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 Industrie de defense Française

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MessageSujet: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeJeu 26 Juil 2012 - 20:22

Rappel du premier message :

Citation :
Renault Trucks Defense rachète le Français Panhard
Publié le 26 juillet 2012, à 18h23

Volvo a annoncé l'acquisition par sa filiale Renault Trucks Defense du constructeur de blindés légers Panhard, entamant la consolidation attendue de longue date du secteur de l'armement terrestre français.

La transaction, dont le montant n'est pas précisé, devrait être finalisée au quatrième trimestre 2012, une fois obtenu l'accord des autorités françaises, précise le constructeur automobile suédois dans un communiqué publié le 26 juillet.

Panhard a réalisé en 2011 un chiffre d'affaires de 81 millions d'euros et un bénéfice d'exploitation de 9,4 millions, et emploie environ 300 personnes.

Cette acquisition, qui permet à Renault Trucks Defense d'élargir sa gamme vers les blindés légers, donne naissance à un nouvel ensemble face à Nexter, le fabricant des chars Leclerc dans lequel Thales pourrait prendre une participation.

Nexter, qui avait discuté rapprochement avec RTD et Panhard l'an passé, s'est tourné vers des groupes hors de France, comme les allemands Rheinmettal et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), l'italien Oto Melara (Finmeccanica) et le finlandais Patria.

La consolidation du marché de l'armement terrestre en France, voire en Europe, paraît de plus en plus souhaitable pour faire face à la concurrence internationale dans la course aux contrats dans les pays émergents au moment où les budgets de défense se réduisent en Europe.

RTD, qui affiche un carnet de commandes de 1,2 milliard d'euros dont les deux tiers en France, espère réaliser à terme la moitié de son chiffre d'affaires à l'export.

La division de Renault Trucks avait dit en juin tabler sur un chiffre d'affaires de 700 millions d'euros d'ici 2015 contre 300 millions en 2011 grâce à une accélération de ses ventes à l'export et à la mise sur le marché de nouveaux blindés.

Panhard, spécialiste du véhicule blindé léger (VBL), dont 2 300 exemplaires sont en service dans 16 pays, est le plus petit des trois principaux acteurs du secteur en France, avec un chiffre d'affaires d'un peu moins de 100 millions d'euros en 2011, soit dix fois moins que Nexter.

Panhard a été racheté en 2005 à PSA par le fabricant de 4x4 Auverland, que Christian Mons dirigeait depuis 2001 après plus de dix ans chez Thomson-CSF, dont est issu Thales. La gamme d'Auverland a été intégrée à celle de Panhard, spécialisé dans les blindés jusqu'à 12 tonnes.

La famille Cohen détient 83 % de Panhard, Christian Mons 10 % et l'investisseur Pierre Delmas le solde.

(avec Reuters, par Cyril Altmeyer)

http://www.usinenouvelle.com/article/renault-trucks-defense-rachete-le-francais-panhard.N179482
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeVen 25 Oct 2019 - 19:13

Citation :
25.10.2019

Des fuites chez Naval Group au profit d'un de ses concurrents: huit mises en examen


flamme.pngJoli scoop de ma consoeur Marie-Claudine Chaupitre, de la rédaction de Saint-Brieuc, et de mon confrère Olivier Melennec, du service région Bretagne. C'est à lire dans Ouest-France ce matin.

L’industriel Naval Group a fourni cinq sous-marins au Pakistan. Un de ses anciens cadres aurait vendu des documents concernant ces navires à Tripartite, une société concurrente, de Pluguffan (Finistère). Huit personnes sont mises en examen.

Le constructeur français de navires militaires Naval Group avait déjà dû faire face, en 2016, à une fâcheuse affaire de fuites de données, concernant les sous-marins Scorpène qu’il construit pour l’Inde. Une nouvelle affaire fait l’objet d’une information judiciaire, ouverte par le parquet de Rennes le 19 juin 2018, à la suite d’une plainte de l’industriel, pour des faits de corruption, abus de confiance, blanchiment en bande organisée et association de malfaiteurs. L’instruction est menée par un juge de la JIRS (Juridiction interrégionale spécialisée).
Cette fois-ci, l’industriel naval suspecte un concurrent de s’être procuré, de manière frauduleuse, de la documentation technique portant sur cinq sous-marins Agosta qu’il a livrés au Pakistan.

Ces informations sensibles auraient été vendues à Tripartite, entreprise d’export-import de pièces détachées et d’équipement pour les armées, installée à Pluguffan, près de Quimper (Finistère) par un ancien ingénieur du site cherbourgeois de Naval Group.
Basé à Karachi (Pakistan) dans les années 2000, ce salarié avait accès à beaucoup d’informations et avait noué des relations privilégiées avec des interlocuteurs pakistanais. Il semble que « la suppression de son poste à l’étranger ait détérioré ses relations avec son employeur, le poussant à se rapprocher de Tripartite, » selon un ancien employé de Tripartite.

La proposition tombe à point pour la petite société finistérienne, concurrente de Naval Group sur les pièces de rechange, « qui travaille avec le Pakistan et cherche à se positionner face au grand constructeur naval français ». Tripartite est suspectée de s’être procurée de manière frauduleuse de la documentation en provenance de Naval Group, sur des pièces de sous-marins Agosta. Tripartite est suspectée de s’être procurée de manière frauduleuse de la documentation en provenance de Naval Group, sur des pièces de sous-marins Agosta.
Le salarié de Naval Group aurait régulièrement fourni des plans au dirigeant de Tripartite, contre rémunération. Entre 2008 et 2016, ces échanges permettront à la petite société d’une quinzaine d’employés (10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2017) de faire fabriquer par ses sous-traitants de nombreuses pièces de rechange pour les sous-marins pakistanais.
Plusieurs dizaines de millions d’euros seraient en jeu. Tripartite finira par embaucher son informateur en 2016. Il aurait ainsi touché plusieurs dizaines de milliers d’euros, via la société de sa femme, rémunérée pour de prétendus travaux de traduction, ainsi bien sûr que ses salaires, une fois recruté par Tripartite.

Licencié par Tripartite, un ancien salarié de la société finistérienne révèle le pot aux roses en 2017, en passant un coup de fil à Naval Group. Le constructeur naval dépose plainte. La perquisition des bureaux et domiciles des principaux dirigeants de Tripartite, au printemps 2019, a permis de mettre la main sur une documentation, en provenance de Naval Group, concernant les sous-marins Agosta, mais aussi les sous-marins Scorpène, le produit de Naval Group le plus récent proposé à l’export et vendu au Chili, à la Malaisie, à l’Inde et au Brésil.

Huit personnes ont été mises en examen et placées sous contrôle judiciaire. Parmi eux, les principaux dirigeants de Tripartite, ainsi qu’un ex-salarié d’un sous-traitant de Naval Group, à qui il est également reproché d’avoir vendu des informations à Tripartite.
La marine pakistanaise dispose actuellement de cinq sous-marins Agosta fournis par la France. Deux sous-marins de type Agosta 70 ont été acquis en 1979. Bien plus modernes, trois sous-marins de type Agosta 90B ont été commandés en 1994 et construits partiellement au Pakistan. C’est en travaillant à la construction d’un de ces sous-marins que 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN, aujourd’hui Naval Group) ont été tués dans un attentat à Karachi le 8 mai 2002.
Contacté par Ouest-France, Naval Group n’a pas souhaité faire de commentaires, de même que l’avocat de Tripartite.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/10/24/espionnage-chez-naval-group-8-mises-en-examen-20575.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 28 Oct 2019 - 20:10

Citation :
Le ministère des Armées a demandé à Safran et Thales de se pencher sur Photonis en vente

Par Michel Cabirol | 28/10/2019, 8:00 | 555 mots

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(Crédits : Photonis)


La Direction générale de l'armement a demandé à Thales et à Safran de s'intéresser à cette société spécialisée dans l'intensification de la lumière. C'est ce qu'a révélé le Délégué général pour l’armement début octobre au Sénat.

Sur le dossier Photonis mis en vente par le fonds Ardian et qui agite le ministère des Armées et Bercy, la Direction générale de l'armement (DGA) a bien demandé à Thales et à Safran de s'intéresser à cette société spécialisée dans l'intensification de la lumière, comme l'avait révélé La Tribune. "Nous savons que le fonds Ardian cherche à la mettre en vente et nous avons demandé à deux maîtres d'oeuvre compétents en matière d'optronique, Thales et Safran, de se pencher sur le dossier", a expliqué le Délégué général pour l'armement, Joël Barre, lors d'une audition début octobre au Sénat. Cette opération pourrait se réaliser via leur filiale commune détenue à parts égales dans le domaine de l'optronique Optrolead, "Nous n'avons pas décrété qu'elle ne serait pas stratégique", a également précisé le patron de la DGA. Mais les deux groupes ne sont "pas chauds" pour y aller, selon une source proche du dossier.


Soit Thales et Safran "s'entendent et rachètent cette entreprise, soit Ardian la revend à un fonds et, si celui-ci est étranger, nous appliquerons la réglementation en vigueur", a souligné le Délégué général pour l'armement.

Les forces spéciales clientes de Photonis

Détenue depuis 2011 par le fonds Ardian, cette PME de la région bordelaise, qui réalise un chiffre d'affaires de l'ordre de 140 millions d'euros, est stratégique sur le plan opérationnel pour les armées, explique-t-on à La Tribune. Et notamment pour les forces spéciales françaises, un très bon client des produits de Photonis, qui est le leader mondial de la conception et de la fabrication de tubes d'intensification d'image de pointe pour les militaires. Car ce qui intéresse les forces spéciales c'est la vision de nuit qui est devenue une technologie opto-électronique essentielle dans la guerre moderne, de plus en plus de combats se déroulant la nuit pour augmenter la surprise chez l'adversaire.

A cet égard, la technologie de Photonis est en avance par rapport à celle des Américains, qui est en bout de course. D'où la volonté des Américains de racheter Photonis aux Français. D'autant que, selon nos informations, Photonis aurait dans son tuyau plusieurs innovations dans le cadre de programmes de recherche très prometteurs et très secrets. En juin 2015, la PME bordelaise recevait le prix "Ingénieur général Chanson" décerné chaque année par l'Association de l'Armement Terrestre pour avoir mis au point une caméra permettant de filmer en couleur pendant la nuit, CMOS Kameleon.

