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 La politique américaine comme si vous y étiez...

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rafi
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MessageSujet: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeDim 11 Mar 2012 - 21:39

Rappel du premier message :

Citation :
Ce militant démocrate qui défie Barack Obama

Candidat à la présidence, Darcy Richardson exprime la frustration d’une partie des progressistes états-uniens face au bilan du président sortant. Il participe aux primaires démocrates afin de «r amener,dit-il, Obama à gauche ».

Il n’a eu droit qu’à quelques entrefilets 
dans deux, trois journaux mais le New York Times ne l’a pas cité une seule fois dans 
l’un de ses articles. Il ne collecte que quelques milliers de dollars de-ci, de-là. Il ne bénéficie donc ni de la puissance financière ni de la couverture médiatique, éléments indispensables à toute campagne électorale 
aux États-Unis. Pourtant Darcy Richardson 
est bel et bien candidat à la présidence des 
États-Unis (www.darcy2012.com). Mieux 
même, il est le seul à défier Barack Obama 
dans plusieurs États. Même si le barnum ultradroitier des républicains l’a occulté, 
il n’en reste pas moins que le Parti démocrate organise lui aussi un processus de désignation 
de son candidat.

« Je suis le premier à admettre que je n’ai aucune chance de battre, voire d’inquiéter le président sortant », répète Darcy Richardson en 
préambule des rares interviews que des chaînes locales lui accordent. Même si Eugene 
McCarthy constitue sa référence politique 
(les deux hommes ont notamment milité ensemble au début des années quatre-vingt-dix dans l’aile gauche du Parti démocrate), ce féru d’histoire sait que 2012 n’est pas 1968. Cette année-là, le sénateur progressiste du Minnesota, Eugene McCarthy, avait défié, au nom 
du mouvement antiguerre, Lyndon Johnson, président depuis 1963, embourbé dans 
son escalade militaire au Vietnam. Après 
des premières primaires très serrées, 
Johnson renonça finalement à se représenter.

Pourquoi dès lors se lancer dans une telle 
bataille à cinquante-six ans ? Parce qu’Obama 
doit répondre de son bilan, rétorque en substance cet ancien assureur devenu auteur et bloggeur (www.battleground.com). « Il n’a accompli aucune des choses dont il a parlé en 2008. L’administration Obama est un cas d’école de l’influence corruptrice de l’argent de Wall Street dans la politique américaine. Le président a abandonné sans mener le combat. » L’accusation est rude mais le ton toujours posé. Il cite : renoncement de la réforme du système bancaire et de Wall Street et de la création d’un véritable système public de santé, poursuite de la guerre en Afghanistan, reconduction des réductions d’impôts pour les plus riches votés sous 
George Bush. « Les frustrations et les déceptions de l’électorat démocrate sont immenses, ajoute-il. De plus en plus de gens se rendent compte que 
le premier mandat d’Obama est en fait un 
troisième mandat de Bush. Nous ne voulons pas d’un quatrième mandat de Bush. »

Darcy Richardson a reçu le soutien 
de la Nouvelle Alliance progressiste (www.newprogs.org), organisation créée par le philosophe noir Cornel West, très critique envers l’hôte 
de la Maison-Blanche et qui avait appelé 
à une candidature unifiée pour défier 
Obama. Aucune des personnalités évoquées 
depuis plusieurs mois (Jeffrey Sacks, Robert Reich, Bernie Sanders, Dennis Kucinich…) 
n’a relevé le gant. Darcy Richardson, si. 
Son slogan de campagne : « Un démocrate progressiste pour président. » Et son espoir : « Ramener Obama à gauche. »

http://www.humanite.fr/monde/ce-militant-democrate-qui-defie-barack-obama-491746
Citation :

Aux États-Unis, il n’y a pas que Lyndon LaRouche pour accuser Obama d’avoir trahi ses promesses. Bien que boudé par la grande presse, le démocrate progressiste Darcy Richardson défie le président Barack Obama dans plusieurs États dans la course à la présidentielle. Car, même si le barnum ultradroitier des républicains l’a occulté, il n’en reste pas moins que le Parti démocrate organise lui aussi un processus de désignation de son candidat.

Pour Darcy Richardson, qui mène lui aussi campagne pour rétablir la séparation des banques d’affaires des banques de dépôt (retour au Glass-Steagall Act), le bilan du mandat d’Obama est plus que calamiteux : «  Il n’a accompli aucune des choses dont il a parlé en 2008. L’administration Obama est un cas d’école de l’influence corruptrice de l’argent de Wall Street dans la politique américaine. Le président a abandonné sans mener le combat.  »

Et comme le précise un article paru dans l’Humanité du 8 mars : « L’accusation est rude mais le ton toujours posé. Il cite  : renoncement de la réforme du système bancaire et de Wall Street et de la création d’un véritable système public de santé, poursuite de la guerre en Afghanistan, reconduction des réductions d’impôts pour les plus riches votés sous George Bush. "Les frustrations et les déceptions de l’électorat démocrate sont immenses, ajoute-il. De plus en plus de gens se rendent compte que le premier mandat d’Obama est en fait un troisième mandat de Bush. Nous ne voulons pas d’un quatrième mandat de Bush." »

La référence politique de Darcy Richardson reste Eugene McCarthy (rien à voir avec l’anti-communiste Joseph McCarthy). Ce sénateur progressiste du Minnesota avait défié en 1968, au nom du mouvement contre la guerre du Vietnam, Lyndon Johnson, président depuis 1963. Eugene McCarthy était aussi en très bonnes termes avec Lyndon LaRouche et s’était fait remarquer en 1988 en faisant campagne en faveur de l’Initiative de défense stratégique (IDS), initiative anti-guerre initié par LaRouche et caricaturé par la presse comme « la guerre des étoiles ». Il avait également signé l’appel pour un Nouveau Bretton Woods de LaRouche.

Aujourd’hui, Darcy Richardson dispose du soutien de la Nouvelle Alliance progressiste, organisation créée par le philosophe noir Cornel West, très critique envers l’hôte de la Maison-Blanche et qui avait appelé à une candidature unifiée pour défier Obama. Le slogan de campagne de Richardson  : «  Un démocrate progressiste pour président.  » Son espoir  : «  Ramener Obama à gauche.  »

http://www.solidariteetprogres.org/Le-candidat-democrate-progressiste-Darcy-Richardson-Obama-c-est-Bush-III_08678
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Shugan188
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeVen 5 Juil 2019 - 21:59

https://www.theatlantic.com/ideas/archive/2019/07/trump-tries-to-fix-his-foreign-policy-without-bolton/593284/
Citation :


Trump Couldn’t Ignore the Contradictions of His Foreign Policy Any Longer


Thomas Wright

The president moves to straighten out his own foreign policy—and leaves his hawkish national security adviser on the sidelines.

Senior fellow at the Brookings Institution

Vyacheslav Molotov served in senior positions in the Soviet Union for more than a quarter century, including 10 years as Stalin’s foreign minister. He was dismissed in 1949 when he fell out of favor with Stalin, but he found his way back in to the Foreign Ministry after the dictator’s death in 1953. Over the next four years, he fought with the new Soviet leader, Nikita Khrushchev. According to Molotov’s biographer, Geoffrey Roberts, Khrushchev “accused Molotov of being a dogmatist whose actions as foreign minister had united the USSR’s imperialist enemies.” The Soviet plenum passed a resolution that charged Molotov with opposing measures “to reduce international tension and strengthen world peace.” Molotov was dismissed from his post and named ambassador to Outer Mongolia (what is now independent Mongolia). This role wasn’t unimportant, and his fate was sweeter than those of Khrushchev’s other party rivals—Georgy Malenkov was made to manage a power station in Kazakhstan and Lazar Kaganovich a potash factory in the Urals. Even so, Molotov was far, far from the action. Banished to Outer Mongolia quickly entered the English lexicon.

On June 30, another mustachioed foreign-policy chief found himself in Outer Mongolia. John Bolton was sent to the capital, Ulaanbaatar, while President Donald Trump stepped into North Korea to meet Kim Jong Un. Trump was accompanied by loyalists—Mike Pompeo, Mick Mulvaney, Jared and Ivanka Trump—and a new adviser, Fox News’s Tucker Carlson, who is credited with talking the president out of striking Iran as his Cabinet had recommended. Trump invited Kim to the White House, and reports swirled that the United States would settle for a nuclear freeze by North Korea instead of denuclearization. In response, Bolton tweeted, “Neither the NSC staff or I have discussed or heard of any desire to ‘settle for a nuclear freeze by North Korea.’ This was a reprehensible attempt by someone to box in the President. There should be consequences.” The words NSC staff or I were doing a lot of work, implying that others in the administration were behind the move. We now know that Stephen Biegun, the State Department’s special envoy to North Korea, briefed reporters on Pompeo’s plane back from Korea that the administration was considering a “complete freeze” to unlock the talks.

Trump’s foreign policy has been full of twists and turns, but it has also followed a clear narrative arc. The 10-day period from June 20—when Trump reversed himself on Iran strikes—to the DMZ visit was among the most significant of his presidency, as he was forced to come to terms with the consequences and contradictions of his own decisions. Over the course of three decades, Trump has carefully nurtured two images of himself—as a dealmaker, and as a militarist. Bolton did all he could to encourage the latter. But even from faraway Ulaanbaatar this past weekend, it was clear that, when made to choose, Trump would opt for the former.

To understand where we are and where we are going, we must first understand where we have been. Trump became president with a set of deeply rooted visceral instincts about the world—hostility to alliances, skepticism of free trade, and support for authoritarian strongmen—but little idea about how to convert these beliefs into policy. He had few advisers qualified for high office who believed what he believed. He was insecure. And so he turned to a number of highly experienced businessmen and former military officers to fill key national-security and foreign-policy positions—John Kelly, James Mattis, H. R. McMaster, Gary Cohn, and Rex Tillerson. These men saw their role as constraining the president, not empowering him. They measured their success by what they prevented from happening, rather than by what they made happen. In the Trump epoch, this was the age of constraint.

The president did not always listen to the “axis of adults.” In fact, he took pleasure in defying them on occasion, but he usually returned to the fold under pressure. While delivering a speech at the new NATO headquarters in May 2017, Trump raised doubts about his commitment to the alliance when he took out a sentence endorsing Article 5, the mutual-defense clause of the NATO charter. After the ensuing uproar, he was persuaded to state his support for Article 5 at a press conference with the Romanian president and in a subsequent speech in Poland. Under the leadership of the axis of adults, the administration produced strategic documents reflecting the views of the establishment.

The president grew weary of the adult supervision and he gradually realized that he was the president. He could order his Cabinet members to do what he wished, even if they all objected. We can identify precisely when the age of constraint reached its peak and when it ended. The peak came on July 17, 2017, when the president sat in an interagency meeting to discuss the Iran nuclear deal—specifically the question of whether to recertify Iran’s compliance, an assessment that the United States was required to make every six months. Trump’s team presented him with three options, none of which involved leaving the deal. Trump was furious—he approved a recertification but promised that it would be the last one. By the next deadline, he wanted the option to leave. Bolton immediately began auditioning for the job as Trump’s top security adviser, writing an article in National Review that laid out a plan to leave the Iran deal.

