Royal Moroccan Armed Forces
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 La nouvelle diplomatie turque?

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MessageSujet: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMer 14 Oct 2009 - 23:50

Rappel du premier message :

Un article intéressant sur la nouvelle diplomatie turque..

Citation :
Pourquoi pas un “modèle turc”?

La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Turk-bayragi



14 octobre 2009 — La nouvelle n’est pas d’importance fondamentale. Elle est pourtant significative et suggère une réflexion sur ce qu’on pourrait désigner comme un “modèle turc”. Il s’agit de l’annonce, répercutée par Defense News le 12 octobre 2009, de l’annulation d’un exercice militaire international organisé par la Turquie, qui comprenait comme principal partenaire Israël. Cette annulation, qui implique un exercice où d’autres pays qu’Israël participaient, est effectivement dirigée contre la participation d’Israël.

«A senior military official here confirmed the cancellation of the Anatolian Eagle exercise that was to have been held in Turkey's Konya province. He did not elaborate on the reasons.

»Prime Minister Recep Tayyip Erdogan's mildly Islamist government was criticized earlier this year for allowing Israeli pilots to train in Turkish airspace. More extreme Islamist opponents here called Erdogan a hypocrite for condemning the Israel Defense Forces' offensive in the Gaza Strip last December and January but allowing Israeli participation in such exercises.

»Israeli diplomats here said that Turkey recently informed Israel of the cancellation of the Anatolian Eagle exercise, which also would have included U.S., Italian and other NATO nations' air forces. A government official said that Ankara decided to cancel all international participation in the annual air exercise, but analysts say the move was aimed specifically at Israel.»

Le Monde relève l’événement ce 14 octobre 2009 et confirme son interprétation politique: «Les autorités israéliennes et turques s'efforcent de minimiser les conséquences diplomatiques de la décision d'Ankara d'annuler la participation d'Israël à l'exercice militaire aérien ‘Aigle anatolien’, qui se déroule du 12 au 23 octobre dans la plaine de Konya, (Turquie). Mais celles-ci sont importantes. Les diplomates israéliens hésitent d'autant moins à parler, officieusement, de “crise” dans les relations bilatérales qu'Israël interprète la réunion du Conseil de coopération stratégique de haut niveau turco-syrien, à Alep (Syrie), le mardi 13 octobre, comme une preuve supplémentaire de la volonté de la Turquie de prendre ses distances avec Israël, tout en se rapprochant de ses voisins musulmans. L'annonce de prochaines manoeuvres militaires turco-syriennes ne peut, de ce point de vue, que renforcer la thèse israélienne.»

Cette décision , même si elle peut effectivement paraître d’une importance secondaire, constitue sans aucun doute le renforcement de l’évolution de la position de la Turquie par rapport à Israël, clairement lancée depuis la crise de Gaza et les prises de position extrêmement claires et courageuses du Premier ministre Erdogan. Le Premier ministre turc a eu le bonheur de marier une position morale évidente, qu’aucun chef de gouvernement ou d’Etat d’un pays de l’OTAN (puisque la Turquie en fait partie, prenons cette référence) n'imaginerait pouvoir prendre, avec une ouverture politique intéressante.

L’annonce de la suspension des manœuvres avec Israël montre que l’armée turque ne s’oppose pas à cette évolution d’un éloignement des positions israéliennes. Même si elle conserve des liens avec l’armée israélienne, l’armée turque a pris elle-même ses distances depuis que les Israéliens se sont rapprochés des Kurdes irakiens, évidemment peu appréciés de l’armée turque en raison de leur proximité des Kurdes de Turquie.

En plus du récent développement stabilisateur de l'établissement des relations turco-arméniennes, d’autres évolutions de la Turquie en un peu plus d’un an sont remarquables et constituent un ensemble qui nous paraît très significatif.

• Durant la crise géorgienne, la Turquie a adopté une position particulièrement intéressante. Certes, l’aspect régional, notamment des relations avec la Russie en fonction des diverses situations autour de la Mer Noire (cela, concrétisé récemment par l’officialisation de la normalisation avec l’Arménie), a son intérêt. Mais ce qui est principalement apparu intéressant, c’est une conception des relations internationales semblable à celle de la Russie et de quelques rares autres pays (la France, dans ses bons jours).

• La question de la position de la Turquie comme point de passage, ou relais de la circulation de l’énergie, notamment avec l’affaire des oléoducs. La Turquie a réussi à éviter le piège de l’affrontement entre les projets d’oléoducs russe et anti-russe (SouthStream et Nabucco), tout en se trouvant largement plus intéressée, voire intégrée dans le second, qui rassemble principalement la Russie, l’Italie et sans doute la France (EDF).

• Enfin, l’affaire de l’établissement du développement éventuel d’une position de “bons offices” entre l’Iran et les pays, notamment occidentalistes, qui sont dans une position de négociation-confrontation avec l’Iran. Là aussi, il y a l’intérêt de la position régionale, mais, aussi et surtout, une prise de position sur le principe fort intéressante de la recherche d’une “zone dénucléarisée”. Erdogan est pour une zone de cette sorte dans la région du Moyen-Orient, ce qui résoudrait le problème de l’Iran mais poserait, d’une façon intéressante, celui d’Israël (200 armes nucléaires). Plus encore – et c’est là un aspect fort peu mentionné, qui pourrait déclencher des réactions en chaîne: la “dénucléarisation” étant ce qu’elle est, elle devrait également porter sur les 90 bombes nucléaires B61 entreposées par l’U.S. Air Force sur sa base d’Incirlik, en Turquie. Erdogan pense-t-il à cela lorsqu’il parle d’une “zone dénucléarisée”? Dans tous les cas, ce serait une élégante façon de se débarrasser d’un poids US encombrant. (Au reste, puisque l’on sait que les Américains eux-mêmes flirtent parfois avec ce concept de “zone dénucléarisée” au Moyen-Orient, ont-ils pensé à leurs propres bombes entreposées en Turquie?)

Cheminement d’un “modèle”

Ce qu’il nous importe de décrire ici n’est pas telle ou telle politique régionale, tel ou tel arrangement, telle ou telle évolution, mais la façon dont la Turquie accumule en quelques mois des prises de position fondamentales qui feraient sauter un cabinet à Londres, qui ferait balbutier un président français (l’actuel), qui conduirait à des réunions du National Security Council de Barack Obama en cascade après des polémiques insupportables de la droite républicaine et l’un ou l’autre édito pincé d New York Times. Ce pays, qu’on croirait marqué de travers et de déséquilibres divers et tous insurmontables, prend des positions audacieuses d’équilibre, raisonnables, justes et avantageuses pour lui, qui sembleraient scandaleuses dans une époque qui hait l’audace équilibrée, la raison et la justesse. Car dans toutes les précisions énoncées ci-dessus, une fois qu’on s’est débarrassé des fardeaux idéologiques et qu’on a écarté le carcan conformiste qui nous contraint, on reconnaît effectivement toutes ces qualités.