1.000 salariés

L'entreprise, dont le siège social est situé à Mérignac (France), est un des leaders mondiaux de la conception et de la fabrication de tubes intensificateurs de lumière dans les secteurs de l'aéronautique, de la recherche et de la défense ainsi que pour des applications à débouché commercial. Il a notamment vendu ses produits aux forces spéciales de tous les pays de l'OTAN. En France, Photonis travaille principalement dans le domaine de défense avec Thales et Safran. Elle emploie plus de 1.000 salariés dans le groupe et possède cinq usines situées à Brive-la-Gaillarde en France, à Roden aux Pays-Bas, à Sturbridge et Lancaster aux Etats-Unis.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-ministere-des-armees-a-demande-a-safran-et-thales-de-se-pencher-sur-photonis-en-vente-831746.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeMar 29 Oct 2019 - 22:07

Citation :
Kership, la filiale de Naval Group et Piriou, propose deux patrouilleurs à Chypre

Par Michel Cabirol            |    29/10/2019, 6:00  |  639  mots

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L'OPV 50 de Kership (58,2 mètres, 550 tonnes) a pour mission de réaliser des opérations de maintien de l'ordre
en mer et d'assurer la surveillance des côtes et des ZEE (Zone économique exclusive) (Crédits : Kership)

     
La France pousse la vente de deux patrouilleurs à Chypre. Un prospect de 75 millions d'euros compliqué mais possible.

La République de Chypre va-t-elle se laisser tenter par l'acquisition de deux patrouilleurs (OPV 50) fabriqués par Kership, la filiale de Piriou et de Naval Group, pour un montant évalué à 75 millions d'euros ? Paris pousse mais Nicosie traîne encore les pieds probablement pour des raisons financières. Et pourtant Chypre souhaite conclure un accord avec la France pour faire de la base navale de Mari une base régulière de mouillage des navires de guerre français. Lors de son passage à Paris, le 15 mai 2019, le ministre chypriote de la Défense, Savvas Angelides, et la ministre des Armées Florence Parly ont signé une lettre d'intention en ce sens. Chypre prévoit dans ce cadre d'agrandir la base navale de Mari.


"L'expansion de la base de Mari est liée à l'accord de coopération militaire avec la France", a déclaré le 23 mai dernier Savvas Angelides lors d'une conférence de presse.

Soutien de la France

La Marine nationale est prête à s'y engager mais à la condition que Nicosie fasse un geste et un choix clair en faveur de la France et de ses patrouilleurs. Ce qui ne semble pas être totalement le cas encore. L'OPV 50 de Kership (58,2 mètres, 550 tonnes) a pour mission de réaliser des opérations de maintien de l'ordre en mer et d'assurer la surveillance des côtes et des ZEE (Zone économique exclusive) grâce à sa grande polyvalence et une forte endurance. La France, qui devra certainement faire un effort sur sa proposition en matière de crédits et de garanties, doit se décider rapidement. Car Israël, les Etats-Unis et l'Italie sont en embuscade et guettent également l'occasion de capter à leur profit la défense de l'île et de ses ressources naturelles, dont des gisements de gaz très prometteurs convoités par la Turquie.

La France reste pour l'heure au soutien de Chypre. Ainsi, la frégate Auvergne a fait escale dans le port de Larnaca le 10 octobre. Puis le 12 octobre, la France a participé à des exercices navals avec une frégate Lafayette dans les eaux chypriotes, à la suite de l'envoi par la Turquie d'un navire de forage dans ce secteur.


Samedi 12 octobre, Florence Parly avait affirmé dans un tweet que "des exercices navals franco-chypriotes se déroulent actuellement dans les eaux chypriotes. Nous souhaitons permettre à Chypre, pays membre de l'UE, de pouvoir assurer ses responsabilités dans ses eaux de souveraineté", avait ajouté la ministre.

Des exportations d'armes très, très modestes vers Chypre

Les exportations des industriels de la défense français vers Chypre restent très, très modestes. Sur la période 2009-2018, la France a exporté pour seulement 39,7 millions d'euros, dont 19,4 millions d'euros en 2018. Au cours de la même période, ils ont livré pour 32,8 millions d'euros. La Commission interministérielle pour l'étude des exportations de matériels de guerre (CIEEMG) a délivré 36 licences sur la période 2015-2018, dont 12 en 2018 pour un montant de plus de 1 milliard d'euros (principalement des munitions, des missiles et des patrouilleurs).
Proposé par la France et soutenu par la Belgique et Chypre, le projet EU BLOS (Tir Au-delà de la Vue Directe) est le premier projet de systèmes de missiles a être approuvé le 19 novembre 2018 parmi une liste de 17 projets de défense destinés à être mis en œuvre dans le cadre de la Coopération Structurée Permanente (CSP). L'objectif du projet EU BLOS est de développer une famille de missiles TAVD à retour image avec l'homme dans la boucle. Basée sur le système de missiles MMP, cette famille repose sur des produits totalement maîtrisés par l'industrie européenne, ce qui permet d'en garantir l'autonomie d'emploi, la sécurité d'approvisionnement et les capacités d'évolution, au profit des 25 pays membres de la CSP.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/kership-la-filiale-de-naval-group-et-piriou-propose-deux-patrouilleurs-a-chypre-831824.html  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeJeu 31 Oct 2019 - 20:43

Citation :
Construction navale : Naval Group et Fincantieri vont baptiser leur co-entreprise « Naviris »

par Laurent Lagneau · 31 octobre 2019


Industrie de defense Française - Page 33 _12e341

En juin dernier, et après des mois de discussions, perturbées par les bisbilles politiques entre Paris et Rome, le projet « Poseidon » devenait enfin une réalité, avec la signature accord de coopération par Naval Group et Fincantieri.

Cependant, et alors qu’il fut longtemps question de former une alliance sur le modèle de Renault-Nissan, les deux industriels s’entendirent pour créer une co-entreprise de construction naval, ne concernant que les navires de surface. Et il aura fallu attendre le 30 octobre, soit près de cinq mois, pour connaître le nom de cette nouvelle entité franco-italienne, qui doit formellement voir le jour d’ici la fin de cette année.

« Aujourd’hui, les deux groupes annoncent le nom de cette nouvelle entreprise : NAVIRIS! », ont en effet annoncé Naval Group et Fincantieri, via un communiqué. Ce nom, expliquent les deux industriels, « traduit la solidité du partenariat des deux groupes et du renforcement de leurs savoir-faire » et « se veut la garantie d’une ambition internationale. »

Pour rappel, l’accord conclu par Naval Group et Fincantieri vise à leur permettre de « partager les bonnes pratiques, de mener ensemble des projets de recherche et développement sélectionnés, d’optimiser les processus d’achat et de préparer conjointement les offres pour les programmes binationaux et les marchés à l’export. »

La co-entreprise « Naviris » aura son siège social à Gènes et disposera d’un bureau d’études à Ollioules [Var]. Son conseil d’administration comptera six membres, dont trois nommés par Naval Group et trois autres par Fincantieri. Pour les trois premières années, son président et son directeur des opérations seront issus des rangs de l’industriel italien tandis que les pestes de directeur général exécutifs et de directeur financier seront occupés par des cadres du constructeur naval français.

Cela étant, et malgré ce rapprochement, la concurrence reste vive entre Naval Group et Fincantieri sur certains dossiers… Au point que, récemment, le chantier naval italien a contesté un appel d’offres remporté par son homologue français et portant sur la livraison de 4 corvettes à la marine roumaine.

Lors de son audition au Sénat dans le cadre de l’examen du projet de loi de finances intiale, la ministre des Armées, Florence Parly, avait relativisé ces rivalités.

« Il est bon de commencer à prospecter un marché extrêmement compétitif à l’échelle mondiale, et sur lequel, bien souvent, les Européens sont en concurrence directe les uns avec les autres, ce qui n’est ni efficace, ni très bon pour notre image. On lit effectivement dans la presse des échos qui ne sont pas toujours positifs, mais cela correspond à des prospects d’armement qui préexistaient à la constitution de ce nouvel accord. Il faut donc comprendre que Naval Group et Fincantieri aient besoin à présent de converger et de régler leur passé concurrentiel. Pour l’instant, nos accords ne sont que commerciaux, ils ne sont pas capitalistiques », avait-elle expliqué.

Par ailleurs, la Commission européenne a annoncé avoir ouvert une enquête sur le rachat par Fincantieri des Chantiers de l’Atlantique [ex-STX France] de Saint-Nazaire, au motif que cette opération risque de porter atteinte à « la concurrence sur le marché de la construction navale de croisière. »

Or, les Chantiers de l’Atlantique sont également présent sur le marché militaire puisqu’ils assurent le maintien en condition opérationnelle [MCO] de certains navires de la Marine nationale [comme celui des frégates de surveillance et des PHA] et qu’il leur reviendra de construire quatre futurs Bâtiments ravitailleurs de forces [inspirés du Vulcano, conçu par Fincantieri] ainsi que la coque du [ou des] futur[s] porte-avions français.

http://www.opex360.com/2019/10/31/construction-navale-naval-group-et-fincantieri-vont-baptiser-leur-co-entreprise-naviris/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeVen 1 Nov 2019 - 20:29

Citation :
L'accord sur le contrôle des exportations d'armes a été mis en vigueur par Berlin et Paris

Par Michel Cabirol            |    31/10/2019, 16:05  |  1198  mots

Industrie de defense Française - Page 33 _12e538
Les missiles de MBDA, ayant des équipements et des composants allemands sont exclus de l'accord
franco-allemand régissant les exportations entre les deux pays. (Crédits : SAAB)

     
L'accord franco-allemand dans le domaine des exportations devrait en principe faciliter les exportations des industriels français. Mais l'efficacité de cet accord va se voir essentiellement à l'usage.


Deux semaines après le conseil ministériel franco-allemand qui s'est tenu le 16 octobre à Toulouse, on en sait un peu plus sur l'accord bilatéral relatif au contrôle des exportations en matière de défense que la France et l'Allemagne ont signé. Cet accord, qui est en vigueur depuis le 23 octobre, reste une avancée par rapport à ce qui existait auparavant. Notamment pour les programmes intergouvernementaux (articles 1) actuels (A400M, MRTT...) et futurs (SCAF, MGCS, Eurodrone...).

Il s'applique également aux programmes issus de la coopération industrielle dans le cadre du renforcement de l'intégration des industries de défense française et allemande (article 2). Ce serait par exemple le cas si le premier char franco-allemand, l'Euro Main Battle Tank (EMBT) composé d'un châssis du Léopard et d'une tourelle du Leclerc, était in fine développé par KNDS, la société commune de Nexter et Krauss-Maffei Wegmann (KMW), précise-t-on dans l'entourage de la ministre.