For the next few months, it was clear that Trump was intent on a change. He forced out the axis of adults, replacing Tillerson, Cohn, and McMaster with individuals who placed loyalty to the president over their own independent judgment. This ushered in the second phase of his presidency—the age of action. Trump now acted more freely, pursuing his instincts even when they conflicted with the advice of his officials. He announced talks with Kim Jong Un without consulting his Cabinet. He moved the U.S. embassy in Israel to Jerusalem. He pulled out of the Iran nuclear deal. He imposed tariffs on steel and aluminum. He had a summit with Russian President Vladimir Putin in Helsinki. He started a trade war with China. His national security adviser, Bolton, effectively abolished the interagency process through which the Pentagon, State Department, CIA, and other entities have formal seats at the table where decisions are made. The removal of constraints was complete when Mattis resigned in December 2018 following Trump’s promise to withdraw troops from Syria.

For Trump, the age of action was exhilarating. It fulfilled his expectations of what it meant to be president. But it couldn’t last forever. His actions were always focused on the short term. They were frequently riven with contradictions. There never was an end goal or a strategy for how to get there. The United States is a very powerful country. It can make mistakes for some time without incurring the costs that normal powers would experience if they pursued the same path. But it cannot do so indefinitely.

The age of reckoning finally arrived on June 21, when Trump ordered air strikes on Iran and then changed his mind. At this moment, the contradictions in his Iran policy were laid bare. Trump wanted to shred the Iran nuclear deal and impose maximum pressure on the Iranian regime. He also wanted to avoid embroiling America in a new conflict in the Middle East. He could not have both. But for more than a year, he pretended as if these two goals were not in conflict. Perhaps he believed the Iranians would surrender without a fight. Or that they would come to the negotiating table from a position of weakness. Or perhaps he did not think about the endgame at all until he had to.

For all his own flaws, Trump was not well served by his national security team. The axis of adults manipulated Trump by delaying, blocking, or blunting his requests. Bolton manipulated him by advocating for the most extreme options—such as imposing secondary sanctions on European countries to truly destroy the Iran nuclear deal, and pulling out of the Intermediate Range Nuclear Forces Treaty—when more modest ones would have sufficed. Bolton’s priority has always been to advance his unilateralist theory of international law, and he seems unable to think strategically about America’s interests.

It has been obvious for months that Trump did not want war with Iran, but Bolton kept the president from hearing from officials who would offer a contrary view to the hawks. Never one for protocol, Trump decided to go outside normal channels and started talking with Carlson, who now appears to be a confidant. It says a lot about Bolton’s own insecurity that he would prefer to put his boss in the position of relying on a talk-show host rather than allow an interagency meeting where a diversity of views might be raised.

In the reckoning, there is some clarity. It is now clear that Trump wants talks with Iran, just like with North Korea. Calling off the strikes was the right judgment call, but things should never have gotten to that point. Foreign governments now know what makes Trump tick. Pyongyang, Moscow, Beijing, Tehran, and others are no doubt taking copious notes. Trump’s team will be tempted to correct course—as it did by imposing tough new sanctions in the days after the Iran-strike decision—but the damage is done.

The contradictions are catching up with Trump elsewhere. The DMZ summit confirmed that, if forced to choose between denuclearization and a good relationship with Kim Jong Un, he will choose Kim. In Venezuela, he was told that forcing Nicolás Maduro out of power would be an easy win. It was not. Faced with the choice between escalation and intervention on the one hand and disengagement on the other, he admonished his hawkish aides and chose the latter course. He was right not to intervene, but once again a crisis had reached a point it shouldn’t have.

On China, Trump embraced foreign-policy hawks to create leverage that would compel Beijing to reach a trade deal. However, it looks like he has to choose between an agreement and efforts to counterbalance Chinese power. In Osaka, he chose to keep the deal alive and reversed his decision to ban American companies from providing Huawei with technology. As time goes on, he may continue to prioritize economic gains over strategic concerns.

The era of action ultimately forced Trump to choose dealmaking over militarism. He could change his mind in the future—particularly if he thinks he will look weak for not responding to new provocations, real or perceived—but the frame for the next 18 months appears to be set. A former senior official in the George W. Bush administration who is sympathetic to Bolton on some issues told me that Trump is so wrapped up in the image of a dealmaker, yet so ignorant of the issues, that he will “sign on to half-assed deals that he does not understand.” Referring to Iran, he said, “Does anyone think Pompeo’s strict conditions and objectives for negotiations will remain in place” once Trump gets involved? When a business deal that Trump made as a developer turned sour, he would go to court for a do-over. But taking a foreign-policy risk is different. As the former Bush official pointed out, the president has “no option of taking the country into Chapter 11 bankruptcy proceedings if it doesn’t work out.” By the time the bill comes due, the 2020 election will probably be over, so he’s unlikely to care.

Trump will still act freely in accordance with his own instincts on other fronts. It was obvious in Osaka that his heart is with other authoritarian leaders. He embraced Saudi Crown Prince Mohammed bin Salman and joked with Putin about Russian election interference. He did not know what Putin meant by his comment that Western liberalism is obsolete, and didn’t care to find out. Meanwhile, U.S. relations with the United Kingdom, Germany, and Japan are at post–Cold War lows. It is often, and rightly, said of Trump that he is undisciplined and loses interest in subjects quickly. But he has slowly and steadily chipped away at the pillars of the free world and used the rubble to lay the foundations of an illiberal alternative.

As during the previous twist in the narrative, Trump now finds himself with a national-security team out of sync with his preferences. Changes are inevitable. Pompeo will likely survive. He is nothing if not adaptable. After the Iran decision, he and Vice President Mike Pence let it be known that although they supported military action, they were equally enthusiastic about the president’s U-turn. It’s hard to see how Bolton can stay. Trump has long known that Bolton wants war more than he does. He sidelined him on North Korea and overruled him on Iran. For his part, Bolton has privately attacked Pompeo, long a Trump favorite, as falling captive to the State Department bureaucracy and has predicted that the North Korea policy will fail.

Bolton has given an unusually large number of interviews to reporters and has been rewarded with positive profiles lauding his influence and bureaucratic prowess. Those of us who predicted that he would cling to the post of national security adviser, as it would be the last job he’d ever get, may have been wrong. In fact, Bolton looks and sounds as if he is preparing to exit on his own terms. Better that than being sent on a never-ending tour of the world’s most obscure places. For Bolton, leaving because he’s too tough for Trump is the perfect way to save face. Otherwise, he may be remembered as the man who presided over one of the weakest national-security teams in modern American history and someone whose myopic obsessions—such as international treaties and communism in Venezuela—meant the United States lost precious time in preparing for the national-security challenges of the future.

Who will replace Bolton is unclear. The best-case scenario would be Biegun, the North Korea envoy. He was rumored to be the runner-up to Bolton for the post in 2018. (Mattis and Kelly pushed for him, although at that point he had not spent time with Trump. Now he has.) Trump may see him as the man to oversee his various negotiations, as he has on North Korea. But will Trump go for a mainstream figure who would not be out of place in a traditional Republican presidency?

If the past is prelude, Trump may turn instead to his favorite source of information, Fox News, just as he did for Bolton. One of Tucker Carlson’s frequent guests on his show is a retired Army colonel by the name of Douglas Macgregor. Macgregor served in the first Gulf War and appears to be ideologically aligned with Carlson, favoring retrenchment from the Middle East and good relations with authoritarian states. His appointment would be treated as a calamity by the Republican foreign-policy establishment—which is one reason it may appeal to the president. Appointing a cheerleading cable-news commentator to one of the nation’s most senior posts sounds ludicrous, but—as Carlson’s recent role demonstrates—it is the way we live now.

One way or another, Trump seems determined to present an image of himself in 2020 as a dealmaker who is getting tough with allies who have taken advantage of the United States and making peace with the country’s enemies. The risks are enormous. Trump may strike bad deals. He could permanently weaken America’s influence and encourage aggression against allies. But it may work for him politically, throwing the Democrats off balance and setting the stage for a second term in which he will be empowered to follow his instincts to their logical conclusion. The bullets Trump never fired in his first term— such as withdrawal from NATO and the World Trade Organization—may be put back in the chamber. The 75-year-old American-led international order will be back in his firing line. Men like Pompeo may tell themselves they can steer him in a different direction. But if they finally stand up to him, they may find themselves with urgent business to attend to in Ulaanbaatar or, worse still, at a potash factory in the Urals.

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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMer 17 Juil 2019 - 20:37

Citation :
F-35 : L’administration américaine tergiverse après la livraison des premiers éléments du système S-400 russe à la Turquie

par Laurent Lagneau · 17 juillet 2019


La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12b275

Les autorités américaines avaient prévenu : la Turquie ne pourra pas utiliser le système de défense aérienne russe S-400 et l’avion de combat F-35A, dont elle a commandé 100 exemplaires. Et, pour donner plus de poids à son avertissements, elles ont décidé de suspendre la livraison aux forces turques des équipements nécessaires à la mise en oeuvre de ces appareils conçus par Lockheed-Martin et de mettre un terme à la formation des pilotes et des techniciens turcs assurée par l’US Air Force.

En outre, la livraison de batteries S-400 exposerait Ankara à des sanctions américaines, en vertu de la loi dite CAATSA [Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act], laquelle prévoit des mesures contre les entités passant des contrats avec l’industrie russe de l’armement.

Pour les États-Unis comme pour l’Otan, la cohabitation du système S-400 avec le F-35A compromettrait les liaisons de données tactiques de l’avion de combat américain [alors que c’est l’un de ses points forts] et permettrait à la Russie d’en savoir davantage sur ses caractéristiques liées à la furtivité.

Mais la détermination d’Ankara à se procurer les systèmes russes est restée inébranlable. Et les premiers composants des S-400 destinés aux forces turcs ont été livrés le 12 juillet. Ce qui n’a étonnamment donné lieu à aucun commentaire particulier de la part de Washington, le Pentagone ayant même reporté, puis annulé une conférence de presse devant aborder ce sujet.

Il aura donc fallu attendre quatre jours pour avoir une réaction américaine officielle. Et elle aura été surprenante dans la mesure où le président Trump a adopté une attitude plutôt conciliante à l’égard d’Ankara.

« J’ai de bonnes relations avec le président Erdogan », a-t-il dit. « Honnêtement, c’est une situation très complexe » et « injuste », a ensuite estimé le chef de la Maison Blanche, avant d’en imputer la responsabilité à Barack Obama, son prédécesseur.

« Parce qu’ils ont un système de missiles fabriqué en Russie il leur est interdit d’acheter » les F-35, a ensuite résumé M. Trump. « Je dirais que Lockheed n’est pas vraiment content. C’est beaucoup d’emplois », a-t-il continué. « L’administration Obama ne voulait pas leur vendre des missiles Patriot », […] Cela a duré très longtemps » et quand Washington a changé d’avis, « la Turquie avait déjà signé avec la Russie et payé beaucoup d’argent », a-t-il ensuite raconté.