Remontons un peu dans le temps. Dans les années 1980, la Turquie était un pays prodigieusement corrompu, en plus d’être agité de violences diverses, d’un côté et de l’autre. Contre une commande substantielle de F-16, la société General Dynamics versa $40 millions au parti que les USA favorisaient pour assurer sa victoire à l’élection présidentielle. La somme est attestée par des sources plus qu’honorables, ainsi que la pratique courante de cette sorte de comportement. Dans ces époques parcourue de troubles aisément identifiables, les généraux turcs soumettaient un pouvoir pourtant acquis au “bon côté” (US) à une surveillance qui se traduisait parfois par une intrusion des chars dans Ankara, histoire de bien se faire comprendre.

La fin de la Guerre froide changea insensiblement les choses. Les prévisions étaient éventuellement apocalyptiques, avec le loup-garou islamiste dont nos experts sont devenus si friands. Effectivement, les islamistes (modérés, dans ce cas) prirent le pouvoir. Ils y sont toujours, bien accrochés, après les élections de 2007 qui a très largement confirmé leur victoire de 2002. Cette arrivée des islamistes est l’événement le plus intéressant du propos, parce qu’il a remarquablement modifié la position de la Turquie sans la bouleverser; qu’il l’a remarquablement modifiée non pas tant par rapport au monde islamiste et aux angoisses que suscite l’islamisme chez nos experts que par rapport aux conceptions générales des relations internationales. En quelque sorte, il s’est établi une relation modérée, voire pondérée, entre la réalité turque (sorte de “pays réel”), sa représentation et la réalité internationale.

Les relations internationales telles qu’elles sont pratiquées par la Turquie sont moins dictées par des pressions et des impératifs extérieurs ou des conséquences indirectes de ces impératifs. Lorsque la Turquie désapprouve la guerre en Irak et que son Parlement refuse le droit de passage de la Turquie aux forces US, ces troupes ne passent pas en Turquie et les USA ne rompent pas pour autant avec la Turquie. La Turquie établit des liens plus équilibrés avec ces voisins du monde islamiste et prend position contre une attaque contre l’Iran; pour autant, elle n’est pas enfermée dans le cadre islamique du chaudron moyen-oriental et développe avec son autre voisinage, avec la Russie et les pays de la Mer Noire, une politique tout aussi active. Elle y trouve ses intérêts et les autres s’en arrangent, souvent à leur avantage. La vigueur de l’attitude turque vis-à-vis d’Israël est simplement à mesure de la politique extrémiste, voire paranoïaque d’Israël, qui est avérée sans qu’il soit nécessaire d’user d’anathèmes et de déclencher quelque polémique que ce soit. Cette vigueur est la traduction évidente de la sagesse et de la justice.

La Turquie est toujours membre de l’OTAN et, pourtant, cette position ne constitue plus un lien pour elle comme elle l’est pour d’autres pays-membres. C’est la simple démonstration qu’en prenant l’OTAN pour ce qu’elle est devenue, on peut effectivement développer une politique indépendante avec une certaine tranquillité et sans entrave particulière. A cet égard, sans que ce pays ait l’une ou l’autre vertu extraordinaire, sans qu’il soit exempt de faiblesses ou de travers divers, la Turquie montre qu’on peut développer une politique de bon sens qui apparaît exempte des complexes et des excès qui marquent aujourd’hui les relations internationales, lorsqu’elles sont sous l’influence des tensions générées par le monde occidentaliste avec ceux que ce monde considère comme ses adversaires

Les Turcs ont fait leur choix, qui est celui de ce qu’on jugera être d’une époque nouvelle, qui est le choix de l’inévitable réalisme de la politique extérieur – chose courante en temps normal, chose exceptionnelle par les temps qui courent. C’est ce que disait le président Gür le 14 août 2008, en pleine crise géorgienne, alors que la Turquie détonnait largement à l’OTAN par sa compréhension de la politique russe: «I don't think you can control all the world from one centre. There are big nations. There are huge populations. There is unbelievable economic development in some parts of the world. So what we have to do is, instead of unilateral actions, act all together, make common decisions and have consultations with the world. A new world order, if I can say it, should emerge.»

Le “modèle turc” est intéressant dans la mesure où il montre deux choses, qui pourraient inspirer d’autres pays:

• Comment on peut se dégager insensiblement mais fermement de liens de sujétion que les USA avaient imposés à nombre de pays, dont la Turquie, durant la Guerre froide. Au contraire de la plupart des autres, la Turquie a évolué effectivement comme si la fin de la Guerre froide marquait effectivement la fin d’une époque – ce qu’elle est effectivement en réalité. Cela est bien plus important, pour juger de ce pays, que de prendre comme seule référence la référence islamiste avec les analyses extrêmes qui l’accompagnent inévitablement.

• Comment on peut s’adapter à une situation nouvelle impliquant l’absence de “polarité” impérative encore plus que la “polarité” unique ou à un nombre quelconque; c’est-à-dire, une politique multidimensionnelle, débarrassée du diktat idéologique et de toutes les contraintes qui vont avec. Ces conceptions constituent l’autre face de ce que l’on observait le 29 avril dernier, qui était un certain éloignement turc des habituelles positions atlantistes et américanistes. Cet éloignement se traduit, objectivement dirait-on, par une politique beaucoup plus équilibrée que “renversée”, beaucoup plus mesurée que caractérisée par l’évolution d’un camp vers l’autre. C’est une politique qui admet qu’il n’y a pas de “camp” à vraiment parler, mais qu’il subsiste quelques positions déséquilibrées, voire paranoïaques, dont il faut s’éloigner et se garder.