Un accord à évaluer à l'épreuve du feu

Cet accord est "un énorme progrès", assure-t-on dans l'entourage de la ministre des Armées. Mais il devra être testé avant de savoir s'il est vraiment efficace et simple pour les industriels français. "Nous sommes à la fois sereins mais prudents, explique une autre source contactée par La Tribune. Cet accord n'est pas parfait mais il règle beaucoup de dossiers. Tout le monde attend maintenant de voir comment cet accord va vivre". Car le diable se cache souvent dans les détails avec l'Allemagne. Mais cet accord, dont les Allemands ne voulaient pas forcément et qui a été arraché a Angela Merkel par Emmanuel Macron par la France, semble d'ores et déjà mieux que ce qui se pratiquait auparavant en matière d'exportation, source de tensions récurrentes entre les deux pays, affirme-t-on ainsi à La Tribune. Ce sujet a toutefois fait l'objet d'une bagarre politique très intense en Allemagne.

Comment vont fonctionner Paris et Berlin sur les programmes intergouvernementaux et sur les programmes issus de la coopération industrielle ? La France et l'Allemagne s'informent "mutuellement bien avant les négociations officielles de la possibilité de vente à des tierces parties et transfèrent les informations nécessaires pour que l'autre partie contractante procède à son analyse" (article 1). Ce qui induit une véritable confiance des deux partenaires, l'un envers l'autre, dans les dossiers en matière d'exportation (informations classifiées), qui sont traditionnellement très secrets et très intimes.

Les programmes SCAF et MGCS a priori protégés

En principe, la France et l'Allemagne ne peuvent s'opposer à une vente à l'international du partenaire. "Sauf de façon exceptionnelle" lorsque cette exportation "porte atteinte à ses intérêts directs ou à sa sécurité nationale". "Et si l'une des deux parties s'y oppose, elle doit en informer l'autre dans un délai maximal de deux mois à compter du moment elle est informée du projet d'exportation", selon l'accord. Cette disposition concerne tous les programmes intergouvernementaux, y compris les futurs projets SCAF (système de combat aérien du futur) et MGCS (char du futur), et leurs sous-systèmes ainsi que que les programmes issus de la coopération industrielle.

"On verra à l'usage comment l'Allemagne se sert de ce principe", commente-t-on dans l'entourage de la ministre des Armées. Mais la partie française reste très satisfaite d'avoir obtenu un tel accord. En tout cas, si l'une des parties souhaite sortir de cet accord, il doit envoyer "un préavis écrit de six mois" adressé à l'autre partie.

Le principe "de minimis" va fluidifier certains dossiers

Les principes généraux de l'article 3 sont également favorables a priori à la France avec le principe "de minimis" qui fixe un seuil de produits allemands destinés à l'intégration à 20% de la valeur du système final français, et vice-versa. "Cette valeur n'inclut ni les activités de maintenance, ni les pièces détachées, ni la formation, ni les réparations", affirme l'accord. Ce seuil de 20% va en principe beaucoup fluidifier certains projets d'exportation des industriels français, insiste-t-on dans l'entourage de la ministre. Très clairement, la France va "purger un volume de dossiers qui étaient jusqu'ici en souffrance", précise-t-on à La Tribune.

Ainsi tout ce qui est boîtes de vitesse, joints... de fabrication allemande, qui pouvaient bloquer un programme français à l'exportation, échappe désormais aux Fourches Caudines de l'administration allemande. Cette dernière ne pourra plus s'opposer à l'exportation de produits français, via des composants ou des équipements allemands, et devra délivrer "sans délai" les autorisations d'exportation "sauf de façon exceptionnelle, lorsque cette exportation porte atteinte à ses intérêts directs ou à sa sécurité nationale".

L'annexe de l'article 3 qui peut faire polémique

En revanche, l'annexe de l'article 3 a de quoi faire sursauter en laissant à penser que cet accord ne va finalement pas plus que cela faciliter les exportations des industriels français, qui intègrent des composants allemands dans leurs systèmes d'armes. Car une longue, très longue liste de produits représentant une grande partie du catalogue français a été exclue de l'article 3 (principe "de minimis"). Clairement, cette liste regroupe tous les matériels que peuvent exporter Nexter, Arquus, MBDA, Dassault Aviation, Safran et Thales. "Cette liste était inéluctable mais les exceptions ne remettent pas en cause l'accord global, analyse-t-on en France. Elles ne changent rien par rapport à ce qui existait auparavant".

Sont donc exclus de l'application du principe de minimis l'ensemble de ces systèmes d'armes : mitrailleuses, pistolets-mitrailleurs, fusils entièrement automatiques, canons, obusiers, pièces d'artillerie, mortiers, armes antichars, lanceurs de projectiles létaux, fusils, canons sans recul, armes à canon lisse, munitions destinées aux armes précitées, charges propulsives ou fusées indépendantes, bombes, torpilles, grenades, roquettes, mines, missiles, charges sous-marines, têtes explosives et autodirecteurs, systèmes de propulsion destinés aux armes précitées, châssis et tourelles spécialement conçus pour char de combat, moteurs pour propulsion d'aéronefs et, enfin, cellules complètes pour avion de combat.

L'impact de la liste d'exclusions a priori limité

Pour autant, assure-t-on à La Tribune, les négociateurs français ont fait très attention à inclure dans cette liste le moins possible de systèmes d'armes français ayant des composants et des équipements allemands. "Nous avons regardé lors de l'élaboration de la liste si nous n'avions pas de dépendance majeure vis-à-vis de l'Allemagne", explique-t-on dans l'entourage de Florence Parly. Cela semble bien le cas pour tout ce qui est armes légères, pièces d'artillerie ou même les systèmes aéronautiques (propulsion et cellules).
Par ailleurs, fait-on remarquer à l'Hôtel de Brienne, ces exclusions tombent à partir du moment où les programme intègrent les articles 1 et 2. Ainsi, si KNDS lançait son futur char EMBT, les châssis et les tourelles ne seraient pas concernés par cette liste Ce serait également le cas si Naval Group lançait un programme de torpille avec un groupe allemand. En revanche, MBDA quant à lui semble les plus touché par cette liste. Le missilier n'est toujours pas près d'exporter le missile air-air Meteor vers l'Arabie Saoudite...

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/l-accord-sur-le-controle-des-exportations-d-armes-a-ete-mis-en-vigueur-par-berlin-et-paris-831859.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeJeu 7 Nov 2019 - 18:25

Citation :
07.11.2019

REDCORE peine à faire classer son lanceur de balles de défense KANN44


Industrie de defense Française - Page 33 _12e450

En catégorie A2 ou catégorie B3, les lanceurs de balles de défense?

Dans un post du 15 mai 2016, j'avais fait part de la présentation du nouveau LBD Kann44 CLR® et de sa munition MAT44 mis au point par la REDCORE SAS pour le marché des polices municipales. Cette société été créée en 2014 par l’association d’un ancien gendarme (Gaël Guillerm) et d’un jeune ingénieur spécialisé en mécatronique (Johann Gautier). Elle est implantée à Lanester (Morbihan).

REDCORE est actuellement empêtré dans une procédure légale pour faire classer son KANN44 avant de pouvoir le commercialiser auprès des polices municipales que ce produit intéresse puisque son canon rayé en accroît la précision.

Effectivement, une décision de classement est nécessaire avant toute mise sur le marché. Le ministère des Armées a d’abord considéré que le lanceur de REDCORE devait bénéficier d’un classement dans la catégorie B3 qui s’applique aux "armes à feu fabriquées pour tirer une balle ou plusieurs projectiles non métalliques".

Mais le ministère des Armées s’est défaussé sur l’Intérieur pour instruire la demande de classement.

En juillet dernier, un arrêté a classé le KANN44 et sa munition en catégorie A2, catégorie où tombent selon l’article R311-2 du Code de la sécurité intérieur (CSI) "canons, obusiers, lance-roquettes et lance-grenades de tous calibres".

"Nous avons attaqué cette décision incompréhensible", explique Gaël Guillerm qui dénonce des décisions arbitraires et un traitement inique.

"Nous demandons le classement en catégorie B3. Un classement en catégorie A2 nous pénalise vis-à-vis des lanceurs concurrents qui comportent des risques pour les personnes et les biens, comme l’avait bien stipulé le Tribunal de Nice dans un jugement de 2014, et qui sont pourtant classés en catégorie B, soit dans une catégorie dont la dangerosité est regardée comme moindre".

Il en résulte que "la précision de notre lanceur, qui a vocation à limiter les risques de blessure, est perçu par les ministères comme un élément de dangerosité renforcée, alors même que c’est cette absence de précision qui est à l’origine de la plupart des blessures graves recensées !"

Le Conseil d’État a été saisi. Le 15 octobre, le juge des référés a rejeté la requête de la société lorientaise. Le juge a estimé qu’il n’y avait pas d’urgence sur le référé mais qu’il y avait bien urgence sur le fond : "La 5e chambre de la section du contentieux a prévu d’inscrire dans de brefs délais au rôle d’une séance de jugement la requête tendant à l’annulation de l’arrêté du 3 juillet 2019 de la ministre des années et de la décision implicite de refus de classement en catégorie B du ministre de l’intérieur". Une nouvelle audience, avec débat sur le fond cette fois, pourrait avoir lieu dès décembre.

Létalité

Cette affaire fait resurgir la question de la sous/non-létalité de certains équipements de maintien de l'ordre.

"La non-létalité, ça n’existe pas. C’est un artifice sémantique pour cacher la réalité", assure Gaël Guillerm en brandissant le Code de la sécurité intérieure (CSI). "Ce Code ne spécifie pas en effet les caractéristiques de la létalité réduite ; il se contente de parler de munitions non métalliques sans préciser les données balistiques ou lésionnelles.

L’analyse du chef d’entreprise lorientais est en tout point confirmée par celle de Thomas Cortes, l’avocat qui défend REDCORE face à l’État, représenté par le ministère des Armées et le ministère de l’Intérieur. "La létalité réduite n’est pas une notion juridique" parce que le Code de la sécurité intérieure ne fait état d’aucune caractéristique technique "à l’exception du caractère non métallique de la munition" et parce qu’"aucun autre texte réglementaire ne fixe des seuils d’énergies acceptables pour les armes dites à létalité réduite qui peuvent par définition être létales".

"Le législateur, poursuit l’avocat, a déterminé les critères d’appréciation de la dangerosité pour les armes à feu. Ces critères sont au nombre de deux, à savoir : les modalités de répétition du tir, ainsi que le nombre de coups tirés sans qu’il soit nécessaire de procéder à un réapprovisionnement de l’arme".

S’agissant des LBD, certaines dispositions du code de la sécurité intérieur les désignent comme des armes à feu ; ce qui est assez discutable selon Thomas Cortes. En tout état de cause, cela ne résout pas l’appréciation de la dangerosité de tels matériels. C’est d’ailleurs la conclusion à laquelle a abouti le défenseur des droits en janvier dernier: "Aucun élément dans l’encadrement réglementaire de l’arme ne permet d’apprécier ce degré de dangerosité".