Seulement, les choses ne se sont pas exactement passées ainsi. En 2009, l’administration avait recommandé au Congrès d’accepter un « possible » contrat portant sur la livraison à la Turquie de 13 batteries de défense aérienne Patriot pour près de 8 milliards de dollars. Mais comme Ankara exigeait des transferts de technologie, l’affaire n’avait pas pu être conclue.

Par la suite, la Turquie lança l’appel d’offres T-Loramids, avec les candidatures du S-300 Russie, du Patriot PAC-3 américain, du SAMP/T du consortium franco-italien Eurosam et du Hongqi-9/FD 2000 chinois. Pour des raisons de coût et de transfert de technologies, les autorités turques choisirent ce dernier. Ce qui, à l’époque, provoqua des réactions négatives au sein de l’Otan, pour les mêmes raisons avancées que pour l’achat de batteries S-400.

Les négociations avec Pékin s’étant mal passées, Ankara abandonna son projet d’acquérir le système Hongqi-9/FD. Et opta donc pour le S-400 russe, dans le cadre d’un spectaculaire rapprochement diplomatique avec Moscou. Dans le même temps, et à sa demande, l’Otan avait déployé des batteries de défense aérienne le long de la frontière turco-syrienne…

Dans cette affaire, l’exécutif américain ne devrait pas avoir d’autre choix que de prendre des sanctions à l’égard de la Turquie, conformément à la loi CAATSA. Et cela, même si cette dernière prévoit des dérogations. En outre, le Congrès veillera au grain.

« La loi a été rédigée de manière très stricte. […] Un terrain d’entente sera difficile à trouver parce que nous avons expliqué à maintes reprises que si la Turquie achète le S-400, elle ne pourra pas disposer du F-35. Et le CAATSA suggère également que des sanctions doivent être appliquées », a fait valoir le sénateur démocrate Jack Reed, un membre du comité sénatorial des Forces armées, auprès de Defense News. Et cette opinion est partagée autant par les républicains que par les démocrates.

En théorie, le président Trump peut accorder une dérogation à la Turquie. Mais à la condition, précise la loi CAATSA, qu’il puisse certifier que l’achat de matériel russe ne mettra pas en danger les alliances et les opérations multilatérales auxquelles les forces américaines participent, n’augmentera pas le risque de compromettre les systèmes de défense américains et n’aura pas un impact négatif sur la coopération en matière de défense avec le pays concerné.

En outre, le chef de la Maison Blanche devra aussi s’assurer que le pays susceptible de bénéficier d’une telle dérogation à la loi CAATSA prend des mesures pour réduire la part d’équipements militaires russes au sein de ses forces armées et/ou qu’il coopère sur d’autres « questions cruciales pour la sécurité nationale des États-Unis ». Ces dispositions avaient été prises à la demande de James Mattis, l’ex-chef du Pentagone, afin de ne pas pénaliser d’éventuel contrats d’armement avec l’Inde.

Cela étant, la loi prévoit également un large éventail de sanctions… Ce qui laisse un peu de marge de manoeuvre à l’exécutif américain. Seulement, après les déclarations du Pentagone et du Congrès, on voit mal comment M. Trump ne pas prendre des mesures à la hauteur de l’enjeu, sauf à prendre un risque politique.

http://www.opex360.com/2019/07/17/f-35-ladministration-americaine-tergiverse-apres-la-livraison-des-premiers-elements-du-systeme-s-400-russe-a-la-turquie/
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeLun 29 Juil 2019 - 17:34

Citation :
Un fervent partisan de M. Trump a été nommé directeur national du renseignement américain

par Laurent Lagneau · 29 juillet 2019


La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12d150

Officier du corps des Marines ayant fait preuve d’un courage certain lors de la guerre du Vietnam devenu par la suite directeur du FBI [Federal Bureau of Investigation] après une carrière d’avocat, le procureur spécial Robert Mueller ne fait pas de politique dans le sens où il se garde de dire ce que les élus de tout bord voudraient entendre. Ainsi en a-t-il été dans le cadre de son enquête sur les ingérences russes dans la course à la Maison Blanche de 2016.

Ainsi, lors d’une audition au Congrès, très attendue par les élus démocrates, M. Mueller n’a pas fait de déclaration fracassante, au grand dam de certains. Et il n’a fait que répéter ce que contient son rapport de 448 pages. À savoir que la Russie s’est ingérée dans l’élection présidentielle de 2016 « de manière généralisée et systématique » et que son enquête « n’a pas établi que les membres de la campagne [du candidat Donald Trump] ont conspiré avec le gouvernement russe dans ses activités d’ingérence. »

« Nous n’avons pas enquêté sur une ‘collusion’, qui n’est pas un terme juridique. Mais nous nous sommes concentrés sur le fait de savoir si les preuves étaient suffisantes pour inculper tout membre de la campagne [de M. Trump] pour sa participation à une conspiration criminelle. Il n’y en avait pas », a poursuivi M. Mueller. Cependant, bien que son rapport ne conclue pas que le président Trump a commis un crime, il ne l’exonère pas non plus.

Pour autant, lors de son audition, M. Mueller a eu maille à partir avec John Ratcliffe, un élu républicain du Texas d’une loyauté sans faille à l’égard du président Trump. Et ce dernier l’a d’ailleurs choisi, le 28 juillet, pour remplacer Dan Coats, alors démissionnaire de son poste de Directeur national du renseignement américain.

Bien que membre du Parti républicain, Dan Coats s’est lui aussi gardé de faire de la politique en servant sur un plateau ce que le président Trump aurait aimé entendre. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que, à plusieurs reprises, il s’est trouvé en contradiction avec le chef de la Maison Blanche, que ce soit sur le dossier nord-coréen, l’ingérence russe dans l’élection de 2016, le programme nucléaire iranien ou encore l’état de la menace incarnée par la mouvance jihadiste [al-Qaïda et État islamique].

Et cela avait valu à la communauté américaine du renseignement une volée de bois vert de la part du président Trump.

« Les membres des services de renseignement semblent être extrêmement passifs et naïfs concernant les dangers que représente l’Iran. Ils ont tort! Méfions-nous de l’Iran. Les membres des services de renseignement devraient peut-être retourner à l’école! », s’était déchaîné le chef de l’exécutif américain, via Twitter.

En outre, Dan Coats avait publiquement désapprouvé la rencontre entre MM. Trump et Poutine à Helsinki, en juillet 2018. Les deux hommes avaient eu un entretien en tête-à-tête [hormis la présence des interprètes, ndlr]. À l’issue, le président américain avait désavoué ses propres services de renseignement, avant de faire un rétropédalage dans les règles… « S’il m’avait demandé comment cela devait être mené, j’aurais suggéré une autre manière », avait déclaré, trois plus tard, le désormais ex-DNI.

Reste maintenant à voir l’attitude qu’aura M. Ratcliffe à l’égard de la politique de M. Trump en tant que DNI… à la condition que sa nomination soit approuvée par le Congrès. En tout cas, la minorité démocrate du Sénat s’y opposera.

« Si les républicains du Sénat confirment une telle personnalité aussi partisane à un poste qui nécessite une expertise en matière de renseignement et de l’impartialité, ce serait une grave erreur », a commenté Chuck Schumer, le chef de file des sénateurs démocrates. Et quand le politique cherche à influencer le renseignement et à lui faire dire ce qu’il n’est pas en mesure d’assurer, cela peut donner lieu à des erreurs d’appréciation tragiques…

Quoi qu’il en soit, depuis que M. Trump est à la Maison Blanche, on assiste à une valse des responsables de la défense, de la sécurité, de la diplomatie et du renseignement… Notamment avec les démissions de James Mattis [Pentagone] et de Dan Coats ou encore les départs des généraux Michael Flynn et H.R MacMaster [alors conseillers à la sécurité nationale] ou encore le remplacement de Mike Pompeo [parti au département d’État pour succéder à Rex Tillerson] par Gina Haspel à la tête de la CIA.

http://www.opex360.com/2019/07/29/un-fervent-partisan-de-m-trump-a-ete-nomme-directeur-national-du-renseignement-americain/
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeLun 29 Juil 2019 - 17:54

https://en.wikipedia.org/wiki/List_of_Trump_administration_dismissals_and_resignations

liste de tout les fonctionnaires que trump a viré (assez incroyable vous verrez)
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeJeu 1 Aoû 2019 - 22:16

Citation :
La course au réarmement pour une nouvelle guerre froide... à trois

Par AFP | 01/08/2019, 7:10 | 655 mots

La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12b558
(Crédits : DR)


Les Etats-Unis sortent officiellement vendredi du traité de désarmement INF, qu'ils accusent Moscou d'avoir violé pendant des années, ouvrant la voie à une nouvelle course aux armements dirigée contre la Russie, mais surtout contre la Chine.


Le 1er février, les Etats-Unis avaient lancé la procédure de retrait de cet accord bilatéral signé pendant la Guerre froide, procédure qui s'étend sur six mois.


"Le traité INF nous a été utile, mais il ne fonctionne que si les deux parties le respectent", a indiqué récemment le nouveau chef du Pentagone Mark Esper. "Les Etats-Unis vont respecter le traité et toutes leurs obligations jusqu'au 2 août, après quoi nous ferons ce qui est dans notre intérêt", a-t-il précisé devant les élus du Sénat.

Le président russe Vladimir Poutine a ratifié le 3 juillet la suspension de la participation de la Russie et faute d'évolution, le retrait des deux pays provoque la fin du traité INF, qui, en abolissant l'usage de toute une série de missiles d'une portée variant de 500 à 5.500 km, avait permis l'élimination des missiles balistiques SS20 russes et Pershing américains déployés en Europe.

Une sortie du traité qui "arrange bien les américain"

Même si les Européens ont exprimé leurs inquiétudes sur le risque d'une nouvelle course aux armements en Europe, l'Otan a approuvé officiellement la position américaine, invoquant le missile russe 9M729 qui selon les Occidentaux viole le traité INF. Moscou dément, insistant sur le fait que son nouveau missile a une portée maximale de "480 km".

De fait, la mort du traité INF arrange bien les Etats-Unis, comme le notait le mois dernier l'ancien ministre américain de la Défense Ash Carter.


"D'un point de vue militaire, et non politique, ce n'est pas si mal que ça", remarquait-il lors d'une conférence au centre d'études Council on Foreign Relations. "On pourrait faire bon usage de ce que nous appelons une frappe conventionnelle rapide".

En fait, le Pentagone se réjouit de pouvoir moderniser son arsenal pour contrer la montée en puissance de la Chine, qui cherche à affirmer sa suprématie militaire en Asie.

De nouvelles technologies plus précises


"La plus grande partie de l'arsenal chinois est composé de missiles de portée intermédiaire et nous devons nous assurer que nous avons les mêmes capacités si par malheur nous devions entrer en conflit avec eux un jour", a souligné M. Esper.

Washington a promis de ne pas déployer de nouveaux missiles nucléaires en Europe, mais n'a fait aucune promesse sur le déploiement d'armes conventionnelles.

Les nouvelles technologies permettent en effet de développer des armes de portée intermédiaire beaucoup plus précises qu'il y a 30 ans, explique l'ex-ambassadeur William Courtney, aujourd'hui expert au centre de réflexion indépendant Rand Corporation.


"La technologie a tellement changé que ça les rend militairement attirantes", explique ce spécialiste du désarmement.