Certes, il n’y a rien de miraculeux dans tout cela. Il y a simplement la référence d'une possibilité d’une évolution à partir d’une position captive du système, et d’un système qui ne se contrôle plus lui-même, vers une position qui prend en compte les réalités nouvelles sans rupture fondamentale. Il s’agit du retour à une diplomatie classique à partir d’une certaine souveraineté retrouvée, qui a l’avantage d’écarter les conflits artificiels dans lesquels le monde américaniste s’est embourbé. Ce n’est pas un avantage indifférent dans une époque où les vraies crises, bien plus contraignantes et tragiques que les artifices où l’on se débat, commencent à faire sentir leurs effets, et qu’il faut s’armer pour les affronter. Là-dessus, on peut alors commencer la critique humaniste de la vertu démocratique ou du débat passionnel des relations de la Turquie avec l’Europe – au moins, pour mesurer l’irréalité de ces choses en comparaison au reste.

http://www.dedefensa.org/article-pourquoi_pas_un_modele_turc__14_10_2009.html

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 10 Déc 2009 - 21:57

En tout cas, un grand bravo aux Turcs, qui ont redressé leur pays et son maintenant une puissance moyenne émergente sur tous les plans. Et après des années de bonnes relations avec Israël, ils se permettent maintenant de tenir un double discours, caressant les Arabes dans le sens du poil et se contentant de les gaver de discours creux, sans que cela ne choque personne.
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 10 Déc 2009 - 22:07

Samyadams a écrit:
En tout cas, un grand bravo aux Turcs, qui ont redressé leur pays et son maintenant une puissance moyenne émergente sur tous les plans. Et après des années de bonnes relations avec Israël, ils se permettent maintenant de tenir un double discours, caressant les Arabes dans le sens du poil et se contentant de les gaver de discours creux, sans que cela ne choque personne.
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la creation d israel n est pas un choc pour les turc! pour eux ce n est aprés tout que la monnaie de leur piece au arabes qui les ont chassé.

c est comprehensible

pendant que leur nation se faisait occupé et etait menacer, il ont du faire face a la revolte arabe (imaginer le degout turc a cette epoque, l empire a l agonie, des ennemie au porte , certaine ville occupés je crois, et Boum, les dernier qu ils pensez les trahir qui les trahisent, les freres de religion , les arabes! La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 750291 )

-revolte arabe qui etait un coup monter des anglais et francais

-qui a deboucher sur l occupation par les francais et anglais de ces ex region ottomane

-qui a deboucher sur un foyer juive en palestine

-et finalement sur israel

reese met toi du coté turc et tu comprendera que c est tout a fait comprehensible l attitide turc a l egard des arabe

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 10 Déc 2009 - 22:15

La dernière "mini-crise" entre l'Algérie et l'Égypte aurait permis aux Algériens de se rendre compte du fossé culturel qui sépare les Maghrébins des Arabes. Et que la fraternité entre les peuples arabes n'ait pas perçue partout de la même manière No
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 10 Déc 2009 - 23:09

barbaros pacha a écrit:
La Turquie vient de menacer Israël, l'information est bon...
je donnerai du crédit aux menaces turques je vous dirai pourquoi !!!
si Israel use de l'espace aérien turque "sans leurs consentement" , pour bombarder les sites nucléaires iraniens ! dans ce cas la turquie risque de subir la riposte iranienne
ils ont déjà menacé de viser tout pays qui permetterait à Israel d'utiliser son espace aérien pour l'attaquer ! Israel aura tout à gagner en impliquant la Turquie (qui est membre otan je vous rappel) dans un conflit pareil
et les turques n'ont pas la réputation d'être si tolérants avec Israel au point de lui permettre de les impliquer dans un pétrin
ils n'iront pas au point de croiser le fer avec Israel pour les yeux des mollahs, mais la turquie n'est pas dépourvu de moyens économiques pour faire souffrire Israel !!!

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 17 Déc 2009 - 12:42

Citation :
Les Turcs souhaitent organiser une visite en Israël de leur ministre du Tourisme et de la Culture
Israël et la Turquie mènent des contacts discrets afin d’organiser une visite en Turquie du ministre de la Défense, Ehud Barak. Ceci dans le cadre des efforts pour rétablir des relations normales entre les deux pays.
La date de la visite n’a pas encore été fixée mais en Israël on espère qu’elle aura lieu dans les prochaines semaines et symbolisera un retour à la normale. Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben Eliezer, a effectué il y a deux semaines une visite très réussie en Turquie et a convenu avec ses interlocuteurs turcs d’un cadre pour le rétablissement des relations. Il a été notamment convenu que le niveau des visites bilatérales serait progressivement rehaussé. Les Turcs souhaitent, eux, organiser une visite en Israël de leur ministre du Tourisme et de la Culture.
Par ailleurs, des responsables israéliens ont appris que lors de la visite aux Etats-Unis du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le président Obama lui a dit que ses propos vis-à-vis d’Israël empêchent la Turquie de prendre la tête de processus diplomatiques dans la région, comme c’était le cas auparavant. M. Obama a pressé le Premier ministre Erdogan de rétablir les relations avec Israël

source:israelvalley.com
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 14 Jan 2010 - 18:29

La Turquie sort vainqueur Cool

Citation :
Crise Israël-Turquie: les médias israéliens très sévères pour Netanyahu

JERUSALEM - Les éditorialistes israéliens sont tombés jeudi à bras raccourcis sur le gouvernement de Benjamin Netanyahu rendu responsable du fiasco diplomatique après l'humiliation de l'ambassadeur de Turquie à Tel-Aviv qui a nécessité des excuses officielles d'Israël.

Le quotidien Maariv évoque une "capitulation" après l'envoi mercredi d'une lettre d'excuses du vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon qui avait infligé un traitement humiliant lundi à l'ambassadeur Oguz Celikkol.

Tout aussi sévère, le commentateur de la deuxième chaîne de télévision privée, Amnon Abramovitch, a parlé de "conduite infantile" du gouvernement Netanyahu.

Les radios publique et militaire ont souligné qu'Israël avait été contraint de "reculer" et de "s'humilier après avoir humilié", en faisant référence à la lettre d'excuses adressée à Ankara par M. Ayalon, responsable de l'incident diplomatique.

A la suite de ces excuses, réclamées par Ankara, un diplomate turc a précisé que M. Celikkol ne serait pas rappelé. Le président turc Abdullah Gül avait menacé de rappeler son ambassadeur si Israël ne présentait pas des excuses en bonne et due forme avant mercredi soir.

L'ambassadeur de Turquie avait été humilié par M. Ayalon lundi, devant des photographes et des cameramen, en signe de protestation contre la diffusion, sur une chaîne de télévision privée turque, d'une série très populaire intitulée "La Vallée des Loups" et jugée antisémite par Israël.

M. Ayalon avait refusé ostensiblement de serrer la main au diplomate, le contraignant à attendre longuement dans un couloir, puis à s'asseoir à un niveau plus bas que ses interlocuteurs.