Il y a donc un paradoxe à parler d’armes à létalité réduite, moins létales, sub-létales ou intermédiaires si de telles armes bénéficient d’un classement dans la catégorie des matériels de guerre, armes considérées comme les plus dangereuses par les pouvoirs publics. "Ce constat ne peut que dénier tous effets juridiques à cette notion de létalité réduite".

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/11/07/redcore-peine-a-faire-classer-son-lanceur-de-balles-de-defen-20619.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeJeu 7 Nov 2019 - 18:52

Citation :
Vincenzo Salvetti, nouveau directeur des applications militaires du CEA

Paris, 7 nov 2019 (AFP) -


Le directeur des applications militaires du Commissariat à l'énergie atomique, poste sensible chargé notamment de la conception des armes nucléaires françaises, sera Vincenzo Salvetti à compter du 1er janvier, a annoncé jeudi le CEA.

Diplômé de l'Ecole nationale supérieure des ingénieurs de construction aéronautique de Toulouse, M. Salvetti était auparavant directeur des armes nucléaires au sein du CEA-DAM. Il succèdera à François Geleznikoff, en poste depuis 15 ans.

Forte de 4.500 personnes sur les 16.000 que compte le CEA, la Direction des applications militaires (CEA-DAM) assure le développement, la fabrication et l'entretien des armes nucléaires de la force de dissuasion française aérienne (deux escadrons de Rafale) et océanique (4 sous-marins lanceurs d'engins).

Elle assure également les mêmes fonctions pour les réacteurs nucléaires qui équipent le porte-avions Charles-de-Gaulle et les 10 sous-marins nucléaires français.

Le CEA-DAM s'occupe également des simulations d'essais nucléaires, notamment grâce au laser mégajoule installé en Gironde, depuis l'abandon des essais en 1996.

Grâce à un réseau de capteurs sismiques, le CEA-DAM est également chargé de la détection des essais nucléaires dans le monde et fait partie du système de surveillance mondial mis en place dans le cadre du traité d'interdiction complète des essais nucléaires (Tice).

La France prévoit d'investir 25 milliards d'euros dans sa dissuasion nucléaire d'ici 2025.

https://www.marine-oceans.com/actualites/19459-vincenzo-salvetti-nouveau-directeur-des-applications-militaires-du-cea
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeVen 8 Nov 2019 - 19:47

Citation :
Naval Group a mis au point une innovation majeure pour les sous-marins à propulsion diesel-électrique

par Laurent Lagneau · 8 novembre 2019


Industrie de defense Française - Page 33 _12e451

Par rapport à leurs homologues dotés d’un réacteur nucléaire, les sous-marins à propulsion diesel-électrique ont une autonomie en plongée très limitée, ce qui amoindrit leur efficacité dans la mesure où ils sont ainsi plus vulnérables aux moyens de détection.

L’apparition de systèmes de propulsion anaérobie [AIP pour Air Independent Propulsion] a permis d’y remédier en partie. Mais il n’en reste pas moins que ces sous-marins sont quand même obligé de faire surface ou d’utiliser leur schnorchel au bout de quelques jours.

Étant donné que les technologies liées à la propulsion nucléaire ne peuvent faire l’objet d’aucun transfert dans le cadre d’une vente de sous-marin à un pays tiers, l’enjeu est donc, pour les constructeurs navals, d’améliorer autant que possible les systèmes AIP afin d’avoir un avantage compétitif par rapport à leurs concurrents, à l’heure où les flottes sous-marines sont appelées à se renforcer, en particulier dans la région Indo-Pacifique.

Et, dans ce domaine, le français Naval Group vient de mettre au point un nouveau système prometteur qui, appelé AIP 3G, doit permettre d’améliorer sensiblement l’autonomie en plongée d’un sous-marin à propulsion électrique puisqu’il est question de trois semaines et non plus de quelques jours seulement.

Ainsi, relate le quotidien Les Échos [édition du 8/11], le site Naval Group de Nantes-Indret est à l’origine d’une avancée technologique présentée comme étant une « première mondiale ». En effet, cette dernière permet de produire de l’hydrogène destinée à une pile à combustible via un processus chimique de reformage du gazole ainsi que de l’air par injection d’azote au niveau de l’arrivée d’oxygène, stocké sous forme cryogénique dans un réservoir.

« Cet air entre en réaction avec l’hydrogène dans la pile à combustible, afin de générer de l’électricité nécessaire aux besoins à bord du sous-marin et sa propulsion », explique le journal « Les Échos. » Qui plus est, ce nouveau système, qui a demandé 16 ans de recherches et pas moins de 70 brevets, est beaucoup plus silencieux que les AIP que l’on trouve actuellement sur le marché.

Les premiers tests, réalisés avec un démonstrateur à l’échelle 1 pendant 18 jours, sont concluants. « L’objectif était de reproduire les conditions réelles d’une patrouille, avec des arrêts, des démarrages et des variations de puissance », a expliqué Marc Quémeneur, responsable du projet, auprès du quotidien économique.

Ces essais en outre permis de constater que la technologie mise au point est « mature ». Et donc prête à être commercialisée, pour les sous-marins neufs ou devant être modernisés. Ce qui augure de bonnes perspectives à l’exportation.

Par ailleurs, le site de Nantes-Indret travaille actuellement sur 22 programmes différents, que ce soit pour les besoins de la Marine nationale ou les clients internationaux de Naval Group.

Photo : Naval Group via Les Echos

ajeure-pour-les-sous-marins-a-propulsion-diesel-electrique/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 18 Nov 2019 - 18:37

Citation :
MBDA a démontré les capacités de son missile sol-air MISTRAL 3 contre les drones

par Laurent Lagneau · 18 novembre 2019


Industrie de defense Française - Page 33 _12f3b27

Quand on veut séduire des clients potentiels, rien ne vaut une démonstration du produit que l’on veut vendre sous leurs yeux. Et c’est précisément ce qu’a fait MBDA pour montrer les capacités de son missile sol-air à très courte portée MISTRAL 3 contre les cibles de petite taille, comme les drones.

Ainsi, le 6 novembre dernier, devant 15 délégations étrangères, un MISTRAL 3 a intercepté avec succès un drone-cible de type MIRACH 40 [produit par Leonardo, ndlr] évoluant située à plus de 7 kilomètres, à partir d’un système complet, c’est à dire comprenant un radar [Saab Giraffe 1-X], un centre de contrôle et de coordination LICORNE, et un lanceur ATLAS-RC.

Ces délégations étrangères ont aussi « pu participer à des ateliers destinés à démontrer les capacités du système MISTRAL dans un rôle anti-drone, face à une cible réelle en vol, représentative des petits drones représentant la menace aujourd’hui », a précisé MBDA, via un communiqué publié le 15 novembre.

Pour cette démonstration, plusieurs systèmes LICORNE sous différentes configurations [radar Giraffe, veille IR, caméras télé-opérées] et lanceurs [ATLAS RC et MANPAD] avaient été déployés pour « illustrer les performances globales du système contre les drones, ainsi que les capacités du missile à accrocher ce type de cible. »

Industrie de defense Française - Page 33 _12f3a37

« Chez MBDA, nous sommes bien conscients des évolutions technologiques et de l’émergence de nouvelles menaces auxquelles nous nous devons de nous adapter. Pour répondre au mieux aux besoins de nos clients, nous offrons des solutions complètes, intégrées et compatibles avec de nombreux systèmes antérieurs afin de leur fournir des capacités militaires critiques leur permettant de garantir leur souveraineté. Qu’il s’agisse des menaces d’hier, d’aujourd’hui ou de demain, nous possédons des réponses adéquates à toutes les problématiques », n’a pas manqué de souligner Éric Béranger, le Pdg du missilier.

Pour rappel, le MISTRAL 3, mis en oeuvre par l’armée de Terre, est un missile de type « tire et oublie », pouvant atteindre la vitesse de 930 m/s. Facilement déployable et offrant une bonne résistance aux contre-mesures, il est doté d’un autodirecteur à imagerie infrarouge et de capacités de traitement d’image qui lui permettent d’engager des cibles à faibles signatures thermiques à un distance relativement importante. Selon MBDA, il affiche un taux de réussite de 95% contre des cibles aériennes.

Quant au système LICORNE, il peut coordonner les tirs de 8 lanceurs Atlas-RC [dotés chacun d’une automatisée, emportant deux Mistral prêts au tir, ndlr] et, précise MBDA, de « les relier à des systèmes de commandement du niveau supérieur, y compris via des liens évolués comme la liaison 16 ou des liaisons satellite. »

Outre les aéronefs, les missiles turbopropulsés et désormais les drones, le MISTRAL peut également être utilisé contre des embarcations rapides de type FIAC [Fast Inshore Attack Craft], depuis une tourelle navale automatisée SIMBAD-RC. Une démonstration de cette capacité avait été faite par MBDA devant, là encore, des délégations étrangères, en décembre 2018.

http://www.opex360.com/2019/11/18/mbda-a-demontre-les-capacites-de-son-missile-sol-air-mistral-3-contre-les-drones/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 18 Nov 2019 - 20:04

HIL H160M

Concept fort intéressant.

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeMer 20 Nov 2019 - 15:37

Citation :


DGA Hydrodynamics: inside the largest hydrodynamic test facility in Europe

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https://www.navalnews.com/naval-news/2019/11/dga-inside-largest-hydrodynamic-test-facility-in-europe-part-1/

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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeMer 20 Nov 2019 - 19:41

Citation :
20.11.2019

Thales installe sa Ruche au coeur de l'éco-système cyber de Rennes



Thales a inauguré, mardi, La Ruche, son nouveau site spécialisé en cyberdéfense qui rassemble une soixantaine de collaborateurs. La Ruche est le deuxième site ouvert par Thales à Rennes, sur le site de la Courrouze, où sont déjà réunis, depuis 2017, une centaine d'employés travaillant dans les systèmes d’informations critiques et la cybersécurité des entreprises.

Les équipes de La Ruche travaillent sur des projets de cyberdéfense dans deux domaines.

- D’une part, des projets dédiés à la cybersécurité du domaine aérien avec une approche baptisée CybAIR, en étroite collaboration avec la Direction générale de l’armement. L’approche CybAIR, associée à des technologies d’intelligence artificielle, permet l’analyse approfondie de flux de données, avec pour objectif de mieux protéger les opérations aériennes militaires.

- D’autre part, des projets de cyberdéfense, au profit du COMCYBER. Une équipe Thales est ainsi spécialisée dans les activités d’analyse de vulnérabilité et d’investigation numérique. Une autre équipe travaille sur le développement d’outils souverains de lutte informatique défensive conçus en étroite collaboration avec le ministère des Armées.