"War on the rocks"

Et pour Thomas Mahnken, du centre d'études stratégiques de l'université Johns Hopkins, les Etats-Unis doivent maintenant déployer ces missiles conventionnels de moyenne portée dans des îles du Pacifique et sur des territoires de pays alliés pour contrer la montée en puissance de Pékin dans la mer de Chine méridionale, où l'armée chinoise s'est emparée de plusieurs îles disputées.


"Il est temps de renverser la situation", explique cet expert dans un commentaire publié sur le site spécialisé 'War on the rocks'.
"Ces armes capables d'interdire à la Chine l'accès aux eaux littorales représenteraient une force de dissuasion face à l'agression chinoise".
Une proposition qui semble avoir l'assentiment du prochain chef d'état-major, le général Mark Milley. Questionné lui aussi par les élus du Sénat sur la mort annoncée du traité INF, il a indiqué être favorable au déploiement de missiles terrestres conventionnels de portée intermédiaire dans la région indo-pacifique.


"Vous pensez que ce serait utile ?", lui a-t-on demandé. "Oui, je le pense", a-t-il répondu.


https://www.latribune.fr/economie/international/la-course-au-rearmement-pour-une-nouvelle-guerre-froide-a-trois-824997.html
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeVen 23 Aoû 2019 - 16:47

Citation :
 Pourquoi les Etats-Unis sont sortis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire

Par Michel Cabirol            |    23/08/2019, 6:00  |  898  mots

La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12b776
"La sortie américaine du traité FNI offre de nouvelles options stratégiques à Washington dans la perspective
de la compétition qui se joue avec Pékin", avait estimé en mai Emmanuel Puig, conseiller Asie à la direction
générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la Défense (photo : tir d'un missile
nucléaire américain) (Crédits : Reuters)

     
Les Etats-Unis souhaitaient semble t-il retrouver des marges de manœuvre face à la montée en puissance de la Chine. Une décision qui va obliger Pékin à revoir sa stratégie dans le Pacifique.


Pourquoi les Etats-Unis sont vraiment sortis du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (de 500 à 5.500 km). La mort du Traité FNI signé en 1987 entre l'URSS (devenue ensuite la Russie) et les Etats-Unis et mis en vigueur en 1988, permet aux Etats-Unis de retrouver indéniablement des marges de manœuvres stratégiques, face à la montée en puissance dans le domaine militaire de la Chine, qui elle n'était pas contrainte par ce Traité. Ainsi, près de 80 % de l'arsenal conventionnel et nucléaire chinois reposent sur des vecteurs de type FNI. On trouve d'ailleurs en Asie le plus grand nombre d'Etats détenteurs de l'arme atomique (Chine, Inde, Pakistan, Corée du Nord). Les garanties de sécurité nucléaire américaines en Asie du Nord-est amplifient donc l'importance des Etats-Unis dans les équilibres stratégiques régionaux.


"La sortie américaine du traité FNI offre de nouvelles options stratégiques à Washington dans la perspective de la compétition qui se joue avec Pékin", avait estimé en mai Emmanuel Puig, conseiller Asie à la direction générale des relations internationales et de la stratégie du ministère de la Défense (DGRIS) lors d'une demi-journée d'étude organisée par la Fondation pour la recherche stratégique (FRS).

La violation du Traité FNI par la Russie a semble-t-il arrangé les Etats-Unis d'en sortir même si la politique étrangère américaine de Donald Trump est chaotique. Les Etats-Unis multiplient les crises sans pour autant les régler : le conflit ouvert avec l'Allemagne n'est pas réglé, le chantage balistique de la Corée du Nord n'est pas fini, le Venezuela n'a pas été mis au pas, le régime iranien tient toujours, etc... Il n'en demeure pas moins qu'un mois après être sorti du Traité FNI, l'essai d'un missile balistique américain de moyenne portée, qui a atteint sa cible après plus de 500 km de vol, a fait réagir la Chine. Ce tir "prouve que le véritable objectif du retrait américain était (...) d'avancer sans retenue vers le développement de missiles et de lutter pour la supériorité militaire unilatérale", a estimé le porte-parole de la diplomatie chinoise, Geng Shuang.


"Pour la Chine (et sans doute la Corée du Nord), le retrait du traité FNI valide le récit selon lequel l'Amérique recherche une supériorité militaire dans la région et n'accepte pas la montée en puissance du pays. Il reste à voir comment ces pays réagiront à une éventuelle multiplication des systèmes offensifs dans leur environnement immédiat", avait analysé début février Bruno Tertrais, directeur adjoint de la FRS.

Pourquoi les Etats-Unis craignent la Chine

En Asie, la Chine disposera en 2030 d'un nombre suffisant de missiles balistiques dérivés de l'actuel DF 21 (Dong Feng) pour faire peser une menace significative sur les espaces maritimes jusqu'à 1.500/2.000 km de ses côtes. Et menacer notamment la base américaine du Pacifique basée à Guam. Certains de ces vecteurs devraient emporter des planeurs hypersoniques (DF-ZF, porteur de charges nucléaires ou conventionnelles et dont le dernier essai reconnu par les Etats-Unis a été effectué en avril 2016) probablement impossibles à intercepter à cette distance.

Le système DF-ZF, qui aurait une portée de 2.000 km et une vitesse comprise entre Mach 5 et Mach 10,  aurait été testé avec succès à sept reprises depuis 2014, selon le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN). Dans ces conditions, la stratégie de déni d'accès (A2/AD) déployée par Pékin dans la zone sur la plupart des lignes de communications maritimes en Asie se trouverait substantiellement renforcée. A condition que la Chine soutienne un effort financier soutenu, ce qui semble à sa portée. Le déploiement de tels systèmes imposerait aux Etats-unis un effort de modernisation des défenses antimissile de ses infrastructures fixes (Guam) et de ses moyens navals situés à portée des vecteurs hypersoniques chinois.

Et l'Europe ?

Les Etats-Unis pourraient également trouver un intérêt de sa sortie du Traité FNI en Europe. Elle redonne la liberté à la Russie de développer toute une gamme de missiles dont la cible potentielle compte tenu du rayon d'action est le continent européen. "Aux Américains, la fin du FNI et la menace de nouveaux missiles russes, apporte un argument pour inciter les Européens à cotiser davantage dans la défense antimissile, au risque d'effet d'éviction pour le financement de programmes jugés au moins aussi prioritaires, notamment par la France (SCAF, dissuasion, spatial...)", a estimé lors d'une audition à l'Assemblée nationale l'ancien SGDSN, Louis Gautier. Résultat, les Etats-Unis pourraient inciter, voire exiger, les Européens à sortir leurs chéquiers en faveur des industriels américains. Pris à la gorge budgétairement, les Etats européens pourraient alors arbitrer leurs dépenses en faveur de Washington, qui verrait d'un très bon œil la fin du programme SCAF, notamment.


Le Traité FNI était un élément central de l'architecture de sécurité européenne et de la stabilité stratégique en Europe. La fin de ce traité accroît les risques d'instabilité en Europe et érode le système international de maîtrise des armements", avait expliqué début août le ministère des Affaires étrangères.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/pourquoi-les-etats-unis-sont-sortis-du-traite-sur-les-forces-nucleaires-a-portee-intermediaire-826048.html
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMer 4 Sep 2019 - 19:09

Citation :
04.09.2019

Plus de 120 projets militaires reportés pour financer le mur à la frontière



La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12b843

127 projets de construction militaires vont être reportés pour que le Pentagone puisse disposer de 3,6 milliards de dollars (3,3 milliards d'euros) pour financer la construction d'une portion de 282km du mur à la frontière sud des Etats-Unis.

Les premiers 1,8 milliard de dollars proviendront du report de projets de construction militaires à l'étranger et la seconde partie du report de projets aux Etats-Unis, ont annoncé, mardi, des officiels US.

Le Pentagone avait transmis au Congrès en mars une liste de projets qui pourraient être affectés, sans donner plus de détails. Le porte-parole du Pentagone, Jonathan Hoffman, a précisé que la liste des projets concernés par un report serait rendue publique après que les élus du Congrès en aient pris connaissance.

La construction d'un mur à la frontière était une promesse phare de Donald Trump lors de sa campagne lors de la présidentielle de 2016 et reste un thème central en vue de sa réélection. En début d'année, Donald Trump avait invoqué une "urgence nationale" pour ordonner la réaffectation de fonds pour la construction d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/09/04/plus-de-120-projets-militaires-reportes-pour-financer-le-mur-20429.html
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMar 10 Sep 2019 - 18:07

John Bolton vient d’être limogé par Trump
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMar 10 Sep 2019 - 19:08

Super
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeJeu 26 Sep 2019 - 6:41

Les États-Unis font volte-face sur la question des F-35 de peur de perdre définitivement la Turquie

https://fr.sputniknews.com/international/201909251042158317-les-etats-unis-font-volte-face-sur-la-question-des-f-35-de-peur-de-perdre-definitivement-la-turquie/
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeJeu 26 Sep 2019 - 20:31

Citation :
Cinq tonnes de cocaïne saisis à bord d'un sous-marin (autorités américaines)  


Washington, 25 sept 2019 (AFP) -


Un sous-marin artisanal qui transportait plus de 5 tonnes de cocaïne a été intercepté dans l'océan Pacifique au large de l'Amérique du sud, ont annoncé les garde-côtes américains.

L'appareil, un semi-submersible autopropulsé (SPS) de 12 mètres de long qui avait été détecté par un avion de surveillance maritime, a été arraisonné le 1er septembre dans les eaux internationales avec l'aide de la marine colombienne, selon un communiqué publié mardi.

A son bord, les garde-côtes ont découvert environ 5,4 tonnes de cocaïne, d'une valeur marchande de plus de 165 millions de dollars.

Quatre trafiquants de drogue présumés ont été arrêtés lors de l'opération.

Après les avions et les bateaux rapides, les cartels de la drogue sud-américains, notamment colombiens, utilisent des sous-marins plus ou moins élaborés pour transporter la drogue vers le Mexique puis les Etats-Unis.

En juillet, les garde-côtes américains avaient annoncé la saisie de 13 tonnes de cocaïne lors de plusieurs opérations au large de l'Amérique latine.

https://www.marine-oceans.com/actualites/19246-cinq-tonnes-de-cocaine-saisis-a-bord-d-un-sous-marin-autorites-americaines
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeDim 29 Sep 2019 - 17:12

Un porte-avions US tombe dans un «piège» en mer de Chine méridionale

https://fr.sputniknews.com/international/201909291042176519-un-porte-avions-us-tombe-dans-un-piege-en-mer-de-chine-meridionale/
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeDim 29 Sep 2019 - 20:26

YASSINE a écrit:
Un porte-avions US tombe dans un «piège» en mer de Chine méridionale

https://fr.sputniknews.com/international/201909291042176519-un-porte-avions-us-tombe-dans-un-piege-en-mer-de-chine-meridionale/

...il y a 2 mois.


