernance aux États-Unis, car son constat est aussi sévère qu’alarmant.

(Philip Giraldi, qui est un expert de la politique étrangère états-unienne, est le directeur exécutif du Council for the National Interest. Dans sa version originale, cet article a été publié le 30 juillet 2015 sur le site TheAmericanConservative.com. Traduction : Maxime Chaix [www.maximechaix.info].)

Maxime Chaix


L’État profond en Amérique
On affirme souvent que la République turque moderne a deux niveaux de fonctionnement. Démocratie parlementaire avec une Constitution et des élections régulières, elle est également influencée par un gouvernement secret, appelé l’«État profond» (*) («Derin Devlet » en turc).

Ces derniers temps, ce concept a eu le vent en poupe [aux États-Unis et en France], en particulier pour expliquer la persistance de dynamiques politiques traditionnelles dans les récentes révolutions au Moyen-Orient et en Europe de l’Est. Pour celles et ceux qui croient en l’existence d’un État profond, un certain nombre de relations tant institutionnelles qu’extralégales pourraient suggérer sa présence.

Certains observateurs pensent que cet État profond a émergé à travers une opération secrète de l’OTAN. Baptisée «Gladio» (**), elle a permis la mise en place d’une infrastructure pour les « opérations stay-behind », anticipant une invasion de l’Europe de l’Ouest par l’Union soviétique et ses alliés. Cette hypothèse a une certaine cohérence, car un État profond doit être organisé autour d’un ensemble de pouvoirs officiels et légitimes. En d’autres termes, il doit normalement inclure de hauts responsables de la police, des renseignements et de l’armée. Pour les autorités policières et les services secrets, la capacité d’agir dans la confidentialité est une condition sine qua non de l’État profond. En effet, elle fournit une couverture pour entretenir des relations qui, en d’autres circonstances, pourraient être considérées comme suspectes, voire illégales.

En Turquie, l’idée qu’il doit exister une force externe limitant la remise en cause des normes politiques avait même été reconnue, jusqu’à récemment, dans une feuille de vigne juridique. En effet, la Constitution de 1982 autorisait le Conseil de Sécurité Nationale de l’armée à intervenir dans les affaires politiques afin de « protéger » l’État. En fait, il y a eu quatre putschs militaires en Turquie. Néanmoins, le champ d’action de l’État profond turc se situe bien au-delà de ces interventions directes. En effet, il semblerait qu’il opère grâce à la connivence de politiciens qui couvrent ses activités, mais aussi à travers des intérêts entrepreneuriaux et des réseaux criminels. Ces derniers peuvent agir en dehors des frontières et favoriser une corruption politique endémique, notamment via le trafic de drogue et le blanchiment d’argent.

Un certain nombre de politiciens turcs de premier plan ont ouvertement évoqué l’existence d’un État profond. Le Premier ministre Bulent Ecevit a tenté d’en savoir plus sur cette organisation et, de ce fait, il a failli être assassiné en 1977. Tansu Ciller a rendu hommage à « ceux qui sont morts pour l’État et ceux qui ont tué [en son nom] », en référence à des assassinats de communistes et de Kurdes. Nous pouvons recenser de nombreuses révélations majeures sur les activités de l’État profond turc. L’exemple le plus célèbre est un accident de voiture survenu en 1996 à Susurluk, qui tua le directeur adjoint de la police d’Istanbul et le chef des Loups gris, une organisation nationaliste d’extrême droite. Un député se trouvait également dans cette voiture et un faux passeport y fut découvert, ce qui permit aux enquêteurs d’établir un lien entre ce réseau criminel ayant dirigé des escadrons de la mort, un haut responsable de la police et un élu siégeant au Parlement. Les investigations qui s’ensuivirent ont démontré que les autorités policières avaient utilisé ces malfaiteurs en appui de leurs opérations contre des groupes d’extrême gauche et d’autres dissidents. Des agents de l’État profond ont également été impliqués dans des assassinats de Kurdes, de gauchistes, de potentiels témoins de l’État, d’un journaliste arménien et d’un juge. Par ailleurs, ils ont commis des attentats à la bombe contre une librairie kurde et les bureaux d’un important journal.