Une partie des équipes travaillant au sein de la CyberDéfense Factory du ministère des Armées sont d’ailleurs installées dans le même bâtiment que La Ruche, là où la ministre des Armées Florence Parly s’est rendue le 3 octobre dernier.

Voici l'article paru ce matin dans Ouest-France sur cette inauguration:

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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2019/11/20/thales-20658.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 25 Nov 2019 - 22:02

Citation :
Le tandem Airbus/Heli-Union va assurer la maintenance des Caracal et Cougar… avec une obligation de résultat

par Laurent Lagneau · 25 novembre 2019


Industrie de defense Française - Page 33 _12f1117

« Faut que ça vole », avait lancé Florence Parly, la ministre des Armées, lors de la présentation de la réforme du maintien en condition opérationnelle Aéronautique [MCO-Aéro], reposant sur la création de la Direction de la maintenance aéronautique [DMAé] afin de remplacer la Structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels aéronautiques du ministère de la Défense [SIMMAD].

Plus tard, Mme Parly avait expliqué, entre deux formules bien senties à l’occasion d’un déplacement à la base aérienne de Bordeaux-Mérignac, que cette DMAé n’avait pas vocation à être « l’école des fans ». Et de prévenir : « Non, tout le monde n’aura pas toujours gain de cause. Non, la recherche d’un consensus mou n’est pas la panacée. Oui, il faudra prendre des décisions dans l’intérêt de la maintenance aéronautique, dans l’intérêt de nos forces, de nos opérations et de notre préparation opérationnelle. »

Cela étant, l’approche retenue par la DMAé pour améliorer la disponibilité des aéronefs vise à « verticaliser » et à « globaliser » les contrats liés au MCO aéronautique. Et de mettre ainsi un terme à des situations ubuesques où, il fallait pas moins de 21 marchés différents pour assurer la maintenance d’un hélicoptère Cougar. Résultat : la disponibilité moyenne était tombée 6,6 appareils sur 21 en parc. Mieux encore : le ministère des Armées arrivait à dépenser plus pour voler… moins.

Cette approche s’est matérialisée en mai dernier, avec la notification du contrat RAVEL [RAfale VErticaLisé] à Dassault Aviation. Et elle vient de se concrétiser pour les hélicoptères Cougar, Caracal et EC-225 « Super Puma » de l’aviation légère de l’armée de Terre [ALAT] et de l’armée de l’Air, Airbus Helicopters s’étant vu notifier, avec son partenaire Heli-Union, le contat CHLEM [Contrat pour les Hélicoptères Lourds Et de Manoeuvre]. L’annonce en a été faite ce 25 novembre par le ministère des Armées.

« Un contrat global a été notifié à Airbus Helicopters et Héli-Union permettant d’atteindre des objectifs de disponibilité et d’activité aérienne prévus pour ces flottes par la loi de programmation militaire [LPM] 2019-2025 », a en effet indiqué le ministère des Armées, via un communiqué.

« Le principe retenu pour le soutien de ces hélicoptères est celui d’un contrat global avec Airbus Helicopters et Héli-Union, responsabilisant l’industrie sur des objectifs de performance de haut niveau et incluant la mise en place de guichets logistiques industriels sur les bases aéronautiques », ajoute le texte.

Et au regard des derniers chiffres relatifs à la disponibilité des hélicoptères de l’armée de l’Air et de l’ALAT, ce ne sera pas un luxe.

« L’analyse des niveaux de disponibilité de la flotte fait ressortir des différences, parfois substantielles, selon le type d’appareil et son emploi, sur le territoire national, outre-mer ou en OPEX [opération extérieure]. Selon les données portées à la connaissance du rapporteur pour avis par l’industriel, les taux de disponibilité des flottes de l’armée de l’Air étaient, en août 2019, de 49 % pour les Caracal, 43 % pour les Fennec et 36 % pour la flotte Puma. Les données ne sont guère plus reluisantes s’agissant des appareils de l’ALAT, leurs taux de disponibilité étant de 31 % pour les Caracal, 29 % pour les Puma et les Cougar et 23 % pour les Fennec », a ainsi indiqué le député Jean-Jacques Ferrara, dans son dernier avis budgétaire.

http://www.opex360.com/2019/11/25/le-tandem-airbus-heli-union-va-assurer-la-maintenance-des-caracal-et-cougar-avec-une-obligation-de-resultat/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeJeu 5 Déc 2019 - 21:59

Citation :
Nexter s’associe à John Cockerill pour séduire la Bulgarie

Actualités  Nathan Gain  1 décembre, 2019  

Industrie de defense Française - Page 33 _12f433
Le VBCI 2 de Nexter, ici armé d’une tourelle « maison » T40 (Crédit: Nexter Systems)



Confortée par le partenariat franco-belge CaMo, la collaboration entre Nexter Systems et le Belge John Cockerill (ex-CMI) se construit désormais aussi sur le marché export. Dernièrement, le systémier-intégrateur de Versailles s’est adjoint les services de la division défense du groupe liégeois pour tenter de décrocher un contrat de 750M€ en Bulgarie.

Quatre sociétés avaient été retenues en août dernier par le ministère de la Défense bulgare en vue de la livraison de 150 nouveaux véhicules blindés 8×8, dont 90 armés d’un canon de 30 mm, pour un budget que certains industriels estiment « serré ». Le VBCI y affronte le Piranha V de la filiale suisse de GDELS, l’AMV du Finlandais Patria et le Boxer d’Artel GmbH. Fixée à l’origine au 31 octobre, la date butoir de remise des offres a été repoussée au 16 décembre. L’annonce de l’industriel sélectionné devrait intervenir au minimum deux mois plus tard.

Nexter Systems ne produisant pas le calibre requis, le groupe a choisi d’intégrer une solution offerte par John Cockerill Defense, qui s’est par ailleurs également associé à Patria. La proposition de Nexter reprend la version « Cockerill 3030″ de la plateforme modulaire Série 3000, déjà sélectionnée par l’Arabie saoudite. Hormis le canon ATK, la tourelle Cockerill 3030 est dotée de missiles antichars et du viseur de surveillance et d’acquisition d’objectif Paseo de Safran. La concurrence proviendra de deux visages bien connus de ce segment, que sont les Israéliens Elbit Systems et Rafael et leurs tourelles UT30 Mk2 et Samson. Tous deux sont réputés pour proposer des solutions financièrement très abordables. Un avantage certain au vu des limitations budgétaires du programme, mais qui pourrait potentiellement être contrebalancé par l’incapacité des deux sociétés à respecter les calendriers de livraison. Ainsi, Elbit Systems a récemment été mis à l’amende en Roumanie, tandis que Rafael est l’objet d’une plainte émanant du ministère de la Défense tchèque pour avoir été dans l’impossibilité de livrer des pièces détachées en temps et en heure.

Difficilement lisible, cet appel d’offres est le premier du genre lancé par Sofia concernant un véhicule blindé de combat d’infanterie depuis la fin de l’Union soviétique, sous laquelle la notion de choix n’avait pas lieu d’être. Il semblerait donc que les militaires bulgares, peu rompus aux procédures d’acquisition « à l’occidentale », doivent encore assimiler certaines spécificités propres à ce type de démarche. Les impératifs relatifs à l’origine géographique du véhicule et de l’armement principal sont en soi déjà surprenants. De fait, si la plateforme doit obligatoirement provenir d’une entreprise basée dans un pays de l’OTAN ou d’Europe, le choix de la tourelle n’est quant à lui soumis à aucune restriction.

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L'une des variantes possibles de la tourelle Cockerill 3030 sélectionnée par Nexter Systems et Patria pour répondre
au marché bulgare


La grille d’évaluation est ensuite conçue de tel sorte qu’il sera pratiquement impossible pour les entreprises concernées de respecter le périmètre budgétaire tout en répondant parfaitement à tous les critères. Outre le cadre géographique, les offres industrielles devaient notamment s’accommoder de certains scénarios d’usage parfois… « surprenants » (comprenez : potentiellement irréalisables). Entre autres exemples, la Bulgarie exigeait que le véhicule soit capable de tirer deux missiles simultanément afin de pouvoir frapper la cible de deux directions opposées. La méthode a le don de brouiller davantage les pistes car, en principe, aucun des quatre industriels en lice n’est capable de répondre parfaitement à chacun des prérequis. Tout le monde étant à la fois gagnant et perdant, l’armée bulgare peut donc choisir d’éliminer n’importe quelle proposition sur base de n’importe quel critère. On aura vu mieux en terme d’objectivité.

https://forcesoperations.com/nexter-sassocie-a-john-cockerill-pour-seduire-la-bulgarie/  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 9 Déc 2019 - 18:50

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L’industrie française de l’armement fait mieux que résister face au rouleau compresseur américain

par Laurent Lagneau · 9 décembre 2019


Industrie de defense Française - Page 33 _12f1130

Pour la troisième année consécutive, et après un trou d’air constaté en 2015, le chiffre d’affaires des 100 industriels de l’armement les plus importants au niveau mondial [Chine exceptée, faute de données fiables] a augmenté de 4,6% en 2018, pour s’établir à 420 milliards de dollars, selon le classement annuel de l’Institut de recherche sur la paix internationale de Stockholm [Sipri], publié ce 9 décembre.

Depuis 2002 [année à partir de laquelle des données comparables sont disponibles pour la première fois, précise l’institut suédois], la tendance est largement à la hausse, les ventes de ces 100 principaux industriels ayant progressé de 47%.

Et pour la première fois depuis cette année-là, les cinq premiers groupes d’armement sont tous américains, avec Lockheed-Martin, la division militaire de Boeing, Northrop Grumman, Raytheon et General Dynamics. À eux seuls, ils « captent » 35% du total des ventes d’armes de ce top 100, avec un chiffre d’affaires cumulé de 148 milliards de dollars en 2018.

Plus globalement, les industriels américains présents dans ce classement ont réalisé 246 milliards de dollars de vente [soit 59% du chiffres d’affaires du Top 100], ce qui, par rapport à 2017, représente une hausse de 7,2%.

Outre-Atlantique, explique le Sipri, l’année 2018 a notamment été marquée par une « tendance croissante à la consolidation de certains des plus grands producteurs d’armes », les groupes les plus importants ayant acquis plusieurs autres entreprises spécialisées dans des secteurs appelés à prendre de l’importance.

« Les entreprises américaines se préparent au nouveau programme de modernisation des armes, annoncé en 2017 par le président Trump. Les grandes entreprises américaines fusionnent pour pouvoir
produire la nouvelle génération de systèmes d’armes et ainsi être en meilleure position pour remporter des contrats avec le gouvernement américain », souligne en effet Aude Fleurant, directrice du programme Armes et Dépenses militaires de l’institut suédois.