Quelques heures avant d'envoyer sa lettre d'excuses, M. Ayalon a estimé devant le Parlement qu'Israël sortait "gagnant" de cette affaire. "Je pense que l'on respecte davantage Israël et que l'on tient mieux compte de ses positions. Au final, Israël sort gagnant de cette affaire", a-t-il affirmé.

La Turquie, pays musulman mais laïc, a longtemps fait figure d'allié régional d'Israël, après la signature en 1996 d'un accord de coopération militaire bilatérale.

Cette nouvelle poussée de fièvre entre les deux pays est intervenue à quatre jours d'une visite, prévue dimanche à Ankara, du ministre israélien de la Défense Ehud Barak.

Les relations entre les deux pays se sont nettement détériorées après l'offensive dévastatrice de l'armée israélienne contre la bande de Gaza il y a un an.

(©️AFP / 14 janvier 2010 09h53)

http://www.romandie.com/infos/news2/100114085332.adtaol5h.asp
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeVen 15 Jan 2010 - 1:02

Citation :
Tel-Aviv s’excuse, Ankara jubile

La Turquie a fait bloc contre «l’offense» faite par Israël, et le Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, a félicité la presse pour avoir affiché une position commune. La victoire d’Ankara est totale. Après trois jours de tensions et la menace turque d’un retrait de son ambassadeur.

http://www.liberation.fr/monde/0101613800-tel-aviv-s-excuse-ankara-jubile
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeVen 15 Jan 2010 - 1:23

Félicitations aux Turcs Cool Le prestige d'Erdogan n'en sera que plus grand dans le monde arabe. En tout cas, bien fait pour la gue*** des Israéliens, ça leur apprendra à choisir des extrémistes à moitié fous comme responsables de leur diplomatie Twisted Evil
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeVen 15 Jan 2010 - 15:10

Les Usa et la Turquie en entrepris une stratégie de coopération économique commune, Erdogan et Obama se sont mis d'accord pour la mise en place "d'un partenariat modèle" entre les deux pays.

Le commerce entre les deux pays devraient augmenter significativement en assouplissant les procédures juridiques.

Le gouvernement turc aidera financièrement et diplomatiquement (lobbyisme) les entreprises turcs voulant faire du commerce aux Usa.
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 19 Jan 2010 - 14:01

Les visas entre la Turquie et le Liban, la Turquie et la Jordanie ont étaient supprimés.. Ainsi que le Liban et la Jordanie..

On se rapproche de plus en plus vers une union des pays du Moyen-Orient..

Le grand Vizir (Vezir-i Azam) Erdogan se trouve en Arabie Saoudite après avoir visité l'EAU et avoir participé à une conférence avec les pays du Golfe..

Erdogan a affirmer que les visas avec l'Arabie Saoudite seront supprimés respectivement, l'Arabie Saoudite n'applique pas de visa pour les hommes d'affaires turcs.

Avec la suppression des visas avec l'Arabie Saoudite, un turc montrera que son passeport sans rien d'autre en traversant, la Syrie, le Liban, la Jordanie et l'Arabie Saoudite, l'Iran..

Lors de la récente visite en Russie, les visas seraient aussi supprimés avec ce pays prochainement...

Concernant l'Arabie Saoudite, il a affirmé que l'Arabie Saoudite est d'une importance énorme pour la Turquie, que la Turquie avait des liens historiques, culturelles, familiales vraiment très important avec l'Arabie Saoudite, qui lie ses deux pays pour toujours, que l'Arabie Saoudite était un pays frère...
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 19 Jan 2010 - 14:48

tu as oublié de parler des liens...........petroliers La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_lol je pensais que les Bedouins d Arabie ou de Jordanie n etaient pas tres appreciés en Turquie depuis leur trahison en faveur de la Couronne Britannique au debut du XX siecle
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 19 Jan 2010 - 16:22

le Niet categorique du club europeen change tout reese

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 19 Jan 2010 - 16:44

reese a écrit:
tu as oublié de parler des liens...........petroliers La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_lol je pensais que les Bedouins d Arabie ou de Jordanie n etaient pas tres appreciés en Turquie depuis leur trahison en faveur de la Couronne Britannique au debut du XX siecle

Il faut différencier, des études récentes neutre ont démontré que deux-trois tribus arabes avaient réellement trahit les turcs:

- Zaydites
- Hashémites

Les saouds étant resté neutre, C'est pas pour rien que le commandant turc de Médine et de La Mecque avait transférer des armes aux saouds pour qu'ils combattent les Hashémites qui ont était finalement chasser du Hedjaz pour être installer dans l'actuelle Jordanie et y fonder un royaume avec l'accord du Roayume-Uni.

Mon arrière grand-père avait combattu les Zaydites (comme les saoudiens aujourd'hui), il avait toujours dit que le principal ennemi n'était pas les arabes, mais les étrangers qui ont semer la division, que l'empire ottoman était aussi fautif pour ne pas avoir éduqué ses gens.

Concernant les Hashémites, le problème de la trahison a été oublié, puisque le Royaume de Jordanie et la République de Turquie avait de très bonnes relations sous Atatürk comme en témoigne ses images:

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La grand-mère de l'actuelle roi de Jordanie est turque ainsi que la femme du roi d'Arabie Saoudite Fayssal, et les fils (Saud, ambassadeur aux Usa) et (Turki, Ancien ministère des affaires étrangères)..
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMer 20 Jan 2010 - 2:18

Les Saouds restés neutres ? Rolling Eyes Combattre les Turcs n'étaient pas la mission que leur avaient confié les britanniques, c'est tout. Saouds et Hashémites étaient sous le contrôle des Britanniques. Alors que les Saouds étaient contrôlés par le bureau indien des renseignements britanniques, les Hashémites l'étaient par le bureau arabe, installé au Caire, c'est toute la différence qui existe entre les deux.
Si les Britanniques ont fini par opter pour les Saouds, c'est tout simplement parce qu'ils étaient plus faciles à manipuler. Le chérif de La Mecque, Hussein ibn Ali, de la dynastie des Hashémites, voulait l'indépendance et la souveraineté sur un vaste royaume arabe, ce qui n'arrangeait pas les Anglais. Quand Abdel Aziz Ibn Saoud lui déclare la guerre, les Britanniques le soutiennent pour diviser le nouveau Califat décrété par Hussein, "Roi de tous les Arabes" clown
Ni les Hashémites, ni les Saouds n'ont jamais été autre chose que les valets des Britanniques dans cette partie du monde et les Turcs ne cherchent actuellement qu'à élargir leurs débouchés et leur influence politique dans la région, je doute fort qu'ils accordent la moindre confiance aux Arabes, surtout que rien n'a changé politiquement dans cette région depuis l'époque. Les Saouds et les Hashémites sont toujours au service des intérêts anglo-saxons et les Turcs le savent pertinemment. Je salue chez eux ce pragmatisme qui fait qu'ils gavent les Arabes de bonnes paroles tout en continuant leur coopération militaire avec Israël. Le Maroc devrait prendre exemple sur la Turquie La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_mrg
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeSam 23 Jan 2010 - 15:00