_________________
L'homme sage est celui qui vient toujours chercher des conseils dabord, des armes on en trouve partout.

feu Hassan II.

https://www.youtube.com/watch?v=AbjNQ_5QvgQ
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeDim 29 Sep 2019 - 21:57

BOUBOU a écrit:
YASSINE a écrit:
Un porte-avions US tombe dans un «piège» en mer de Chine méridionale

https://fr.sputniknews.com/international/201909291042176519-un-porte-avions-us-tombe-dans-un-piege-en-mer-de-chine-meridionale/

...il y a 2 mois.


le September 29, 2019
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeDim 6 Oct 2019 - 20:48

Citation :
En signant un accord avec la Grèce, les États-Unis vont accroître leur présence militaire en Méditerranée orientale

par Laurent Lagneau · 6 octobre 2019


La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12e199

Les relations entre les États-Unis et la Turquie ont connu des jours meilleurs… Et les contentieux se multiplient entre les deux pays. Ainsi, et malgré un accord portant sur une zone tampon dans le nord de la Syrie, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a une nouvelle fois menacé de lancer une opération militaire contre les Forces démocratiques syriennes [FDS], que soutient Washington dans le cadre de la coalition anti-jihadiste.

« Nous avons adressé toutes les mises en garde sur la situation à l’est de l’Euphrate et nous avons fait preuve de suffisamment de patience », a en effet encore déclaré M. Erdogan, le 5 octobre. Pour rappel, Ankara considère les milices kurdes syriennes [YPG], lesquelles constituent l’épine dorsale des FDS, comme terroristes, en raison de leur proximité avec le Parti des travailleurs du Kurdistan [PKK], une organisation à l’origine d’une guérilla sanglante en Turquie.

Une autre pomme de discorde est liée au rapprochement d’Ankara avec Moscou, lequel s’est matérialisé par l’acquisition de systèmes russes de défense aérienne S-400… Et sans doute bientôt par celui d’avions de combat Su-35, afin de remédier à l’exclusion de la Turquie du programme F-35 Lightning II.

Et puis il y a la question des ressources gazières au large de la République de Chypre, sur lesquelles lorgne la Turquie en affirmant vouloir défendre les droits de la République turque de Chypre du Nord. Le 4 octobre, Nicosie a vigoureusement dénoncé une nouvelle opération de forage lancée par Ankara dans sa zone économique exclusive [ZEE], plus précisément dans le bloc 7, déjà attribué par les autorités chypriotes aux groupes ENI et Total.

« Les nouvelles opérations de forage, prévues cette fois-ci dans un bloc déjà attribué, constituent une nouvelle grave escalade des violations continues de la part de la Turquie des droits souverains de la République de Chypre. […] Cette nouvelle provocation est un exemple qui montre comment la Turquie fait fi des appels répétés de l’UE et de la communauté internationale à cesser ses activités illégales », a ainsi dénoncé le gouvernement chypriote, qui peut compter sur l’appui de son homologue grec… ainsi que sur celui des États-Unis.

En visite à Athènes, le 5 octobre, le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, a jugé que les forages entrepris par la Turquie au large de la République de Chypre étaient « illégaux » et inacceptables ». Et on se doute bien que de tels propos n’amélioreront pas le climat entre Washington et Ankara.

Or, parce qu’elle permet de contrôler les détroits reliant la Méditerranée à la mer Noire [et donc de surveiller les mouvements de la marine russe] et qu’elle accueille sur son sol des forces américaine, notamment sur la base d’Incirlik, laquelle accueille un dépôt de bombes nucléaires tactiques B-61 pour le compte de l’Otan, la Turquie est importante au niveau stratégique. Mais la Grèce l’est aussi… D’où la présence de M. Pompeo à Athènes, pour signer un accord de défense négocié avec le précédent gouvernement grec, celui dominé par Syriza [gauche radicale] et conduit par Alexis Tsipras.

En effet, le Pentagone avait déjà fait part de son intérêt pour plusieurs bases grecques, susceptibles d’accueillir ses troupes via un système de rotation. Et cela fut perçu comme une volonté de chercher une alternative possible à la base d’Incirlik… Ce que les responsables militaires américains se gardèrent de confirmer. En revanche, ils insistèrent sur l’importance de la Grèce pour continuer à mener des opérations en Syrie tout en surveillant la situation en Libye et dans les Balkans ainsi que les activités militaires russes en Méditerranée orientale et en mer Noire.

« Si vous regardez la géographie ainsi que les opérations actuelles en Libye et en Syrie tout en considérant les autres opérations potentielles en Méditerranée orientale, la Grèce offre des opportunités importantes », avait résumé le général Joseph Dunford, l’ex-chef d’état-major interarmées américains, en septembre 2018.

Actuellement, les forces américaines ont un accès au port de Souda [en Crète] et peuvent déployer des drones MALE [Moyenne Altitude Longue Endurance] sur la base aérienne de Larissa. L’accord qu’a signé M. Pompeo lors de sa visite à Athènes leur permettra d’utiliser d’autres emprises militaires grecques, comme la base aérienne de Stefanovikeio [dans l’est du pays] et, surtout, le port d’Alexandroupoli, situé à une encablure du détroit des Darnadelles.

« La Grèce peut jouer un rôle stratégique important dans la région » et « peut être un pilier de stabilité », a estimé Mike Pompeo. Pour son homologue grec, Nikos Dendias, « cet accord renforce la coopération stratégique entre les deux pays » et il est « une garantie de stabilité et de développement. »

Cet accord « protège le pays et ses intérêts » en augmentant « la présence américaine dans la région », avait auparavant fait valoir le ministre grec des Affaires étrangères.

Par ailleurs, pour Washington, ce rapprochement avec Athènes, qui n’est « pas lié aux activités de la Turquie », a assuré M. Pompeo, vise également à contrer l’influence grandissante de Pékin, qui a pris possession du port du Pirée. « Si nous voulons faire entrer un navire, un navire de guerre, au Pirée, la Chine peut refuser », s’était récemment inquiété un responsable militaire américain dans les colonnes du magazine Stars and Stripes.

http://www.opex360.com/2019/10/06/en-signant-un-accord-avec-la-grece-les-etats-unis-vont-accroitre-leur-presence-militaire-en-mediterranee-orientale/
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMar 12 Nov 2019 - 21:52

Citation :
Trump minimise l'impact de la guerre commerciale sur les Etats-Unis

La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12f3a27
Le président américain Donald Trump. Spencer Platt/Getty Images/AFP

AFP 12/11/2019


Donald Trump a loué la bonne santé de l'économie américaine mardi malgré les études chiffrant l'impact de la guerre commerciale sur l'emploi et l'activité économique aux Etats-Unis.

L'économie "a largement dépassé nos attentes", a déclaré l'hôte de la Maison Blanche dans un discours à New York, tout en défendant l'imposition des droits de douane punitifs. "Le réel coût aurait été de ne rien faire."

Alors que l'industrie manufacturière américaine est en récession, il a toutefois reconnu pour la première fois que les industriels souffraient "peut-être d'une légère incertitude" avant d'affirmer le contraire: "Il n'y a pas d'incertitude", "ils n'ont pas été affectés" par la guerre commerciale.

Le discours de Donald Trump devant le club économique de New York est intervenu au moment même où une étude menée pour le compte du port de Los Angeles (Californie), premier port des Etats-Unis et l'un des plus importants du monde, chiffre les effets de la guerre commerciale.

Les tarifs douaniers punitifs imposés par l'administration Trump aux importations, principalement de Chine, et les représailles contre les biens américains menacent près de 1,5 million d'emplois aux Etats-Unis, selon cette étude.

Les importations et exportations affectées représentent 186 milliards de dollars annuels, en valeur de fret et sur la base des données de 2018.

L'enquête inclut les droits de douane additionnels portant sur plus de 360 milliards de dollars de biens chinois déjà en vigueur, ainsi que ceux qui pourraient être imposés le 15 décembre aux quelque 160 milliards de dollars de biens chinois --dont les iPhone-- n'ayant pas encore été surtaxés.

Jusqu'à présent, Donald Trump et son administration n'ont eu de cesse de marteler que la guerre commerciale n'avait eu aucun impact sur l'économie américaine, incriminant la politique de la Banque centrale dans le ralentissement économique.

En septembre, peu après une nouvelle vague de tarifs punitifs, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin avait lui-même affirmé ne pas voir "pour le moment de signe d'impact sur les Etats-Unis".

Les économistes s'accordent pourtant à dire que la croissance économique américaine ralentit en raison notamment de l'incertitude entourant la guerre commerciale, qui décourage les investisseurs.

L'activité du secteur manufacturier aux Etats-Unis a continué de se contracter en octobre mais à un rythme plus lent que le mois précédent.

Ce qui fait dire à Donald Trump que l'industrie manufacturière "se reprend très très fortement" et que "notre pays est vraiment très solide".


Nouvelle menace
"Toutes les zones urbaines, suburbaines et rurales de notre pays bénéficient des importations et des exportations transitant par les ports de San Pedro Bay", a souligné de son côté Gene Seroka, directeur exécutif du port de Los Angeles.

Le fret passant par le port californien est estimé à plus de 380 milliards de dollars et l'activité économique génère plus de trois millions d'emplois américains.

Selon M. Seroka, certaines régions et industries ressentent déjà "les dommages causés aux emplois, aux revenus".

L'étude montre que les droits de douane imposés depuis mars 2018 pourraient entraîner des coûts supplémentaires de 31 à 35 milliards de dollars, qui sont supportés par les consommateurs et par les fabricants américains ayant besoin de matières premières importées et de certains composants.

Alors que la majorité des tarifs douaniers visent les produits chinois, les auteurs du rapport rappellent que la Chine est la principale source d'approvisionnement, comptant "à hauteur de 54% pour les importations".

Donald Trump a annoncé le mois dernier un accord commercial de principe avec la Chine, qui doit encore être signé.

"Si nous n'avons pas d'accord, nous augmenterons significativement les droits de douane", a-t-il une nouvelle fois menacé mardi. "Et ce sera le cas aussi pour les autres pays qui nous maltraitent", a-t-il ajouté, pointant directement du doigt les Européens dont "les barrières douanières sont terribles".

Le président n'a pas dévoilé sa décision sur l'imposition éventuelle de droits de douane dans le secteur automobile qui doit intervenir cette semaine.

Le rapport publié mardi montre enfin que les Etats agricoles les plus vulnérables comprennent des bastions républicains comme le Kansas, le Texas et la Louisiane, ainsi que des Etats plus disputés tels que l'Ohio et l'Arizona.

La semaine dernière, le groupe de pression Tariffs Hurt the Heartland avait, lui, estimé que les entreprises et consommateurs américains avaient payé 38 milliards de dollars supplémentaires entre le début de la guerre commerciale début 2018 et septembre 2019.

https://www.lorientlejour.com/article/1194793/trump-aux-dictateurs-venez-cest-bon-pour-leconomie.html
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMar 26 Nov 2019 - 19:30

Citation :
L'ex-chef de l'US Navy avait bien proposé un accord secret avec Trump


Washington, 25 nov 2019 (AFP) -


Le chef limogé de l'US Navy, Richard Spencer, a "reconnu" avoir proposé un accord secret avec Donald Trump sur le sort d'un soldat d'élite protégé par le président américain, contre la volonté des autres responsables du Pentagone, a affirmé lundi le ministre de la Défense Mark Esper.