Tandis que chaque gouvernement dissimule ses activités les plus critiquables ou organise de véritables tromperies – ayant parfois de bonnes raisons de le faire –, il est légitime de se demander en quoi l’État profond agit différemment. Tandis qu’un gouvernement élu peut parfois mener des activités à la légalité douteuse, il a en principe des motifs légitimes pour dissimuler ou justifier ces actes. Mais pour les acteurs de l’État profond, il n’existe ni responsabilité, ni restriction légale. Tout est basé sur l’intérêt personnel, ce qu’ils justifient en invoquant le patriotisme et l’intérêt national.

En Turquie, les hauts responsables qui se considèrent membres du status in statu partagent la croyance d’être les gardiens de la Constitution et des véritables intérêts de la nation. C’est pourquoi ils ne se sentent pas concernés par les lois qui régissent la société. Leurs activités criminelles leur semblent acceptables car ils pensent protéger le peuple turc et corriger ses erreurs – la population pouvant être facilement détournée du droit chemin par des lubies politiques ou des leaders charismatiques. Lorsque les choses vont trop loin dans une direction que l’État profond juge mauvaise, celui-ci intervient pour rectifier le tir.

Et les acteurs de ce système sont récompensés pour leur patriotisme [dévoyé]. En effet, ils bénéficient matériellement des activités criminelles dans lesquelles ils s’engagent, dont la protection du rôle de la Turquie comme zone de transit des drogues de l’Asie centrale vers l’Europe, et plus récemment des armes et des combattants vers et depuis la Syrie – ce qui les a amenés à collaborer avec des groupes tels que Daech [, comme l’a notamment dénoncé Éric Leser sur Slate.fr]. Ces activités ont permis à des islamistes d’ignorer les frontières et de vendre des objets archéologiques volés, tout en négociant la vente du pétrole provenant des zones qu’ils occupent. Une part importante de ces transactions alimente l’État profond.

Que mes lecteurs états-uniens ne soient pas surpris si tout cela leur semble familier. Et au regard de certaines idiosyncrasies locales, il est légitime de se demander s’il n’existerait pas également un État profond en Amérique.

Tour d’abord, soulignons que, pour qu’un tel système soit effectif, il doit être étroitement lié au développement ou à la préexistence d’un État de sécurité nationale. De plus, le sentiment que la nation est en danger doit prévaloir, de valeureux patriotes prenant alors des mesures exceptionnelles pour préserver la vie et les biens des citoyens. En principe, ces dispositions sont génériquement conservatrices, puisqu’elles visent à protéger le statu quo et impliquent que tout bouleversement soit dangereux.

Dans l’Amérique de l’après-11-Septembre, ces conditions sont certainement remplies, ce qui alimente l’autre caractéristique essentielle de l’État profond : le fait que ses acteurs doivent opérer en secret, ou du moins à l’abri des regards indiscrets. Observons un instant le fonctionnement de Washington. Le Congrès [à majorité républicaine] est paralysé, et il s’oppose à quasiment tout ce que soutient la Maison Blanche. Néanmoins, certaines politiques sont mises en œuvre, mais visiblement sans aucune discussion : les banques sont renflouées et les intérêts des entreprises sont légalement protégés ; dans le secteur de la Défense [et du Renseignement], d’énormes contrats pluriannuels sont approuvés ; des citoyens sont assassinés par des drones à l’étranger, la population est surveillée en permanence, des gens sont emprisonnés arbitrairement, les actions militaires contre des régimes « voyous » sont autorisées, et les lanceurs d’alerte sont punis de peines de prison ; les crimes de guerre commis par les soldats et les mercenaires états-uniens sur des théâtres de guerre lointains, ainsi que les tortures et les kidnappings, font rarement l’objet d’enquêtes et de sanctions. [La gouvernance des] États-Unis, en tant qu’entité capitaliste prédatrice et belliqueuse, peut être perçue comme une incarnation de l’État profond.

L’un de ses détracteurs a écrit que ce système s’inscrivait dans le « Consensus de Washington », un élément du mème de l’« exceptionnalisme américain ». L’État profond peut être considéré comme une création de l’après-guerre, c’est-à-dire l’aboutissement du « complexe militaro-industriel » contre lequel le Président Eisenhower nous avait mis en garde. Néanmoins, certains observateurs pensent que ce système fut instauré par le vote du Federal Reserve Act avant la Première Guerre mondiale. Plusieurs années après avoir promulgué cette loi, Woodrow Wilson se serait plaint en ces termes : «Dans le monde civilisé, nous sommes devenus l’un des gouvernements les moins bien dirigés et les plus totalement contrôlés et soumis [;] nous ne sommes plus un gouvernement par la conviction et le vote de la majorité, mais (...) par l’opinion et la coercition d’un cercle restreint de puissants.»