Cette tendance concerne aussi les grands groupes, United Technologies et Raytheon ayant entamé des discussions en vue de leur fusion, en juin dernier. Fusion qui semble être sur de bons rails, les actionnaires ayant donné leur accord. Elle devrait être conclue durant le premier semestre 2020.

Deuxième pays exportateur d’armes au niveau mondial, malgré les sanctions décidées après l’annexion de la Crimée, la Russie ne compte qu’un seul représentant parmi le Top 10, avec Almaz-Antey [qui produit le S-400, ndlr] à la 9e position. Viennent ensuite, notamment, United Aircraft Corp [15e], United Shipbuilding Corp. [18e] et Tactical Missiles Corp [26e].

Le chiffres d’affaires des 10 principaux industriels russes de l’armement s’est élevé à 36,2 milliards de dollars en 2018. Un montant en légère baisse de 0,4% par rapport à l’année précédente. Mais cette stabilité cache des réalités différentes pour chacun d’entre eux.

Ainsi, portées par la forte demande du système de défense aérienne S-400, les ventes d’Almaz-Antey ont progressé de 18% pour atteindre les 9,6 milliards de dollars. Et elles représentent 27% du chiffre d’affaires de l’industrie russe de l’armement.

« Les tendances sont contrastées entre les 10 entreprises russes figurant dans le Top 100 : cinq d’entre elles enregistrent une augmentation de leurs ventes d’armes, tandis que les cinq autres une baisse », résume le Sipri.

Quant aux industriels européens, les Français font plus que de résister. Capitalisant sur des niveaux de prises de commandes élevés au cours de ces dernières années, ils ont donc vu naturellement leurs chiffres d’affaires progresser l’an passé.

« Les ventes d’armes combinées des [6] entreprises françaises figurant dans le Top 100 sont les deuxièmes plus importantes d’Europe, à 23,2 milliards de dollars », explique le Sipri. Et cela en raison, principalement, d’une « d’une augmentation de 30 % des ventes du constructeur d’avions de combats Dassault Aviation. » Ce qui soutient l’activité de Thales mais surtout celle de Safran, qui a gagné trois places dans le classement.

Quant à Naval Group, il a maintenu sa 21e place par rapport à 2017. Et il est le premier constructeur naval européen, loin devant l’italien Fincantieri [50e], l’allemand ThyssenKrupp [57e] et l’espagnol Navantia [76e]. Pour l’armement terrestre, Nexter se classe 83e, loin derrière Rheinmetall et Krauss Maffei Wegmann, avec lesquels il développement le char de combat du futur. À noter qu’Arquus ne figure pas dans le Top 100 du Sipri.

Cette tendance devrait se poursuivre pour les groupes français avec les commandes prévues par la Loi de programmation militaire [LPM] 2019-2025 et les bons résultats à l’exportation. En tout cas, les spécialistes de l’armement terrestre ne pourront qu’en profiter, grâce aux livraisons du programme SCORPION.

« D’après le rapport au Parlement 2019 sur les exportations d’armement de la France, le niveau des prises de commandes de matériels de guerre et assimilés s’établit à 9,1 milliards d’euros, soit +31,4 % par rapport à l’année 2017. Des niveaux record avaient été enregistrés les deux années précédentes », est-il en effet souligné dans l’édition 2019 de l’année statistique de la Défense.

À noter que sur les 1.950 entreprises, environ, qui constituent la Base industrielle et technologique de défense française, 7% représentent à elles seules 80% du chiffre d’affaires « militaire » en France.

Quoi qu’il en soit, cette bonne tenue des groupes français explique la légère hausse des ventes de l’industrie européenne de l’armement constatée en 2018. Car, dans le même temps, les industriels britanniques du secteur ont vu leurs résultats plonger de 4,8% [à 38,51 milliards de dollars], de même que leurs homologues allemands [-3,8%].

« Six des huit entreprises britanniques figurant dans le Top 100 rapportent une réduction des ventes d’armes en 2018. Cela est dû en partie aux retards pris dans le programme de modernisation
des armements du Royaume-Uni », explique Nan Tian, chargé de recherche au programme Armes et Dépenses militaires du SIPRI.

Cependant, sous d’autres latitudes, certains industriels ont su tirer leur épingle du jeu. Tel est le cas des trois entreprises israéliennes présentes dans le Top 100 [Elbit Systems, Israel Aerospace Industries et Rafael], mais aussi des groupes sud-coréens, ces derniers ayant globalement vu leurs ventes progresser de 9,9% en 2018. Mais le premier d’entre eux, Hanwah Aerospace, arrive à la 46e place dans le classement du Sipri.

L’une des plus fortes progressions est à mettre au crédit de l’industrie turque de l’armement, qui a augmenté ses ventes de 22%, pour arriver à 2,8 milliards de dollars. Et cela, en grande partie grâce à ASELSAN [électronique, ndlr].

« La Turquie entend développer et moderniser son industrie d’armement et les entreprises turques continuent de bénéficier de ces efforts en 2018 », résume le Sipri.

http://www.opex360.com/2019/12/09/lindustrie-francaise-de-larmement-fait-mieux-que-resister-face-au-rouleau-compresseur-americain/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeSam 14 Déc 2019 - 21:17

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Sous-marins : Naval Group présélectionné par les Pays-Bas

Par Michel Cabirol | 13/12/2019, 21:28 | 530 mots

Industrie de defense Française - Page 33 _12f2120
Naval Group propose une version du Barracuda dotée d'une propulsion conventionnelle.
(Crédits : Naval Group)


Naval Group fait partie de la liste de trois chantiers navals sélectionnés par les Pays-Bas

C'était attendu mais tant que la décision des Pays-Bas n'était pas annoncée, la prudence restait requise en France. Après plusieurs reports de sa décision, le ministère de la Défense néerlandais a finalement sélectionné pour la fourniture de quatre sous-marins à sa marine trois chantiers navals, la fameuse Lettre B : le néerlandais Damen, associé au suédois Saab, l'allemand ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) et Naval Group, qui s'est associé depuis février dernier au groupe néerlandais Royal IHC. Seul l'espagnol Navantia n'a pas été retenu par les Pays-Bas. Évalué à 2,5 milliards d'euros par Amsterdam, le contrat devrait être signé en 2022, selon le ministère de la Défense néerlandais. La Marine néerlandaise compte remplacer en 2031 toute sa flotte actuelle (classe Walrus), qui ont encore une dizaine d'année de vie opérationnelle.

Cette nouvelle phase permettra de préciser le design des sous-marins et de le traduire en une solution industrielle complète. Les Pays-Bas vont principalement se baser sur ces critères : le meilleur bâtiment au meilleur prix, la gestion des risques, l'élaboration des intérêts de sécurité nationale et l'autonomie stratégique. Pourquoi un tel retard ? Il y avait aux Pays-Bas un débat au sein du gouvernement et le DMO entre ceux qui veulent un choix en faveur du consortium emmené par le champion local le chantier naval Damen, associé au suédois SAAB pour la fabrication de quatre nouveaux sous-marins et ceux, qui préconisent une short-list avec deux industriels (Damen/SAAB et Naval Group), voire trois (Damen/SAAB, Naval Group et l'allemand TKMS).

Naval Group dans le coup

Le groupe naval tricolore propose une version du Barracuda dotée d'une propulsion conventionnelle. "Les capacités des sous-marins de type Barracuda à propulsion conventionnelle sont en adéquation avec le besoin opérationnel exprimé", a estimé Naval Group dans un communiqué publié vendredi. Les trois groupes vont désormais entrer dans une coopération technique avec l'Organisation néerlandaise des matériels de défense (DMO).
Jusqu'ici Naval Group a bien mené sa barque en s'associant à Royal IHC. S'il définira la conception des sous-marins avec les Pays-Bas, Royal IHC sera quant à lui chargé de la construction et de l'aménagement des bâtiments avec l'aide du secteur maritime néerlandais. L'objectif de Naval Group est d'assurer l'autonomie complète des Pays-Bas pour ce futur programme sur l'ensemble de son cycle de vie. C'est ce que souhaite Amsterdam : les Pays-Bas attachent une grande importance à l'implication du cluster néerlandais de la construction navale, y compris les PME et les organismes de recherche.


"Construire une grande communauté sous-marine néerlandaise avec l'industrie et les centres d'expertise des Pays-Bas est essentiel pour renforcer la base technologique et industrielle de la défense néerlandaise. En transférant l'expertise de Naval Group vers le ministère de la Défense et d'autres partenaires, les Pays-Bas seront en mesure de maîtriser en toute autonomie l'ensemble des opérations industrielles. Nous nous réjouissons d'intensifier notre coopération avec Naval Group", le PDG de Royal IHC, Dave Vander Heyde, cité dans le communiqué de Naval Group.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/sous-marins-naval-group-preselectionne-par-les-pays-bas-835431.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 16 Déc 2019 - 18:23



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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 16 Déc 2019 - 20:27

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Nexter lance la production des TITUS tchèques

Actualités Nathan Gain 16 décembre, 2019

Industrie de defense Française - Page 33 _6_tit11
Un véhicule blindé 6×6 TITUS conçu par Nexter (Crédit: Ministère de la Défense tchèque)



Nexter a lancé la production des véhicules blindés 6×6 TITUS acquis par la République tchèque, nous annonçait récemment le systémier-intégrateur français. Le premier véhicule est attendu pour 2021.

Le 11 juillet dernier, la République tchèque signait avec Nexter pour la livraison de 62 TITUS, quelques semaines après la tenue d’une cérémonie identique au profit du partenaire local du groupe français, Eldis Pardubice. Deux versions ont été commandées, 40 en poste de commandement et 22 en coordination d’appui-feu, pour un montant de 238M€. La livraison du premier exemplaire est prévue pour le mois de mars 2021.

Les premiers châssis Tatra sont depuis arrivés à Roanne (Loire) en vue de leur assemblage avec la caisse du TITUS, confirmait Nexter lors du salon Milipol organisé en novembre à Paris. « Les 30 premiers véhicules seront assemblés en France, avant le transfert progressif de la charge industrielle vers notre partenaire en République tchèque, Eldis Pardubice, » précise Nexter.

Après une période intermédiaire, la bascule vers l’industriel tchèque devrait être complète à l’horizon 2023. « Produire une partie en local nous semble naturel pour développer notre partenariat avec ELDIS et rester au plus près du besoin des utilisateurs, notre vocation de leader européen, » nous explique-t-on.