Citation :
Erdogan marque une avancée de plus dans le monde arabe

La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Kral_abdullah6266506562665066by

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est rendu mardi en Arabie Saoudite pour une visite de deux jours en vue d’intensifier les relations économiques entre les deux pays.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s’est rendu mardi en Arabie Saoudite pour une visite de deux jours en vue d’intensifier les relations économiques entre les deux pays.

Devant un parterre d’hommes d’affaires, le chef du gouvernement turc, accompagné de quatre ministres dont le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, et le ministre de l’Energie, Taner Yildiz, a invité Riyad à s’engager dans un partenariat économique avec la Turquie. Il a notamment proposé que les investissements, dont le volume des échanges bilatéraux a atteint 5 milliards de dollars en 2008, puissent s’intensifier dans tous les secteurs et en particulier dans l’agriculture. Il a poussé les hommes d’affaires saoudiens à venir en Turquie en vue d’investir dans le secteur privé. Plusieurs raisons ont été avancées dont l’opportunité qu’offre la proximité avec l’Europe, la fertilité du sol et l’abondance en eau du pays, deux atouts majeurs pour le développement de l’agriculture.

Poursuivant sa politique d’ouverture vers le monde arabe, Erdogan a proposé aux Saoudiens de supprimer les visas comme il vient de le faire avec les Libanais à la suite de la visite de Saad Hariri en Turquie. Pour Erdogan, la barrière de la langue et la distance ne remet pas en cause nos liens en qualité d’amis, de frères, de parents. Parallèlement, Erdogan a profité de l’occasion pour souligner qu’il n’est plus possible d’agir dans la région sans concertation : « ce qui se passe en Irak ne préoccupe pas seulement les Irakiens, cette affaire nous concerne tous. L’affaire palestinienne ne touche pas seulement les Palestiniens, elle est l’affaire de tous, c’est nos consciences qu’elle affecte ». Au sujet de la question palestinienne, le Premier ministre turc a également tenu à souligner que la crise de Gaza ne l’intéresse pas en tant que musulman mais plutôt en tant « qu’être humain » : n’allons-nous pas envoyer de l’aide en Haïti parce qu’ils sont chrétiens ? a-t-il dit.

http://fr.zaman.com.tr/fr/detaylar.do?load=detay&link=1480
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 9 Fév 2010 - 21:00

Citation :
Machnouk : un œil sur la Turquie, l’autre sur la Syrie, et l’Iran reste en plan…

La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 782120090722080735903


Pour comprendre ce qui se passe dans la région, il faut suivre des yeux la Turquie. C'est un peu en ces termes que le député membre du bloc Liban d'abord, Nohad Machnouk, résume les développements politiques actuels. Selon lui, l'accord syro-turc n'a pas occupé la place qui lui revenait de droit dans les analyses des experts régionaux, alors qu'il s'agit d'un tournant stratégique dans la politique des deux pays. Il estime ainsi que la Turquie a un projet de stabilité pour la région et sa politique d'établir des relations étroites avec tous ses voisins (notamment sa spectaculaire réconciliation avec l'Arménie) et même au-delà s'inscrit dans ce cadre. Avec sa nouvelle direction islamique modérée, ce pays a instauré une dynamique de paix dans la région et tous ceux qui se rapprochent de lui doivent adhérer à cette vision des relations entre les États de la région.

Contrairement à l'idée prédominante au Liban, M. Machnouk considère que la Turquie a sans doute pris ses distances avec Israël, mais elle conserve des liens importants avec ce pays. Il rappelle que le Premier ministre turc s'est même rendu dans une synagogue en 2007. Ce pays affiche en plus une réussite économique stupéfiante avec un PNB de 800 milliards de dollars, c'est-à-dire deux fois celui de l'Arabie saoudite. Il est aussi le premier pays exportateur vers l'Irak et a pour 20 milliards de dollars d'investissements en Syrie. En 2003, la Turquie a interdit aux États-Unis le survol de son territoire pour bombarder l'Irak. En d'autres termes, ce pays mène une politique équilibrée et mise sur la stabilité.

En se tournant vers la Turquie, ajoute Nohad Machnouk, la Syrie a initié un changement stratégique et s'inscrit désormais dans une vision de stabilité après cinq années de perturbations. Elle a ainsi rétabli un équilibre perdu dans la région entre la prédominance iranienne et la suprématie turque, qui oubliait quasiment les Arabes. Selon le député, ce changement ne se fait pas sans un froid avec l'Iran, la République islamique continuant à évoluer dans une spirale de violence. Il rapporte à cet égard un échange un peu acerbe entre le président syrien Bachar el-Assad et le ministre iranien des Affaires étrangères Manouchehr Mottaki, qui aurait voulu rappeler à la Syrie que l'Iran veut bien lui laisser plus ou moins le champ libre au Liban, notamment dans la formation du gouvernement d'union nationale, mais que la Syrie ne doit pas oublier que la République islamique tient la situation en main en Irak. À quoi le président syrien aurait répondu en rappelant à son interlocuteur iranien que la Syrie et l'Irak sont tous les deux des pays arabes, qu'ils ont la même langue, la même vision et le même passé et que la Syrie considère l'Irak comme partie intégrante de sa sécurité stratégique. En d'autres termes, la politique de la Syrie reste attachée à l'avènement d'un régime axé sur la réconciliation entre sunnites et chiites en Irak, Damas ne pouvant pas accepter un régime chiite en conflit avec les sunnites à ses frontières, alors que l'Iran considère que l'Irak doit être gouverné par un régime à prédominance chiite.