Au cours d'une entretien avec un groupe de journalistes au Pentagone, M. Esper a raconté les événements ayant conduit dimanche à l'extraordinaire limogeage du secrétaire à l'US Navy, une fonction civile, après une série d'interventions publiques de Donald Trump en faveur d'un soldat d'élite accusé de crimes et gracié par le président.

"Ce limogeage n'a rien à voir avec Eddie Gallagher (le soldat, ndlr). Il a à voir avec M. Spencer et la chaîne de commandement", a déclaré le ministre de la Défense.

Le Pentagone a annoncé dimanche que M. Esper avait "demandé la démission du secrétaire à la Navy Richard Spencer après avoir perdu confiance en lui concernant son manque de sincérité sur des conversations avec la Maison Blanche dans le traitement du cas du Navy Seal Eddie Gallagher".

Mais quelques minutes plus tard, plusieurs médias américains avaient publié la lettre de démission de M. Spencer dans laquelle il affirmait que sa conscience ne lui permettait pas de se conformer à la volonté exprimée par M. Trump, commandant en chef des forces armées américaines, d'exonérer totalement Eddie Gallagher et de le maintenir au sein des Navy Seals, une unité d'élite très respectée dont il était menacé d'exclusion.

M. Esper a donné une toute autre version des événements, racontant avoir rencontré M. Trump vendredi à la Maison Blanche, avec le chef d'état-major, le général Mark Milley. Après la réunion, un responsable de la Maison Blanche qu'il n'a pas identifié leur a appris que plusieurs jours auparavant, M. Spencer avait proposé un accord par lequel, si le président laissait une commission disciplinaire se réunir sur le cas Gallagher, il garantissait que le soldat pourrait prendre sa retraite avec tous les honneurs.

"Cette proposition était contraire à ce que nous avions décidé et aux déclarations publiques de M. Spencer", a souligné M. Esper. "Le général Milley et moi-même avons été totalement pris au dépourvu par cette information et nous avons réalisé qu'elle discréditait tout ce que nous disions au président".

Le chef du Pentagone a raconté avoir alors téléphoné à M. Spencer, qui a "reconnu très clairement" les faits. Le lendemain, il a informé le président de sa décision de limoger M. Spencer et M. Trump a "approuvé cette décision".

M. Esper a téléphoné dimanche au chef de la Navy, qui lui a remis sa lettre de démission 30 minutes plus tard. Lorsqu'il a informé le président des événements, M. Trump lui a "donné l'ordre" de maintenir Eddie Gallagher au sein des Navy Seals.

https://www.marine-oceans.com/actualites/19553-l-ex-chef-de-l-us-navy-avait-bien-propose-un-accord-secret-avec-trump
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeJeu 28 Nov 2019 - 17:19

Michael H. Fuchs - Foreign Policy a écrit:

America Doesn’t Need a Grand Strategy




Searching for the next holy grail of foreign policy is stopping the United States from solving the world’s most pressing problems.



La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 America-grand-strategy-foreign-policy-michael-fuchs


In 2014, as Syria fell apart and Russia invaded Ukraine, criticism of U.S. President Barack Obama’s foreign policy mounted. Perhaps frustrated by questions about why he wasn’t solving these complex problems, the president and his advisors summarized the administration’s foreign policy as “don’t do stupid stuff.” The phrase took on a life of its own and became the subject of derision for those claiming Obama did not have a coherent foreign policy. The New York Times columnist Thomas Friedman suggested that this was the “Obama doctrine.”

Unsatisfying as Obama’s explanation may have been, the sentiment wasn’t wrong. Ever since the U.S. strategy of containment was thought to have won the Cold War, the United States has searched, mostly in vain, for a new grand strategy. The gravitational pull for policymakers and experts to develop an overarching vision for America’s role in the world—encouraged by high-level officials and congressional mandates—is strong and can be an important process that establishes policy priorities for the bureaucracy, sends signals to friends and foes, and helps evaluate assumptions and refine goals.

But that search can also be a misguided and dangerous exercise, forcing simplifications of a complicated world and justifying counterproductive policies. Attempts at grand strategy can become nationalistic rallying cries—like “America First” or “the global war on terrorism”—that do far more harm than good.

Today, the United States doesn’t need a grand strategy. Instead, U.S. leaders need to identify their priorities and craft strategies for each of them. The foreign-policy issues that matter to the lives of Americans—from climate change to pandemic diseases to cyberattacks—increasingly require global responses. And leaders need to convince the American people that these challenges affect them directly and that tackling them requires robust U.S. engagement in the world.

The notion of U.S. grand strategy today revolves around America’s Cold War foreign policy of containment—the brainchild of the diplomat George Kennan—which sought to prevent the expansion of Moscow’s influence, bolstering the strength of the noncommunist world and squeezing the Soviet Union until it changed. The objective of containment drove U.S. policy until the Soviet Union collapsed. This victory—assumed to be the result of the containment policy—created a Cold War legacy that subsequent policymakers have looked on as a heyday for Washington’s global strategy.

Ever since, policymakers have searched for the holy grail of the foreign-policy field. In the 1986 Goldwater-Nichols Act that reorganized parts of the national security bureaucracy, Congress even required that the president submit an annual report on national security strategy.

In 1993, Anthony Lake, President Bill Clinton’s national security advisor, reportedly established what he called the “Kennan sweepstakes” to encourage his staff to develop a new grand strategy. Over the years, Washington has jumped from Clinton’s democratic enlargement to George W. Bush’s global war on terrorism to Donald Trump’s America First approach. Some strategies had more success than others, but none has captured the totality of the United States’ interests. Indeed, some grand strategies are little more than messaging exercises, providing a unifying justification for a broad range of disparate policies; others elevate one or two goals above all else.

Even so, the Kennan sweepstakes still continue today in the halls of government, think tanks, and academia. In Washington, there is almost an inherent belief that the country needs a grand strategy. One cannot go long on the circuit of foreign-policy events without hearing about the need to have a coherent foreign-policy vision. Many lament the supposedly simple days when America was guided by containment and yearn for a new term like “offshore balancing” or “preservation” that can justify and explain the United States’ complex role in the world.

Beyond Washington, many Americans are confused by U.S. foreign policy. A recent poll by the Center for American Progress revealed that voters “did not see an overarching principle, rationale, or clear set of goals in U.S. foreign policy. … Several participants wondered why the United States does not have a plan for economic and political success in the world like they perceive China and other competitors do.” This dynamic encourages leaders and experts to develop simplified talking points that can easily explain the U.S. role in the world to voters.

And while grand strategies in the form of public narratives may help convince Americans of the need for a robust U.S. role in the world, they can also justify dangerous policies. As Kennan himself once lamented about the Vietnam War, a conflict that he felt had unrealistic goals, “Our Vietnam involvement marches under the semantic banner as the containment of communism.” Perhaps leaders are better off convincing the American people that there are grave challenges that affect their lives and making the case for each policy on the merits.

After all, while having a grand strategy may instill a sense of comfort, policymaking rarely goes according to plan. Speeches and documents like the annual National Security Strategy can provide helpful signals about goals and identify priorities but rarely offer answers on how to reconcile competing interests or deal with unexpected crises.

The Arab Spring uprisings that swept across the Middle East in 2011 are a case in point. Obama was confronted with a series of revolutions that were transforming the region and Washington’s role in it. Though Obama outlined principles for the U.S. response in a May 2011 speech—highlighting support for democracy while criticizing the U.S. government’s history of prioritizing strategic interests—no simple set of principles could have guided a U.S. president effectively through the Arab Spring.

Syria was the most devastating of the policy dilemmas. While Obama made clear his interest in getting the United States out of conflicts in the Middle East, the Syrian catastrophe could not be ignored. The United States publicly supported the aspirations of the Syrian people, financed humanitarian assistance, and attempted to end the war through diplomacy. As part of these goals, Obama included a “red line”—the public threat that a chemical weapons attack would change his calculus about intervening—but his decision not to respond militarily to a chemical attack in 2013 fed a perception that the United States lacked credibility.

Yet, for all the criticism of the red-line incident, and while other policy approaches may have achieved more, neither a grand strategy focused on supporting humanitarian goals nor a realpolitik policy would have necessarily been more effective: A full-scale military intervention might have caused a protracted U.S. war or left a power vacuum in Syria; a realpolitik approach might have considered Syria not central to U.S. interests.

The South China Sea is another example of the conundrum that policymakers face in applying principles to thorny real-world situations. When it comes to the maritime disputes between China and its neighbors, the United States prioritizes norms like the freedom of navigation and maintaining peace. But in upholding freedom of navigation in the South China Sea, the United States must consider its risk tolerance for a broader conflict with China: Should the United States be willing to use force to deter China from threatening its neighbors?

If the United States is not willing to use force while China is, can the United States effectively uphold norms in the region?

Washington’s response to Moscow’s invasion of Ukraine presents similar problems. Upholding international law by using force to get Russia to withdraw from Ukraine—as the United States did in pushing Iraq out of Kuwait—is not feasible when confronting a nuclear-armed power.

In my time in government, I can’t think of an instance in which a policymaker dealing with a challenge pulled the National Security Strategy or a speech off the shelf for guidance (other than desk officers cutting and pasting quotes into talking points). Too often events—a crisis or an upcoming speech—spur officials to define a strategy or announce a new policy, which is then usually forgotten.

During two periods since World War II, the United States has adopted grand strategies that garnered widespread domestic support and that served as lodestars for U.S. policy—containment and the global war on terrorism. But both of those grand strategies were often counterproductive.

While the United States’ overarching foreign policy during the Cold War was successful in building up strong alliances and international institutions, aspects of the U.S. approach were disastrous. The list of criticisms is long: proxy wars from Latin America to Africa to Asia, including the Vietnam War, which took the lives of 58,000 Americans and countless Vietnamese; support for coups against democratically elected leaders and in support of dictators from Iran to Guatemala; an arms race in which the United States built tens of thousands of nuclear weapons that could destroy the world multiple times over; McCarthyism and its chilling effect on democracy at home.

There is a very strong case that many of these policies weakened Washington’s overall efforts against Moscow by eroding support for the United States around the world and draining U.S. blood and treasure. Kennan’s original notion of containment was, after all, mostly aimed at maintaining U.S. strength and waiting for the Soviet Union to collapse under the weight of its own internal weaknesses. With the Cold War lasting 40 years, who’s to say that the United States would not have won—which it eventually did because the Soviet Union dissolved due to its internal weaknesses—without fighting proxy wars, supporting anti-communist dictators, or McCarthyism?

Since the end of the Cold War, the global war on terrorism is perhaps the closest the United States has come to an overarching foreign-policy vision.

The response to the 9/11 attacks has in part defined U.S. foreign policy ever since—turning the need to combat terrorism into an all-consuming global struggle and attaching it to the “freedom agenda” that promised aggressive support for imposing democracy. The United States and the world have been worse off because of it.

The Bush administration manufactured Iraqi links to terrorism and weapons of mass destruction to justify an unnecessary war. The Iraq War resulted in thousands of dead American soldiers and countless dead Iraqis, strengthened Iran, destabilized the Middle East, and arguably led directly to the creation of the Islamic State. It also used the specter of terrorism to justify torturing detainees and illegally spying on Americans.