La première tranche concerne globalement la version C2, qui sera « assez élaborée pour correspondre aux standards OTAN ». L’essentiel des sous-systèmes intégrés sera d’origine tchèque afin de favoriser l’interopérabilité avec les autres plateformes en dotation au sein des forces armées tchèques. L’armement des véhicules se limitera à du petit calibre également produit localement.

https://forcesoperations.com/nexter-lance-la-production-des-titus-tcheques/
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeMar 7 Jan 2020 - 21:17

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Dassault Aviation : un millésime 2019 de très haute volée

Par AFP | 07/01/2020, 11:04 | 279 mots


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Photo d'illustration. Dassault Aviation publiera ses résultats annuels complets le 27 février.
(Crédits : Dassault Aviation K. Tokunaga)


Dassault Aviation a livré 40 Falcon neufs en 2019 contre 45 prévus, faisant "face à un marché difficile". Toutefois, le constructeur a confirmé le nombre de Rafale livrés à l'export (26 avions de combat contre 12 en 2018). Ce qui va exploser le chiffre d'affaires de l'avionneur.

"Alors que nous avions prévu 45 livraisons de Falcon en 2019 nous avons dû faire face à un marché difficile", a indiqué Dassault Aviation dans un communiqué précisant que 40 Falcon neufs ont été livrés en 2019, contre 41 en 2018. En outre, 40 Falcon ont été commandés lors de l'année écoulée, deux de moins qu'en 2018.

En septembre, l'avionneur avait confirmé ses prévisions de "forte hausse" du chiffre d'affaires pour 2019 après un premier semestre qui avait vu son bénéfice net ajusté bondir de 54%, à 286 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires de 3,06 milliards d'euros contre 1,71 milliard au premier semestre 2018.

Le PDG de l'entreprise, Eric Trappier, avait alors regretté "un début d'année difficile" dans le secteur de l'aviation d'affaires, avec "beaucoup de négociations, beaucoup de prospections, mais peu de commandes". "Mais, miracle [...] en juillet et en août, d'un seul coup les commandes sont tombées", avait-il nuancé.

Les exportations conformes aux prévisions

Pour les Rafale, 26 Rafale Export ont été livrés en 2019, "en ligne avec notre prévision", contre 12 Rafale (9 Export et 3 France) en 2018, précise l'avionneur. Le 24e et dernier Rafale commandé par l'Egypte a été livré en juillet et Dassault a livré début octobre le premier des 36 avions de combat Rafale commandés par New Delhi en septembre 2016.

Enfin, "au 31 décembre 2019, le carnet de commandes inclut 75 Rafale [47 Export et 28 France] et 53 Falcon, contre 101 Rafale [73 Export et 28 France] et 53 Falcon au 31 décembre 2018", précise Dassault Aviation, qui publiera ses résultats annuels complets le 27 février.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/face-a-un-marche-difficile-dassault-sauve-les-meubles-grace-a-ses-exportations-836554.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeLun 13 Jan 2020 - 20:38

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13/01/2020 10:42 | BOQUET Justine

Missiles Mistral : des essais avec les drones M-40


Leonardo a déployé des drones M-40 afin de mener des essais avec les missiles Mitral.


Leonardo a annoncé avoir conduit des essais en partenariat avec MBDA afin de valider les performances des missiles Mistral. L'industriel italien a ainsi déployé des drones M-40, simulant des avions ennemis. L'emploi de drones « cibles » permet d'évaluer les capacités des missiles sol-air de MBDA et de familiariser les opérateurs avec les Mistral. Cela permet notamment d'effectuer des tests radar et de détection visuelle et infrarouge.

Ces essais ont été conduit dans le cadre de démonstrations internationales auxquelles ont participé une quinzaine de délégations. Des démonstrations qui se sont ainsi avérées concluantes, le Mistral parvenant à intercepter le drone M-40. « Au total, les drones M-40 ont réalisé 6 vols entre le 28 octobre et le 6 novembre », précise Leonardo.

Le M-40, employé par l'armée italienne, est ainsi conçu afin de servir de cibles lors de l'entraînement des forces. Il a été développé par Leonardo à partir du Mirach 100/5, autre drone « cible » de l'industriel italien. Le M-40 dispose de 60 minutes d'autonomie, permettant ainsi de rendre l'entraînement le plus réaliste possible.

https://www.air-cosmos.com/article/missiles-mistral-des-essais-avec-les-drones-m-40-22378
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeMer 22 Jan 2020 - 17:35

Citation :
21.01.2020

Les douanes commandent trois nouvelles vedettes au Vendéen Ocea


Industrie de defense Française - Page 33 _12f2150

Lu dans le marin de ce jour sous la plume de Thibaud Teillard un article sur un commande annoncée par le chantier vendéen Ocea:

La direction générale des Douanes et Droits indirects a notifié le 20 janvier deux vedettes, plus une qui le sera prochainement, au chantier Ocea. Dérivée de navires livrés par Ocea aux garde-côtes du Koweït, les vedettes de type FPB 100 (31,2 mètres de long), livrables en 2021, sont du même type que les deux déjà en construction par Ocea.

Commandées en septembre 2018, la Kaladja (DF34) doit être livrée en mars pour Pointe-à-Pitre et la Sokan (DF35) l’été prochain pour Fort-de-France.

Les performances des trois nouvelles vedettes seront meilleures, avec plus d’autonomie, une vitesse de 28 nœuds (contre 27), un semi-rigide de 7 mètres (contre 5) avec deux moteurs hors bord permettant de filer 35 nœuds (au lieu de 20) et une caméra optronique plus performante. La première sera destinée à Kourou, la seconde à Saint-Martin. La troisième, pour Dunkerque, sera commandée dans les prochaines semaines.

Le MCO à TIG
Grosse première pour la douane, ce contrat inclut un MCO (maintien en conditions opérationnelles), également confié à Ocea et à sa filiale guadeloupéenne TIG. Il prévoit aussi une clause dite Éducation nationale afin de favoriser l’embauche de jeunes en décrochage scolaire par le chantier.

Le contrat de deux vedettes en cours ne prévoit pas de MCO. Un appel d’offres pour l’entretien des Kaladja et Sokan sera publié dans les semaines qui viennent. Les douanes prévoient aussi un prochain appel d’offres pour acheter des corps-morts anticycloniques pour les Antilles qu’elle espère pouvoir installer avant l’été. Elle dépend actuellement de la Marine nationale pour s’amarrer en période de cyclones estivaux.

http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/01/21/les-douanes-commandent-trois-nouvelles-vedettes-a-ocea-20818.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeVen 24 Jan 2020 - 17:21

Citation :
Pierre-Eric Pommellet, un spécialiste de l'aéronautique de défense  


Paris, 24 jan 2020 (AFP) -


Pierre-Eric Pommellet, proposé par l'Etat pour prendre la tête du constructeur de navires et de sous-marins Naval Group, est un ingénieur spécialiste de l'aéronautique et de la défense qui a effectué l'essentiel de sa carrière chez Thales.

Né le 6 octobre 1964 à Brest, il est amené à succéder à Hervé Guillou, atteint par la limite d'âge, à la barre de l'entreprise héritière des arsenaux royaux créés par Richelieu et qui produit toutes les frégates, sous-marins et porte-avions français.

Fils de l'ingénieur Pierre Pommellet qui a dirigé à la fin des années 1960 le chantier de construction de la base de l'Ile Longue, coeur de la dissuasion nucléaire française, Pierre-Eric Pommellet est directeur des opérations du groupe électronique et de défense Thales.

Diplômé de Polytechnique et de Sup'Aero, il passe ensuite une année au Massachussets Institute of Technology (MIT) où il planche sur "l'orientation spatiale des pilotes" avant de rejoindre la Direction générale de l'armement (DGA) du ministère de la Défense.

Affecté en 1990 au Laboratoire de recherche balistique et aérodynamique (LRBA), il travaille sur les systèmes de navigation et y découvre "un système qui allait révolutionner le positionnement et tout simplement révolutionner le monde", le GPS, raconte-t-il dans le Magazine des ingénieurs de l'armement.

La DGA l'affecte ensuite en 1994 à la DCN (Direction des constructions navales), ancêtre de Naval Group, avant qu'il ne rejoigne l'année suivante le cabinet de Jean-Pierre Raffarin au ministère des PME, du Commerce et de l'Artisanat.

"J'ai été ravi de cette expérience mais j'étais heureux de revenir dans un monde technique et industriel, en l'occurrence chez Thales, juste après, en 1997. J'ai une fibre industrielle et le goût des usines", confiait-il en 2010 au Télégramme.

Directeur de l'usine de Thales du Haillan (Gironde) puis directeur des équipements militaires de la division aéronautique du groupe, ce pilote amateur travaille notamment sur les programmes d'avion de combat Rafale et d'avion de transport A400M avant de prendre la direction de toutes les activités militaires aérospatiales et navales de Thales (sonars, radars, systèmes de guerre électronique).

En 2014, il figure parmi les favoris pour succéder à Jean-Bernard Lévy à la tête de Thales mais le poste de PDG échoit finalement à Patrice Caine, dont il est depuis 2017 le directeur général chargé des opérations et de la performance.

https://www.marine-oceans.com/actualites/19846-pierre-eric-pommellet-un-specialiste-de-l-aeronautique-de-defense  
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeVen 24 Jan 2020 - 20:05

Citation :
Les quatre priorités de Pierre-Eric Pommellet à la tête de Naval Group

Par Michel Cabirol | 24/01/2020, 17:32 | 1323 mots

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Naval Group a un nouveau capitaine à bord, Pierre-Eric Pommellet (Crédits : Naval Group)


Pas de changement de cap pour Naval Group. La stratégie de Pierre-Eric Pommellet devra s'inscrire dans les pas de celle d'Hervé Guillou. Mais il devra apaiser les relations entre son ancien et nouveau groupe.

Qu'on se le dise, Pierre-Eric Pommellet, nommé PDG de Naval Group à partir de fin mars (24-25 mars ?), a été choisi par l'Etat, et seulement par l'Etat, qui assume ce choix en déshabillant quelque peu Thales. Et ce n'est pas le groupe présidé par Patrice Caine, qui perd son numéro deux, qui l'a imposé pour mettre au pas le groupe naval, expliquent des sources gouvernementales. Pierre-Eric Pommellet "n'est pas l'homme de Thales chez Naval Group, résume-t-on pour clore ce feux débat, qui pourrait enflammer le corps social de groupe naval. Il n'y a pas non plus d'agenda caché". Un propos également destiné à couper court à tous les fantasmes sur une prochaine évolution du capital de Naval Group avec une prise de pouvoir de Thales, qui détient déjà 35 % du capital.