Selon Nohad Machnouk, cette divergence entre Damas et Téhéran sur l'Irak n'atteint certes pas la rupture et les relations entre les deux pays sont bien trop profondes pour être remises en cause par ce dossier. Toutefois, elle marque le début d'un processus irréversible de rapprochement de la Syrie du camp arabe et de la vision stable des développements dans la région. Dans ce contexte, il estime que ce changement provoque une certaine inquiétude chez le Hezbollah, tiraillé entre les deux tendances, syrienne et iranienne. M. Machnouk estime qu'en définitive, le Hezbollah ne peut que se rallier à la Syrie, puisque sans l'appui de ce pays, aucune aide ni militaire ni autre ne peut lui parvenir. En stratège pragmatique, le secrétaire général du Hezbollah ne peut qu'être conscient de cette réalité et agir en conséquence. Jusqu'à présent, il a appliqué une politique d'équilibrisme assez réussie, naviguant avec sagesse dans les eaux troubles des deux pays et évitant les écueils. Son envergure personnelle lui permet aussi d'avoir une certaine marge de manœuvre qu'il utilise à fond, mais cela n'empêche pas le fait qu'au sein du parti, les cadres sont plus ou moins perdus.

Le député membre du bloc Liban d'abord considère que la probabilité d'une attaque israélienne contre l'Iran est très faible. Car, selon lui, les États-Unis se livrent depuis des années à une politique visant à éloigner les pays arabes, notamment ceux du Golfe, de l'Iran. Dans ce contexte, une attaque israélienne aurait pour première conséquence de ressouder les pays arabes et l'Iran face à un ennemi commun, Israël. Et tous les efforts accomplis par les administrations américaines (celle de Bush et l'actuelle) seraient ainsi balayés. Il est d'ailleurs convaincu qu'Israël ne peut pas prendre seul une telle décision, tant que les soldats américains se trouvent dans la région. La seule possibilité d'une attaque contre les installations nucléaires iraniennes serait celle qui serait menée par les Américains eux-mêmes, mais même cette éventualité est à écarter pour l'instant, au moins jusqu'au retrait des troupes américaine d'Irak, puisque l'Occident aussi bien que la Turquie et les pays arabes privilégient le dialogue avec Téhéran sur son dossier nucléaire. De plus, Nohad Machnouk estime que les Américains trouveront une formule pour maintenir 50 000 hommes en Irak, ce qui signifie qu'une attaque contre l'Iran ne serait pas envisageable même dans un avenir proche. Il pense aussi que les Américains ne seraient pas non plus favorables à une attaque israélienne contre le Liban, ainsi que la Turquie d'ailleurs qui cherche la stabilité. Pour toutes ces raisons, le député voit une période de stabilité s'ouvrir devant le Liban, mais aux Libanais de savoir en profiter...


http://www.lorientlejour.com/category/Liban/article/646553/_Machnouk+:_un_oeil_sur_la_Turquie,_l%27autre_sur_la_Syrie,_et_l%27Iran_reste_en_plan....html
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 9 Fév 2010 - 21:15

Citation :


En 2003, la Turquie a interdit aux États-Unis le survol de son territoire pour bombarder l'Irak. En d'autres termes, ce pays mène une politique équilibrée et mise sur la stabilité.


La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_rolleyes Surtout que c'est le gouvernement qui a apporté cette missive (tezkere) et que c'est uniquement à cause de députés d'AKP qui ont voté contre l'avis du 1er ministre que c'est pas passé !
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMer 10 Fév 2010 - 12:24

Citation :
Le Mexique pourrait dominer le monde au cours du siècle
Hayat Gazzane (lefigaro.fr)
30/12/2009 | Mise à jour : 19:00 | Commentaires 3 | Ajouter à ma sélection

Dans un ouvrage, le politologue américain George Friedman fait des prospectives pour les 100 ans à venir. Selon lui, le Mexique, la Pologne et la Turquie deviendront les futurs leaders mondiaux

Des pays en déclin, des conflits technologiques et une quête incessante de nouvelles énergies. Voila comment George Friedman, politologue américain et directeur de l'entreprise de veille stratégique Stratfor, envisage le reste du 21e siècle. Dans son ouvrage «The next 100 years : a forecast for the 21 century», il redistribue de façon originale les cartes de la puissance économique mondiale.

Dans son monde, les Américains doivent faire face à une coalition de pays qui tentent d'endiguer leur puissance. Pour ce faire, ils multiplient les opérations militaires préventives. «Mais les conflits seront beaucoup moins catastrophiques en raison des évolutions technologiques», rassure George Friedman. Les États-Unis devront particulièrement faire face à la Russie, une puissance économique requinquée. D'après Friedman, les Russes vont retrouver leur force d'avant la guerre froide. Mais ils ne deviendront pas pour autant les futurs leaders économiques mondiaux. L'histoire se répétera car ils perdront un nouveau conflit contre les Etats-Unis, la faute à «un déclin démographique et des infrastructures médiocres», explique l'auteur.

La pensée actuelle voudrait alors que la Chine devienne la future puissance. Erreur, pense Friedman. Le politologue croit savoir que l'instabilité interne de ce pays poussera le gouvernement de Pékin à prendre des décisions économiques «pour des raisons politiques, avec le gaspillage et la corruption qui s'ensuivent». Dans sa prospective, le conflit Etats-Unis-Chine n'a d'ailleurs pas lieu, cette dernière devenant alliée proche des Américains dans leur lutte pour encadrer la Russie. «Le dynamisme économique actuel de la Chine ne présume en rien de sa réussite à long terme», assène-t-il.

Pologne, Turquie : le retour en grâce

Si ni la Russie ni la Chine dominent le 21e siècle de Friedman, c'est parce que ce dernier voit émerger une autre puissance dans l'ombre. Non, il ne s'agit pas du Brésil mais de la Turquie. Selon Friedman, l'ancien Empire Ottoman va accroître sa sphère d'influence. Au nord du Caucase, des Balkans et du monde arabe, il sera en effet la seule économie stable d'une région plongée dans le chaos.

Autre puissance plus originale détectée par Friedman : la Pologne. La montée en puissance du pays se fera à la faveur du déclin allemand. Selon le politologue, Berlin va perdre son dynamisme à cause d'une chute démographique «spectaculaire» dans les cinquante prochaines années. Stratégiquement placée pour bloquer les envies expansionnistes de la Russie, la Pologne verra aussi son économie reboostée par l'aide américaine.

Encore plus original, Friedman voit dans le Mexique une nouvelle puissance économique mondiale. En plus du déclin des pays européens, les Mexicains profiteront des besoins d'immigration des Etats-Unis pour reconquérir les Etats cédés à l'issue du conflit qui les avait opposé en 1848. Un affrontement, «qui pourrait avoir des conséquences inattendues pour les États-Unis», aura lieu vers 2100.