Obama attempted to reject the use of the global war on terrorism to justify policies harmful to the United States, but he couldn’t completely escape it. He ended the war in Iraq, but the rise of the Islamic State pulled him back in. He wanted to end the war in Afghanistan, but the potential for instability persuaded him to stay. Obama repeatedly attempted to place the threat of terrorism in context compared to much greater threats, but fears of terrorism continued to dominate the U.S. national security debate. Trump played on those fears by falsely linking refugees and immigrants to a terrorist threat.

Two former senior U.S. government officials, Jon Finer and Robert Malley, outlined why the global war on terrorism has been counterproductive: “The intense pressure to immediately address terrorist threats leads to a focus on symptoms over causes and to an at times counterproductive reliance on the use of force. … Sometimes what’s needed is a far broader approach that would entail … addressing factors such as a lack of education or employment opportunities, ethnic or religious discrimination, the absence of state services, and local government repression.” Despite chances of dying at the hands of a foreign-born terrorist being smaller than chances of dying from an animal attack, terrorism continues to dominate U.S. national security policymaking.

Despite chances of dying at the hands of a foreign-born terrorist being smaller than chances of dying from an animal attack, terrorism continues to dominate U.S. national security policymaking.

Even if pursuing a grand strategy were preferable, there are two other practical challenges to implementing it effectively: a changing world and changing U.S. leadership.

America’s first post-Cold War strategy unleashed a fierce backlash as the geopolitical winds shifted. Republican President George H.W. Bush and Clinton, a Democrat, pursued a foreign policy aimed at extending what were believed to be some of the winning pillars of the Cold War strategy—democracy and markets—by supporting European unity and democratization in Russia, expanding free trade deals, and bringing China further into the global community.

Today, however, many would argue that this strategy sowed the seeds of future challenges: an aggressive, autocratic Russia angry at a failed democratic transition and an expanded NATO; a rising authoritarian China; and growing inequality and populism resulting in part from free trade. The bigger and more ideological a grand strategy gets, the more it tends to disregard the negative consequences it may be creating.

Similarly, presidential transitions make it nearly impossible to pursue a consistent grand strategy. Obama once called the presidency a “relay race” in which progress needs to be passed on to a successor, and recent experience shows just how essential a smooth handoff is. The post-Cold War strategy pursued by the older Bush and Clinton was overturned by the foreign policy of the younger Bush the day after the 9/11 terrorist attacks. And just two and a half years after Obama left office, Trump has already dismantled many of his greatest foreign-policy accomplishments, such as the Iran nuclear deal and the Paris climate agreement.

If having a grand strategy is undesirable, some argue, then there is a kernel of pragmatism in Trump’s erratic “foreign policy by tweet” approach. Trump might be wary of formal strategies (and even predictable behavior), but that does not mean he doesn’t have a vision of the world.

After all, despite wildly unpredictable policies and implementation, Trump has had some foreign-policy north stars for decades. He believes in zero-sum international politics, particularly on trade. He believes the United States does not benefit from the international rules and norms of the post-World War II order. He believes the United States should be an ethnonationalist state. And he believes that allies take advantage of the United States while strongmen make good partners.

Trump’s America First approach is a grand strategy of sorts—and when it drives U.S. policy, it inflicts significant damage.

Trump’s America First approach is a grand strategy of sorts—and when it drives U.S. policy, it inflicts significant damage. It has justified racist policies including the Muslim travel ban and massive decreases in refugee acceptance. It has resulted in tariffs that harm Americans’ livelihoods. And it has driven Trump to abandon support for human rights and praise authoritarians from Russian President Vladimir Putin to Chinese President Xi Jinping while criticizing Washington’s closest democratic allies.

But Trump’s policies do not have widespread support within the U.S. government or with the American public; they also differ from his administration’s supposed grand strategy on paper, leading to outright contradictory policies. Indeed, large parts of Trump’s own National Security Strategy appear to be divorced from his day-to-day policies. The strategy prioritizes great-power competition with Russia, but Trump seems hard-pressed to say a critical word of Putin. Trump’s administration pursued a “maximum pressure” sanctions campaign against North Korea, and then the president agreed to a summit with Kim Jong Un without even consulting his advisors.

Trump’s inability to coherently pursue a grand strategy is a good thing. His policies are disastrous, and if they had broader institutional support across the federal government and with the American people, it is hard to overstate how devastating they would be.

Grand strategies have their uses. They can help clarify priorities in a complex world and can foster stability by signaling U.S. intentions to allies and adversaries. When America leads the way, it can produce transformative breakthroughs—brokering peace between Israel and Jordan and Egypt; supporting a united Europe during and after the Cold War; ending the wars in Bosnia and Kosovo; the Iran nuclear deal and the Paris climate agreement.

But the United States doesn’t need to articulate a grand strategy in order to achieve its most important goals—it needs to focus on priorities that may not necessarily weave together in a convincing narrative. Today, the United States needs a strategy for preventing and responding to climate change. It needs a strategy for stopping Russian interference in U.S. politics. It needs a strategy for preventing China from gaining military hegemony in East Asia. And it needs to ensure that its budget reflects these disparate and sometimes unrelated priorities.

Below the level of grand strategy, U.S. policymakers should grapple with the big questions of principle that can inform policy. When should the United States be willing to use military force beyond cases of self-defense? Does the United States believe that a hegemonic power dominating East Asia is unacceptable?

The threat from China requires serious, concrete policies, but the growing instinct to treat China like a new Cold War competitor holds great peril. Making China the focus of a new grand strategy risks infusing U.S. policy with racism and fear that could blur Washington’s ability to create effective policies. While the United States must address national security concerns about China exporting its surveillance state, strong-arming allies to not use Chinese telecommunications equipment, such as that made by Huawei, could damage critical alliances. While Washington must counter efforts by Chinese security services to conduct influence operations in the United States, the growing calls for curbing the ability of Chinese citizens to visit the United States could be counterproductive.

In the process of building up a genuine threat into the target of a new Cold War, the slippery slope into a new era of McCarthyism is not difficult to imagine. The United States needs numerous strategies toward China—dealing with its economic espionage and its aggression in maritime Asia, for instance—but those strategies do not need to form an overall grand strategy that subsumes other crucial priorities.

Indeed, Washington can reassure partners and allies abroad about its goals and values without a grand strategy. Avoiding grand visions, in fact, might help the United States bridge what the political scientist Samuel Huntington referred to as the “Lippmann gap,” named for Walter Lippmann, who believed the gap between America’s stated goals and its capacity to deliver on them led the country to adopt dangerous policies. It is important for the United States to articulate bold and aspirational goals, but as the Syria red-line incident made clear, a large gap between stated U.S. policies and Washington’s willingness to back them up can create serious problems.

Today, no single strategy will define the whole of the United States’ purpose in the world. Policymakers should not submit to the false comforts of simplistic goals or ideological missions. They should embrace the complexity of U.S. interests in the world and dive headfirst into solving specific challenges like climate change and not worry about whether there is a convincing narrative to explain it all.

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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeVen 6 Déc 2019 - 9:18

Est ce que la procédure de destitution de trump a été engagée?
Ont commencé à peine à s'y habituer.
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeVen 6 Déc 2019 - 22:40

prochainement engagée au niveau de la chambre des représentants qui est tenue par une majorité de démocrates mais elle n'ira pas plus loin car elle doit passer par le senat détenu par les républicains. un seul moyen de se débarrasser du fou avant terme c'est qu'il démissionne
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Adam
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeVen 6 Déc 2019 - 23:24

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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMer 11 Déc 2019 - 22:08

Citation :
Les dépenses militaires américaines devraient atteindre 738 milliards de dollars en 2020

par Laurent Lagneau · 11 décembre 2019


La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 _12f3b46

L’an passé, le National Defense Authorization Act [NDAA], c’est à dire la loi qui fixe le niveau des dépenses militaires américaines, avait été adoptée dès le mois d’août par le Congrès, dont les deux chambres étaient alors dominées par le Parti républicain. Ce qui avait facilité les débats. Or, la donne politique ayant depuis changé, avec désormais une majorité démocrate à la Chambre des représentants, les discussions sur le niveau du budget du Pentagone pour la prochaine année fiscale ont été plus âpres.

Cela étant, le 10 décembre, les élus démocrates et républicains ont annoncé qu’ils venaient de se mettre d’accord sur un texte, lequel devrait être adopté d’ici la trêve des confiseurs. Il reviendra ensuite au président Trump de le promulguer [ou non, s’il exerce son droit de veto].

Le projet de NDAA 2020, qui compte pas moins de 3.488 pages, prévoit ainsi de porter les dépenses militaires des États-Unis à 738 milliards de dollars. Soit 22 milliards de plus par rapport à 2019, ce qui permettra, notamment, de revoir la hausse la solde des militaires américains, ces dernières devant augmenter de 3,1% [soit la plus forte progression depuis dix ans, ndlr].

Dans le détail, le budget de base du Pentagone devrait s’élever à 635 milliards de dollars. En outre, 23,1 milliards iront au département de l’Énergie au titre de la dissuasion nucléaire. Pour rappel, la National Nuclear Security Administration, qui relève de ce ministère, a la responsabilité de la conception, des essais et de la production de toutes les armes nucléaires américaines.

En outre, les opérations extérieures [Overseas contingency operations] seront financées à hauteur de 71,5 milliards de dollars [soit deux milliards de plus par rapport à 2019]. Enfin, un fonds d’urgence sera doté de 5,3 milliards pour financer la reconstruction de la base de Tyndall et celle de Camp Lejeune, ravagées par les ouragans Florence et Michael en Floride et en Caroline du Nord.

Initialement, la Maison Blanche avait demandé 9,2 milliards de dollars pour financer à la fois ces chantiers de reconstruction et le mur que M. Trump a promis d’ériger à la frontière mexicaine. Si ce dernier n’a pas été remis en cause, les élus démocrates et républicains n’ont pas trouvé d’accord sur son financement. Ce qui promet de prochaines batailles parlementaires.

Sans entrer dans les détails, le projet de NDAA prévoit la commande de 12 avions F-35 de plus que prévu. Et l’acquisition de 8 F-15EX, aux capacités accrues par rapport aux précédentes versions de cet appareil, a été confirmée.

Le NDAA n’est pas qu’un document budgétaire : il compte également des dispositions réglementaires et législatives. Ainsi, le texte sur lequel démocrates et républicains se sont mis d’accord établit des garde-fous contre des décisions qui pourraient être de manière intempestive par le locataire de la Maison Blanche. Par exemple, il interdit de réduire les effectifs militaires américains en Corée du Sud, à l’heure où M. Trump souhaite que Séoul mette la main au portefeuille pour financer davantage cette présence.

Par ailleurs, la création de la « Space Force », qui sera la sixième branche des forces américaines, y est confirmée. Comme attendu, elle sera placée sous l’autorité du secrétaire à l’Air Force. Pour autant, aucun fonds supplémentaire ne lui sera affecté pour le moment.