L’État profond de ce pays est une créature hybride – à l’image de la Turquie –, qui est gérée par un axe New York-Washington. Alors que les Turcs s’engagent dans des activités criminelles pour se financer, les élites de la capitale états-unienne se tournent vers les banquiers, les lobbyistes et les contractants du secteur de la Défense, qui opèrent bien plus ouvertement et légalement. Aux États-Unis, l’État profond inclut toutes les parties, à la fois publiques et privées, qui bénéficient du statu quo, dont certains acteurs clés au sein des agences de renseignement et de police, ainsi que dans les Départements de la Défense, du Trésor et de la Justice, ou encore dans la magistrature. Ce système est structuré afin de récompenser matériellement ceux qui participent à cette mascarade, et le ciment qui coagule cet ensemble provient de Wall Street. En effet, les « services financiers » pourraient bien être considérés comme l’épicentre de ce processus. Bien qu’il y ait besoin du gouvernement pour mettre en œuvre les politiques souhaitées, les « banksters » constituent l’élément le plus essentiel de l’État profond. En effet, ils distribuent les récompenses les plus attrayantes pour acheter la complaisance des autorités. À mesure que les intérêts entrepreneuriaux renforcent leur domination sur les médias, peu de voix discordantes se font entendre au sein du « quatrième pouvoir » ; parallèlement, la plupart des cercles de réflexion washingtoniens, qui apportent de la crédibilité « intellectuelle » à l’État profond, sont eux aussi financés par les contractants de la Défense.

L’essor de ce système est garanti par les fameuses « portes-tambour » (« revolving doors »), à travers lesquelles des dirigeants gouvernementaux accèdent aux plus hautes sphères du secteur privé. Dans certains cas, ces portes tournent plusieurs fois, lorsque les hauts fonctionnaires quittent le gouvernement pour y retourner ensuite – mais à des positions encore plus élevées. Au fur et à mesure de leur évolution, ces individus spéciaux sont protégés, promus, et préparés à des enjeux plus importants, qui justifient des dépenses colossales : plans de renflouement des banques, allègements fiscaux, et résistance aux législations qui réguleraient Wall Street, les dons aux partis politiques et le lobbying. D’anciens politiciens, généraux [du Pentagone] et officiers supérieurs des renseignements s’offrent alors des maisons de plusieurs millions de dollars pour leurs retraites, confortablement assis sur des tas d’investissements.

L’État profond américain est totalement corrompu : il n’existe que pour trahir l’intérêt public, et il inclut des hauts fonctionnaires et les deux principaux partis. Des politiciens comme les Clinton, qui ont «ruiné» la Maison Blanche et ont ensuite accumulé 100 millions de dollars en quelques années, en sont un bon exemple. Un Pentagone obèse recrache des centaines d’officiers généraux inutiles, qui percevront toute leur vie de gracieuses retraites et autres allocations. Et personne n’est jamais sanctionné. L’ex-général et ancien directeur de la CIA David Petraeus, qui avait été poussé vers la sortie, est aujourd’hui un cadre dirigeant du fonds d’investissement privé KKR, bien qu’il n’ait aucune compétence dans le secteur des services financiers. Plus récemment, l’ancien directeur adjoint de la CIA Michael Morell est devenu un conseiller de premier plan à Beacon Global Strategies. Ces deux individus sont récompensés pour leur loyauté envers ce système, mais aussi car ils permettent à ces firmes d’accéder à leurs remplaçants au sein du gouvernement.

Pourquoi l’État profond connait-il une telle réussite ? Il gagne indépendamment de qui est au pouvoir en créant des gouffres financiers dans le système, avec l’assentiment des deux partis. Monétiser la guerre globale contre le terrorisme – qui est totalement inutile et horriblement chère –, est rentable pour les hauts fonctionnaires, les industries de la Beltway et les services financiers qui alimentent cette campagne. Puisque que l’argent doit couler à flots, l’État profond continue de défendre des politiques insensées, dont les guerres ingagnables qui sont actuellement imposées sans débat en Irak/Syrie et en Afghanistan. L’État profond sait pertinemment qu’une opinion publique apeurée avalera tout ce qu’on lui vend ; il n’a même pas besoin de faire beaucoup d’efforts pour y parvenir.