L'électricité dans l'espace

Dans ce nouveau monde, les ressources énergétiques se font rares. Le politologue pense donc que tous les efforts seront tournés vers la recherche de nouvelles énergies pour remplacer les hydrocarbures. Le solaire est efficace mais les capteurs trop chers. Alors pour avoir de l'électricité, il faudra acheminer depuis l'espace de l'énergie sous forme de micro-ondes. L'avance actuelle des Américains sur les questions spatiales va leur permettre de garder leur statut de puissance. Les autres gouvernements lanceront des politiques publiques massives dans le domaine qui permettront de donner «le coup d'envoi d'un grand boom économique ».

Terrible coup dur en revanche : la chute de la démographie, qui devrait entraîner une dépendance accrue aux nouvelles technologies (les robots notamment). Mais le fléau pénalisera encore plus les actuelles puissances mondiales qui subiront de plein fouet le manque de main d'œuvre dans leurs industries. «Certains pays iront même jusqu'à payer les gens pour les faire venir», explique Friedman. L'enjeu est de taille car c'est sur ce critère que les nouvelles cartes mondiales seront redistribuées.

Si cette prospective à le mérite d'être originale, elle ne doit pas être prise à la légère selon George Friedman. Mais comme il le rappelle lui-même, «il est impossible de prévoir en détail ce qui arrivera, en dehors du fait que je serai mort depuis longtemps».

Dans cette interview accordée à la chaîne canadienne TV Ontario en avril dernier, George Friedman explique en détail pourquoi, selon lui, les Etats-Unis garderont la main au cours du siècle et comment d'autres puissances vont emerger:

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2009/12/30/04016-20091230ARTFIG00495-le-mexique-future-puissance-selon-george-friedman-.php[/quote]
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeLun 15 Fév 2010 - 13:21

Les visas vont être enlevés avec le Qatar, la Turquie et le Qatar signeront un traité pour supprimés les visas. Les prochaines objectives sont l'Arabie Saoudite, l'Irak et le Koweit..

Cool

C'est le Vezir-i azzam qui vient de déclarer.. Smile
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeLun 15 Fév 2010 - 13:27

espérons que sa va être une union Cool pas comme l'union maghrébine No

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMar 16 Fév 2010 - 11:12

Citation :
Turquie - Moyen-Orient : Au Qatar, la Turquie confirme son nouveau statut de puissance régionale.


La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 1297219


Au Qatar, où il se trouvait au cours du week-end dernier, pour rencontrer son homologue, Hamad bin Jasim bin Jabir al-Thani, Recep Tayyip Erdoğan, qui a également eu l’occasion de s’entretenir avec Hillary Clinton, s’est exprimé sur plusieurs dossiers importants, prouvant une nouvelle fois le statut de puissance régionale acquis par son pays.

Lors d’une conférence de presse tenue conjointement avec le chef du gouvernement qatari, c’est d’abord la situation de Gaza que le premier ministre turc a évoquée. Répondant à une question sur la position restrictive qu’a adoptée l’Egypte à l’égard de l’aide à destination de l’enclave palestinienne, Recep Tayyip Erdoğan a rappelé les engagements qui avaient été pris, en mars dernier, quant à la reconstruction de Gaza, lors de la conférence de Charm-el-Cheikh. Il a ainsi déploré que seule une aide humanitaire de première urgence (vivres ou médicaments) puisse entrer (et encore de façon incertaine) à Gaza, tandis que le matériel de reconstruction est systématiquement bloqué. Il a enfin estimé qu’Israël devait être rappelé à l’ordre, à cet égard, par l’ONU, et que l’Égypte devait changer radicalement d’attitude pour permettre à l’aide de reconstruction de parvenir à bon port.

Cette déclaration risque de détériorer un peu plus les relations turco-égyptiennes, déjà fortement secouées par l’épisode de la caravane « Viva Palestina », le mois dernier (cf. notre édition du 17 janvier 2010). On se souvient que le gouvernement égyptien avait obligé cette caravane internationale d’assistance et de solidarité à Gaza, à effectuer un périple extrêmement compliqué pour pouvoir finalement rallier l’enclave palestinienne, via le port d’el-Arich sur la Méditerranée (et non via le port de Nouweiba, comme cela était initialement prévu). La diplomatie turque avait dû intervenir pour qu’une solution soit trouvée, mais les véhicules transportant du matériel de reconstruction s’étaient vus bloqués par les autorités égyptiennes, ce qui avait provoqué des affrontements entre la police et les organisateurs de la caravane, parmi lesquels se trouvaient de nombreux Turcs (notamment 17 députés).

L’Iran a été l’autre dossier moyen-oriental important à l’ordre du jour de ce séjour qatari du premier ministre turc. Recep Tayyip Erdoğan a rencontré la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, venue au Qatar afin d’obtenir le soutien des pays de la région, pour prendre d’éventuelles sanctions contre l’Iran. Ce dernier, en effet, a annoncé, le 8 février 2010, à l’AIEA, sa décision de commencer à produire de l’uranium hautement enrichi, alors même qu’après la visite de son ministre des affaires étrangères à Ankara, il avait paru accepter la proposition des Six (Etats-Unis, France, RU, Allemagne, Russie, Chine) d’échanger 70% de l’uranium iranien faiblement enrichi contre de l’uranium un peu plus enrichi, la Turquie servant de pays d’accueil pour l’échange en question. Les Six, notamment Washington et Paris, ont vivement réagi à la décision de Téhéran, en annonçant des sanctions lourdes. Mais Ahmet Davutoğlu, le ministre turc des affaires étrangères, qui doit se rendre en Iran cette semaine, a déclaré que la proposition des Six restait valable, et qu’il était encore possible de trouver une solution diplomatique. Lors de son entretien avec Hillary Clinton, Recep Tayyip Erdoğan a confirmé la disponibilité de son pays pour aider à un règlement pacifique du dossier nucléaire iranien et pour l’organisation d’un éventuel échange d’uranium, non sans avoir néanmoins rappelé, la veille, lors d’un forum de discussion, qu’aucun accord précis n’avait encore été conclu à ce sujet.