"Certains se plairont à lire la nomination de Pierre-Eric Pommellet comme une victoire de Thales sur Naval Group, une mainmise de Thales sur Naval Group. Mais c'est l'Etat qui a proposé Pierre-Eric Pommellet et nous avons simplement pris l'avis de Thales", affirme une source gouvernementale. "Au final, le directeur général de Thales cochait toutes nos cases : profil industriel, connaisseur du grand export, connaisseur du milieu défense, loyal et compétent".

Le prochain conseil d'administration, réuni en février prochain, validera le choix du comité des nominations effectué ce vendredi, puis ce sera au tour de l'assemblée générale prévue en mars. Enfin, sa nomination sera formalisée par décret du président de la République. Par ailleurs la lettre de mission de Pierre-Eric Pommellet, dit PEP, est claire : "pas d'infléchissement stratégique" par rapport à la présidence d'Hervé Guillou, précisent des sources gouvernementales. Naval Group doit rester "autonome" (sous-entendu par rapport à Thales), c'est-à-dire avec sa propre "liberté d'entreprendre, d'innover et de commercer". "La stratégie de Naval Group reste la même, être un leader mondial de conception, de design, de construction de bateaux militaires fortement armés", ont-elles affirmé.

1/ Livrer dans les délais et dans les clous les programmes nationaux

Quand Pierre-Eric Pommellet se lèvera le matin, il devra "se dire est-ce que les bateaux que je dois à la marine nationale sont dans les clous et dans les délais". Dans sa lettre de mission, va donc figurer au premier rang des priorités de PEP, la livraison des programmes nationaux. "La feuille de route de M. Pommellet, avant tout autre chose, c'est délivrer les programmes nationaux", explique une source gouvernementale. Et il y en a beaucoup ! C'est le cas des sous-marins nucléaires d'attaque Barracuda, que Naval Group doit livrer cet été. Ce sera aussi le cas du programme SNLE de 3e génération, du choix de la propulsion du futur porte-avions pris par cette année, des livraisons des frégates de défense et d'intervention (FDI). Des programmes majeurs pour la France. Bref, PEP devra avoir du peps...


"Le carnet de commandes est copieusement garni et on s'en félicite. Mais la raison d'être de Naval Group est servir les intérêts de la défense, de pérenniser la marine nationale et notre outil de dissuasion. C'est la mission numéro une de Pierre-Eric Pommellet", explique une source gouvernementale.

2/ Pacifier les relations entre Naval Group et Thales

Entre Naval Group et Thales, les relations ont toujours été compliquées surtout depuis que Thales est actionnaire. C'est d'ailleurs souvent le cas entre un maître d'oeuvre et un équipementier. Ces cinq dernières années, ces relations se sont même détériorées en raison de l'inimitié forte que se portent Hervé Guillou et Patrice Caine. Ce qui a généré pas mal de coups de gueule et de la méfiance entre les deux groupes. Le sommet a été atteint lors de l'appel d'offres commun lancé par la Belgique et les Pays-Bas sur la guerre des mines. C'est le casque bleu Pommellet qui va s'atteler à trouver des solutions pour pacifier les relations entre les deux groupes. Il est le plus à même pour le faire en raison de sa bonne entente avec Patrice Caine et de sa connaissance intime de Thales et des dossiers.

Pour parvenir à cet objectif, les deux groupes devront retravailler avant toute autre chose sur l'accord de coopération industriel et commercial, qui avait été négocié au moment de l'entrée de Thales dans le capital de Naval Group en 2007. Il définit la frontière de qui fait quoi sur le marché national, à l'export etc... Cet accord n'interdit pas à Thales - c'est mentionné explicitement - de vendre ses équipements à des maîtres d'œuvre étrangers. "C'est tout à fait prévu par les textes. Il n'y a pas de débat là-dessus", rappelle une source gouvernementale. Ce travail de modernisation devra donc faire apparaître les zones d'ombre, qui créent des divergences entre les deux groupes. Ce travail de clarification est important pour que Thales et Naval Group repartent sur des bases totalement saines.

3/ Mener à bon port le contrat australien

Pierre-Eric Pommellet sera également scruté sur sa façon de mener à bon port le contrat australien (sous-marins Barracuda), qui génère actuellement quelques inquiétudes. Un léger retard sur le franchissement d'un premier jalon a été constaté fin octobre et pointé du doigt en Australie. Un premier jalon que Naval Group aurait été bien avisé le tenir mais cela ne reste qu'un petit retard de six semaines environ sur un programme, qui va s'étaler sur 40 ans. "A ce stade il n'y a pas péril en la demeure, il n'y pas d'inquiétude", estime une source gouvernementale. Il faut raison garder d'autant que Naval Group dialogue également avec Lockheed Martin, qui fournit un certain nombre de données d'interface sur le CMS (système de management de combat).

Le prochain jalon important de ce programme hors-norme est fixé début 2021. Naval Group et la France sont "très concentrés" sur la réussite de ce jalon, note une source gouvernementale. D'une façon générale, "il y a une bonne entente entre les deux partenaires, entre Naval Group et le ministère de la Défense australien", assure cette même source, qui pointe du doigt des instrumentalisations politiques locales sur ce retard minime. La ministre des Armées Florence Parly, qui va croiser son homologue australien à la conférence de sécurité de Munich mi-février, pourra alors faire un nouveau point précis sur l'avancement du programme.

4/ Faire vivre la coopération franco-italienne

Pierre-Eric Pommellet devra également faire vivre la société commune entre Naval Group et Fincantieri, Naviris, qui est opérationnelle depuis le 13 janvier. Elle reste sous surveillance étroite de la France. "Cette joint-venture devra démontrer des résultats ou pas. Si elle en démontre, on continuera et on pourra même resserrer nos liens. Si elle n'en démontre pas, on en tirera les conclusions. A ce stade, ce ne sont que des fiançailles", rappelle une source gouvernementale. Les résultats de Naviris seront notamment jugés sur les projets communs que la France et l'Italie ont déjà identifié, notamment la rénovation à mi-vie des frégates Horizon, qui arrivera en milieu de loi de programmation militaire (LPM).
D'autres projets à plus long terme sont également visés comme le projet de frégates légères, prévu après la LPM pour succéder aux frégates de surveillance. Naviris devra travailler sur toute une série travaux de R&D (Recherche et Développement) sur les piles à combustibles, le navire autonome ou encore la stabilisation des plateformes. Des projets qui pourront être mutualisées entre Naval Group et Fincantieri. Enfin, Naviris mènera une politique commerciale export commune dans les bâtiments de surface. Ce sera d'ailleurs l'une des clés de réussite ou pas de cette société commune.

https://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/les-quatre-priorites-de-pierre-eric-pommellet-a-la-tete-de-naval-group-837954.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeMer 29 Jan 2020 - 22:41

Citation :
29.01.2020

La famille Piriou transmet le contrôle du groupe de l'entreprise de construction navale


Le 28 janvier, une opération majeure est intervenue sur le capital de Piriou, chantier naval de Concarneau:
- Pascal et Jacques Piriou ont cédé leur participation clôturant ainsi un cycle familial initié à la création de l’entreprise en 1965.
- Yannick Moreau, ex Directeur Technique du Groupe, cède également une partie significative de sa participation.
- la Société Générale Capital Partenaires quitte le capital, à l’issue d’un cycle naturel de 6 ans.

Vincent Faujour (Directeur Général) devient le premier actionnaire personne physique du Groupe. Il est accompagné d’Alain Le Berre (Directeur Financier), de Patrick de Leffe (Directeur des Opérations), et par 10 cadres dirigeants. Ensemble, ils prennent le contrôle du Groupe et détiennent désormais la majorité du capital.
- ARKEA CAPITAL MANAGERS, déjà présent au capital, renforce sa position et devient le premier investisseur professionnel du Groupe,
- IDIA CAPITAL INVESTISSEMENTS (Crédit Agricole), BPIFRANCE et AFRICINVEST font leur entrée au capital.

Vincent Faujour succède à Pascal Piriou à la tête du groupe. Pascal Piriou, jusqu’alors Président du Conseil d'administration, quitte toutes ses fonctions et mandats et passe la barre à Vincent Faujour qui devient Président du Directoire.


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http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2020/01/29/la-famille-piriou-transmet-le-controle-du-groupe-20843.html
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MessageSujet: Re: Industrie de defense Française   Industrie de defense Française - Page 33 Icon_minitimeJeu 6 Fév 2020 - 18:26

Citation :
Le français Thales à bord des futures frégates britanniques


Paris, 6 fév 2020 (AFP) -


Thales a été sélectionné au côté du constructeur naval britannique Babcock pour fournir les systèmes de communications et de gestion de combat des futures frégates Type 31 de la Royal Navy britannique, a annoncé jeudi le groupe français d'électronique et de défense.

Le contrat a été signé en novembre mais n'avait pas été divulgué en raison de l'approche d'élections législatives au Royaume-Uni. Le gouvernement britannique avait juste annoncé en septembre la sélection du maître d'oeuvre Babcock au dépens de BAE Systems et de l'allemand Thyssenkrupp (TKMS).

D'un montant de 1,25 milliard de livres (1,48 milliard d'euros), le projet prévoit la construction de cinq frégates de près de 7.000 tonnes d'ici à 2028 pour un "coût unitaire moyen de 250 millions de livres".

"Le premier bâtiment sera mis à l'eau en 2023", détaille dans un communiqué Thales, dont la part représente le cinquième de la valeur du contrat.

En fournissant "les yeux, les oreilles" ainsi que le "coeur digital" de ces navires", Thales chasse sur les terres du mastodonte britannique BAE Systems.

Thales, qui s'apprête à ouvrir un "centre de gestion de combat naval" à Crawley (West Sussex, sud), assurera ainsi l'intégration des systèmes de combat, de communication, de navigation et des moyens de commandement des navires.

La marine britannique, qui compte par ailleurs six destroyers, est engagée dans un vaste renouvellement de sa flotte de 13 frégates de Type 23 entrées en service à la fin des années 1980.

La première des huit frégates de Type 26, des navires fortement armés, doit entrer en service mi-2020.

Les cinq frégates de Type 31 sont elles conçues pour des "missions de sécurité maritime" (surveillance de zones, lutte antidrogue...), mais elles auront des "capacités d'autodéfense significatives", a fait valoir John Mansfield, chef du projet Type 31 chez Thales.

Elles se positionnent selon lui sur le même créneau que les futures "frégates de défense et d'intervention" (FDI) françaises: des navires au coût maîtrisé qui permettent de viser plus facilement des marchés à l'export.

Avec ce programme, le Royaume-Uni préservera son format de 19 navires de combat dits de premier rang, quand la France en compte 15.

https://www.marine-oceans.com/actualites/19924-le-francais-thales-a-bord-des-futures-fregates-britanniques
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