Bien entendu, j’ai conscience que les États-Unis ne sont pas la Turquie. Mais en nous basant sur cet exemple, nous devons comprendre comment une démocratie peut être subvertie par des intérêts particuliers cachés derrière le masque du patriotisme. Bien souvent, aux États-Unis, les citoyens ordinaires se demandent pourquoi les politiciens et les responsables gouvernementaux sont aussi bornés, n’admettant que trop rarement la réalité de notre pays. Ce déni est en partie dû au fait que la classe politique vit dans une bulle qu’elle a elle-même créée ; mais également car la plupart des dirigeants US acceptent une présence non élue, illégitime et non responsable au sein du système, qui en réalité tire les ficelles dans les coulisses. Voilà comment je définirais l’État profond américain.

Philip Giraldi

Notes

(*) NdT : Les hyperliens menant à des articles en français ont été ajoutés par le traducteur, avec l’autorisation de l’auteur, pour remplacer les articles en anglais

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 13 Aoû - 12:59

l´etat profond en europe est le gladio encore present,qui impute bcp d´attentats de ses agents a d´autres partis

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 13 Aoû - 13:17

Chapeau bas Yakuza! ce mot "gladio" tapper sur google m'a ouvert des fenêtres non connus!
y'a une chanson à la mode Inta M3alem wihna minnak nit3alem!

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 13 Aoû - 13:37

leurs cellules neonazi ont ete oubliés avec le temps mais le contact resté intact avec le service allemand VS (Verfassungsschutz),la cellule devenue celebre neonazi NSU a commis 9 meurtres sur des etrangers(turcs+grecs+1 policiere) entre 2000/9 que la police imputait a des mafias turcs ou drames de familles(meurtres d´honneurs ze3ma)
apres que la cellule s´est self suicidée en 2011(2 sur 3) tout est sorti au publique mais la relation au gladio est disputée ils veulent pas l´avouer,car le VS en souffre il a detruit tous les documents apres "par inadvertance" gallek Laughing

le gladio est aussi derriere l´attentat de munich d´octobre 1980 ,le plus meurtrier de l´histoire allemande,avec l´aide de neonazis approchés et soutenus par le BND,avant l´allemagne c´etait l´italie pour l´imputer aux communistes rouges,c´est comme ca que le CIA/MI6/BND ont laissé les partis de droite reigner sur l´europe pour eviter "l´invasion rouge"

les VS/bnd jusqu´a mtn n´ont d´oeil que sur les islamistes qu´ils disent le premier danger pour l´allemagne,continuant a fermer les yeux sur leurs enfants illegitimes oubliés

gladio,armées secretes d´europe (traduisible eng)

https://www.youtube.com/watch?v=J7Q1lHCQKcc

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Jeu 24 Sep - 22:19

Eclairage intéressant

Citation :

La stratégie de Poutine au Moyen-Orient décryptée



FIGAROVOX/ENTRETIEN - Hadrien Desuin analyse les enjeux de la rencontre de Vladimir Poutine avec le Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou au sujet de la guerre en Syrie. Un nouvel équilibre des forces au Moyen-Orient se met en place.

Ancien élève de l'École spéciale militaire de St-Cyr puis de l'École des officiers de la Gendarmerie nationale, Hadrien Desuin est titulaire d'un master II en relations internationales et stratégie sur la question des Chrétiens d'Orient, de leurs diasporas et la géopolitique de l'Égypte, réalisé au Centre d'Études et de Documentation Économique Juridique et social (CNRS/MAE) au Caire en 2005. Il a dirigé le site Les Conversations françaises de 2010 à 2012. Aujourd'hui il collabore à Causeur et Conflits où il suit l'actualité de la diplomatie française dans le monde.