La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 K-20090817-katar-25

Cet épisode qatari est donc révélateur du nouveau positionnement de la Turquie au Moyen-Orient qui voit Ankara devenir un interlocuteur incontournable dans la recherche de solutions aux conflits qui menacent la région. Après avoir supervisé les pourparlers indirects entre la Syrie et Israël en 2008, on se souvient que les Turcs sont intervenus de façon décisive lors des négociations qui sont parvenues à mettre un terme à l’intervention israélienne à Gaza, au début de l’année 2009. Convaincu que le conflit nucléaire iranien peut encore être résolu pacifiquement, Ahmet Davutoğlu, qui va avoir, dans la semaine qui vient, la lourde tâche de réussir les négociations de la dernière chance avec la République islamique, va avoir, une fois de plus, l’occasion de montrer qu’Ankara est devenue un pôle d’équilibre, qui supplante désormais Riad ou Le Caire, pour ce qui est du traitement des dossiers majeurs de la région.

JM

Article original de l’Ovipot

Source : Ovipot, le 15.02.10
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeMer 17 Fév 2010 - 11:50

La Turquie aura sa bombe si l'Iran se dote de l'arme nucléaire, comme l'Egypte et l'Arabie Saoudite a averti le PM israëlien..

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-3850010,00.html
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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 18 Fév 2010 - 19:36

Citation :
Ankara étend son rôle au Proche-Orient


La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 D67ab350-1cb7-11df-ac77-981fd53f2afc
Le premier ministre et ministre des Affaires étrangères qatari Sheikh Hamad bin Jassem bin Jabr al-Thani et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan, à Doha le 13 février dernier. Crédits photo : AFP

La diplomatie turque veut se poser en médiateur dans les conflits qui touchent la région.

Avec son sens aiguisé des retombées médiatiques, Recep Tayyip Erdogan n'allait pas se priver d'une telle tribune. Le week-end dernier, le premier ministre turc a profité du Forum mondial Islam-États-Unis, organisé au Qatar et auquel participait Hillary Clinton, pour fustiger l'inaction de la communauté internationale face à la situation humanitaire à Gaza. Il a inclus sans les nommer les États présents et tançait ouvertement l'Égypte. Mais le Qatar a déroulé un tapis rouge de compliments pour son hôte turc : le vice-premier ministre qatarien a qualifié de «voix des musulmans» l'un «des leaders favoris dans le monde arabe». Ces éloges sont révélateurs de l'influence grandissante de la Turquie dans la région et du changement de perception des pays arabes à son égard. Profitant du déclin des puissances traditionnelles, comme l'Égypte et l'Arabie saoudite, les Turcs convoitent désormais le leadership régional.

Erdogan en «nouveau Nasser»

Cette conquête passe symboliquement par la cause palestinienne. «Le problème palestinien est une source de légitimité pour tout pays et dirigeant envers les populations arabes», explique Mustafa el-Labbad, directeur du Centre al-Sharq pour les études régionales et stratégiques, basé au Caire. Depuis son esclandre face au président israélien, Shimon Pérès, en 2009 à Davos, le chef du gouvernement islamo-conservateur a fait prendre à son pays un net avantage sur ses concurrents. Ses sorties musclées contre Israël lui valent même le surnom de «nouveau Nasser» dans la presse arabe et sa cote de popularité est au plus haut dans les opinions publiques.

Au-delà de ces succès oratoires, le retour de la Turquie dans une sphère en grande partie jadis intégrée dans l'Empire ottoman passe par une politique étrangère hyperactive. Après avoir tourné le dos à la région pendant la guerre froide, Ankara a normalisé ses relations avec ses voisins orientaux, a conduit les pourparlers secrets entre la Syrie et Israël en 2008 et intercédé auprès du régime iranien sur le dossier du nucléaire…

À défaut d'une médiation couronnée d'un succès diplomatique majeur, le gouvernement turc se pose en agent de liaisons dans les conflits régionaux. La semaine dernière, c'est une délégation de l'Alliance nationale irakienne, chiite, qui sollicitait son intervention pour aider l'Irak à apaiser ses tensions internes ethniques et externes. «Pour vendre ses produits et sécuriser les routes énergétiques, la 16e économie mondiale a également besoin que les relations avec ses voisins et les celles entre ces derniers soient stables», souligne Cengiz Candar, éditorialiste spécialiste du Moyen-Orient.

Longtemps perçue avec méfiance à cause de son alignement sur Washington, la Turquie a commencé à gagner la confiance dès 2003, lorsqu'elle a refusé de laisser passer les soldats américains sur son territoire pour envahir l'Irak. Une étude conduite par la Fondation turque des études économiques et sociales (Tesev) dans six pays de la région et dans les Territoires palestiniens montre que, non seulement son implication n'est pas perçue comme une ingérence, mais qu'elle est plébiscitée : près de huit personnes interrogées sur dix souhaitent que «la Turquie joue un plus grand rôle» et pensent qu'elle a «un impact positif sur la paix» dans le monde arabe. Pour Mustafa el-Labbad, si la Turquie «manque encore de réseaux et d'alliances à cause de son engagement tardif», elle bénéficie de liens culturels et historiques avec les pays arabes et représente un «islam moderne» qui joue en sa faveur : «L'ascension de l'Iran comme puissance régionale et comme “big brother” des chiites conduit de plus en plus les populations sunnites à se rapprocher de la Turquie.» La voie est d'autant plus libre pour les ambitions turques qu'elles concordent avec la politique de l'Administration de Barack Obama. «Les Américains essayent d'intégrer le monde musulman dans le système mondial, pour eux la Turquie est leur vitrine et peut servir d'exemple de pays démocratique», estime Mehmet Altan, un intellectuel turc. Un objectif qui conduit la Maison-Blanche à ne pas se formaliser lorsque Ankara ne suit pas sa ligne et défend ses propres intérêts.

Mais la Turquie ne doit pas tout à sa diplomatie : les séries télévisées turques, exportées dans tout le monde arabe, ont largement contribué à sa réputation «glamour». La saga sentimentale Nour a été diffusée dans 22 pays et des millions de téléspectateurs ont suivi les péripéties amoureuses du héros Mohannad, un jeune Stambouliote au regard bleu de braise. Depuis la fin de la série, les touristes arabes ont pris d'assaut Istanbul.

http://www.lefigaro.fr/international/2010/02/19/01003-20100219ARTFIG00010-ankara-etend-son-role-au-proche-orient-.php
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Bravo, y'a rien à dire, Bravo la Turquie La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 46952

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MessageSujet: Re: La nouvelle diplomatie turque?   La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_minitimeJeu 18 Fév 2010 - 19:50

Fahed64 a écrit:
Bravo, y'a rien à dire, Bravo la Turquie La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 46952

Il fait ce que son père politique voulait faire dans le passé La nouvelle diplomatie turque? - Page 4 Icon_exclaim
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