En outre, il confirme aussi l’interdiction de livrer les F-35A déjà assemblés à la Turquie. Une ligne de crédit de 30 millions de dollars devrait être ouverte pour financer leur stockage [ainsi que celui de leurs équipements associés]. Enfin, des sanctions contre le projet de gazoduc Nord Stream 2, porté par la Russie et défendu par l’Allemagne, sont prévues.

http://www.opex360.com/2019/12/11/les-depenses-militaires-americaines-devraient-atteindre-738-milliards-de-dollars-en-2020/
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeMar 24 Déc 2019 - 16:56

https://www.nytimes.com/2019/12/24/world/africa/esper-troops-africa-china.html

Citation :

Pentagon Eyes Africa Drawdown as First Step in Global Troop Shift

By Helene Cooper, Thomas Gibbons-Neff, Charlie Savage and Eric Schmitt
9-12 minutes

The deliberations stem from a push to reduce missions battling distant terrorist groups, and to instead refocus on confronting so-called Great Powers like Russia and China.


Dec. 24, 2019Updated 10:28 a.m. ET

WASHINGTON — Defense Secretary Mark T. Esper is weighing proposals for a major reduction — or even a complete pullout — of American forces from West Africa as the first phase of reviewing global deployments that could reshuffle thousands of troops around the world, according to officials familiar with internal deliberations.

The discussions of a large-scale pullback from West Africa include abandoning a recently built $110 million drone base in Niger and ending assistance to French forces battling militants in Mali, Niger and Burkina Faso. The deliberations stem from a push to reduce post-9/11 missions battling terrorist groups, and instead to refocus Pentagon priorities on confronting so-called Great Powers like Russia and China.

With an initial decision about Africa expected in January, the plans are sure to draw criticism from lawmakers, allies and military officials, and could eventually affect most global missions in some way. About 200,000 American forces are currently stationed abroad, similar to the force posture when President Trump took office with a promise to close out the nation’s “endless wars.”

But Mr. Trump is not so much ending wars as he is moving troops from one conflict to another, and Mr. Esper’s initiative aims to carry out that rebalancing.

Officials say the overhaul of Africa deployments will be followed by one in Latin America, and that drawdowns will happen in Iraq and Afghanistan, as has been expected.

The initiative reflects what has become the defining priority for Mr. Esper: moving away from 18 years of counterterrorism deployments in places troubled by militancy and insurgency where thousands of American troops cycle through in an attempt to maintain minimal stability but without much prospect of definitive solutions.

“We’ve begun a review process where I’m looking at every theater, understanding what the requirements are that we set out for, making sure we’re as efficient as possible with our forces,” Mr. Esper told reporters this month.

Planning for a West Africa pullback has been closely held in the Pentagon; Congress has not been consulted.

The primary mission of the American troops has been to train and assist West African security forces to try to suppress Islamist groups like Boko Haram and offshoots of Al Qaeda and the Islamic State. As part of that mission, four American soldiers were ambushed and killed two years ago while on patrol in Niger.

Mr. Esper’s team has questioned the value of those efforts and wants to scale back missions to counter militants who lack the demonstrated ability and intent to attack the United States on its own soil, the officials said. None of the terrorist groups operating in West Africa are said to meet this heightened assessment standard.

President George W. Bush’s administration conducted a similar internal debate after the Sept. 11, 2001, attacks and initially targeted only those terrorist groups bent on attacking civilians in the West — in particular Al Qaeda.

But at the same time, Mr. Bush blurred the distinction between Al Qaeda and the Taliban, an Islamist militant group focused on imposing Shariah law in Afghanistan. He blamed and attacked the Taliban for having provided a haven for Osama bin Laden and his followers.

Early internal criticism about the new proposals has focused on whether any American withdrawal would create a vacuum for other Great Powers to fill, undermining their strategic purpose. Also at question is whether they would risk a breakdown of stability that could sharply increase the flow of refugees and other migrants north into Europe.

Mr. Esper has given Africa Command until January to draft a withdrawal plan, as well as a plan for redeploying troops.

The defense secretary is also considering significant cuts in the Middle East. In the coming months in Iraq, officials said, Mr. Esper may cut American presence to 2,500 troops from 5,000. And he has already conveyed a desire to withdraw about 4,000 of the nearly 13,000 troops now in Afghanistan.

But these changes, perceived by some as seismic, run the risk of confrontation between the Pentagon and the four-star generals who lead the regional headquarters.

Gen. Stephen J. Townsend, the newly appointed head of Africa Command, has struggled to articulate the need for American forces in Africa to confront China and Russia, which are vigorously expanding their influence economically and militarily across the continent and in its surrounding waters.

And Gen. Kenneth F. McKenzie Jr., who is in charge of American troops in the Middle East, has often lobbied for more forces in the region to deter and confront Iran, including overhead surveillance aircraft and troops.

But the Pentagon’s proposed drawdown in West Africa also runs at cross-purposes with a new State Department initiative to combat a resurgent Islamic State there. “ISIS is outpacing the ability of regional governments and international partners to address that threat,” Secretary of State Mike Pompeo said last month at a meeting of nations fighting the terrorist group.

He also created a special task force to focus specifically on deteriorating security and other problems in the sub-Saharan region that stretches from Senegal to Sudan and has been seized by growing waves of terrorism and armed conflict.

Mr. Esper’s initiative, though, has alarmed key allies, including France, which has around 4,500 troops in West Africa who are taking the lead in fighting ISIS and Qaeda insurgents there. The French rely on American intelligence, logistics support and aerial refueling — at a cost to the Pentagon of about $45 million a year.

French officials say they are moving to be more self-sufficient — ordering more American-made C-130 transport planes and Reaper drones, as well as leading a new effort to have European special forces train African militaries.

Mr. Esper has made no attempt to hide his desire to reshuffle American forces around the world. In October, during a news conference in Kabul, Afghanistan’s capital, he said he was asking all of his commanders to look for areas “where they can free up time, money and manpower to put into our top priorities as chartered by the National Defense Strategy: China, No. 1; Russia, No. 2.”

The Pentagon’s review of forces comes amid Mr. Trump’s repeated promises to end what he calls the United States’ “endless wars,” an attempt at fulfilling a 2016 campaign pledge.

No wars have ended, though, and more troops have been deployed to the Middle East in recent months than have come home.

Independent analysts praised Mr. Esper’s effort to review force levels but warned that the new emphasis on confronting China and Russia should not mean neglecting other global hot spots.

“The demands on U.S. forces are high, and bringing supply and demand into equilibrium is a challenge the department shouldn’t dodge,” said Kathleen Hicks, a former top Defense Department official now at the Center for Strategic and International Studies. “But the formula will need to be nuanced.”

Africa Command is the first of the Pentagon’s global fighting commands to come under what is being called a “blank slate” review. There are about 6,000 to 7,000 American troops in Africa, with the largest numbers concentrated in the sub-Saharan region and in the Horn of Africa. In Somalia, there are about 500 Special Operations troops fighting the Shabab — a Qaeda-linked terrorist group — from small outposts alongside local troops.

Mr. Esper’s proposed cuts would most likely focus on the several hundred troops now deployed in countries like Niger, Chad and Mali. The Air Force recently started flying Reaper drone missions from the new base, known as Air Base 201, near Agadez, Niger.

In the past year, the Pentagon has shrunk its forces in Africa by reducing several hundred Special Operations troops on the continent as part of the troop shift.

Ahead of their impending reviews, some commands are taking steps to promote their troops’ operations. Southern Command, which oversees missions in Latin America, is now publishing a weekly digital newsletter. A recent bulletin mentioned the deployment of a Navy plane to help search for a missing Chilean Air Force plane as well as the participation in a disaster-relief exercise with Panamanian troops.

For Central Command, the proposed cuts in Afghanistan and Iraq would follow significant cuts already made in northeastern Syria: Troops there were reduced to 1,000 from 2,000. The order — an effort to follow the president’s demands to withdraw all American troops from the region — was later partly reversed to help prevent ISIS from recapturing valuable oil fields.

Even in regions where American force levels are likely to remain steady or even increase, the Pentagon is pressing host nations to pay a larger share of the costs.

For instance, Mr. Esper recently pressed the South Korean government to pay up to $5 billion a year to support the 28,500 American troops in the country — more than five times the amount Seoul agreed to pay this year. Negotiations continue.

And in Saudi Arabia, the Pentagon has started negotiations to recoup billions of dollars in “partner burden-sharing” costs. The United States recently deployed 3,000 air defense and other troops to help protect the kingdom after a drone and missile attack on oil fields, which Washington blamed on Iran.
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeSam 28 Déc 2019 - 17:47

Citation :
Un soldat d'élite défendu par Trump qualifié de "toxique" par d'autres soldats


Washington, 27 déc 2019 (AFP) -


Un soldat membre d'une unité d'élite de la Marine américaine, les "Navy Seals", défendu bec et ongles par Donald Trump, a été décrit comme "toxique" et "complètement taré" par d'anciens combattants en Irak l'ayant côtoyé, rapporte vendredi le New York Times.

Edward Gallagher, 40 ans aujourd'hui, avait été jugé l'été dernier pour crimes de guerre dans une affaire très suivie aux Etats-Unis. Il a été déclaré le 2 juillet non coupable du meurtre d'un prisonnier en Irak en 2017 et acquitté de deux tentatives de meurtre sur des civils irakiens.

Il avait toutefois été déclaré coupable d'avoir posé à côté du corps du jeune homme tué en compagnie d'autres soldats.

Le sous-officier avait en conséquence été dégradé d'un rang, une sanction qui réduisait sa solde et sa retraite. Mais Donald Trump avait annulé le 15 novembre cette décision de la Marine américaine.

Le président a continué à défendre le soldat après que la Navy a annoncé poursuivre malgré tout une procédure interne d'exclusion. En désaccord avec la volonté de Donald Trump, le chef de la Navy Richard Spencer a finalement dû quitter ses fonctions.

Des vidéos obtenues par le New York Times montrent d'anciens membres de l'unité d'élite d'Eddie Gallagher témoigner dans le cadre d'une enquête préalable à son procès.

"Le mec est complètement taré", dit l'un des plus expérimentés d'entre eux, Craig Miller, au NCIS (Naval Criminal Investigative Service).

"Ca se voyait que cela ne le dérangeait pas du tout de tuer toute personne qui bougeait", déclare un autre, Corey Scott. "Le mec était toxique", renchérit un troisième, Joshua Vriens.

"Ma première réaction à ces vidéos a été la surprise et le dégoût qu'ils puissent inventer des mensonges flagrants sur moi", a déclaré au New York Times M. Gallagher par la voix de son avocat.

Lui et sa femme ont été reçus le weekend dernier dans la résidence de Donald Trump de Mar-a-Lago, en Floride, où le président passe les vacances de fin d'année.


https://www.marine-oceans.com/actualites/19707-un-soldat-d-elite-defendu-par-trump-qualifie-de-toxique-par-d-autres-soldats
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitimeDim 29 Déc 2019 - 13:39

Qui veut la peau du grand méchant Trump ? #1

https://solidariteetprogres.fr/chroniques-strategiques/trump-destitution-russiagate-fbi.html
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MessageSujet: Re: La politique américaine comme si vous y étiez...   La politique américaine comme si vous y étiez... - Page 25 Icon_minitime

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