LE FIGARO. - Le président russe Vladimir Poutine a rencontré lundi à Moscou le Premier ministre israélien Nétanyahou au sujet de la guerre en Syrie. Selon Haaretz, cette visite semble refléter «le manque de foi [de ce dernier] dans la capacité et la volonté des Etats-Unis à protéger les intérêts sécuritaires israéliens.» La Russie est-elle un nouvel acteur majeur dans la région?

Hadrien DESUIN. - Les derniers renforts russes en Syrie frappent l'imaginaire collectif. Pour la première fois depuis la fin de la guerre froide et l'intervention soviétique en Afghanistan, l'armée russe s'apprête à intervenir au Moyen-Orient. Les Russes avaient conservé leur base de Tartous et fournissaient en armes l'armée syrienne mais Poutine a changé de braquet: désormais c'est l'armée russe qui frappe. Il s'agit d'un événement majeur qui va marquer l'histoire des relations internationales: un nouvel équilibre des forces au Moyen-Orient se met en place. Il faut se souvenir que les interventions américaines dans le Golfe ont été rendues possible par la chute de l'URSS. Mais progressivement la Russie poutinienne restaure les positions soviétiques au Moyen-Orient, ce que n'aurait pas déplu à Evgueni Primakov qui vient de disparaître.
Il faut toutefois nuancer. La stratégie russe n'est pas une logique de guerre froide et d'opposition aux armées occidentales mais plutôt d'aiguillon. L'idée est de participer à la coalition anti-Daech en s'appuyant sur l'armée syrienne et non les «rebelles». Rebelles qu'à l'exception de quelques idéologues, on peine à distinguer des groupes djihadistes proches d'Al-Qaïda. La Russie ne veut pas apparaître comme un trublion mondial. Au contraire, elle souhaite jouer un rôle dans le nouveau monde multipolaire qui s'ouvre après la fin de l'hégémonie américaine post-URSS.
Côté israélien, il y a une vraie déception vis-à-vis des Etats-Unis et un certain pragmatisme. Marqué par le conflit contre le Hezbollah au Liban-sud, le chef du Likoud a d'abord misé sur la chute de Bachar Al-Assad. Le premier ministre israélien a dès lors voulu jouer le Capitole contre la Maison-Blanche ; mal lui en a pris. Ses réseaux dans le parti républicain n'ont pas suffi. Même les électeurs juifs démocrates n'ont pas suivi son obsession anti-iranienne. Peut-être aussi que la droite nationaliste israélienne voit d'un bon oeil l'émergence de Daech, qui peut cyniquement diviser le camp djihadiste, notamment le Hamas.
Par dépit, Netanyahou se tourne vers Moscou qui pourtant applique une politique pro-iranienne dans la région. Il s'agit sans doute d'une simple coordination technique entre les états-majors aériens. Netanyahou en profite aussi pour marquer sa désapprobation vis-à vis de l'administration Obama. Avec l'idée que le grand retour de la Russie au Moyen-Orient ne manquera pas d'être exploité par les républicains qui pointent la prudence excessive de Barack Obama.

Comment expliquer ce basculement alors que la Russie était la cible de violentes critiques de la part des EU et de l'UE?

Le principe de réalité finit toujours par prendre le dessus sur les émotions morales. La stratégie occidentale est en échec en Syrie depuis quatre ans. Le groupe des amis de la Syrie qui avait exclu les positions iranienne et russe n'a jamais pu apporter la preuve de la crédibilité de l'armée syrienne libre (ASL) et sa branche politique, le conseil national syrien. La Russie, de son côté, a toujours proposé ses bons offices diplomatiques pour dénouer le nœud syrien et trouver une solution interne au régime des Assad.
Pour l'opinion occidentale, les crimes de Daech sont désormais nettement plus insupportables que les tentatives de Bachar Al-Assad de rester au pouvoir. C'est donc la position russe qui apparaît la plus juste mais aussi la plus réaliste. On joue sur les mots mais plus personne en haut lieu n'appelle à un changement de régime à Damas. Mutatis mutandis, les occidentaux s'alignent sur la position russe. C'est-à-dire la priorité donnée à la lutte contre le terrorisme islamiste.

La Russie semble être le pays le plus déterminé à attaquer Daech . Comment expliquer la lenteur des pays européens et des Etats-Unis à s'allier avec Moscou?

On disait l'économie russe à genoux, le pouvoir politique de Poutine vacillant, isolé sur la scène internationale. Il n'en n'est rien. Comme disait Bismarck, «la Russie n'est jamais aussi forte ni aussi faible qu'il n'y paraît.» Largement surestimée au cours de la guerre froide, la Russie a, depuis 25 ans, été négligée au Moyen-Orient. Mais l'image d'une armée russe en déliquescence dans les années 90 n'est plus d'actualité. Poutine et ses généraux se sentent suffisamment forts désormais pour se projeter au Moyen-Orient et déployer le meilleur de leur technologie.
Comme à son habitude, Vladimir Poutine a manœuvré en discrétion pendant tout le mois de septembre jusqu'à ce que son appui à l'armée syrienne ne puisse plus être contesté. Comme en Crimée et en Géorgie, Poutine ne veut pas provoquer mais les Occidentaux sont mis en douceur devant le fait accompli, sans déclaration tonitruante ni fanfaronnade. Les rôles s'inversent puisque jusqu'à présent ce sont les Occidentaux qui mettaient bruyamment la Russie devant le fait accompli.
Pour autant, les puissances occidentales, échaudées par leurs échecs successifs dans la région réalisent au fur et à mesure que Poutine et Lavrov peuvent poursuivre le rôle positif qu'ils ont joué dans les négociations avec l'Iran.

Laurent Fabius s'est montré hostile à la visite de parlementaires français en Crimée, et opposé à la vente des Mistral à Moscou. La France est sous embargo alimentaire russe depuis 2014 après les sanctions économiques prises à l'encontre de la Russie… Comment analysez-vous l'attitude de la diplomatie française envers la Russie? La France est-elle en train de manquer une rapprochement de poids avec Moscou?

La position de Laurent Fabius reste arc-boutée sur le départ de Bachar Al-Assad comme s'il vivait encore dans le mirage des printemps arabes. Mais Daech a pris de plus en plus d'importance jusqu'à la prise de Mossoul. Les Occidentaux ont alors été contraints de prendre la défense de Bagdad et les militaires ont fait pression pour élargir les opérations à la Syrie. Jean-Yves Le Drian en France, John Kerry et Ashton Carter [actuel secrétaire d'Etat américain à la Défense, ndlr] aux Etats-Unis ont été les premiers à pousser à reprendre le dialogue avec Damas. C'est eux qui tirent François Hollande et Barack Obama à se rapprocher de la position russe.
Laurent Fabius, toujours en retard d'une guerre, semble encore penser le monde des années 90. Depuis trois ans, il réclame le départ préalable de Bachar Al-Assad sans tenir compte de la position russe. Dans un entretien paru aujourd'hui dans Le Figaro, il trouve pour la première fois absurde de demander des excuses à Assad avant toute discussion. Mais si on négocie avec un chef d'État, c'est reconnaître sa légitimité et sa capacité dans l'avenir à mettre en place l'accord. Ce qui n'est pas compatible avec une exigence de départ à court ou moyen terme.
Sur les questions de sécurité, Laurent Fabius qui se comporte en Vice-président, accumule les revers. Ses rapports avec la Russie ont semblé en opposition avec le ministère de la Défense dont l'approche est nettement plus réaliste. Engoncé dans un discours moralisateur, Laurent Fabius est en décalage avec les événements et semble avoir perdu tout crédit pour diriger la diplomatie française. Son départ en décembre, à la faveur du remaniement post-élections régionales pourrait permettre de renouer les liens traditionnels avec la Russie et redonner des marges de manœuvre à François Hollande.

http://www.lefigaro.fr/vox/monde/2015/09/22/31002-20150922ARTFIG00379-la-strategie-de-poutine-au-moyen-orient-decryptee.php
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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Ven 25 Sep - 1:19

BOUBOU a écrit:
si ni l'or jaune ou noir ne sont des valeurs refuges et sûre, sur quoi se sont rabattus les investisseurs?

le jaune le vrai est et sera toujours une valeur sure, y a juste l'or papier dont ils manipulent le cours en essayant de le faire passer pour le vrai metal

http://www.mondialisation.ca/le-marche-de-lor-papier-seffondre-et-lor-physique-se-fait-rare-en-asie/5332044

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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Sam 26 Sep - 0:15


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MessageSujet: Re: Géopolitique Mondiale   Aujourd'hui à 8:51

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